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  • il y a 3 semaines

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00:00:00Musique
00:00:00Madame, Monsieur, bonsoir.
00:00:23Ce soir, dernière homme en question de l'année 1991,
00:00:27nous avons le plaisir d'accueillir M. Abladi Alami.
00:00:31M. Alami, bonsoir.
00:00:32Bonsoir.
00:00:33Merci d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions et des réponses.
00:00:37Merci à vous.
00:00:38Questions qui vont vous être posées par M. Nassardine Laffitte,
00:00:42de l'économiste, de l'hebdomadaire l'économiste,
00:00:45M. Martin Sanchez, publicitaire espagnol.
00:00:50Vous vous occupez au sein du groupe de communication Nunez et Martine
00:00:53de la promotion du produit touristique marocain sur le marché espagnol.
00:00:58Enfin, M. Naïm Kamel, journaliste du quotidien L'Opinion.
00:01:02Messieurs, bonsoir et bienvenue sur ce plateau.
00:01:05Bonsoir.
00:01:05M. Alami, grand commis de l'État pendant une quinzaine d'années,
00:01:10vous avez quitté le service public pour faire du tourisme votre propre affaire.
00:01:15L'un des principaux animateurs du secteur, vous êtes aujourd'hui
00:01:17à la tête de la première chaîne hôtelière du Royaume, Dunia PLM.
00:01:22500 millions de dirhams de chiffre d'affaires par an environ.
00:01:25Une capacité d'accueil de plus de 6 000 lits.
00:01:28Votre goût prononcé pour l'action, votre audace, vous ont permis de relever les défis difficiles.
00:01:35Les défis aussi difficiles que celui du palais des congrès de Marrakech,
00:01:38pour ne citer que le plus prestigieux.
00:01:40Vous êtes ambitieux donc, travaillez beaucoup, souvent seul,
00:01:44en dehors du corps professionnel sans temps.
00:01:47Vous n'êtes parti de rien et affichez aujourd'hui des résultats florissants.
00:01:52Diversifiez vos activités, nous verrons lesquelles.
00:01:56À quoi devez-vous votre succès, à votre dynamisme, votre audace, vos méthodes de travail ?
00:02:02Je voudrais d'abord vous remercier infiniment de m'avoir invité ce soir.
00:02:07Je voudrais aussi vous dire que je ne suis pas vraiment un homme de communication directe.
00:02:15Je demande donc votre indulgence à vous et aux téléspectateurs
00:02:20si mon expression, ou si je mets à un moment donné un détour d'expression,
00:02:28un peu de passion dans ce que je dirais.
00:02:30Mais ce que je peux vous assurer, c'est que je vous dirai tout,
00:02:34avec beaucoup de transparence, comme cela est connu,
00:02:37chez moi et dans le groupe que j'anime.
00:02:40Très bien, nous verrons dans 90 minutes ce que ça donnera.
00:02:44Je vous propose, avant d'aborder les différents thèmes
00:02:47sur lesquels nous allons vous interroger ce soir,
00:02:50je vous propose de voir tout de suite un reportage
00:02:53que nous avons confectionné pour mieux vous connaître.
00:02:56Un portrait, quelques témoignages,
00:02:58vos différentes activités, des photos de famille également.
00:03:02On se retrouve dans quelques minutes.
00:03:04Abladiah Alamis Rifi est né en 1941, Fès, au sein d'une famille de Tisran.
00:03:10Très jeune, il perd son père, élève attentif,
00:03:13il décroche son baccalauréat philosophie, puis sa licence en droit,
00:03:17entre ensuite au ministère des Finances,
00:03:19gravit rapidement les échelons, inspecteur des finances,
00:03:22directeur des assurances, directeur des finances extérieures.
00:03:25C'est en 1970 qu'il quittera le ministère
00:03:28pour prendre la direction de Maroc Touriste.
00:03:30Il y restera six ans.
00:03:32Entre-temps, Abladiah Alamis se marie,
00:03:34l'épouse Eliane en 1966.
00:03:36Il a deux enfants, Nadia et Karim.
00:03:39La famille, l'esprit de famille,
00:03:41Abladiah Alamis le cultive,
00:03:43associant ses proches à son travail, à ses réussites.
00:03:48Ce que je peux vous dire à propos de la notion de famille,
00:03:52telle qu'il entend,
00:03:52c'est que c'est une notion très importante,
00:03:57et ceci malgré le fait qu'on se voit peu,
00:03:59parce qu'il faut dire que nous ne vivons pas dans la même ville,
00:04:03et de par ses activités,
00:04:04il est très difficile de pouvoir organiser
00:04:06une vie familiale équilibrée.
00:04:11Mais je pense qu'il attache beaucoup d'importance
00:04:15à ce que sa famille vive dans un cadre plaisant,
00:04:22dans une ambiance agréable,
00:04:24et je pense qu'il fera tout pour faire plaisir à ses proches.
00:04:30Déjà avec moi, je sais qu'il attache beaucoup d'importance
00:04:35à ce que je fais et à ce que je ferai plus tard,
00:04:37et ça lui ferait, je pense, très plaisir que je puisse travailler avec lui.
00:04:39Le touriste Abladi Al-Ami décide donc d'en faire sa propre affaire.
00:04:45Il quitte le service public après y avoir travaillé 15 ans,
00:04:48crée en mars 1976 une société de gestion et de promotion hôtelière,
00:04:52capitale de départ 1 million de dirhams.
00:04:55Abladi Al-Ami innove avec la formule hôtellerie-club,
00:04:58investit, construit à Agadir, Warzazat, Zagora,
00:05:01en plus de la gestion d'une dizaine d'hôtels.
00:05:04Mais c'est à Marrakech où il vit qu'il décide de relever un nouveau défi
00:05:08et d'asseoir aux côtés de la Koutoubia, de la Ménara
00:05:12ou encore de la Mamounia un nouveau symbole.
00:05:15Un palais des congrès avec son hôtel sur 10 hectares,
00:05:18un investissement de 62 milliards de centimes.
00:05:21La notion de tourisme de congrès est alors réellement introduite au Maroc,
00:05:25une opportunité qu'a saisie Abladi Al-Ami comme il a su saisir toutes celles
00:05:29qui lui ont permis de construire un véritable petit empire touristique.
00:05:36Les opportunités, ça a été d'abord la première, non pas privatisation,
00:05:41mais mise en gestion à des sociétés privées de tourisme de certains hôtels.
00:05:48Et M. Abladi Al-Ami avait, après toute son expérience dans les finances et autres domaines,
00:05:55eu cette idée géniale de départ, de créer une société de gestion hôtelière marocaine.
00:06:01Toutes les expériences à cette époque-là avec les sociétés de gestion internationales
00:06:06n'avaient pas vraiment réussi.
00:06:08Rappelons-nous les ramadaïnes, les holidaïnes, les problèmes de facturation, les problèmes de gestion.
00:06:15Et donc l'État était encore plus rassuré car c'était un Marocain du Maroc ici installé
00:06:22qui créait une société de gestion hôtelière marocaine
00:06:25et qui prenait en charge certains hôtels qui périclitaient
00:06:30tant au niveau de la qualité de service, tant au niveau de la gestion, déficit, etc.
00:06:34Et voilà déjà, il y a eu cette première étape.
00:06:36Ensuite, il y a eu une seconde étape qui a été le démantèlement,
00:06:40si nous voulons, organisé par appel d'offres de la société chaîne hôtelière Diava,
00:06:46qui avait plus d'une vingtaine d'hôtels et qui a vu la prise en location par d'ailleurs trois gestions hôtelières marocaines,
00:06:53dont celle de M. Aélani.
00:06:55Et ensuite, les opportunités, grâce à son expérience, à son dynamisme,
00:07:01à toutes les équipes qui l'entourent et qui sont vraiment à ses côtés,
00:07:05et je peux vous assurer, moi qui les fréquente assez souvent, et même très souvent,
00:07:08sont pris dans cet élan d'expansion, voilà la création de ces propres hôtels par la chaîne Pullman,
00:07:18avec l'enceinte de la chaîne Pullman, qui vient encore conforter ce que vous venez de dire,
00:07:24c'est-à-dire que c'est un homme d'opportunités.
00:07:27Les opportunités, c'est aussi la diversification pour Abladiah El-Ami.
00:07:31La construction immobilière, née de l'expérience du chantier du palais des congrès,
00:07:35l'idée a pris la forme d'une société, ATR.
00:07:39Objectif, construire vite et pas cher, devenir très vite le premier dans ce créneau,
00:07:44être le premier, une ambition qui anime Abladiah El-Ami dans tout ce qu'il entreprend.
00:07:48D'abord, c'est Abladiah El-Ami, à mon avis, un grand entrepreneur.
00:07:59Quand je dis entrepreneur, c'est dans le sens chou-fruthérien du terme.
00:08:05C'est-à-dire que c'est un monsieur qui est capable de créer une bonne affaire,
00:08:11une affaire saine.
00:08:13Il est capable de la mener à bien.
00:08:15Et il est aussi capable de la gérer pour le meilleur profit.
00:08:24Pour lui-même, bien sûr, c'est légitime.
00:08:26Évidemment, ses activités tendent à chercher un profit,
00:08:29mais aussi pour le profit de la collectivité, c'est très important,
00:08:33et de l'économie nationale en général.
00:08:36Il est aussi, à mon avis, un vrai entrepreneur,
00:08:40parce qu'il le fait en comptant d'abord sur ses propres capacités.
00:08:45En d'autres termes, ce n'est pas l'investisseur assisté.
00:08:51Et en votre développement, on a beaucoup parlé des investisseurs qui sont constamment assistés.
00:08:55C'est un monsieur qui a su s'épanouir, qui a su compter sur ses propres capacités pour faire l'entrepreneur.
00:09:02Il y a quelques mois, Abdelhadi Al-Ami s'est lancé dans une nouvelle aventure,
00:09:07celle d'un hebdomadaire maghrébin de presse écrite, Maghreb Magazine.
00:09:11Le premier numéro sortira le 17 février prochain, date anniversaire de la création de l'UMA,
00:09:16diffusion en France et en Europe, tirage 50 000 exemplaires, projet ambitieux, aux objectifs multiples.
00:09:23Le monsieur Al-Ami est un homme qui a monté de grandes choses dans le domaine de l'université, etc.
00:09:28Moi, je me félicite que quelqu'un comme lui, qui n'a pas besoin d'un journal,
00:09:33décide, au lieu de construire le 18e hôtel de sa chaîne, décide de faire un journal.
00:09:39Moi, je souhaite que cet exemple soit suivi par les dizaines de promoteurs qu'il y a sur la place,
00:09:44promoteurs immobiliers, banquiers, financiers, etc.,
00:09:48qui font d'autres choses que de monter un journal.
00:09:51Et puis j'ajoute que le journal est un produit culturel.
00:09:55Et là encore, il faut se féliciter qu'une initiative culturelle soit menée par un homme
00:10:01qui a le profil que vous savez et qui, je crois, n'a d'autre ambition qu'une ambition culturelle.
00:10:08Je peux vous dire que ce n'est pas une ambition politique, car ce n'est pas un homme politique.
00:10:13Ce qui ne veut pas dire que c'est un citoyen sourd et muet.
00:10:17Mais c'est un citoyen, comme vous et moi, qui a des convictions fortes, qui a des élans.
00:10:24C'est un libéral, notamment, il n'est pas partisan de l'économie collectiviste, comment on pourrait le penser.
00:10:30Mais je pense que c'est quelqu'un qui décide en même temps de faire oeuvre culturelle,
00:10:34car il a un rapport particulier à l'écriture.
00:10:39Le PDG de Dounia-PLM s'est toujours exercé à l'écriture.
00:10:42La presse écrite, une pièce de théâtre au lycée, quelques nouvelles.
00:10:45Il rédige actuellement son premier roman, Une histoire d'amour.
00:10:49Les projets sont donc multiples et nombreux.
00:10:52Abladi Alami poursuit le chemin qui s'est tracé.
00:10:55Je ne suis partie de rien, se plaît-il souvent à rappeler.
00:10:57Vous aurez reconnu au passage l'une des célèbres chansons de Mohamed Abloueb, que vous appréciez beaucoup, je crois.
00:11:06Et je crois savoir également qu'avant d'avoir entamé une carrière quelconque, vous avez envisagé la chanson.
00:11:14Une vocation manquée ?
00:11:15Moi je crois qu'on me rappelait un souvenir d'enfance, je ne sais pas s'il faut en parler,
00:11:22mais qui n'a pas chanté, qui ne s'est pas frotté à l'art.
00:11:28Vous avez raison, j'aime beaucoup l'art.
00:11:30Très bien.
00:11:33Je crois qu'on en sait un peu plus sur vous maintenant, après avoir vu ce document.
00:11:38À présent, donc, certainement pas tout, si vous aviez quelque chose à ajouter.
00:11:43Sur ce que j'ai vu et entendu, je crois que je suis très aimé par les gens que vous avez interrogés.
00:11:52J'ai été ému par ce qu'a dit mon fils.
00:11:56C'est vrai que je ne le vois pas souvent.
00:11:58Il l'a étudié à Rabat, travaille à Marrakech et ailleurs.
00:12:03Je vois ma famille pas aussi souvent que je l'aurais voulu.
00:12:06Je le regrette, mais mes amis savent pourquoi et quelles sont les raisons.
00:12:12Si Amour a eu la gentillesse de dire combien je suis attaché à ce que je fais,
00:12:18je le remercie de l'avoir dit.
00:12:19Et je vous confirme que j'aime beaucoup ce que je fais.
00:12:24Et je pense que l'un des moteurs essentiels de l'entreprise, c'est le désir.
00:12:30Le désir de faire quelque chose.
00:12:33Les gens, les agences économiques les plus remarqués sont ceux qui sont motivés
00:12:40et qui aiment ce qu'ils font.
00:12:42Et quand ils aiment ce qu'ils font, ils le font bien.
00:12:45Très bien. Messieurs, une première question.
00:12:47Je crois que, cher Alami, que ce que nous avons vu et ce que vous avez dit
00:12:51montre certainement que vous êtes un bon capitaliste.
00:12:53En tout cas, un capitaliste qui jusqu'à présent a réussi.
00:12:56Est-ce que vous êtes également, puisque vous avez promis de répondre en toute transparence,
00:13:00est-ce que vous êtes également un bon manager, un bon patron ?
00:13:02On parle d'une instabilité chez vos employés.
00:13:07L'entreprise demeure familiale, malgré sa taille.
00:13:11Je dirais presque qu'elle est sous-capitalisée.
00:13:16Je ne sais pas quoi vous dire.
00:13:18Vous me surprenez.
00:13:19Parce que, sur la place, je suis justement connu.
00:13:23Pour quelqu'un qui est ouvert, qui écoute, je suis constamment à l'écoute des gens du groupe Dunia.
00:13:34Vous savez, ce jeune groupe, il a à peine 15 ans, 16 ans.
00:13:38Nous sommes déjà à 5000 personnes.
00:13:40Nous sommes très décentralisés.
00:13:42C'est loin d'être familial.
00:13:44Sauf, si vous voulez dire par là, que toute ma famille travaille avec moi.
00:13:48Notamment, ma famille, les membres de ma famille qui sont pauvres,
00:13:53ils trouvent chez nous, dans le groupe, un point de chute.
00:13:59Ils trouvent du travail.
00:14:00Mais ce n'est pas géré par ma famille.
00:14:03Je peux vous dire tout de suite une anecdote.
00:14:06L'un de mes frères, dirigeant un hôtel mal, a été licencié.
00:14:10Et à ce jour, il est licencié.
00:14:13Et pourtant, c'est le chouchou de ma mère.
00:14:15Et sa seule et unique fois où je n'ai pas fait ce que voulait ma mère.
00:14:19Ça ne prouve pas forcément que vous êtes un bon manager.
00:14:21Peut-être qu'il ne fallait pas le recruter.
00:14:23Non, je pense que je suis un excellent manager.
00:14:25Vous le savez bien.
00:14:27Pour votre mère, vous lui donnez une rente ?
00:14:29Pardon ?
00:14:30Pour votre mère, vous lui donnez une rente ?
00:14:31Absolument.
00:14:32Non seulement sa rente, mais sa maison.
00:14:34Une maison qui est plus belle que la mienne.
00:14:36Donc, dans ces conditions, on peut se permettre de licencier.
00:14:39Je ne sais pas.
00:14:41Je ne sais pas si je peux vous suivre sur ce chemin.
00:14:44Je répondais à la question essentielle de savoir si je suis un beau manager.
00:14:48J'estime que je suis un excellent manager.
00:14:50Parce que j'étais à une très bonne école.
00:14:53Pour ceux qui me connaissent,
00:14:55ils savent que j'ai commencé au ministère des Finances en 1960 et quelques.
00:14:59Et j'avais des patrons extraordinaires.
00:15:01La rigueur, le sens du droit, de la responsabilité, le sens de l'intérêt général ne m'ont pas quitté à ce jour.
00:15:10Et j'ai toujours intégré la recherche de mes intérêts particuliers dans un large, dans une marge large d'intérêt général.
00:15:20Et je ne conçois pas, ni aujourd'hui ni demain, que je puisse travailler si je n'intègre pas mes intérêts,
00:15:28les intérêts de mon groupe, mes sociétés, dans l'intérêt général.
00:15:31Et je crois que je l'ai prouvé depuis 15 ans.
00:15:34Moi, je voudrais un peu parler de votre couleur politique.
00:15:42La politique, vous avez été élevée dans l'Istirlel.
00:15:46Et puis aujourd'hui, vous avez une carte du RNI qui ne vous sert pas beaucoup.
00:15:51Vous n'en faites pas beaucoup visage.
00:15:52Vous seriez plutôt sans étiquette, m'avez-vous dit.
00:15:55Ce qui ne fait pas de vous, comme a dit M. Sahimi tout à l'heure, un citoyen sourd et muet.
00:16:03Alors, quel regard portez-vous sur le paysage politique marocain aujourd'hui ?
00:16:08Je peux vous dire tout de suite que là, nous sommes tous nés dans l'Istirlel.
00:16:12Je ne connais pas autour de moi de camarades, de gens de mon âge,
00:16:18qui n'aient pas été un moi ou un autre dans le parti de l'Istirlel.
00:16:21J'ai quitté le parti en quittant Feuze, après la scission, si vous vous souvenez.
00:16:28Et j'ai été traumatisé.
00:16:30J'étais adolescent, traumatisé par cette scission que je ne m'expliquais pas du tout.
00:16:37Et en arrivant à la faculté, je me suis trouvé dans un contexte tel
00:16:42que la politique ne s'imposait pas, pas pour moi, vraiment, elle ne s'imposait pas.
00:16:46Et le hasard, les rencontres ont fait que je sois membre de l'Assemblée Constitutive
00:16:54du parti du RNI, je m'y trouve bien.
00:16:59Ils n'ont pas besoin de moi, mais je m'y trouve bien.
00:17:02Et je trouve que le sens de compromis de ce parti, sa philosophie de compromis, me va très bien.
00:17:09Qu'est-ce que vous présenteriez, par exemple, aux prochaines élections législatives ?
00:17:23La députation vous intéresse-t-elle ?
00:17:25Qu'est-ce qui vous intéresserait, si toutefois la politique vous intéresse ?
00:17:28Je pense que je n'aurai pas le temps, je n'aurai pas le temps, je ne pense pas.
00:17:33Vous savez, j'ai eu l'occasion de vous dire qu'entre ce que nous faisons tous les jours,
00:17:38les 10 heures de travail par jour, l'esprit occupé 18 heures, constamment,
00:17:47à part le temps, les 6 heures de sommeil, le peu de loisirs,
00:17:51je ne me vois pas du tout laissant mes 5 000 employés et aller faire autre chose, sauf si besoin est.
00:17:56Vous savez, les gens de la société civile ne vont vers la politique lorsque vraiment il y a besoin.
00:18:04Monsieur Lannier, supposant qu'il soit besoin, vous preniez un poste politique,
00:18:08supposons que vous preniez un poste clé,
00:18:11comment pourriez-vous concilier vos intérêts privés avec l'intérêt public ?
00:18:16Non, je viens de dire que la question ne se pose pas pour l'instant.
00:18:19Je n'ai pas d'envie particulière maintenant à lever la politique.
00:18:24Je pense que je fais tous les jours de la politique.
00:18:29J'en fais tous les jours quand je vais dans mon bureau,
00:18:32quand je vois comment je vais terminer le mois,
00:18:34comment va se terminer l'année, comment vont être mis bilans,
00:18:38comment je vais m'occuper de ces 5 000 personnes dont je vous ai parlé.
00:18:43Et je peux vous assurer, pour ceux qui ne le savent pas,
00:18:45que les gens de PLM sont les mieux payés de la place
00:18:49et que mes cadres ne tournent pas en rond, ne quittent pas la société.
00:18:54Tous les gens qui sont partis avec moi de l'administration au départ
00:18:58sont restés avec moi à ce jour.
00:19:01Nous avons chez nous de l'ancienneté
00:19:03qui se mesure par dizaines d'années.
00:19:06Évidemment, dans un métier comme le nôtre,
00:19:11la rotation du petit personnel est importante.
00:19:14Vous le savez bien, on ne peut pas s'interposer
00:19:17entre un mari qui veut rejoindre sa femme,
00:19:21une femme qui veut rejoindre son mari.
00:19:23Des choses et des raisons sociales expliquent davantage
00:19:26les mutations, les mouvements qui existent dans notre métier,
00:19:30mais pas nécessairement parce que les gens ne sont pas bien chez moi.
00:19:32Pour vous, 5 000 employés,
00:19:38combien y a-t-il de ce micar ?
00:19:41Vous touchez ici un point très sensible
00:19:45et je vous dirai peut-être,
00:19:48quand nous arriverons peut-être, probablement,
00:19:51à parler de l'économie générale,
00:19:53que c'est là un grave problème.
00:19:55D'abord, répondre à votre question.
00:19:58La majorité de nos employés
00:20:00dans l'hôtellerie, le tourisme,
00:20:03c'est d'abord des senigas.
00:20:05Ça, c'est un fait.
00:20:06Les femmes de chambre sont des senigas.
00:20:08Les gens de la restauration sont essentiellement des senigas.
00:20:11C'est la pure vérité.
00:20:14C'est parce que, si vous voulez,
00:20:16il faut absorber essentiellement
00:20:19les jeunes Marocains, garçons et filles,
00:20:21qui viennent au marché de l'emploi
00:20:23sans qualification, sans spécialité.
00:20:27Nous ne pouvons pas les transformer.
00:20:29Chez nous, nous arrivons,
00:20:30je n'ai pas les statistiques,
00:20:32mais je peux vous dire
00:20:33que les promotions internes
00:20:38dans les compagnies
00:20:39sont à 90 %.
00:20:42Je veux dire que les promotions
00:20:44sont à 90 % internes.
00:20:47J'ai plus facilement un maître d'hôtel
00:20:48qui devient directeur adjoint d'un hôtel
00:20:50qu'un garçon de l'extérieur
00:20:52que nous nommons à ce point.
00:20:54mais il va de soi.
00:20:56Tant que l'enseignement est ce qu'il est,
00:20:58tant que l'éducation et la formation des gens
00:21:00est ce qu'il est,
00:21:01il est très difficile,
00:21:02avec les moyens que nous avons,
00:21:04de former les senigas
00:21:06et d'en faire des cadres supérieurs.
00:21:08Il y a quand même les écoles et hôtelières.
00:21:10Il y a un déficit de 12 000 profils,
00:21:1312 000 postes officiels.
00:21:16Par an ?
00:21:17Non, le cumul à ce jour est de 12 000.
00:21:20Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'effort.
00:21:22L'effort en la matière est très important.
00:21:26Mais peut-être, au début de cet entretien,
00:21:29il sera difficile
00:21:31de faire la relation
00:21:33de toutes les questions
00:21:34que vous allez poser
00:21:35pour vous dire
00:21:36qu'en fait,
00:21:38c'est notre manière de chercher le développement
00:21:40qui est en cause.
00:21:41Si j'ai bien compris,
00:21:42il y a là un bon créneau pour le CNJ,
00:21:4512 000 postes vacants
00:21:46ou profils recherchés ?
00:21:48Ils ne sont pas vacants.
00:21:50C'est-à-dire que
00:21:51nous avons,
00:21:53à la place des gens qualifiés,
00:21:56ces fameux senigas
00:21:57dont on a parlé.
00:21:59Bien sûr,
00:22:01la formation
00:22:01ne donne pas
00:22:03le nombre
00:22:04de personnes suffisantes,
00:22:06mais on prend sur le tas.
00:22:08Si vous voulez,
00:22:08ce n'est pas perdu pour tout le monde.
00:22:10C'est peut-être perdu pour le client
00:22:11au niveau de la qualité.
00:22:13Pour l'histoire
00:22:16de la formation
00:22:17et des cadres,
00:22:19je crois qu'il y a
00:22:19beaucoup de cadres
00:22:20dans les hôtels,
00:22:21des cadres marocains,
00:22:22dans les hôtels à l'étranger,
00:22:24dans les pieds du Golfe,
00:22:25on peut en rencontrer en Europe,
00:22:26on peut en trouver,
00:22:27même aux Etats-Unis,
00:22:28très compétents.
00:22:30Donc,
00:22:30il y a un problème,
00:22:30c'est qu'il y a une fuite de cerveau
00:22:32même au niveau du tourisme.
00:22:34C'est-à-dire
00:22:34que le secteur,
00:22:36ses promoteurs,
00:22:38ne sont pas capables
00:22:39de les retenir.
00:22:41Comment expliquez-vous cela ?
00:22:42Alors que vous,
00:22:43vous dites,
00:22:45vos employés sont les mieux payés.
00:22:47Oui,
00:22:49vous avez raison,
00:22:51il y a un problème
00:22:52général
00:22:53qui touche
00:22:54la non-adéquation
00:22:58de la formation
00:23:01et des débouchés
00:23:02qui existent.
00:23:03Mais ça ne touche pas
00:23:04seulement le tourisme.
00:23:07Ça touche
00:23:08un certain nombre de secteurs.
00:23:10Imaginez.
00:23:10les universités,
00:23:13les écoles
00:23:14forment des gens
00:23:15qui veulent se spécialiser
00:23:16dans je ne sais quelle branche.
00:23:19Je ne suis pas persuadé
00:23:20qu'au départ,
00:23:22il y a,
00:23:22comme en Allemagne,
00:23:23cette formation,
00:23:24ce qu'ils appellent
00:23:25le dual system,
00:23:26cette formation école-entreprise
00:23:28qui fait que les gens
00:23:30qui vont être diplômés
00:23:31trouvent facilement
00:23:32un débouché
00:23:33parce qu'il a été
00:23:33planifié au départ.
00:23:35Ça, je ne peux pas le savoir.
00:23:37Je ne peux pas savoir
00:23:38qui a reçu tel diplôme,
00:23:40qui est parti,
00:23:40qui est resté.
00:23:41Je vous parle
00:23:42des gens qui viennent chez nous.
00:23:43Il reste le maximum de temps.
00:23:45Et nous formons
00:23:46un certain nombre.
00:23:47Nous ne pouvons pas,
00:23:48bien entendu,
00:23:48former le tout.
00:23:50Nous formons vous
00:23:51ou l'État ?
00:23:52Non, je parle
00:23:52de l'entreprise,
00:23:53du groupe L.
00:23:54Vous formez ?
00:23:55Bien sûr.
00:23:56Sur le temps ?
00:23:56Nous avons une formation intérieure.
00:23:57Sur le temps ?
00:23:58Absolument.
00:23:59Il n'y a pas d'école ?
00:24:00Non.
00:24:00La formation dans les classes
00:24:02de restauration,
00:24:03dans les restaurants,
00:24:04dans les cuisines.
00:24:05Nous sommes en train
00:24:06de créer à ce stade
00:24:07une école
00:24:07qui sera la première,
00:24:10qui va former des élèves
00:24:11pour lesquels
00:24:13la sortie,
00:24:15l'examen de sortie
00:24:16équivaut à la signature
00:24:18d'un contrat.
00:24:20Le débouché est assuré.
00:24:22Et c'est ce que
00:24:23je disais tout à l'heure
00:24:25en pensant au système allemand,
00:24:27ce dual system
00:24:27qui permet
00:24:28à l'école
00:24:30et à l'entreprise
00:24:30de savoir exactement
00:24:33ce qu'on veut faire
00:24:34de ce garçon
00:24:35ou de cette fille.
00:24:35Pourquoi avoir choisi ce stade ?
00:24:37C'est le hasard.
00:24:38C'est le hasard.
00:24:39Parce qu'il avait
00:24:39une disponibilité de terrain
00:24:41et de moyens.
00:24:43Vous êtes un entrepreneur.
00:24:45Il y a une étude économique
00:24:46à faire normalement.
00:24:48Non, n'oubliez pas aussi
00:24:49que ce stade
00:24:50c'est à
00:24:50moins de...
00:24:52à 40 minutes
00:24:52de Casablanca.
00:24:53Pour en revenir
00:24:56à votre personnel,
00:24:59vous qui n'êtes parti
00:25:00de rien
00:25:00et qui avez réussi
00:25:01socialement,
00:25:03vous êtes,
00:25:04je crois pour vous,
00:25:04l'injustice sociale
00:25:05est inacceptable.
00:25:07Alors,
00:25:07vous qui dirigez
00:25:08une entreprise
00:25:09de 5 000 employés,
00:25:11comment abordez-vous
00:25:11le problème,
00:25:12l'aspect social ?
00:25:13Quelle politique salariale ?
00:25:15Quels avantages sociaux
00:25:16pour votre personnel ?
00:25:18Vous savez,
00:25:22ça va nous amener
00:25:23peut-être d'ores et déjà
00:25:25à poser le vrai problème.
00:25:27Quels sont
00:25:28ces vrais problèmes ?
00:25:33Il faut partir
00:25:34d'un point ou d'un autre.
00:25:38Pour qu'il n'y ait pas
00:25:39d'injustice
00:25:40dans un monde libéral
00:25:42que nous avons,
00:25:45il faudrait que l'on puisse
00:25:46partir soit d'un SMIC
00:25:48minimum,
00:25:49soit partir
00:25:50d'une donnée économique,
00:25:53n'importe laquelle,
00:25:54et chercher comment
00:25:55l'atteindre.
00:25:56En d'autres termes,
00:25:57de façon plus précise,
00:25:58il nous faut les objectifs.
00:26:00Il faut que l'on puisse
00:26:00travailler
00:26:01sur la base
00:26:04d'une stratégie,
00:26:05comme nous faisons
00:26:06dans l'entreprise,
00:26:07sur la base
00:26:08d'une recherche
00:26:09d'objectifs.
00:26:11Et si vous me le permettez,
00:26:12même si la question
00:26:13ne m'est pas posée,
00:26:15pour que l'on puisse
00:26:15travailler dans un cadre
00:26:16précis,
00:26:17je vais vous parler
00:26:18de l'expérience
00:26:19qui a eu lieu
00:26:21il n'y a pas longtemps,
00:26:23expérience organisée
00:26:25dans le cadre
00:26:25de l'OCDE.
00:26:27Et c'est un forum
00:26:28exceptionnel
00:26:29qui s'appelle
00:26:31le forum
00:26:32de la grande route.
00:26:35L'animateur
00:26:36de ce forum
00:26:36est un économiste
00:26:37chercheur français
00:26:38qui s'appelle
00:26:39Edouard Parker.
00:26:42Il a fait
00:26:4315 ans
00:26:44d'études prospectives.
00:26:46Vous savez,
00:26:47ce mot
00:26:47de prospective
00:26:48a été inventé
00:26:51par Valéry,
00:26:52Paul Valéry,
00:26:53et a été repris
00:26:53par Gaston Berger.
00:26:57Et ce mot
00:26:57veut dire
00:26:58qu'il ne suffit pas
00:27:00de regarder
00:27:01le passé
00:27:02pour trouver
00:27:03les solutions
00:27:03de demain,
00:27:04il faut chercher
00:27:05à dénicher
00:27:06les changements
00:27:08de demain
00:27:09et leur trouver
00:27:09des solutions.
00:27:11Je reviens
00:27:11à mon forum.
00:27:12Et bien,
00:27:12ce forum
00:27:13a regardé
00:27:14quels sont
00:27:15les moyens
00:27:16d'atteindre
00:27:17le développement.
00:27:19Parce que finalement,
00:27:20toutes vos questions
00:27:20vont me ramener
00:27:21à cela.
00:27:22Et pourquoi
00:27:22ceux-là
00:27:23ont un SMIC
00:27:23et pourquoi
00:27:24celui-là
00:27:24n'a pas de travail,
00:27:25etc.
00:27:26On cherche
00:27:26à déterminer
00:27:27vos méthodes
00:27:27de travail,
00:27:28votre façon
00:27:28d'agir.
00:27:29Absolument.
00:27:29Autant vidons
00:27:30l'abcès.
00:27:31Ensuite,
00:27:31vous laissez
00:27:32porter vos appréciations.
00:27:33Vidons l'abcès
00:27:33tout de suite.
00:27:34Parlons-en
00:27:35et voyons
00:27:36est-ce qu'il n'y a
00:27:36pas en fin de compte
00:27:37un problème
00:27:38de développement.
00:27:39Donc,
00:27:40je disais
00:27:40que
00:27:40ces gens
00:27:42bien savants
00:27:44ont été
00:27:46un tas de gens
00:27:47qui ont interrogé
00:27:48un tas de dossiers
00:27:49sont arrivés
00:27:51à penser
00:27:51ce que je veux vous dire.
00:27:53Que pour quitter
00:27:54le sous-développement,
00:27:56il n'est pas nécessaire
00:27:57d'être riche.
00:28:00Il n'est pas nécessaire
00:28:01d'user
00:28:02des ressources énergétiques,
00:28:04d'avoir
00:28:05des ressources énergétiques.
00:28:07Il n'est pas nécessaire
00:28:08non plus
00:28:09d'utiliser
00:28:09d'une façon
00:28:11massive
00:28:11la technologie,
00:28:13les moyens
00:28:14technologiques.
00:28:14les compéteurs,
00:28:16les choses comme ça.
00:28:17Il n'est pas nécessaire
00:28:17non plus
00:28:18d'utiliser
00:28:20massivement
00:28:21les diplômes
00:28:22et les diplômés.
00:28:24Que les vrais
00:28:25moyens
00:28:27de développement,
00:28:29c'est la volonté
00:28:29et l'organisation
00:28:31de l'homme
00:28:32et son désir
00:28:33de dépasser
00:28:34le sous-développement.
00:28:36Et ils ont cité
00:28:36le cas
00:28:37des six dragons
00:28:38que vous connaissez.
00:28:39Les quatre
00:28:40qui sont connus
00:28:40plus les deux
00:28:41qui les suivent.
00:28:42Les quatre,
00:28:43c'est
00:28:43Taïwan,
00:28:45Singapour,
00:28:46Hong Kong,
00:28:46etc.,
00:28:47plus la Malaisie
00:28:48et la Thaïlande.
00:28:49Et ces six pays
00:28:50sont arrivés
00:28:51en moins
00:28:52de quatre décennies
00:28:54à quitter
00:28:55complètement
00:28:57le sous-développement,
00:28:58à quitter
00:29:00complètement
00:29:01le sous-développement
00:29:01et à arriver
00:29:03à la moitié
00:29:05des revenus
00:29:05des pays européens.
00:29:07La moitié,
00:29:08eux,
00:29:08qui étaient,
00:29:09qui représentaient,
00:29:10qui avaient un revenu
00:29:10égal au 20e.
00:29:12seulement au 20e.
00:29:15En moins
00:29:15de 40 ans,
00:29:16ils sont arrivés
00:29:17à dépasser
00:29:19le sous-développement.
00:29:20Alors,
00:29:21les gens
00:29:21se sont posés
00:29:21la question,
00:29:22comment se fait-il
00:29:23que ces gens-là
00:29:24aient pu
00:29:25vraiment
00:29:26se dépasser ?
00:29:29Est-ce que
00:29:29leur expérience
00:29:30est exemplaire
00:29:31ou exceptionnelle ?
00:29:32Ils ont répondu
00:29:33que leur expérience
00:29:34est exemplaire
00:29:35et n'est pas exceptionnelle,
00:29:37que tout le monde
00:29:38peut suivre cet exemple.
00:29:39et ils ont commencé
00:29:40à regarder
00:29:41par-ci,
00:29:41par-là,
00:29:42quels sont les pays
00:29:43qui peuvent être
00:29:44éligibles
00:29:45à un genre
00:29:45de développement
00:29:46de ce genre.
00:29:49Je ne voudrais pas
00:29:49vous décevoir.
00:29:52Mais quand j'ai vu
00:29:53le résultat,
00:29:54quand ils ont dit
00:29:55que le Maroc
00:29:56est prévu
00:29:57à l'an 2015,
00:30:01la Tunisie
00:30:02en 2005,
00:30:03l'Algérie
00:30:04en 2000,
00:30:06pour atteindre
00:30:06les 4800 dollars
00:30:08contre
00:30:11le revenu
00:30:13que vous connaissez,
00:30:14aussi bien
00:30:14en Tunisie
00:30:15en Algérie
00:30:15et ici,
00:30:17j'ai eu un choc.
00:30:18J'ai dit
00:30:18que le problème,
00:30:20au lieu
00:30:20qu'on tourne en rond,
00:30:21le problème,
00:30:22peut-être,
00:30:23se pose
00:30:23en termes
00:30:24beaucoup plus simples,
00:30:25beaucoup plus concrets
00:30:26comme le problème
00:30:27que poserait
00:30:28un achat d'entreprise.
00:30:30Je dis,
00:30:30quel est l'objectif final ?
00:30:32C'est de sortir
00:30:32de sous-développement.
00:30:36Nous sommes d'accord.
00:30:36pour sortir
00:30:37de sous-développement
00:30:38et résoudre
00:30:38tous nos problèmes,
00:30:41quels sont les objectifs ?
00:30:43Eh bien,
00:30:43les objectifs,
00:30:45c'est 10 %
00:30:46de croissance annuelle,
00:30:48pas 4,5 %.
00:30:49Pas une moyenne
00:30:51de 3,3 sur 10 ans.
00:30:54Pas seulement
00:30:55juguler l'inflation.
00:30:57Pas seulement
00:30:58essayer d'arrêter
00:31:00l'hémorragie
00:31:01en devise.
00:31:02Pas seulement
00:31:02se limiter
00:31:03les déficits
00:31:04budgétaires
00:31:05ou les déficits,
00:31:06les équilibres généraux.
00:31:08Non.
00:31:08C'est de dire
00:31:09qu'à partir
00:31:10de 1993,
00:31:12après une année
00:31:13de réflexion,
00:31:14toutes les communes,
00:31:15toutes les municipalités,
00:31:16toutes les villes
00:31:17et les régions
00:31:17se mettront
00:31:18à se faire concurrence
00:31:20qui arriverait,
00:31:21qui se rapprocherait
00:31:22des 10 %
00:31:23de croissance.
00:31:24Vous voyez que
00:31:25c'est pour cela
00:31:26que j'hésitais
00:31:26à vous répondre.
00:31:27Ça ne sert à rien
00:31:28de dire
00:31:28comment on résout
00:31:29ce problème sectoriel.
00:31:30Les problèmes
00:31:31ne sont pas isolés,
00:31:32ils sont globaux.
00:31:33Vous n'avez pas donné
00:31:35de recettes
00:31:36applicables au Maroc.
00:31:38Vous avez donné
00:31:38un objectif.
00:31:3910 %,
00:31:39vous n'avez pas
00:31:40du tout montré
00:31:41comment l'atteindre.
00:31:42Autrement dit,
00:31:43puisque vous parlez
00:31:46en chef d'entreprise,
00:31:47ce qui manque,
00:31:49c'est l'étude
00:31:50de faisabilité.
00:31:51Vous ne montrez pas
00:31:51que la réalisation
00:31:52de cet objectif
00:31:53est faisable.
00:31:55Cher monsieur,
00:31:55moi je vous ai dit
00:31:56si vous permettez
00:31:57que d'autres que nous
00:31:59ont essayé
00:32:00autre chose,
00:32:00ils ont réussi.
00:32:01je n'ai ni l'ambition,
00:32:03je n'ai pas l'ambition,
00:32:05je n'ai pas la force
00:32:05ni la compétence
00:32:06pour vous dire
00:32:07à des éminents experts
00:32:09que vous êtes
00:32:10comment dépasser
00:32:12le sous-développement.
00:32:13Vous m'avez posé
00:32:14la question,
00:32:15je ne suis qu'un chef
00:32:15d'entreprise.
00:32:17Chez moi,
00:32:17je peux vous dire
00:32:17comment je fais.
00:32:19Et je répondrai
00:32:20par là à la question
00:32:20mademoiselle Sitaï.
00:32:23Alors,
00:32:23c'était très bien
00:32:23puisque vous êtes un
00:32:24opérateur économique,
00:32:28vous créez des entreprises
00:32:29comme a dit monsieur
00:32:30Alliamor tout à l'heure,
00:32:32des entreprises saines,
00:32:33de bonnes affaires,
00:32:34vous deviez bien avoir
00:32:35quelques appréciations
00:32:36apportées sur ce fameux
00:32:3710% de croissance,
00:32:39d'autres croissances.
00:32:40Absolument.
00:32:41Est-ce qu'on peut connaître
00:32:42votre idée là-dessus ?
00:32:43C'est la question
00:32:44qui vous est posée.
00:32:45Est-ce que vous me permettez
00:32:46de vous donner
00:32:47un exemple concret
00:32:47et j'expliquerai
00:32:48pour l'entreprise
00:32:49qui, à mon avis,
00:32:51ou du moins,
00:32:52dont l'exemple
00:32:52n'est pas si important.
00:32:54Mais je vous donnerai
00:32:54un exemple concret.
00:32:55J'ai vécu
00:32:58une expérience
00:32:59exaltante
00:32:59dans une province
00:33:01du sud du Maroc.
00:33:06En moins de 5-6 ans,
00:33:10elle s'est développée,
00:33:11à mon avis,
00:33:11à plus de 10%
00:33:12de croissance par an.
00:33:15Il s'agit
00:33:15de la ville de Ouadzaz.
00:33:17Parce que Denis
00:33:18a PLF
00:33:18s'est implanté là-bas ?
00:33:19Non, pas du tout.
00:33:20Le monde entier,
00:33:21tous les Marocains
00:33:22sont partis
00:33:23investir à Ouadzaz.
00:33:24Dunia a ouvert
00:33:26seulement la voie.
00:33:27Toutes les chaînes hôtelières.
00:33:29Tout le monde.
00:33:30Pourquoi ?
00:33:31Posez-vous la question.
00:33:33Parce qu'on y a cru.
00:33:35Parce qu'on a dit
00:33:35quels sont
00:33:37les vrais problèmes.
00:33:39Et à ce moment-là,
00:33:40quand on a identifié
00:33:41les problèmes,
00:33:42on a fixé
00:33:43les objectifs,
00:33:44on a établi
00:33:45une stratégie,
00:33:46on a créé
00:33:47un guichet unique
00:33:48à Ouadzaz.
00:33:49La même personne,
00:33:50le même bureau,
00:33:51les mêmes gens
00:33:52vous règlent le problème.
00:33:54Savez-vous ?
00:33:54que pour régler
00:33:56les problèmes en Espagne,
00:33:58pour une société,
00:33:59il faut huit jours.
00:34:01En Amérique,
00:34:01à Los Angeles,
00:34:03ou dans les pays
00:34:04qu'on appelle
00:34:04les dragons,
00:34:06il faudrait 48 heures.
00:34:07Savez-vous
00:34:08combien de temps
00:34:09il faut ici
00:34:10pour qu'on puisse
00:34:11régler ce genre
00:34:12de problème ?
00:34:13entre deux mois
00:34:15à un an.
00:34:17Ouadzazade,
00:34:17c'était l'Espagne.
00:34:18En huit jours,
00:34:19on réglait
00:34:20les problèmes.
00:34:21Résultat,
00:34:22nous avons
00:34:22à Ouadzazade
00:34:23la capacité
00:34:25des villes impériales
00:34:26comme Rabat,
00:34:27la capacité
00:34:28des villes impériales
00:34:29comme Fès,
00:34:31avec ses douze
00:34:32siècles d'âge,
00:34:33et n'a pas été capable
00:34:34d'identifier ces problèmes
00:34:35et d'y faire face
00:34:36et de résoudre
00:34:37les difficultés.
00:34:37Je n'ai pas
00:34:39de recette miracle.
00:34:40Il n'y en a pas.
00:34:40Les dragons,
00:34:41ces pays dragons
00:34:42n'ont pas écrit
00:34:43des livres
00:34:43pour dire
00:34:44comment ils ont fait,
00:34:45mais on sait
00:34:45comment ils ont fait.
00:34:47On sait que c'est
00:34:47le travail.
00:34:49C'est que le petit pays,
00:34:51le plus petit...
00:34:52Le travail dans quel secteur ?
00:34:52Oui,
00:34:53la plus petite ville,
00:34:54la plus petite ville
00:34:55qui fabrique du jonc,
00:34:57elle le fait mieux
00:34:58que les autres.
00:34:59Celle qui fabrique
00:35:00des tissus,
00:35:01celle qui fabrique
00:35:01de l'électronique.
00:35:03Je dis par là
00:35:04que le sous-développement
00:35:05n'est pas une fatalité.
00:35:06ne peut pas être
00:35:08une fatalité.
00:35:09Et dans un pays
00:35:10comme le nôtre,
00:35:11dans ce pays libéral,
00:35:13dans ce pays
00:35:14où sa majesté
00:35:15a créé un esprit
00:35:16qui n'a jamais existé,
00:35:18un esprit
00:35:19qui a sécurisé
00:35:20le pays,
00:35:22on n'a pas capitalisé
00:35:23ce travail
00:35:24qui fait face à la majesté.
00:35:26Derrière,
00:35:27on ne trouve pas
00:35:28que nous sommes considérés
00:35:29comme un pays
00:35:30à risque
00:35:32pour les investisseurs étrangers.
00:35:33À tort,
00:35:34bien entendu,
00:35:35mais c'est parce
00:35:35qu'il y a des problèmes.
00:35:36Je crois qu'il faut
00:35:42oublier les dragons,
00:35:43M. Alain.
00:35:44Les pays
00:35:45et les dragons
00:35:45ne sont pas du tout
00:35:46comparables,
00:35:47ni peuvent être
00:35:48comparables en Maroc.
00:35:49En Thaïlande,
00:35:50on a découvert
00:35:51récemment,
00:35:51en même temps
00:35:52que vous découvriez
00:35:53ces merveilles,
00:35:53on a découvert
00:35:54l'esclavage
00:35:55en fronteux.
00:35:56Et ça,
00:35:56c'est grave,
00:35:57c'est très grave.
00:35:58On ne pourra jamais
00:35:58comparer ça en Maroc.
00:36:00Néanmoins,
00:36:01il y a des atouts,
00:36:01bien sûr, ici.
00:36:02En ce qui concerne
00:36:03la croissance
00:36:03de Warzazat,
00:36:04plus on part de Warzazat,
00:36:05plus on croit vite
00:36:06au plus important.
00:36:07Il est arrivé la même chose
00:36:08en Espagne.
00:36:09En 78,
00:36:09l'Espagne avait une croissance
00:36:10de 5%.
00:36:11C'était une merveille,
00:36:12bien sûr,
00:36:12on partait de presque zéro.
00:36:14C'est facile d'avoir
00:36:15une croissance importante
00:36:16quand on part de plus bas.
00:36:17Je pense qu'on ne parle pas
00:36:20de la même chose.
00:36:22Si vous permettez,
00:36:24je vais vous éclairer.
00:36:26En ce qui concerne
00:36:27ce qu'on appelle
00:36:29les dragons,
00:36:31je les ai cités
00:36:32parce que j'ai pour mon pays
00:36:33des ambitions considérables.
00:36:36Je ne vois pas
00:36:36ce Maroc fabuleux,
00:36:38ce Maroc génial au sommet,
00:36:40solide à la base,
00:36:42pour lequel il nous manque
00:36:43que l'encadrement.
00:36:44Je ne vois pas du tout,
00:36:45cher monsieur,
00:36:45une croissance à 3,5%
00:36:48qui couvre à peine
00:36:50ou un petit peu,
00:36:52qui couvre seulement
00:36:53l'accroissement démographique
00:36:57de notre pays
00:36:57et qui ne va dans
00:36:59la meilleure des hypothèses
00:37:01que maintenir
00:37:03les tensions politiques
00:37:05et sociales à leur état.
00:37:08Laissez-moi rêver au moins,
00:37:09même si j'ai tort.
00:37:10Moi, je rêve
00:37:11de 10% de croissance.
00:37:13Je dis que nous le pouvons.
00:37:15même si la façon
00:37:17dont ça a été réussi
00:37:19en Asie
00:37:20ne vous plaît pas,
00:37:22moi, j'ose espérer
00:37:23que le génie marocain
00:37:24est capable
00:37:25de trouver les mots,
00:37:27les stratégies,
00:37:28le moyen
00:37:28de dire
00:37:294,5% c'est bon
00:37:31pour tout le monde,
00:37:33mais pas pour nous.
00:37:34Bien sûr,
00:37:35j'ai lu comme vous
00:37:36que la moyenne en Afrique
00:37:38c'est 1,8%
00:37:38de croissance.
00:37:40Bien sûr,
00:37:41nous sommes bien classés
00:37:42en Afrique.
00:37:43Bien sûr,
00:37:43mais pourquoi voulez-vous
00:37:44dans ce pays fabuleux
00:37:47on puisse tout le temps
00:37:48nous comparer
00:37:49à ceux
00:37:50qui n'ont pas
00:37:50les performances
00:37:52que nous souhaitons
00:37:53pour notre pays ?
00:37:55Il y a eu une période
00:37:57au Maroc
00:37:57qui n'est pas tellement loin
00:37:59où chaque plan
00:38:01fixait des objectifs
00:38:02très ambitieux
00:38:03qui n'étaient jamais atteints.
00:38:05Oui,
00:38:08la technique,
00:38:08vous avez raison,
00:38:10mais je crois...
00:38:11Je veux dire à cela
00:38:12qu'il ne suffit pas
00:38:12de fixer un objectif.
00:38:12Oui,
00:38:13mais la technique
00:38:13n'est pas la même.
00:38:14La technique
00:38:14n'est pas la même.
00:38:15Vous savez,
00:38:16quand on fait
00:38:17des analyses
00:38:19et qu'on fait
00:38:20des projets
00:38:21sous forme
00:38:23de prévision,
00:38:27on essaie
00:38:28de répondre
00:38:29aux questions
00:38:30du passé.
00:38:31Et aux questions
00:38:33du passé,
00:38:34on ne peut trouver
00:38:35que les réponses
00:38:36pour le passé.
00:38:37Moi,
00:38:37je vous parle
00:38:38de changer
00:38:39complètement
00:38:39de stratégie,
00:38:41d'aller dénicher
00:38:42les changements
00:38:43car les problèmes
00:38:44changent plus facilement
00:38:46qu'ils ne se résolvent.
00:38:48Je ne parle pas
00:38:49de dire,
00:38:50par exemple,
00:38:50je vous donne
00:38:51un exemple tout bête.
00:38:52Les gens,
00:38:53dans tous les livres
00:38:53que je l'ai,
00:38:54dans les publications
00:38:55sur le tourisme marocain,
00:38:56on parle d'animation.
00:38:58On dit
00:38:58l'animation,
00:39:00c'est la plaie.
00:39:00Cherchons des solutions.
00:39:02Mais c'est quoi
00:39:03l'animation ?
00:39:04À l'instant même
00:39:04où les hôtels,
00:39:06où les villes,
00:39:07les communes
00:39:07veulent s'équiper
00:39:08comme l'ont fait
00:39:10les pays européens
00:39:11avant,
00:39:11l'animation a changé.
00:39:13Ce n'est pas
00:39:14cette animation-là
00:39:15dont il faut parler.
00:39:17Il faut parler
00:39:17de l'animation
00:39:18de demain
00:39:19car nous sommes
00:39:20déjà à demain.
00:39:21Et vous le savez
00:39:22mieux que moi.
00:39:23Que l'avenir
00:39:25est la raison d'être
00:39:26du présent.
00:39:28Et nous sommes
00:39:29riches ou pauvres
00:39:30de l'avenir
00:39:31que nous avons
00:39:31devant nous.
00:39:32Si nous ne posons pas
00:39:33ces choses
00:39:34dans cet esprit-là,
00:39:36c'est-à-dire
00:39:36la recherche
00:39:36de l'emploi,
00:39:38il faut que la jeunesse
00:39:39trouve de l'emploi demain.
00:39:41Ce n'est pas
00:39:41une simple réflexion.
00:39:43C'est dénicher
00:39:44toutes les solutions
00:39:45possibles et imaginables.
00:39:47C'est fastidieux.
00:39:48C'est long.
00:39:48C'est compliqué.
00:39:49Je ne dis pas
00:39:50que c'est possible
00:39:50demain matin.
00:39:51Je dis que nous
00:39:53devons changer
00:39:53de technique.
00:39:55C'est la technique
00:39:55qui est mis en cause.
00:39:56Ce n'est pas
00:39:57des solutions
00:39:58monétaristes.
00:40:00Ce n'est pas
00:40:01en jouant
00:40:01avec un certain nombre
00:40:02de schémas.
00:40:03Le problème
00:40:03ne se pose pas
00:40:04comme ça.
00:40:05La preuve,
00:40:05nous l'avons essayé
00:40:06jusqu'à maintenant.
00:40:07Nous sommes arrivés
00:40:08à 90 %.
00:40:09Ce n'est pas
00:40:10qui est fabuleux.
00:40:11Ce n'est pas suffisant.
00:40:12Vous avez complètement raison
00:40:14quand vous dites
00:40:14qu'il faudrait changer
00:40:15de technique.
00:40:17Parce que le problème
00:40:18du développement,
00:40:19et vous avez cité
00:40:20les Cydragans,
00:40:22il faudrait revenir.
00:40:22C'est tout autour du Japon
00:40:23que ça s'était essentiellement.
00:40:25Et déjà en 1945
00:40:26après la guerre mondiale,
00:40:27les Japonais avaient
00:40:28une certaine avance
00:40:29technologique
00:40:29par rapport aux autres.
00:40:32Maintenant,
00:40:33pour investir,
00:40:34au Maroc,
00:40:35on choisit.
00:40:36Je regrette
00:40:37de vous le dire,
00:40:40des secteurs sûrs,
00:40:41sans risque.
00:40:43Vous êtes promoteur touristique.
00:40:45Quand vous avez commencé
00:40:45en 1976,
00:40:46c'était un secteur prometteur
00:40:48pour la rentabilité d'argent
00:40:50avec les moyens de l'État.
00:40:54Et ensuite,
00:40:54quand vous avez décidé
00:40:55de diversifier,
00:40:57je prends votre exemple
00:40:58parce que vous êtes ici,
00:40:59on peut parler
00:40:59de tous les autres.
00:41:01Vous avez décidé
00:41:02d'aller à l'immobilier,
00:41:03d'investir dans le dur,
00:41:05donc toujours
00:41:05dans l'investissement
00:41:07sans risque,
00:41:08où il n'y a ni recherche,
00:41:10ni productivité,
00:41:11on construit un immeuble,
00:41:13on le loue,
00:41:14on le vend,
00:41:14on ramène son argent,
00:41:15on refait autre chose,
00:41:16on fait des bénéfices,
00:41:17etc.
00:41:18Où il y a des codes,
00:41:19des codes de investissement.
00:41:19Quand vous dites
00:41:20qu'il faut changer de technique,
00:41:22il faut aussi changer
00:41:23de méthode de procédé
00:41:25pour le développement.
00:41:26C'est ça, oui.
00:41:27Où aller ?
00:41:27C'est ça, oui.
00:41:28Vous-même,
00:41:29vous vous attaquez
00:41:30actuellement
00:41:30à l'immobilier.
00:41:32Pourquoi vous ne prenez
00:41:33pas le risque
00:41:34d'aller ailleurs ?
00:41:34Je crois
00:41:36qu'il y a
00:41:37nécessairement
00:41:38un problème
00:41:39de communication
00:41:40entre nous.
00:41:42Je vous ai prévenu
00:41:43que je ne suis pas
00:41:43un homme de communication
00:41:44direct,
00:41:44même si je m'en occupe
00:41:45depuis 10 ans.
00:41:47Je voulais dire ceci.
00:41:49Je voulais dire
00:41:50que l'exemple
00:41:51de Ouadzazat
00:41:51que j'ai cité.
00:41:53Bien sûr,
00:41:53M. Sanchise
00:41:55a raison.
00:41:57Les progressions,
00:41:58les départs
00:41:59sont fulgurantes,
00:42:00sont vigoureuses,
00:42:01et après,
00:42:02ça se stabilise.
00:42:03Mais là,
00:42:04ce n'est pas la question.
00:42:05Même si Ouadzazat
00:42:06tombe à 3% après,
00:42:08ce n'est pas grave.
00:42:10Je dis que
00:42:11la mentalité
00:42:13doit changer.
00:42:15Vous devez avoir
00:42:16à l'idée
00:42:17qu'il faudrait
00:42:18un guichet unique.
00:42:20Savoir que les problèmes
00:42:21doivent être résolus
00:42:24avec sincérité.
00:42:26Il faut que l'administration
00:42:27joue le jeu.
00:42:28Vous savez que ça fait
00:42:2916 ans qu'on parle
00:42:30d'une réforme administrative.
00:42:31On n'en parle plus maintenant.
00:42:34Il faudrait que l'on puisse,
00:42:36devant les problèmes
00:42:37d'une commune
00:42:38ou d'une ville,
00:42:41parler sincèrement.
00:42:43Je voudrais rêver
00:42:45et me dire demain.
00:42:48Moi qui vais
00:42:49devant les événements économiques,
00:42:52les mains nues,
00:42:53quand je me trompe,
00:42:53sans filer,
00:42:54je tombe
00:42:54et je me casse.
00:42:56Devant moi,
00:42:57des gens prennent
00:42:57des décisions
00:42:59quelquefois colossales,
00:43:01fantastiques,
00:43:02à conséquence considérable,
00:43:04ils ne sont pas responsables.
00:43:06Ils décident,
00:43:07mais ils ne sont pas responsables.
00:43:08Je voudrais qu'on se réunisse
00:43:09dans une commune,
00:43:10dans une ville,
00:43:11dans une région,
00:43:12dans une ville comme Marrake,
00:43:13splendide,
00:43:14mais qui est en train
00:43:14de rater complètement le coche,
00:43:17parce que nous sommes négligents,
00:43:18parce qu'on n'est pas sérieux,
00:43:19parce qu'on ne veut pas parler
00:43:20les yeux dans les yeux.
00:43:21Même les opérateurs
00:43:22de tourisme
00:43:23ne s'entendent plus.
00:43:23Je ne parle pas seulement
00:43:28de l'administration,
00:43:29je vous dis,
00:43:30nous sommes tous embarqués
00:43:31dans un malentendu.
00:43:34Il faudrait qu'il y ait
00:43:35la responsabilité,
00:43:36pour moi et pour vous,
00:43:37journalistes,
00:43:38et pour aussi le fonctionnaire.
00:43:40Je ne parle pas seulement
00:43:41d'une...
00:43:43Je vous ai dit au début
00:43:44que je n'ai pas de leçons
00:43:44à donner,
00:43:45je ne donne de leçons
00:43:45à personne.
00:43:46Je ne veux absolument
00:43:47pas fait le professeur.
00:43:48Je voudrais vous dire
00:43:49que j'ai essayé
00:43:50dans ma maison
00:43:51le sérieux,
00:43:53la transparence,
00:43:54le discours vrai,
00:43:56le discours vrai,
00:43:57agir vrai,
00:43:58venir voir un responsable
00:43:59et lui dire
00:44:00il y a un moyen
00:44:01de combler ces lacunes
00:44:02et qu'il vous entende.
00:44:05Autrement dit,
00:44:05vous l'avez fait
00:44:05et le responsable
00:44:06ne vous a pas entendu.
00:44:07Mais souvent,
00:44:09vous savez combien
00:44:10je dépense
00:44:1240% de mon temps
00:44:14à régler les malentendus.
00:44:16Et pourtant,
00:44:17vous parlez
00:44:18de l'échelle locale
00:44:18sans que les d'amis.
00:44:19Vous parlez des responsables
00:44:20au sein de vos établissements
00:44:21ou les responsables
00:44:22au niveau local
00:44:25ou national ?
00:44:26Vous ne voulez pas
00:44:27être gentil avec moi.
00:44:28Si, si, si.
00:44:29Moi, je suis très gentil.
00:44:32Je crois que je ne sais pas
00:44:33j'ai dû parler avec...
00:44:35Je ne sais pas
00:44:36de quelle façon
00:44:36j'ai parlé.
00:44:37Non, sincèrement,
00:44:39ce que je vous ai dit
00:44:40peut être réglé.
00:44:41Je suis persuadé,
00:44:42intimement persuadé
00:44:44que si demain
00:44:45on le veut
00:44:46par exemple
00:44:47faire de Marrakech
00:44:48la ville touristique
00:44:49universelle.
00:44:50Nous avons
00:44:51tous les ingrédients.
00:44:53Vous dites...
00:44:53Qu'on ne me parle pas
00:44:54de la crise internationale
00:44:55et la bonde.
00:44:56Quand il y a une crise,
00:44:57une guerre n'importe où,
00:44:58il y aura toujours
00:44:58des gens qui ont de l'argent.
00:45:00Vous le savez bien.
00:45:01l'argent change de poche
00:45:03mais il y aura toujours
00:45:04des gens qui ont de l'argent.
00:45:06Quand les gens
00:45:06ne vont pas aller
00:45:07en Turquie,
00:45:08ils iront quelque part.
00:45:10Nous sommes depuis
00:45:11cinq ans.
00:45:13J'ai vérifié
00:45:13avant d'arriver.
00:45:15Avec le même nombre
00:45:16de touristes européens,
00:45:20avec tout ce que nous faisons,
00:45:22bataillons de gens,
00:45:23nous sommes 1500 personnes
00:45:25entre le tourisme
00:45:25et l'office
00:45:27et des centaines
00:45:28et des milliers
00:45:28dans le privé,
00:45:30avec une compagnie aérienne
00:45:31extraordinaire
00:45:32qui travaille,
00:45:33qui se met en question
00:45:34en permanence,
00:45:35s'engageant dans des avions
00:45:36et travaillant,
00:45:38pourquoi on ne fait pas plus ?
00:45:39Je ne suis pas sûr.
00:45:41Ce n'est pas le lieu.
00:45:41Je m'excuse.
00:45:42Je ne veux pas insister beaucoup.
00:45:45Ce n'est peut-être pas
00:45:46le lieu d'en parler.
00:45:47Mais je suis persuadé
00:45:48que le Maroc
00:45:49peut avoir une croissance
00:45:50à 10%
00:45:51et je suis prêt
00:45:52à amener
00:45:53mes livres
00:45:54et mes amis
00:45:55autour d'une table ronde
00:45:56d'une semaine ou d'une autre.
00:45:57M. Halami,
00:45:58quand vous dites
00:45:59qu'on peut faire mieux
00:45:59si on veut,
00:46:01le on,
00:46:01c'est qui ?
00:46:02Autrement dit,
00:46:03qui est responsable ?
00:46:04Vous dites
00:46:06que vous êtes un libéral.
00:46:07Cela signifie
00:46:08que c'est l'opérateur
00:46:09qui est responsable.
00:46:10C'est d'abord l'opérateur.
00:46:12Cela signifie,
00:46:13autrement dit,
00:46:14si l'opérateur veut,
00:46:15si les opérateurs veulent,
00:46:17nous pouvons faire
00:46:18de Marrakech,
00:46:19etc.
00:46:20Pourquoi vous ne voulez pas ?
00:46:22Vous croyez
00:46:22qu'il faut que je vous réponde.
00:46:23Puisqu'on a déjà commencé
00:46:27à parler du tourisme,
00:46:29brossons un petit tableau chiffré
00:46:32si vous voulez bien
00:46:32et puis je vous demanderai
00:46:33de les commenter.
00:46:35Tourisme dont nous avons fait
00:46:37une priorité
00:46:38depuis le plan triennal 65-67.
00:46:42Notre tourisme
00:46:43n'a pourtant pas donné
00:46:45les résultats qu'on escomptait.
00:46:47Les touristes étrangers
00:46:48ayant séjourné au Maroc
00:46:49qu'en 1991,
00:46:50je parle de la période
00:46:51janvier-novembre 1991.
00:46:55Le nombre de ces touristes
00:46:57s'élève à 2 940 000,
00:47:00près de 9 % de mieux
00:47:01qu'en 1990,
00:47:03mais notons au passage
00:47:04une baisse de plus de 30 %
00:47:06des arrivées
00:47:07de touristes européens
00:47:08et une augmentation
00:47:09de plus de 46 %
00:47:11des visiteurs maghrébins
00:47:12avec en tête
00:47:13nos voisins et amis algériens.
00:47:16Un premier commentaire.
00:47:19Je dois vous avouer
00:47:25que quand on parle
00:47:27de ces chiffres,
00:47:28je suis triste.
00:47:30Et pourtant,
00:47:31je suis de nature
00:47:32extrêmement optimiste
00:47:33et je suis un battant.
00:47:36Je ne m'avoue jamais vaincu.
00:47:38Mais là,
00:47:39je ne sais pas quoi vous dire.
00:47:41Je n'arrive pas à comprendre
00:47:43avec tous les moyens
00:47:45que nous avons
00:47:45ce pays que vous expliquez,
00:47:47que vous connaissez,
00:47:48qui est le vôtre
00:47:49ou celui de la plupart
00:47:50des gens qui sont ici
00:47:51et qui nous regardent.
00:47:53Il y a tous les atouts.
00:47:55Je peux m'arrêter une seconde
00:47:56pour vous dire
00:47:57les éléments
00:47:58les plus importants.
00:47:59L'hôtellerie
00:48:00est la première du continent.
00:48:02L'aviation civile
00:48:03est la première du continent
00:48:04et probablement
00:48:05même du Moyen-Orient.
00:48:07Vous avez des agents
00:48:08de voyage marocains,
00:48:09splendides,
00:48:10jeunes,
00:48:10dynamiques,
00:48:11agressifs,
00:48:12qui savent travailler maintenant.
00:48:14Vous avez une restauration
00:48:16probablement me disait
00:48:18il n'y a pas longtemps
00:48:19M. Michel Jaubert
00:48:20que probablement
00:48:23c'est la première
00:48:23et on peut discuter,
00:48:26à la limite,
00:48:26ce n'est pas la seconde du monde.
00:48:28Comment,
00:48:29avec tous ces atouts
00:48:30que n'ont pas nos concurrents
00:48:32ni nos voisins,
00:48:33comment on arrive
00:48:34à ne pas dépasser
00:48:35un million cent,
00:48:37un million deux cents,
00:48:38un million trois cents
00:48:39depuis cinq ans ?
00:48:41Et je n'ai pas regardé
00:48:42les chiffres d'avant.
00:48:44Je suis persuadé
00:48:44que depuis dix ans
00:48:45nous stagnons sur l'Europe
00:48:47sur laquelle nous avons investi
00:48:49argent et hommes.
00:48:52Bien sûr,
00:48:53nous avons une manne
00:48:54pour laquelle
00:48:55nous n'avons pas bougé
00:48:56le plus petit doigt,
00:48:59nous n'avons pas dépensé
00:49:00le moins de bien-âme,
00:49:02c'est l'Algérie,
00:49:031988,
00:49:05500 000,
00:49:06et depuis 1988,
00:49:08tous les ans,
00:49:08j'ai vérifié
00:49:09500 000 de plus.
00:49:12Cette année,
00:49:12nous allons avoir
00:49:13à la fin de l'année,
00:49:14d'après mes calculs,
00:49:15deux millions
00:49:15de visiteurs algériens.
00:49:19Bien sûr,
00:49:21ils ne vont occuper
00:49:22que de demi à trois pour cent
00:49:24de nos chambres d'hôtel.
00:49:26Mais en fait,
00:49:26ils viennent,
00:49:27ils dépensent de l'argent
00:49:27et pour parler
00:49:29d'une façon simple,
00:49:30ils nous ont dépannés.
00:49:31Mais ce n'est pas du tout
00:49:33risque que nous avons
00:49:33de marcher.
00:49:34Nous n'avons fait
00:49:35ni stratégie
00:49:36sur l'Algérie,
00:49:37ni promotion,
00:49:38ni campagne,
00:49:40ni rien.
00:49:41Ils sont venus.
00:49:42Merci pour eux.
00:49:44Et pour ce qui est
00:49:45de ma tristesse,
00:49:46elle vient du fait
00:49:47que je ne trouve pas
00:49:49la promotion institutionnelle
00:49:52dans laquelle
00:49:53je ne peux pas intervenir,
00:49:54M. Lafri,
00:49:55je ne suis pas
00:49:56l'opérateur,
00:49:57mais que l'opérateur.
00:49:59Il faut toujours
00:49:59l'environnement économique général,
00:50:01l'environnement social général,
00:50:03l'environnement culturel général.
00:50:05Vous pouvez intervenir
00:50:06sur la promotion privée.
00:50:07Je le fais pour moi,
00:50:08ce qui explique
00:50:09que mes taux sont
00:50:10parmi les plus élevés
00:50:11du Royaume.
00:50:12Je le fais.
00:50:13Vous vous souvenez
00:50:14de la soirée à Paris
00:50:15où nous avons invité
00:50:16les premiers
00:50:17après la guerre du Golfe,
00:50:18mille agents
00:50:19de voyage français.
00:50:20Nous avons reçu
00:50:21impeccablement
00:50:23et nous avons essayé
00:50:24de montrer
00:50:25la voie,
00:50:26c'est travailler
00:50:26avant les autres
00:50:28et très vite,
00:50:30décider,
00:50:31cibler et y aller.
00:50:32Il y a une autre manne
00:50:33que vous avez,
00:50:34excusez-moi, raté,
00:50:35ou que vous avez négligé,
00:50:37c'est le touriste marocain.
00:50:40Il représente,
00:50:41en 1990,
00:50:4220% des unités.
00:50:43C'est le cinquième du marché.
00:50:45On ne néglige pas
00:50:45le cinquième du marché
00:50:46quand on est entrepreneur.
00:50:47Et on s'est rendu compte
00:50:49qu'il existait
00:50:50un touriste marocain
00:50:50en 1991
00:50:51quand il y a eu
00:50:52la crise du Golfe.
00:50:54On s'est rendu compte
00:50:55qu'il y avait
00:50:55une commercialisation,
00:50:57qu'il y avait
00:50:57de la promotion,
00:50:59qu'il y avait
00:51:00de la publicité.
00:51:01Comment vous expliquez ça ?
00:51:02Vous savez,
00:51:03je ne suis pas
00:51:04planificateur national.
00:51:06Je suis un opérateur
00:51:07parmi les opérateurs.
00:51:09Je pose entièrement
00:51:11votre point de vue.
00:51:12Le tourisme représente
00:51:13national 18 et quelques,
00:51:15disons, 19%.
00:51:16C'est fondamental.
00:51:18Nous, dans notre compagnie,
00:51:19nous comptons
00:51:20ce tourisme marocain.
00:51:22Nous développons
00:51:22toutes les démarches
00:51:24nécessaires
00:51:25pour le maintenir
00:51:27et accroître son nombre.
00:51:30Mais voilà,
00:51:31il y a un problème
00:51:31de l'unité.
00:51:33Quelles sont les l'unités ?
00:51:34Le tourisme national,
00:51:36notre tourisme à nous,
00:51:37avec nos familles,
00:51:38c'est un tourisme
00:51:39qui a besoin
00:51:40d'une structure
00:51:40d'hébergement différente,
00:51:42d'un accueil différent,
00:51:44d'une manière
00:51:45de recevoir.
00:51:46Vous ne pouvez pas
00:51:48l'assimiler,
00:51:49ni au niveau
00:51:50des tarifs,
00:51:51ni au niveau
00:51:52de l'accueil
00:51:53ou de la restauration,
00:51:54un tourisme scandinave
00:51:55ou germanique,
00:51:57ou slave,
00:51:57qui arrive
00:51:58avec une demi-pension
00:51:59payée à l'avance,
00:52:00qui sait comment se tenir,
00:52:02qui sait comment demander,
00:52:04etc., etc.
00:52:05Je ne rentre pas
00:52:05dans le détail.
00:52:06Nous ne sommes pas prêts.
00:52:08Ce n'est pas ma faute du tout.
00:52:10si ça n'a pas été planifié.
00:52:12Ça se planifie.
00:52:13Je suis persuadé,
00:52:15intimement persuadé,
00:52:16le tourisme marocain
00:52:17est quelque chose,
00:52:19est une réserve
00:52:20inépuisable.
00:52:21Je dirais même
00:52:22maghrébin,
00:52:23maghrébin,
00:52:24marocain et maghrébin.
00:52:25Le tourisme au Maroc,
00:52:29c'est que l'objectif.
00:52:31C'est d'abord les deux vices.
00:52:33Donc,
00:52:34dès le départ,
00:52:35il n'a jamais été question
00:52:37qu'il vise
00:52:39le tourisme national.
00:52:41Pour le tourisme national,
00:52:42et je ne veux pas défendre
00:52:43le gouvernement,
00:52:44les établissements publics,
00:52:45je défends l'État,
00:52:47il y a heureusement
00:52:47des secteurs,
00:52:49on peut citer les douanes,
00:52:50on peut citer les offices,
00:52:51qui font beaucoup
00:52:52pour le tourisme national.
00:52:54Par le biais
00:52:55de centres sociaux,
00:52:56d'estivage, etc.
00:52:59Mais,
00:53:00vous,
00:53:01en tant que promoteur,
00:53:02vous me donnez l'impression
00:53:03que vous n'êtes responsable
00:53:05de rien.
00:53:06Ce n'est pas votre faute
00:53:07quand ça ne marche pas.
00:53:09C'est vous
00:53:10quand ça marche.
00:53:12Et,
00:53:12quand vous dites
00:53:13qu'il faut une structure
00:53:14d'accueil,
00:53:15vous ne faites rien.
00:53:16Vous vous cantonnez
00:53:17dans votre secteur.
00:53:18Vous êtes là
00:53:19avec vos 17 hôtels,
00:53:235 que vous avez construits
00:53:24vous-même,
00:53:2412 que vous a donné
00:53:26l'État,
00:53:27et c'est l'État
00:53:28qui vous a permis
00:53:28d'être aujourd'hui
00:53:29là où vous êtes.
00:53:31Alors,
00:53:31vous êtes en train
00:53:32de me donner l'impression
00:53:33et c'est ça le problème
00:53:34du secteur privé marocain.
00:53:36Il accable l'État.
00:53:37Il accable l'État
00:53:38quand ça ne marche pas.
00:53:39Quand ça marche,
00:53:40il en profite.
00:53:42Je voudrais quand même
00:53:42vous prendre à témoin
00:53:43qu'à aucun moment
00:53:45je n'ai critiqué l'État
00:53:47ni le gouvernement.
00:53:49Ça,
00:53:49c'est un problème
00:53:49d'entendement.
00:53:50Non,
00:53:50non,
00:53:51non,
00:53:51non,
00:53:51non.
00:53:52Les choses sont absolument
00:53:53claires.
00:53:54Je vous ai dit,
00:53:55non,
00:53:56non,
00:53:56non,
00:53:56pas du tout.
00:53:57Je vous ai expliqué
00:53:58que les choses doivent
00:54:01se présenter
00:54:02d'une autre façon.
00:54:03Probablement,
00:54:03je suis plus ambitieux
00:54:04pour mon pays
00:54:05que vous.
00:54:06Probablement,
00:54:06je vois les choses
00:54:07autrement.
00:54:08Mais ce qui est définitif,
00:54:10c'est qu'on n'est pas,
00:54:11on n'avait pas vu
00:54:12avec moi
00:54:13les vrais problèmes
00:54:14qui se posent au tourisme.
00:54:15Ce n'est pas un opérateur
00:54:17de tourisme
00:54:17de se lever le matin
00:54:19et de dire
00:54:20demain matin
00:54:21nous allons changer
00:54:21la politique
00:54:23concernant
00:54:24le tourisme national.
00:54:25Pas du tout.
00:54:27Estimer avec moi
00:54:28que c'est déjà pas mal
00:54:29si j'arrive à payer
00:54:30dans les délais,
00:54:32si je m'occupe
00:54:33de la vie sociale
00:54:33et culturelle
00:54:34de mes employés,
00:54:35c'est que les investissements
00:54:36que j'ai réalisés
00:54:38dans le Grand Sud
00:54:39à un moment
00:54:39où personne ne voulait
00:54:40investir un franc,
00:54:42un dirham,
00:54:43le paquet des congrès
00:54:44où personne ne voulait
00:54:45se frotter
00:54:45y compris
00:54:46les démembrements
00:54:47de l'État,
00:54:48eh bien,
00:54:49ma mission,
00:54:51à mon avis,
00:54:52n'est pas terminée
00:54:54mais elle est bien entamée
00:54:55et j'en suis fier.
00:54:56Je ne pose pas du tout
00:54:58le problème
00:54:58en termes de...
00:55:00Rès qu'on s'entende
00:55:00bien sur les choses.
00:55:02On va revenir
00:55:03un peu au social
00:55:04puisque vous vous occupez
00:55:05de la vie culturelle
00:55:06et sociale
00:55:07de vos employés.
00:55:08Absolument.
00:55:10Le tourisme marocain,
00:55:12qu'il soit privé
00:55:13ou qu'il soit semi-privé
00:55:14ou qu'il appartienne à l'État,
00:55:15est né à l'abri
00:55:16de l'État
00:55:17par des mesures
00:55:18d'encouragement,
00:55:19des facilités,
00:55:20des dirhams symboliques,
00:55:22des crédits.
00:55:24C'est l'État
00:55:24qui a permis
00:55:25à ce secteur
00:55:26de se développer
00:55:26parce qu'il avait
00:55:27une stratégie.
00:55:28On peut,
00:55:28on peut ne pas être d'accord.
00:55:30Il y a des erreurs,
00:55:31peut-être qu'on va en venir.
00:55:32Les exonérations fiscales.
00:55:34Exactement,
00:55:34les amnisties fiscales.
00:55:35On vit d'amnistie fiscale
00:55:37en amnistie fiscale.
00:55:38Mais je reviens
00:55:39à mon problème.
00:55:41Puisque vous vous occupez
00:55:42du personnel,
00:55:43socialement
00:55:44et culturellement,
00:55:45quand il y a eu
00:55:45la guerre du Gol,
00:55:47il y a eu
00:55:47des réductions
00:55:48de salaire
00:55:48de 50%.
00:55:49Il y a eu
00:55:50des réductions
00:55:51d'effectifs.
00:55:52et le touriste,
00:55:54l'employé du tourisme
00:55:56est un smicard.
00:55:58Quand il y a
00:55:58la prospérité,
00:56:00on ne partage pas
00:56:01avec le smicard.
00:56:02Il faut qu'il travaille
00:56:03parce qu'il faut développer.
00:56:05Et quand il y a
00:56:05la misère,
00:56:06en ce moment-là,
00:56:06on la partage avec lui.
00:56:08Il y a quelque chose
00:56:09qui relève un peu
00:56:11de l'éthique même
00:56:13du comportement.
00:56:14Pourquoi vous
00:56:16qui venez de faire
00:56:16un journal,
00:56:17ma grelle magazine,
00:56:19moi je ne connais pas
00:56:20les chiffres,
00:56:20mais les chiffres
00:56:21que j'entends
00:56:21et je ne connais pas
00:56:22les chiffres
00:56:22de vous-même,
00:56:23mais les chiffres
00:56:24sont quand même
00:56:25énormes.
00:56:26Pour le produit
00:56:27que j'ai vu
00:56:28au numéro zéro,
00:56:28je vous le dis
00:56:29franchement.
00:56:30Peut-être que c'est
00:56:31le numéro zéro,
00:56:31ça va être le numéro
00:56:32un, ça va être mieux.
00:56:33Mais pourquoi ne pas
00:56:35faire de vos établissements
00:56:36un îlot
00:56:38de justice sociale,
00:56:41pas pour les beaux yeux
00:56:42des ouvriers
00:56:42ou des cadres,
00:56:44mais pour les motiver
00:56:45pour qu'ils soient
00:56:45plus rentables,
00:56:47pour qu'ils puissent,
00:56:49quand un touriste
00:56:49vient chez PLM Dunia,
00:56:51il revient
00:56:53et de bouche
00:56:55à oreille
00:56:55fait revenir
00:56:56avec lui
00:56:57ou ramène
00:56:57de nouveaux touristes.
00:56:59Quand on vous demande
00:57:00un peu de justice
00:57:01pour ça,
00:57:01quand on vous demande
00:57:02d'intervenir,
00:57:03ce n'est pas uniquement
00:57:04pour une cause
00:57:06prolétarienne
00:57:07ou syndicaliste
00:57:09ou ouvrière,
00:57:10non,
00:57:10mais pour l'intérêt
00:57:11même du secteur.
00:57:12Votre question
00:57:16est tellement longue
00:57:16et vos commentaires,
00:57:18je vais essayer
00:57:18de vous répondre quand même.
00:57:19Parce qu'il y a
00:57:19un problème d'entendement.
00:57:21Nous avons le clarifié.
00:57:23Vous savez,
00:57:25si vous me permettez,
00:57:26je voudrais remercier
00:57:27d'abord
00:57:27les 5000 personnes
00:57:29avec lesquelles
00:57:30je travaille régulièrement
00:57:31et je voudrais
00:57:32que je le rende
00:57:34hommage devant vous.
00:57:36Parce que justement,
00:57:38pendant la guerre du Golfe
00:57:39à laquelle
00:57:40vous avez fait allusion,
00:57:43nous n'avons eu
00:57:43absolument
00:57:44aucune friction,
00:57:46aucun problème.
00:57:47Parce que nous avons
00:57:48toujours eu
00:57:49entre nous
00:57:50des rapports
00:57:51emprunts
00:57:52de sincérité.
00:57:55Je leur ai expliqué
00:57:56dans tous les hôtels
00:57:56que les problèmes
00:58:00étant graves,
00:58:02que nous ne pouvons pas
00:58:03licencier
00:58:05ou désengager
00:58:06de nos cadres supérieurs
00:58:07moyens
00:58:08ou subalternes.
00:58:09Et que la meilleure solution
00:58:10pour nous
00:58:11était
00:58:12de partager
00:58:13le fardeau.
00:58:15Et ils ont tous
00:58:15et toutes,
00:58:16et je les remercie infiniment,
00:58:18accepté
00:58:18de travailler
00:58:20à mi-temps.
00:58:21Les 80%
00:58:22d'entre eux
00:58:23avaient accepté
00:58:25même de travailler
00:58:25tout le mois
00:58:26et ils ne percevaient
00:58:27que 50%
00:58:28de leur salaire.
00:58:30Je trouve ça
00:58:30très beau.
00:58:33Je trouve cela
00:58:34comme étant
00:58:35un exemple
00:58:35de solidarité
00:58:38devant le malheur.
00:58:41C'était quand même
00:58:41une catastrophe.
00:58:42Nous étions sinistrés.
00:58:44Tous ceux
00:58:44qui étaient patients,
00:58:46certains,
00:58:47minimes,
00:58:471% peut-être,
00:58:49au moins,
00:58:49qui étaient impatients
00:58:50qui sont partis,
00:58:51certains à l'étranger,
00:58:52d'autres sont restés
00:58:53au Maroc
00:58:53mais ayant changé
00:58:54de métier.
00:58:56Les autres sont restés
00:58:58et nous n'avons
00:58:58enregistré
00:58:59aucun problème social.
00:59:01Je peux vous assurer
00:59:02que le problème
00:59:04pour moi
00:59:05ne se pose pas
00:59:06dans ces termes.
00:59:07Il ne s'agit pas
00:59:08du tout
00:59:09de parler
00:59:10des petites choses
00:59:12ou des nuisances.
00:59:13Vous avez remarqué
00:59:14que je ne les ai pas
00:59:15soulignées.
00:59:16Je vous ai parlé
00:59:16des choses importantes.
00:59:18Je voulais
00:59:19vous communiquer
00:59:20ma passion,
00:59:21quelque chose
00:59:22de collectif
00:59:22qu'il faudrait
00:59:23qu'on trouve
00:59:23pour nous en sortir.
00:59:24non pas
00:59:26d'une façon
00:59:27petite
00:59:28par la petite porte.
00:59:29Je vous disais
00:59:30que grâce
00:59:31à sa majesté
00:59:32nous avons
00:59:33donné à ce pays
00:59:36ce pays
00:59:36à le temps,
00:59:37à ce qu'il faut.
00:59:38Les portes
00:59:38sont ouvertes.
00:59:41Il y a
00:59:41de grandes choses
00:59:42de faites
00:59:42si vous voulez
00:59:4336 ans
00:59:45de sécurité,
00:59:4636 ans
00:59:47de travail
00:59:48considérable
00:59:48au niveau
00:59:49du sommet,
00:59:51la planification
00:59:51et l'orientation.
00:59:52je peux me permettre
00:59:54d'être triste
00:59:54puisque derrière
00:59:56je ne me sens pas
00:59:57c'est mon droit
00:59:58d'estimer
00:59:59que mon pays
01:00:00mérite plus que ça,
01:00:01que l'administration
01:00:01doit s'y mettre
01:00:02et que le privé
01:00:03aussi doit s'y mettre.
01:00:04A aucun moment
01:00:05je n'ai séparé
01:00:06le gouvernement,
01:00:07l'administration
01:00:08ou les établissements
01:00:09publics
01:00:10de l'effort du privé.
01:00:11A aucun moment
01:00:11dans mon esprit
01:00:12quand j'ai dit
01:00:13il faut qu'on s'y mette
01:00:14c'est nous tous.
01:00:16Maintenant,
01:00:17est-ce que le PLM
01:00:18doit faire des immeubles
01:00:19ou doit faire
01:00:20des hôtels
01:00:21ou des fermes ?
01:00:22Je peux vous dire
01:00:22qu'il n'a pas
01:00:23le moindre immeuble
01:00:24et que toutes les boutiques
01:00:25qu'il a,
01:00:26il ne les a pas loués.
01:00:27Il n'a absolument
01:00:28jamais spéculé
01:00:29et je le dis
01:00:30ouvertement
01:00:32de façon
01:00:33à ce qu'il n'y ait
01:00:34point d'équivoque.
01:00:35Nous sommes en train
01:00:36de devenir constructeurs
01:00:38parce que nous avons appris
01:00:40en 6-7 ans
01:00:41à construire.
01:00:42Nous avons
01:00:436 mois d'âge.
01:00:45On est encore jeunes.
01:00:46Priez pour que nous réussissons
01:00:47et nous le faisons
01:00:49pour notre pays
01:00:50et les premiers contrats
01:00:51qu'on a signés
01:00:52utilisent
01:00:531500 employés.
01:00:551500 emplois
01:00:56tout de suite
01:00:56après 6 mois d'ouverture
01:00:58de ce que
01:00:59mademoiselle
01:00:59Sitael
01:01:00a bien appelé
01:01:01les ateliers
01:01:02techniques
01:01:03réunis
01:01:03installés
01:01:04dans cette
01:01:05splendide ville
01:01:05de Maracaj.
01:01:07Je ne suis pas
01:01:08un spectateur immobilier
01:01:10quoique
01:01:11c'est respectable.
01:01:13La loi l'autorise
01:01:14et le permet.
01:01:16Je ne suis pas
01:01:17un spéculateur
01:01:18de tout genre
01:01:18pas du tout.
01:01:19Je suis allé là
01:01:20où personne ne voulait y aller.
01:01:22J'ai pris
01:01:22l'hôtel
01:01:23à l'administration
01:01:24qui ne marchait pas du tout.
01:01:26J'ai travaillé
01:01:27et fait travailler.
01:01:28Nous avons
01:01:28gagné de l'argent
01:01:29investi intégralement
01:01:31dans le secteur.
01:01:32Nous n'avons
01:01:32d'argent
01:01:33nulle part.
01:01:36Ça m'étonne
01:01:36de la part
01:01:36d'un libéral
01:01:37que vous disiez
01:01:38que vous faites
01:01:39tout ça
01:01:39pour votre pays.
01:01:42Je pense que
01:01:42l'entrepreneur libéral...
01:01:43Vous voulez m'enlever ça ?
01:01:44Non.
01:01:44Je pense que
01:01:44l'entrepreneur libéral...
01:01:45Je ne saurais pas venu.
01:01:47Je pense que
01:01:47l'entrepreneur libéral
01:01:48devrait le faire
01:01:52d'abord
01:01:52pour lui-même.
01:01:54C'est sain,
01:01:54légitime
01:01:55et vous devriez
01:01:56le revendiquer
01:01:56à mon avis.
01:01:57Je crois
01:01:58que vous n'avez pas
01:01:58fait attention
01:01:59à une confession
01:02:01que je vous ai faite.
01:02:02Je n'étais pas obligé.
01:02:05J'ai été élevé
01:02:06avec de grands-mêmes.
01:02:09Mes parents
01:02:10et mon grand-père maternel
01:02:12ont fait
01:02:12dix ans de prison
01:02:13pendant le protectorat
01:02:15dans la campagne.
01:02:17J'ai vécu
01:02:18au sein d'un parti
01:02:19qui avait les options,
01:02:23les visions
01:02:23que vous savez.
01:02:25Et quand j'ai quitté
01:02:26l'administration,
01:02:27jamais,
01:02:29au grand jamais,
01:02:31je n'avais
01:02:31une pensée
01:02:32capitaliste pure
01:02:35du style
01:02:37« Après moi,
01:02:38le délui ».
01:02:39Je me sens concerné
01:02:40par tout ce qui se passe
01:02:42autour de moi
01:02:43dans ma ville,
01:02:44dans ma région
01:02:44et dans mon pays
01:02:45et ce qui m'angoisse
01:02:47et qui me rend
01:02:48passionné.
01:02:49Vous savez,
01:02:50je ne m'estime pas
01:02:51être un homme
01:02:52d'affaires ordinaire.
01:02:55C'est comme ça
01:02:55que je suis.
01:02:56Vous pouvez me croire,
01:02:57vous pouvez ne pas me croire.
01:02:59Mais,
01:03:00au moins,
01:03:01quand je le dis,
01:03:03j'ai 15 ans
01:03:04de preuve.
01:03:06Ça fait 15 ans
01:03:06que je travaille
01:03:07dans le secteur,
01:03:08dans la clarté,
01:03:10loin de toute ambiguïté.
01:03:11Et quand je dis
01:03:13que je suis un bon citoyen,
01:03:14je suis un sujet
01:03:15de sa majesté,
01:03:16je l'ai prouvé.
01:03:17Et chaque fois
01:03:17que j'ai senti
01:03:18que je me suis senti
01:03:21engagé,
01:03:22j'ai exécuté
01:03:23à la lettre
01:03:24et j'aurais souhaité.
01:03:25C'est mon droit
01:03:26de le dire.
01:03:27Que tout le monde
01:03:27fasse autant.
01:03:29Que nous soyons
01:03:29tous responsables.
01:03:31Que le parasol
01:03:31du souverain
01:03:33soit pour tout le monde
01:03:34et qu'il n'y ait pas
01:03:36de genre de sujet.
01:03:37Des sujets
01:03:38qui peuvent tromper
01:03:38sans qu'il paie
01:03:39et des sujets
01:03:40qui, comme moi,
01:03:42s'ils se trompent,
01:03:42ils paient.
01:03:43Voilà exactement
01:03:44mon discours.
01:03:45Ce discours est le mien.
01:03:47Je ne l'impose pas.
01:03:48Mais c'est exactement
01:03:49comme ça que je pense
01:03:50et comme ça que je suis.
01:03:52Pour en revenir au tourisme,
01:03:54il y a des grandes choses
01:03:55qui peuvent vous paraître
01:03:56au boutique,
01:03:56comme celles
01:03:57dont je vais vous parler
01:03:59et qui préoccupent
01:03:59un certain nombre
01:04:00de personnes
01:04:00à quelques jours,
01:04:01par exemple,
01:04:03du réveillon,
01:04:04donc du jour de l'an.
01:04:07Actuellement,
01:04:08nous assistons
01:04:09à Marrakech,
01:04:10notamment,
01:04:10à une espèce
01:04:11de tarification sauvage
01:04:13de la part des hôteliers
01:04:14qui augmente leur prix
01:04:16alors qu'ils n'en ont pas le droit,
01:04:18qui impose à leurs clients
01:04:19de payer le gala
01:04:22de fin d'année
01:04:23alors qu'ils ne souhaitent
01:04:24pas y assister.
01:04:25Est-ce que vous pensez
01:04:25que ce sont des façons
01:04:27d'encourager le Marocain
01:04:29à visiter son propre pays
01:04:31pour ne parler que de lui ?
01:04:34Vous savez,
01:04:34c'est un métier
01:04:35très, très difficile.
01:04:38Si j'ai le temps
01:04:39de dire deux mots
01:04:40sur l'industrie du tourisme,
01:04:42peut-être que
01:04:44ce que je dirai par la suite
01:04:46serait plus clair.
01:04:50Le tourisme
01:04:51est une industrie
01:04:52qui fabrique
01:04:53un produit
01:04:54périssable,
01:04:57non stockable.
01:04:59Ce produit
01:05:00que nous fabriquons
01:05:01comme cela
01:05:01ne sont pas nombreux
01:05:03à en faire de même.
01:05:05il faut citer
01:05:06le transport
01:05:06avec nous,
01:05:08notamment,
01:05:10le transport
01:05:10qui soit aérien
01:05:11ou terrestre
01:05:12ou l'hôtellerie,
01:05:15le tourisme,
01:05:16vend des prestations
01:05:17qui ne sont pas stockables.
01:05:19Vous avez une industrie
01:05:20lourde
01:05:20s'amortissant
01:05:22sur 15-20 ans,
01:05:23quelquefois plus
01:05:24pour les pailles
01:05:24de congrès
01:05:25et en même temps,
01:05:27vous n'avez
01:05:27aucune maîtrise
01:05:29sur le produit
01:05:29que vous fabriquez.
01:05:31ajoutez à cela
01:05:34que nos produits
01:05:36se vendent
01:05:37quelquefois
01:05:38un an
01:05:39minimum
01:05:40de six mois
01:05:40à l'avance
01:05:41à ce qu'on appelle
01:05:43des tours opérateurs.
01:05:46Souvent,
01:05:46les étrangers
01:05:47qui viennent acheter
01:05:49celui-ci
01:05:50100 lits,
01:05:51l'autre 200 lits,
01:05:5250 lits
01:05:53de votre établissement,
01:05:55ils signent avec vous
01:05:56un contrat
01:05:57et ils vous donnent
01:05:58actuellement
01:05:59en concession
01:05:59uniquement
01:06:00le contrat
01:06:01d'affredement aérien
01:06:02qui montre
01:06:03qu'il est bien sérieux
01:06:04et qui va venir
01:06:05chez vous.
01:06:08Ces contrats
01:06:09dont je vous parle
01:06:10tous intégralement
01:06:11pour toutes les villes
01:06:13du Royaume
01:06:13contiennent
01:06:15la disposition
01:06:16pour la dernière
01:06:17semaine
01:06:17de décembre
01:06:19le réveillon
01:06:21est inclus.
01:06:23C'est un acte
01:06:23juridique.
01:06:24Il n'y a aucune surprise.
01:06:27C'est quatre étoiles
01:06:28qui t'arrivent.
01:06:29Si vous permettez,
01:06:29j'y arrive,
01:06:30j'y arrive.
01:06:31Non, je suis obligée
01:06:32de vous arrêter
01:06:32parce que je ne suis pas
01:06:34d'accord avec vous.
01:06:34Mais j'y arrive.
01:06:35C'est quatre étoiles.
01:06:36Vous êtes classé quatre étoiles
01:06:37le Mansour d'Abi.
01:06:38Non, non, je vais y arriver.
01:06:39Vous imposez des tarifs
01:06:40cinq étoiles.
01:06:41Il faut que je vous termine
01:06:42ça, c'est très important.
01:06:43Non, mais il faut que je vous arrête
01:06:44parce que j'aimerais
01:06:45que vous répondiez à ma question
01:06:46mais vous n'êtes pas
01:06:46en train d'y répondre.
01:06:48Donc je suis très déçu.
01:06:49Je vais y aller.
01:06:50Voilà.
01:06:50Alors allez.
01:06:51Vous ne vous êtes pas déçu,
01:06:51je vais y aller.
01:06:52Allez-y.
01:06:53Donc je dis,
01:06:53ce contrat dans lequel
01:06:55il y a cette obligation
01:06:56pour le client
01:06:57est quelque chose de juridique.
01:06:59Je vous ai répondu.
01:07:00Vous ne m'avez pas entendu.
01:07:02Vous m'écoutez.
01:07:02Je vous ai dit
01:07:03que la dernière semaine
01:07:05est inclue dans le contrat.
01:07:08Évidemment,
01:07:09nous travaillons
01:07:10d'une façon assez importante.
01:07:11C'est un contrat d'allotement
01:07:13avec des grossistes.
01:07:15Il se peut
01:07:15qu'un citadin,
01:07:17qu'un passant,
01:07:19marocain ou étranger
01:07:20habitant le Maroc,
01:07:21arrive dans un hôtel
01:07:22et on lui dit
01:07:23« Toi, qu'est-ce que tu veux ?
01:07:24Je veux une chambre,
01:07:25une semaine,
01:07:26deux jours à la fin de l'année. »
01:07:27Il dit « Non,
01:07:27je ne vends que la semaine
01:07:29et dans la semaine,
01:07:30je vends le réveillon. »
01:07:32C'est une pratique
01:07:33depuis l'indépendance.
01:07:36Depuis l'indépendance,
01:07:37ça a été toujours pratiqué
01:07:39par l'hôtellerie marocaine.
01:07:40J'ai été surpris
01:07:41considérablement
01:07:42quand j'ai entendu
01:07:44des bruits autour de cela.
01:07:46Qu'est-ce qui se passe ?
01:07:47L'hôtellerie marocaine
01:07:48refuse les clients
01:07:49à la fin de l'année,
01:07:50leur oppose
01:07:51des tarifs particuliers.
01:07:52Il n'y a absolument
01:07:53rien de tout cela,
01:07:54sachant que nos hôtels,
01:07:56les hôtels marocains,
01:07:57ne pratiquent pas
01:07:58tous les réveillons.
01:07:59Et puis enfin,
01:07:59ces réveillons
01:08:00s'adressent
01:08:00à une clientèle étrangère.
01:08:02Les Marocains
01:08:02ne voient pas
01:08:03ce qu'ils vont faire
01:08:04dans un réveillon.
01:08:05À la limite.
01:08:06Vous ne voyez pas
01:08:06ce qu'un Casablanquet
01:08:09peut aller faire
01:08:09à Marrakech,
01:08:10par exemple.
01:08:10Mais pas du tout.
01:08:11Je ne parle pas de réveillon,
01:08:12je ne parle pas de cela.
01:08:14Je crois que je vous ai répondu
01:08:15sur ce point.
01:08:15C'est une pratique
01:08:16depuis l'indépendance.
01:08:18Les Marocains
01:08:19qui réveillent.
01:08:23Très bien.
01:08:24Et ce fameux 4 étoiles
01:08:27qui est le Mansour d'Arbi
01:08:28et qui tarife
01:08:30le prix de ses chambres
01:08:32à celui
01:08:35à un 5 étoiles.
01:08:36Vous n'êtes pas encore
01:08:375 étoiles.
01:08:38Vous avez des tarifs
01:08:395 étoiles
01:08:39alors que vous avez bénéficié
01:08:41jusqu'à aujourd'hui
01:08:41des avantages
01:08:43accordés aux 4 étoiles.
01:08:44Comment se fait-il ?
01:08:46Je crois que c'est une question
01:08:47qui ne va pas dans le
01:08:49sillage de ce qu'on dit.
01:08:51Elle va dans le même sens.
01:08:51Mais je vous réponds.
01:08:52Elle va dans le même sens.
01:08:53C'est bien.
01:08:54Je vous réponds.
01:08:56Tant qu'un hotel
01:08:57n'est pas classé,
01:08:59il se permet
01:09:00de pratiquer
01:09:01les tarifs
01:09:02des étoiles
01:09:03auxquelles il aspire.
01:09:05C'est écrit quelque part ?
01:09:06C'est la pratique
01:09:07depuis 30 ans.
01:09:09Très bien.
01:09:10Interroger.
01:09:12C'est que ma confiance
01:09:12soit interrogée.
01:09:14Très bien.
01:09:14Donc cette pratique
01:09:15est courante.
01:09:16Elle est tout à fait
01:09:17routinière
01:09:18et c'est normal.
01:09:21Ceci étant,
01:09:22pour moi,
01:09:23le Mansour d'Arbi
01:09:24est un établissement
01:09:25entre le 4 et le 5.
01:09:27Il sera 5 ou 4.
01:09:28Ça n'a aucune
01:09:28sorte d'importance.
01:09:30Toujours est-il,
01:09:31il a été admis
01:09:32au départ
01:09:33à l'ouverture
01:09:34à figurer
01:09:35parmi les hôtels-clubs
01:09:36et tous les Pullman
01:09:37sont les hôtels-clubs
01:09:38et ils ne sont pas soumis
01:09:40à une réglementation
01:09:41tarifaire particulière
01:09:43et ils bénéficient
01:09:44d'une liberté tarifaire
01:09:46pour autant
01:09:46que ce tarif
01:09:48ou ces tarifs
01:09:49pratiqués
01:09:49soient portés
01:09:50à la connaissance
01:09:51de l'administration,
01:09:52ce que nous avons
01:09:52toujours fait.
01:09:53quand on parle
01:09:56de tourisme,
01:09:57je constate
01:09:58avec regret
01:09:59l'absence
01:10:00de cadre
01:10:00de l'administration
01:10:01autour de cette table.
01:10:03Pour ce qui est
01:10:04des chiffres,
01:10:05les chiffres
01:10:06que vous avez cités
01:10:07depuis 1985
01:10:07sont corrects
01:10:09et un peu tristes.
01:10:11En matière de tourisme,
01:10:12c'est important
01:10:13de voir
01:10:13à long terme
01:10:14et je crois
01:10:16qu'il est mieux
01:10:17de parler
01:10:17de tendance.
01:10:19Qu'est-ce qui s'est passé
01:10:19depuis 10 ans
01:10:20et aussi et surtout
01:10:22qu'est-ce qui peut se passer
01:10:23pour dans 10 ans.
01:10:26Alors,
01:10:26ce qui s'est passé
01:10:27depuis 10 ans,
01:10:28c'est que la croissance
01:10:29du nombre de touristes
01:10:31a été en moyenne annuelle
01:10:33de l'ordre de 10,5%.
01:10:34Mais,
01:10:36si on se réfère
01:10:36aux Européens,
01:10:38elle a été seulement
01:10:38de 2,3%.
01:10:40En ce qui concerne
01:10:43les recettes,
01:10:43effectivement,
01:10:45depuis 1980
01:10:46jusqu'à 1990,
01:10:48nous avons une croissance
01:10:49moyenne annuelle
01:10:50de 19,6% à peu près.
01:10:52Il est vrai
01:10:52que maintenant,
01:10:53elle descend.
01:10:54Qu'est-ce qui peut se passer
01:10:55pendant 10 ans ?
01:10:57Vous parliez tout à l'heure
01:10:57d'un taux de croissance
01:10:58en général
01:10:59de 10%.
01:11:00L'Office mondial
01:11:02de tourisme
01:11:03prévoit
01:11:04une participation
01:11:05de l'Afrique
01:11:06en général
01:11:07de l'ordre
01:11:07de 5%
01:11:09sur 638 millions
01:11:11de touristes.
01:11:12La part
01:11:13qui reviendrait
01:11:14au Maroc
01:11:14serait de l'ordre
01:11:15de 6 millions
01:11:16par rapport
01:11:18à 3
01:11:18qu'on a maintenant.
01:11:19On voit difficilement
01:11:20le taux de dépensement
01:11:21du ciel.
01:11:23En matière
01:11:23de tourisme,
01:11:24en tout cas.
01:11:26Difficile.
01:11:27Je ne voulais pas lire
01:11:28de papier.
01:11:29Si vous m'autorisez
01:11:30à vous lire les chiffres,
01:11:32je suis prêt
01:11:32à le faire.
01:11:34Je suis désolé.
01:11:35de 1986
01:11:38à 91
01:11:39ou à 90
01:11:41nos recettes
01:11:44n'ont augmenté
01:11:45que de 10
01:11:4515,6
01:11:4713
01:11:484
01:11:48et 22%.
01:11:50Chiffre
01:11:51Office d'échange.
01:11:53Il n'y a pas 18
01:11:53il n'y a pas 20.
01:11:57C'est évident.
01:11:59Je vais vous dire
01:11:59pourquoi.
01:12:00tout simplement
01:12:01parce que
01:12:02vous avez en 1986
01:12:05très peu
01:12:06de maghrébins.
01:12:08Vous avez en centimes
01:12:096 milliards et demi.
01:12:11Nous sommes passés
01:12:12en 87
01:12:12à 7 milliards
01:12:132,3
01:12:14en 88
01:12:16à 8 milliards
01:12:172
01:12:17et nous avons
01:12:19à ce moment-là
01:12:20commencé à avoir
01:12:211,5 million
01:12:22d'Algériens.
01:12:23En 89
01:12:24on est monté
01:12:25à 8 milliards
01:12:252,6
01:12:26avec 1 million
01:12:27de visiteurs algériens.
01:12:30En 1990
01:12:30on est passés
01:12:31à 10 milliards
01:12:32de dirhams
01:12:332,5
01:12:34avec un taux
01:12:36de croissance
01:12:38de 22%.
01:12:40Ce n'est pas important.
01:12:43Le plus important
01:12:44c'est de ne pas
01:12:45c'est de ne pas
01:12:48si vous voulez
01:12:48il ne faut pas
01:12:50accepter 10%
01:12:515%
01:12:523%
01:12:53de voir comment
01:12:54nous sommes toujours
01:12:56aux environs
01:12:57du million
01:12:58d'une clientèle européenne
01:12:59qui est notre
01:13:01réservoir
01:13:03cette Europe
01:13:03qui est notre réservoir
01:13:04qui est notre chance
01:13:06notre salut
01:13:07demain
01:13:07il faut
01:13:09que le wagon
01:13:11soit accroché
01:13:12à l'Europe
01:13:12ce temps-là.
01:13:13Il faut
01:13:14qu'on soit
01:13:15diligent
01:13:15qu'on soit
01:13:16attentif
01:13:17ce n'est pas normal
01:13:19que depuis
01:13:1985
01:13:20on n'ait pas
01:13:21investi
01:13:22sur le plan
01:13:23de la promotion
01:13:24qu'on n'ait pas
01:13:25regardé
01:13:26qu'on n'ait pas
01:13:26appris à être
01:13:27féminicien
01:13:28un peu
01:13:28féminicien
01:13:29pas beaucoup
01:13:29je ne trouve pas
01:13:32vous me direz
01:13:33que ça ne nous a pas
01:13:34empêché
01:13:35ou empêché
01:13:35certains
01:13:36de faire
01:13:36de bonnes affaires
01:13:37mais ça
01:13:37ça ne me console pas
01:13:38ça ne me console pas
01:13:40du tout
01:13:40moi monsieur
01:13:42quand on me dit
01:13:43qu'on a fait
01:13:431,5 milliard de dollars
01:13:45de recettes
01:13:45je dis
01:13:46le royaume
01:13:46peut se fermer
01:13:483 milliards
01:13:484 milliards
01:13:50de recettes
01:13:50je peux vous assurer
01:13:52que nous en avons
01:13:53les moyens
01:13:53nous avons
01:13:55les moyens
01:13:55d'arriver
01:13:56à cela
01:13:56savez-vous
01:13:58que nos lits
01:13:59sont occupés
01:14:01depuis 10 ans
01:14:01à hauteur
01:14:02de 42%
01:14:03de fréquentation
01:14:05je dis les lits
01:14:05pas les chambres
01:14:0642%
01:14:07qu'est-ce qu'on fait
01:14:08de 60%
01:14:10je ne parle
01:14:12ni d'occupation
01:14:13d'augmentation
01:14:14de capacité
01:14:15je ne parle pas
01:14:16d'hôtels
01:14:18nouveaux
01:14:18ni de techniques
01:14:20nouvelles
01:14:20je dis le capital
01:14:22dont nous sommes dotés
01:14:24vous le savez
01:14:2590 000 lits
01:14:26à peu près
01:14:27classés
01:14:28impeccables
01:14:29ces lits
01:14:30ces chambres
01:14:30ne sont pas occupés
01:14:31alors que nous sommes
01:14:33le pays
01:14:35le moins cher
01:14:36de la méditerranée
01:14:37avec
01:14:38je viens de le recevoir
01:14:39hier
01:14:40les tarifs
01:14:4191
01:14:41400 dirhams
01:14:43les 4 étoiles
01:14:44vous avez dit
01:14:46moins de 300 francs français
01:14:48260 et quelques francs français
01:14:50deux personnes
01:14:52dans une chambre
01:14:534 étoiles
01:14:54il y a un problème
01:14:57il y a un problème
01:14:58les choses se présentent
01:15:00ils sont analysés
01:15:01de façon
01:15:01séparée
01:15:03partielle
01:15:04mais il n'y a pas
01:15:05cette analyse globale
01:15:06qui dit
01:15:07cet instrument
01:15:08doit être
01:15:08rentabilisé au maximum
01:15:09il doit donner le maximum
01:15:10nous ne vendons pas
01:15:12des produits
01:15:12le royaume
01:15:14ce n'est pas n'importe quoi
01:15:15voilà mon
01:15:16on parle souvent
01:15:18de la promotion
01:15:19dans le marketing
01:15:21du tourisme
01:15:22il y a
01:15:23au moins
01:15:244 variables
01:15:25en plus
01:15:25de la promotion
01:15:26il y a le produit
01:15:27il y a le prix
01:15:28il y a la distribution
01:15:30il y a l'image
01:15:31en général
01:15:32bon
01:15:33on ne peut pas parler
01:15:34que de la promotion
01:15:35le produit
01:15:36et le prix
01:15:36c'est vous
01:15:37exact
01:15:37et la distribution
01:15:38en partie aussi
01:15:39c'est vous
01:15:39et sur le plan
01:15:42de la qualité du produit
01:15:43si vous permettez
01:15:44sa question est pertinente
01:15:46et à mon avis
01:15:46le fond du problème
01:15:47vous avez
01:15:48mille fois raison
01:15:50et nous nous rejoignons
01:15:51au moins
01:15:51sur un point
01:15:52c'est que l'analyse
01:15:54doit être globale
01:15:54je ne voulais pas
01:15:56être critique
01:15:56ni pour dire
01:15:58pourquoi les produits
01:15:59ne sont pas affinés
01:16:00ni pour dire
01:16:01pourquoi
01:16:02nous n'avons pas appris
01:16:03à regarder
01:16:04les problèmes
01:16:05de maintenance
01:16:06avec sérieux
01:16:07pourquoi nous n'avons pas
01:16:09regardé les problèmes
01:16:10de l'environnement
01:16:11global des villes
01:16:12et des communes
01:16:13pourquoi nos aéroports
01:16:15ont toujours
01:16:15le même genre
01:16:16de problèmes
01:16:16sous équipement
01:16:19personnel insuffisant
01:16:21taxi de remise
01:16:24datant probablement
01:16:25pas de la guerre
01:16:26mais c'est pas loin
01:16:27prix, calèche, restaurant
01:16:29guide pour guide
01:16:30tout cela
01:16:30je ne veux pas
01:16:31entrer dans ce état
01:16:32ils sont connus
01:16:33dans les dossiers
01:16:33le prix
01:16:36auquel nous vendons
01:16:37la démarche commerciale
01:16:40promotionnelle
01:16:40et marketing
01:16:41tout cela est global
01:16:42et c'est pour cela
01:16:44que vous me trouvez
01:16:45cherchant des solutions
01:16:48globales
01:16:49jamais je n'ai dit
01:16:50que le miracle
01:16:51viendrait de la promotion
01:16:52c'est évident
01:16:53on ne vend que
01:16:54ce qu'on fabrique
01:16:55et si on se confabrique
01:16:57et cheap
01:16:58il sera mal vendu
01:16:59s'il est bien fait
01:17:00mais il n'est pas
01:17:01enrobé correctement
01:17:02il sera mal vendu
01:17:03nous devons former
01:17:04les femmes
01:17:05et les hommes
01:17:06pour le vendre
01:17:06nous devons affiner
01:17:08le produit
01:17:08nous voulons
01:17:09tout simplement
01:17:10prenez comme je vous l'ai dit
01:17:11tout à l'heure
01:17:12le cas de Malak
01:17:12donnez-moi un argument
01:17:15contre la ville
01:17:16il n'y a pas
01:17:17tous les inconvénients
01:17:19qui existent
01:17:19viennent de nous
01:17:19la façon de la gérer
01:17:21la ville
01:17:23millénaire
01:17:25impériale
01:17:26universelle
01:17:28de richesses
01:17:28et de culture
01:17:29et pourtant
01:17:30on en fait quoi ?
01:17:31une ville qui travaille
01:17:32qui est travaillée
01:17:33à 39%
01:17:34de fréquentation
01:17:35en 90
01:17:37qui tombait
01:17:38à 26%
01:17:39de fréquentation
01:17:40contre 21
01:17:41qui se lamentent
01:17:43qui se perd
01:17:44qui se pose des questions
01:17:45qui a le doute
01:17:46alors qu'il n'y a aucune raison
01:17:48si on voulait regarder
01:17:50les problèmes en face
01:17:50si on voulait se mettre
01:17:52autour d'une table
01:17:53et parler sincèrement
01:17:55je voudrais
01:17:56qu'on me fasse
01:17:57au moins plaisir
01:17:58sur ce point
01:17:59c'est que
01:18:00ce problème
01:18:01de sincérité
01:18:01est fondamental
01:18:03dans mon esprit
01:18:03et si vraiment
01:18:04on est d'accord
01:18:05sur ce point
01:18:05j'aurais au moins été
01:18:07j'aurais communiqué
01:18:08correctement
01:18:09il faut de la sincérité
01:18:11vous n'avez pas répondu
01:18:13à la question
01:18:13sur la qualité du produit
01:18:14monsieur Sonsi
01:18:15vous a dit
01:18:16la qualité du produit
01:18:16c'est vous
01:18:17je vous dis
01:18:18que c'était un élément
01:18:19de marketing
01:18:19alors question
01:18:21autre
01:18:22la mienne
01:18:23sur la qualité du produit
01:18:25c'est vous la qualité du produit
01:18:26et pas mal d'hôtels
01:18:28viennent d'être déclassés
01:18:28cela me semble être
01:18:30un désaveu
01:18:30de la part de l'administration
01:18:31de tutelle
01:18:32si l'administration de tutelle
01:18:33critique la qualité du produit
01:18:34on ne la trouve pas conforme
01:18:36au classement
01:18:36qu'elle a fait elle-même
01:18:37il me semble qu'il y a un problème
01:18:38qui n'est pas forcément
01:18:40celui de l'administration
01:18:41vous avez aussi
01:18:43le doigt sur un problème sensible
01:18:48la guerre du golfe
01:18:50est terminée
01:18:53il n'y a pas longtemps
01:18:54depuis 1985
01:18:58l'hôtellerie marocaine
01:18:59a vécu
01:19:00dans l'absence
01:19:02d'une promotion structurée
01:19:04vous le savez
01:19:05tout le monde le sait
01:19:06ce n'est pas
01:19:08à mon avis
01:19:08à la fin d'une guerre
01:19:10comme celle du golfe
01:19:11tarissement des ressources
01:19:13problème psychologique
01:19:14des gens
01:19:15absolument atterrés
01:19:17qu'on vient déclasser
01:19:19la quasi-totalité
01:19:21du débrouillage
01:19:22de toute manière
01:19:25si vous venez déclasser tout
01:19:27c'est que vous posez un problème
01:19:29d'une qualité autre
01:19:30on ne peut pas attendre 10 ans
01:19:34et puis venir tout déclasser
01:19:36juridiquement
01:19:38le marché marocain a un problème
01:19:40quasiment insoluble
01:19:41le marché de l'hôtellerie
01:19:43c'est que les TO
01:19:46qui ont acheté
01:19:47qui ont loué
01:19:48pris des engagements
01:19:49pris des chambres
01:19:51chez les hôteliers marocains
01:19:53se retrouvent
01:19:54avec
01:19:55un flot d'hôtels
01:19:56qui a été déclassé
01:19:57complètement
01:19:58et qui sont en droit
01:19:59de venir dire
01:20:00messieurs
01:20:01les hôtels de Marrakech
01:20:03ne sont pas ceux
01:20:03qu'on a acheté
01:20:04donc nous tombons
01:20:05nous tombons les prix
01:20:06nous descendons les prix
01:20:07le problème qui s'est posé
01:20:09vous me donnez une seconde
01:20:11le problème qui s'est posé
01:20:12en fait après la guerre
01:20:13c'est de venir
01:20:14comme nous l'avons suggéré
01:20:15en son temps
01:20:16voir les hôteliers
01:20:18et leur dire
01:20:19on sait que vous avez reçu
01:20:20une JIT
01:20:21on sait que vous avez
01:20:22des problèmes invraisemblables
01:20:23quelle est la solution
01:20:25crédit hôtelier
01:20:26crédit bancaire
01:20:28voyons cas par cas
01:20:29groupe par groupe
01:20:30et vous avez 6 mois
01:20:32un an
01:20:33pour retaper vos hôtels
01:20:34c'est fini maintenant
01:20:35mais venir sans préavis
01:20:37déclasser 95%
01:20:39il devait dire 100%
01:20:40de Tangier
01:20:41ça aurait évité le problème
01:20:42dites-moi
01:20:43ça aurait réglé quoi ?
01:20:45ces hôteliers
01:20:45on sait qu'ils n'ont pas
01:20:46d'argent maintenant
01:20:47on le sait
01:20:48puisqu'ils sont sortis
01:20:49de la guerre
01:20:49ça aurait peut-être été pire
01:20:51si les touristes étaient venus
01:20:52croyant aller dans un 5 étoiles
01:20:53ou un 4 étoiles
01:20:54et trouvant
01:20:55un autre
01:20:55exactement
01:20:56je suis désolé
01:20:57c'est un mythe
01:20:57peut-être que ça aurait été
01:20:58c'est un mythe
01:20:59et il faudrait peut-être
01:21:00qu'on le libère tout de suite
01:21:01ce mythe
01:21:02parce que nous avons traîné
01:21:03toutes les missions
01:21:03vous savez
01:21:05nous arrivons bientôt à la fin
01:21:06alors je vous demanderai
01:21:06d'être brefs
01:21:08et dans les questions
01:21:08et dans les réponses
01:21:09peut-être une dernière question
01:21:10je vais répondre
01:21:11si vous permettez
01:21:12c'est un mythe
01:21:13que de croire
01:21:14que les étrangers
01:21:15n'aiment pas l'hôtellerie marocaine
01:21:16je fréquente
01:21:18l'étranger
01:21:19depuis 20 ans
01:21:20je reçois des théos
01:21:22je peux
01:21:23vous donner
01:21:25toutes les précisions
01:21:26que vous voulez
01:21:26l'hôtellerie marocaine
01:21:28est appréciée
01:21:29à l'étranger
01:21:31rapport qualité prix
01:21:33c'est l'une du meilleur
01:21:34que je connais sur la planète
01:21:36je parle des théos
01:21:38des clients
01:21:39pour les théos
01:21:39ou pour les clients
01:21:40pour les théos
01:21:41je suis d'accord
01:21:42mais pour les clients
01:21:43c'est différent
01:21:43est-ce que ces déclassements
01:21:45sont justifiés
01:21:46c'est ce que je comprends
01:21:49de votre
01:21:49alors il faut bien
01:21:51commencer un jour
01:21:51par déclassement
01:21:52il faut commencer
01:21:53un jour par affinir
01:21:54alors d'après vous
01:21:56on va donner des délais
01:21:57ces délais
01:21:58moi j'ai lu
01:21:58j'ai lu dans un journal
01:22:00aujourd'hui
01:22:00qu'il y avait des lettres
01:22:01du ministère du tourisme
01:22:02pour déclassement
01:22:03et il y a des rappels
01:22:06où on dit
01:22:06on vous avait donné
01:22:08un délai de six mois
01:22:08ou on vous donne encore
01:22:09un délai de six mois
01:22:10je crois que ça se fait
01:22:11dans la pratique
01:22:11non
01:22:12la plupart
01:22:12sont des déclassements
01:22:14et le problème
01:22:17que je vous ai expliqué
01:22:17est un problème de nature
01:22:19regardez
01:22:20comment voulez-vous
01:22:22venir
01:22:24nier quelque chose
01:22:26qui existe
01:22:26de façon globale
01:22:29alors que le problème
01:22:30était
01:22:31de chercher
01:22:32de chercher
01:22:32à classer
01:22:32si tous les quatre étoiles
01:22:34deviennent trois
01:22:34si tous les trois
01:22:35deviennent deux
01:22:35si les cinq
01:22:36deviennent quatre
01:22:37il y a un problème
01:22:38de classement
01:22:39il y a un problème
01:22:39pas inhérent
01:22:40à l'autel
01:22:41si vous voulez
01:22:41je ne sais pas
01:22:43si je me suis bien
01:22:44fait comprendre
01:22:45on ne peut pas
01:22:46tout déclasser
01:22:47dans les quatre étoiles
01:22:48on trouve quatre
01:22:48qui ne sont pas bons
01:22:49on dit
01:22:49mettez-vous au diapason
01:22:50mais si toute la catégorie
01:22:52passe à trois
01:22:53toutes les trois
01:22:54passent à deux
01:22:54j'ai dit
01:22:55il y a un problème
01:22:56et qu'on ne peut pas
01:22:57régler
01:22:57de façon administrative
01:22:58il faut du temps
01:23:00de l'argent
01:23:00il faut réfléchir
01:23:02et ça fait partie
01:23:03des problèmes globaux
01:23:04comme je l'ai dit
01:23:04rien n'est isolé
01:23:06autrement dit
01:23:06on a besoin de l'état
01:23:07pour vous soutenir
01:23:08mais pas pour vous sanctionner
01:23:09pas du tout
01:23:11apparemment il y a un problème
01:23:12de dialogue
01:23:12avec tout ce que vous venez
01:23:13d'évoquer
01:23:14entre l'état
01:23:14et le privé
01:23:16je ne dis pas l'état
01:23:17un problème de communication
01:23:18il n'y a jamais eu
01:23:19il n'y a pas d'instance
01:23:21unissant toutes les parties
01:23:23concernées
01:23:23pour pouvoir réfléchir
01:23:25dialoguer
01:23:26analyser
01:23:27les problèmes
01:23:27que connaît le tourisme
01:23:28marocain
01:23:29il y a porté des solutions
01:23:30il n'y a pas de livre blanc
01:23:31il n'y a pas de conseil
01:23:33national du tourisme
01:23:34par exemple
01:23:35qui réunirait tout le monde
01:23:36l'idée n'est pas en cours
01:23:38l'idée n'a pas été soumise
01:23:40pourquoi ce manque de dialogue ?
01:23:42d'abord il faudrait qu'on soit clair
01:23:44à aucun moment
01:23:45je n'ai dit
01:23:46qu'il y a un problème
01:23:46avec l'état
01:23:47non mais il y a un problème
01:23:48de dialogue apparemment
01:23:49il y a un problème
01:23:49une difficulté à se réunir
01:23:51et à réfléchir ensemble
01:23:52sur les problèmes
01:23:53ni au tourisme
01:23:53il y aurait problème
01:23:54avec les administrations
01:23:56successives
01:23:56il y a un problème
01:23:58d'approche
01:23:59globale
01:24:00ce n'est pas à moi
01:24:02de faire la leçon
01:24:03à quiconque
01:24:03je vous explique seulement
01:24:05ce que nous
01:24:06dans le privé
01:24:07nous ressentons
01:24:08si communication
01:24:09il y a
01:24:10elle n'a pas été sincère
01:24:11ces discussions
01:24:12et dialogues
01:24:13ils n'ont pas été
01:24:14approfondis
01:24:15il y a un problème
01:24:16quelque part
01:24:17je ne suis pas venu
01:24:19sincèrement
01:24:19et je vous remercie
01:24:21de m'avoir invité
01:24:21avec mes amis
01:24:22pour vous critiquer
01:24:23l'administration
01:24:24dont je suis issu
01:24:25mais je suis avant
01:24:26d'être fonctionnaire
01:24:27marocain
01:24:28et je me sens
01:24:30comme être un soldat
01:24:31de mon roi
01:24:32donc je vous parle
01:24:33franchement
01:24:33ça peut ne pas plaire
01:24:34je comprends
01:24:36et c'est normal
01:24:37quand on parle
01:24:38d'une façon sincère
01:24:40on a des inimies
01:24:41je le comprends
01:24:42et je l'assume
01:24:43nous sommes là
01:24:47je crois
01:24:47depuis le début
01:24:49pour essayer
01:24:49de poser des problèmes
01:24:50apporter des appréciations
01:24:54faire des constats
01:24:55non pas pour attaquer
01:24:56qui ce soit
01:24:57ni vous
01:24:58une administration
01:24:58ni vous obliger
01:24:59à attaquer l'administration
01:25:00absolument
01:25:01je vous défendrai
01:25:02maintenant nous partons
01:25:04du constat suivant
01:25:05c'est qu'il y a un manque
01:25:05de dialogue
01:25:06et que malheureusement
01:25:07la plupart du temps
01:25:08les initiatives
01:25:09sont venues
01:25:10de l'administration
01:25:11les initiatives
01:25:11sont venues
01:25:12du ministère
01:25:12du tourisme
01:25:14et que le privé
01:25:15n'y a que très peu
01:25:17ou mal répondu
01:25:18non c'est vous
01:25:18qui le dites
01:25:19c'est moi qui le dites
01:25:19c'est vous qui le dites
01:25:20vous l'assumez
01:25:21il ne nous reste plus
01:25:22beaucoup de temps
01:25:23à présent
01:25:23j'aimerais que peut-être
01:25:24quelqu'un d'entre vous trois
01:25:25pose une dernière question
01:25:26peut-être même deux
01:25:27si nous avons le temps
01:25:28question rapide
01:25:29sur la privatisation
01:25:30oui
01:25:30vous gérez
01:25:3112 hôtels
01:25:32qui appartiennent à l'État
01:25:33vous avez un contrat
01:25:34à Dubaï
01:25:35je crois que vous êtes
01:25:37candidat à les racheter
01:25:38si vous ne les rachetez pas
01:25:41pour une raison ou une autre
01:25:42si on ne vous autorise pas
01:25:43à se faire
01:25:43qu'est-ce que vous allez faire
01:25:45est-ce que vous allez quitter
01:25:46ou est-ce que vous allez
01:25:46rester sur place
01:25:47d'abord je suis pour
01:25:49la privatisation
01:25:50vous allez dire
01:25:51que je suis un libéral
01:25:52je suis absolument pour
01:25:54mais je voudrais
01:25:55en moins d'une minute
01:25:56vous apporter
01:25:59le point de vue
01:26:01des hôteliers
01:26:02concernés par ce problème
01:26:05pour nous
01:26:07la privatisation
01:26:07a été déjà faite
01:26:09en 75-76
01:26:11pourquoi ?
01:26:12parce qu'il est
01:26:13tout à fait normal
01:26:14qu'une usine de sucre
01:26:16à vendre
01:26:17à Maroc
01:26:17à privatiser
01:26:19ne ressemble pas
01:26:20au cas de l'hôtel
01:26:21à privatiser
01:26:22l'hôtel
01:26:24les hôtels
01:26:25dont vous parlez
01:26:26sont d'ores et déjà
01:26:27entre les mains de privés
01:26:28elles sont gérées
01:26:29selon
01:26:30les conditions
01:26:32et les techniques libérales
01:26:34du privé
01:26:34il manque tout simplement
01:26:36à savoir
01:26:37qui est propriétaire
01:26:38des murs
01:26:39le point de commerce
01:26:40appartient aux exploitants
01:26:42c'est du droit commun
01:26:43ça relève du droit commun
01:26:44il reste bien entendu
01:26:46que nous avons expliqué
01:26:48que sur le plan
01:26:49du droit et de l'équité
01:26:50il est un peu normal
01:26:52pour ces gens
01:26:53qui ont
01:26:53dans des mondes difficiles
01:26:54où les hôtels
01:26:55étaient déficitaires
01:26:56avec des problèmes graves
01:26:58et qui avaient accepté
01:27:00des loyers
01:27:01sous forme de lésime
01:27:02ne se retrouvent pas
01:27:03acculés de main
01:27:04parce qu'ils veulent
01:27:05toujours les acheter
01:27:06à payer
01:27:07le prix
01:27:08fort
01:27:09le prix du jour
01:27:10ce serait pas équitable
01:27:12étant donné
01:27:13que la philosophie
01:27:14en la matière
01:27:15pour nous
01:27:15doit être
01:27:16une philosophie
01:27:17non mercantiliste
01:27:19une philosophie
01:27:20économique générale
01:27:21qui tient compte
01:27:22de tous les facteurs
01:27:23notamment de celui
01:27:24de ne pas casser
01:27:25les chiens hôtelières
01:27:26de ne pas disperser
01:27:27le personnel
01:27:28et de tenir compte
01:27:29si vous le permettez
01:27:30d'un facteur fondamental
01:27:31à savoir
01:27:32ces prix
01:27:33ces hôtels
01:27:34ont déjà été payés
01:27:36à travers
01:27:37les loyers
01:27:38et les participations
01:27:39bénéficiaires
01:27:40auxquelles
01:27:41ils ont donné lieu
01:27:42voilà mon opinion
01:27:43très bien moi
01:27:44c'est très beaucoup de temps
01:27:45je vais vous demander
01:27:45brièvement de conclure
01:27:47par rapport à cette émission
01:27:49et tout d'abord
01:27:49vous demandez
01:27:50si elle répond
01:27:51à vos attentes
01:27:52si 90 minutes après
01:27:54vous vous sentez un peu plus à l'aise
01:27:55vous avez l'air un peu crispé
01:27:57je ne sais pas
01:27:58si j'étais crispé
01:27:59les téléspectateurs diront
01:28:02je suis un peu ému
01:28:04c'est normal
01:28:05je vous ai dit
01:28:06que je ne suis pas
01:28:06un homme de communication directe
01:28:08je suis venu
01:28:09vous parler
01:28:09franchement
01:28:10j'ai des défauts
01:28:12j'ai des qualités
01:28:13j'ai apporté
01:28:15un peu de mon coeur
01:28:15en vous parlant
01:28:16je vous ai dit
01:28:17exactement ce que je ressens
01:28:19bien
01:28:19mal
01:28:20je ne sais pas
01:28:20mais je pense
01:28:22que je demanderai
01:28:24à ce qu'on me juge
01:28:26sur mes actes
01:28:27plutôt
01:28:27que sur ce que j'ai dit
01:28:29ou j'aurais pu dire
01:28:30très bien
01:28:30écoutez en tout cas
01:28:31nous vous remercions
01:28:32d'avoir voulu
01:28:33d'avoir voulu venir
01:28:35d'avoir accepté
01:28:36de venir
01:28:37à cette émission
01:28:37nous remercions
01:28:38nos trois intervenants
01:28:41qui vous ont interrogé
01:28:42avec moi ce soir
01:28:42nous remercions
01:28:43le public également
01:28:44qui s'est déplacé
01:28:46pour vous
01:28:46vos amis
01:28:47les journalistes
01:28:48j'espère que vous avez apprécié
01:28:50ce moment de télévision
01:28:51je vous remercie
01:28:53de nous avoir suivis
01:28:53je vous dis à très bientôt
01:28:54l'année prochaine
01:28:55je vous dis à très bientôt
01:28:58Sous-titrage MFP.
01:29:28...
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