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  • il y a 3 semaines
Eglise universelle : Léon XIV en Turquie et au Liban

Du 27 novembre au 3 décembre, le pape Léon XIV a réalisé son premier voyage à l'étranger en Turquie, à l'occasion du 1 700ème anniversaire du concile de Nicée, puis au Liban. Jeanne Smits revient sur les étapes de ce séjour et évoque la belle figure de saint Charbel Makhlouf.


Eglise en France : Dénatalité : déclin irréversible ?

Nouvelle présidente de l'association Famille et Liberté, Arabelle Conte, présente le colloque qui a eu lieu le 15 novembre dernier sur les causes et conséquences de la dénatalité en France. Elle analyse pour nous les causes générales de la dénatalité en Europe et examine les expériences de relance de la natalité en Hongrie et en Italie.


Eglise en Marche : SOS Calvaires a un nouveau directeur général

Louis Guéry, nouveau directeur général de SOS Calvaires, dresse le bilan de l'année 2025 marquée, en décembre 2024, par la confection du mobilier liturgique pour la messe du pape à Ajaccio et en juillet 2025 par le jubilé de sainte Anne d'Auray. Durant cette année, 300 calvaires ont été restaurés, un atelier de restauration de Christ en fonte a été inauguré et de multiples autres projets s'annoncent.

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Transcription
00:00Deux semaines nous séparent de la fin de la campagne de dons, le 31 décembre, comme un coup près.
00:05Et c'est maintenant que tout se joue.
00:07Si la mobilisation des téléspectateurs et des donateurs de TV Liberté s'amplifient,
00:12alors nous pourrons projeter la chaîne vers 2026, 2027,
00:16toujours plus libre, toujours plus forte, plus audacieuse que jamais.
00:20Mais si le rythme actuel se maintient,
00:22alors l'avenir de la première chaîne alternative de France sera compromis.
00:28Et quel cadeau ce serait ?
00:29Un cadeau pour ceux qui rêvent de 2026 et de 2027 sans contestation de leur monopole.
00:34Une victoire pour ceux qui veulent des médias tenus par l'État, par un oligarque ou par les annonceurs.
00:40Un triomphe pour ceux qui ont tenté de nous réduire au silence par la censure bancaire.
00:45Ne leur offrons pas cette victoire.
00:47Ne les laissons pas pavoisés.
00:49Protégez TV Liberté.
00:51Protégez TVL.
00:52Faites un don.
00:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:23Bienvenue sur Terre de Mission, l'émission religieuse de TV Liberté en ce dimanche 14 décembre, dimanche dit de Gaudete.
01:44Trois séquences.
01:45Tout d'abord avec Jeanne Smith, nous analyserons le voyage du pape qui a eu lieu en Turquie et au Liban du 27 novembre au 3 décembre.
01:56Ensuite, nous accueillerons Arabelle Comte, nouvelle présidente de l'association Famille et Liberté,
02:02qui a organisé le 15 novembre dernier un colloque tout à fait passionnant sur les questions de natalité.
02:10Et enfin, nous accueillerons Louis Guéry, nouveau directeur général de l'association SOS Calvaire.
02:17Bonjour Jeanne Smith.
02:31Bonjour Jean-Pierre Mojandre.
02:32Le Saint-Père était au voyage au Moyen-Orient du 27 novembre au 3 décembre.
02:37Il a commencé par la Turquie.
02:38Quelle était l'occasion de ce voyage en Turquie ?
02:40Alors l'occasion, c'était bien sûr l'anniversaire du concile de Nicée en 1700, 1700 ans de cet événement majeur pour l'Église
02:49qui a en réalité fixé la doctrine de l'Église sur la nature du Christ en insistant bien sur le fait que le Christ est vrai Dieu et vrai homme.
02:59Et à ce titre-là, c'est vraiment l'élément central de notre foi, peut-on dire.
03:05Et le pape a voulu célébrer cet événement mais aussi s'en servir pour rapprocher l'Église catholique de l'Église orthodoxe et réciproquement des Églises orthodoxes.
03:17Et donc il y avait un objectif de célébration du mystère de notre foi, du mystère central de notre foi
03:22et du rapprochement avec ce qu'on peut appeler nos frères séparés depuis un certain temps, les schismatiques orthodoxes,
03:30avec dans l'idée refaire l'unité de la tunique du Christ.
03:34Et au départ, on aurait pu penser que ce serait vraiment l'œcuménisme du plus petit commun dénominateur.
03:41C'est ainsi que j'en ai parlé dans Réinformation TV.
03:44Je le regrette un petit peu parce que je trouve qu'à la lecture des documents
03:47et notamment de la déclaration commune entre le pape et le patriarche Bartholomé de Constantinople,
03:55il y avait quand même une belle insistance sur ce qui nous rapproche, la même fois,
04:00mais aussi sur les différences théologiques.
04:02– Alors, à l'occasion de ce voyage en Turquie, il a été beaucoup question du passage du pape à la mosquée bleue.
04:10Alors que s'est-il passé et que ne s'est-il pas passé à la mosquée bleue ?
04:14– Alors, ce qui ne s'est pas passé est beaucoup plus important que ce qui s'est passé
04:17parce que le pape a été invité par le muedzin qui s'appelle Ashgen Tunja, en bon turc,
04:27qui lui dit, voulez-vous prier ?
04:29Et le pape, non, non, ça va, très poliment, très gentiment à sa façon, il a dit non et c'est une nouveauté.
04:37Alors, il y avait eu la première nouveauté de la première visite de Jean-Paul II à une mosquée à Damas en Syrie en 2001.
04:43Ça, ça avait un peu fait scandale.
04:47Mais aussi bien Jean-Paul II que Benoît XVI, dans ses visites, ont ostensiblement fait un acte de recueillement, de prière.
04:58– François, pardon, François a joint ses mains pour prier à Istanbul.
05:05Donc, le muedzin lui dit, ça n'est pas ma maison ni votre maison, c'est la maison d'Allah, voulez-vous prier ?
05:11Et le pape, non.
05:12Il est entré, il a enlevé ses chaussures, ce qui est normal, par respect pour la culture locale, bien.
05:17Mais il a juste traversé la mosquée, Sultan Ahmed, magnifique, il a admiré.
05:23Et à son retour, il y a eu quelques cafouillages de communication.
05:29Il a bien été clair qu'il avait sans doute eu une pensée pour Dieu, ce qui n'est pas exclu dans la vie de tous les jours.
05:36– Il a toujours eu une pensée pour Dieu, le pape.
05:37– Exactement, mais il n'a pas prié.
05:40Et ça, c'est vraiment un élément très important que tout le monde a remarqué,
05:43parce qu'il y a une rupture là, avec ce qui se faisait ces dernières années.
05:46Et je pense que là, on peut vraiment s'interroger sur la suite
05:52que donnera le pape à ce pontificat.
05:55– Alors justement, que nous dit ce voyage des idées que se fait le pape des relations de l'Église avec l'Islam ?
06:04– Alors, je pense qu'elles ont pu paraître teintées de roses.
06:09Il faut quand même avoir à l'esprit qu'il s'est donc rendu en Turquie,
06:13où il a dit que c'était un modèle de coexistence des religions.
06:17Et là, ça ne fait que pouffer de rire, sinon éclater en larmes.
06:20Tous ceux qui ont le souvenir de l'abominable génocide des Arméniens.
06:24– Et des persécutions qui existent encore, nous recevrons la semaine prochaine.
06:27Grégoire Pupin, la situation des chrétiens en Turquie est catastrophique.
06:32– Elle est très mauvaise.
06:33Et moi qui ai vécu en Turquie, je peux vous dire que les chrétiens étaient vraiment des citoyens de seconde zone.
06:38Il y avait des emplois auxquels ils n'avaient pas accès.
06:40Il y avait un rejet social aussi de la part de certains musulmans.
06:47Et là, je pense qu'il faut prendre tout cela avec un petit grain de sel.
06:50Il faut bien se dire qu'il y avait deux aspects dans ce voyage.
06:53L'aspect voyage pastoral, qui a été très marqué,
06:57et l'aspect politique, l'aspect chef d'État,
07:00où là, le pape se trouve contraint par les circonstances.
07:04Il a dû aller décorer la tombe d'Atatürk, ce qui a choqué beaucoup certains.
07:10Mais enfin, c'est le passage obligé, on n'y échappe pas.
07:13Qu'il ait parlé de ce modèle de coexistence est plus gênant.
07:17Mais dans un autre sens, on peut se dire qu'on lui a préparé des fiches.
07:22Je ne sais pas s'il connaît extrêmement bien toute cette histoire.
07:24Et ce qui est certain, c'est que tant la Turquie que le Liban
07:27sont des pays traversés par des oppositions religieuses.
07:31et qu'il y a peut-être eu un désir diplomatique d'arrondir les ongles.
07:36Alors, après ce séjour en Turquie, le pape s'est rendu au Liban.
07:40Et il s'est en particulier beaucoup intéressé à la personne de Saint Charbel-Maklouf.
07:46Alors, qui est ce Saint Charbel ?
07:47Alors, c'est un très grand saint qui n'a jamais rien dit,
07:49jamais rien écrit, comme l'a d'ailleurs souligné le pape Léon.
07:52Il a vécu au XIXe siècle, entré en religion, devenu prêtre,
07:57un homme qui a beaucoup évolué dans sa vie pour accueillir la grâce de Dieu,
08:03pour se dépouiller, pour atteindre la continence d'esprit et de cœur,
08:09sait-on de son histoire ?
08:12Il a fini ermite, il était consulté par beaucoup de gens,
08:15il est toujours montré les yeux fermés,
08:18parce qu'on le voit comme quelqu'un qui pense à Dieu,
08:21et pas au monde qui l'entoure.
08:23Il a été néanmoins de très bons conseils.
08:25Il a toujours les yeux fermés.
08:25Et un thaumaturge absolument extraordinaire de son vivant déjà,
08:30il faisait des guérisons,
08:31et aujourd'hui encore, Saint Charbel est prié,
08:35et vraiment, c'est le saint du Liban,
08:38c'est celui que tous aiment au Liban,
08:41s'il y a énormément de communautés au Liban,
08:43depuis les musulmans jusqu'aux chrétiens de toute variété,
08:46tous reconnaissent en Saint Charbel quelqu'un à qui on peut aller se confier,
08:50c'est assez remarquable.
08:52Alors, quelles ont été les étapes majeures de ce passage au Liban ?
08:55Alors justement, la visite devant le monument à Charbel,
09:01c'était un ermite, il vivait dans la pauvreté, il vivait dans le silence,
09:05et d'ailleurs le pape a eu des mots bouleversants à ce moment-là,
09:08demandant aux Libanais de pratiquer la prière, le silence,
09:13la modestie face au paraître,
09:15et la pauvreté face à l'amour des richesses.
09:18Il a vraiment donné un message spirituel face à un homme qui n'avait jamais rien dit,
09:23et qui l'a montré en exemple.
09:25Et on a retrouvé un peu cela dans d'autres étapes du voyage,
09:28où il a insisté sur le fait que notre première école, c'est le Christ,
09:32notre seul maître, c'est le Christ,
09:34notre première école, c'est la croix, pardon.
09:36Et il a donné une tonalité spirituelle centrée sur le Christ,
09:41qui lui est bien particulière.
09:42Après, il y avait l'aspect visite d'État,
09:44parce qu'il est venu en chef d'État,
09:46où là, il y a eu des pourparlers, insistant sur la paix,
09:49et notamment une rencontre avec le Hezbollah,
09:51mais avec ce fait intéressant,
09:52l'Église ne va pas dans le sens du Hezbollah,
09:55en disant, oui, oui, vous avez beaucoup souffert,
09:57non, c'est déposer vos armes.
09:58Donc, ça, c'est aussi plutôt positif.
10:01– D'autres étapes de ce séjour au Liban ?
10:04– Alors, une autre étape encore,
10:05celle où il a visité les franciscaines de la Croix,
10:08qui ont un magnifique hôpital à Beyrouth,
10:11dans lequel sont recueillis les pauvres parmi les pauvres,
10:14ceux qui souffrent.
10:15Alors, une partie de la visite a été publique,
10:17mais une amie libanaise me dit que la partie la plus extraordinaire
10:22a été celle qui s'est réalisée hors micro, hors caméra,
10:27auprès des déficients génétiques, si on peut dire,
10:31qui, sous nos latitudes, auraient été certainement avortés,
10:35enfin, éliminés avant la naissance,
10:37mais qui, là, sont recueillis.
10:38Ce sont des gens qui, dont on peut dire,
10:41si quelqu'un vit en état quasi-végétatif, ce sont eux,
10:44ils sont là, entourés d'amour et de soins,
10:47et le pape est passé parmi ces pauvres, parmi les pauvres,
10:50et ça aussi, je pense que c'est un message.
10:52– Eh bien, merci beaucoup, Jeanne, de cette rétrospective,
10:58tout à fait dynamique et, je dirais, de nature,
11:02a suscité notre enthousiasme.
11:03– Merci, Jean-Pierre.
11:05– Merci.
11:05– Bonjour, Arabelle Comte.
11:20Donc, vous êtes la nouvelle présidente de l'association Famille et Liberté.
11:24Nous avons eu l'occasion d'interviewer,
11:27de recevoir la présidente précédente, Claire de Gatelier,
11:32et vous avez organisé le 15 novembre dernier
11:34un colloque sur le thème « Natalité, déclin irréversible »,
11:38puisqu'en 2025, pour la première fois depuis 1942,
11:43il y a eu plus de naissés que de naissances dans ce pays.
11:46Alors, il y a d'abord une conférence introductive
11:48de Gérard-François Dumont
11:49sur les enjeux politiques de la dénatalité.
11:53Alors, quelles sont les causes et les conséquences
11:56de la dénatalité dont le professeur Dumont nous dit
11:59qu'elle commence en France en 1974 ?
12:02– Oui, absolument.
12:03D'abord, merci beaucoup, cher monsieur,
12:05de nous inviter et d'inviter Famille et Liberté.
12:09Effectivement, on a tenu un colloque
12:11et c'était déclin irréversible, point d'interrogation.
12:14– C'est vrai.
12:14– Je tiens à le souligner, nous n'avons pas perdu tout espoir.
12:17Alors, effectivement, il faut commencer par se poser
12:19les questions des causes et c'est très intéressant,
12:21parce que le colloque a permis de mettre en lumière
12:23trois causes, dont deux immatérielles,
12:26et qui ne sont pas les moindres.
12:28La première, évidemment, c'est la cause matérielle.
12:32C'est tout ce qui relève de l'économie.
12:36Les couples aujourd'hui qui veulent avoir un enfant
12:38ou qui ont déjà un enfant ou qui en veulent un deuxième
12:41ne peuvent plus se le permettre.
12:43Et évidemment, ça c'est absolument fondamental.
12:47Donc, qu'est-ce que c'est les causes économiques ?
12:49C'est le coût du logement absolument exorbitant,
12:53c'est le coût de l'éducation et du mode de garde des enfants,
12:57c'est la crise économique, le chômage et c'est l'appauvrissement
13:03de la politique familiale.
13:05Et donc, vous citiez la date de 1974.
13:09Effectivement, c'est la date de ce que les démographes appellent
13:12le premier hiver démographique.
13:14Si on regarde la courbe des natalités, des naissances,
13:17on voit deux grands moments de baisse très prononcés.
13:22Et donc, la première, c'est effectivement celle-là.
13:25C'est évidemment la fin des 30 glorieuses.
13:28Mais c'est le début aussi d'une politique familiale
13:32qui commence à prendre la place ou à ressembler de plus en plus
13:36à une politique sociale de redistribution des revenus.
13:39Et ça, ça amoindrit considérablement l'impact de tout le soutien
13:46qu'un gouvernement peut donner à la natalité,
13:48que ce soit les allocations familiales,
13:50que ce soit le quotient familial.
13:52Au même moment, il faut quand même aussi signaler,
13:54au milieu des années 70, il y a eu la légalisation de l'avortement.
13:58Qu'on soit pour ou contre, c'est un fait.
14:00Ça a forcément pesé sur la natalité.
14:06Donc ça, c'est la première cause essentielle.
14:10Les deux autres causes, je disais, sont immatérielles.
14:13Elles sont plus dans le mental.
14:15Et c'est pour ça que c'est très difficile d'agir
14:16pour redresser la natalité.
14:19Mais c'est faisable.
14:21C'est ce qu'on porte comme message.
14:24Alors, il y a dans les causes mentales, si je peux dire,
14:27psychologiques, il y a quand même tout un tas d'idéologies aujourd'hui
14:31qui pèsent, et notamment sur les jeunes filles.
14:35Vous avez par exemple ce féminisme qui est exacerbé, agressif et ridicule,
14:42qui consiste à dire aux jeunes filles que la maternité est un reliquat
14:46du système patriarcal, oppressif, auquel il ne faut pas qu'elles se soumettent.
14:51Bon, il y a cette idéologie de l'écologie, là aussi, encore excessive et mortifère,
15:01qui consisterait à dire, il faut sauver la planète,
15:03il faut arrêter de faire des enfants parce que ça pollue la planète.
15:06Bon, et ces deux causes qui, nous, nous paraît absurde,
15:11néanmoins pèsent terriblement sur le mental des jeunes filles et des jeunes hommes.
15:15Voilà. Ensuite, il y a une autre cause, enfin la dernière cause
15:21que nous avons pu identifier pendant ce colloque.
15:24On va dire que c'est un climat général que tout le monde peut ressentir aujourd'hui,
15:30si vous voulez, de découragement devant l'ampleur des problèmes.
15:33Il y a une sorte de crise économique qui n'en finit plus.
15:38On a dit tout à l'heure que la première avait démarré en 1974.
15:42Mais moi, depuis, c'est ma génération, j'ai l'impression qu'on est en crise économique
15:47maintenant depuis 50 ans.
15:48Mais ce n'est pas qu'un sentiment, c'est que, véritablement,
15:52il y a un appauvrissement économique qui joue sur le moral.
15:57On a dit tout à l'heure qu'il jouait évidemment sur les revenus des gens,
16:00mais qui joue sur le moral.
16:01Il y a un appauvrissement, il y a une perte d'identité culturelle,
16:03il y a ce sentiment d'insécurité,
16:06il y a un sentiment d'une civilisation qui se cherche.
16:09Et, last but not least,
16:14enfin, ça, c'est très récent,
16:16il y a ces rumeurs de guerre, de bruit de bottes.
16:20Bon.
16:21Alors, tout ça fait que, évidemment,
16:23ça ne donne pas envie à beaucoup de jeunes générations
16:26de faire des enfants.
16:27– Alors, on a également abordé, lors de ce colloque,
16:30les expériences de l'Italie et de la Hongrie.
16:33Qu'en est-il ressorti ?
16:34– Alors, on peut déjà parler de la Hongrie.
16:36On va commencer par la Hongrie,
16:38parce qu'elle a démarré en 2010.
16:39Donc, on peut commencer à avoir un bilan,
16:41et le bilan est très positif.
16:43Ça, c'est une très bonne nouvelle.
16:45C'est que le taux de natalité est passé de 1,25 en 2010
16:51à 1,60 en 2020.
16:53Bon.
16:54Le Covid a mis un petit arrêt,
16:57mais on peut voir qu'en 15 ans,
16:59on peut obtenir des résultats.
17:01Alors, 15 ans, c'est long,
17:02mais en fait, ce n'est pas si long.
17:04C'est subjectif.
17:06Donc, ils ont une politique extrêmement volontariste,
17:10en politique familiale.
17:11Enfin, ça nous fait rêver.
17:13Il y a, par exemple,
17:15un aide à l'accès au logement pour les jeunes.
17:18Si vous vous engagez à avoir un enfant,
17:20vous avez en plus une prime, par exemple, de 30 000 euros.
17:24Le double, si vous vous engagez à avoir deux enfants,
17:27ce n'est pas rien.
17:28Il y a des aides pour avoir des voitures plus grandes.
17:31Et alors, je vous disais que là,
17:33le Covid avait un petit peu mis un stop.
17:35Donc, le gouvernement de Victor Orban
17:38en remet une couche,
17:39et vous me passez l'expression,
17:41et notamment avec une mesure un petit peu spectaculaire,
17:45qui est l'exemption à vie d'impôts sur le revenu
17:47des femmes à partir de deux enfants en 2026.
17:53Aujourd'hui, c'était trois enfants.
17:55Là, on passe, dès le deuxième enfant, exonératement.
17:59Il y a une autre mesure qui est très intéressante en Hongrie,
18:02c'est la bonification de la retraite des grands-parents
18:05qui s'occuperait de leurs petits-enfants.
18:08Il y a le congé parental,
18:10qui est à 70% du salaire,
18:13alors qu'en France, c'est 450 euros, 480 euros.
18:16Donc, ils ont une politique incroyablement volontariste
18:18sur le plan économique.
18:20– Mais malgré ça, on n'arrive pas aux 2,1
18:22qui sont le remplacement des générations.
18:24– Oui, mais je suis sûre qu'ils vont atteindre.
18:26Parce qu'en plus, ils touchent aussi à l'élément immatériel
18:31dont je vous parlais tout à l'heure,
18:32c'est qu'il y a un vrai discours.
18:35– Une vraie culture.
18:35– Une vraie culture, une vraie promotion de la famille.
18:39Voilà, c'est dans la constitution, c'est dans des…
18:42Voilà, il y a une ambiance, voilà.
18:45Et puis, pour toucher un sujet un petit peu délicat,
18:49mais il est d'autant plus volontariste
18:51qu'Orban a dit, je ne comblerai pas le déficit d'attelité
18:55avec l'immigration,
18:56comme la nouvelle première ministre japonaise.
19:00Il y a une vraie volonté, voilà.
19:03– Et en Italie ?
19:03– Alors, en Italie, c'est plus récent,
19:05puisque ça date de Mélanie,
19:06qui est arrivée, je crois, il y a trois ans,
19:09ou quelque chose comme ça.
19:11Mais qui porte le même discours,
19:13déjà promouvant la famille,
19:17et qui a commencé…
19:21Alors, la situation est encore plus grave.
19:23C'est un des pays dont la situation est la plus grave en Europe.
19:26Ils sont à 1,1.
19:29Donc, elle utilise une grande partie
19:32de l'argent donné par Bruxelles dans le plan de relance
19:35pour la politique familiale,
19:37avec construction de crèches, renforcement de crèches,
19:40des allocations pour les enfants,
19:42une prime de naissance,
19:43des allègements fiscaux.
19:46Alors, je me permets de faire un petit arrêt
19:48sur l'Italie aussi, sur un petit point,
19:52qui est, l'Italie est un pays,
19:54et le pays dans lequel il y a le plus de mères au foyer,
19:57enfin de femmes au foyer.
19:58Voilà.
19:58C'est une caractéristique qui partage avec le Japon.
20:01C'est là où il y a le plus de femmes,
20:03donc le moins de femmes qui travaillent.
20:05Et donc,
20:07et c'est deux pays qui ont les taux de natalité les plus bas.
20:10Le Japon, c'est encore plus critique.
20:13Et donc, c'est intéressant à noter,
20:15parce que je ne l'ai pas cité dans les causes,
20:17parce que justement, ce n'est pas une cause.
20:18On aurait pu, on l'a abordé au moment du colloque,
20:20on pourrait penser que le fait que les femmes travaillent,
20:24finalement, freinent la natalité.
20:26Eh bien non, ces deux pays nous montrent l'inverse.
20:31Voilà.
20:31Donc l'Italie,
20:32alors l'Italie, pour le moment,
20:34on ne peut pas dire,
20:35voilà, ils sont passés de 1 à 1, 1, 2, 1, 3.
20:38Parce qu'il faut faire bouger, encore une fois,
20:40ce n'est pas qu'une question de portefeuille,
20:43ça l'est,
20:43mais aussi redonner confiance,
20:46redonner l'espoir,
20:47rebâtir, etc.
20:49Alors, on va malheureusement être pris par le temps.
20:51Où est-ce qu'on peut voir les vidéos ?
20:53Y aura-t-il des publications de ces actes ?
20:55– Alors oui, vous pourrez voir nos vidéos dans l'intégralité
21:00sur notre site internet,
21:02familieliberté.org,
21:05j'espère pour Noël.
21:06Voilà.
21:07Et puis, nous ferons un résumé de 4 pages
21:10qui sera adressé à nos donateurs,
21:12que je me ferai un plaisir,
21:13et qui sera aussi disponible sur notre site.
21:15Voilà, pour ceux qui n'ont pas le temps
21:17de regarder le colloque en intégralité.
21:20– Merci beaucoup.
21:21Donc, je renvoie nos téléspectateurs à ce colloque,
21:24c'était tout à fait passionnant.
21:26– Merci beaucoup.
21:26– Merci beaucoup.
21:27– Merci.
21:27– Bonjour Louis Guéry.
21:41– Bonjour Jean-Pierre Mougiandre.
21:43– Donc, vous êtes le nouveau directeur général
21:44de l'association SOS Calvaire,
21:46que nous avons déjà reçu sur ce plateau.
21:49Alors, nous sommes en fin d'année,
21:51quel bilan dressez-vous de l'année passée ?
21:53– Alors, l'année passée a commencé
21:56un petit peu plus tôt que prévu,
21:57non pas le 1er janvier 2025,
21:59mais le 15 décembre 2024,
22:02puisque c'est à cette date-là que,
22:05comme vous le savez,
22:05le pape a été reçu à Ajaccio, en Corse,
22:09et le diocèse d'Ajaccio a sollicité l'association,
22:13c'était inédit, c'est un peu hors du commun pour nous,
22:16mais a sollicité l'association pour fabriquer
22:18le mobilier liturgique de la messe du pape François,
22:21le dernier voyage apostolique du pape.
22:24Donc, c'était un moment très important pour nos bénévoles,
22:26puisqu'on a l'habitude de restaurer les calvaires
22:30dans les campagnes de nos villages,
22:35mais là, c'était un moment très particulier,
22:38qui a mis la lumière sur notre association.
22:41Ça, c'est le démarrage de l'année qui a démarré comme ça.
22:45L'association, en l'année 2025,
22:50l'effet marquant, ça a été aussi le jubilé de Saint-Anne-doré,
22:57où l'association SOS Calvaire a érigé un calvaire
23:00au foyer Saint-Jean-Paul II à Auré,
23:02à l'occasion des 400 ans du jubilé,
23:05où était présent le cardinal Sarah.
23:08– Donc ça, c'est au moment du 26 juillet.
23:10– Exactement, le 26 juillet dernier.
23:12Voilà, un des faits marquants de l'association aussi cette année,
23:16évidemment, c'est le départ d'Alexandre Cahier,
23:19directeur de l'association,
23:20qui, après trois ans de bons et loyaux services,
23:23a rendu sa fonction au mois d'octobre dernier.
23:27Et donc, pour faire le bilan de cette année,
23:30cette année, c'est à peu près 300 calvaires
23:32qui ont été restaurés.
23:33C'est à peu près 4 000 bénévoles de l'association
23:36qui se sont retroussés les manches le samedi matin
23:38autour des calvaires de leur campagne
23:41pour aller les restaurer, les entretenir
23:44et les ériger de nouveau.
23:48– Alors, qui s'adresse à vous
23:50pour l'érection de ces calvaires ?
23:52Et puis, la question est d'actualité.
23:55Comment gérer la laïcité quand on érige des calvaires ?
23:58– Oui, alors, la laïcité, c'est très simple.
24:02En fait, nous, on est une association
24:04de restauration du patrimoine.
24:06Donc, à ce titre, on restaure le patrimoine.
24:08Et le patrimoine, comme vous le savez, en France,
24:10il est principalement chrétien, quoi qu'on en dise.
24:13Et donc, les calvaires, c'est avant tout des calvaires
24:16qui ont une symbolique spirituelle évidente et chrétienne.
24:20Mais c'est notre patrimoine et c'est des vieilles pierres.
24:22Et c'est à ce titre qu'on les restaure.
24:24Donc, la laïcité se gère très bien
24:26auprès de ceux à qui on s'adresse,
24:28à savoir les mairies, principalement,
24:29qui sont les propriétaires, les premiers propriétaires
24:31des calvaires de France,
24:33qui ont obligation de restaurer leur patrimoine
24:35comme elles ont l'obligation de restaurer leurs églises.
24:38Et donc, les mairies s'adressent à nous.
24:41C'est de l'ordre de 10 par semaine
24:42qui nous appellent, qui nous sollicitent
24:44pour aller restaurer tel ou tel calvaire,
24:47aider au financement
24:49ou restaurer de nos mains
24:50leur propre calvaire.
24:52Alors, est-ce que je résume bien si je dis
24:55vous avez le droit de restaurer un calvaire
24:58qui est sur le domaine public,
25:00mais vous n'avez pas le droit d'en ériger un nouveau ?
25:02Exactement.
25:03Les seuls calvaires qu'on a le droit d'ériger
25:05qui font, en fait, le patrimoine de demain,
25:08et c'est pour ça qu'on les érige,
25:09c'est parce que le patrimoine est avant tout
25:11quelque chose de vivant.
25:13Les calvaires qu'on érige,
25:14on le fait à la demande des propriétaires privés
25:17qui ont le droit, qui ont toutes les autorisations
25:19pour ériger un calvaire.
25:21Les règles de l'urbanisme indiquent
25:24que tant que l'emprise est de moins de 5 mètres carrés
25:27au sol, eh bien, on a la possibilité
25:29d'ériger un calvaire sur son terrain.
25:33Alors, vous m'avez parlé d'un nouveau chantier
25:37pour cette année qui vient.
25:38Quel est-il ?
25:39C'est une information inédite
25:41que je vais vous soumettre là.
25:43Aujourd'hui, Jean-Pierre Mojandre,
25:45en fait, on est de plus en plus sollicité
25:48par les mairies pour restaurer leur calvaire
25:51et notamment les christs qui sont sur les croix
25:55de ces calvaires.
25:56Et ces christs-là, quand ils tombent
25:58de toute leur hauteur, ils se cassent,
26:00c'est de la fonte.
26:01Et la fonte, comme elle était fabriquée
26:03au XIXe siècle, elle se casse en plusieurs morceaux,
26:05en plein de morceaux, si bien qu'elle est
26:07très difficile à restaurer.
26:09Donc, on travaille avec des artisans amis
26:11qui savent faire de la soudure sur fonte.
26:17Mais c'est très complexe.
26:19Et donc, on a travaillé avec un fondeur d'art
26:24qui a réappris le métier.
26:26Et donc, 100 ans après les dernières productions
26:29de Christ en Fonte, j'ai la joie de vous annoncer
26:31que nous allons restaurer cette production
26:34en France, inédite, grâce aux sollicitations
26:38des mairies qui sont de plus en plus nombreuses.
26:40Donc, on a travaillé avec un fondeur d'art
26:42pour faire des prototypes, pour lui réapprendre
26:45avec lui à fondre des christs,
26:47parce que c'est une technique qui est évidemment
26:48tout à fait particulière.
26:48Donc, ça fait 100 ans que ça ne se fait plus.
26:53Effectivement, ça fait 100 ans
26:54qu'on n'érige plus de calvaires,
26:55depuis précisément la loi de 1905.
26:58Et donc, ce n'est pas un marché
26:59de fabriquer des christs en fonte.
27:01Plus personne, aucune entreprise
27:03ne miserait sur ce marché-là pour vivre
27:05jusqu'à présent.
27:06Et donc, plus personne ne sait le faire en réalité.
27:11Alors, au-delà de ces deux projets,
27:14enfin, ce ne sont plus des projets,
27:15de ces réalisations en Corse à Saint-Andoré,
27:17y a-t-il d'autres événements en 2025
27:19qui vous paraissent devoir être soulignés ?
27:21Et avez-vous des projets emblématiques pour 2026 ?
27:24Oui. Alors, les autres projets pour 2025,
27:28en 2025, en fait, chaque bénévole les a en mémoire,
27:32puisque, comme je vous dis,
27:33c'est près de 300 calvaires
27:34que nous avons restaurés cette année.
27:36Si on devait en retenir quelques-uns
27:38avec celui de Saint-Andoré,
27:39c'est évidemment un chemin de croix très important
27:42qu'on est en train de réaliser
27:43à l'abbaye de Foncombeau.
27:47Donc, une restauration d'un chemin de croix entier.
27:50Et il est où, ce chemin de croix, dans l'abbaye ?
27:52Il est sur la colline qui jouxte l'abbaye
27:54de l'autre côté de la rivière.
27:55C'est en face.
27:55Voilà, c'est ça.
27:56Là où il y avait un ermite.
27:58Exactement.
27:59Exactement.
27:59Et donc, ce chemin de croix, il existait
28:02et il était en très mauvais état.
28:04Et donc, nos bénévoles, tous les deux mois,
28:06vont niveler la colline, défricher,
28:12et puis terrasser,
28:13et ensuite reconstruire ce chemin de croix.
28:15Donc, ça, c'est un chantier qui a démarré
28:18et qui va se poursuivre pour l'année 2026.
28:20Comme autre chantier,
28:22nous avons un projet dans le massif de La Salette
28:26de restauration d'un très beau calvaire aussi.
28:30Nous avons l'érection d'un calvaire
28:32à l'abbaye d'Holenberg en Alsace
28:34et encore plein d'autres projets à venir.
28:39J'ai été sollicité tout récemment
28:40pour une très belle restauration à faire
28:42sur un calvaire emblématique,
28:44témoin d'un miracle en 1826
28:47et donc à l'occasion de ces 200 ans
28:48de ce miracle du côté de Poitiers
28:51à Mini-Auxens.
28:52– Ah oui, du côté de Poitiers.
28:54– Exactement.
28:55Nous avons été sollicités pour restaurer
28:57ce magnifique calvaire emblématique.
29:01– Alors, comment s'adresser à vous ?
29:02Comment vous aider ?
29:03– Alors, c'est très simple.
29:05Nous sommes une association à but non lucratif
29:08et comme vous le savez,
29:09nous sommes en capacité de récolter des dons
29:10et de pouvoir les défiscaliser
29:13aux conditions habituelles.
29:15Donc évidemment, c'est le premier soutien
29:16qui est financier, dont on a besoin.
29:19Mais les autres soutiens qu'on peut évidemment
29:21nous proposer, c'est celui des bras.
29:24On manque de bénévoles, évidemment,
29:26puisque le travail qu'on s'est fixé,
29:30cette mission-là, elle est à peu près éternelle,
29:32puisque quand les premiers calvaires
29:33que nous aurons restaurés seront à restaurer
29:36dans 50 ans ou dans 100 ans,
29:37eh bien, nous aurons à peine fini de tout restaurer.
29:42Donc, c'est évidemment des bras à un soutien financier
29:45et puis évidemment des prières
29:46pour ceux qui n'ont ni les bras
29:47ni le soutien financier à apporter.
29:49– Merci beaucoup, Louis, de ce programme
29:53et puis déjà de toutes ces réalisations.
29:56Donc, cette émission s'achève.
29:59Nous nous retrouverons la semaine prochaine.
30:01D'ici là, que Dieu, qui est Père, Fils et Saint-Esprit,
30:04nous garde.
30:04Bon dimanche et bonne semaine à tous.
30:06– Merci, Louis.
30:06– Merci, Louis.
30:06– Sous-titrage Société Radio-Canada
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