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  • il y a 2 semaines
Le fondateur du Puy du Fou et ancien ministre, Philippe de Villiers, parle du rapport des Français à la nation française : «Qu’est-ce qu’une nation ? C’est un lien amoureux, il faut refaire un peuple amoureux».

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Transcription
00:00Et en fait, c'est un mot d'espérance française, je vais vous dire pourquoi. J'ai encore le temps ?
00:05Bien sûr, vous avez cinq minutes.
00:09Alors, je vais vous dire le fond de mon cœur.
00:13Quand un pays est très vieux, il va chercher dans les replis secrets de ses anciennes sagesses une force insoupçonnable pour se relever.
00:24À cause de ce passé multiséculaire dont je parlais il y a un instant.
00:31Moi, je suis français de France, français de souche comme d'autres sont français de désir, je ne les oublie pas.
00:42Je les agrège, je leur donne envie de nous ressembler.
00:45Je suis français de France.
00:47C'est-à-dire que je porte dans mes flancs les pierres d'angle, les lézardes et jusqu'aux râles héroïques d'un vieux pays qui ne veut pas mourir et qui est parfois blessé.
01:01Je ressens physiquement l'énigme des sédimentations invisibles qui sont autant de recharges de ferveurs et qui font qu'en chaque petit français,
01:14sommeil, murmure, veille, pense et s'exprime sourdement.
01:23Un français millénaire qui le rappelle à lui et qui le rappelle aux plus hautes valeurs distinctives.
01:32C'est ce français-là des hautes nefs immémoriales pour lesquels j'ai écrit ce livre sur la francisation qui s'appelle « Populicide ».
01:46C'est pour ce français-là pour qu'il apprenne à aimer.
01:51Parce que qu'est-ce qu'une nation ? C'est un lien amoureux.
01:55Il faut refaire un peuple amoureux.
01:57Philippe de Villiers, est-ce que c'est à nous, parents, de transmettre cet amour de la France à nos enfants ?
02:02Est-ce qu'il faut tout attendre de l'éducation nationale, de l'État ?
02:05Chacun doit prendre sa part dans la reconstruction de ce récit national ?
02:09Alors, j'ai dit qu'il faut remettre la France partout.
02:14Et donc, ça c'est une vraie politique qui commande toutes les autres.
02:19Parce que si on retrouve la France, qu'on la met dans son cœur, alors la moitié de nos problèmes sont résolus.
02:25Ce n'est pas des problèmes de gestion, c'est bien pire que ça.
02:28C'est qu'on a perdu, on vit une éclipse de la conscience nationale.
02:32Et je réponds à votre question.
02:34Il faut refranciser la France.
02:38C'est-à-dire refaire de chaque petit français un héritier, un enraciné, un propriétaire et un voisin.
02:45Il faut refranciser la France, c'est-à-dire refranciser le pouvoir qui est parti à Bruxelles.
02:54On voit le résultat, il faut le rapatrier.
02:56Il faut s'en aller.
02:58La France doit être commandée par les Français.
03:03Et ensuite, refranciser la France, ça veut dire refranciser les âmes.
03:08Et là, je vous rejoins, ça passe par la famille, ça passe par l'école, ça passe aussi par la sphère publique,
03:16ça passe par les médias, ça passe par toutes les institutions.
03:20pour que demain, nos élites, qui ne composent plus qu'une branchitude avachie,
03:29qui rêvent de se donner à une civilisation nouvelle,
03:35eh bien, pour que nos élites recommencent à penser français, à penser français.
03:40Parce que vous voyez là, par exemple, on voit avec les normes, etc.,
03:44l'histoire de la dermatose, c'est l'Europe qui commande.
03:47Mais personne ne dit, personne ne l'ose.
03:49C'est-à-dire que nous sommes complètement aliénés.
03:52Nous avons aliéné ce qu'on n'a pas le droit d'aliéner, la souveraineté.
03:57Vous savez la définition de Jean Baudin de la souveraineté ?
03:59La souveraineté, c'est le caractère d'une puissance qui ne relève d'aucune autre.
04:09Philippe Devilliers, vous appelez une véritable révolution.
04:11Une révolution française, mais pacifique.
04:14Moi, je n'appelle pas une révolution,
04:16j'appelle aux retrouvailles avec la France de toujours.
04:23C'est-à-dire qu'avant le 25 mars 1957, la France se conduisait toute seule.
04:30Et quand De Gaulle est arrivé, il a dit, moi, je veux bien continuer
04:32à condition que ce soit un marché commun, avec la préférence européenne.
04:36Un marché commun.
04:38Les paysans qui nous regardent, ils ne se souviennent pas parce qu'ils sont trop jeunes.
04:41Moi, j'ai connu le marché commun, c'est-à-dire dans le marché commun,
04:44si tu veux manger de la viande, tu vas manger de la viande française ou européenne.
04:49Si tu veux manger du miel, tu vas d'abord consommer du miel européen
04:52avant d'aller consommer le miel d'Afrique du Sud.
04:55C'était ça, la France.
04:57La préférence nationale et la préférence européenne.
05:00Revenir à cela, ce n'est pas faire un gros effort,
05:03c'est simplement retrouver ce qui a fait notre grandeur.
05:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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