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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2025-12-15##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Chers amis, si nous sommes réunis ici, c'est que la guerre agricole se prépare.
00:06J'ai vu une scène, des scènes de guérillas contre un troupeau de vaches,
00:10des gens qui se battent pour leur terre, c'est notre terroir, il faut le défendre.
00:17La crise, elle va plus loin que la DNC, mais ce qu'on a oublié, c'est tout l'accompagnement financier,
00:22des agriculteurs à côté, des foyers qui vont avoir leurs animaux bloqués pendant 90 jours au minimum
00:27et qui ne vont pas pouvoir payer leurs factures et leurs fournisseurs.
00:31Il est temps d'agir.
00:36Et puis, on revient sur les blocages d'agriculteurs, aujourd'hui toujours en cours, un petit peu partout,
00:40avec une ministre à Toulouse qui tente d'apaiser la colère, c'est André qui nous appelle de Damazan.
00:46Bonsoir André.
00:47Bonsoir.
00:48Oui, bonsoir Philippe, bonsoir Bruno et bonsoir la chère Lucille.
00:53Bienvenue sur Sud Radio.
00:55Merci à vous.
00:56Sur cette question, finalement, de se dire, est-ce que les agriculteurs français sont-ils les grands perdants de l'Europe ?
01:03Tout à fait, parce que nous, le problème qu'on a en France, c'est qu'on ne l'avait plus blanc que blanc.
01:07On a le principe de précaution qui est dans la Constitution,
01:10donc qui s'applique pour les produits agricoles, qui s'occupe et s'applique pour tout un tas de choses,
01:14qui rajoutent des normes et qui font qu'à un moment donné, nous, on passe plus de temps à remplir des papiers,
01:20à justifier notre travail qu'à travailler.
01:23Et c'est vrai que c'est très, très compliqué.
01:24Aujourd'hui, on a de la détresse dans les campagnes, quoi, parce que les gens, en travaillant dur, ils ne gagnent pas leur vie.
01:30Et en plus, on les embête sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt.
01:33On a des gens qui sont très aimés pour venir contrôler des exploitations agricoles.
01:39Nous, on n'est pas nœud non plus.
01:40On voit des points de deal où on n'a pas de force de l'ordre, où ils ont des consignes de ne pas aller pour ne pas créer des émeutes et autres.
01:47Nous, on se retrouve face à des CRF, des gendarmes mobiles, qui font leur travail.
01:51On ne peut pas leur en vouloir laisser les donneurs d'ordre, qui ne sont pas très malins, parce qu'à un moment donné, il faut jouer la désescalade,
01:57expliquer qu'il faut abattre le troupeau pour x et y raison.
02:01Et ils n'ont qu'à jouer sur la durée.
02:03Les agriculteurs, ils n'ont pas resté 15 jours autour d'une ferme.
02:06Il suffit d'attendre qu'il n'y ait pas de mouvements d'animaux.
02:09Et ils auront le temps d'abattre.
02:10Mais pour moi, ce n'est pas la solution.
02:12Moi, je suis gaveur de canards.
02:14Et on a subi un abattage de canards sains.
02:18On avait 940 canards dans notre salle de gavage.
02:20On les a gavés pendant un mois.
02:21On savait qu'ils allaient partir.
02:23On ne pouvait pas les risquer de fait.
02:24Donc, on leur donnait à manger une fois par jour.
02:27Et alors, j'imagine, on est l'éleveur bouvain, la détresse face à ces animaux, qui sont là depuis des années.
02:33C'est terrible.
02:36J'ai l'impression que vous le ressentez comme une injustice.
02:38Et on comprend très bien, Philippe Bilgeat.
02:39C'est vrai.
02:40Et notre ami, lorsqu'il évoque la bureaucratie européenne, a totalement raison.
02:46Et celle-ci existe.
02:48Mais on l'a souvent dit ici.
02:50Elle est même amplifiée par la bureaucratie française,
02:53qui rend encore plus nuisibles les fameuses normes qui entravent la vie de nos agriculteurs.
03:01Et derrière tout cela, il y a un grand nombre de tragédies personnelles,
03:05des angoisses que je comprends devant l'abattage des bêtes.
03:09Et le fait que, surtout, il me semble que la ministre de l'Agriculture,
03:14au demeurant une personnalité que je connais un peu estimable,
03:18propose trop tard, tout de même, une visite et des dialogueses.
03:23Excusez-moi, je vais quand même dire un truc.
03:27Je ne comprends pas.
03:27Je ne comprends pas pourquoi on ne se nourrit pas en France,
03:30avant tout, de ce que produisent nos agriculteurs.
03:33Et s'il en reste, on l'exporte.
03:35Mais non, mais on l'importe.
03:36Oui, on l'exporte.
03:37On l'exporte.
03:38Parce que c'est la loi du marché mondial.
03:41Oui, mais à un moment donné, on s'en fout du marché mondial.
03:43On n'a pas le choix, parce que c'est l'Europe qui décide à notre place.
03:46Donc, là, on va signer le Mercosur.
03:49Non, mais attendez, moi, si vous cherchez quelqu'un contre le Mercosur,
03:52vous avez un allié, j'allais dire, de poids.
03:55Oui, mais à l'inverse, le Mercosur, il avantage certains, il désavantage d'autres.
03:59Les viticulteurs sont pour le Mercosur.
04:02Oui, parce qu'ils vont vendre plus de vin.
04:03Non, mais chacun défend sa cantine, excusez-moi les amis.
04:06Oui, mais il faut arrêter d'en blober tout.
04:09Il faut des distinctions.
04:11André, André, André.
04:12Non, mais déjà, excusez-moi, il faut quand même mettre des règles,
04:16ce qu'on appelle les clauses miroirs,
04:18qui permettent de ne pas avoir trop de distorsion de concurrence.
04:23Parce que nous, nos éleveurs bovins,
04:25c'est là surtout qu'il va être le problème avec le Mercosur,
04:27plus les céréaliers, plus tout le reste.
04:29C'est-à-dire, par exemple, le tourteau de soja
04:32pour nourrir les oléoprothéagineux, pour nourrir le bétail.
04:35Eux, ils produisent des OGM à 80 ou 90 ou 95%.
04:40Nos agriculteurs n'ont pas le droit de le faire.
04:42Donc, ça fait déjà une concurrence déloyale.
04:45Deuxièmement, nous, on nous en kikine,
04:48et je vais faire un parallèle.
04:49À nous dire, vous n'avez plus le droit de rouler en ZFE
04:51parce qu'au vu polluer,
04:53mais au Brésil, on les laisse détruire
04:54un terrain de football de forêt
04:56toutes les 10 minutes ou toutes les heures, je ne sais plus,
04:59pour faire de l'agriculture,
05:00et là, ça passe sans aucun problème.
05:02Alors, il va falloir m'expliquer.
05:03Je veux bien, mais André,
05:05alors, pardon d'être totalement binaire
05:07et la française moyenne,
05:09pourquoi est-ce qu'aujourd'hui,
05:11on ne se sert pas avant les exportations, en fait ?
05:15Non, mais aujourd'hui, le problème,
05:16c'est qu'on a tellement détruit l'agriculture française,
05:18on n'est plus autosuffisant à reproduire.
05:20Oui, mais déjà, déjà !
05:22Mais déjà, prioriser le français, pardon !
05:27Tout à fait !
05:28Mais vous savez,
05:29M. Pomard a parlé des viticulteurs.
05:31Aujourd'hui, pour résoudre le problème de la viticulture,
05:33on arrache la vigne.
05:34Oui, oui !
05:34Alors qu'on importe du vin !
05:36C'est sûr que vous !
05:37Ben oui, c'est ce que je vous dis !
05:38Servons-nous déjà pour nous,
05:40et puis une fois qu'on n'a plus,
05:41eh ben, on va chercher à rien !
05:42Alors, c'est la faute,
05:43puisqu'on parle des viticulteurs,
05:44cher ami,
05:45le fait qu'on a exporté aussi
05:46les cabernets aux Etats-Unis,
05:48en Australie, etc., etc.,
05:49et à un moment donné...
05:50Non, on a vendu du cépage.
05:51Oui, du cépage.
05:51Oui, mais on a fait du business aussi.
05:54On a le retour de bâton, évidemment,
05:56et on le voit.
05:57Mais les céréales, c'est pareil, d'ailleurs.
05:58C'est l'Ukraine qui...
05:59L'Ukraine, le Canada, l'Argentine.
06:00André, vous exportez, vous ?
06:02Non, moi, je suis producteur de foie gras,
06:04donc personnellement, je n'exporte pas.
06:05Je sais que l'entreprise où je livre,
06:08ils exportent des escalopes de foie gras frais,
06:11notamment en Belgique, en Espagne, en Europe.
06:13C'est des marchés de niche,
06:15mais c'est très rémunérateur,
06:17et c'est surtout dans cette période festive
06:18où on a des gens...
06:19C'est souvent des Français qui achètent ça,
06:21en plus,
06:22et donc qui ont développé de bouche à oreille
06:24et qui ont invité des gens, je pense.
06:25Et donc, c'est vrai qu'il y a un marché là-dessus.
06:27Mais après, on n'exporte pas beaucoup.
06:28Moi, je produis aussi des fraises
06:29qui sont des variétés gustatives,
06:32donc pas forcément très, très solides,
06:34qui ont 3-4 jours de durée de vie,
06:36donc on les vend sur le marché français.
06:37Mais aujourd'hui, on a tout fait à l'envers.
06:39On a fait une loi Egalim.
06:40Alors, la loi Egalim, ça partait d'un bon principe.
06:42Vous déterminez le prix de revient de l'agriculteur,
06:44vous rajoutez une marge,
06:46et vous déterminez un prix
06:47qui va être proposé en rayon.
06:48Donc, on va avoir, par exemple,
06:50des fraises françaises à 12 euros.
06:51Mais comme les produits importés
06:53n'y sont pas soumis,
06:53on aura de la fraise espagnole
06:55à 1,5 euros.
06:55Et donc, le consommateur.
06:57Et tout ça, c'est la FNSEA.
06:59Alors, je n'aime pas taper sur les agriculteurs
07:00et les collègues.
07:01Attendez, attendez, attendez.
07:02Ce qu'on va faire, André...
07:03Mais la direction...
07:04André, ce qu'on va faire,
07:05c'est qu'on fait une petite pub.
07:06On revient dans un instant.
07:08Mais on va faire votre pub aussi.
07:10Vous allez nous dire
07:11où est-ce qu'on peut acheter vos foie gras.
07:12Allez, ne vous bougez pas.
07:13On revient dans un instant.
07:13A tout de suite.
07:25Soyez les bienvenus.
07:26André est avec nous
07:26d'Amazon 0826 300 300.
07:29Il a plein de choses à nous dire.
07:30Et on revient sur ces blocages d'agriculteurs
07:32avec, autour de cette table,
07:33Philippe David, bien entendu.
07:35Avec M. Belflou.
07:38Le duc de Belflou.
07:40Le comte de Belflou.
07:42Ils sont sur nos agriculteurs là-bas aussi.
07:44Absolument.
07:44Et Philippe Bilger, bien entendu.
07:46André, j'avais envie de vous faire de la pub.
07:48Où est-ce qu'on peut acheter vos fraises ?
07:50Alors, les fraises,
07:51on peut les acheter
07:51chez une entreprise
07:52qui s'appelle France Food à Aiguillon.
07:54Oui.
07:55Voilà.
07:55Et les canards,
07:56c'est chez les canards d'Ausanne
07:57à Castelnaud-Ausanne, à Le Gers.
08:00Ah, magnifique.
08:01Voilà, je sens.
08:02Et en théorie,
08:03vous avez dû en recevoir
08:04quelques petites trucs,
08:05normalement, je ne sais pas.
08:06On a reçu un colis
08:07qui est dans le bureau de Patrick Roger.
08:08Mais vous êtes trop sympa.
08:11Merci André.
08:12Ils ont été détournés.
08:14Alors André,
08:15je vous le dis,
08:16je veux bien les cadeaux,
08:17mais moi, je veux en acheter.
08:17Donc, on va vous en acheter aussi
08:19parce que ça, c'est très important.
08:20Il n'y a pas que les cadeaux
08:21et on va les distribuer à Sud Radio.
08:23Merci beaucoup.
08:24Sud Radio donne la parole,
08:26franchement,
08:26et laisse parler les gens.
08:28On peut,
08:29bon,
08:29vous parlez dans les vectives
08:30et dans les injures,
08:31ce n'est pas le but,
08:32mais vous laissez parler librement les gens.
08:33Donc, pour moi,
08:34ça vaut de l'or.
08:35Je vous le dis franchement.
08:36Philippe David et vous-même,
08:37vous animez
08:37l'émission.
08:39C'est très intéressant tous les jours.
08:42Donc, c'est un plaisir de vous faire plaisir.
08:44J'aime beaucoup André.
08:44Il a du goût, je trouve.
08:45Et on le remercie.
08:46On a reçu encore deux autres colis
08:48parce que nos agriculteurs nous aiment.
08:49On a reçu un colis de Anne-Marie
08:51qui est agricultrice dans la Haute-Garonne
08:53et un autre de Ludovic
08:54dans les Landes.
08:56Vous voyez,
08:56tous les agriculteurs nous aiment.
08:57Je tiens quand même à signaler
08:58qu'on ne fait pas ça pour ça.
09:00Bien entendu,
09:00on le fait
09:01parce que vous savez que nous,
09:02on est de la radio des territoires
09:04et les territoires,
09:04c'est aussi beaucoup
09:06les agriculteurs.
09:07Philippe Bilger,
09:10est-ce qu'à un moment donné,
09:11on peut se détacher de...
09:14Parce que là,
09:14Mercosur va certainement être signé.
09:16Même si on entend
09:17les ministres dire
09:20« Ah oui, on n'est pas tout à fait d'accord. »
09:22On sent bien que de toute façon,
09:23il faudra plier.
09:23Absolument.
09:24On n'a pas le sentiment
09:26que nous avons un pouvoir
09:29qui sait où il va.
09:30J'entends bien
09:31que la situation,
09:32à tout point de vue,
09:34est très délicate
09:35et que ça n'est pas
09:36l'ambiguïté parlementaire
09:39qui facilite
09:40le règlement des problèmes.
09:41Mais je comprends
09:43que l'accumulation
09:44de ces problèmes,
09:45comment véritablement,
09:47non pas angoisser les Français,
09:48c'est fait depuis longtemps.
09:50Mais les diverses catégories
09:52qui ne cessent pas
09:53de contester la politique
09:55dont elles sont victimes.
09:56De toute façon,
09:57l'accord va être signé
09:58puisque la Commission européenne
10:00n'a dit pas plus tard
10:00que cet après-midi,
10:01donc c'est récent.
10:02Signer l'accord maintenant
10:04est fondamental.
10:05C'était la réponse
10:06à la demande de report
10:07de la France.
10:08Donc dites-vous bien une chose,
10:09la Commission européenne
10:10défend les intérêts allemands
10:12puisque c'est Mme von der Leyen
10:13qui est présidente
10:14de la Commission européenne.
10:16Et Mme von der Leyen
10:17se fiche comme
10:18de notre première liquette
10:19des intérêts
10:20des agriculteurs français.
10:22D'accord ?
10:22Moi, je voulais poser
10:23une question à André.
10:24Oui, André.
10:24Il y a une scission totale
10:25dans les syndicats.
10:27Que fout Rousseau,
10:29le président de la FNSE,
10:30en fait ?
10:30Quoi ?
10:31Il protège
10:31les grosses propriétés agricoles ?
10:33Il se fout complètement
10:34de la petite agriculture ?
10:35Même pas.
10:36Même pas.
10:36Vous savez,
10:37Arnaud Rousseau,
10:38il a plusieurs casquettes,
10:39il a énormément de mandats.
10:40Et au travers du groupe Avril
10:42et de Sophie Protéol,
10:44ils ont même racheté
10:45une usine de transformation
10:46de tourteaux de soja
10:48et autres
10:48pour le bétail
10:49au Brésil.
10:51Donc c'est-à-dire
10:52que lui,
10:52il participe
10:53à l'importation
10:54du Brésil.
10:56Donc lui,
10:57il est pour le Mercosur.
10:58Et le problème,
10:59c'est que les agriculteurs
11:00de base,
11:01qui sont de bonnes compositions,
11:02tous,
11:03moi,
11:03je n'ai pas de difficultés
11:04avec les gens
11:04de la FNSEA,
11:05de partout,
11:06de la Confédération Paysanne.
11:08On a, nous,
11:08le Modèv,
11:09c'est,
11:09anciennement,
11:10les fermes familiales,
11:12c'est une émanation
11:12du Parti Communiste.
11:14Ce sont des gens
11:14valeureux.
11:15On est tous pareils,
11:16on a tous les mêmes intérêts.
11:17mais le souci casse,
11:19c'est que la direction
11:20de la FNSEA
11:21parle à l'oreille
11:22du gouvernement
11:23et ce qui fait
11:24qu'ils prennent des directives
11:25qui ne sont pas adaptées.
11:27Aujourd'hui,
11:27on en crève.
11:28Il faudrait des gens
11:29de terrain.
11:29Vous êtes un policier
11:31de haut rang,
11:32vous savez ce qui se passe,
11:32vous,
11:33au ministère de l'Intérieur,
11:35ce serait bien
11:35qu'il y ait des gens
11:35qui soient compétents
11:37dans la défense
11:37et dans la protection
11:39des gens,
11:39dans la sécurité.
11:39Il faut des gens
11:43compétents partout.
11:44On a des hauts fonctionnaires
11:45qui sont complètement
11:45décolletés du terrain
11:46donc on choisit
11:48des représentants.
11:51Monsieur Arnaud Rousseau,
11:52il a dicté
11:53beaucoup de bêtises.
11:55Il y avait
11:55M. Moreau
11:56qui passe souvent
11:56sur votre antenne,
11:57c'est pareil.
11:59La loi Egalim,
12:00c'est-à-dire que
12:00ça partait un bon sentiment
12:01sauf que les produits
12:02importés n'y étant pas soumis
12:04mais ils deviennent
12:04encore plus concurrentiels.
12:06Après,
12:06on ne peut pas tous
12:06être d'accord sur tout
12:07même si on est
12:08agriculteur Philippe David.
12:09Non mais je parlais
12:10des clauses miroir.
12:11Je vais prendre un exemple
12:12complètement dingue
12:12pour nos agriculteurs.
12:13Notre ami André,
12:15il n'a pas le droit
12:15d'utiliser certains produits
12:16pour faire ses fraises.
12:18Mais les Espagnols
12:19peuvent les utiliser
12:19en veux-tu en voilà.
12:21Et pire,
12:22c'est que les pays
12:23hors de l'Union Européenne
12:24peuvent utiliser
12:25encore plus de produits
12:26parce que ça rentre,
12:27ce n'est pas toujours
12:27testé par les douanes.
12:28On ne va pas regarder
12:28s'il y a tel pesticide
12:30ou tel néonicotinoïde
12:32ou tel ceci ou tel cela.
12:33Donc,
12:34on a des gens
12:34qui ont déjà des normes
12:36assez dures par l'Europe
12:37et nous,
12:38on en remet une louche,
12:39deux louches,
12:40trois louches.
12:40Donc,
12:41on n'est plus compétitif
12:42sur les marchés mondiaux.
12:43C'est pour ça
12:43qu'aujourd'hui,
12:44on a un déficit
12:45le premier depuis 1978,
12:48déficit commercial agricole,
12:49depuis quasi 50 ans.
12:50Mais André,
12:51je peux vous poser
12:51une question franche ?
12:53Est-ce que vous avez déjà
12:54pensé à arrêter,
12:56en fait ?
12:57Moi,
12:58je vous ai expliqué.
12:58Moi,
12:58je travaille depuis
12:5914h30 et moi,
13:00j'aime le travail.
13:01Et moi,
13:02l'agriculture,
13:03c'est une passion.
13:04J'aime ce que je fais.
13:05Et le matin,
13:06quand je me lève,
13:07même si des fois,
13:08le corps est un petit peu raide,
13:09si on a mal au dos,
13:10mal au cervical,
13:11qu'on a des pecs partout,
13:12qu'on a des contraintes,
13:13qu'on a des salariés,
13:14c'est difficile à gérer.
13:16Mais on ouvre la porte
13:18et on part au travail.
13:19Et c'est vrai que
13:20ce qui me fait
13:21le plus peur aujourd'hui,
13:22j'ai le fils d'un collègue
13:24qui habitait à 2 km de chez moi,
13:2524 ans,
13:26qui a essayé de se trancher la gorge,
13:28devant la détresse.
13:29Il était dans une situation
13:32plus compliquée.
13:33Les fournisseurs,
13:34la MSA,
13:34la banque,
13:36et il a dit
13:37je ne m'assure pas,
13:38je veux finir.
13:39Ça ne peut pas continuer comme ça.
13:40Aujourd'hui,
13:41dans le monde agricole.
13:42Et qu'est-ce que vous attendriez
13:44des pouvoirs publics
13:45pour vous soutenir ?
13:45Tellement de choses.
13:46Oui.
13:47Une en particulier.
13:48une expression priviale
13:50qui nous lâche la grappe,
13:53qui nous laisse travailler.
13:54Parce que nous,
13:54on ne demande que ça.
13:56Au lieu de nous faire geler
13:57des parcelles,
13:58qu'on puisse les semer,
13:59qu'on puisse produire des fraises,
14:01de tout ce qu'on peut produire,
14:02on va le produire.
14:02Parce que nous,
14:03on aime ce qu'on fait.
14:04On va augmenter nos productions.
14:06On est prêt à augmenter,
14:07à travailler davantage.
14:08Parce que nous,
14:08c'est ça notre but.
14:10C'est travailler plus
14:10pour gagner plus.
14:11Là, aujourd'hui,
14:12on travaille plus,
14:13plus, plus, plus.
14:14On remplit les papiers
14:14dans tous les coins
14:15pour justifier notre activité.
14:17Et on gagne moins.
14:18Moi, j'ai 62 ans,
14:20l'outil est amorti,
14:20je ne vais pas me plaindre.
14:21On a des revenus,
14:22je ne me plaigne pas.
14:23Mais quand je vois certains
14:24qui travaillent beaucoup,
14:25qui travaillent très dur,
14:26et quand ils lient,
14:27ils perdent de l'argent.
14:28Quand ils valent de leur production,
14:29ils perdent de l'argent.
14:30C'est inadmissible, quoi.
14:32Et André,
14:32qu'allez-vous faire
14:33de votre exploitation
14:34quand vous partirez en retraite ?
14:36Alors, mon épouse,
14:38elle est un peu plus jeune que moi,
14:39elle a 4 ans de moins,
14:39donc on va être obligés
14:40de faire au moins ce qu'il y a.
14:41Ah oui,
14:41vous avez pris une petite jeune,
14:42André.
14:43Oui, oui,
14:44on a 4 ans d'écart,
14:45vous imaginez.
14:48Je suis un cougar.
14:49C'est ça.
14:53Non, et ensuite,
14:55moi, je n'ai pas de reprise
14:56parce que j'ai deux filles.
14:57Une a travaillé
14:58dans l'éducation nationale
14:59et l'autre était ingénieur qualité,
15:00surtout.
15:02Et lui,
15:02comme ils nous ont vu travailler,
15:03ils nous ont clairement dit
15:04que ce n'était pas pour elle.
15:05Elles n'ont pas vu, oui.
15:06On espère les petits-enfants,
15:07on ne sait pas.
15:08Donc moi,
15:08ce que je vais faire,
15:09c'est travailler le plus longtemps possible.
15:11Et on verra en suivant.
15:12S'il faut installer un jeune,
15:14on installera un jeune,
15:14on essaiera d'accompagner au mieux.
15:16Merci.
15:17Il faut se continuer
15:17à produire en France.
15:18et que nos consommateurs
15:20puissent profiter
15:21de nos bons produits.
15:22Qu'on n'ait pas...
15:23C'est ce qu'on dit,
15:24le jour où on arrêtera nous,
15:25la bouse ne sera plus dans nos champs,
15:26elle sera dans nos assiettes.
15:27Oui, c'est ça.
15:28Et ça, il ne faut pas que ça arrive.
15:29Merci beaucoup, André.
15:31Et puis,
15:31vous avez eu un éclair de génie
15:32en disant que
15:34M. Pomard était compétent.
15:37Et donc, voilà.
15:39Ben quoi ?
15:40C'est vrai.
15:41Merci beaucoup, André,
15:42de nous avoir appelés
15:42aux avoueurs 126-300-300.
15:44Ici, vous étiez ministre.
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