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  • il y a 2 semaines
La colère des agriculteurs gronde toujours. Ce mardi 16 décembre, ils bloquaient toujours de nombreux axes routiers, principalement dans le sud-ouest. Parmi leurs revendications, l'abattage systématique des troupeaux de bovins touchés par la dermatose nodulaire, mais également l'accord de libre-échange du Mercosur.

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00:00Sur le bord de l'autoroute A63, ces agriculteurs sont remontés.
00:09Installés ici depuis dimanche soir, ils bloquent une partie de la chaussée en direction de Bordeaux.
00:15Mais ce matin, à bord de leur tracteur, ils ont décidé d'aller plus loin et d'investir l'autre côté de la voie sans s'encombrer des règles du code de la route.
00:25— Vous avez vu des évolutions, vous, en ce moment ? Nous, du gouvernement, on n'a aucune évolution. Donc nous, on évolue. Là, on bloque dans les deux sens, maintenant.
00:33Et puis le gouvernement ne comprend pas que là, ça chauffe dans les campagnes.
00:37Un peu partout dans le sud-ouest, les éleveurs se mobilisent.
00:45Ils multiplient leurs actions pour s'opposer aux décisions du gouvernement qui préconise d'abattre des troupeaux entiers lorsqu'une bête est atteinte de la dermatose nodulaire.
00:54Cette maladie bovine contagieuse.
00:57Une stratégie sanitaire, loin de faire l'unanimité.
01:05Alors à un peu moins de 300 km de là, en Haute-Garonne, ces manifestants ont installé des bottes de paille et des palettes en bois sur la voie ferrée, désormais impratiquable.
01:15— On a bloqué la voie ferrée qui fait Toulouse-Narbonne. Et après, voilà, l'objectif, c'est qu'on rentre sur l'autoroute pour rappeler les manifestations de 2024, où aujourd'hui, on attend toujours des réponses, quoi.
01:28On aime bien passer du temps ensemble, mais on a autre chose à faire, quoi. Vous voyez ? Donc il faut qu'on soit écoutés. Il faut que ce pays redevienne une démocratie.
01:38Aujourd'hui, c'est fini. On n'a plus confiance à ce gouvernement.
01:42Un gouvernement et des ministres qui, toute la journée, se sont réunis à Matinon pour évoquer la situation du monde agricole.
01:48Et à la sortie, Annie Gennevard ne revient pas sur l'abattage systématique des troupeaux touchés, mais annonce une accélération de la vaccination.
01:57— Cela concerne 750 000 bovins. Et nous vous assurerons d'une vaccination la plus rapide possible. Je vais vous donner un exemple.
02:07Celui du département de l'Ariège. Les 1 000 exploitations de l'Ariège seront intégralement vaccinées au 31 décembre de cette année.
02:16— Le Premier ministre a nommé un préfet coordonnateur qui sera chargé de mettre en oeuvre le déploiement de la vaccination dans chacun des départements.
02:26Le Premier ministre qui a aussi réclamé un renforcement des contrôles sur les transports des bovins pour éviter que l'épidémie ne se propage.
02:37Des vérifications aux quatre coins de la France, comme ici, sur les routes de Bretagne.
02:46— Vous avez un désinfectant dans le... — Non, c'est à la station de lavage chez nous.
02:51— Et pas de désinfectant à bord ? — Non, pas à bord, non.
02:55Dans son camion, ce chauffeur transporte 11 vaches, toutes munies d'un passeport qui permet de connaître leur lieu d'élevage.
03:02— Chaque bovin a un numéro qui lui est propre. La petite carte verte qu'on voit en dessous, c'est une attestation sanitaire, en fait, qui lui permet de circuler sur le territoire national.
03:11Et donc, nous, ce qu'on vérifie, c'est le numéro d'exploitation qui est ici, c'est sa provenance.
03:17Donc sa provenance, en fait, il faut que ça soit dans une zone indemne.
03:20En tout, huit zones sont aujourd'hui concernées par la maladie dans le sud-ouest de la France.
03:26Pour chaque animal malade transporté illégalement, le gouvernement a annoncé une amende de 750 euros et de possibles poursuites pénales.
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