- il y a 2 semaines
Ce mercredi 17 décembre, Victor Lequillerier, économiste et président de BSI Economics, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, Pierre Sabatier, économiste et fondateur de PrimeView, et Stéphane Levy, stratégiste chez Irivest IM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market.
00:06L'actualité économique et financière continue sur BFM Business.
00:09Dans un instant, l'ouverture des marchés européens.
00:11Etienne Braque, on a enfin les chiffres de l'emploi.
00:12Christian Parizeau vient de nous dire que tout était faux.
00:15Il ne fallait même pas les regarder.
00:16Ce qui explique peut-être pourquoi hier, Wall Street n'a pas vraiment réagi.
00:19Vous avez trois indices américains qui ont terminé quasiment inchangé.
00:23Plus 0,2% pour le Nasdaq qui sort de trois séances dans le rouge.
00:26Quand à l'inverse, le S&P 500 a lâché 0,2%.
00:29Sur le front des taux, le disant américain était toujours aux abords des 4,15%.
00:33Maintenant, il faudra regarder les chiffres d'inflation qui seront publiés demain et vendredi aux Etats-Unis.
00:39Des données qui seront peut-être un peu plus fiables que ces chiffres de l'emploi.
00:42Qui étaient en partie biaisées par le shutdown qui a duré plus de 40 jours.
00:45Donc il n'y a pas eu de taux de chômage au mois d'octobre.
00:47Il y a eu un taux de chômage au mois de novembre qui est ressorti à 4,6%.
00:52Un taux de chômage qui était sur des plus hauts de 2021.
00:54Maintenant, bien sûr, attendons les chiffres du mois de décembre qui seront publiés début janvier
00:59pour avoir une vision un petit peu plus claire du marché de l'emploi aux Etats-Unis.
01:02En attendant, Donald Trump doit s'exprimer ce soir sur l'économie.
01:05On suivra ça, bien sûr, demain matin.
01:06Ça s'est tendu sur le pétrole alors qu'on est quand même sur des plus bas.
01:10Avec un baril de pétrole qui a reconcréé de peu les 60 dollars cette nuit, 59,80 à l'instant.
01:16Hier, on a baissé de plus de 2% dans l'espoir d'un cessez-le-feu en Ukraine.
01:19Et puis là, en effet, ça s'est à nouveau tendu avec Donald Trump qui s'en est pris cette nuit
01:24au Venezuela sur son réseau social en estimant qu'il fallait aujourd'hui saisir tous les navires
01:30qui étaient sous sanction, qui partaient ou qui allaient au Venezuela.
01:34Le problème, c'est comment il peut mettre ça en place une fois de plus en dehors des annonces,
01:38comment concrètement ça peut se concrétiser.
01:41Mais dans le doute, le pétrole a repris des couleurs cette nuit, sachant qu'on est sur des niveaux très bas.
01:45On est toujours sur des plus bas de 2021 à 56 dollars pour le WTI et 59 dollars pour le baril de Brenne.
01:51Un mot de cette IPO chinoise, plus 700%, ça s'appelle comment ?
01:55MetaX.
01:56Ça porte vraiment à confusion.
01:58Ça n'a rien à voir avec les réseaux sociaux.
02:00C'est une boîte chinoise qui est spécialisée dans l'intelligence artificielle,
02:04qui a été fondée en 2020 par des anciens ingénieurs de AMD.
02:08Et aujourd'hui, ils développent des puces dédiées à l'intelligence artificielle et des cartes graphiques,
02:12les fameuses GPUs. Alors, on est bien loin des performances de Nvidia.
02:17Néanmoins, comme pour Morseways, il y a une quinzaine de jours,
02:19vous avez des acteurs qui lèvent des capitaux à Shanghai.
02:22Là, cette nuit, ils ont levé l'équivalent de 700 millions de dollars.
02:25Et bien sûr, le but, c'est de gagner des parts de marché sur le marché local,
02:30sur le marché chinois, dans le sens où aujourd'hui,
02:33vous avez Nvidia qui ne peut pas exporter ses dernières technologies du côté de la Chine.
02:38Et donc, forcément, aujourd'hui, ces 700 millions de dollars levés par MetaX
02:42va permettre de gagner des parts de marché du côté de la Chine.
02:45Du côté de la Bourse de Paris, vous l'avez entendu, on a ouvert.
02:48Plus 0,1%, donc quasiment inchangé pour le 440.
02:52Au-delà des 8100 points, 8118 points pour l'indice parisien.
02:55Du côté de l'Eurostox 50, c'est une hausse de 0,3%.
02:59A noter Pernod Ricard qui ouvre en baisse.
03:02C'est de loin la plus forte baisse à l'ouverture.
03:03Au moins 1,5% à 75,62 euros.
03:07On est toujours sur des plus bas historiques sur Pernod Ricard
03:09qui a annoncé ce matin vendre une partie de son portefeuille,
03:12notamment dans les vins pétillants aux Etats-Unis.
03:15Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé.
03:17A l'inverse, le secteur bancaire continue de surperformer.
03:20Plus 0,5% pour BNP Paribas à 79 euros.
03:23Des informations des échos qui évoquent que BNP Paribas
03:26pourrait racheter les activités leasing de Mercedes.
03:28Une opération à 1 milliard d'euros.
03:30Ça porte ce matin cette valeur.
03:32Du côté de Société Générale, on est sur une hausse de 1,5% à 65,36 euros.
03:37Quand la plus forte hausse à l'ouverture,
03:39ST Microelectronics, plus 1,9% à 22,47 euros.
03:43A noter les métaux précieux qui sont fortement recherchés ce matin.
03:47L'once d'or est à moins de 100 dollars de son record historique.
03:50C'est une hausse de 0,4% pour cette once à 4 349 dollars.
03:55Quand l'once d'argent a battu ce matin un nouveau plus haut.
03:59On gagne plus de 120% depuis le début de l'année sur cette once d'argent
04:02qui tutoie les 66 dollars.
04:05Et donc le CAC 40 qui est en hausse de 0,2%.
04:088122 points, plus 0,3% pour l'Eurostock 50.
04:12Quand le DAX à Francfort gagne également 0,3%.
04:15En attendant donc les chiffres d'inflation qui seront publiés
04:18demain du côté des Etats-Unis, idem vendredi.
04:21Et puis on aura également une grosse séquence banquiers centraux
04:23avec demain la Banque d'Angleterre, la BCE et enfin la Banque du Japon
04:27qui devrait relever ses taux en fin de semaine.
04:30On se retrouve dans un instant.
04:31On parlera notamment de ces fameux chiffres d'inflation en trempe-l'œil.
04:34Et puis également du côté de la Chine,
04:36des données très intéressantes qui nous sont parvenues cette semaine.
04:39BSI Economics nous fera part de ses perspectives pour 2026.
04:45EFM Business présente
04:46Good Morning Market
04:49Etienne Braque
04:50C'est parti pour Good Morning Market.
04:52Nous sommes en direct bien sûr jusqu'à 10h.
04:54Et puis ensuite vous retrouverez des experts avec Raphaël Legend.
04:56La tendance à la Bourse de Paris, légère hausse,
04:59plus 0,1% pour le CAC 40.
05:00Nous verrons cela dans quelques minutes avec Mathieu Serron
05:02qui nous attend depuis Galiléo Trading.
05:04Ensuite nous parlerons des small et mid-cap avec Alain Dubrul.
05:07Année exceptionnelle pour le CAC small
05:08qui gagne près de 50% depuis le début de l'année.
05:11Grâce notamment à Abivax.
05:13Abivax qui a encore fait l'actualité en début de semaine en publiant ses résultats.
05:17D'ailleurs le titre a reculé après ses résultats.
05:19Pourquoi ?
05:20La réponse dans quelques minutes.
05:21Et puis ensuite nous parlerons du marché obligataire
05:23avec notamment les obligations convertibles
05:24qui ont également fait une très belle performance en 2025.
05:28Mais juste avant,
05:29on va se pencher sur la situation en Chine
05:31et aux Etats-Unis
05:32avec les statistiques qui nous sont parvenues hier.
05:34Et c'est les équipes de BSI Economist
05:38qui nous accompagnent
05:38et plus particulièrement Victor Lequil-Laurier
05:40qui est économiste et président de BSI.
05:42Bonjour Victor,
05:43merci de nous accompagner ce matin.
05:45Dans un instant,
05:46nous parlerons de la situation en Chine
05:48avec notamment des données de consommation
05:50qui nous sont parvenues en début de semaine.
05:51Ça sera l'occasion de faire un point
05:53sur vos perspectives pour l'année prochaine.
05:55Avant quand même un mot sur
05:56les statistiques de l'emploi
05:58qui ont été dévoilées hier aux Etats-Unis.
06:00Des statistiques qui ont été particulièrement retardées
06:03avec le shutdown
06:03qui a duré plus de 40 jours aux Etats-Unis.
06:06Et in fine,
06:06un taux de chômage qui remonte à 4,6%.
06:09C'est un plus haut depuis 2021.
06:12Bonjour Etienne.
06:13Oui, effectivement,
06:14on les attendait avec impatience
06:15des nouvelles données sur les Etats-Unis,
06:17sur le marché de l'emploi.
06:18Alors peut-être tout d'abord
06:19un petit retour sur les créations d'emplois
06:22parce qu'on a eu celle d'octobre
06:23et du mois de novembre.
06:24Donc celle d'octobre qui était très mauvaise
06:26mais c'était assez attendue
06:27parce que c'était les départs différés
06:29en lien avec la réduction
06:30de la taille de l'administration aux Etats-Unis
06:32et effectivement les effets du shutdown.
06:35Les chiffres de novembre,
06:36eux, sur les créations d'emplois,
06:36ils constituent plutôt une surprise positive.
06:39Donc avec 64 000 emplois créés,
06:4214 000 de plus
06:42que ce qui était lié aux anticipations.
06:45Dans le détail,
06:46on voit que c'est surtout
06:47le secteur de la santé
06:48et de la construction
06:49qui porte cette dynamique
06:50là où dans les services d'industrie,
06:52c'est plutôt négatif.
06:53Et comme vous le mentionnez,
06:53effectivement,
06:54le chiffre qui se dégrade,
06:56c'est celui du taux de chômage,
06:58plus de points pour atteindre 4,6%.
07:00Ça reste un niveau qui est faible
07:02et ce n'est pas un chiffre
07:04qui va être facile à analyser
07:05parce qu'on sait qu'il y a une,
07:07à cause du shutdown,
07:08une qualité de la récolte d'informations
07:10qui est assez dégradée
07:13et qui a un changement de méthodologie.
07:15Donc ce n'est pas forcément
07:16un chiffre très facile à manipuler
07:18et en tout cas qu'on peut relativiser
07:20parce qu'on a eu en même temps
07:22un chiffre sur la hausse
07:23de la population active.
07:24Et donc ça montre quand même
07:25que le marché de l'emploi est dynamique.
07:28Plus que le taux de chômage,
07:29il y a peut-être d'autres chiffres
07:30qui sont à regarder
07:31pour capter une détérioration potentielle
07:33du marché du travail.
07:35C'est notamment les indicateurs
07:36qui montrent qu'il y a une dégradation
07:38de la qualité des créations du travail.
07:40C'est notamment la part
07:41des personnes habitant
07:42par défaut d'avoir un emploi à taux plein.
07:45C'est 19% du marché du travail.
07:48Et aussi le nombre d'heures travaillées
07:49moyennes hebdomadaires par semaine
07:51qui est inférieures
07:53à sa moyenne de long terme.
07:55Donc ça, ça montre bien
07:55qu'il y a de plus en plus
07:56de travail partiel
07:57et que les emplois créés
08:00sont de moins de qualité.
08:01Et de plus en plus,
08:02on a une inquiétude aussi,
08:03c'est que le nombre de postes vacants
08:04par chômeur, lui,
08:06il devient inférieur à 1.
08:07Et ça, c'est aussi un indicateur
08:08qui montre bien
08:10que le marché du travail
08:11se tend un petit peu.
08:13Pour autant,
08:14est-ce qu'il faut y voir
08:15un signal de détérioration ?
08:16Parce que c'est ça
08:16qui est particulièrement attendu
08:18en ce moment pour les marchés,
08:19de voir si le marché du travail
08:21se dégrade,
08:22auquel cas ça pourrait revenir,
08:24mettre en cause
08:25les trajectoires de baisse de taux
08:28de la Fed en 2026.
08:30Quand on met en lien
08:31ces signaux,
08:33notamment par rapport
08:34au salaire moyen horaire
08:36qui a augmenté,
08:383,5%,
08:39mais qui ralentit
08:39par rapport aux précédents mois,
08:41on peut se poser des questions
08:42sur l'impact que ça peut avoir
08:44sur la consommation privée.
08:45On l'a vu,
08:46les ventes de détails
08:46qui ont été publiées aussi
08:48en début de semaine,
08:49montrent qu'elles sont
08:50certainement à un point mort.
08:52Il ne faut peut-être pas
08:53non plus surinterpréter
08:54tous ces résultats
08:54pour l'instant.
08:56On reste sur un proche
08:59du consensus
09:00qui tape sur deux baisses
09:01de taux de 25 points de base
09:02en 2026,
09:03mais on sait qu'au sein
09:04de la Fed,
09:05les avis sont très partagés,
09:08très divisés,
09:09et ça va être très intéressant
09:10de voir dans les mois à venir
09:11et dès la fin de semaine
09:12avec les chiffres de l'inflation,
09:13comment on confronte
09:14ces données du marché
09:15de l'emploi et de l'inflation
09:16pour se faire une meilleure idée
09:17de quelle prête
09:18les orientations
09:18et les choix de politique monétaire
09:20et est-ce qu'on sera
09:20au-delà de moins de 50 points de base
09:23en 2026
09:24sur les taux Fed funds ?
09:25Voilà donc pour cette situation
09:26de l'emploi aux Etats-Unis
09:27avec un taux de chômage
09:27qui remonte à 4,6%.
09:29Pour rappel,
09:29en début d'année,
09:30nous étions à 4%.
09:32Du côté de la Chine,
09:33cette fois,
09:34la consommation a déçu
09:35en début de semaine
09:36avec notamment
09:37des ventes au détail
09:38qui sont ressorties
09:38en hausse de 1,3%
09:40au mois de novembre.
09:41Le consensus était placé
09:42à près de 2,3%.
09:43D'une façon globale,
09:45comment vous regardez
09:45les dynamiques en Chine
09:47avec un pays
09:48qui se développe beaucoup
09:49dans l'intelligence artificielle ?
09:50On l'a encore vu cette nuit
09:51avec l'APIO de MetaX
09:52qui a gagné près de 700%
09:54pour sa première séance
09:55à Shanghai.
09:56Il y avait une séance
09:56qui était similaire
09:57au début du mois de décembre
09:59avec son concurrent
10:00Morse Wades.
10:01Quand vous regardez
10:02aujourd'hui
10:02la dynamique chinoise,
10:03comment vous regardez
10:04les perspectives
10:05pour 2026
10:06chez BSI,
10:07Victor Lequillerier ?
10:09Moi, je trouvais
10:10que le chiffre attendu
10:11de 3%,
10:12il était un peu boursouflé
10:13parce qu'on constate
10:15déjà depuis plusieurs mois
10:16maintenant
10:16les ventes de détail
10:17dont on le sert
10:20pour voir la consommation
10:21ont tendance
10:22à décélérer.
10:24Et ça,
10:24c'est intimement en lien
10:25avec la fin
10:26du programme de subvention
10:28sur certains types
10:29de biens,
10:30équipements rétro-ménagers,
10:31les loisirs immobiliers
10:32qui en fait s'estompent
10:34parce que c'était vraiment
10:35des politiques de court terme,
10:36des politiques de demande
10:37qui ont stimulé
10:38et porté la croissance
10:39de la consommation privée
10:40au premier semestre
10:41mais là,
10:42qui se sont arrêtés
10:43et très rapidement
10:44du coup,
10:44on s'aperçoit
10:45que la consommation privée
10:47décline progressivement.
10:49Et ça,
10:49c'est peut-être symptomatique
10:50d'une consommation à tonnes
10:52qui se manifeste
10:55notamment par une inflation faible
10:56et une préférence forte
10:57pour l'épargne.
10:58C'est 33%
10:59du revenu disponible
11:01brut de la population.
11:02C'est extrêmement élevé.
11:03En France,
11:04c'est en commun
11:04déjà très élevé
11:05et en autour de 19%.
11:06Et ça,
11:07c'est des questions
11:07qui sont un peu plus structurelles,
11:09qui sont liées
11:10à l'insuffisance
11:10des flux de sécurité sociale
11:12ou l'incapacité des autorités
11:14à vraiment en fait
11:16résoudre les problèmes
11:17liés au marché de l'immobilier.
11:18Et ça,
11:19ça pèse sur la confiance.
11:20Et en revanche,
11:22quand on regarde
11:22les autres composantes
11:23de leur croissance
11:24pour 2026,
11:26donc la consommation,
11:27peut-être qu'il y aura
11:28un nouveau stimulus
11:29du même type,
11:30mais ce qu'on attend vraiment,
11:31c'est une vraie politique
11:31de demande
11:32qui joue sur les aspects structurels.
11:34Et là,
11:34il y a un petit peu plus
11:35de doutes
11:36sur la capacité
11:36vraiment à faire
11:37ces réformes
11:38pour justement
11:39diminuer
11:40ces propensions
11:41à toujours davantage épargner.
11:43Les coups de pouce
11:44monétaire ou budgétaire,
11:46peu de chances
11:46qu'ils soient vraiment efficaces
11:47pour soutenir
11:47la consommation privée.
11:49Et l'autre préoccupation forte,
11:50peut-être,
11:51elle concerne les exportations.
11:52Ce que les exportations,
11:53c'est elles qui ont porté
11:54la croissance en 2025
11:55et avec l'application
11:58des droits de douane américains,
12:00les effets de second tour,
12:01parce qu'on sait
12:01que le commerce mondial
12:02devrait ralentir
12:03et par ailleurs,
12:04il y a aussi peut-être
12:05une montée globale
12:06du protectionnisme
12:06vers les produits chinois.
12:08On s'attend à ce que,
12:09même si les exportations
12:09pourront rester
12:10d'une certaine manière dynamiques,
12:12elles vont fortement ralentir.
12:13Et ça, ça pose une question
12:14parce que si vos deux moteurs
12:15de la croissance en 2025,
12:17que sont la consommation privée
12:18et les exportations,
12:20déclinent,
12:20il va falloir se reposer
12:21sur une troisième composante.
12:23Et ça, c'est la composante
12:24sur laquelle la Chine
12:26base sa croissance
12:27depuis des années
12:27mais qu'elle aimerait
12:28un petit peu faire évoluer,
12:31c'est l'investissement.
12:32L'investissement privé,
12:33il ne faut pas forcément
12:34s'attendre à ce qu'il soit
12:36très dynamique
12:36parce qu'il est déjà
12:37en repli en 2025.
12:39Il y aura peut-être
12:39des performances très solides
12:40comme vous le mentionnez,
12:41tout ce qui peut être lié
12:42à l'intelligence artificielle,
12:44aux technologies
12:44ou peut-être des secteurs
12:45à l'export
12:45qui pourraient continuer
12:46d'être performants,
12:47les équipements électroniques,
12:49l'automobile, la chimie.
12:51Mais ce à ce point
12:52on peut s'attendre,
12:53c'est que ça soit surtout
12:54porté par l'investissement public
12:56et ça on voit déjà maintenant
12:57ralentissement de l'activité
12:59au quatrième trimestre.
13:01Ça signifie en Chine
13:01qu'il va y avoir
13:02une intensification
13:03de l'investissement public
13:04notamment porté
13:05par les collectivités locales
13:07et ça, ça va être
13:07de l'investissement
13:08dans l'infrastructure
13:09et une poursuite
13:10d'une politique d'offre.
13:12Ce que sait très bien
13:12faire la Chine
13:13mais on sait ce qu'elle a besoin,
13:14c'est une politique de demande.
13:15Merci beaucoup Victor
13:16de nous accompagner ce matin.
13:17Victor Lequiller,
13:18économiste et président
13:19de BSI Economics
13:20pour faire un point
13:20sur la situation
13:21de l'emploi aux Etats-Unis
13:23et sur la situation en Chine
13:24avec une consommation
13:25qui déçoit à nouveau
13:26mais néanmoins
13:27un discours plutôt volontariste
13:29pour l'année prochaine
13:30une nouvelle fois
13:30du pouvoir chinois.
13:32Ça sera bien sûr
13:33à suivre sur BFM Business.
13:34Les prévisions
13:35pour l'année prochaine,
13:36nous en reparlerons également
13:37d'ici une demi-heure
13:37avec Stéphane Lévy,
13:38stratégie chez Irivest IM
13:40et Pierre Sabatier,
13:41économiste et fondateur
13:42de PrimeView.
13:43Mais en attendant,
13:43il est 9h13 sur BFM Business
13:45et on va jeter un coup d'œil
13:46à la séance du jour.
13:47Un CAC 40 qui est parfaitement stable
13:50ce matin à 8 110 points
13:52encore et toujours,
13:53j'ai envie de vous dire,
13:53Mathieu Serone,
13:54dans le sens où
13:55le mois de novembre
13:56a été inchangé pour le CAC 40
13:57et là, quand je regarde
13:58depuis le 1er décembre,
13:59on est à nouveau inchangé
14:01encore et toujours
14:02sur ces 8 110 points.
14:03Bon, on peut se réjouir
14:05en disant que ça tient
14:05mais comment vous regardez
14:07la séance ?
14:07Comment pouvez-vous
14:08traiter un petit peu
14:09les niveaux du CAC 40
14:10sachant que ça fait deux mois
14:11qu'on tergivère
14:12sur cette barre des 8 100 points ?
14:15Oui, on se dirige tout droit
14:16vers une fin d'année
14:17un peu en roue libre
14:18avec des marchés
14:20qui restent extrêmement hésitants
14:21à court terme
14:22tiraillés entre eux
14:23du côté positif
14:24et bien un assouplissement monétaire
14:26en cours
14:26et notamment aux Etats-Unis
14:27avec des discussions
14:29concernant l'Ukraine
14:30qui semblent en bonne voie
14:32mais dans le même temps
14:33toujours des inquiétudes
14:34concernant les valorisations
14:35de certaines valeurs.
14:36On l'a vu la semaine dernière
14:37avec Oracle et Broadcom.
14:39Une situation économique
14:40aux Etats-Unis aussi
14:41qui reste un petit peu délicate.
14:42Les chiffres du chômage
14:44sont ressortis hier
14:46donc pour le mois de novembre
14:47au plus haut
14:47depuis plus de 4 ans.
14:49Dans ce contexte-là
14:49on surveillera donc de près
14:50les chiffres d'inflation
14:52CPI demain
14:54mais sur le fond
14:55même s'il y a énormément
14:56d'hésitation
14:56je le disais à court terme
14:57sur le fond
14:57les tendances restent haussières
14:59que ça soit sur le CAC
15:01mais également sur le DAX
15:02lundi Salman
15:03sur le SP500
15:03et il en est de même
15:05sur les dynamiques
15:06de court terme
15:07même si le mot peut-être
15:08dynamique
15:08est un peu exagéré
15:09dans la mesure où justement
15:10c'est assez calme
15:12mais on va dire que
15:12les tendances de court terme
15:14sont également haussières
15:15c'est pourquoi moi
15:16dans ce contexte-là
15:17je continue d'acheter
15:18sur des replis
15:18j'accumule des écarts
15:20ce qui marche plutôt bien
15:22dans la mesure
15:23où on a eu
15:25systématiquement
15:25des replis
15:26on a une volatilité
15:28assez faible
15:28d'où la nécessité
15:30de viser des écarts
15:30plutôt modeste
15:31avec un risque
15:34qui est assez faible
15:34dans la mesure où
15:35sur le CAC
15:35on a la possibilité
15:37d'acheter dans la zone
15:388060-8090
15:39qui est le niveau
15:40que je vais surveiller
15:40pour ce début de séance
15:42là on est actuellement
15:43à 8118
15:43donc 8060-8090
15:45on a une zone support
15:46intéressante
15:46pour tenter des rebonds
15:47avec une invalidation
15:48assez proche
15:49puisque je prends
15:50comme pivot
15:51et ça depuis plusieurs semaines
15:52la zone des 8000
15:54je considère que
15:54tant qu'on est au-dessus
15:55des 8000 points
15:56on reste du bon côté
15:57ce niveau a été bien testé
15:58la semaine dernière
15:58on a bien rebondi depuis
16:00donc on a une invalidation
16:01en tout cas moi
16:02c'est le niveau d'invalidation
16:03que je prends
16:04à signaler aussi
16:05que la semaine
16:06est particulière
16:07dans la mesure où
16:08vendredi c'est l'échéance
16:09l'échéance de
16:11beaucoup de contrats
16:12futurs et d'options
16:13donc ce qui
16:14ce qui peut amener
16:15un petit peu
16:16de nervosité par moment
16:17des écarts
16:18un peu
16:19un peu bizarres
16:20et à coup sûr
16:21une augmentation
16:22des volumes
16:23dans la mesure où
16:23les dépositions
16:24vont être débouclées
16:25d'autres vont être
16:26ouvertes sur
16:28les échéances suivantes
16:29donc cette augmentation
16:31significative du volume
16:32ne laissera en rien
16:34présager une direction
16:36pour la suite
16:36ce sont vraiment
16:37des phénomènes techniques
16:38de positions
16:38qui sont débouclées
16:39et ouvertes
16:41sur l'échéance suivante
16:42donc pour l'instant
16:42rien de neuf
16:43des tendances de fond
16:44qui restent haussières
16:45des dynamiques de court terme
16:46qui le sont également
16:48donc qui sont plutôt
16:48changeantes
16:49quand on prend du recul
16:50mais actuellement
16:52plutôt haussières
16:53et donc des achats
16:53à réaliser sur repli
16:55Du côté des valeurs
16:56Total Energy
16:56a perdu hier 1,8%
16:58plombé notamment
16:59par les cours du pétrole
17:00mais les cours du pétrole
17:01se reprennent aujourd'hui
17:02de plus d'un pourcent
17:02nous sommes à 59 dollars
17:03pour le Brent
17:0556 dollars pour le WTI
17:07et donc Total Energy
17:07repart très légèrement
17:08à la hausse
17:09plus 0,7%
17:11à 54,87 euros
17:12comment vous regardez
17:13Mathieu Serron
17:14ce titre Total
17:15qui in fine
17:16ne fait pas grand chose
17:17depuis le début d'année
17:17puisque si on regarde
17:18depuis le 1er janvier
17:20ce titre est sur une
17:21modeste hausse de 2%
17:22alors certes
17:23il faut prendre en compte
17:24les dividendes
17:25mais c'était une année blanche
17:25ou presque pour Total
17:26oui alors
17:28qui ne fait pas grand chose
17:29depuis le début de l'année
17:30qui ne fait pas grand chose
17:31même
17:31vous pouvez élargir l'horizon
17:33depuis mi-2023
17:35on est à peu près
17:36entre les mêmes bornes
17:3720% entre les extrêmes
17:40Total
17:40on est sur une
17:41la semaine dernière
17:42on parlait des sileurs
17:42et des liquides ensemble
17:43on est sur une valeur
17:44qui est généralement
17:45bien présente
17:46dans les portefeuilles
17:47des investisseurs français
17:49moins à l'international
17:51d'où l'ouverture aux Etats-Unis
17:53la double cotation
17:54aux Etats-Unis
17:55mais on est sur une société
17:56qui est bien gérée
17:58une belle société
17:58en plus qui se paye
18:00moins cher que ses concurrents
18:01américains
18:02tout en étant très en avance
18:03dans le renouvelable
18:04et d'ailleurs
18:05il y a peu quelques jours
18:06Total a annoncé un deal
18:07avec Google
18:08pour la fourniture
18:09d'électricité
18:09d'énergie renouvelable
18:11pour les data centers
18:12pour une durée de 15 ans
18:13et quand on compare
18:14justement aux concurrents
18:15on a un PER
18:16autour de 9 sur Total
18:17estimé pour 2026
18:18pendant ce temps-là
18:19sur Exxon
18:20on est à 16
18:20et Chevron
18:21on est à 19
18:22donc on a une décote significative
18:25ce qui rend
18:26Total attractif
18:28un rendement
18:29vous le disiez aussi
18:30qui est assez intéressant
18:31autour de 6% par an
18:33en revanche
18:33et malgré le repli en cours
18:35je ne me précipite pas
18:37à l'achat
18:37dans la mesure où
18:38depuis des mois
18:39nous évoluons
18:40entre la zone
18:41des 50 et 60
18:43la plupart du temps
18:43là on est en plein milieu
18:45de cette zone-là
18:46donc je vais plutôt
18:47avoir tendance
18:48à guetter un repli
18:50il y a une poursuite du repli
18:51pour en mettre en portefeuille
18:52sur 45-50
18:54c'est une valeur
18:55justement
18:55de fonds de portefeuille
18:56intéressante
18:57il ne faut pas que
18:59des valeurs comme Total
19:00parce que sinon
19:00la performance du portefeuille
19:02global reste compliquée
19:03mais mettre du Total
19:05en portefeuille
19:05pour le rendement
19:06pour la stabilité
19:07et pour les perspectives
19:08intéressantes
19:10voilà
19:10c'est à privilégier
19:11mais il faut affiner
19:13le niveau d'entrée
19:13et dans cet esprit-là
19:14moi je préfère
19:15la zone des 45-50
19:1654,40 euros
19:18à l'instant
19:18pour ce titre
19:19Total Energy
19:19qui est en hausse
19:20de 0,6%
19:21merci beaucoup
19:22Mathieu Serron
19:22de nous avoir accompagné
19:23ce matin
19:23je rappelle que vous êtes
19:24trader et fondateur
19:25de Galileo Trading
19:26pour faire donc un point
19:27sur Total Energy
19:28et sur le CAC 40
19:29le CAC 40
19:30qui est en légère hausse
19:31de 0,16%
19:32à 8 118 points
19:33petite sous-performance
19:34par rapport à l'Eurostox 50
19:36qui est en hausse
19:36de 0,3%
19:38à noter
19:39Pernod Ricard
19:39qui perd un peu plus
19:40d'un pour cent
19:40avec notamment
19:41Jeffries
19:41qui réduit son objectif
19:42de cours
19:43de 120 à 110 euros
19:44Pernod Ricard
19:44qui a également annoncé
19:45une cession
19:46de certaines marques
19:47du côté des Etats-Unis
19:4976 euros
19:50pour la valeur
19:50LVMH
19:51ou encore Hermès
19:52qui avait bien surperformé
19:53en début de semaine
19:54cède également
19:54un peu plus d'un pour cent
19:55ce qui explique
19:56la modeste hausse
19:57du CAC 40
19:58donc de 0,1%
19:599h20 sur BFM Business
20:01tout de suite
20:01on va parler
20:02des small et mid-cap
20:03avec Alain Dubrul
20:03Comme chaque mercredi
20:05c'est en effet
20:06Alain Dubrul
20:06qui nous accompagne
20:07directeur général délégué
20:08de Claresco Finance
20:10Bonjour Alain
20:11dans un instant
20:11nous allons parler
20:12de Abivax
20:13qui a publié ses résultats
20:14en début de semaine
20:15des résultats
20:16qui ont été sanctionnés
20:17juste un mot quand même
20:18sur le CAC Small
20:19qui gagne 49%
20:21depuis le 1er janvier
20:22grâce ou à cause
20:23de Abivax
20:24néanmoins ça y est
20:25les small et mid-cap
20:26tentent de reprendre
20:27des couleurs
20:28Oui bonjour Etienne
20:29alors effectivement
20:30l'année 2025
20:31aurait été sans nul doute
20:32celle du retour
20:33des petites valeurs françaises
20:34qui est un CAC Small
20:35alors si on inclut
20:36les dividendes
20:36on est à 53
20:37et si on inclut
20:39ce qui va se passer
20:39sur DBV ce matin
20:40à confirmer
20:41on sera plutôt
20:42à 54-55
20:43donc il faut noter
20:44que dans cette hausse
20:45de plus de 50%
20:46il y a 21%
20:47qui sont attribuables
20:48à la seule biotech
20:49Abivax
20:50une société
20:51qui était bien représentée
20:52dans nos fonds
20:53Claresco Aveni
20:53à Claresco PME
20:54alors effectivement
20:55Abivax a vu son cours
20:56multiplié par 14
20:57depuis le début de l'année
20:58et même par 28
20:59si on prend le point bas
21:00du 9 avril
21:01à 4,56
21:02et le point haut
21:03de 126,60
21:04atteint en séance
21:05il y a une semaine
21:06alors cette performance
21:08inédite
21:08en 40 ans
21:09de biotech coté
21:09mérite quelques explications
21:11donc Abivax
21:12c'est une société française
21:13de biotechnologie
21:14cotée à Paris
21:15depuis 2015
21:15spécialisée dans des maladies
21:17intestinales sévères
21:18telles que la rectocolite
21:19hémorragique
21:20ou la maladie de Crohn
21:21alors contrairement
21:22à nombre de ses pairs
21:23cette société a choisi
21:24de conserver 100%
21:26de sa propriété intellectuelle
21:27ça veut dire
21:28qu'elle a financé
21:29elle-même
21:29l'ensemble des études cliniques
21:30phase 1, phase 2
21:31mais surtout la phase 3
21:32qui est la plus coûteuse
21:34par exemple
21:34celle pour la rectocolite
21:35avait plus de 1000 patients
21:36et comme les indications
21:38ont été prometteuses
21:39le marché a accepté
21:40de financer cette société
21:41ceci étant aussi aidé
21:43par une cotation au Nasdaq
21:44mais ça s'est traduit
21:45pendant quand même
21:46une dizaine d'années
21:47par beaucoup d'augmentations
21:48de capital dilutives
21:49d'autant plus
21:50que le marché des petites valeurs
21:51était déprimé
21:52a fortiori les biotechs
21:53ce qui fait que le cours
21:54est passé de 20 euros
21:55à l'introduction
21:56à un plus bas
21:56de 5 euros
21:57en avril dernier
21:58cependant
21:59les efforts ont été couronnés
22:00de succès
22:01car les résultats intermédiaires
22:02à 8 semaines
22:04de la phase 3
22:04donc celle avant la commercialisation
22:06pour la rectocolite hémorragique
22:08on est publié
22:08le 22 juillet au soir
22:09ils se sont avérés
22:11plus qu'excellents
22:11rendant envisageable
22:13un scénario
22:13qu'on pourrait qualifier
22:14de plus plus plus
22:15dans lequel
22:16les résultats complémentaires
22:17de phase 3
22:18à 32 semaines
22:19qui sont attendus
22:19en février 2026
22:20sont considérés
22:21comme quasi dérisqués
22:22et avec un marché final
22:24au moins deux fois supérieur
22:25aux attentes initiales
22:26car comme le traitement
22:27est très efficace
22:28il pourrait être proposé
22:29à des patients
22:30plus en amont
22:30donc en conséquence
22:32le titre a été absolument
22:33une performance phénoménale
22:35le 22 juillet
22:35on est passé de 9 euros
22:36à 53 euros
22:37le soir même
22:39ils ont levé
22:39638 millions d'euros
22:41c'est-à-dire l'équivalent
22:42de leur capitalisation
22:43de la veille
22:44mais pour une dilution
22:45seulement de 17%
22:47compte tenu de la hausse du cours
22:48ce qui assure un financement
22:49à la société
22:50jusqu'à fin 2027
22:51avant que les résultats
22:53commerciaux arrivent
22:53alors depuis
22:54des résultats complémentaires
22:56sur la phase intermédiaire
22:57à 8 semaines
22:57sont venus renforcer
22:58le profil de confort
22:59du traitement
23:00par exemple
23:01parce que c'est des maladies
23:02intestinales
23:03c'est le nombre de nuits
23:03où le patient n'a plus besoin
23:04d'aller aux toilettes
23:04ça va faire un détail
23:05mais ce sont des éléments
23:06qui ne font pas partie
23:07des objectifs cliniques
23:08mais qui peuvent s'avérer importants
23:10pour accroître la part
23:11de marché du traitement
23:12parce que pour qu'un médicament
23:13soit adopté
23:13il faut aussi que le patient
23:14accepte de le prendre
23:15alors le cours
23:16a poursuit sa progression
23:17on a même eu un plus haut
23:18de 126 euros
23:18mercredi dernier
23:19car il y a aussi
23:21des résultats de phase 2
23:22dans la maladie de Crohn
23:23qui sont attendues fin 2026
23:24or cette maladie intestinale
23:26plus connue
23:27que la rectocolite
23:27est un vrai fléau
23:28il n'y a pas vraiment
23:29de traitement efficace
23:30et si jamais
23:31il y avait le grand succès
23:33dans les deux indications
23:34rectocolite et Crohn
23:35les analystes estiment
23:38que chacun d'entre elles
23:39pourrait faire
23:39plus de 3 milliards
23:40de dollars de vente
23:41alors comme toutes les bibliothèques
23:42qui ont rencontré du succès
23:43dans ce genre d'indications
23:44ont été rachetées
23:45par des grands laboratoires
23:46pour en assurer
23:47la commercialisation
23:48évidemment
23:49le marché s'interroge
23:50sur la probabilité
23:51d'un rachat
23:52par un grand labo
23:53au cours des prochains trimestres
23:54on parle de valorisation
23:55qui pourrait être comprise
23:56entre 10 et 20 milliards d'euros
23:58d'où la poussée de fièvre
23:59du cours mercredi dernier
24:00alors que la capitalisation actuelle
24:02malgré la hausse
24:02n'est que
24:03de 7 milliards d'euros
24:05alors les résultats
24:06trimestriels
24:07publiés avant hier soir
24:08ont affiché
24:09une hausse
24:10des dépenses opérationnelles
24:11de R&D
24:11ce qui fait que la perte
24:12à 9 mois
24:12est à 174 millions
24:14contre 130 l'année d'avant
24:15mais il faut bien comprendre
24:16que compte tenu
24:17des succès cliniques
24:18et de l'augmentation de capital
24:19réalisé en juillet
24:19il est tout à fait normal
24:21que l'entreprise
24:21augmente ses dépenses
24:22compte tenu de ses moyens
24:23et de ses ambitions
24:24cela est tout à fait en ligne
24:26avec l'horizon de financement
24:27de fin 2027
24:28le titre a pourtant reculé
24:29hier sur ces nouvelles
24:30qui n'ont rien de surprenant
24:31la prochaine étape
24:32ce sont donc
24:33les résultats
24:33à 32 semaines
24:34en février
24:34qui devraient a priori
24:35confirmer les bons résultats
24:36de juillet dernier
24:37alors pour
24:38revenir
24:40et ça pourrait être
24:41à ce moment là
24:41un catalyse
24:42pour un éventuel acquéreur
24:43alors pour revenir
24:44sur les small caps
24:45c'est vrai que l'indice
24:45il progresse de 53%
24:47depuis début de l'année
24:48en incluant les dividendes
24:49cette progression
24:50elle provient à 31%
24:51de 4 biotech
24:52à bivax
24:53nanobiotiques
24:55ce qui est construit
24:55pour 6%
24:56DBV
24:562,3
24:57mais qui va peut-être
24:58monter de 50%
24:59ce matin
24:59et Inventiva
25:00et à cela
25:01il faut rajouter
25:02deux autres valeurs
25:02l'ISI
25:03donc l'équipement
25:04entier
25:05aéronautique
25:05et automobile
25:06et Excel
25:07c'est une défense
25:09qu'on ne nomme plus
25:09qui spécialise
25:10dans les drômes maritimes
25:11si on enlève
25:12ces 6 valeurs
25:13l'indice
25:14n'afficherait une croissance
25:15que de l'ordre de 10%
25:16en ligne avec les grandes valeurs
25:17alors une autre façon
25:19de voir la chose
25:19c'est que sur les 87 valeurs
25:21actuellement présentes
25:21dans le cas de small
25:22il n'y en a que 12
25:23qui font mieux que l'indice
25:24mais surtout
25:25la moitié progresse
25:26de moins de 10%
25:27un tiers
25:28et même en recul
25:28donc en d'autres termes
25:30même si toutes
25:30ne sont pas excellentes
25:31il reste de nombreux
25:32small caps de qualité
25:33qui restent sous-valorisés
25:35et conservent
25:35un potentiel de progression
25:36significatif
25:37et ce plus 52%
25:39du cax small
25:39depuis le début de l'année
25:40ne serait qu'un début
25:41avec donc la hausse imminente
25:43de DBV Technologies
25:44pour l'instant
25:45le titre est suspendu
25:46mais vous l'avez souligné
25:47il est actuellement
25:47en très forte hausse
25:49pour rappel
25:49DBV Technologies
25:50Alain Dubrul
25:51c'est une biotech
25:52qui essaye de mettre
25:53sur le marché
25:53depuis des années maintenant
25:55un traitement
25:56notamment pour les enfants
25:57afin notamment
25:58d'éviter les allergies
26:00à l'arachide
26:01et là ce matin
26:02ils ont annoncé
26:02des résultats
26:03de phase 3
26:04convaincants
26:05enfin j'ai envie
26:06de vous dire
26:06là le titre
26:07hier soir
26:08était aux alentours
26:09des 3 euros
26:09il faut se souvenir
26:10qu'il y a une dizaine
26:11d'années
26:11on était au-delà
26:11des 60 euros
26:12ça vient de très loin
26:13DBV
26:14oui alors
26:14sur DBV
26:15il y a deux sujets
26:16il y a eu des problèmes
26:17d'exécution
26:18la société était cotée
26:19en 2012
26:19dans les 10 euros
26:20on est monté
26:21jusqu'à 70-80 euros
26:22pour le titre
26:23il y avait de gros espoirs
26:24effectivement
26:25dans toutes ces maladies
26:26où il y a des intolérances
26:28ou des chocs
26:29anaphylactiques
26:30liés à la consommation
26:31notamment les fameux fruits à coque
26:32ou l'arachide
26:33et il y a eu
26:34de grosses déceptions
26:35en 2017, 2018, 2019
26:37parce que
26:37notamment les protocoles cliniques
26:39avaient été mal conçus
26:40donc là c'est vraiment
26:41une faute du management
26:42qui a d'ailleurs été
26:42complètement changée
26:43et depuis
26:44la société poursuit néanmoins
26:46son objectif
26:46en remontant la pente
26:47et donc là
26:48elle vient d'obtenir
26:49ce matin
26:50des résultats favorables
26:51pour la partie pédiatrique
26:53c'est-à-dire pour les enfants
26:54ce qui pourrait
26:55compte tenu de l'urgence
26:57amener
26:57ce qu'on appelle
26:59une breakthrough designation
27:00donc ça veut dire que
27:01si le médicament fonctionne
27:02il va avoir
27:03un processus
27:04de commercialisation
27:05accéléré
27:05donc là
27:07c'est un produit
27:07dans lequel on envisage
27:09des ventes
27:10qui pourraient être comprises
27:11entre 500 millions de dollars
27:12et 1 milliard
27:13donc le cours
27:13il est en train d'ouvrir
27:14à plus 40%
27:15donc ça va encore contribuer
27:17aux biotech françaises
27:18cette année
27:19dans la perte du Caxmol
27:20précisons quand même
27:21sur DBV
27:22moi je n'en ai pas
27:23contrairement à Bivax
27:24j'en ai beaucoup
27:24ce qui me gênait
27:26sur DBV
27:27c'est pas tellement
27:27le fait que ça réussisse
27:29cliniquement
27:29mais il faut bien comprendre
27:30que ce sont des médicaments
27:32qui sont compliqués à vendre
27:33parce que
27:33il y a beaucoup de concurrence
27:34il faut aller convaincre
27:35des gens
27:36notamment les parents
27:37c'est pas
27:39on passe pas du jour
27:40à la nuit
27:40enfin de la nuit au jour
27:41immédiatement
27:42donc il faut se rappeler
27:43qu'il y a des biotech
27:44par exemple comme Poxel
27:45qui a eu des succès cliniques
27:47mais derrière
27:47il faut aussi
27:47qu'il y ait un succès commercial
27:48donc là je reste prudent
27:51on va dire
27:51sur la partie commerciale
27:52mais évidemment
27:53les résultats de phase 3
27:55obtenus aujourd'hui
27:55sont une très bonne nouvelle
27:56pour le titre
27:57qui a déjà d'ailleurs
27:58pas mal progressé
27:59donc depuis le début de l'année
28:00maintenant
28:01à Bivax
28:01on avait pratiquement
28:02x5 aussi
28:03plus 380%
28:05en effet pour ce titre
28:05DBV Technologies
28:06qui prend 39%
28:08dans les dernières secondes
28:09de cotation
28:09à 4,28€
28:11mais comme vous l'avez souligné
28:12c'est un titre
28:12qui vient de très loin
28:13puisque sur une dizaine d'années
28:15on a un titre
28:16qui a été divisé par 10
28:17voire même par 20
28:18mais qui est salué ce matin
28:20après des annonces
28:21de phase 3
28:21merci beaucoup Alain Dibrul
28:22qui nous a raccompagné ce matin
28:23afin d'en faire un point
28:24sur cette très bonne année
28:26pour le CAC Small
28:26grâce notamment
28:27à quelques valeurs
28:28que vous avez soulignées
28:29sur Abivax
28:29qui a été sanctionné
28:30en début de semaine
28:31après ses résultats
28:32et donc sur la news du jour
28:33DBV qui prend plus de 30%
28:35après donc des résultats
28:37préliminaires positifs
28:38pour son patch
28:39anti-allergie à l'arachide
28:40très courte pause
28:41on se retrouve dans un instant
28:43il sera 9h30
28:43nous parlerons du marché obligataire
28:45comme chaque mercredi
28:46avec aujourd'hui
28:47les équipes de Montpensier-Arbevel
28:48afin notamment
28:49de parler de la très bonne année
28:50des obligations convertibles
28:52et puis ensuite
28:52ça sera l'heure du face-à-face
28:53à 9h40
28:54avec Stéphane Lévy
28:55de Irivest IM
28:56et Pierre Sabatier
28:57économiste et fondateur
28:58de PrimeView
28:58nous reviendrons notamment
28:59sur les doutes
29:00autour de l'intelligence artificielle
29:01faut-il anticiper ou non
29:03des baisses de taux
29:04du côté de la BCE
29:05qui va d'ailleurs
29:06s'exprimer demain
29:07et puis du côté
29:08notamment des valeurs
29:09quels sont les secteurs
29:10à privilégier pour 2026
29:11la réponse dans un instant
29:13dans la deuxième partie
29:14de l'émission
29:14à tout de suite
29:15Deuxième partie
29:22de Good Morning Market
29:23jusqu'à 10h
29:24ensuite vous retrouvez
29:25les experts
29:25avec Raphaël Legendre
29:26et à 11h
29:26tout pour investir
29:27avec Antoine Larigauderie
29:28le CAC 40
29:29prend 0,15%
29:30petite sous-performance
29:31par rapport
29:32au Lerostox 50
29:32qui prend 0,3%
29:34et pour cause
29:34le secteur du luxe
29:36est un petit peu
29:36en bas de tableau
29:37on perd 1%
29:37sur Hermès
29:38ou encore sur LVMH
29:40à 629 euros
29:41à l'inverse
29:42le secteur bancaire
29:43se porte bien
29:43idem pour Total Energy
29:45qui soutient la tendance
29:46avec des cours du pétrole
29:47qui repartent à la hausse
29:48après une baisse
29:49de plus de 2% hier
29:50le Brent reprend 1%
29:51à 59 dollars
29:52tout de suite
29:52on va parler
29:53du marché obligataire
29:54comme chaque mercredi
29:57à 9h30
29:57nous parlons du marché obligataire
29:59et ce matin
29:59c'est Ronan Blanc
30:00qui est avec nous
30:01gérant obligataire
30:01chez Montpensier
30:02Arbevel
30:03bonjour Ronan
30:04ce matin
30:04on va parler
30:05des obligations convertibles
30:07car c'est intéressant
30:08de comprendre
30:09et surtout
30:09de voir la très belle performance
30:11des obligations convertibles
30:13cette année
30:13on est peu au prou
30:14sur une performance
30:15de 10-15%
30:16c'est-à-dire
30:17autant que
30:18les grands indices européens
30:19le CAC 40 gagne 9%
30:20depuis le début de l'année
30:21l'Eurostock c'est à plus 15
30:22comment expliquer
30:23la très belle performance
30:24de ces obligations convertibles
30:26et puis juste avant
30:27rappeler
30:27comment ça fonctionne
30:28une obligation convertible
30:31alors une obligation convertible
30:32c'est d'abord
30:32avant tout
30:33une obligation
30:34c'est-à-dire que vous allez
30:34percevoir un coupon
30:36donc une rémunération
30:37annuelle
30:38semi-annuelle
30:38selon les cas
30:39et à la fin
30:40vous allez être remboursé
30:42du nominal
30:42donc on est sur un emprunt
30:44in fine
30:44donc il n'y a pas
30:46amortissement du capital
30:47tous les ans
30:48la vraie différence
30:49c'est que vous avez
30:49cette option
30:50de convertir cette obligation
30:52en action
30:52vous le savez à l'avance
30:53c'est ce qu'on appelle
30:54le ratio de conversion
30:55et cette option
30:57elle a un coût
30:58c'est pour ça
30:58que pour les entreprises
30:59c'est assez intéressant
31:00d'émettre ce type de produit
31:02puisque c'est
31:03quelque part
31:04du crédit
31:05à moins cher
31:06cette prime
31:07que l'investisseur
31:09va payer
31:10va finalement
31:11contrecarrer un petit peu
31:12le coût du financement
31:13ça c'est le premier élément
31:15le deuxième élément
31:15pour les entreprises
31:16c'est que c'est pas
31:16une dilution immédiate
31:17en fait
31:18vous êtes pas certain
31:19finalement
31:20que ces obligations
31:21convertibles
31:21vont être
31:22complètement converties
31:24il faudra
31:25atteindre
31:25à certains seuils
31:26donc cette dilution
31:27différée
31:28permet du coup
31:30d'éviter
31:31cette dilution
31:33immédiate
31:34et quelque part
31:34de verser
31:35un dividende
31:36à ses investisseurs
31:37comme un actionnaire
31:40lambda
31:40aurait droit
31:42et aujourd'hui
31:43comment on explique
31:44la performance
31:44de 10%
31:45depuis le début
31:46de l'année
31:46et certes
31:46les grands indices mondiaux
31:47ont connu
31:48une très belle année
31:49est-ce que ça s'explique
31:50également par le fait
31:51qu'aujourd'hui
31:51les gérants obligataires
31:53trouvent moins de rendement
31:53sur certains papiers
31:54et donc du coup
31:55se portent sur les convertibles
31:56pour trouver un peu plus
31:57de rendement
31:58alors non
31:58en fait
31:59il y a du rendement
31:59sur le crédit
32:00notamment sur le crédit
32:01à yield
32:01les convertibles
32:02rémunèrent
32:03entre guillemets
32:03un petit peu moins
32:04du fait de cette prime
32:06ce qui aujourd'hui
32:07joue à plein
32:08sur les convertibles
32:08c'est un meilleur équilibre
32:10dans la composition
32:11du gisement
32:12ça c'est clairement
32:13on a reproché
32:14dans le passé
32:14à juste titre d'ailleurs
32:15une trop forte concentration
32:16à une époque
32:17il y avait beaucoup
32:17d'émetteurs
32:18dans le secteur immobilier
32:20donc le choc de taux
32:20a quand même été compliqué
32:22pour un certain nombre
32:23de ces valeurs
32:23il y a eu beaucoup
32:24d'émissions
32:25sur des small et mid
32:27aujourd'hui
32:27on a
32:28entre guillemets
32:29un meilleur équilibre
32:30entre les small
32:30et les large
32:31et quatre secteurs
32:33représentatifs
32:34qui finalement
32:35aujourd'hui
32:36en est marqueur
32:36à long terme
32:37beaucoup plus intéressant
32:38on a la tech
32:38évidemment
32:39mais j'ai envie de dire
32:40la tech
32:40c'est l'IA
32:41la cyber
32:42le cloud
32:42donc c'est vraiment
32:43ce sur quoi
32:43on a envie
32:44d'être investi
32:44on parle aussi
32:45de l'industrie
32:46donc tout ce qui est
32:47thématique de souveraineté
32:48alors j'enfonce un peu
32:49des portes ouvertes
32:50mais clairement
32:51les dépenses européennes
32:53liées à la défense
32:54c'est un gisement
32:55qui est important
32:56en Europe
32:57sur cette partie-là
32:59de la cote
33:00vous avez la consommation
33:01notamment
33:02tout ce qui est lié
33:03à la consommation chinoise
33:04et le plan de relance
33:06chinois
33:06qui lui est lié
33:07et enfin
33:08la dernière partie
33:08c'est la partie
33:09MedTech
33:10santé
33:10biotech
33:11qui aujourd'hui
33:12profite aussi
33:12d'un appétit
33:13des investisseurs
33:14donc vous avez
33:15quatre secteurs
33:15représentatifs
33:16qui ont attiré
33:17à juste titre
33:18l'appétit
33:19et les liquidités
33:21et donc qui expliquent
33:22en grande partie
33:23ce bon comportement
33:23de perf
33:24en face
33:24vous avez eu
33:25beaucoup d'émissions nouvelles
33:26on a eu
33:27quasiment plus de 160 milliards
33:28d'émissions nouvelles
33:29à l'échelle mondiale
33:30sur un marché
33:31qui fait un peu plus de 500
33:32donc c'est quand même
33:32très important
33:33on est quasiment
33:34sur une année record
33:35depuis 1998
33:36même s'il ne faut pas regarder
33:38dans les rétroviseurs
33:39ça donne un peu
33:39une indication
33:40du fait que
33:42cette classe d'actifs
33:43qui avait été un petit peu
33:44boudée il y a quelques années
33:45revient vraiment
33:46depuis 2-3 ans
33:47au cœur
33:48des investissements
33:49des investisseurs
33:51avec la baisse des taux
33:52du côté de la BCE
33:54cette année
33:54de la Fed
33:55cette année
33:56peut-être voire même
33:56l'année prochaine
33:57est-ce que les convertibles
33:58vont rester aussi intéressantes
33:59l'année prochaine
34:00est-ce que les entreprises
34:01vont toujours se porter
34:02sur ce type de solution
34:04ou est-ce qu'à l'inverse
34:05ils vont plutôt rester
34:06sur le crédit traditionnel
34:07dans le sens où
34:08les rendements aujourd'hui
34:09tentent de s'affaisser
34:11alors les deux
34:12sont clairement pas incompatibles
34:14c'est-à-dire qu'aujourd'hui
34:15le crédit est relativement stable
34:16ce qui est un bon marqueur
34:18sur la partie convertible
34:19parce que vous avez aussi
34:19une dimension crédit
34:20on parle du plancher obligataire
34:22on va pas être trop technique
34:23mais c'est quand même
34:23une force de rappel
34:24en cas de déception
34:26sur le profil
34:27sur le profil action
34:28et encore une fois
34:30cette dynamique
34:31du marché primaire
34:32pour nous
34:32elle va se maintenir
34:34il y a beaucoup de liquidités
34:35dans le marché
34:36qui ont besoin
34:36d'être un petit peu
34:37réorientées
34:38vers d'autres poches
34:38d'actifs
34:39et entre guillemets
34:40vous avez un petit peu
34:41le meilleur des deux mondes
34:42sur les convertibles
34:43avec un profil
34:44sur les actions
34:44qui nous semble toujours
34:45positif pour l'année prochaine
34:47dépenses d'investissement
34:48on n'a peut-être pas le temps
34:49de tout dérouler
34:49mais en tout cas
34:50sur les marqueurs
34:52que j'ai évoqués
34:53notamment l'aspect sectoriel
34:55et l'empreinte mondiale
34:56sur cette classe d'actifs
34:57clairement
34:58une dynamique
35:01qui va rester constructive
35:03et positive
35:03sur 2026
35:04les obligations convertibles
35:05ne sont pas disponibles
35:07pour le retail
35:08pour des auditeurs
35:09téléspectateurs
35:09il faut passer par des fonds
35:11des fonds qui ont l'avantage
35:12bien sûr
35:12d'être diversifiés
35:13encore et toujours
35:14bien sûr
35:14c'est la règle
35:15la diversification
35:16quel est l'horizon
35:17d'investissement
35:18aujourd'hui
35:18sur ces fameuses
35:19obligations convertibles
35:20alors on est sur des maturités
35:22de 4-5 ans
35:23généralement
35:23pour nous
35:25il y a au moins
35:263-4 prochaines années
35:27clairement
35:28ça va être toujours
35:29plutôt positif
35:30on revoit
35:31des investisseurs
35:32institutionnels
35:32là encore
35:33qui aient plutôt limité
35:34la voilure
35:35qui reviennent
35:36assez fortement
35:37dans ce marché
35:38et d'ailleurs
35:38le marché y répond
35:39clairement
35:39avec une dynamique
35:41d'émissions nouvelles
35:42relativement forte
35:43nous on a deux produits
35:45dont un qui a plus de 20 ans
35:46d'existence
35:47donc c'est vrai
35:48que c'est important
35:48d'avoir du vécu
35:49sur la classe d'actifs
35:50puisqu'aujourd'hui
35:51c'est voilà
35:53il faut avoir une empreinte
35:54la plus mondialisée
35:56possible
35:57parce que c'est devenu
35:57un marché mondial
35:58même si entre guillemets
35:59aujourd'hui
36:00cette année
36:00l'Europe a surperformé
36:01sur ce marché
36:02cette performance de 10%
36:03il faut l'avoir
36:04comme exceptionnelle
36:05ou est-ce qu'au final
36:06non c'est une performance
36:08qui est tout à fait
36:09normale et durable
36:10je pense que les gens
36:11sont un petit peu
36:12réveillés
36:12sur justement
36:13l'intérêt
36:14de ce segment
36:15c'est une très belle perf
36:16clairement
36:17c'est peut-être pas
36:17complètement reconductible
36:19mais on pourrait
36:21la cible
36:21c'est historiquement
36:23la cible sur les obligations
36:23convertibles
36:24en termes de fourchette
36:26alors il faut le voir
36:27en rendement
36:28par rapport à la volatilité
36:30on est sur un niveau
36:30de volatilité
36:31qui est beaucoup moins élevé
36:32que sur les actions
36:32pour une performance à long terme
36:34qui s'en rapproche en fait
36:35c'est ça un petit peu
36:36le bon mix
36:37on reproche
36:38aux grands indices mondiaux
36:39notamment aux Etats-Unis
36:40d'être beaucoup trop concentré
36:41sur quelques valeurs
36:42là l'intérêt
36:43c'est qu'on a une vraie diversification
36:45et beaucoup moins de concentration
36:47tout en voulant jouer
36:48les thématiques
36:48qu'on a envie de jouer
36:49donc je pense que c'est par ce prisme là
36:51qu'il faut surtout le voir
36:51pour l'avenir
36:52merci beaucoup Ronan Blanc
36:53nous a raccompagné ce matin
36:54je rappelle que vous êtes
36:54gérant obligataire
36:55chez Montpensier Arbevel
36:56pour faire donc un focus
36:57sur les obligations convertibles
36:59et un focus
37:00sur le marché obligataire
37:02comme nous le faisons
37:02dans cette émission
37:03chaque mercredi
37:04à 9h30
37:04pour l'heure il est 9h40
37:06et c'est l'heure du face à face
37:07vous connaissez le rendez-vous
37:09deux acteurs de marché
37:10avec ce matin
37:11Pierre Sabatier
37:12économiste et fondateur
37:13de PrimeView
37:14bonjour Pierre Sabatier
37:14bonjour Antoine
37:15merci Etienne
37:16merci de nous accompagner
37:17ce matin
37:18avec Stéphane Lévy
37:20stratégique
37:20chez Irivest IM
37:21Antoine Larigauderie
37:22bien sûr que vous retrouverez
37:23à partir de 11h
37:25dans Tout pour investir
37:26pas mal de sujets
37:27abordés avec vous
37:28messieurs
37:29dans un instant
37:29nous parlerons
37:30de la BCE
37:31qui va se réunir demain
37:32il y a pas mal d'attentes
37:33notamment sur des baisses de taux
37:34l'année prochaine
37:35l'IA
37:36avec une certaine forme
37:37de forêt qui s'estompe
37:38depuis le début du mois
37:39sur les grands indices
37:40et sur les grandes
37:41méga caps américaines
37:43et puis une année
37:44in fine
37:442025
37:45qui fut bonne
37:46alors bon
37:46nous ne sommes que
37:47le 17 décembre
37:48on n'est pas à l'abri
37:49d'une certaine forme
37:50de volatilité
37:51d'ici à la fin du mois
37:52néanmoins
37:52quand on regarde le CAC 40
37:53on est à plus 10
37:54c'est certes moins
37:55que les 17%
37:56de l'Eurostox 50
37:57des 20% en dollars
37:58bien sûr
37:58du Nasdaq 100
37:59comment vous regardez
38:00cette année 2025
38:01Stéphane Lévy
38:02finalement
38:03on a des indices globaux
38:05qui
38:06surperforment
38:07qui ont quand même
38:08signé une belle performance
38:09alors oui
38:10c'est un très bon cru
38:12l'année 2025
38:13on est le 17
38:14mais bon
38:14on peut considérer
38:15que globalement
38:16l'année n'est pas très loin
38:18d'être achevée
38:18en fait
38:20ce qui est absolument
38:21remarquable
38:22cette année
38:22c'est la performance
38:23de l'Europe
38:23ça fait 19 ans
38:25que l'Europe
38:26n'a pas autant surperformé
38:27par rapport aux Etats-Unis
38:28notamment sur la classe
38:29d'actifaction
38:30et ça c'est quelque chose
38:31qu'on voit
38:31avec beaucoup de satisfaction
38:32et qui nous semble
38:33quelque part
38:33participer à un phénomène
38:35assez naturel
38:36assez sain
38:36de normalisation
38:38fondamentale
38:39et si on observe
38:41un petit peu
38:41ce qui s'est passé
38:41sur l'Europe
38:42alors vous l'avez dit
38:44Etienne
38:44on est à peu près
38:44sur une performance
38:45de 16-17% en Europe
38:46et cette performance
38:47s'est faite en trompe-l'œil
38:48de manière très linéaire
38:49on a un premier semestre
38:51dans lequel
38:51on a performé
38:53de l'ordre de 8%
38:54et sensiblement
38:55la même chose
38:57au second semestre
38:58alors au premier semestre
38:59on avait eu ce gros coup de mou
39:00au mois d'avril
39:02avec cette violente reprise en V
39:05mais finalement
39:06on a eu une trajectoire
39:07très linéaire
39:08néanmoins
39:08on peut considérer
39:09qu'on a eu une année
39:11découpée
39:11coupée en deux
39:12notamment en Europe
39:13avec un premier semestre
39:14qui a été marqué
39:15par énormément
39:16de directionnalité
39:17sur la devise
39:18sur le change
39:19avec cette forte appréciation
39:21de l'euro
39:21et faisant écho
39:23à cette forte appréciation
39:24de l'euro
39:24on a eu une forte surperformance
39:26de toute la thématique
39:27domestique
39:29en Europe
39:29logiquement
39:30puisque tous les exportateurs
39:31avaient été défavorisés
39:32donc ça
39:33essentiellement profiter
39:35à tout le segment value
39:37parce que
39:37la domesticité
39:39si je puis dire
39:39se trouve dans la value
39:41donc les banques
39:42les assurances
39:42les télécoms
39:43les utilities
39:43depuis le début
39:45du second semestre
39:46on est globalement
39:48sur une performance
39:49qui est beaucoup plus équilibrée
39:50et un momentum
39:51qui est beaucoup plus diversifié
39:53avec un retour
39:54de certaines thématiques
39:55dont le luxe
39:55dans les minières
39:56dans l'énergie
39:57et sans pour autant
39:58par exemple
39:59que la finance
39:59est sous-performée
40:00donc c'est quelque chose
40:01d'assez intéressant
40:02notamment pour les acteurs
40:04de gestion active
40:04puisqu'il y a des rotations
40:05et la capacité
40:07je crois
40:07de démontrer
40:08de la capacité
40:09à battre les indices
40:10et ce qui est intéressant
40:11Pierre Sabatier
40:12c'est que la performance
40:13des grandes capitales
40:14en Europe
40:15est un petit peu corrélée
40:16aux dynamiques de croissance
40:17c'est la revanche
40:19de Madrid
40:19plus 45%
40:21depuis le début de l'année
40:21très belle année
40:22pour la Grèce
40:22pour l'Italie
40:23alors qu'à l'inverse
40:24l'Europe du Nord
40:25certes est positive
40:26en termes de performance
40:28effectivement
40:28beaucoup plus possible
40:29en fait j'ai presque
40:30envie de résumer l'année
40:31on a beaucoup parlé
40:33on en parlait tout à l'heure
40:34tout le monde est un peu
40:35fatigué en cette fin d'année
40:36pour autant
40:36finalement les marchés
40:37ont été très connectés
40:38à l'économie réelle
40:39vous savez
40:39souvent
40:40les gens
40:41les observateurs
40:42disent qu'il y a une forme
40:43de déconnexion
40:44des marchés financiers
40:44avec l'économie réelle
40:45sauf que
40:46d'une certaine manière
40:47on a eu une totale
40:48connexion en réalité
40:49des marchés financiers
40:50des comportements
40:51des investisseurs
40:52avec ce qui se passait
40:53finalement
40:53dans les cycles domestiques
40:55en Europe
40:55effectivement
40:56Espagne
40:56Italie
40:57Allemagne
40:58France
40:58alors on pourrait échanger
40:59Allemagne et France
41:00à la fin
41:00parce que c'est le classement
41:01finalement des places boursières
41:02en Europe
41:02mais qu'est-ce que ça traduit ?
41:04ça traduit exactement
41:05les profils de croissance
41:06qui sont encaissés
41:07maintenant
41:07depuis maintenant
41:08quelques années
41:09et en particulier
41:10cette année
41:10Espagne
41:11Italie
41:12là pour le coup
41:12France
41:13et Allemagne
41:13la France a été pénalisée
41:15par la prime de risque politique
41:16sur laquelle on pourra revenir
41:17qui est un épiphénomène
41:18très particulier en Europe
41:19mais grosso modo
41:20on a eu des marchés
41:21actions européens
41:21finalement très connectés
41:23à travers les dynamiques
41:24sous-jacentes
41:25d'économie réelle
41:26donc en termes
41:27de performance globale
41:28et je dirais par ailleurs
41:29en termes de comportement
41:30pour rebondir sur ce que
41:31disait Stéphane
41:31alors évidemment
41:32il y a la question
41:32des taux de change
41:33on pourrait y revenir
41:34c'est peut-être nous
41:34la seule chose
41:35qui nous a surpris
41:35en début d'année
41:36c'est parmi nos anticipations
41:38pour le coup
41:38on ne pensait pas
41:39que le dollar
41:39se réagirait si vite
41:41parce que historiquement parlant
41:42dans les années 80
41:42lorsqu'on a eu un président
41:44qui ressemblait
41:44qui voulait en fait
41:45mener à peu près
41:45les mêmes batailles
41:47que Donald Trump
41:48en début d'année
41:48en général
41:49ça fait plutôt monter le dollar
41:51avant en fait qu'il ne baisse
41:52là en l'occurrence
41:52on ne la baisse tout de suite
41:53c'est comme ça
41:54et ça explique beaucoup
41:55de la surperformance
41:55des marchés actions européens
41:56mais j'aimerais quand même dire
41:57que les marchés actions européens
41:59dans leurs composantes
42:00ont été très très influencés
42:01par là aussi
42:01quelque chose de très domestique
42:02qui est le fait
42:03que la Banque centrale européenne
42:04le plus rapidement
42:06par rapport à ses homologues
42:08au niveau international
42:08a baissé ses taux
42:09et donc au final
42:10on le sait très bien
42:11la baisse des taux
42:12réenclenche un cycle économique
42:14qui va d'abord
42:14et en premier lieu
42:15bénéficier notamment
42:16aux financières
42:17qui ont été clairement
42:18les premiers en fait
42:19contributeurs
42:20à la croissance
42:21et à la bonne performance
42:22des marchés actions européens
42:23et c'est un des services également
42:25parce qu'au final
42:25l'économie européenne
42:26notamment l'Europe du Sud
42:27est très tournée vers les services
42:28et alors
42:29quand vous regardez
42:30les composantes
42:31effectivement
42:32de l'économie
42:33notamment espagnole
42:34on va dire
42:35l'Italie c'est plus industriel
42:36mais l'Espagne
42:37c'est clairement du tourisme
42:38donc c'est des exports
42:39et pour le coup
42:39alors
42:40est-ce qu'il faut en pleurer
42:42ou est-ce qu'il faut en sourire
42:43je ne sais pas
42:43mais d'une certaine manière
42:44la très bonne tenue de l'Espagne
42:46se fait aussi au détriment
42:47de ses voisins européens
42:47il ne faut pas être dupe
42:48le fait qu'ils aient voulu
42:49s'extirper notamment
42:50des accords sur l'énergie
42:52pour pouvoir en fait
42:53booster en fait
42:54leur industrie
42:54les a avantagés
42:56c'est une stratégie non coopérative
42:57qui fait
42:57et qui explique une partie
42:59de la quand même
42:59bonne tenue
42:59de l'économie espagnole
43:01bon ça c'est un sujet
43:02d'ordre politique
43:02ça regarde en fait
43:03la zone euro par ailleurs
43:04mais il faut avoir en tête
43:05qu'aujourd'hui
43:05ces économies là
43:06aujourd'hui
43:07continuent en fait
43:07d'avancer plus vite
43:08que les vieilles économies européennes
43:09que sont la France
43:11et l'Allemagne
43:11qui est peut-être la déception
43:12pas sur les marchés
43:13mais la déception
43:14d'un point de vue économique
43:15cette année
43:15vous savez il y a eu
43:16un grand plan de relance budgétaire
43:17annoncé
43:17en se disant
43:18et on s'est tous dit
43:19ça y est l'Allemagne
43:20a enfin compris
43:21que l'austérité
43:21c'est bien quand on en a besoin
43:23mais c'est pas bien tout le temps
43:24et en l'occurrence
43:25l'Allemagne n'en avait pas besoin
43:26on regarde
43:26ces bonnes finances publiques
43:28et bien tout le monde s'est réjoui
43:29et donc ça a traduit
43:30en fait un DAX
43:31qui a bien performé
43:31au premier semestre
43:32mais qui s'est très vite essoufflé
43:33parce qu'on n'en voit pas encore
43:34la couleur
43:34de l'impact
43:35de ce plan de relance budgétaire
43:37qui nous avait été vendu
43:38en début d'année
43:38donc là c'est peut-être
43:39la déception sur le marché européen
43:40qui explique cet écart
43:42entre des grands marchés actions
43:44que sont l'Espagne
43:45l'Italie
43:46puis ensuite l'Allemagne
43:47et la France
43:47Sachant que le DAX
43:48a été tiré aussi
43:48et surtout par les valeurs
43:49de la défense
43:50notamment par Rheinmetall
43:51et j'en passe
43:52la BCE
43:53est-ce qu'elle peut baisser
43:54encore les taux
43:55aujourd'hui
43:55Stéphane Lévy
43:56bon on a une inflation
43:57qui est proche des 2%
43:59l'inflation c'est la boussole
44:00de Christine Lagarde
44:01bon normalement
44:01le pic d'inflation
44:02est derrière nous là
44:03on a un pétrole
44:04qui est pas cher
44:05on a un pétrole
44:06qui est pas cher
44:06on a un dollar
44:07qui est très bas
44:09donc le risque inflationniste
44:10en Europe
44:11est aujourd'hui
44:11a disparu
44:13n'ayons pas peur des mots
44:15quand on regarde
44:16d'ailleurs
44:16les investisseurs obligataires
44:17ne s'y sont pas trompés
44:18quand on regarde
44:19les marchés obligataires
44:20d'indexer inflation
44:21le break even
44:23le point mort d'inflation
44:24en Europe
44:25aujourd'hui
44:25nous signale
44:26qu'une déflation
44:27est anticipée
44:28dans les 3 prochaines années
44:29donc
44:30je suis extrêmement surpris
44:32pour être très franc
44:32avec vous
44:33dans le contexte actuel
44:34de voir à quel point
44:37le consensus
44:38n'anticipe pas
44:42de baisse de taux
44:43par la BCE
44:44je trouve ça
44:45complètement dingue
44:46il faut bien réaliser
44:50le contexte
44:51dans lequel on est
44:52il ne faut pas se leurrer
44:53la Fed
44:53elle va continuer
44:54à baisser les taux
44:55elle a réinitié
44:55un cycle accommodant
44:56en septembre
44:57elle a baissé
44:57trois fois les taux
44:58depuis
44:59et ce
45:01après que M. Powell
45:01nous ait signalé
45:02un temps dernier
45:03qu'il ne pourrait pas
45:04le faire
45:04en raison des risques
45:05inflationnistes
45:06finalement
45:06oui
45:06elle l'a fait
45:07et je crois
45:09que la BCE
45:10dans un tel contexte
45:11là où il n'y a pas
45:12de risque d'inflation
45:13là où la croissance
45:14est molle
45:14n'aura pas d'autre choix
45:16que de prendre
45:18le relais de la Fed
45:19sinon tout simplement
45:20on va se retrouver
45:21avec un euro dollar
45:21à 1,30
45:22ce qui serait absolument
45:23mortifère
45:24pour l'économie européenne
45:26taux de dépôt de 2%
45:27on ne reviendra pas
45:28à des taux à zéro
45:29ou négatif
45:29et pourquoi pas
45:30c'est quand même amusant
45:31je ne dis pas
45:32qu'on va y revenir
45:33mais pourquoi pas
45:34ce qui est assez étonnant
45:35et finalement Stéphane
45:36depuis le temps
45:36qu'on fait ce métier
45:37est-ce que tu es vraiment surpris
45:38par l'incapacité
45:39de se projeter
45:41dans un modèle de prévision
45:42qui ne soit pas
45:43l'extrapolation
45:43de ce qu'on vient de connaître
45:45au final
45:45pendant deux ans
45:46on a mâché le chewing-gum
45:47de le risque inflationniste
45:49est enfin arrivé
45:50parce que beaucoup de gens
45:50l'attendaient depuis 15 ans
45:51pour être très honnête
45:52tout le monde
45:52appelé au retour
45:53de l'inflation
45:54à cause des politiques monétaires
45:55qui étaient trop expansionnistes
45:56pendant longtemps
45:57elle est revenue
45:58et du coup
45:58beaucoup d'observateurs
46:00se sont réjouillants
46:00ils n'étaient pas très nombreux
46:01quand même
46:01en début d'année
46:02à vous dire
46:03que l'inflation
46:03est concrètement
46:04littéralement derrière nous
46:06et que ce n'est plus le sujet
46:07le sujet c'est plutôt
46:07la croissance molle
46:08la baisse des taux de croissance potentielle
46:09et quand on a baisse
46:10de taux de croissance potentielle
46:11il n'y a pas d'inflation
46:12qui peut être durable
46:12bon aujourd'hui
46:13tout le monde
46:14s'est un peu rallié au sujet
46:15mais il y a encore
46:15un peu de résistance
46:16et donc les gens se disent
46:17non non on ne peut pas
46:18revenir à zéro
46:18mais en réalité
46:19il faut toujours s'interroger
46:20sur les raisons
46:20qui font qu'on a monté les taux
46:21si l'inflation n'est plus là
46:23pourquoi en réalité
46:24on ne rebaisserait pas les taux
46:25à un niveau
46:26qui correspond à son niveau
46:27de croissance potentielle
46:28qu'est-ce que c'est
46:28le pilotage d'une économie
46:29c'est deux leviers
46:30évidemment
46:30le pouvoir de légiférer
46:31créer les règles du jeu
46:32pour exprimer son plein potentiel
46:33mais aussi
46:34rendre l'argent suffisamment disponible
46:35pour que les projets
46:37et qui ont un ROI
46:38qui est naturellement plus faible
46:39dans des économies
46:40à taux de croissance potentielle
46:41plus faibles
46:41puissent se réaliser
46:42et pour le coup
46:43générer de la richesse
46:44au regard de ce que nous pouvons faire
46:46la réalité c'est que 2% c'est trop
46:47voilà
46:48je ne peux pas vous le dire mieux que ça
46:49c'est ce qu'on dit déjà
46:50depuis pas mal de temps
46:51et donc l'année prochaine
46:52vous verrez
46:52la Banque Centrale Européenne
46:53n'aura pas d'autre choix
46:55que de baisser
46:55c'est tout
46:56et vous verrez
46:56là aussi
46:57qu'elle ne s'arrêtera
46:58probablement pas là
46:59et on ira vers à nouveau
47:00des politiques de quantitative easing
47:01parce que
47:02personne ne le dit
47:03mais la Banque Centrale Européenne
47:04comme la Fed
47:05depuis maintenant quelques années
47:06n'a pas juste été les bras ballants
47:08face au marché
47:09a réduit de manière
47:10relativement massive
47:11quasi de la même ampleur
47:13la taille du bilan
47:14de la Banque Centrale Européenne
47:16tout comme la taille du bilan
47:17de la Fed
47:17et la Fed
47:19évidemment comme d'habitude
47:20surréagit beaucoup plus vite
47:22elle repart
47:23sur une vraie dynamique
47:24de quantitative easing
47:24et vous verrez
47:25qu'en 2026
47:26ça sera le cas
47:27et la Banque Centrale Européenne
47:27suivra probablement le pas
47:29parce qu'on ne peut pas
47:30faire autrement
47:30le taux de 2%
47:31c'est pas la seule boussole
47:33aujourd'hui pour un auditeur
47:34téléspectateur
47:34quand il demande un crédit
47:35il faut regarder également
47:36les taux souverains
47:37bon quand vous regardez
47:38quand même le 10 ans français
47:39on est toujours à 3,5
47:41on a un boune d'allemand
47:42qui est aux alentours
47:42des 2,7
47:43bon la BCE a beau baisser ses taux
47:45on a quand même
47:46des souverains derrière
47:47qui ne sont pas tout à fait
47:48oui mais non
47:49mais vous savez
47:50globalement plus ça va mal
47:52plus les taux souverains
47:52ne pourront faire que baisser
47:53alors il peut y avoir
47:54quelques cas particuliers
47:55du type France
47:56où on a un petit écartement
47:57des spreads
47:58mais petit
47:58là aussi je rappelle tout de même
48:00qu'en début d'année
48:00tout le monde nous disait
48:01que les taux à cause
48:03de la politique
48:03notamment implémentée
48:05par Donald Trump
48:05d'ultra protectionnisme
48:07allaient en fait
48:07augmenter partout
48:08que ça allait rendre
48:09en fait insoutenable
48:10les dettes publiques
48:11de partout dans le monde
48:12la réalité c'est que
48:13ce n'est pas le cas
48:14les taux ne peuvent
48:14vous savez quel est
48:15le bon niveau de taux
48:16y compris le niveau de taux souverain
48:17c'est celui qui est supportable
48:19par les agents privés
48:19d'une zone
48:20les agents privés
48:20sont de deux ordres
48:21les ménages d'un côté
48:22les entreprises de l'autre
48:23j'ai envie de vous poser une question
48:24sur le bon niveau de taux
48:25c'est très simple
48:25est-ce que si les taux montent
48:27ou si les taux restent
48:27au niveau actuel
48:28les entreprises continuent
48:29d'investir
48:30tel qu'elles le faisaient
48:30jusqu'à maintenant
48:31si la réponse est oui
48:32les taux peuvent monter
48:33si la réponse est non
48:34les taux baisseront
48:34c'est la nature en fait
48:35qui l'emporte
48:36les taux d'intérêt
48:37c'est le marché
48:38qui le fixe
48:39c'est l'offre et la demande
48:40et l'offre et la demande
48:40elle est conditionnée
48:41par notre capacité
48:42à supporter
48:43finalement des charges d'intérêt
48:44qui sont compatibles
48:45avec ce qu'on peut espérer
48:47comme création de richesse
48:47parce que sinon il se passe quoi
48:48il se passe que
48:49si on investit moins
48:50ou si on consomme moins
48:51récession
48:52récession
48:52égale politique monétaire
48:54qui fait encore plus baisser les taux
48:55et si la baisse des taux directeurs
48:56ne suffit pas
48:57la banque centrale rachètera
48:58des obligations souveraines
48:59pour les faire baisser
49:00donc c'est une mécanique
49:01quasi à l'oeuvre
49:01c'est l'économie
49:02c'est d'abord en fait
49:03et ce que je peux conseiller
49:04à vos auditeurs
49:05c'est essentiellement
49:06de fonctionner
49:07avec le raisonnement par l'absurde
49:09et si ça se passe
49:10qu'est-ce qui se passe
49:10et vous verrez en fait
49:11vous arriverez à faire
49:12parfois des meilleures prévisions
49:14que beaucoup de gens
49:14qui peuvent parler
49:15donc à longueur de journée
49:16Stéphane Lévy
49:17il nous reste 4 minutes
49:18comment vous voyez la 2026
49:19sur les marchés boursiers
49:20comment vous anticipez
49:21cette année chez Irivest
49:23alors je vais être très franc
49:26mes anticipations
49:29il y a 6 mois pour 2026
49:30c'était assez noir
49:31il faut bien avoir conscience
49:33qu'on est quand même
49:35dans un environnement d'expansion
49:36oui on est dans un environnement
49:37d'expansion économique
49:38au sens en tout cas
49:39de nos indicateurs
49:40nos indicateurs
49:40de momentum de cycle
49:41en Europe
49:42depuis bientôt près de 3 ans
49:43c'est une durée
49:45extrêmement longue
49:46c'est la plus longue durée
49:47d'un cycle expansif
49:48qu'on ait mesuré
49:50depuis 2003
49:52néanmoins
49:54je pense que
49:55cette période d'expansion
49:57pourrait se prolonger au-delà
49:58peut-être au-delà
49:59du premier semestre de l'année
50:00mais ça
50:01ça dépendra
50:02de la banque centrale européenne
50:04voilà
50:04donc le fameux
50:06ici
50:06Pierre moi je souscris
50:08à ta façon de voir les choses
50:10si madame Lagarde
50:11si la BCE
50:12décide de suivre
50:13l'avis de madame Schnabel
50:14ça va très très mal se passer
50:18l'Europe se suicide
50:19voilà
50:19et donc
50:20les choses
50:21vont bien se passer
50:22et on aura peut-être
50:23des réponses
50:24dès demain
50:24avec la réunion monétaire
50:25de la BCE
50:26je pense que
50:28il faut être très très attentif
50:30aux propos
50:30que va tenir
50:31que va tenir
50:33madame Lagarde
50:33la moindre inflexion
50:36dans le propos
50:37et notamment
50:37le fait de mentionner
50:42que le risque inflationniste
50:43aujourd'hui a disparu
50:44pourrait catalyser
50:45quelque chose
50:45d'assez positif
50:46pour la cote européenne
50:48notamment pour le premier semestre
50:49on parle beaucoup de la BCE
50:51mais il n'y a pas que la BCE
50:52il y a la Fed
50:52il y a l'intelligence artificielle
50:54bon
50:54en même temps c'est rare
50:54on parle jamais d'Europe
50:55on parle toujours des autres
50:56les marchés c'est un peu
50:57là on parle d'une pièce
50:58mais il y a plein d'autres pièces
50:59au final dans cette équation
51:01Pierre Sabatier
51:02pour vous c'est quoi
51:02la pièce maîtresse
51:03pour l'année prochaine
51:04la pièce maîtresse
51:06ça reste les Etats-Unis
51:06ça reste la boussole
51:082026
51:09je serai pour le coup
51:10plus circonspect
51:12alors évidemment
51:12si les marchés
51:13actions américains
51:14tiennent
51:14les marchés européens
51:15en fait
51:15ne décrocheront pas
51:16mais la question
51:16de la performance relative
51:18des différents marchés
51:18puisque Stéphane évoquait
51:19le fait qu'en 2025
51:21l'Europe s'est bien tenue
51:22par rapport aux autres
51:23je ne crois pas
51:23que ce phénomène là
51:24soit tenable dans la durée
51:26les vrais risques
51:27associés aux marchés
51:27sont plus du côté
51:28des Etats-Unis
51:29alors là pour le coup
51:30je vais à rebours
51:30de ce que disent
51:31beaucoup de gens
51:31savoir que nous ne sommes
51:33pas très inquiets
51:33par les niveaux de valorisation
51:34en fait des quelques titres
51:35qui tirent la cote américaine
51:37donc depuis maintenant
51:38de très nombreuses années
51:39parce que la réalité
51:40c'est que les gens
51:40n'ont pas
51:41il faudrait travailler
51:42un peu plus parfois
51:43mais parce que la réalité
51:44c'est que les multiples
51:45de valorisation
51:45des très grands groupes
51:46dont on parle hormis Tesla
51:47c'est entre 20 et 30
51:48regardez les niveaux
51:49de valorisation
51:50des grandes valeurs
51:51lors des précédentes buts
51:52que ce soit au Japon
51:53à la fin des années 80
51:54début des années 90
51:55ou partout dans le monde
51:56au niveau des années 2000
51:58on était sur des niveaux
51:58de valorisation
51:59qui étaient beaucoup
52:00plus élevés que ceux-ci
52:01donc la question de la cherté
52:02n'est pas un élément
52:03suffisant en fait
52:03pour faire baisser les marchés
52:04non le vrai sujet
52:06c'est jusqu'où
52:06l'élastique pourra se tendre
52:08et le vrai risque
52:08c'est d'abord
52:09de la radicalité politique
52:10et vous savez
52:11c'est ce que nous
52:12on fait jouer
52:13depuis très très longtemps
52:13ce qu'on fait jouer
52:14aux Etats-Unis
52:14c'est la thématique
52:15des trusts technophiles
52:17et ça on y tient
52:17c'est qu'en fait
52:18c'est pas la techno
52:18qui l'emporte
52:19c'est le trust
52:20c'est la taille de la boîte
52:21qui est si importante
52:22et qui est si assise
52:23sur une montagne de cash
52:24que quelles que soient
52:25les conditions de marché
52:26elle l'emporte
52:27elle continue en fait
52:28de capter des parts de marché
52:30et de manière
52:31de plus en plus importante
52:32et quand vous regardez
52:32la contribution microéconomique
52:34de ces grands groupes
52:35dans la croissance bénéficiaire
52:36notamment du S&P 500
52:37elle est colossale
52:38c'est à dire qu'il y a une forme
52:42qui l'emporte
52:42sur le champ de la microéconomie
52:44donc sur les marchés financiers
52:45vous savez comment ça se termine
52:46quand les 8 plus grosses boîtes
52:48aux Etats-Unis
52:48pesaient il y a 6 ans maintenant
52:5020% de la richesse créée
52:5220% du PIB
52:52aux Etats-Unis
52:53aujourd'hui elle pèse 80%
52:55quand un président
52:57comme président français
52:58dit
52:58il y a une vidéo fausse
52:59qui circule sur moi
53:00sur un coup d'état en France
53:01il dit Facebook
53:02faites quelque chose
53:03on lui répond que non
53:04la réalité c'est que
53:05c'est déjà arrivé
53:06dans un temps passé
53:07très lointain
53:07au début du 20ème siècle
53:08quand vous avez
53:09des entreprises privées
53:10qui deviennent
53:10si importantes
53:12qu'elles sont
53:12des concurrents légitimes
53:13de l'Etat
53:13le risque principal
53:14c'est la radicalité politique
53:16et c'est qu'il y a un changement
53:17profond du jeu
53:17qu'il est soit des coupes
53:19soit contraignes
53:19et c'est pas le sujet
53:21de 2026
53:21parce que Donald Trump
53:22est très très pro-cyclique
53:23et peu radical
53:24en termes en fait
53:25de politique intérieure
53:26ce qui fait que
53:272026 pourrait poursuivre
53:28la tendance
53:29sur laquelle en fait
53:30les marchés
53:30se sont orientés
53:31en 2025
53:32on est pris par le temps
53:33merci beaucoup
53:34en tout cas
53:34à tous les deux
53:34pour ce tour d'horizon
53:35Pierre Sabatier
53:36donc économiste
53:36et fondateur
53:37de PrimeVue
53:37et Stéphane Lévy
53:38stratégie
53:39chez Irivest
53:40IEM
53:40la tendance
53:41à la bourse de Paris
53:41plus 0,1%
53:428 115 points
53:449h56
53:45dans 4 minutes
53:45il sera 10h
53:46vous retrouvez bien sûr
53:47les experts
53:47avec Raphaël Legendre
53:49que vous retrouvez bien sûr
53:50jusqu'à 11h
53:51et puis ensuite
53:51c'est tout pour investir
53:52avec Antoine Larigauderie
53:55quel est le programme
53:56dans un instant
53:56mon cher Raphaël ?
53:58Alors on va revenir
53:59sur le budget
54:00c'est la dernière ligne droite
54:01hier
54:03les députés
54:04ont voté
54:05le PLFSS
54:06et vendredi
54:08et peut-être samedi
54:09ce sera autour
54:09de la CMP
54:10décisive
54:11sur le budget
54:12de l'Etat
54:13on va voir
54:13si une voie de passage
54:14est possible
54:15ou pas
54:16on reviendra
54:17sur ce rapport
54:17de la Cour des Comptes
54:18sur la fraude fiscale
54:20pourquoi les résultats
54:21ne s'améliorent pas
54:22on va parler aussi
54:23industrie européenne
54:24industrie automobile
54:25européenne
54:26l'industrie automobile
54:27européenne
54:27a-t-elle encore
54:28un avenir
54:28c'est évidemment
54:30suite à la décision
54:31de la commission
54:31et puis on reviendra
54:33sur le Mercosur
54:34faut-il suspendre
54:35cet accord
54:36comme le demande
54:36Emmanuel Macron
54:37ou le voter
54:38comme le demande
54:39le reste de l'Europe
54:40voilà le programme
54:40les experts
54:4110h-11h
54:42et on se retrouve
54:42bien sûr dès demain
54:43à partir de 9h
54:44pour Good Morning Market
54:45très bonne journée
54:45Good Morning Market
54:48sur BFM Business
54:50BFM Business
54:51BFM Business
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