Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 semaines
Un petit résumé des épisodes précédents en début d'épisode.

()>> Certains épisodes, l'ép 02, n'est pas disponible suite à une plainte pour droits d'auteurs et ayants droit.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:30...
00:01:00Dénoncé en 1815 à Marseille comme conspirateur bonapartiste,
00:01:25le marin Edmond Dantès passe 14 années dans les cachots du château d'If.
00:01:29Un autre prisonnier, l'abbé Faria, lui révèle, avant de mourir,
00:01:32le secret d'un trésor enfoui dans une grotte de l'île de Montécristo.
00:01:36Dantès parvient à s'évader et il entre bientôt en possession du trésor fabuleux.
00:01:41Devenu le comte de Montécristo, il vient en 1838 à Paris
00:01:44et y retrouve ceux qui ont causé son malheur.
00:01:47L'ancien comptable d'Anglard, devenu banquier,
00:01:49l'ancien pêcheur, Fernand, aujourd'hui père de France et époux de Mercedes,
00:01:53autrefois fiancé à Dantès,
00:01:55l'ancien tailleur, Cadérousse, bagnard en rupture de banc,
00:01:58enfin, Villefort, aujourd'hui premier magistrat de la capitale.
00:02:02Paris est ébloui par la magnificence du comte,
00:02:04mais la vengeance d'Edmond Dantès est en chemin.
00:02:06L'honneur du comte de Morser fait menacer.
00:02:08La banque d'Anglard subit des pertes énormes.
00:02:11Villefort voit ressurgir un crime qu'il a commis autrefois
00:02:13et apprend qu'il y a un empoisonneur dans sa maison.
00:02:15Quant à Cadérousse, il trouve la mort sous le poignard d'un complice.
00:02:25Ce soir-là, j'étais dans ma maison d'Auteuil.
00:02:27L'abbé Bujoni m'avait demandé s'il pouvait profiter de ma bibliothèque
00:02:31sans me causer trop d'embarras.
00:02:33Et puis, vers minuit, il a entendu des bruits dans le salon.
00:02:36Il est donc monté avec Ali, mon domestique,
00:02:39que je lui avais laissé par prudence.
00:02:42Le quartier des Champs-Élysées attire les gens de sacs et de corbes
00:02:45aux clients, monsieur le procureur.
00:02:47Des clients dont je me passerai bien, monsieur le comte.
00:02:50Ils vous font vivre.
00:02:51Et ensuite ?
00:02:53Ensuite.
00:02:54Notre voleur qui croyait la maison vide
00:02:56était ressorti comme il était entré.
00:02:59Et c'est quand il est redescendu de l'autre côté du mur
00:03:01que son complice, qui devait faire le gueule, l'assassiné.
00:03:04L'abbé Bujoni a entendu ses cris, s'est précipité sur l'avenue,
00:03:10accompagné par Ali.
00:03:12Ils l'ont transporté ici même.
00:03:15Mais c'est un agonisant que l'abbé a laissé mourir.
00:03:19Vous voyez le matériel qu'il a abandonné ?
00:03:23Un fait me paraît surprenant.
00:03:26Le gilet de ce cadrousse a disparu.
00:03:31Et pourquoi pensez-vous qu'il portait un gilet ?
00:03:34La lame du poignard qu'il a frappé à trois reprises
00:03:36a fait pénétrer dans ses blessures
00:03:37les fils d'une étoffe de couleur brune
00:03:40différente de celle de sa chemise.
00:03:42Quelle fin limier vous faites, monsieur le procureur ?
00:03:45Mais dites-moi, la déposition de l'abbé
00:03:47mentionne-t-elle la présence de ce gilet ?
00:03:51Non, justement.
00:03:52Je comptais interroger l'abbé Bujoni sur ce point.
00:03:55Mais son domestique m'a dit qu'il était parti pour Lyon
00:03:57au chevet d'une parente malade.
00:04:00Il compte y rester une quinzaine de jours.
00:04:02Bien, nous patientons.
00:04:04Je meurs assassiné par le Corse Benedetto,
00:04:07mon compagnon de chêne à Toulon,
00:04:09sous le numéro 59.
00:04:34Oui, merci beaucoup.
00:04:39...
00:05:13Ministre, dites-moi un peu, quand Morcet, réparti pour la Grèce, n'était-il pas déjà général ?
00:05:18Non, monsieur le duc, non. Il n'était que le colonel Fernand Mondego.
00:05:22Mais il arborait déjà son titre de comte de Morcet.
00:05:24Mais alors qu'il a promu général ?
00:05:26Le pacha de Janina, Ali Teblin.
00:05:43Messieurs les pères, monsieur le marquis de Bacville demande la parole.
00:06:04Messieurs les pères, j'ai à vous faire part d'une chose extrêmement grave
00:06:18et qui pourrait rejaillir douloureusement sur l'honneur de notre illustre assemblée.
00:06:25En conséquence, je réclame toute votre attention.
00:06:28Le journal L'Impartial parlait à ses lecteurs, il y a trois semaines, d'un officier français
00:06:35au service d'Ali Teblin Pacha de Janina.
00:06:41Lequel, non seulement, livra la citadelle de Janina,
00:06:48mais encore vendit son bienfaiteur aux Turcs.
00:06:51Cet officier s'appelait à cette époque Fernand,
00:06:56comme l'a dit notre honorable collègue.
00:07:00Mais l'Impartial a oublié, peut-être par discrétion,
00:07:06d'ajouter à ce nom de baptême un titre de noblesse
00:07:10et le nom d'une terre.
00:07:14Nous sommes en mesure de dévoiler
00:07:16qu'il s'agit de M. le comte de Morserf,
00:07:21membre de la Chambre des Pères.
00:07:26L'honneur de M. de Morserf est aussi celui de cette assemblée.
00:07:31Je vous demande, pour faire cesser ce scandale,
00:07:34de procéder à une enquête,
00:07:36le plus rapidement possible,
00:07:40pour confondre la calomnie avant qu'elle n'ait grandi
00:07:43et pour rétablir la réputation et la dignité
00:07:49de M. de Morserf.
00:07:59La parole est à M. de Morserf.
00:08:02Messieurs les Pères,
00:08:12je suis un soldat et j'aurais de beaucoup préféré répandre mon sang
00:08:15pour prouver à mes honorables compagnons
00:08:19que je suis digne de siéger parmi eux.
00:08:24J'ai ici des documents prouvant que le pacha de Janina
00:08:27m'a honoré de sa confiance
00:08:29et même, je peux dire,
00:08:33de son affection.
00:08:35Et cela jusqu'à l'heure ultime de sa mort.
00:08:39Car en effet,
00:08:40il m'avait chargé d'une négociation capitale
00:08:42avec le sultan.
00:08:46Mais hélas, le sultan s'est moqué de moi.
00:08:49Et quand j'ai regagné Janina,
00:08:51Alit et Blin,
00:08:52mon protecteur,
00:08:53mon maître et mon ami,
00:08:55étaient déjà tombés
00:08:58sous le poignard d'un assassin.
00:09:05Je n'ai pu sauver de la mort
00:09:07que l'épouse favorite du pacha et sa fille.
00:09:11Que sont donc devenus
00:09:12ces deux princesses, M. le comte ?
00:09:15Le malheur me poursuivait, M. le président.
00:09:19Le jour où je devais m'embarquer
00:09:20avec elles vers la France,
00:09:22elles furent enlevées
00:09:23et je n'ai jamais pu savoir
00:09:25ce que les princesses étaient devenues.
00:09:28Pouvez-vous citer des témoins
00:09:29qui corroboreraient vous dire ?
00:09:33La meilleure preuve que je puisse présenter
00:09:35est précisément
00:09:36l'absence totale de témoignages
00:09:40ou d'une quelconque déposition
00:09:43mettant en cause ma parole de soldat
00:09:45et le gentilhomme.
00:09:53Eh bien, M. le comte,
00:09:55il se trouve justement
00:09:56que nous avons un témoin
00:09:57d'une importance considérable
00:09:58à en juger par la note
00:09:59qu'on m'a remise tout à l'heure.
00:10:01Faites entrer cette personne
00:10:03qui désire déposer devant la chambre.
00:10:05Le message que vous avez bien voulu
00:10:13me faire parvenir
00:10:14affirme que vous avez été
00:10:16le témoin oculaire
00:10:17des tragiques événements de Janina.
00:10:20Je le fus en effet,
00:10:21bien que fort jeune à cette époque.
00:10:24Permettez-moi dans ce cas
00:10:25de vous demander
00:10:26quel est votre nom, madame.
00:10:28Je suis la princesse Haide,
00:10:29fille d'Alite Béline,
00:10:31pacha de Janina
00:10:32et de son épouse bien-aimée,
00:10:34la princesse Vassily.
00:10:36Voici l'acte de la vente
00:10:37qui fut faite de ma personne
00:10:38et de celle de ma pauvre mère.
00:10:40Celle-ci est morte.
00:10:41Elle n'a pas pu survivre
00:10:42au déshonneur.
00:10:44L'homme qui nous a vendus
00:10:45est le même officier français
00:10:47qui, après avoir trahi mon père,
00:10:49s'était réservé pour sa part de butin
00:10:51la femme et la fille
00:10:52de son bienfaiteur.
00:10:54Son nom, madame.
00:10:55Comment s'appelait cet officier ?
00:10:56Vous le trouverez dans l'acte
00:10:57qui est sous vos yeux.
00:10:59Il se nommait Fernand Montego.
00:11:02C'est une cabale.
00:11:05Un abominable complot
00:11:06ourdi par mes ennemis, messieurs.
00:11:09C'est de l'abjecte
00:11:10et basse politique.
00:11:12Regardez la princesse.
00:11:14Est-elle ou non
00:11:16la fille du pacha
00:11:17Ali Tébline ?
00:11:21Tu ne veux pas me reconnaître ?
00:11:25Eh bien, moi, je te reconnais.
00:11:27Assassin, tu es Fernand Montego.
00:11:29Messieurs les pères,
00:11:29regardez bien le misérable
00:11:31qui siège à vos côtés.
00:11:32Il a du sang sur les mains,
00:11:34le sang de mon père.
00:11:36Comte de Morcerf,
00:11:38voulez-vous que j'ordonne
00:11:39une nouvelle enquête ?
00:11:41Je pourrais demander
00:11:41à deux d'entre nous
00:11:42d'aller à Janina.
00:11:44Parlez.
00:11:45Que décidez-vous ?
00:11:47Rien, monsieur le chancelier.
00:11:58Rien.
00:11:58Il n'y a aucun doute.
00:12:04Danglard n'est là
00:12:05que pour la partie brutale
00:12:06de l'opération.
00:12:07C'est le comte de Montecristo
00:12:08qui est l'instigateur du complot.
00:12:11Danglard est un homme d'argent.
00:12:14En général,
00:12:14les banquiers n'aiment pas
00:12:15se battre et se battre mal.
00:12:18Monsieur le comte de Montecristo
00:12:19n'aime pas cela non plus.
00:12:22Mais s'il se bat,
00:12:23je crains qu'il ne le fasse
00:12:23que trop bien.
00:12:25Sur une carte à jouer,
00:12:26il vous fabrique un os de pique
00:12:27à trente pas.
00:12:30Aujourd'hui,
00:12:31ce que j'ai de mieux à faire,
00:12:31c'est d'être tué
00:12:32à cause de mon père.
00:12:39Bonsoir, monsieur de Morserf.
00:12:41Comment vous portez-vous ?
00:12:42Nous ne venons pas ici
00:12:43pour échanger de banale politesse,
00:12:45monsieur le comte.
00:12:46Mais plutôt pour vous demander
00:12:47de me fournir une explication.
00:12:48Une explication à l'opéra,
00:12:52vous vous trompez de théâtre.
00:12:54Nous ne sommes pas
00:12:54à la porte Saint-Martin
00:12:55où elle en vit de lui.
00:12:57Quand il s'agit d'une affaire d'honneur,
00:12:59on ne choisit pas son terrain
00:13:00pour vider indifférent.
00:13:01Indifférent ?
00:13:01Vous êtes souffrant.
00:13:03Je suis assez bien portant
00:13:05pour apprécier comme il se doit
00:13:06un guet-apens et une trahison
00:13:07dont je veux vous demander raison.
00:13:08Vous vouliez baisser le temps, monsieur.
00:13:10Même pour vous livrer
00:13:11à une provocation.
00:13:13Le bruit ne va pas
00:13:14à tout le monde,
00:13:15monsieur de Morserf.
00:13:15Je tiens votre camp
00:13:25pour jeter, monsieur.
00:13:28Puisque vous voulez aller
00:13:29sur le pré,
00:13:29je vous le renverrai
00:13:30avec une balle de pistolet.
00:13:32Maintenant, faut-il
00:13:33que mon domestique
00:13:34vous fasse vider les lieux.
00:13:45Qu'avez-vous donc fait
00:13:54au vicomte ?
00:13:55À lui, rien absolument,
00:13:58je vous jure.
00:13:59Et que ferez-vous de lui ?
00:14:02Je vais le tuer, bien sûr.
00:14:03Une dame est là, monsieur.
00:14:17Elle insiste
00:14:17et désire parler
00:14:18à monsieur le comte.
00:14:19Qui êtes-vous, madame ?
00:14:44Edmond.
00:14:47Ne tuez pas mon fils.
00:14:52Quel nom avez-vous prononcé,
00:14:53madame de Morserf ?
00:14:54Ce n'est pas madame de Morserf
00:14:56qui vient à vous, Edmond.
00:14:59C'est Mercedes.
00:15:01Mercedes est morte ?
00:15:03Je ne connais plus personne
00:15:05qui ait ce prénom.
00:15:06Je vous ai reconnu
00:15:08dès que je vous ai vus
00:15:08au seul son de votre voix.
00:15:12Épargnez mon fils.
00:15:18Il m'a injurié publiquement.
00:15:20Il vous croit responsable.
00:15:22Des terribles malheurs
00:15:23qui frappent son père.
00:15:26C'est la Providence.
00:15:29C'est le doigt de Dieu
00:15:30qui punit le pécheur
00:15:32ferme en mon dégo.
00:15:33marié à la Catalane de Mercedes.
00:15:39La seule coupable, c'est...
00:15:41C'est celle qui n'a pas su attendre
00:15:44le retour de l'homme
00:15:45qu'elle aimait.
00:15:47Sais-tu pourquoi
00:15:47j'étais prisonnier ?
00:15:50Parce qu'un scélérat
00:15:52nommé d'Anglard
00:15:54a écrit une lettre.
00:15:56Qu'un autre scélérat
00:15:57nommé Fernand Montdégo
00:15:59est allé la porter
00:16:02au procureur du roi.
00:16:03C'était comment ?
00:16:06Le même qui est allé aux Anglais.
00:16:10Le même qui a trahi
00:16:11ses frères en espagne.
00:16:13Le même qui a vendu
00:16:15et a livré à la mort
00:16:17son bienfaiteur à l'Itébline.
00:16:21Pardonne.
00:16:23Pardonne au moins
00:16:24en pensant à moi
00:16:25qui n'ai jamais pu
00:16:27cesser de t'aimer.
00:16:27C'est-tu ce que c'est,
00:16:31Mercedes ?
00:16:32Que t'as conisé lentement
00:16:34et plongé dans les ténèbres.
00:16:40C'est-tu ce que c'est
00:16:41que croupir dans l'ordure
00:16:44d'une prison
00:16:45pendant 7 814 jours
00:16:49187 356 heures ?
00:16:53Non.
00:16:57Ce que je vois,
00:16:58c'est l'homme que j'aimais
00:16:59prêt à devenir
00:17:01l'assassin de mon fils.
00:17:05Vengez-vous sur Fernand.
00:17:07Vengez-vous même sur moi.
00:17:10Vengez-vous sur les coupables
00:17:11mais non sur l'innocent.
00:17:20Soit.
00:17:23Que veux-tu ?
00:17:26Tu veux que ton fils
00:17:27ait la vie sauve ?
00:17:30Laurent.
00:17:34Merci.
00:17:37Merci, Edmond.
00:17:41Je suis heureuse
00:17:42de te retrouver.
00:17:45Te voici.
00:17:46Aussi bon,
00:17:47aussi noble
00:17:47que je t'ai rêvé.
00:17:51Alors,
00:17:52vous ne vous batterez pas ?
00:17:54Si.
00:17:57Puisqu'il m'a outragé
00:17:58publiquement.
00:18:01Puisqu'il le veut.
00:18:05Et c'est moi
00:18:05qui serai tué.
00:18:11Il y a un Dieu
00:18:13au-dessus de nous.
00:18:15Puisque tu es vivant, Edmond.
00:18:18Je suis certaine
00:18:19qu'il interviendra.
00:18:23Il est bon
00:18:23et miséricordieux.
00:18:27Il ne peut vouloir ta mort.
00:18:32Si mes yeux sont éteints maintenant
00:18:33et si ma beauté flétrit,
00:18:37mon amour est présent
00:18:40et vivant en moi.
00:18:42Mon amour me donnera
00:18:43la force d'agir.
00:18:47Adieu.
00:18:54Je vous remercie
00:18:55d'avoir accepté
00:18:55de me servir de témoin.
00:18:58On connaît peu de monde
00:18:58à Paris.
00:19:00C'est un honneur
00:19:00et un devoir, monsieur.
00:19:02Mon ami Morel
00:19:03m'a parlé de vous
00:19:03avec une telle chaleur,
00:19:04un tel cœur.
00:19:05Le cœur n'est certes pas
00:19:07ce qui lui fait défaut.
00:19:09Elle y a porté
00:19:10mon testament
00:19:10chez mon inter ce matin.
00:19:13Moi, mort,
00:19:13Maximilien,
00:19:14vous irez en prendre connaissance.
00:19:16Vous, mort ?
00:19:18Allez, on va.
00:19:18Monsieur le vicomte de Morcef,
00:19:43n'est-on pas arrivé ?
00:19:44Il nous a fait prévenir
00:19:45et qu'il nous rejoindrait
00:19:46sur le terrain.
00:19:47Eh bien, nous l'attendrons.
00:19:49Monsieur le comte renonce
00:19:50à son droit
00:19:50d'utiliser ses propres pistolets.
00:19:52Nous avons prévu
00:19:53cette délicatesse.
00:19:55Nous avons apporté
00:19:55des armes parfaitement neuves.
00:19:57Voulez-vous les examiner ?
00:19:58Votre parole me suffit,
00:19:59monsieur Beauchamp.
00:20:03Albert m'a déposé un billet
00:20:04me demandant
00:20:05de vous rejoindre ici, monsieur.
00:20:07Ah, je le reconnais bien là.
00:20:09Puisque vous aviez été témoin
00:20:10de la provocation,
00:20:11il désire que vous assistiez
00:20:12à la réparation.
00:20:14Il est en retard
00:20:15de deux minutes.
00:20:16Qu'est-ce que cela signifie ?
00:20:21Quelle imprudence
00:20:22de venir à cheval
00:20:22et au grand galop
00:20:23pour se battre au pistolet.
00:20:25Sa main tremblera.
00:20:27Je lui avais pourtant
00:20:28recommandé de se détendre
00:20:29avant la rencontre.
00:20:30Étrange tenu au surplus.
00:20:32Tant qu'à faire,
00:20:32il pouvait tout aussi bien
00:20:33se faire dessiner
00:20:34une cible sur l'estomac.
00:20:43Merci d'avoir bien
00:20:44voulu venir, messieurs.
00:20:46Et vous aussi, Morel.
00:20:49Plus il y aura
00:20:50d'hommes d'honneur
00:20:50sur le terrain,
00:20:51plus je serai satisfait.
00:20:54Il faut que je parle
00:20:54à monsieur le comte
00:20:55de Monte Cristo
00:20:56et devant vous.
00:21:04Messieurs,
00:21:06je souhaite que rien
00:21:07de ce que je vais exprimer
00:21:08à monsieur le comte
00:21:09de Monte Cristo
00:21:09ne soit perdu.
00:21:12Car vous devrez le répéter
00:21:13à qui voudra l'entendre.
00:21:18Monsieur le comte,
00:21:21je vous présente
00:21:21mes excuses.
00:21:27Messieurs,
00:21:30si coupable
00:21:30que fut mon père,
00:21:31je ne croyais pas
00:21:34le droit au comte
00:21:35de Monte Cristo
00:21:35de le punir.
00:21:38Cela ne concernait point.
00:21:44Mais on vient
00:21:45de me révéler
00:21:45la trahison.
00:21:49Oui, messieurs,
00:21:51la trahison
00:21:52de Fernand Mondego,
00:21:55dont vous avez été
00:21:56la victime.
00:21:58Quel malheur inouï
00:21:59cette forfaiture
00:22:00vous a infligé.
00:22:01je le dis donc
00:22:04bien haut
00:22:05vous avez eu raison
00:22:07de vous venger
00:22:08et vous auriez pu le faire
00:22:12plus cruellement encore.
00:22:19Votre main,
00:22:19je vous prie,
00:22:23puisque l'amitié
00:22:26nous est désormais interdite,
00:22:28s'envoie au moins
00:22:30l'estime
00:22:30que nous avons
00:22:31l'un pour l'autre.
00:22:31j'ai fait ce que ma conscience
00:22:48m'ordonnait, messieurs.
00:22:51Si on se trompait
00:22:52sur le sens
00:22:52de mon attitude,
00:22:54si on l'attribuait
00:22:56à un autre sentiment,
00:22:59faites savoir
00:22:59que je suis prêt
00:23:00à me mesurer
00:23:00avec qui que ce soit.
00:23:02Encore une fois,
00:23:02je vous remercie.
00:23:05Monsieur le comte
00:23:06de Morcerf.
00:23:07c'est bien le comte de Morcerf,
00:23:29je croyais avoir malentendu.
00:23:30Vous avez rencontré
00:23:32mon fils,
00:23:33l'EPO,
00:23:33le pistolet à la main ?
00:23:35Oui,
00:23:35sans nous entretuer,
00:23:36figurez-vous.
00:23:43Vous lui avez donc
00:23:44présenté vos excuses ?
00:23:46Non,
00:23:47il m'a présenté
00:23:47les siennes
00:23:47car il était persuadé
00:23:48qu'il y avait plus coupable
00:23:49que moi
00:23:50dans cette affaire.
00:23:56Un plus grand coupable
00:23:57que vous ?
00:23:58Et qui ?
00:24:00Vous-même.
00:24:02Moi ?
00:24:04Allons,
00:24:04vous êtes fous.
00:24:06Mon fils est un lâche.
00:24:08Vous n'avez rien
00:24:09de plus à me dire ?
00:24:10Si.
00:24:12J'ai à vous dire
00:24:13que vous n'avez pas
00:24:13d'ennemis qui vous haïssent
00:24:14plus que moi.
00:24:16C'est réciproque.
00:24:18Si les jeunes hommes
00:24:19renoncent à se battre,
00:24:20c'est le moment pour nous
00:24:21d'aller sur le terrain.
00:24:23Comme il vous plaira,
00:24:23monsieur de Morcerf.
00:24:25Bien,
00:24:26battons-nous.
00:24:26Nous n'avons pas besoin
00:24:34d'aller chercher
00:24:34des témoins
00:24:35pour nous entretuer,
00:24:36monsieur le comte.
00:24:37N'est-ce pas ?
00:24:38Oui.
00:24:40Oui.
00:24:41Je n'ai qu'un seul nom
00:24:55à prononcer pour te foudroyer.
00:24:58te souviens-tu de l'homme
00:25:16que tu as poussé vers l'abîme
00:25:18pour lui ravir Mercédès,
00:25:23ma fiancée.
00:25:29Edmond.
00:25:32Tantès.
00:25:48Deux.
00:25:58Réfléchissez, ma mère.
00:25:59J'ai des amis à Paris.
00:26:01Je peux leur demander de...
00:26:02Je ne sais pas, moi, de...
00:26:04Non, Albert, non.
00:26:06Je ne peux accepter
00:26:06que les 150 louis d'or
00:26:07du comte de Monte-Cristo.
00:26:09Enfoui dans le jardin de Marseille ?
00:26:11Oui.
00:26:12C'est la somme
00:26:13qu'Edmond avait si difficilement
00:26:14gagnée pour pouvoir m'épouser.
00:26:16J'ai pu la garder
00:26:17puisqu'il me l'offre.
00:26:18Pour le reste, rien.
00:26:18Rien d'autre.
00:26:19Viens.
00:26:20Nous ne sommes plus ici, chez nous.
00:26:41Sous-titrage Société Radio-Canada
00:27:11Sous-titrage Société Radio-Canada
00:27:41Un peu moins vite, par pitié, monsieur.
00:27:47Un peu moins vite.
00:27:47Si monsieur Noirtier nous a appelés,
00:27:48c'est qu'il y a urgence, mon ami.
00:27:51...
00:27:51Faut-il le lui dire, grand-père ?
00:28:07Maximilien, mon grand-père veut quitter
00:28:09cette maison maudite.
00:28:11Puisque monsieur de Villefort me le permet,
00:28:13j'irai habiter avec lui.
00:28:15Sinon, j'attendrai ma majorité
00:28:17qui aura lieu dans 18 mois.
00:28:19Et alors, je tiendrai ma promesse envers vous.
00:28:21Je serai votre femme.
00:28:23Merci, Valentine.
00:28:24Merci.
00:28:26Merci également à vous, monsieur.
00:28:28Je vous jure que je rendrai heureuse
00:28:30votre petite fille.
00:28:30Mon grand-père en est convaincu.
00:28:34Et moi aussi.
00:28:38Mais vous êtes son âge, mon pauvre paroi.
00:28:41Monsieur Morel m'a tant fait courir, mademoiselle.
00:28:43Vous devez mourir de soif.
00:28:45Vous voulez un verre de limonade ?
00:28:46Bien volontiers.
00:28:47Merci.
00:28:57C'est docteur.
00:28:58J'entends son coup de sonnette.
00:29:00Il faut que vous partiez, Maximilien.
00:29:04Rappelez-vous la recommandation de mon grand-père.
00:29:06Ne faites rien qui risque d'entraver notre bonheur.
00:29:09Je vous renouvelle ma promesse, monsieur.
00:29:12Mais je...
00:29:13Pourrais-je au moins vous rendre visite quelquefois ?
00:29:15Passez par ici.
00:29:17A bientôt.
00:29:23Mais, par où abécier le petit tube ?
00:29:25Mon Dieu.
00:29:27Je n'y vois plus.
00:29:31Docteur D'Avrigny, venez.
00:29:33Vite.
00:29:40Apportez-moi immédiatement de l'eau,
00:29:42de l'éther, de l'hémétique
00:29:43et de l'huile de térébrantine.
00:29:45C'est vous qui poussez l'hôtel gris ?
00:29:47Par voie, j'ai trouvé mal, mon père.
00:29:50Souffrez-vous, mon ami.
00:29:52Partout.
00:29:54Partout, docteur.
00:29:55Des grappes.
00:29:57Des grappes effroyables.
00:30:02La...
00:30:02La limonade.
00:30:04De celle-ci ?
00:30:06Oui.
00:30:09Qui a préparé cette limonade ?
00:30:10C'est...
00:30:11Moi.
00:30:12Et c'est vous qui l'avez apportée ici ?
00:30:14Non.
00:30:17Pas de boiselle.
00:30:23Oh, j'étouffe.
00:30:24Calmez-vous.
00:30:26Vos souffrances vont bientôt cesser.
00:30:30Je...
00:30:30Je sais.
00:30:32Dites-moi, pouvez-vous me trouver du sirop de violette ?
00:30:57À l'instant.
00:30:59À l'instant.
00:30:59Vas-y.
00:31:20Cette limonade contient de la fausse angusture et de la noix de Saint-Ignace.
00:31:28Poison foudroyant et qui ne laisse pas de traces.
00:31:30Sauf, lorsqu'on y verse du sirop de violette, cette limonade se teint alors en verre.
00:31:43C'est ce même poison qui a déjà tué Mme de Saint-Méran.
00:31:50Et c'est la même substance qui vient d'assassiner ce malheureux barrois.
00:31:55Le crime est une nouvelle fois dans ma maison.
00:31:57Oui, monsieur le procureur.
00:32:00Oui.
00:32:02Vous avez chez vous et peut-être en la personne de l'un de vos proches un de ces affreux criminels,
00:32:06comme chaque siècle produit, depuis Locuste jusqu'à la Brinvilliers.
00:32:10Mais voyons, c'est impossible.
00:32:13Quelle preuve apportez-vous à une pareille accusation ?
00:32:15Une présomption.
00:32:17Une terrible présomption.
00:32:18Comment cela ?
00:32:20Laquelle ?
00:32:21Savez-vous que c'est M. Noirtier qui devait mourir ?
00:32:25Mais que l'assassin ignorait que je le traite depuis un an à la Brucine.
00:32:29De ce fait, votre père est immunisé.
00:32:32Mais qui peut en vouloir ainsi à la vie de mon père ?
00:32:35Parce que le meurtrier savait que M. Noirtier avait détruit un premier testament.
00:32:39Qu'il venait d'en faire un second au profit de votre fille, puisqu'elle n'épouse plus Franz Dépinay.
00:32:43Alors il le frappe, de peur qu'il en fasse un troisième.
00:32:45Vous êtes fou, docteur.
00:32:48Cherchez à qui le crime profite, monsieur.
00:32:50Vous divaguez.
00:32:53Hélas, non.
00:32:55Je vous dénonce, Mlle de Villefort.
00:32:59Ma fille, elle en a.
00:33:02Je ne veux pas qu'il y ait de crime dans ma maison.
00:33:05Je ne veux pas, entendez-vous, je ne veux pas qu'il y ait un crime sous mon toit.
00:33:09M. de Villefort, vous êtes magistrat, je suis médecin.
00:33:12Je veux bien partager avec vous ce terrible secret,
00:33:15qui en l'occurrence est un secret professionnel.
00:33:16Mais désormais, s'il arrive quoi que ce soit dans votre maison,
00:33:21y compris à vous-même,
00:33:23ne me faites plus appeler.
00:33:25Je ne viendrai pas.
00:33:25Quand le crédit commence à se retirer de chez un banquier,
00:33:34sa maison devient un cadavre.
00:33:35Et c'est précisément ce qui m'arrive.
00:33:37C'est la banqueroute.
00:33:40Je ne méprise pas les banqueroutes à condition qu'elles vous enrichissent.
00:33:44Ce qui n'est pas le cas.
00:33:45Mais vous, Eugénie,
00:33:49vous pouvez me sauver.
00:33:52Comment cela ?
00:33:55En vous épousant, M. Kabal-Kanti vous apporte une dot de 5 millions
00:33:59qu'il place chez moi.
00:34:04Eugénie,
00:34:06épousez le prince.
00:34:08Devenez princesse, ce qui n'est pas à dédaigner.
00:34:11Et mon crédit est sauvé.
00:34:12Autrement dit, vous me mettez en gage pour 5 millions ?
00:34:15Plus la somme est importante, plus il est flatteuse.
00:34:20Si je vous donne mon accord,
00:34:22me laissez-vous ensuite absolument libre de ma personne ?
00:34:25Je vous en donne ma parole.
00:34:28Très bien.
00:34:30Je vais donc épouser M. Kabal-Kanti.
00:34:42Dieu merci, j'ai échappé à un mariage avec Albert de Morser.
00:35:00Ainsi, j'ai évité d'être à la fois
00:35:04la femme d'un pleutre
00:35:05qui s'est déshonorée en refusant de se battre
00:35:08et la belle-fille d'un suicidé.
00:35:10Oui, nous l'avons échappé, père.
00:35:11Oui.
00:35:12Qu'avez-vous, ma chère enfant ?
00:35:14Vous êtes pâle tout à coup.
00:35:16En effet, Valentine.
00:35:18Et tout à l'heure, tu avais le sang au visage.
00:35:22Oui, c'est ainsi depuis plusieurs jours.
00:35:23La fièvre succède par moments
00:35:26à une étrange pâleur.
00:35:28Retirez-vous, si vous le voulez, Valentine.
00:35:31Oui, madame.
00:35:37Et je vous conseille de boire un grand verre d'eau fraîche
00:35:40pour vous revigorer.
00:35:44Je ne sais pas ce que cette enfant a depuis quelque temps,
00:35:46mais je dois avouer qu'elle m'inquiète.
00:35:53Valentine ! Oh, mon Dieu !
00:35:56Maladroite !
00:35:57Je passe mon temps à perdre l'équilibre en ce moment.
00:36:05Courez chercher le docteur D'Avrigny.
00:36:07Vite.
00:36:09Je suis un masqué, je suis un masqué, je suis un masqué, je suis un masqué.
00:36:12Docteur, venez vite.
00:36:14Ma maison est mauvaudite.
00:36:15Quelques nouveaux malades, sans doute,
00:36:16monsieur le procureur du roi ?
00:36:17Non.
00:36:18Non, ma fille.
00:36:20Empoisonnée comme les autres.
00:36:22C'est elle que vous soupçonnez.
00:36:23C'est affreux.
00:36:25Affreux.
00:36:26Cette fois, je...
00:36:28Je saurai qui est l'assassin,
00:36:29et je vous jure que je l'écraserai.
00:36:31Essayons de sauver la victime.
00:36:33Ensuite, nous penserons à la vanger.
00:36:38Vous vouliez pénétrer dans cette abominable famille.
00:36:44Vous vouliez épouser cette jeune fille marquée par la mort.
00:36:47Mais je l'aime.
00:36:48Et je venais vous demander comment je pouvais la sauver.
00:36:50C'est à moi que tu viens demander de sauver la fille de celui qui...
00:36:53Soyez fort.
00:37:02Plein d'espérance.
00:37:06Veillez sur vous.
00:37:07Pouvez-vous donc quelque chose contre la mort ?
00:37:10Êtes-vous plus qu'un homme ?
00:37:11Je peux beaucoup, mon ami.
00:37:15Beaucoup.
00:37:18Allez, ne craignez rien.
00:37:20Ayez confiance.
00:37:25Au revoir, docteur.
00:37:26Oh, et dites-moi, vos bourgeois déménages ?
00:37:40Oh, je n'en suis pas encore revenu.
00:37:54Ça leur a pris brusquement ce matin.
00:37:55Et en moins de deux heures de temps, ils ont fait leur bagage.
00:37:59Et quelqu'un reprend la maison ?
00:38:00C'est lui.
00:38:10Un prêtre italien, l'abbé Busoni.
00:38:16Italien ?
00:38:17Ah.
00:38:18Applaudissements.
00:38:48Monsieur le comte de Montecristo.
00:39:03Je vous remercie, monsieur le comte, d'avoir accepté notre invitation.
00:39:06C'est un grand honneur que vous nous faites.
00:39:08La signature d'un contrat de mariage est un spectacle qui m'a toujours beaucoup ému, madame.
00:39:12On voit bien que vous n'avez jamais signé le vôtre, monsieur le comte.
00:39:15Cela a sans doute.
00:39:18La santé, mademoiselle de Villefort.
00:39:20Toujours un peu délicat, Pélas.
00:39:22Très triste.
00:39:25Vous êtes une joie pour les yeux, mademoiselle. Je vous en fais mon compliment.
00:39:28L'heureux élu que le poince.
00:39:29Merci, monsieur le comte.
00:39:32Quelle belle soirée, ben.
00:39:34Et comment faites-vous pour déployer un faste pareil avec un goût aussi raffiné ?
00:39:38Question de prix, mon cher.
00:39:40Mais j'aimerais que vous présentez quelques-uns de mes amis.
00:39:43Des hommes éminents.
00:39:44Mes amis, nous allons signer le contrat.
00:39:52Mon mari ne pourra pas assister à la cérémonie.
00:40:04Malheureusement, monsieur de Villefort ne sera pas des nôtres.
00:40:07Non.
00:40:07Et nous qui comptions sur cet honneur, d'un empêchement sans doute.
00:40:10Un incident imprévisible.
00:40:13En rapport avec cette affaire d'assassinat survenue chez monsieur le comte de Montecristo.
00:40:16J'ai bien peur d'avoir posé involontairement l'absence de monsieur le procureur du roi.
00:40:21Vous savez que l'abbé Busoni avait ramené chez moi ce misérable alors qu'il allait rendre le dernier soupir.
00:40:26Chez vous ?
00:40:27Oui, son complice l'avait poignardé sur l'avenue des Champs-Elysées.
00:40:30Ah oui, il s'agissait, n'est-ce pas, d'un forçat évadé nommé Cadrous, en fait, il me semble.
00:40:35Tommez-moi plus fidèle que la mienne, cher baron.
00:40:37Eh bien, figurez-vous que pour soigner ce Cadrous, l'abbé Busoni et mon domestique l'avaient à moitié déshabillé.
00:40:45Or, monsieur le procureur du roi m'a signalé l'absence d'un gilet parmi les vêtements remis à la justice.
00:40:52Et nous avons trouvé ce matin même le gilet derrière un bureau où il avait glissé.
00:40:58Il était tout couvert de sang et percé à l'endroit même du cœur.
00:41:02En fouillant avec dégoût ce gilet, mon valet de chambre a senti un papier dans la poche, c'était une lettre.
00:41:10Adressée à qui ?
00:41:12Adressée à vous, cher baron.
00:41:13À moi ?
00:41:14Mais comment cette découverte empêche-t-elle, monsieur de Villefort, d'être avec nous ?
00:41:18Cette lettre et ce gilet sont ce que l'on appelle en langage de justice des pièces à conviction, madame.
00:41:23Je les ai envoyées à monsieur le procureur, qui aura appris par ce fait des détails déterminants sur cette affaire, rien de grave.
00:41:31Bien sûr, bien sûr.
00:41:32Donc vous avez bien fait.
00:41:36Enfin, nous sommes là pour marier deux enfants.
00:41:39Maître, veuillez procéder à la lecture du contrat, je vous prie.
00:41:44Monsieur le prince Cavalcanti ?
00:41:48Monsieur le prince Cavalcanti est là ?
00:41:53Prince ?
00:41:55Andrea ?
00:41:57Mais vous cachez-vous.
00:42:01Mais enfin, où est-il ?
00:42:02Lequel d'entre vous, messieurs, s'appelle Andrea Cavalcanti ?
00:42:07Il semble qu'il ne se trouve plus parmi nous.
00:42:11Mais enfin, qui est donc ce monsieur Cavalcanti ?
00:42:14Un forçat évadé de la prison de Toulon, mademoiselle.
00:42:17De son vrai nom, il s'appelle Benedetto.
00:42:18C'est lui qui a assassiné aux Champs-Élysées, le nommé Caderousse,
00:42:24qui s'apprêtait à cambrioler l'hôtel particulier du comte de Montecristo.
00:42:27C'est glauble.
00:42:33C'est lui.
00:42:34C'est l'heure de votre potion, mademoiselle.
00:43:04C'est l'heure de votre potion, mademoiselle.
00:43:34C'est l'heure de votre potion.
00:44:04C'est l'heure de votre potion.
00:44:34Je suis le plus respectueux de vos amis.
00:44:37Depuis quatre nuits, je veille sur vous.
00:44:39Oui, je vous protège.
00:44:42Je vous conserve à notre cher Maximilien.
00:44:46Maximilien ? Il vous a donc avoué ?
00:44:49Oui. Il m'a dit qu'il vous aimait, que vous étiez tout pour lui.
00:44:53Et depuis ce moment, je surveille ce qui se passe dans cette chambre.
00:44:56Mais comment cela ?
00:44:57Je reste caché derrière cette porte, qui donne dans la maison voisine que j'ai louée.
00:45:02J'ai vu quelles gens viennent vous voir, quels aliments on vous apporte.
00:45:08Quel breuvage on vous prépare.
00:45:11Et j'ai substitué à ce poison qu'on vous administre chaque jour.
00:45:16Un breuvage bienfaisant.
00:45:19Qui vous rend la vie au lieu de vous donner la mort.
00:45:21Un poison ?
00:45:24Oui.
00:45:26Je l'ai vu verser dans votre verre.
00:45:29Mais qui le versait ?
00:45:30L'assassin de votre malheureuse grand-mère Saméron.
00:45:34Et du pauvre Barois.
00:45:36Non, c'est impossible.
00:45:38Pour me croire, Valentine.
00:45:40Je vous jure devant Dieu que...
00:45:42Vous blasphémez.
00:45:43Hélas, non.
00:45:43Et puisqu'il faut vous apporter des preuves de cette abomination, je vais me retirer.
00:45:49Mais vous...
00:45:52De me réveiller, je vous en supplie.
00:45:55Ne faites pas un geste.
00:45:57Retenez bien votre souffle.
00:46:01Et vous verrez de vos yeux...
00:46:04Le meurtrier qui en veut à votre vie.
00:46:10Voilà que minuit sonne tout à l'heure.
00:46:13Oui.
00:46:15Je reviendrai.
00:46:43Valentin.
00:46:58Valentin.
00:47:01Valentin.
00:47:13...
00:47:30...
00:47:30Eh bien, l'avez-vous reconnu ?
00:47:55Mon Dieu, je ne peux plus y croire.
00:48:00Et si pour Édouard, ce pauvre enfant, qu'elle commet tous ses crimes ?
00:48:06La, oui, Valentin.
00:48:09Vous comprenez donc, enfin.
00:48:13Mon Dieu, monsieur, que faut-il donc que je fasse ?
00:48:16Je veux vivre.
00:48:18Pour mon grand-père.
00:48:20Pour Maximilien.
00:48:24Dans ce cas, il faut m'obéir.
00:48:28Aveuglement.
00:48:28M'ordonnez, j'obéirai.
00:48:35Alors prenez ceci.
00:48:40Allons.
00:48:47Et quoi qu'il arrive, désormais ne craignez rien.
00:48:51Lussiez-vous à votre réveil.
00:48:53Vous trouvez plongé dans la nuit d'un tombeau.
00:48:56Un tombeau ?
00:48:57Oui.
00:48:59Dites-vous alors qu'un homme qui ne pense qu'à votre bonheur veille sur vous.
00:49:06Vous êtes ma fille bien-aimée, Valentin.
00:49:10Croyez en moi comme vous croyez en l'amour de Maximilien.
00:49:14Vous serez sauvé.
00:49:27Bonjour, mademoiselle.
00:49:28Vous allez revoir une très belle journée aujourd'hui.
00:49:31Alors, pas de civiles cauchemars cette nuit.
00:49:36Mademoiselle.
00:49:36Au secours !
00:49:42Au secours !
00:49:44Au secours !
00:49:47Monsieur !
00:49:50Monsieur !
00:49:51Mais qu'est-ce qu'il y a ?
00:49:52Pourquoi criez-vous comme cela ?
00:49:54?
00:49:54Bien.
00:49:55...
00:49:57Un secours !
00:49:58...
00:49:58...
00:49:59...
00:50:00Université de La Reveille.
00:50:01C'est la chier !
00:50:02...
00:50:03C'est parti.
00:50:33Oh mon Dieu.
00:50:45Vous avez été incapables de sauver celle que j'aimais.
00:50:49Il ne me reste plus qu'à mourir.
00:50:50Vous ne vous tuerez pas.
00:50:52Mais qui êtes-vous donc, monsieur, pour vous arroger un tel pouvoir ?
00:50:55C'est l'homme qui a le droit de t'ordonner de vivre.
00:51:00Et cela au nom de ton père ?
00:51:02Mon père ?
00:51:03Pourquoi parlez-vous de lui ?
00:51:06Parce que je lui ai sauvé la vie à lui aussi.
00:51:11Un jour où, comme toi, il avait perdu toute espérance.
00:51:15Parce que le cœur de ton père avait deviné le nom de son sauveur.
00:51:21Celui-là même qui sera aujourd'hui, si tu le veux,
00:51:26ton sauveur.
00:51:27vous êtes Edmond Dantès ?
00:51:33Oui.
00:51:41Mon père,
00:51:42vous connaissez assez ça.
00:51:45Et sais-tu que le comte de Montecristo a suffisamment confiance en Dieu
00:51:51pour en obtenir des miracles ?
00:51:55Et pour redonner la vie à celle que j'ai perdue.
00:52:00Écoute, nous sommes le 5 septembre, il est midi.
00:52:04Rendez-vous dans un mois, heure pour heure, jour pour jour.
00:52:06Ou bien que tu seras guéri.
00:52:13Ou bien que je te placerai moi-même le pistolet dans la main.
00:52:16Vous me le promettez.
00:52:17Je ne le promets pas.
00:52:21Je te jure.
00:52:21Je te jure.
00:52:47Je te jure.
00:53:01Je te jure.
00:53:02Non.
00:53:05Sulu Victoria.
00:53:07Sulu Victoria.
00:53:08Sous-titrage MFP.
00:53:38Sous-titrage MFP.
00:54:08Sous-titrage MFP.
00:54:38Sous-titrage MFP.
00:55:08Sous-titrage MFP.
00:55:39Écoutez, je vous en supplie, mon ami.
00:55:42Je ne suis plus votre ami.
00:55:45J'ai toujours remarqué l'incroyable lâcheté des empoisonneuses.
00:55:48J'espère néanmoins que vous avez gardé pour vous-même
00:55:49quelques poisons plus foudroyants que ceux administrés à vos victimes.
00:55:52Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
00:55:56La femme du premier magistrat de Paris ne déshonorera pas le nom de son mari ni celui de son fils en montant sur l'échafaud.
00:56:01Oh non ! Mon Dieu, non ! Grâce !
00:56:05Je suis sur terre pour punir, madame.
00:56:10C'est là mon triste métier.
00:56:12Mais je vous laisse le choix de l'exécution.
00:56:15Car je sais que votre science est hélas incomparable en ce domaine.
00:56:19Je vous le demande, au nom de notre enfant, pitié !
00:56:24Je vous en supplie, laissez-moi vivre !
00:56:26Au nom de mon enfant mort par vos soins, je vous jure que justice sera faite.
00:56:30Je vais au palais requérir la peine de mort contre un assassin.
00:56:38Si à mon retour, je vous retrouve ici vivante, je vous jure que vous coucherez ce soir à la conciergerie.
00:56:44J'espère que vous m'avez bien conduit.
00:56:47Adieu, madame.
00:56:49Adieu pour toujours.
00:57:00Si les antécédents de l'accusé qui comparaient aujourd'hui devant vous, messieurs de la cour, expliquent le crime,
00:57:11ils n'en diminuent pas l'horreur.
00:57:14Si la filiation de Benedetto est douteuse, celle de ses actes n'est hélas que trop éclatante.
00:57:22Le mal est inscrit en lettres sanglantes, en lettres indélibiles, et cela depuis les origines, et, je le crains,
00:57:30en voyant les sentiments qui l'animent aujourd'hui devant vous,
00:57:36je le redoute, dis-je.
00:57:38Ce mal est inscrit pour l'éternité.
00:57:45Accusé, levez-vous.
00:57:50Décliné pour nom et prénom.
00:57:52J'ai une requête, monsieur le président.
00:57:54J'aimerais répondre aux diverses questions qui vont m'être posées en suivant un ordre un peu inhabituel.
00:57:59D'abord, j'ai aujourd'hui même 21 ans.
00:58:02Je suis né, en effet, pendant la nuit du 27 au 28 septembre 1817.
00:58:08Peut-on savoir où vous êtes né ?
00:58:11À côté de Paris, monsieur le président.
00:58:14À Hauteuil.
00:58:18Votre profession ?
00:58:19J'ai d'abord été faussaire, après, je suis passé voleur, et assassin récemment.
00:58:25Excusez-moi, j'ai oublié une de mes professions, monsieur le procureur.
00:58:29Bagnard et vadé.
00:58:32Accusé.
00:58:33Allez-vous consentir maintenant à nous dire votre nom véritable ?
00:58:37Sans doute, vouliez-vous lui donner une plus grande noblesse par les titres dont vous venez de faire scandaleusement l'étalage.
00:58:43C'est extraordinaire, vous lisez ma pensée.
00:58:45Je ne sais pas quel est mon vrai nom.
00:58:47Je peux vous dire celui de mon père, par contre.
00:58:50Eh bien, dites-le, qu'on en finisse une fois pour toutes.
00:58:54Mon père est procureur du roi, monsieur le président.
00:58:58Son nom est Gérard de Villefort.
00:59:09Silence.
00:59:10Silence, vous avez fait évacuer la salle.
00:59:18Accusé, vous aggravez votre cas en vous moquant de la justice.
00:59:21À Dieu ne plaît-ce que j'insulte le tribunal, monsieur le président.
00:59:23Non, je vous le répète, mon père est Gérard de Villefort et je suis tout prêt à le prouver.
00:59:33Je suis né dans la chambre rouge de la maison portant le numéro 28 rue de la Fontaine à Auteuil.
00:59:39Ma naissance étant bien entendu illégitime, mon père a juré à ma mère que j'étais mort en venant au monde.
00:59:46Il m'a enveloppé dans un ange marqué des initiales H et N et il m'a enterré vivant.
00:59:51Si je suis devant vous aujourd'hui, je le dois à une sorte de miracle qui m'a permis de survivre et cela contre la volonté de mon père.
01:00:00Pouvez-vous prouver ces atroces accusations ?
01:00:05Toutes les preuves sont à la disposition du tribunal, monsieur le président.
01:00:09Mais il me semble qu'il suffit de regarder le visage de monsieur de Villefort.
01:00:12Mon père, dois-je rapporter ici tous les détails qui ont précédé ma naissance et les événements qui l'ont suivi ?
01:00:22Non.
01:00:25Non, c'est inutile.
01:00:28Que voulez-vous dire, monsieur le procureur ?
01:00:31Les preuves sont inutiles.
01:00:36Donc, tout ce que l'accusé vient de dire est la vérité.
01:00:44Je me reconnais coupable, monsieur le président.
01:00:52Et je me tiens dès à présent à la disposition du nouveau procureur du roi, mon successeur.
01:00:58Monsieur.
01:01:07Monsieur.
01:01:28Monsieur.
01:01:39Monsieur.
01:01:42Monsieur.
01:01:45Monsieur.
01:01:57C'est fait, monsieur.
01:02:04Comme vous l'avez demandé.
01:02:16Les doigts.
01:02:20Les doigts.
01:02:21Chut.
01:02:27Les doigts.
01:02:57Les doigts.
01:02:59Je ne sais pas.
01:03:26Monsieur l'abbé,
01:03:27Voulez-vous ?
01:03:29Vous dire que votre dette est payée, monsieur.
01:03:34Je vais prier Dieu pour qu'il suspende ses coups sur vous-même, sur les vôtres.
01:03:43Cette voix, ce n'est pas la voix de l'abbé Pusani.
01:03:57C'est pas encore cela, monsieur.
01:04:13Cherchez mieux, monsieur le procureur.
01:04:18Plus loin.
01:04:21Plus loin.
01:04:21Lorsque vous étiez substitue sous le roi Louis XVIII.
01:04:29Cette voix, vous l'ai entendue pour la première fois.
01:04:34De Marseille, 25 février 1815.
01:04:39Je vous ai causé du tort à Marseille le 25 février.
01:04:44Mais qui es-tu ?
01:04:46Un spectre.
01:04:47Un homme que tu as enterré vivant dans les profondeurs du château d'Yves.
01:04:53Et autant d'un coup l'amour et la liberté.
01:04:56Mais tu me trompasses.
01:05:00C'est toi, je te reconnais.
01:05:17Tu la tiens, ta vengeance.
01:05:23Regarde.
01:05:23Regarde.
01:05:47C'est égal.
01:06:10Les gens de notre génération ne sont pas heureux cette année.
01:06:13Vous avez de la chance, mon cher comte, de n'avoir ni femme ni enfant.
01:06:19Les chagrins domestiques sont supportables pour un millionnaire.
01:06:23Oui, c'est vrai, j'ai le bonheur d'être riche.
01:06:26J'étais justement en train de signer cinq petits bons.
01:06:29Ce sont des bons aux porteurs sur la Banque de France.
01:06:32Vous qui semblez jongler avec les millions.
01:06:35Avez-vous vu beaucoup de chiffons de papier comme ceux-là ?
01:06:39Malant un million de francs chacun.
01:06:40Cinq millions, peste.
01:06:42Comme vous y allez, Seigneur Crésus, il faut le voir pour y croire.
01:06:47Cette somme sera payée et comptant, guichet de la Banque de France ?
01:06:50Vous en doutez ?
01:06:53Ma foi, la chose est trop curieuse à vérifier.
01:06:55Je veux en faire moi-même l'expérience.
01:06:58Vous...
01:06:59Vous gardez mes bons ?
01:07:01Nous avions dit que vous me donneriez six millions par année,
01:07:04vous m'avez donné neuf cent mille francs, reste cinq millions cent mille francs.
01:07:08Je vous ai préparé l'orçu, j'ai besoin d'argent aujourd'hui.
01:07:11Oui, quelques dépenses imprévues.
01:07:14Pardon, pardon, mais je dois ces cinq millions aux hospices qui me les réclavent.
01:07:17Ah, c'est différent, donnez-moi donc d'autres valeurs.
01:07:19J'aurais été heureux de proclamer de par le monde
01:07:24que la maison d'Anglard m'avait payé cinq millions comptant, comme ça.
01:07:29Attendez.
01:07:32Un reçu du compte de Monte Cristo, c'est de l'argent comptant.
01:07:36Si vous étiez à Rome, la maison Thompson et French vous le paierait rubis sur l'ongle et immédiatement.
01:07:45À l'hôtel de Londres.
01:07:46Allez, gros.
01:07:49N'écrivez pas, monsieur. N'écrivez pas, vous êtes morts.
01:08:19L'hôtel de Londres a bien changé depuis mon dernier voyage à Rome.
01:08:34Oui, j'ai fait remarquer à votre excellence qu'elle n'est pas là pour plaisanter.
01:08:36Sous-titrage Société Radio-Canada
01:08:39Sous-titrage Société Radio-Canada
01:09:09Sous-titrage Société Radio-Canada
01:09:39Bonjour, mon brave.
01:09:42Ça fait 24 heures que j'ai rien mangé et j'ai très faim.
01:09:45Ah, bon, c'est très facile.
01:09:49Et son Excellence peut avoir tout ce qu'elle désire.
01:09:54Vous avez donc des cuisines ici ?
01:09:55Ah, bien sûr.
01:09:56Vous croyez que les bandits ne mangent que des poires d'angoisse ?
01:09:59Vous m'avez dit que je n'étais pas ici pour plaisanter.
01:10:01C'est juste.
01:10:02Que désire votre Excellence ?
01:10:04Eh bien, je mangerai volontiers un poulet bien de bu.
01:10:07Un poulet bien de bu pour son Excellence.
01:10:20Magnifique.
01:10:21Pardon, Excellence, c'est ici au paix avant de passer à table.
01:10:25Rien de plus juste.
01:10:27Voilà.
01:10:30Un Louis, gardez la monnaie.
01:10:34Encore pardon, Monsieur le Baron.
01:10:36Votre Excellence me doit encore 99.980 francs.
01:10:42Ah, très drôle.
01:10:43Ah, un poulet, 100.000 francs.
01:10:45Irrésistible.
01:10:46Allons, laissez-moi manger.
01:10:47J'attends la somme, Excellence, sinon vous ne mangerez pas.
01:10:51Bon dit.
01:10:54Je n'ai jamais caché ma profession.
01:10:56Son Excellence, ça désire autre chose.
01:11:06Nous sommes bien provisionnés.
01:11:09Un morceau de pain sec.
01:11:10Oh, mais très facile.
01:11:12Nous avons de four bons pains à 100.000 francs la portion.
01:11:15Et c'est même un prix d'amie.
01:11:16Dis tout de suite que vous voulez me faire crever de vin.
01:11:20Voyons, Excellence.
01:11:21Vous avez dans votre poche une lettre de Messieurs Thompson et French,
01:11:24une lettre de crédit valant 6 millions.
01:11:27Alors, vous me faites un bon de 100.000 francs.
01:11:30Et je vous donne un poulet bien doré.
01:11:31Oui, oui, mais on l'a mis au chaud.
01:11:32Un autre bon et je vous donne du pain.
01:11:35Le vin meilleur marché, c'est Valpolicella.
01:11:3725.000 francs la bouteille.
01:11:39Et la bouteille contient un litre.
01:11:42Je comprends à présent.
01:11:44Misérable.
01:12:07Les poulets de son Excellence.
01:12:37Capitaine, son Excellence est vos demandes.
01:12:59Vous m'avez appelé, Excellence.
01:13:00Monsieur, je voudrais savoir le chiffre de la rançon que vous attendez de moi.
01:13:10C'est la vatso, Excellence.
01:13:12Les 6 millions que vous portez sur vous.
01:13:146 millions nourriez et logés, bien entendu.
01:13:18Otez-moi l'avis plutôt.
01:13:20Celui à qui nous obéissons nous défend de verser votre sang, Excellence.
01:13:24Mais à qui obéissez-vous donc ?
01:13:26À quelqu'un qui n'obéit qu'à Dieu.
01:13:28Préparez-vous donc à manger pour 6 millions.
01:13:31Cela ira vite, puisque vous connaissez nos tarifs.
01:13:33Et quand je n'aurai plus d'argent, vous me laisserez mourir de faim.
01:13:37Mais vous avez dit que vous ne vouliez pas me tuer.
01:13:39Ce n'est pas la même chose, Monsieur le Baron.
01:13:40?
01:13:55Merci.
01:14:27Madame, je ne peux plus vous apporter le bonheur.
01:14:43Acceptez au moins la consolation.
01:14:48Mon fils, il s'est fait soldat.
01:14:53Il est parti pour l'Afrique.
01:14:57C'est un noble cœur.
01:15:08Il reconstruira votre avenir à tous deux.
01:15:13Le sien, oui.
01:15:15J'ai prié Dieu de tout mon cœur,
01:15:18qui ne l'abandonne jamais.
01:15:20Mais le mien.
01:15:25Trop de choses se sont brisées en moi, Edmond.
01:15:29Je me sens désormais près de la tombe.
01:15:33Je suis la cause de tous vos maux.
01:15:38Vous devez me haïr.
01:15:41Te haïr.
01:15:44Te haïr, toi, Edmond.
01:15:45Regarde-moi.
01:15:51On peut supporter l'éclat de mes yeux aujourd'hui.
01:15:57Je ne suis plus la Mercedes
01:15:58qui courait en souriant à ta rencontre.
01:16:03Je me souviens, c'était ici,
01:16:05dans la maison de ton père.
01:16:07Et malgré tout, tu m'as épargnée, Edmond.
01:16:14Moi, qui étais la plus coupable de tous.
01:16:18Les autres
01:16:19ont agi par haine,
01:16:22par vanité.
01:16:25Moi, j'ai été lâche.
01:16:26Les autres ont agi par intérêt.
01:16:31C'est la peur qui m'a guidée.
01:16:36Tu n'as jamais douté de Dieu.
01:16:39Et Dieu ne t'a pas abandonné.
01:16:42Dieu était derrière moi.
01:16:45Inconnu.
01:16:48Invisible.
01:16:48Irrité.
01:16:51J'en étais le mandataire.
01:16:53Il n'a pas voulu retenir la foudre
01:16:56que j'avais lancée.
01:16:59Et je le dis avec orgueil.
01:17:03Mercedes.
01:17:05Dieu
01:17:06avait besoin de moi.
01:17:10Voilà pourquoi j'ai vécu.
01:17:14Ma vengeance
01:17:15m'avait fait vindicatif.
01:17:20Dissimulé.
01:17:23Méchant.
01:17:25Plutôt non impassible.
01:17:28Comme la froide fatalité.
01:17:34Je suis là.
01:17:36Je suis la seule
01:17:37qui t'ait reconnue.
01:17:41Je suis la seule
01:17:42qui te comprenne
01:17:43et qui t'admire.
01:17:45Non.
01:17:47Non.
01:17:49Ne me prends pas la main, Edmond.
01:17:50Je n'en suis plus digne.
01:17:53Le mal a creusé
01:17:54un abîme entre nous.
01:17:57Non.
01:17:58Je t'en prie, non.
01:18:01Je t'en prie, mon amour.
01:18:03Je t'en prie,
01:18:04ne me touche plus.
01:18:08Dis-moi adieu maintenant.
01:18:11Quand je serai partie,
01:18:14j'aurai
01:18:14au fond de moi,
01:18:18dans le si beau souvenir,
01:18:21je les garderai jusqu'à la mort.
01:18:25Pour rien au monde,
01:18:26je ne veux les perdre.
01:18:27on fait deux shares,
01:18:27tu sais,
01:18:28je n'ai pas face,
01:18:31j'ai besoin.
01:18:37Fais pas tout ça,
01:18:40tu sais.
01:18:46Je t'en prie,
01:18:47moi.
01:18:50formulée
01:18:51à sa de
01:18:52l'õne.
01:18:53Que voulez-vous ?
01:19:01Je n'ai plus rien à vous donner
01:19:02Mais je vous en supplie, laissez-moi vivre
01:19:06Je ne vous réclame même plus la liberté
01:19:09Mais un bon pain
01:19:12Il existe pourtant des hommes qu'ont souffert plus que vous
01:19:15Oh non, c'est impossible
01:19:17Je te souviens-tu d'un jeune marin que tu as envoyé dans un cul de passe-fosse ?
01:19:22Alors que tu le savais innocent
01:19:24Il y est resté quatorze années
01:19:28Un jeune marin
01:19:31Oui
01:19:35Te souviens-tu d'un vieillard
01:19:39Que tu as laissé mourir de faim à Marseille il y a vingt-trois ans
01:19:44En lui prenant son fils
01:19:47Louis Dantès
01:19:50C'est son spectre qui m'apparaît chaque nuit
01:19:54Te repens-tu au moins ?
01:19:57Oh, je me repens
01:19:58Oh oui, je me repens
01:20:00Je te pardonne
01:20:02Parce qu'enfin moi-même j'ai besoin d'être pardonné
01:20:07Et non, Dantès
01:20:10Tu étais le plus scélère à tous et tu as la vie sauve
01:20:14Mais mon bras est trop lourd à présent
01:20:19Je crois que Dieu lui-même
01:20:22M'ordonne d'abandonner la vengeance
01:20:25Mange
01:20:28Bois
01:20:31Va-t'en
01:20:33Mais attention
01:20:36Je te condamne
01:20:38Toi qui aimais tant l'or
01:20:41Je te condamne
01:20:43A mendier ton pain désormais
01:20:45Si j'apprends
01:20:48Que tu recommences à travailler
01:20:51A faire les affaires comme tu le disais
01:20:54Où que tu sois je saurais t'atteindre
01:20:57Et t'écraser
01:20:59Disparais
01:21:01Avant que je n'étouffe en mon cœur
01:21:06La voix qui m'ordonne de te laisser vivre
01:21:07Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:37Voilà
01:21:58Voilà ce que je vous avais promis
01:22:02Buvez
01:22:05Adieu mon généreux ami
01:22:24Je vais rejoindre celle que j'aime
01:22:27Pour vous retrouver
01:22:41Il allait se précipiter dans la mort
01:22:43La preuve vous est donnée
01:22:46Si besoin était
01:22:47Qu'il vous aimait
01:22:49Plus que sa vie
01:22:51Je vous laisse
01:22:54Je vous laisse
01:22:54Donc l'un à l'autre
01:22:55Puisse Dieu me tenir compte
01:22:58De ces deux existences
01:22:59Que je sauve
01:23:01Vous ai-je rendu heureuse
01:23:09Demandez à ma soeur chérie
01:23:11Tu vas donc trouver une soeur à aider
01:23:17C'est bien
01:23:19Qu'aujourd'hui tu es libre
01:23:25Je te rends en ton nom
01:23:28Toutes les richesses de ton père
01:23:32Tu es belle
01:23:35Jeune
01:23:37Sois heureuse
01:23:42Oublie-moi
01:23:45Je t'obéirai
01:23:48Ne voyez-vous pas comme elle souffre ?
01:23:53Non ma soeur
01:23:54Le maître a le droit de rien voir
01:23:55Que veux-tu faire aider ?
01:24:04Puisque tu m'abandonnes
01:24:05Je vais mourir
01:24:06Tu m'aimes donc ?
01:24:12C'est comme si tu lui demandais
01:24:13Si elle l'aime
01:24:14Je t'aime comme on aime sa vie
01:24:20Comme on aime son Dieu
01:24:21Qu'il en soit comme tu le veux
01:24:29Aime-moi qui sait
01:24:33Ton amour fera peut-être oublier maintenant
01:24:38Ce qu'il faut que j'oublie
01:24:51Où se trouve le comte Jacopo ?
01:24:54Et Aide ?
01:24:56Elle est partie avec lui mademoiselle
01:24:58Monsieur le comte a laissé cette lettre pour vous
01:25:01Excellence
01:25:01Mon cher Maximilien
01:25:10Jacopo va vous conduire à Livourne
01:25:12Où monsieur Martier vous attend pour assister à votre mariage
01:25:15Tout ce qui m'appartient à Montecristo et à Paris
01:25:19Sera le cadeau de noces du marin Edmond Dantès
01:25:23Au fils de l'armateur Morel
01:25:24Soyez heureux mes enfants
01:25:26Dites à l'ange qui va veiller sur votre vie
01:25:30De prier quelquefois pour moi
01:25:31Ces prières adouciront peut-être
01:25:34Le remords que j'emporte au fond de mon cœur
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations