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  • il y a 2 semaines
Chaque dimanche, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 14h à 16h dans BFM Week-end.

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00:00:0014h30 sur BFM TV, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez. Bonjour Mathieu.
00:00:04Bonjour Anne, bonjour à tous.
00:00:05Et bonjour à tous. À la vune, la grosse frayeur pour les passagers du vol Air France AF 75-62 Paris-Ajaccio.
00:00:12Hier soir, leur avion s'est posé à Lyon en urgence. Des usagers qui évoquent une aile en feu.
00:00:17La compagnie, parallèle d'un problème technique, nous serons en direct de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry
00:00:22dans un instant pour toutes les dernières informations et on tentera d'y voir plus clair aussi en plateau avec notre spécialiste Jean Serrat.
00:00:28Attention si vous habitez l'Aveyron, l'Hérault, l'Ardèche, le Gard ou encore la Lozère.
00:00:34Ces cinq départements du sud ont été placés en vigilance, pluie, inondation ou crues par Météo France.
00:00:39De fortes pluies sont attendues dans le milieu de l'après-midi.
00:00:42Emmanuel Macron va s'adresser aux soldats à Abu Dhabi.
00:00:45Discours à suivre en direct sur BFM TV à partir de 14h45 avant un dîner de Noël offert aux troupes sur la base.
00:00:52Comme tous les ans, un déplacement aussi pour mettre en avant la lutte contre le narcotrafic en partenariat avec les Émirats.
00:00:58Hugo Capelli nous attend sur place.
00:01:00Une semaine après la tuerie sur Bondi Beach, l'Australie rend hommage à ses victimes.
00:01:05Le bilan définitif est de 15 morts et des dizaines de blessés en pleine célébration de la fête juive de Hanukkah.
00:01:11Des milliers de personnes ont assisté, vous le voyez, cet après-midi à une cérémonie sur la plage à Sydney.
00:01:16Les drapeaux ont été mis en berne sur tous les bâtiments publics du pays.
00:01:19Certains ont déclaré avoir eu la peur de leur vie.
00:01:30Un Airbus A320 qui reliait Paris à Ajaccio a dû se poser en urgence hier soir à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
00:01:36Et c'est là que vous vous trouvez, Victor Pérez-Boucheron pour BFM TV.
00:01:40Victor, racontez-nous ce qui s'est passé.
00:01:42Bonjour Mathieu, bonjour Anne, bonjour à tous.
00:01:46Oui, il s'agit du vol Air France 75-62 qui a décollé hier d'Orly à 17h45, destination l'aéroport d'Ajaccio en Corse.
00:01:54Jusque-là, rien de normal, mais c'est après 35 minutes de vol que l'équipage de l'Airbus A320 a décidé de dérouter l'appareil à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
00:02:04Certains passagers sur les 172 présents dans l'avion évoquent chez nos confrères de Corse ce matin
00:02:08avoir vu du feu se dégager d'une aile, d'une perte de vitesse rapide de l'appareil et de plusieurs voyants clignotants.
00:02:15Il est aussi question de plusieurs bruits, de l'angoisse évidemment dans l'avion et un personnel de bord plutôt inquiet.
00:02:23Ils ont donc atterri conformément au dispositif de sécurité d'Air France et par principe de précaution aux alentours de 18h25
00:02:30avant que les passagers ne redécollent.
00:02:32Destination Bastia dans un nouvel avion à 22h39.
00:02:36De son côté, on a contacté l'aéroport de Lyon.
00:02:38Il nous informe qu'aucun feu moteur n'a été constaté par les pompiers une fois l'avion atterri.
00:02:44Air France indique de son côté pour l'heure un simple incident, vous l'avez dit.
00:02:48Les passagers ont donc pu rejoindre Ajaccio par Bastia, par navette.
00:02:52Ils sont arrivés à Ajaccio aux alentours de 3h du matin.
00:02:57Victor Pérez-Boucheron avec Nicolas de Roussy.
00:03:00Merci à tous les deux.
00:03:01On fera le point dans un instant avec vous, Jean Sierra.
00:03:02Merci d'être là, consultant aéronautique BFM TV.
00:03:05Mais juste avant, nous sommes avec l'une des passagères de ce vol Air France hier.
00:03:09Bonjour Joël, vous étiez à bord de ce vol avec votre petite fille de 8 ans.
00:03:13Vous avez aujourd'hui l'intention de porter plainte.
00:03:15Pourquoi ?
00:03:16Bonjour.
00:03:17Alors oui, j'étais dans l'avion avec ma petite fille de 8 ans.
00:03:20Eh bien honnêtement, j'ai cru mourir.
00:03:22J'ai pris le téléphone et j'ai voulu appeler mes filles.
00:03:25Je me suis vue mourir parce que vu comme tout ce qui s'est passé, les hôtesses affolées,
00:03:32qui ne disaient rien, qui étaient bizarres, tout le monde pensait que quelque chose de grave se passait.
00:03:38Après dire que c'est un incident, non, non, je suis désolée.
00:03:41Donc moi, j'ai refusé leur proposition car c'est la seule qu'ils nous ont fait.
00:03:46C'était quoi la proposition, Joël ?
00:03:49Comment ?
00:03:49C'était quoi la proposition qui vous a été faite ?
00:03:51L'avion, là, de prendre l'avion à 10h30 pour aller à Bastia.
00:03:55Et ensuite, le bus pour arriver à 4h du matin.
00:03:59Non, il est hors de question de ça.
00:04:01Mais Joël, alors comment vous avez poursuivi votre voyage si vous n'avez pas pris ensuite l'avion Lyon-Bastia ?
00:04:07Alors moi, je suis restée à l'hôtel Ibis, à côté de l'aéroport.
00:04:11Là, j'attends le TGV, d'ailleurs, il est là.
00:04:13Je vais être obligée de monter.
00:04:15Et je rejoins Marseille et je prends le bateau.
00:04:17Plus jamais de ma vie, je prendrai un avion, madame.
00:04:19Vous ne remonterez plus dans un avion, Joël.
00:04:22Racontez-nous ce qui s'est passé à bord.
00:04:24Pourquoi vous avez eu si peur ?
00:04:26Parce que j'ai pris le siège à côté de l'aile,
00:04:29exprès pour que ma petite fille voie le dort.
00:04:33Donc on était à côté de l'aile.
00:04:35Et on a tout vu, les boums.
00:04:39Excusez-moi, en même temps, je dois monter dans le TGV.
00:04:41Les boums, le feu, on a tout vu.
00:04:44Et après, ils disent non, c'est pas possible.
00:04:46Non, non, c'était bien ça.
00:04:47Quand vous dites, Joël, le feu, c'est-à-dire que l'aile était en feu, c'est ça ?
00:04:52Ah oui, ah oui.
00:04:53Et à l'arrivée, non, c'est là-bas.
00:04:54Ah oui, non, là-bas.
00:04:55Et à l'arrivée, en plus, les pompiers sont venus tout de suite.
00:04:59Donc il y avait bien le feu.
00:05:01Moi, pour moi, c'est pas...
00:05:02Non, non, c'est le feu.
00:05:04Quand on a atterri, le pilote nous a dit qu'il y avait bien un incident moteur.
00:05:10Il l'a dit lui-même.
00:05:11On va revenir sur les détails techniques avec Jean Serra dans un instant.
00:05:14Mais vous avez dit quelque chose d'intéressant, Joël.
00:05:16Vous avez dit, on ne nous a rien dit à bord pendant l'accident.
00:05:22Expliquez-nous.
00:05:23Eh bien, moi, les hôtesses, on les voyait passer un peu vite, se parler entre elles et rien nous dire.
00:05:28On voyait qu'elles avaient peur et qu'elles ne disaient rien.
00:05:31À plusieurs reprises, j'ai demandé.
00:05:32Mais qu'est-ce qui se passe ?
00:05:33Mais qu'est-ce qui se passe ?
00:05:34Mais qu'est-ce qui se passe ?
00:05:35Viens, il est là.
00:05:36Attends là.
00:05:36Et personne ne répondait.
00:05:38Rien.
00:05:38On ne disait rien.
00:05:40Il y en a même eu qui disaient, asseyez-vous, restez assis.
00:05:43Non, mais il y avait quelque chose de très angoissant.
00:05:46Je vous dis, je voulais appeler mes filles, moi.
00:05:48Est-ce que la compagnie a dit qu'elle allait vous rembourser ?
00:05:52Pas du tout.
00:05:53Ils m'ont dit oui.
00:05:54Ils m'ont dit, parce qu'il m'a pris de haut.
00:05:55Madame, parquez si vous voulez, on vous rembourse.
00:05:58Mais en fait, non.
00:05:59Il faut faire des démarches auprès de la compagnie.
00:06:02Donc, c'est tout un bordel maintenant.
00:06:04Voilà.
00:06:05Merci beaucoup, Joël.
00:06:07Merci pour votre témoignage.
00:06:08Et bon retour.
00:06:10Puisqu'il y a un TGV qui va jusqu'à Marseille.
00:06:12Après, il y a un bateau qui emmène Joël encore.
00:06:15Jean Serrat, vous avez entendu le témoignage de Joël.
00:06:17Les témoins racontent avoir vu des flammes.
00:06:19C'est ce que nous dit Victor Pérez-Boucheron également.
00:06:21Est-ce que c'est possible, ça ?
00:06:22Alors qu'on a précisé, la compagnie a précisé
00:06:25qu'aucun feu moteur n'a été constaté par les pompiers.
00:06:28Est-ce que les deux sont incompatibles ou pas ?
00:06:30Alors, on va être très clair.
00:06:32Un réacteur, c'est un tube avec un compresseur de vent
00:06:36qui tasse de l'air à l'intérieur d'une chambre de combustion.
00:06:40Je mets du carburant à l'intérieur.
00:06:42Je mets le feu et ça pousse.
00:06:44Et en même temps, ça fait tourner d'autres ailettes derrière
00:06:47qui entraînent le gros ventilateur de vent.
00:06:50S'il y a une rupture technique d'une des lamelles,
00:06:55elle va percuter l'intérieur du moteur.
00:06:58Et derrière, ça, écoutez-moi bien, c'est important.
00:07:01C'est ce qu'on appelle un pompage moteur.
00:07:03Derrière, à la sortie du réacteur,
00:07:06il va y avoir une grosse flamme qui apparaît.
00:07:08Justement, est-ce que c'est compatible avec l'image que l'on voit là ?
00:07:11Qui est un peu floue, mais...
00:07:12Et soyons très clairs, ça ne veut pas dire que le moteur est en feu.
00:07:16Non.
00:07:17Ça veut dire que toute la partie arrière qui entraîne le fan devant
00:07:20a été détruite et il y a comme un espèce...
00:07:24Un échappement.
00:07:24Un peu comme un chalumeau.
00:07:25Vous voyez ?
00:07:26Ça fait la même flamme qu'un chalumeau.
00:07:27Et bien sûr, dans le poste de pilotage,
00:07:31l'équipage voit que panne du moteur 1, celui de gauche,
00:07:35tout de suite, je le coupe, tout de suite, je coupe le carburant,
00:07:39tout de suite, je tire le système pour éventuellement déclencher un extincteur.
00:07:44Mais il n'y a pas eu de feu.
00:07:45C'est ce que j'avais dit dès le début
00:07:46et c'est ce qui est confirmé par les analyses au sol.
00:07:50Alors, qu'a-t-il pu se passer ?
00:07:51Vous, vous balayez la théorie de cet oiseau qui se serait coincé dans le réacteur
00:07:54du fait des 30 000 pieds qui étaient l'altitude de l'avion
00:07:57à ce moment-là ?
00:07:58Ça peut être tout simplement une rupture technique.
00:08:01Ces fameuses haubes de fan que l'on voit, qui sont très grandes,
00:08:04un moteur, ça fait parfois jusqu'à 2 mètres de diamètre.
00:08:08Donc, ces grandes palettes qui sont là,
00:08:11elles peuvent avoir une faille technique
00:08:13qui fait que d'un seul coup, elles vont se casser,
00:08:16une va se casser et en se cassant,
00:08:18elle va entraîner la rupture de pas mal d'autres derrière
00:08:20et enchaîne, si bien que le réacteur va...
00:08:23C'est la panne technique classique, exactement comme vous en voiture.
00:08:26Un pilote expérimenté,
00:08:28mais il faut reconnaître que pour les gens
00:08:29qui étaient à l'intérieur de cette cabine,
00:08:30ça a été parfois traumatisant,
00:08:32cette dame qui nous dit qu'elle ne reprendra pas un avion de sa vie.
00:08:34C'est ce que j'ai expliqué, effectivement.
00:08:37L'équipage, lui, qu'est-ce qu'il voit ?
00:08:38Pas de moteur.
00:08:39OK, procédure, pas de moteur.
00:08:41Par contre, le passager, qui lui est au courant de rien,
00:08:43qui est assis près d'un hublot
00:08:45et qui d'un seul coup, entend le bruit d'un pompage,
00:08:48ça fait du bruit, ça fait des vibrations.
00:08:50Et derrière, il voit une grande flamme derrière le moteur.
00:08:52Bien évidemment qu'il a peur.
00:08:54C'est évident.
00:08:56N'importe qui à sa place aurait eu peur.
00:08:58Merci beaucoup, Jean Serrat.
00:09:00Voilà, incident très, très...
00:09:03Impressionnant.
00:09:03Terrorisant, passionnant.
00:09:05Et merci pour ces explications, Jean.
00:09:07Un mot de la météo et des anantempéries à prévoir
00:09:09dans cinq départements du sud de la France.
00:09:10L'Aveyron et l'Hérault ont été placés en vigilance orange pour cru.
00:09:14Vous allez voir des images témoins BFM TV
00:09:16à Bédarieux dans l'Hérault.
00:09:19L'Ardèche et le Gard qui sont, eux, en vigilance orange pour pluie à inondation.
00:09:22La Lauser pour les deux phénomènes.
00:09:23À trois jours de Noël, on voulait aussi également revenir cet après-midi
00:09:26sur la mobilisation des agriculteurs
00:09:29qui faiblit de façon générale en France.
00:09:31Il y a moins d'une dizaine de barrages
00:09:33qui sont maintenus ce dimanche, selon la gendarmerie.
00:09:36Et ça se passe essentiellement, Mathieu, dans le sud-ouest.
00:09:38Et toujours là où vous trouvez, Marie-Hérault,
00:09:40du côté de Carbone sur l'A64 en Haute-Garonne.
00:09:43Les agriculteurs que vous rencontrez sont-ils, eux, toujours déterminés
00:09:48à passer le réveillon de Noël sur cette portion d'autoroute ?
00:09:53Oui, ils sont plus que déterminés à rester ici pour les fêtes.
00:09:57Symbole qu'ils vont passer les fêtes ici,
00:10:00c'est ces sapins de Noël décorés.
00:10:02Et la particularité, c'est qu'ils ont été décorés
00:10:04avec des gaz lacrymogènes.
00:10:06Les gaz lacrymogènes qui ont été utilisés,
00:10:08notamment en arrière, au début de la crise agricole,
00:10:12ils les ont accrochés ici, en symbole, sur ces sapins de Noël.
00:10:16Les agriculteurs avec qui nous avons échangé ces dernières heures
00:10:19nous ont expliqué que certains prenaient déjà les réservations
00:10:23pour le réveillon de Noël, pour rester ici.
00:10:25La cuisine est toujours en place.
00:10:27Il y a aussi cette benne remplie de bois,
00:10:30ce bois qui alimente les différents feux
00:10:32pour se chauffer tout au long de la journée, de la nuit.
00:10:35Les tracteurs, eux, sont toujours en place.
00:10:37Ils ne sont pas prêts de bouger.
00:10:39Une trentaine de tracteurs, toujours installés sur près de 100,
00:10:43200 mètres sur cette portion d'autoroute à hauteur de carbone.
00:10:47En tout cas, tant qu'ils ne seront pas entendus,
00:10:48tant qu'ils n'auront pas été écoutés par le gouvernement,
00:10:51ils resteront ici pour passer les fêtes de Noël.
00:10:55Paris Roux, en direct de La 64,
00:10:56avec Mathieu Le Peigny.
00:10:58Merci à tous les deux.
00:10:59Une semaine, une semaine après l'attentat sur la plage de Bondi,
00:11:02dans le centre-ville de Sydney,
00:11:03les Australiens se sont recueillis en hommage aux victimes.
00:11:05Des bougies ont été allumées aux fenêtres dans tout le pays
00:11:09après la tuerie commise pendant la fête juive d'Anouka
00:11:12où des bougies sont justement allumées.
00:11:14Le bilan très lourd de cette attaque a augmenté depuis dimanche dernier.
00:11:18Il est passé à 15 morts et des dizaines de blessés.
00:11:22Dans l'actualité de ce dimanche, cette question.
00:11:23Emmanuel Macron et Vladimir Poutine vont-ils se reparler prochainement ?
00:11:27Le chef de l'État a dit à Bruxelles vendredi
00:11:28qu'il pensait que renouer le dialogue allait, je cite,
00:11:31« redevenir utile ».
00:11:32Poutine s'est depuis dit prêt aux discussions.
00:11:34Et l'Élysée cherche maintenant les modalités de cet appel
00:11:37qui pourraient avoir lieu dans les prochains jours,
00:11:40nous dit-on, du côté de la présidence de la République.
00:11:43Le dernier coup de fil entre les deux présidents,
00:11:45il date de juillet dernier, c'est pas si vieux,
00:11:47c'était une conversation de deux heures qui n'avait rien donné.
00:11:50Emmanuel Macron qui est en déplacement actuellement aux Émirats Arabes Unis
00:11:54pour fêter Noël un peu avant l'heure avec les troupes françaises.
00:11:57Hugo Capelli, c'est vous qui suivez ce déplacement du chef de l'État pour BFM TV.
00:12:01C'est quasiment une tradition interrompue, Hugo, ininterrompue depuis 2017
00:12:06puisque le chef de l'État s'apprête à prononcer ce discours devant les soldats.
00:12:10Quelle en sera la tonalité ?
00:12:14Oui, et d'abord, bienvenue dans le désert, ici aux Émirats Arabes Unis.
00:12:19C'est donc ici qu'il y a installé une base de l'armée française.
00:12:22Et vous voyez les militaires qui sont juste derrière moi
00:12:24et qui attendent le chef de l'État qui va prononcer un discours d'ici quelques minutes
00:12:28où il fera des annonces importantes, notamment sur l'indépendance de notre pays.
00:12:33Vous l'avez dit, c'est une tradition.
00:12:35Chaque année, au moment des fêtes de Noël, Emmanuel Macron se rend à l'étranger sur une base militaire.
00:12:40L'an passé, c'était en Afrique.
00:12:42Cette année, c'est donc ici, au Moyen-Orient, dans une région qui concentre un certain nombre de crises.
00:12:47Il y a 900 militaires français qui sont présents ici.
00:12:52Il y a différentes bases, évidemment, où ils sont établis.
00:12:56Une base aérienne avec des rafales, une base navale avec une frégate.
00:12:59Et donc, cette base terrestre, vous voyez derrière moi quelques équipements militaires.
00:13:05On a pu suivre justement certains militaires il y a quelques heures lors d'un entraînement
00:13:10en plein milieu du désert, dans les dunes de sable.
00:13:13Je vous propose de regarder ce reportage qu'on a réalisé avec Philippine, David.
00:13:16Des chars d'assaut français s'infiltrent dans des dunes de sable.
00:13:24Dans le désert des Émirats arabes unis, des rafales, des drones.
00:13:30À 6000 kilomètres de Paris, nous sommes sur une base d'entraînement de l'armée française.
00:13:35900 militaires sont expatriés ici.
00:13:38Le plus difficile, s'adapter aux conditions climatiques.
00:13:41On apprend beaucoup dans le désert.
00:13:42On apprend sur soi, on apprend sur son matériel.
00:13:45Et il faut s'adapter en permanence à cet environnement qui évolue.
00:13:48Le désert en hiver, ce n'est pas la même chose que le désert en été.
00:13:51La conduite dans le désert, ce n'est pas pareil que la conduite en métropole ou sur d'autres zones de déploiement.
00:13:57La plupart des soldats sont en mission pour quelques mois.
00:14:00Ils doivent appréhender le terrain.
00:14:02Pour que les conditions soient les plus réelles possibles,
00:14:04les militaires s'entraînent notamment dans ce qu'on appelle la Médina.
00:14:07Et ça ressemble énormément à un village typique du Moyen-Orient.
00:14:11Comme leurs camarades, déployés en ce moment en mer rouge.
00:14:14Buvez un coup de flotte !
00:14:16Ces militaires doivent se tenir prêts.
00:14:19C'est assez extrême.
00:14:19On est là, vous pouvez voir, ce n'est pas tous les jours qu'on peut s'entraîner.
00:14:21On est aussi ici au-dessus d'un vide à 6-7 mètres de haut.
00:14:24Tous ici passeront les fêtes de Noël loin de leurs proches.
00:14:28Pour saluer cet engagement, Emmanuel Macron sera aujourd'hui à leur côté.
00:14:32Ça nous montre que l'armée c'est une famille.
00:14:34Et que c'est un moyen de cohésion.
00:14:35Et que finalement le chef de l'État qui est le chef des armées,
00:14:37il prend le temps de passer les fêtes avec nous.
00:14:41Donc ça c'est quelque chose qui est très important pour nous.
00:14:42Quatrième visite en cinq ans du président français aux Émirats Arabes Unis.
00:14:47Un partenaire stratégique.
00:14:50Philippine David, Hugo Capelli, maintenant c'est un moment un peu plus festif
00:14:55qui se prépare sur cette base avec un dîner qui va être servi à des centaines de soldats présents.
00:15:02On imagine que les préparatifs sont bien sûr en cours.
00:15:05À quoi va ressembler ce dîner ?
00:15:06Et puis est-ce que vous avez le menu surtout ?
00:15:08Oui, tout le monde a évidemment hâte de ce dîner qui est préparé par les cuisiniers de l'Elysée
00:15:15qui ont fait le déplacement exceptionnellement.
00:15:18Alors au menu ce soir, il y aura notamment un pâté en croûte,
00:15:22ce soir à poulet mori avec gratin dauphinois et même un plateau de fromage.
00:15:27Autant vous dire que les militaires vont se régaler.
00:15:29Ça va leur rappeler évidemment les terroirs français.
00:15:33Pas d'alcool en revanche puisque nous sommes aux Émirats Arabes Unis.
00:15:37En tout cas, la fête sera belle quoi qu'il arrive.
00:15:39Et d'ailleurs pour le symbole, l'Elysée a également emmené quelques sapins de Noël
00:15:43qui ont été décorés.
00:15:44C'est assez sympathique de voir des sapins ici en plein milieu du désert.
00:15:49Du coup Hugo Capelli, je crois que c'est même un fromage par région
00:15:53pour rappeler à tous les soldats la région d'où ils viennent.
00:15:57En tout cas, on attend ce discours que l'on suivra avec vous dans quelques minutes.
00:16:01Hugo, vous restez à proximité.
00:16:04Et on en parle avec nos invités.
00:16:06Le général Jérôme Pellistrandi est là.
00:16:07Merci d'être là.
00:16:09Ulrich Buna est là aussi, analyse géopolitique spécialiste de l'Europe centrale et orientale.
00:16:13Tout d'abord, général, quel est le sens de cette visite
00:16:16qu'on pourrait penser symbolique aux troupes du chef de l'État quelques jours avant Noël ?
00:16:19On dit que le président est très attaché à cette tradition
00:16:21qui exprime la reconnaissance de la nation aux soldats qui sont déployés sur place.
00:16:26Oui, vous avez raison parce que les 900 soldats marins et aviateurs,
00:16:30il faut bien le préciser, qui sont là-bas,
00:16:33ils sont loin pour la plupart de leur famille, de leur foyer, de leurs conjoints, de leurs enfants.
00:16:38Et donc, c'est très important pour le chef de l'État, en fait, de montrer la solidarité de la France.
00:16:43Donc, il y est, il le fait chaque Noël, avec 48 heures d'avance.
00:16:49Mais cette présence du chef de l'État autour des soldats, c'est un moment fort.
00:16:54C'est un moment fort, bien sûr, pour les militaires qui sont déployés en opération.
00:16:59Mais c'est aussi un moment fort pour la communauté militaire.
00:17:02Ulrich Buna, combien de soldats français sont déployés aux Émirats ?
00:17:06Et quel est le rôle de la France dans cette zone ?
00:17:08Alors, il y a à peu près 900 soldats qui sont déployés.
00:17:10Je crois que ça a été dit tout à l'heure.
00:17:11900 soldats qui sont déployés dans la zone.
00:17:12Effectivement, donc, des marins, des aviateurs et des soldats de l'armée de terre.
00:17:16Il y a plusieurs missions. Les deux principales, c'est la lutte contre l'État islamique en Syrie et en Irak,
00:17:23qui continue malgré tout à Babri, mais qui continue l'opération Chamal.
00:17:26Et une autre opération qui vise plutôt à sécuriser la trajectoire des navires marchands,
00:17:30puisque depuis grosso modo deux ans, les outils yéménites frappent assez régulièrement les navires qui passent dans la zone.
00:17:37Donc, c'est un petit peu les deux principales missions.
00:17:38Après, c'est aussi essentiellement de la projection de force.
00:17:40C'est une façon de peser au Moyen-Orient que d'avoir des troupes là-bas.
00:17:44Général, comment on s'entraîne ?
00:17:45On ne s'entraîne pas de la même façon que ce soit l'opération Chamal, dont nous parlait Ulrich,
00:17:49ou l'autre opération européenne qui est chargée d'assurer cette sécurité en mer rouge.
00:17:53Comment ça se passe ?
00:17:54Alors, il faut bien comprendre d'abord que cette présence permanente...
00:17:58C'est pour quelques mois d'ailleurs, l'émission, c'est de quelques mois, c'est ça ?
00:18:00Il y a des personnels qui sont... L'encadrement qui, lui, est affecté pour un an ou pour deux ans.
00:18:06Et puis, en fait, ce qu'on appelle des troupes tournantes qui vont passer des séjours de quatre mois.
00:18:10Par exemple, la frégate qui est là-bas, eh bien la frégate, elle est en mission,
00:18:15puis elle rentrera dans quelques semaines à Toulon, mais une autre frégate lui succédera.
00:18:20Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on a très bien vu dans le reportage d'Hugo Capeli,
00:18:24c'est que le désert, c'est une école d'exigence.
00:18:27C'est quelque chose qui est extrêmement dur.
00:18:29Alors, c'est paradoxal parce que quand on pense aux Émirats Arabes Unis,
00:18:32on pense à Dubaï, on pense à Abu Dhabi, on pense à ces gigantesques cités ultra-modernes.
00:18:39Et là, vous avez vu, ils sont en plein milieu du désert, dans un environnement qui est hostile.
00:18:44Et donc, ça permet à ces militaires de s'entraîner,
00:18:47de s'entraîner bien sûr avec leurs camarades émiratis,
00:18:51et en quelque sorte de participer à la sécurité générale de la région.
00:18:55C'est un élément qui est extrêmement important.
00:18:57Mais parlez-nous de cet entraînement spécifique dans le désert.
00:18:59On l'a vu dans le reportage d'Hugo, l'un des militaires déclaré,
00:19:02on apprend beaucoup sur soi, sur les conditions climatiques,
00:19:04et il dit, c'est pas la même chose en hiver ou en été,
00:19:06et c'est pas la même chose que la conduite en métropole
00:19:09ou dans d'autres axes où on est déployé.
00:19:10Alors, l'hiver aux Émirats, c'est pas l'hiver tel que nous le connaissons,
00:19:17ou tel que nos forces le connaissent en Roumanie ou dans les États-Baltes.
00:19:21Actuellement, mais par exemple, l'été, bien sûr, la chaleur écrasante,
00:19:25le fait que la consommation d'eau est extrêmement importante,
00:19:28que pour les matériels, vous avez vu, ils sont dans le désert,
00:19:31donc c'est très abrasif pour les équipements.
00:19:33Il faut donc en permanence les entretenir,
00:19:35parce que si on fait rien, ils peuvent tomber facilement en panne.
00:19:38Vous avez aussi la problématique, par exemple, avec la lumière intense,
00:19:43vous pouvez avoir, par exemple, de la désorientation,
00:19:45vous savez plus très bien où vous êtes.
00:19:47Pour les pilotes, il ne faut pas l'oublier aussi,
00:19:49le fait qu'on vole par temps chaud,
00:19:53donc les conditions de vol ne sont pas du tout les mêmes
00:19:55que lorsque l'on vole, par exemple, au-dessus de l'Europe.
00:19:58Donc tout ça, c'est un savoir-faire.
00:19:59C'est un savoir-faire qu'il faut entretenir, qu'il faut acquérir.
00:20:03Et par exemple, pour les bateaux, c'est exactement la même chose.
00:20:06Les bateaux, à l'intérieur, ils sont peut-être, il y a de l'air conditionné,
00:20:09mais quand il fait 30 degrés à l'extérieur, de toute façon,
00:20:12et bien même quand vous êtes à l'extérieur du bateau,
00:20:14vous êtes en tenue de combat, en quelque sorte,
00:20:17vous n'êtes pas en short, t-shirt.
00:20:19On est dans un environnement hostile.
00:20:22Il ne faut pas oublier que d'un côté, ça a été cité,
00:20:24il y a les rebelles outils, avec des menaces directes sur le trafic commercial,
00:20:29et puis il y a l'Iran aussi qui est en train.
00:20:30Justement, à propos du trafic, Alexis Cuvillier,
00:20:33il y a un volet narcotrafic dans ce déplacement du président de la République.
00:20:36Expliquez-nous.
00:20:37Le déplacement du président de la République a débuté ce matin
00:20:40par une séquence diplomatique, des échanges avec son homologue à Abu Dhabi,
00:20:46le tchèque Mohamed Ben Zayed, surnommé MBZ,
00:20:50à ne pas confondre avec MBS en Arabie Saoudite.
00:20:53Et avec cet homologue, le président de la République avait l'intention,
00:20:58en tout cas, c'est ce qu'on nous a dit dans son entourage à Emmanuel Macron,
00:21:02il avait l'intention d'évoquer la collaboration entre Paris et Abu Dhabi
00:21:07en matière de lutte contre les narcotrafiques.
00:21:10C'est un sujet qui occupe beaucoup le gouvernement, l'exécutif, ces dernières semaines.
00:21:14Évidemment, on l'a tous suivi dans l'actualité,
00:21:17depuis ce qui s'est passé, les événements tragiques de Marseille le mois dernier.
00:21:21Il y a encore quelques jours, la visite d'Emmanuel Macron à Marseille.
00:21:25Ce sujet des narcotrafiques mobilise beaucoup le chef de l'État.
00:21:28Et il y a un vrai sujet de collaboration judiciaire à renforcer avec les Émirats arabes unis.
00:21:35Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, fait partie du voyage.
00:21:39Il a été embarqué auprès d'autres ministres.
00:21:42Le garde des Sceaux n'est pas forcément attendu sur ce type de déplacement.
00:21:45Le ministre des Affaires étrangères, évidemment.
00:21:47La ministre des Armées, Catherine Vautrin, elle est présente.
00:21:50Mais Gérald Darmanin, lui, est bien présent.
00:21:52C'est l'un de ses nombreux déplacements dans la région à Gérald Darmanin.
00:21:56Il a voyagé plusieurs fois sur place pour tenter de trouver des moyens de renforcer cette collaboration,
00:22:03notamment parce qu'un certain nombre de têtes de réseau, comme on dit, entre guillemets,
00:22:09sont soupçonnées de pouvoir parfois compter sur des soutiens là-bas, aux Émirats arabes unis,
00:22:14d'arriver parfois à s'installer là-bas.
00:22:17Et c'est donc un sujet de préoccupation et une volonté pour les deux capitales de travailler davantage sur ce sujet.
00:22:23Et on parle, quand on pense au narcotrafic, où le riche Bounas, surtout à Dubaï,
00:22:25qui ne coopère pas forcément avec les sollicitations de la justice française,
00:22:28là où Abu Dhabi est davantage un allié historique de la France.
00:22:32Est-ce qu'on fait de la différence entre les deux ?
00:22:34Je pense que, pour le coup, on s'adresse essentiellement...
00:22:37On couvre l'ensemble des territoires, c'est-à-dire qu'on s'adresse au cher MBZ.
00:22:42Pour le coup, on s'adresse à l'ensemble des territoires.
00:22:43Oui, mais on dit que Dubaï est quand même un peu moins prompte à coopérer avec ces sollicitations.
00:22:47Oui, je pense que c'est quand même légèrement en train de changer.
00:22:49On commence à avoir quelques extraditions qui commencent à se mettre en place.
00:22:52Donc il y a quand même une vraie prise de conscience du côté des Émirats, que ce soit à Dubaï ou ailleurs,
00:22:57que, effectivement, si l'on veut continuer à peser au niveau international
00:23:00et jouer toujours ce rôle d'espèce d'intermédiaire diplomatique,
00:23:03on doit traiter ce genre de sujet et donc, effectivement, essayer de collaborer un peu plus.
00:23:07Et d'ailleurs, on commence à avoir certains gros narcotrafiquants qui déménagent, en fait,
00:23:11justement pour éviter l'éventuelle mise en place d'extradition un peu plus solide.
00:23:15Tout à l'heure, vous évoquiez l'Est de l'Europe,
00:23:18qui est évidemment un sujet de préoccupation majeure pour les armées.
00:23:22Pourquoi ne pas avoir fait ce déplacement, finalement, là où il faut être le plus vigilant ?
00:23:27Pourquoi aller à Abu Dhabi, général, où on est quand même un petit peu,
00:23:31pas hors-sujet, mais un peu à côté ?
00:23:34– Vous faites allusion, pourquoi le Président de la République n'irait pas,
00:23:37par exemple, en Roumanie ou dans les États baltes ?
00:23:40Bon, alors, on est dans une période qui est extrêmement compliquée.
00:23:42Il y a des discussions en cours, actuellement, à Miami,
00:23:45entre des représentants de l'Ukraine, le représentant de Poutine, les Américains.
00:23:51Il y a du personnel européen qui discute.
00:23:54Bon, on voit bien que le déplacement en Roumanie,
00:23:59ce n'est peut-être pas le moment dans cette séquence diplomatique.
00:24:05D'autre part…
00:24:05– Ça fait trois ans que ce n'est pas le moment.
00:24:07– Je sais bien, oui, mais le Président de la République est allé,
00:24:09quand même, à plusieurs reprises, à Kiev.
00:24:10– Bien sûr.
00:24:11– Donc, voilà, c'est un signal qui est important.
00:24:12– En Pologne aussi.
00:24:13– Et le chef d'état-major des armées, le général Fabien Mandon,
00:24:16était, cette semaine, à Kiev.
00:24:18Donc, voilà, maintenant, il y a peut-être aussi autour du 31 décembre,
00:24:24on verra, mais une chose est sûre, c'est qu'actuellement,
00:24:28il ne faut pas oublier que l'Ukraine, bien sûr, c'est le dossier majeur,
00:24:32mais que la stabilité aux proches et au Moyen-Orient,
00:24:34c'est aussi un enjeu sécuritaire essentiel.
00:24:37Il y a eu les frappes américaines, cette semaine,
00:24:39contre des éléments de l'État islamique,
00:24:41et nous luttons également contre l'État islamique.
00:24:44N'oublions pas, en 2026, le dossier du nucléaire iranien,
00:24:47qui est toujours sur la table.
00:24:49Donc, voilà, il faut trouver un équilibre.
00:24:52Une chose est sûre, c'est que, par contre,
00:24:54il y a un continent qui, lui, n'est plus du tout une priorité stratégique,
00:24:57bien sûr, c'est l'Afrique,
00:24:58où le président de la République y était allé à de nombreuses reprises,
00:25:01enfin, auparavant,
00:25:03mais maintenant, on voit bien que le centre de gravité s'est déplacé.
00:25:05– Oulay, je vous disais, vous vouliez rajouter,
00:25:07c'est vrai que l'Élysée disait que la région cristallise un ensemble de crises,
00:25:10c'est vrai, on parle des outils en mer rouge,
00:25:12on parle de l'Iran, là aussi, on a un carrefour
00:25:13où il se passe beaucoup de choses.
00:25:15– Oui, voilà, donc, effectivement, il y a le nucléaire iranien,
00:25:17il y a le Yémen, où, effectivement, pour le coup,
00:25:19on voit les troupes,
00:25:21mais on voit, effectivement, que, justement,
00:25:24les Émiratis soutiennent une espèce de révolte sur place
00:25:27qui casse un petit peu cette coalition avec les Saoudiens,
00:25:31et c'est surtout qu'en fait, les Émiratis, pour le coup,
00:25:32jouent un rôle, en fait, dans toutes ces négociations.
00:25:35– Et on va écouter le chef de l'État.
00:25:36– Mesdames, Messieurs les ministres,
00:25:43Monsieur le Président de la Commission des affaires étrangères
00:25:45de l'Assemblée nationale,
00:25:48Madame la députée,
00:25:50Monsieur le chef d'État-major des armées,
00:25:52Monsieur l'ambassadeur,
00:25:55Messieurs les officiers généraux,
00:25:57Mesdames et Messieurs les officiers, sous-officiers,
00:25:59officiers mariniers, soldats, marins, aviateurs et personnels civils.
00:26:09C'est un honneur pour moi d'être parmi vous,
00:26:13en cette veille de Noël, ici,
00:26:16au milieu du désert des Émirats arabes unis,
00:26:19au sein du prestigieux Royal Pologne.
00:26:23En cette fin d'année,
00:26:26nous avons avant tout une pensée
00:26:29pour vos frères d'armes,
00:26:31morts cette année
00:26:32pendant l'exercice de leur mission.
00:26:36J'ai une pensée particulière
00:26:38pour le sergent Jimmy Gosselin
00:26:40du 7e bataillon de chasseurs alpins de Vars,
00:26:45mort durant la mission Harpy en Guyane.
00:26:50Chef des armées,
00:26:52je veux dire ici la reconnaissance profonde
00:26:54de la nation pour leurs sacrifices,
00:26:58la solidarité absolue que nous devons à leurs familles
00:27:01en cette période de fête,
00:27:03au-delà aussi dans la vie de chaque jour.
00:27:07s'engager,
00:27:10se battre,
00:27:13servir,
00:27:15tomber,
00:27:17vivre par l'esprit et le cœur des vivants
00:27:19qui restent et s'engagent.
00:27:21C'est le chemin
00:27:22de la force et de l'espérance
00:27:24qu'ensemble, avec vous,
00:27:27nous empruntons.
00:27:28Mes pensées vont également
00:27:32à nos blessés nombreux cette année encore.
00:27:35Ces corps meurtris,
00:27:37ces âmes sur lesquelles l'empreinte
00:27:38de la violence s'est déposée,
00:27:41ce sont là des épreuves
00:27:42qui durent après l'épreuve
00:27:44et là aussi,
00:27:46la nation est là.
00:27:49Je veux saluer ici
00:27:50le travail d'accompagnement
00:27:51des associations,
00:27:53du ministère, des armées
00:27:54et des anciens combattants
00:27:56qui nous aident à mieux prendre en charge
00:27:58cette souffrance.
00:28:01Un pays fort
00:28:02est un pays reconnaissant
00:28:04envers ceux qui le servent.
00:28:07Et il n'y a pas de force morale
00:28:09sans lien puissant
00:28:10avec nos blessés,
00:28:11leurs familles
00:28:12et les familles endeuillées.
00:28:15Il n'y a pas de grande nation
00:28:17sans cette force d'attention.
00:28:21Voilà pourquoi,
00:28:22depuis Louis XIV,
00:28:24le chef de l'État
00:28:24est le protecteur
00:28:25de l'Institution nationale
00:28:26des Invalides
00:28:27et de ses pensionnaires
00:28:28qui sont eux aussi
00:28:31dans cette fraternité d'attention
00:28:33qui fait de nous une nation.
00:28:37Je veux également ici
00:28:38vous témoigner
00:28:39de ma reconnaissance
00:28:40à vous tous
00:28:41qui, loin de la métropole,
00:28:44pour certains,
00:28:44loin de leurs proches,
00:28:47servaient au sein
00:28:47des forces françaises
00:28:48aux Émirats arabes unis,
00:28:51affectés
00:28:52ou en mission
00:28:53de courte durée.
00:28:56Je vous remercie
00:28:57pour votre accueil chaleureux
00:28:58et je félicite tous ceux
00:28:59qui ont participé
00:29:00à l'organisation
00:29:00de ce déplacement.
00:29:02Et à travers vous tous,
00:29:04c'est l'ensemble
00:29:04de l'engagement
00:29:07de nos soldats,
00:29:09aviateurs,
00:29:10marins,
00:29:11médecins,
00:29:11infirmiers,
00:29:12commissaires et ingénieurs,
00:29:14personnels civils
00:29:15du ministère d'actifs
00:29:16comme de réserve
00:29:17que je veux saluer ici,
00:29:19qu'ils soient engagés
00:29:20dans la permanence
00:29:21de la dissuasion,
00:29:22en opérations extérieures,
00:29:24dans nos forces de présence,
00:29:26nos forces prépositionnées,
00:29:28en mission sentinelle
00:29:29de permanence
00:29:31à la veille de Noël.
00:29:33Je sais
00:29:34la détermination
00:29:36de chacun
00:29:36pour la réussite
00:29:38de la mission
00:29:38et je sais aussi
00:29:40le tribut
00:29:41dont vous vous acquittez
00:29:42pour la réussite
00:29:44de celle-ci.
00:29:46Alors,
00:29:46au nom de la nation,
00:29:48soyez-en remerciés.
00:29:49Je suis ici
00:29:52dans cette région
00:29:53du monde
00:29:54à l'entremêlement
00:29:56de tous les défis
00:29:56de notre temps
00:29:57sécuritaires,
00:29:59terroristes,
00:30:00géopolitiques,
00:30:02enjeux de rivalité
00:30:03et de sécurité.
00:30:06Amiral,
00:30:08depuis notre base
00:30:09opérationnelle avancée
00:30:10la plus à l'Est,
00:30:12vos missions
00:30:13et celles des femmes
00:30:15et des hommes
00:30:15que vous commandez
00:30:16s'étendent du canal
00:30:18de Suez
00:30:18à l'Australie.
00:30:20Au coeur du Moyen-Orient,
00:30:23les FFAU
00:30:23sont une force
00:30:25de stabilité.
00:30:28Stabilité
00:30:28pour les ressortissants
00:30:29français
00:30:30comme pour les ressortissants
00:30:32européens
00:30:32de toute la région.
00:30:35Ce dont a témoigné
00:30:36l'opération
00:30:37d'évacuation du Soudan
00:30:38que vous avez menée
00:30:39en avril 2023.
00:30:42Stabilité
00:30:43aux côtés
00:30:44de nos alliés
00:30:45pour lutter
00:30:45contre le terrorisme
00:30:46dans le cadre
00:30:48de l'opération
00:30:48chamale
00:30:49en Irak
00:30:49et en Syrie.
00:30:52Stabilité
00:30:53dans l'immensité
00:30:54des mers
00:30:55où vous assurez
00:30:55la sécurité maritime
00:30:57du quart du trafic
00:30:58maritime mondial
00:30:59qui transite
00:31:00par la mer Rouge,
00:31:01l'océan Indien
00:31:02et leurs points
00:31:03de passage.
00:31:04Votre engagement
00:31:07dans l'opération
00:31:08de l'Union européenne
00:31:08Aspides
00:31:09permet de maintenir
00:31:10le trafic commercial,
00:31:12de défendre
00:31:13les navires civils
00:31:13transitant
00:31:14dans le détroit
00:31:15de Bab-el-Mandeb,
00:31:16de sauver la vie
00:31:17de nombreux marins
00:31:18en danger,
00:31:19d'éviter une marée noire
00:31:20en août 2024
00:31:21après le ciblage
00:31:22par les outils
00:31:23du pétrolier
00:31:23Sounion.
00:31:26Je pourrais citer
00:31:27tant et tant
00:31:28de vos missions.
00:31:30Depuis le massacre
00:31:31du 7 octobre 2023
00:31:33en Israël,
00:31:34avec nos frégates
00:31:35de premier rang
00:31:36et nos Atlantiques 2,
00:31:38appuyés régulièrement
00:31:39par les Mirages 2000
00:31:40des forces françaises
00:31:41stationnées à Djibouti,
00:31:44vous répondez
00:31:44avec succès au quotidien
00:31:46aux menaces découlant
00:31:47de ce conflit.
00:31:50Plus de 200 bâtiments
00:31:52escortés,
00:31:53des dizaines
00:31:54de marins sauvés,
00:31:55des dizaines de drones
00:31:56et de missiles
00:31:57interceptés.
00:32:01Stabilité
00:32:02dans l'océan Indien aussi,
00:32:05où vous luttez
00:32:05contre les trafics,
00:32:07trafic d'armes,
00:32:08de composants du haut
00:32:09qui alimentent
00:32:10la menace outil,
00:32:12narcotrafic aussi,
00:32:15vous en avez saisi
00:32:15plus de 17 tonnes
00:32:17cette année.
00:32:20Ces missions illustrent
00:32:22l'engagement constant
00:32:23de nos armées.
00:32:25À l'heure des prédateurs,
00:32:26nous devons être forts
00:32:28pour être craints
00:32:29et en particulier
00:32:31forts sur les mers.
00:32:34Voilà pourquoi,
00:32:36conformément
00:32:36aux deux dernières lois
00:32:38de programmation militaire
00:32:39et après un examen
00:32:41complet et minutieux,
00:32:44j'ai décidé
00:32:44de doter la France
00:32:46d'un nouveau porte-avions.
00:32:48La décision
00:32:49de lancer en réalisation
00:32:51ce très grand programme
00:32:52a été prise cette semaine.
00:32:55Madame la ministre des Armées,
00:32:57soyez tout particulièrement
00:32:58remerciés
00:32:59pour la qualité du travail
00:33:01qui a été mené
00:33:02avec les Etats-majors,
00:33:04la DGA,
00:33:05le CEA
00:33:06et les industriels.
00:33:09Ce chantier
00:33:10va directement irriguer
00:33:11notre économie
00:33:12et les 800 fournisseurs,
00:33:14dont 80%
00:33:15sont des PME
00:33:16impliqués
00:33:18dans la construction.
00:33:21Je serai le garant
00:33:21de cet engagement
00:33:22en faveur de nos entreprises
00:33:23puisque je me déplacerai
00:33:24sur le chantier
00:33:26en février prochain
00:33:27afin de les rencontrer.
00:33:30Ce nouveau porte-avions
00:33:31sera l'illustration
00:33:33de la puissance
00:33:34de notre nation,
00:33:35puissance de l'industrie,
00:33:36de la technique,
00:33:38puissance
00:33:38au service
00:33:39de la liberté
00:33:40sur les mers
00:33:41et dans les remous du temps.
00:33:42Stabilité aussi
00:33:47au profit
00:33:48de notre partenaire stratégique,
00:33:51les Émirats arabes unis
00:33:52avec qui nous entretenons
00:33:53des liens
00:33:54de très grande confiance.
00:33:57La France
00:33:58est ici
00:33:59la seule nation étrangère
00:34:01dont les militaires
00:34:01sont présents
00:34:02avec leurs familles
00:34:03et qui le sont
00:34:04en toute occasion,
00:34:07même lors des derniers épisodes
00:34:09qui ont vu la péninsule
00:34:10être prise pour cible.
00:34:12Voilà l'une
00:34:14des plus belles marques
00:34:15de confiance
00:34:16dont nous puissions témoigner
00:34:18au pays
00:34:19qui nous accueille.
00:34:21Cette confiance mutuelle
00:34:22est inscrite
00:34:23dans notre accord de défense
00:34:25qui nous lie
00:34:25aux Émirats arabes unis
00:34:26et la France
00:34:28a fait la démonstration
00:34:29de sa détermination
00:34:30à appliquer
00:34:31la clause d'assistance
00:34:32que cet accord prévoit.
00:34:35Ainsi,
00:34:36en 2022,
00:34:38alors qu'Abou Dhabi
00:34:39était ciblé
00:34:40par des drones
00:34:40et des missiles outils.
00:34:43La France
00:34:44a réagi
00:34:45immédiatement
00:34:46avec ses rafales
00:34:47de la base aérienne
00:34:48104 d'Al-Dafra
00:34:49et une batterie crotale.
00:34:52En juin dernier,
00:34:55lors de la guerre
00:34:56des 12 jours,
00:34:58les FFEAU
00:34:59ont de nouveau
00:35:00fait face
00:35:01avec réactivité
00:35:02pour soutenir
00:35:04nos partenaires
00:35:05émiriens et qatariens
00:35:06en déployant
00:35:07des renforts aériens
00:35:08et une frégate
00:35:10de défense aérienne.
00:35:13La confiance
00:35:14se démontre
00:35:15dans les faits
00:35:17et elle s'éprouve
00:35:19dans ces moments difficiles.
00:35:22Nos camarades émiriens
00:35:24le savent,
00:35:25en cas de crise,
00:35:27ils peuvent compter
00:35:28sur la France
00:35:28et donc sur vous,
00:35:31sur votre réactivité,
00:35:33votre capacité
00:35:34à affronter
00:35:35avec eux
00:35:35les dangers
00:35:36qui les menacent.
00:35:38Cette confiance réciproque
00:35:40se traduit
00:35:40aussi par le déploiement
00:35:42de matériel
00:35:43et d'équipement
00:35:44haut du spectre.
00:35:46Frégates de 1er rang,
00:35:47chasseurs Rafale,
00:35:48Charles Leclerc,
00:35:49Canons César
00:35:50et en décembre 2025,
00:35:52notre présence
00:35:53s'est renforcée
00:35:54avec la mise en place
00:35:55d'une compagnie
00:35:55d'infanterie permanente
00:35:57et d'un A400M
00:35:58à Abu Dhabi.
00:36:01Grâce à l'action
00:36:02réactive et déterminée
00:36:04des FFEAU,
00:36:05la France dispose
00:36:06d'une position unique
00:36:08au Moyen-Orient.
00:36:10Grâce à vous,
00:36:11elle est reconnue
00:36:12comme un partenaire fiable,
00:36:14crédible,
00:36:15fidèle.
00:36:18Cette stabilité,
00:36:19cette confiance,
00:36:21les FFEAU
00:36:21l'entretiennent
00:36:22au quotidien
00:36:23par des actions
00:36:24de coopération,
00:36:25d'entraînement
00:36:25avec vos camarades émiriens
00:36:27et 2025 a été marquée
00:36:30par des avancées
00:36:30majeures dans le domaine.
00:36:33Le récent exercice
00:36:34interarmé quadriennal
00:36:35Golf 25
00:36:36qui s'est tenu
00:36:38aux Émirats
00:36:38a été
00:36:40une belle démonstration
00:36:41de votre capacité
00:36:43à mettre en place
00:36:44un État-major
00:36:45binational
00:36:45et interarmé
00:36:47pour faire opérer
00:36:48côte à côte
00:36:50les trois composantes
00:36:52françaises et émiriennes
00:36:53sur terre,
00:36:55dans les mers
00:36:55et dans les airs.
00:37:00En Irak,
00:37:01la création
00:37:02d'une nouvelle
00:37:03emprise française
00:37:03sur le camp de Tadji
00:37:05permet de continuer
00:37:06les formations
00:37:06de bataillons
00:37:07de l'armée
00:37:08de terre irakienne
00:37:09sous le commandement
00:37:10tactique du 5e cuir
00:37:11et d'aider l'Irak
00:37:13à recouvrer
00:37:15sa pleine souveraineté
00:37:16et assurer seule
00:37:18sa sécurité.
00:37:21Ces actions
00:37:22de coopération
00:37:23militaire régionale
00:37:24sont essentielles
00:37:25pour nos partenaires.
00:37:26Elles sont déterminantes
00:37:27pour notre stratégie
00:37:28d'accès
00:37:29et pour notre influence
00:37:30dans la région.
00:37:33Les EAU
00:37:33sont ainsi
00:37:35un partenaire
00:37:35de premier plan
00:37:36dans le domaine
00:37:37de l'armement
00:37:37puisqu'ils ont commandé
00:37:3980 rafales
00:37:40en avril 2022
00:37:41et l'année 2025
00:37:42marque la sortie
00:37:44de production
00:37:44du premier rafale
00:37:45et le début
00:37:47de la campagne d'essai.
00:37:50Les EAU
00:37:51sont aussi
00:37:51le premier client
00:37:52de la France
00:37:52au Moyen-Orient.
00:37:53Plus de 600 entreprises
00:37:54françaises
00:37:55sont implantées.
00:37:56De riches coopérations
00:37:57ont été nouées
00:37:58dans les domaines
00:37:58énergétiques,
00:37:59technologiques,
00:38:01de l'innovation,
00:38:01de la santé,
00:38:02de l'éducation
00:38:03avec l'implantation
00:38:04de la Sorbonne
00:38:05mais aussi
00:38:06dans le domaine
00:38:07de la culture
00:38:08grâce au Louvre
00:38:09à Abu Dhabi.
00:38:11Notre dialogue
00:38:12stratégique
00:38:13est riche,
00:38:15diversifié.
00:38:16Notre coopération
00:38:17stratégique
00:38:18est tournée
00:38:18vers l'avenir
00:38:19avec les co-investissements
00:38:20majeurs
00:38:20dans l'intelligence
00:38:21artificielle
00:38:22et vous en êtes
00:38:24les visages,
00:38:26les ambassadeurs
00:38:26à votre manière
00:38:27étant ce lien
00:38:29d'amitié
00:38:30et de confiance
00:38:31entre nos deux pays.
00:38:34Oui,
00:38:36nos compatriotes
00:38:37le savent.
00:38:38La situation
00:38:39internationale
00:38:40pèse
00:38:40sur leur quotidien
00:38:41avec le conflit
00:38:43en Ukraine,
00:38:44facteur de déstabilisation
00:38:45en Europe,
00:38:46avec le conflit
00:38:47au Proche-Orient,
00:38:49au retentissement
00:38:49universel
00:38:50et source
00:38:51d'inquiétude
00:38:52particulière
00:38:52dans la région.
00:38:55Ce qui se passe
00:38:56chez nous
00:38:56trouve ses racines
00:38:58comme ses remèdes ailleurs
00:39:00et les crises géopolitiques,
00:39:02les guerres,
00:39:02les trafics
00:39:03forment un horizon
00:39:04de péril.
00:39:04alors,
00:39:07sentinelle de l'idéal,
00:39:09vous servez ici
00:39:10pour défendre
00:39:11la sauvegarde
00:39:11des intérêts
00:39:12de la nation,
00:39:14la sécurité
00:39:15de chaque Français
00:39:16et nos intérêts.
00:39:17à mes côtés,
00:39:22vous êtes
00:39:22garant de celle-ci.
00:39:27Alors,
00:39:27en cette fin d'année,
00:39:28ensemble,
00:39:30soyons garant
00:39:31de ce qui nous rend fiers,
00:39:33un éclat français
00:39:34qui brille
00:39:35ici
00:39:36et pour l'universel.
00:39:38Je vous ai dit là
00:39:41combien
00:39:41notre place ici
00:39:43était importante,
00:39:45combien l'engagement
00:39:46de chaque jour
00:39:47des FFAU
00:39:49avait changé
00:39:51la perception
00:39:52de la France
00:39:52dans ce pays
00:39:54et dans toute la région
00:39:54et combien
00:39:55vos missions
00:39:56contribuaient
00:39:57à la stabilité,
00:39:58pas simplement
00:39:58de la région
00:39:59mais du monde.
00:40:01Je viens de vous dire
00:40:02aussi l'ambition
00:40:04qui est la nôtre
00:40:04de continuer
00:40:05d'avoir l'armée
00:40:06la plus efficace
00:40:07d'Europe,
00:40:09de nous doter
00:40:09des meilleurs équipements,
00:40:11de poursuivre
00:40:12la modernisation
00:40:13de celle-ci
00:40:14dans les années
00:40:14qui viennent.
00:40:17Mais tout cela
00:40:17ne serait rien
00:40:18sans les femmes
00:40:21et les hommes
00:40:21qui font nos armées,
00:40:23vous.
00:40:26Et laissez-moi vous dire
00:40:27la fierté
00:40:29qui est la mienne
00:40:29d'être aujourd'hui
00:40:32à vos côtés
00:40:33et d'être
00:40:36depuis plus
00:40:36de huit années
00:40:37à votre tête.
00:40:41J'ai vu
00:40:42durant ces années
00:40:43des femmes
00:40:43et des hommes
00:40:44s'engageant
00:40:46pour la patrie,
00:40:49servant
00:40:49ses intérêts
00:40:49et ses valeurs,
00:40:52prêts au sacrifice
00:40:52ultime
00:40:53et chaque jour
00:40:56prêts à recommencer.
00:41:00Cela,
00:41:01c'est notre plus grande force.
00:41:04ne l'oubliez jamais.
00:41:08La plus grande,
00:41:10la plus belle,
00:41:12celle qui vous inscrit
00:41:13dans la lignée
00:41:15de ces générations
00:41:16qui ont permis
00:41:19à la France
00:41:19d'être libre
00:41:20par les combats,
00:41:23les guerres menées.
00:41:24de cela,
00:41:28soyez fiers
00:41:28comme je le suis.
00:41:31Vive l'amitié
00:41:32franco-émirienne,
00:41:34vive la République,
00:41:36vive la France.
00:41:36Ok,
00:41:49alors on devait
00:41:49entendre la Marseillaise
00:41:51qui est toujours
00:41:51un très beau moment
00:41:52après ce discours,
00:41:54mais visiblement
00:41:54il n'y a plus
00:41:55de son.
00:41:57Peut-être va-t-on
00:41:58entendre
00:41:58cette Marseillaise
00:42:00en tout cas.
00:42:01Avec le ministre
00:42:02qui monte sur la...
00:42:03Avec Catherine Votre.
00:42:04Général,
00:42:04c'est un moment important
00:42:05qu'on va entendre
00:42:07dans un instant.
00:42:11Alors.
00:42:15Ouais,
00:42:15on n'a pas de son général
00:42:16mais on retiendra de ce...
00:42:18Ah, voilà,
00:42:18on écoute la Marseillaise.
00:42:19C'est arrivé
00:42:20Contre nous
00:42:23de la tyrannie
00:42:26L'étendard
00:42:28sanglant
00:42:30est levé
00:42:31L'étendard
00:42:33sanglant
00:42:35est levé
00:42:35Entendez-vous
00:42:38dans nos campagnes
00:42:41Mugir
00:42:43ces féroces
00:42:44soldats
00:42:45Qui viennent
00:42:48jusque dans nos bras
00:42:50Égorger
00:42:52nos fils
00:42:53et nos compagnes
00:42:56Aux armes
00:42:59aux citoyens
00:42:59Formez
00:43:02vos bataillons
00:43:04Marchons
00:43:06Marchons
00:43:08Qu'un sang
00:43:11a pu
00:43:12À bref
00:43:14de nos sillons
00:43:16Voilà,
00:43:2315h12
00:43:24sur BFMTV
00:43:25On va aller
00:43:25On va rester à Bouddhabi
00:43:27retrouver l'envoyé spécial
00:43:28de BFMTV
00:43:28sur place
00:43:29Hugo Capelli
00:43:30Hugo,
00:43:31que faut-il retenir
00:43:32de ce discours ?
00:43:34Une annonce
00:43:34importante
00:43:35du président
00:43:35de la République
00:43:36Oui,
00:43:39en effet,
00:43:40je vais parler
00:43:41doucement
00:43:42puisque
00:43:42à la suite
00:43:43de ce discours
00:43:44moment très solennel
00:43:45que l'on vient de vivre en direct
00:43:46sur BFMTV
00:43:48le chef de l'État
00:43:49qui tout d'abord
00:43:50a pris le temps
00:43:51de saluer
00:43:52de remercier
00:43:53les militaires
00:43:53qui sont engagés
00:43:55pour la France
00:43:56un peu partout
00:43:57dans le monde
00:43:58y compris ici
00:43:59aux Émirats Arabes Unis
00:44:00Il a redit évidemment
00:44:02son plaisir
00:44:02de passer
00:44:03cette soirée
00:44:04de Noël
00:44:05à leur côté
00:44:06et puis effectivement
00:44:07il y a une annonce
00:44:08très importante
00:44:09à retenir
00:44:10Emmanuel Macron
00:44:11qui explique
00:44:13que la France
00:44:14va se doter
00:44:14d'un nouveau porte-avions
00:44:16une décision
00:44:17qui a été prise
00:44:18cette semaine
00:44:19pour remplacer
00:44:20notamment
00:44:20le Charles de Gaulle
00:44:22qui a été lancé
00:44:23en 2001
00:44:24maintenant
00:44:25le porte-avions
00:44:26Charles de Gaulle
00:44:27qui n'est pas encore
00:44:28en fin de vie
00:44:28mais qui commence
00:44:29à s'user
00:44:30et donc cette annonce
00:44:31a été faite
00:44:32aujourd'hui
00:44:32le chef de l'État
00:44:33qui d'ailleurs
00:44:33a dit
00:44:34qu'il irait visiter
00:44:35personnellement
00:44:36le chantier
00:44:36où ce futur porte-avions
00:44:38sera construit
00:44:39il ira faire cette visite
00:44:40au mois de février
00:44:41et il a également
00:44:42précisé
00:44:43que cela sera bon
00:44:44pour l'économie
00:44:45et notamment
00:44:45pour les PME
00:44:46qui vont participer
00:44:47à la construction
00:44:48de ce futur porte-avions
00:44:49donc dont va bénéficier
00:44:52l'armée
00:44:53Hugo Capelli
00:44:53en direct d'Abu Dhabi
00:44:54avec Philippine
00:44:55David
00:44:55partez pas trop loin
00:44:56on vous retrouvera
00:44:57parce qu'il y a eu aussi
00:44:58un deuxième jour
00:44:58deuxième jour
00:44:59de la visite du président
00:45:00Macron
00:45:01un dîner
00:45:01et une démonstration
00:45:03aussi
00:45:04demain
00:45:05dans le désert
00:45:05général
00:45:06ça c'est une annonce
00:45:06importante
00:45:07que le coup d'envoi
00:45:08de ce porte-avions
00:45:09nouvelle génération
00:45:10on en parlait
00:45:10beaucoup
00:45:11depuis des années
00:45:12finalement Emmanuel Macron
00:45:13l'annonce
00:45:14et il va se rendre
00:45:14lui-même
00:45:15a-t-il dit
00:45:15sur le chantier
00:45:16oui alors en fait
00:45:17c'est un programme
00:45:18majeur qui a été lancé
00:45:19il y a déjà
00:45:19plusieurs années
00:45:20donc il s'agit
00:45:21de préparer
00:45:21le successeur
00:45:22du porte-avions
00:45:23Charles de Gaulle
00:45:23comme le disait Hugo
00:45:24qui a été mis en service
00:45:25en 2001
00:45:26et qui arrivera
00:45:27en quelque sorte
00:45:27en fin de vie
00:45:28vers 2038
00:45:292039
00:45:30et donc
00:45:31ce chantier
00:45:32cette annonce
00:45:33faite par le président
00:45:33de la République
00:45:34est extrêmement importante
00:45:35parce que
00:45:36en fait ça veut dire
00:45:36que voilà
00:45:37on a passé
00:45:38finalement la dernière étape
00:45:40avant
00:45:41la phase
00:45:42d'industrialisation
00:45:43parce que construire
00:45:44un porte-avions
00:45:45bien sûr
00:45:45c'est un travail
00:45:46qui va durer
00:45:46de nombreuses années
00:45:47ça peut prendre
00:45:48combien de temps
00:45:48alors en fait
00:45:49très concrètement
00:45:50le porte-avions
00:45:51il va être construit
00:45:52à Saint-Nazaire
00:45:53par les chantiers
00:45:54de l'Atlantique
00:45:54là où on construit
00:45:55notamment les paquebots
00:45:56alors on a déjà commencé
00:45:58à fabriquer
00:45:58un certain nombre
00:45:59d'éléments
00:45:59par exemple à Cherbourg
00:46:00autour de la chaudière
00:46:01nucléaire
00:46:02il y aura deux chaudières
00:46:03nucléaires
00:46:03qui vont faire fonctionner
00:46:05ce porte-avions
00:46:05on a déjà commencé
00:46:06à les fabriquer
00:46:07et donc la décision
00:46:08qui a été prise
00:46:08cette semaine
00:46:09c'est en quelque sorte
00:46:10vous savez
00:46:10c'est comme
00:46:11on est passé
00:46:12de l'option d'achat
00:46:13à la commande ferme
00:46:16c'est parti
00:46:16et donc le porte-avions
00:46:18va commencer
00:46:19à être construit
00:46:20physiquement
00:46:21à partir de 2030
00:46:222031
00:46:23à Cherbourg
00:46:24pardon
00:46:24à Saint-Nazaire
00:46:25il sera ensuite
00:46:27mis à l'eau
00:46:28il sera transféré
00:46:29ensuite à Toulon
00:46:30et il entrera en service
00:46:31aux alentours
00:46:32de 2038
00:46:33ça peut paraître
00:46:34loin
00:46:34en fait 13 ans
00:46:36mais c'est un délai
00:46:37maintenant
00:46:37extrêmement
00:46:38il va falloir
00:46:40aller très vite
00:46:40parce que c'est
00:46:41un investissement majeur
00:46:42et puis
00:46:43le plus important
00:46:43c'est qu'on construit
00:46:45un porte-avions
00:46:45non pas pour dire
00:46:46qu'on a un porte-avions
00:46:47mais c'est un outil
00:46:49de supériorité stratégique
00:46:50majeure
00:46:51et c'est un programme
00:46:52qui engage
00:46:53les armées françaises
00:46:54et la France
00:46:55pour un demi-siècle
00:46:56ce porte-avions
00:46:57en 2060
00:46:58il sera encore en service
00:46:59vous voyez
00:47:00donc on est vraiment
00:47:00dans une annonce
00:47:01très importante
00:47:02dans un contexte géopolitique
00:47:04que tout le monde connaît
00:47:05qui est celui du chaos
00:47:05Ulrich Bounin
00:47:06peut-être votre éclairage
00:47:07sur cette annonce
00:47:09du chef de l'État
00:47:10je pense que
00:47:11je retiendrai
00:47:12la dernière phrase
00:47:13c'est-à-dire
00:47:13cette espèce de chaos
00:47:14où effectivement
00:47:15si l'Europe veut peser
00:47:16dans le monde
00:47:16il faut caler
00:47:17les moyens de sa puissance
00:47:18Emmanuel Macron l'a redit
00:47:19pour être fort
00:47:20il faut être craint
00:47:21notamment sur les mers
00:47:22et donc effectivement
00:47:23si l'Europe veut avoir
00:47:24des capacités de projection
00:47:25il faut des porte-avions
00:47:26et le seul pays
00:47:27qui a des porte-avions
00:47:27actuellement en Europe
00:47:28c'est la France
00:47:29et c'est la France
00:47:30qui donc va porter ce chantier
00:47:32après ce qu'il va falloir
00:47:32suivre par rapport à ça
00:47:34c'est est-ce qu'il y a
00:47:35des États européens
00:47:36qui vont être associés
00:47:36à un moment donné
00:47:37ou pas
00:47:37pour les financements
00:47:38peut-être
00:47:39donc ça ça restera
00:47:40vraiment encore à discuter
00:47:41mais effectivement
00:47:41c'est vraiment majeur
00:47:43ce remplacement du Charles de Gaulle
00:47:45et c'est une façon
00:47:46pour l'Europe de continuer
00:47:47et la France notamment
00:47:48de rester l'armée
00:47:49la plus efficace d'Europe
00:47:50comme l'a dit le président
00:47:50Mais général
00:47:51est-ce qu'on a déjà
00:47:51des caractéristiques
00:47:52sur ce futur porte-avions
00:47:53nouvelle génération ?
00:47:54Je pense que oui
00:47:54vous travaillez
00:47:55c'est un sujet
00:47:55que vous connaissez bien
00:47:56depuis 10 ans
00:47:56combien de Rafale y aura
00:47:57combien d'aéronefs
00:47:58par exemple
00:47:59expliquez-nous un peu
00:47:59les détails
00:48:00de ce qu'on pourrait y trouver
00:48:01Donc on imagine un peu
00:48:03il sera beaucoup plus gros
00:48:04que le porte-avions actuel
00:48:05le Charles de Gaulle
00:48:06en fait il fera près
00:48:07de 80 000 tonnes
00:48:08donc c'est un porte-avions
00:48:10qui fera à peu près
00:48:10300 mètres de long
00:48:11il pourra transporter
00:48:12plus de 40 avions de combat
00:48:15du type Rafale
00:48:16et donc c'est une capacité
00:48:17de projection stratégique
00:48:19majeure
00:48:19c'est-à-dire qu'en gros
00:48:20le groupe aéronaval
00:48:21autour du porte-avions
00:48:22de nouvelle génération
00:48:23il se déplace
00:48:24de 1000 km par jour
00:48:25et donc il pourra peser
00:48:27n'importe où dans le monde
00:48:29et il donne une autonomie
00:48:31stratégique majeure
00:48:32à la France
00:48:33c'est-à-dire que
00:48:33sur ce porte-avions
00:48:34et bien il y aura
00:48:35bien sûr
00:48:36des avions Rafale
00:48:37peut-être le successeur
00:48:38du Rafale
00:48:39il y a un point aussi
00:48:40qui est extrêmement important
00:48:42c'est que ce porte-avions
00:48:43il sera interopérable
00:48:45avec nos alliés américains
00:48:46même si le contexte actuel
00:48:48est compliqué
00:48:48mais ça c'est voilà
00:48:49c'est vraiment
00:48:50l'instrument de puissance
00:48:51que aucun autre
00:48:52pays européen
00:48:54ne possède
00:48:55et en faisant
00:48:55en prenant cette décision
00:48:56donc annoncée ce soir
00:48:58et bien c'est
00:48:59effectivement
00:49:00la confirmation
00:49:01que la France
00:49:02veut rester
00:49:03une puissance stratégique
00:49:05autonome
00:49:06et souveraine
00:49:06Alexis Cuvillier
00:49:08Emmanuel Macron
00:49:08est en fin de deuxième
00:49:10quinquennat
00:49:11c'est aussi une façon
00:49:11pour lui de laisser
00:49:12sa marque
00:49:13une marque dans l'histoire
00:49:14il a évoqué
00:49:15cette temporalité
00:49:16Mathieu
00:49:17la fierté
00:49:17qui est la sienne
00:49:18je cite
00:49:19d'être aux côtés
00:49:20des militaires
00:49:22depuis huit années
00:49:23à votre tête
00:49:24trois ans
00:49:25donc
00:49:26de ce deuxième mandat
00:49:28qui en effet
00:49:28arrive à son terme
00:49:29et les cinq
00:49:30du premier
00:49:31Emmanuel Macron
00:49:32qui a prononcé
00:49:34ce discours
00:49:35avec la volonté
00:49:36en effet
00:49:36de laisser
00:49:37sa marque
00:49:38avec ce chantier
00:49:39dont le général
00:49:40parlait à l'instant
00:49:41qui est un chantier
00:49:42symbolique
00:49:43qui est évidemment
00:49:44très important
00:49:45pour la défense
00:49:46sur des horizons
00:49:47de long terme
00:49:48et puis il y a aussi
00:49:50j'allais dire
00:49:51la patte
00:49:51d'Emmanuel Macron
00:49:52dans ce discours
00:49:53lorsqu'il évoque
00:49:54son attachement
00:49:56à la sécurité européenne
00:49:57au-delà de la seule
00:49:58sécurité française
00:49:59il l'a dit
00:50:00à plusieurs reprises
00:50:01il a salué
00:50:02cette force de sécurité
00:50:04pour les ressortissants
00:50:05français
00:50:06dans la région
00:50:07du côté
00:50:08du Moyen-Orient
00:50:09mais également
00:50:10pour les ressortissants
00:50:11européens
00:50:12on sait qu'Emmanuel Macron
00:50:13associe toujours
00:50:14beaucoup les enjeux
00:50:15de sécurité nationaux
00:50:17avec les enjeux
00:50:18de défense
00:50:19plus largement
00:50:20au niveau européen
00:50:21c'est une constante
00:50:22depuis son discours
00:50:24fondateur
00:50:25sur le sujet
00:50:26de 2017
00:50:27et là-dessus
00:50:28il est resté fidèle
00:50:29à ses engagements
00:50:31un discours
00:50:32qui est en effet
00:50:33un discours
00:50:34d'hommage
00:50:35à l'armée
00:50:37dans un contexte
00:50:38géopolitique
00:50:39très compliqué
00:50:41très tendu
00:50:41particulièrement
00:50:42dans cette région
00:50:43également en Europe
00:50:44de l'Est
00:50:44et c'est vrai
00:50:44que cette phrase
00:50:45que vous citiez
00:50:46nous devons être forts
00:50:48pour être craints
00:50:49est évidemment
00:50:50quelque chose
00:50:50qui fait écho
00:50:51à l'actualité
00:50:52Alexis Emmanuel Macron
00:50:53accordait un budget
00:50:54désarmé
00:50:54des crédits supplémentaires
00:50:55à hauteur
00:50:55je disais
00:50:56de 6,7 milliards d'euros
00:50:57qui restent à voter
00:50:58avec le budget
00:50:59comment ça peut se passer
00:51:00on fait une petite parenthèse
00:51:01avec la loi spéciale
00:51:02c'est acquis déjà
00:51:03ou
00:51:03c'était tout le sens
00:51:04de la déclaration
00:51:06du Premier ministre
00:51:06il y a une quinzaine
00:51:07de jours
00:51:07devant l'Assemblée
00:51:09le Premier ministre
00:51:10avait voulu
00:51:10prononcer une déclaration
00:51:12et avoir un vote
00:51:13derrière
00:51:13qui n'engageait pas
00:51:14un vote du Parlement
00:51:16pour montrer le soutien
00:51:17de la grande majorité
00:51:19des forces politiques
00:51:21à l'effort
00:51:21de défense
00:51:22il y a un certain
00:51:24nombre de dépenses
00:51:24militaires
00:51:25qui sont évidemment
00:51:26engagées
00:51:26il y a des lois
00:51:27de programmation militaire
00:51:28mais néanmoins
00:51:29et ça avait été
00:51:30alerté à plusieurs reprises
00:51:32le fait que le budget
00:51:34soit bloqué
00:51:34peut freiner
00:51:35le déblocage
00:51:36d'un certain nombre
00:51:37de crédits
00:51:37et c'est un sujet
00:51:39de préoccupation
00:51:40il y a donc
00:51:41la volonté
00:51:42pour le gouvernement
00:51:43en tout cas
00:51:44officiellement
00:51:44de se projeter
00:51:46au début de l'année prochaine
00:51:47et d'engager très vite
00:51:48un nouveau budget
00:51:49peut-être au mois de janvier
00:51:50car le fonctionnement
00:51:52de la loi spéciale
00:51:53celle qui devrait être votée
00:51:55sauf immense surprise
00:51:56dans les tout prochains jours
00:51:57elle limite
00:51:58tout un tas
00:51:59de nouvelles dépenses
00:52:00il est 15h20
00:52:02sur BFMTV
00:52:03si vous nous rejoignez
00:52:04on va revenir
00:52:05sur cette information
00:52:06le chef de l'état
00:52:07vient de donner
00:52:08le coup d'envoi
00:52:09de la construction
00:52:10du futur porte-avions
00:52:11qui remplacera
00:52:12le Charles de Gaulle
00:52:13écoutez
00:52:14cette annonce
00:52:15du président de la république
00:52:16c'était il y a quelques minutes
00:52:17en direct
00:52:18sur BFMTV
00:52:19depuis la base
00:52:19d'Abu Dhabi
00:52:20j'ai décidé
00:52:22de doter la France
00:52:23d'un nouveau porte-avions
00:52:25la décision
00:52:27de lancer
00:52:28en réalisation
00:52:29ce très grand programme
00:52:30a été prise
00:52:30cette semaine
00:52:31ce chantier
00:52:33va directement
00:52:34irriguer notre économie
00:52:35et les 800 fournisseurs
00:52:37dont 80%
00:52:39sont des PME
00:52:40impliqués
00:52:41dans la construction
00:52:42ce nouveau porte-avions
00:52:44sera l'illustration
00:52:46de la puissance
00:52:47de notre nation
00:52:47puissance
00:52:48de l'industrie
00:52:49de la technique
00:52:50puissance
00:52:51au service
00:52:52de la liberté
00:52:53sur les mers
00:52:54et dans les remous
00:52:55du temps
00:52:56général
00:52:57est-ce qu'on sait
00:52:57quel nom
00:52:58portera le remplaçant
00:53:00du Charles de Gaulle
00:53:00alors c'est un dossier
00:53:01qui lui aussi
00:53:02est très ancien
00:53:03qui mobilise
00:53:04beaucoup d'énergie
00:53:05parce que bien sûr
00:53:06c'est extrêmement symbolique
00:53:08le nom du porte-avions
00:53:09pour le moment
00:53:10c'est cet acronyme
00:53:10P-A-N-G
00:53:12porte-avions
00:53:13de la génération
00:53:14le président de la république
00:53:15a dit qu'il irait
00:53:16sur le chantier
00:53:16de Saint-Nazaire
00:53:17donc au mois de février
00:53:18donc ça sera peut-être
00:53:19l'occasion pour lui
00:53:20de dévoiler le nom
00:53:21alors bien entendu
00:53:22la problématique
00:53:23c'est que les précédents
00:53:24porte-avions
00:53:25c'était le Clémenceau
00:53:26et le Foch
00:53:26c'était la référence directe
00:53:29à la première guerre mondiale
00:53:30le Charles de Gaulle
00:53:31donc la barre est très haute
00:53:33et il faut trouver
00:53:34un nom qui soit
00:53:34consensuel
00:53:36et qui exprime
00:53:37la puissance
00:53:37et la souveraineté
00:53:38de la France
00:53:39il y a une shortlist
00:53:39il y a des noms
00:53:41qui courent
00:53:41mais qui décide
00:53:43c'est le chef de l'état
00:53:44et le chef des armées
00:53:44lui-même
00:53:44ou il y a tout
00:53:45c'est des propositions
00:53:46qui sont faites
00:53:47par le chef
00:53:49d'état-major
00:53:49de la marine
00:53:49on réfléchit
00:53:50sur les noms
00:53:51que l'on va proposer
00:53:52et ça va être discuté
00:53:54en très petit comité
00:53:55on peut penser
00:53:56que le premier ministre
00:53:57aura tout le mot à dire
00:53:59et in fine
00:54:00c'est le chef de l'état
00:54:01qui donnera le nom
00:54:04je vais prendre
00:54:04un exemple très concret
00:54:05le Charles de Gaulle
00:54:07devait s'appeler
00:54:07initialement
00:54:08Richelieu
00:54:09et c'est François Mitterrand
00:54:11qui a débaptisé
00:54:12en fait
00:54:13à l'époque
00:54:14c'était
00:54:14un projet
00:54:16et qu'il a appelé
00:54:17Charles de Gaulle
00:54:18quels sont les noms
00:54:20qui circulent
00:54:20parce que vous êtes
00:54:20très bien informés
00:54:21il ne peut pas le dire
00:54:23il y a un nom
00:54:24par exemple
00:54:25on est dans la continuité
00:54:27des 80 ans
00:54:28de la fin de la guerre
00:54:29donc par exemple
00:54:30il y a les Français libres
00:54:31ceux qui ont fait
00:54:32le choix
00:54:33le 18 juin 1940
00:54:34de rallier
00:54:35le général de Gaulle
00:54:38donc on pourrait avoir
00:54:40un nom
00:54:40de ce style là
00:54:41c'est un nom
00:54:42extrêmement important
00:54:43parce que
00:54:44effectivement
00:54:45il symbolise
00:54:46la puissance
00:54:47de la France
00:54:48je vais prendre
00:54:49aussi un autre
00:54:49exemple parallèle
00:54:50c'est que
00:54:50les Américains
00:54:51sont en train
00:54:52de retirer
00:54:52du service
00:54:53un porte-avions
00:54:54qui est mythique
00:54:54le Nimitz
00:54:55au bout de 50 ans
00:54:57et le Nimitz
00:54:58l'amiral Nimitz
00:54:58c'était le vainqueur
00:54:59du Pacifique
00:55:00et donc
00:55:01on voit bien
00:55:01que le nom
00:55:02sera extrêmement important
00:55:04et donc
00:55:04je pense qu'il sera
00:55:05annoncé
00:55:07par le Premier de la République
00:55:08au mois de février
00:55:09à Saint-Nazaire
00:55:10on suivra ça bien évidemment
00:55:1115h23
00:55:11si vous nous rejoignez
00:55:12c'est l'information
00:55:13principale à retenir
00:55:14de ce discours
00:55:15d'Emmanuel Macron
00:55:16aux armées
00:55:16on l'a suivi avec vous
00:55:17Hugo Capelli
00:55:18puisque vous êtes sur place
00:55:19pour BFM TV
00:55:20avec Philippine David
00:55:20l'annonce du coup d'envoi
00:55:22ça y est
00:55:23de la construction
00:55:24du futur
00:55:25porte-avions
00:55:26nouvelle génération
00:55:26qui va remplacer
00:55:27le Charles de Gaulle
00:55:28oui pour vous donner
00:55:31un petit peu
00:55:31de contexte
00:55:33on savait
00:55:33qu'Emmanuel Macron
00:55:34ferait une annonce
00:55:35aujourd'hui
00:55:36ici
00:55:36aux Émirats
00:55:38Arabes Unis
00:55:39ça a du sens
00:55:40d'annoncer un nouveau
00:55:41porte-avions ici
00:55:42pourquoi
00:55:42parce qu'il y a
00:55:43pas très loin
00:55:44de là où nous sommes
00:55:45une base navale
00:55:46française
00:55:47avec une frégate
00:55:49qui va notamment
00:55:50lutter contre
00:55:51le narcotrafic
00:55:52et c'est lorsqu'Emmanuel Macron
00:55:54a évoqué
00:55:54cette base navale
00:55:56qu'il a donc parlé
00:55:57de ce projet
00:55:59ce nouveau porte-avions
00:56:00qui remplacera
00:56:00le Charles de Gaulle
00:56:02alors ce que l'on entend
00:56:03ici
00:56:03c'est que ce nouveau porte-avions
00:56:05ne sera pas livré
00:56:05tout de suite
00:56:06parce qu'il va d'abord
00:56:07falloir le fabriquer
00:56:08le terminer
00:56:09ça pourrait prendre
00:56:1010 ans
00:56:10voire plus
00:56:11jusqu'à l'horizon
00:56:11peut-être
00:56:122040
00:56:13il n'y a pas encore
00:56:15de nom arrêté
00:56:15pour ce futur
00:56:16porte-avions
00:56:17seulement
00:56:17un nom de code
00:56:18P-A-N-G
00:56:19PANG
00:56:20porte-avions
00:56:21nouvelle génération
00:56:23le chef de l'état
00:56:24qui devrait apporter
00:56:26plus de détails
00:56:26dans les prochaines semaines
00:56:27dans les prochains mois
00:56:28il est donc toujours présent
00:56:29sur cette base d'Abu Dhabi
00:56:30il assiste en ce moment
00:56:31à un briefing opérationnel
00:56:33avec certains militaires
00:56:35et puis dans la foulée
00:56:36il y aura une soirée
00:56:37une soirée
00:56:38réveillon de Noël
00:56:40qui attendent évidemment
00:56:40avec impatience
00:56:41les soldats
00:56:42qui sont engagés ici
00:56:43qui ne vont pas rentrer
00:56:45dans leur famille
00:56:46pendant ces fêtes de fin d'année
00:56:47alors justement
00:56:48parlez-nous
00:56:48Hugo
00:56:49de ce moment
00:56:50un peu plus festif
00:56:51qui se prépare
00:56:51parce que
00:56:52c'est un dîner
00:56:53absolument extraordinaire
00:56:55qui a lieu au milieu
00:56:56du désert
00:56:57dans cette base
00:56:58avec des mets
00:56:59qui arrivent
00:57:00depuis Paris
00:57:01expliquez-nous
00:57:02Oui exactement
00:57:06ce sont les cuisiniers
00:57:07de l'Elysée
00:57:08qui ont préparé
00:57:09le repas
00:57:10qui va être
00:57:11servi ce soir
00:57:13il y a près de 1000 repas
00:57:14qui ont été préparés
00:57:16pour que
00:57:17les militaires
00:57:18qui sont présents ici
00:57:18se rappellent
00:57:19de ce que l'on mange
00:57:20de mieux en France
00:57:21il y aura
00:57:22en entrée
00:57:23il y aura en entrée
00:57:25du pâté en croûte
00:57:27et puis ensuite
00:57:28ce sera
00:57:29mori
00:57:29champignon
00:57:30gratin dauphinois
00:57:31plateau de fromage
00:57:32je ne vous détaille
00:57:33pas tout
00:57:33mais en tout cas
00:57:34il y a de quoi
00:57:35se régaler
00:57:36les cuisiniers
00:57:37de l'Elysée
00:57:38qui travaillent
00:57:38depuis ce matin
00:57:39à la préparation
00:57:41au dernier préparatif
00:57:41les militaires également
00:57:42qui ont préparé
00:57:43cette salle
00:57:44on sait que c'est souvent
00:57:45un moment très convivial
00:57:47aussi
00:57:47où le président
00:57:48de la république
00:57:48qui est aussi
00:57:49le chef des armées
00:57:50prend le temps
00:57:50de rencontrer
00:57:52de discuter
00:57:52avec les militaires
00:57:53autant vous dire
00:57:54qu'ici
00:57:55pas loin d'Abu Dhabi
00:57:56la soirée
00:57:57ne fait que commencer
00:57:58Merci Hugo Capilli
00:58:00en direct
00:58:00des Émirats Arabes
00:58:01avec Philippine
00:58:02David
00:58:02vous me disiez
00:58:02que c'était souvent
00:58:03le même dîner
00:58:03alors c'est toujours
00:58:04le même menu
00:58:05pour l'avoir fait
00:58:05quelques fois
00:58:06et c'est aussi
00:58:06l'occasion
00:58:07pour le président
00:58:07de fêter son anniversaire
00:58:08parce que figurez-vous
00:58:09que c'est toujours
00:58:09c'est l'anniversaire
00:58:10du président de la république
00:58:10et nous sommes en direct
00:58:12pour réagir à ce discours
00:58:13du chef de l'état
00:58:14avec Alain Richard
00:58:14bonjour
00:58:15merci d'être avec nous
00:58:16vous êtes ancien ministre
00:58:17de la défense
00:58:18c'est une sacrée annonce
00:58:19celle-ci
00:58:20que l'annonce
00:58:21du coup d'envoi
00:58:21de la construction
00:58:22du remplaçant
00:58:23au porte-avions
00:58:25Charles de Gaulle
00:58:25à savoir ce porte-avions
00:58:26nouvelle génération
00:58:27comment vous l'accueillez ?
00:58:29c'est pas tout à fait
00:58:31une surprise
00:58:32non on en parlait
00:58:33mais là le fait
00:58:34qu'on l'annonce
00:58:34ça y est le chantier
00:58:35est lancé
00:58:36un porte-avions
00:58:37est inscrit
00:58:39dans les projets
00:58:40depuis longtemps
00:58:40elle a été confirmée
00:58:41quand nous avons adopté
00:58:43quand le parlement
00:58:44a adopté
00:58:44la nouvelle loi
00:58:46de programmation
00:58:47et donc
00:58:48c'est un projet
00:58:49qui prend beaucoup de temps
00:58:50ça j'ai été payé
00:58:51pour le savoir
00:58:52quand on a réalisé
00:58:53le Charles de Gaulle
00:58:53et il faut donc commencer
00:58:56les crédits sont programmés
00:58:59ensuite il faut vraiment
00:59:00les voter
00:59:01ça c'est autre chose
00:59:02et il est vrai
00:59:04que le Charles de Gaulle
00:59:05est en service
00:59:06depuis maintenant
00:59:07plus de 25 ans
00:59:08et que
00:59:08d'ici les années
00:59:10la fin des années 30
00:59:11disons
00:59:12entre 35 et 40
00:59:13il faut qu'il y ait
00:59:14un nouveau porte-avions
00:59:16puisque c'est un
00:59:17c'est un des outils
00:59:18de puissance
00:59:18et de capacité
00:59:20de réplique
00:59:21de la France
00:59:21Monsieur le ministre
00:59:22pourquoi ce porte-avions
00:59:24on s'est habitué
00:59:25à parler de ce porte-avions
00:59:26Charles de Gaulle
00:59:26mais pourquoi
00:59:27c'est un élément
00:59:28qui montre aussi
00:59:29la supériorité de la France
00:59:31en Europe
00:59:31et même dans le monde
00:59:32parce que c'est un des outils
00:59:36enfin c'est l'outil militaire
00:59:37qui permet d'exercer
00:59:40une action de grande puissance
00:59:42à travers une flotte aérienne
00:59:45de quarantaine
00:59:47cinquante avions de combat
00:59:50à peu près n'importe où
00:59:51dans le monde
00:59:51alors il est vrai
00:59:53que ça ne marche
00:59:54si j'ose dire
00:59:54que si le porte-avions
00:59:56est escorté
00:59:57de toute une flotte
00:59:59il y a ce qu'on appelle
01:00:00le groupe aéronaval
01:00:01il faut qu'il y ait
01:00:03au moins deux ou trois
01:00:04navires de combat
01:00:05en plus
01:00:05dont un de préférence
01:00:09qui soit aussi
01:00:09un porte-hélicoptère
01:00:10pour que l'efficacité
01:00:14de cet outil
01:00:15soit certaine
01:00:17et donc
01:00:17les autres navires
01:00:19seront programmés
01:00:20en temps utile
01:00:21mais compte tenu
01:00:23du coût
01:00:24de réalisation
01:00:25et puis de la technicité
01:00:26c'est très
01:00:27c'est très lourd techniquement
01:00:29il faut en effet
01:00:30commencer
01:00:31la préparation
01:00:33de la construction
01:00:34du nouveau
01:00:34port-avions
01:00:36au moins
01:00:37huit ou dix ans
01:00:38avant
01:00:38son entrée en fonction
01:00:40Monsieur Richard
01:00:41parlez-nous encore
01:00:42des caractéristiques
01:00:44de ce nouveau
01:00:45porte-avions
01:00:46nouvelle génération
01:00:47on parlait des rafales
01:00:47Emmanuel Macron
01:00:48on parlait de ces avions rafales
01:00:49qui avaient été donnés
01:00:50vendus à Abu Dhabi
01:00:52parlez-nous
01:00:53justement
01:00:53de ces caractéristiques
01:00:54qu'on dit qu'on pourrait retrouver
01:00:55pas mal d'avions rafales
01:00:57ou encore des avions
01:00:58qui pourraient remplacer
01:00:59les avions rafales
01:01:00Oui alors
01:01:01l'avion rafale
01:01:03a aussi
01:01:04sa durée de vie
01:01:05et du fait que
01:01:06entre l'état-major
01:01:09de la Ronde d'Air
01:01:10et la société
01:01:11il y a des nouvelles versions
01:01:14du rafale
01:01:15qui se développent
01:01:16la capacité de combat
01:01:18du rafale
01:01:19dure au moins
01:01:20jusqu'aux années 2040
01:01:21donc il y aura
01:01:22un chevauchement
01:01:24si vous voulez
01:01:25le nouveau porte-avions
01:01:26aura à son bord
01:01:28des rafales
01:01:29de dernière génération
01:01:31puis ensuite
01:01:32ce sera remplacé
01:01:33puisque ce porte-avions
01:01:34lui durera
01:01:35jusqu'en 2070
01:01:37ou 2080
01:01:37probablement
01:01:38il faudra donc
01:01:40que les nouveaux avions
01:01:41de nouvelle génération
01:01:42c'est-à-dire
01:01:43ce qu'on appelle
01:01:43le système
01:01:45de combat aérien
01:01:46du futur
01:01:47soient prêts
01:01:48pour avoir
01:01:50une version embarquée
01:01:51c'est-à-dire
01:01:51une version
01:01:52qui peut décoller
01:01:53sur la longueur
01:01:55de la porte-avions
01:01:55Monsieur le ministre
01:01:57on voulait avoir
01:01:57votre avis aussi
01:01:58sur un autre événement
01:02:00de l'actualité
01:02:00aujourd'hui
01:02:00Emmanuel Macron
01:02:01et Vladimir Poutine
01:02:02vont probablement
01:02:04se reparler prochainement
01:02:05en tout cas
01:02:05le chef de l'état
01:02:06avait ouvert la voie
01:02:08à ce dialogue
01:02:09depuis Bruxelles
01:02:10il y a quelques jours
01:02:11Vladimir Poutine
01:02:12est lui aussi
01:02:13d'accord
01:02:14et maintenant
01:02:14apparemment
01:02:15on cherche simplement
01:02:15les modalités
01:02:16de cet appel
01:02:17qu'est-ce que ça peut
01:02:19changer à ce stade
01:02:20un appel
01:02:21le dernier date
01:02:21de juillet
01:02:22il avait duré
01:02:22deux heures
01:02:23et il n'avait
01:02:23rien donné
01:02:24ma crainte
01:02:27est que ça reste
01:02:28le cas
01:02:29je ne vois
01:02:31à part cette expression
01:02:33mais qui est
01:02:33je dirais
01:02:34superficielle
01:02:35je ne vois
01:02:36aucun signe
01:02:37de la part
01:02:37de Poutine
01:02:38permettant
01:02:39de penser
01:02:40qu'il souhaite
01:02:41arrêter
01:02:41le conflit
01:02:42ma conviction
01:02:44est qu'il veut
01:02:45utiliser
01:02:46sa relative
01:02:47supériorité
01:02:48puisqu'il progresse
01:02:49très peu
01:02:50et de manière
01:02:51extrêmement coûteuse
01:02:53en vie humaine
01:02:54mais
01:02:55son intention
01:02:57est de poursuivre
01:02:59l'offensive
01:03:00contre l'Ukraine
01:03:01encore
01:03:02pendant longtemps
01:03:03parce qu'il en a
01:03:04encore la capacité
01:03:05de mon point de vue
01:03:08compte tenu
01:03:10de l'absence
01:03:11d'impulsion
01:03:12américaine
01:03:13pour inverser
01:03:14le sort
01:03:15du combat
01:03:17la seule chose
01:03:18qui peut amener
01:03:19Poutine
01:03:20à ralentir
01:03:21son effort
01:03:22et à accepter
01:03:22un compromis
01:03:23c'est
01:03:24si son économie
01:03:25et donc
01:03:26les conditions
01:03:26de vie
01:03:26ordinaires
01:03:28de la population
01:03:29russe
01:03:30finissaient
01:03:32par craquer
01:03:32ce qui va
01:03:33sans doute arriver
01:03:34mais à mon avis
01:03:35pas dans les prochaines
01:03:36semaines
01:03:36et donc
01:03:37je crains
01:03:38que ce soit
01:03:39de la part
01:03:39du président
01:03:40de la république
01:03:40une façon
01:03:41de
01:03:42comment dire
01:03:42de
01:03:43rétablir
01:03:44une forme
01:03:45de dialogue
01:03:46responsable
01:03:47mais
01:03:47avec des résultats
01:03:49qui seront
01:03:49dans des mois
01:03:50et des mois
01:03:51merci beaucoup
01:03:52merci infiniment
01:03:53Alain Richard
01:03:53d'avoir pris le temps
01:03:54de réagir
01:03:54sur l'antenne
01:03:55de BFM TV
01:03:55ancien ministre
01:03:56de la défense
01:03:56merci à vous deux
01:03:57Ulrich Bounat
01:03:58et le général
01:03:59Pellistrandi
01:04:00merci infiniment
01:04:00et merci Alexis
01:04:01il est 15h32
01:04:03sur BFM TV
01:04:04l'épidémie de grippe
01:04:06est au plus fort
01:04:07en France
01:04:07alerte rouge
01:04:08sur tout le pays
01:04:09et Stéphane Riste
01:04:10ministre de la santé
01:04:11des familles
01:04:12de l'autonomie
01:04:13et des personnes
01:04:14handicapées
01:04:14de France
01:04:15était l'invité
01:04:16de BFM TV
01:04:17pour faire le point
01:04:18c'était hier
01:04:18écoutez
01:04:19Madame Riste
01:04:21Stéphanie Riste
01:04:21ministre de la santé
01:04:22des familles
01:04:23de l'autonomie
01:04:24et des personnes
01:04:24handicapées
01:04:25de France
01:04:26est avec nous
01:04:27grâce au duplex
01:04:28organisé par
01:04:29Nils Olsen
01:04:30bonsoir
01:04:30Madame la ministre
01:04:31merci d'être avec nous
01:04:32vous appelez les français
01:04:33à remettre le masque
01:04:34mais est-ce que ce n'est pas
01:04:35trop tard
01:04:35on a l'impression
01:04:36que l'épidémie
01:04:36explose depuis décembre
01:04:38pourquoi cet appel
01:04:39seulement maintenant
01:04:40non alors
01:04:43c'est pas que
01:04:45cet appel là
01:04:45c'est oui
01:04:46il faut reprendre
01:04:48le rythme
01:04:49des gestes barrières
01:04:50c'est-à-dire
01:04:50le masque
01:04:51quand on est en humet
01:04:52quand on a des symptômes
01:04:54aérer les pièces
01:04:55et se laver les mains
01:04:56mais c'est aussi
01:04:57continuer
01:04:58à se vacciner
01:04:59pour les gens
01:05:01qui sont fragiles
01:05:03qui ont plus de 65 ans
01:05:04qui ont des comorbidités
01:05:06ou les femmes enceintes
01:05:06il faut se faire vacciner
01:05:08il est encore temps
01:05:09de se faire vacciner
01:05:10on a une belle campagne
01:05:11de vaccination
01:05:12puisqu'il y a
01:05:13une augmentation
01:05:14de 17% à peu près
01:05:15d'augmentation
01:05:16de vaccination
01:05:17mais il est encore temps
01:05:18pour ceux qui ne l'ont pas
01:05:19encore fait
01:05:20puisque vous savez
01:05:20qu'avec les fêtes
01:05:21il va y avoir encore plus
01:05:22de brassage de la population
01:05:24qui va entraîner aussi
01:05:26plus de partage du virus
01:05:28donc oui
01:05:29les gestes barrières
01:05:30il faut bien entendu
01:05:31à chaque fois
01:05:32que la grippe est là
01:05:34la saison dernière
01:05:35madame la ministre
01:05:36il y a eu 17 000 morts
01:05:38en partie
01:05:38à cause d'un taux
01:05:39de vaccination
01:05:40insuffisant
01:05:41et cette année
01:05:41rebelote
01:05:42finalement les français
01:05:43ne se vaccinent pas
01:05:44qu'est-ce qui pêche
01:05:45dans votre stratégie ?
01:05:48alors il y a une augmentation
01:05:49à ce jour
01:05:50on verra
01:05:51à la fin de la campagne
01:05:52il est encore tôt
01:05:53pour tirer des conclusions
01:05:54évidemment
01:05:55mais à ce jour
01:05:56on est à une augmentation
01:05:57de vaccination
01:05:58de 17,4%
01:06:01ce qui est
01:06:01une belle dynamique
01:06:04il faut quand même
01:06:04poursuivre
01:06:05il y a encore
01:06:06du vaccin
01:06:07il y a des stocks
01:06:07de vaccins
01:06:08il n'y a aucun problème
01:06:09il faut que les gens
01:06:10qui ont plus de 65 ans
01:06:11qui soient fragiles
01:06:12aillent encore
01:06:13se faire vacciner
01:06:14il est bien sûr
01:06:14encore temps
01:06:16maintenant chez les soignants
01:06:17c'est vrai que
01:06:18l'année dernière
01:06:19il y avait un taux
01:06:20de 21-23%
01:06:21de soignants vaccinés
01:06:23qui est clairement
01:06:23insuffisant
01:06:25mais c'est pourquoi
01:06:26nous avons mis
01:06:26dans le budget
01:06:27de la sécurité sociale
01:06:29une mesure
01:06:29qui obligera les soignants
01:06:31à la condition
01:06:31que la haute autorité
01:06:33de santé
01:06:33l'année prochaine
01:06:34nous confirme
01:06:37qu'il y a un intérêt
01:06:38pour ces soignants
01:06:38de protection des patients
01:06:40de se faire vacciner
01:06:41donc on a avancé
01:06:43on n'a pas fait
01:06:44que communiquer
01:06:45envers les soignants
01:06:45mais on a aussi
01:06:46mis un article
01:06:47de loi
01:06:48qui a été voté
01:06:48par le Parlement
01:06:49dans le budget
01:06:50de la sécurité sociale
01:06:51une question
01:06:52de Mathias Vargon
01:06:53qui est chef des urgences
01:06:54du centre hospitalier
01:06:55de La Fontaine
01:06:56qui va nous dire
01:06:56s'il va y avoir
01:06:57justement
01:06:57un effet domino
01:06:59aussi avec cette épidémie
01:07:00de grippe
01:07:00Mathias
01:07:01alors un effet domino
01:07:02je ne sais pas
01:07:02madame la ministre
01:07:03mais cette histoire
01:07:04de vaccination
01:07:04c'est un peu
01:07:05un serpent de mer
01:07:05l'HAS avait déjà dit
01:07:07que la vaccination
01:07:08et certaines vaccinations
01:07:09pour les soignants
01:07:09n'étaient pas utiles
01:07:11donc là on va repartir
01:07:12là-dedans
01:07:12est-ce que vous ne pensez pas
01:07:14qu'il va falloir
01:07:14obliger les patients
01:07:16parce que c'est toujours
01:07:17les soignants
01:07:17et moi je suis pour
01:07:18que les soignants
01:07:19se vaccinent
01:07:19mais on sait très bien
01:07:20qu'ils ne se vaccinent pas
01:07:21est-ce que
01:07:22pourquoi on n'oblige pas
01:07:23les plus de 65 ans
01:07:24à se vacciner
01:07:25moi je peux dire
01:07:28que ce qui marche
01:07:29parce que je l'ai vécu
01:07:30dans l'hôpital
01:07:30où je travaillais
01:07:31jusqu'à il y a encore
01:07:32deux mois
01:07:32il y avait
01:07:34quand il y avait
01:07:35une campagne de fête
01:07:36où les médecins
01:07:37avec les infirmières
01:07:38les aides-soignantes
01:07:38échangeaient sur le vaccin
01:07:40et allaient en équipe
01:07:42se faire vacciner
01:07:42on avait des taux de vaccination
01:07:44bien supérieure
01:07:45donc je crois
01:07:45qu'on a une responsabilité
01:07:47en tant que professionnel
01:07:48à se faire vacciner
01:07:49je crois que tout
01:07:50ne passe pas par l'obligation
01:07:51et nous allons le faire
01:07:52si la haute autorité
01:07:54confirme
01:07:55l'intérêt
01:07:56pour les patients
01:07:56avec les études
01:07:57qui sont
01:07:58plus récentes
01:08:00mais je crois
01:08:01que c'est aussi
01:08:01un engagement
01:08:02de tous les professionnels
01:08:03à avancer
01:08:04et on peut
01:08:05faire beaucoup mieux
01:08:06ça c'est sûr
01:08:07effectivement
01:08:07le pic
01:08:08de cette épidémie
01:08:09est attendu
01:08:09fin décembre
01:08:10donc pile
01:08:11pendant les fêtes
01:08:12qu'est-ce que vous conseillez
01:08:13ce soir aux français
01:08:14qui nous regardent
01:08:15notamment les plus de 65 ans
01:08:16d'éviter
01:08:17les regroupements
01:08:18familiaux
01:08:20non alors
01:08:22je crois que
01:08:23nous devons aussi
01:08:24rassurer les français
01:08:25comme l'a dit
01:08:26Mathias Wargon
01:08:27on a
01:08:27avec un nouveau variant
01:08:29qui ferait peur
01:08:30on n'a pas d'alerte
01:08:31particulier
01:08:32le vaccin marche
01:08:34c'est les données
01:08:35qui ont été publiées
01:08:36il y a 3 jours
01:08:36au centre européen
01:08:37de prévention
01:08:38qui disent
01:08:39que le vaccin
01:08:40fonctionne
01:08:41sur ce variant
01:08:42donc je le redis
01:08:44les personnes
01:08:45qui ont 65 ans
01:08:46et plus
01:08:47ou qui sont fragiles
01:08:48allez vous faire vacciner
01:08:49il est encore temps
01:08:50évidemment
01:08:51proposer aux gens
01:08:53qui viennent vous voir
01:08:54si c'est des petits enfants
01:08:55qui sont malades
01:08:56de bien se laver les mains
01:08:58de se mettre peut-être
01:08:59à distance
01:09:00de faire
01:09:00les gestes barrières
01:09:02dont on avait l'habitude
01:09:03mais nous devons
01:09:04faire ces fêtes
01:09:05et c'est vrai
01:09:06que les services
01:09:07sont en tension
01:09:08nous suivons
01:09:09de très près
01:09:10au ministère
01:09:10avec les professionnels
01:09:11et les ARS
01:09:12que je tiens à remercier
01:09:13pour cette mobilisation
01:09:14qui a commencé
01:09:15début novembre
01:09:16avec des réunions
01:09:18d'anticipation
01:09:19de la situation
01:09:20et le fait
01:09:21que les professionnels
01:09:22de ville
01:09:22travaillent beaucoup mieux
01:09:23avec les professionnels
01:09:25hospitaliers
01:09:25autour d'organisations
01:09:27de territoires
01:09:27qui permettent
01:09:28d'avoir un peu plus
01:09:29de réponses
01:09:30en amont
01:09:30et en aval
01:09:31permettent aussi
01:09:32de soulager
01:09:34un peu
01:09:34malgré tout
01:09:35les services
01:09:36qui sont en tension
01:09:36je ne le nie pas
01:09:38par ailleurs
01:09:39et je voudrais d'avance
01:09:40remercier les professionnels
01:09:41qui pendant les fêtes
01:09:43seront là
01:09:43bien présents
01:09:44pour s'occuper
01:09:45de tous
01:09:46nos concitoyens
01:09:48malades
01:09:48à trois jours
01:09:49de Noël
01:09:50la mobilisation
01:09:50des agriculteurs
01:09:51vous l'avez suivi
01:09:52sur notre antenne
01:09:52faiblie de façon générale
01:09:53en France
01:09:54il y a moins d'une dizaine
01:09:55de barrages
01:09:55qui sont maintenus
01:09:56dans le sud-ouest
01:09:56ce dimanche
01:09:57selon un gendarmerie
01:09:58Annie Genevard
01:09:59était vendredi soir
01:10:00au chevet des agriculteurs
01:10:01dans l'Essonne
01:10:02voilà une journée
01:10:04très particulière
01:10:07puisque ce matin
01:10:09et jusqu'en milieu
01:10:10d'après-midi
01:10:11avec le Premier ministre
01:10:12et le ministre
01:10:14du commerce extérieur
01:10:15nous avons reçu
01:10:17successivement
01:10:18tous les syndicats
01:10:19agricoles
01:10:20nous avons très longuement
01:10:22échangé
01:10:23alors le panorama
01:10:24des questions
01:10:25c'est évidemment
01:10:26ce sont les sujets
01:10:28du moment
01:10:28les sujets internationaux
01:10:31avec la PAC
01:10:33le Mercosur
01:10:34l'application
01:10:36de la taxe carbone
01:10:39les sujets nationaux
01:10:41avec la crise
01:10:43agricole
01:10:44qui se traduit
01:10:45par les nombreux mouvements
01:10:46un peu partout
01:10:48sur le territoire national
01:10:49particulièrement
01:10:50dans le sud-ouest
01:10:51en raison de la crise
01:10:52sanitaire
01:10:53de la dermatose
01:10:54donc ces échanges
01:10:56ont été très
01:10:57très nourris
01:10:58francs
01:10:59mais où les choses
01:11:01se sont dites
01:11:01dans un climat d'écoute
01:11:02et de respect
01:11:03mutuel
01:11:04et moi
01:11:06cet après-midi
01:11:07comme je le fais
01:11:08depuis que je suis
01:11:09à la tête
01:11:10de ce ministère
01:11:11je viens
01:11:12dans une exploitation
01:11:13à la rencontre
01:11:15des agriculteurs
01:11:16donc j'ai choisi
01:11:17de venir ici
01:11:18dans cette ferme
01:11:18de monsieur
01:11:19de monsieur
01:11:20rey
01:11:20que je remercie
01:11:20pour son accueil
01:11:21une ferme
01:11:23des Yvelines
01:11:24dans un contexte
01:11:26très particulier
01:11:27puisque la perspective
01:11:31de la mise en place
01:11:33au 1er janvier
01:11:342026
01:11:35d'une taxe carbone
01:11:36qui s'appelle
01:11:37MACF
01:11:38mécanisme d'ajustement
01:11:39carbone aux frontières
01:11:41plonge ce monde
01:11:42de production
01:11:44céréalière
01:11:45dans une immense
01:11:45inquiétude
01:11:46parce qu'elle va
01:11:48renchérir
01:11:48les coûts de production
01:11:49qui sont déjà
01:11:50bien supérieurs
01:11:51aux cours
01:11:53mondiaux
01:11:54du blé
01:11:55et des céréales
01:11:56et donc
01:11:57je suis allée
01:11:58je suis venue
01:11:59chez vous
01:11:59monsieur rey
01:12:00parce que je sais
01:12:01que vous êtes
01:12:02une ferme céréalière
01:12:03et j'avais besoin
01:12:04aussi d'échanger
01:12:06avec vous
01:12:06pour vous dire
01:12:06tout ce que nous faisons
01:12:07pour pouvoir éviter
01:12:08l'application
01:12:10de cette taxe
01:12:12qui va
01:12:12qui pourrait
01:12:13si nous ne parvenions
01:12:15pas à la neutraliser
01:12:17vous mettre
01:12:18dans d'immenses
01:12:19difficultés
01:12:20à un moment
01:12:20où vous n'avez pas
01:12:21besoin de ça
01:12:22puisque les cours
01:12:22mondiaux
01:12:23sont faibles
01:12:24ça m'a donné
01:12:26l'occasion
01:12:26comme toujours
01:12:27de rencontrer
01:12:28un grand nombre
01:12:29d'agriculteurs
01:12:29du secteur
01:12:30et d'écouter
01:12:32je n'ai jamais
01:12:34fait un déplacement
01:12:36sans écouter
01:12:37très soigneusement
01:12:39très respectueusement
01:12:41ce que les agriculteurs
01:12:42ont à me dire
01:12:43ce temps d'écoute
01:12:44il est fondamental
01:12:45parce que
01:12:46nous sommes
01:12:48avec les agriculteurs
01:12:51dans une profession
01:12:53qui travaille dur
01:12:56qui souvent
01:12:59parfois
01:13:00gagne peu
01:13:01qui a besoin
01:13:02de la considération
01:13:04des français
01:13:04dans la mission
01:13:06qui est la leur
01:13:06et qui est fondamentale
01:13:07qui est celle
01:13:08de nous nourrir
01:13:08donc je prends
01:13:10toujours ce temps
01:13:11ce temps long
01:13:12d'échange
01:13:13d'écoute
01:13:13avant d'engager
01:13:15l'échange
01:13:15et j'ai besoin
01:13:16dans la fonction
01:13:18qui est la mienne
01:13:19de pouvoir toujours
01:13:20me nourrir
01:13:21de ce que me dit
01:13:22le terrain
01:13:23je l'ai toujours fait
01:13:24dans ma vie d'élu
01:13:24mais comme ministre
01:13:26c'est une nécessité
01:13:28et je dirais même plus
01:13:29c'est un devoir humain
01:13:30et c'est le sens
01:13:31de ce déplacement
01:13:33Que dites-vous
01:13:34des agriculteurs
01:13:35qui veulent poursuivre
01:13:36qui veulent continuer
01:13:37les clocages
01:13:37notamment
01:13:38pendant les fêtes de Noël
01:13:39Alors je leur dis
01:13:41qu'aujourd'hui
01:13:42le Premier ministre
01:13:43a montré
01:13:44dans un échange
01:13:46qui a été long
01:13:49attentif
01:13:50qu'il était
01:13:52vraiment
01:13:54à l'écoute
01:13:55de la profession
01:13:55c'est pas une position
01:13:57de fermeture
01:13:58c'est une position
01:13:59d'écoute
01:14:00et je crois d'ailleurs
01:14:01que les organisations
01:14:03syndicales
01:14:04l'ont parfaitement
01:14:05compris
01:14:06enfin moi
01:14:07j'ai assisté
01:14:07à tous les entretiens
01:14:08et j'ai trouvé
01:14:09que ça s'était fait
01:14:10dans un bon climat
01:14:11je dis aussi
01:14:13qu'il y a le temps
01:14:14des combats
01:14:16on a le droit
01:14:17de manifester
01:14:18en revanche
01:14:20pas de violence
01:14:21ni à l'égard
01:14:22des biens
01:14:22ni à l'égard
01:14:22des personnes
01:14:23et puis on est
01:14:24dans un temps
01:14:25très singulier
01:14:26qui est
01:14:26le temps
01:14:27de l'avant Noël
01:14:29quelques jours
01:14:30avant Noël
01:14:30il y a des tas
01:14:32de gens
01:14:32qui ont besoin
01:14:32de travailler
01:14:33en cette période
01:14:34de l'année
01:14:34des gens modestes
01:14:36qui travaillent
01:14:36dans les restaurants
01:14:37qui travaillent
01:14:38dans les commerces
01:14:39qui travaillent
01:14:40dans les stations
01:14:41souvent d'ailleurs
01:14:42ce sont des agriculteurs
01:14:43qui sont en double activité
01:14:44ils sont agriculteurs
01:14:46au printemps
01:14:47et à l'été
01:14:47et ils sont employés
01:14:51comme saisonniers
01:14:52dans les stations
01:14:53de ski
01:14:53ce sont des gens
01:14:54souvent modestes
01:14:55qui ont besoin
01:14:56de travailler
01:14:57et moi je leur dis
01:14:58par solidarité
01:14:59à l'égard
01:14:59de tout cela
01:15:00des petits commerçants
01:15:02des salariés
01:15:04des petites entreprises
01:15:06et bien
01:15:07il faut vraiment
01:15:08que Noël puisse se faire
01:15:09parce que
01:15:10généralement
01:15:11c'est le moment
01:15:13où ils peuvent
01:15:13évidemment
01:15:15faire leurs affaires
01:15:16plus que dans le reste
01:15:17de l'année
01:15:18donc il faut
01:15:19par solidarité
01:15:20les uns avec les autres
01:15:21pouvoir les laisser
01:15:22travailler
01:15:23donc j'appelle
01:15:24à cet apaisement
01:15:25le dialogue
01:15:26va se poursuivre
01:15:27le Premier ministre
01:15:28a dit
01:15:28qu'il recevrait
01:15:30à nouveau
01:15:30tous les syndicats
01:15:32début janvier
01:15:33tout début janvier
01:15:34dans la première
01:15:36semaine de janvier
01:15:37donc le fil
01:15:39n'est pas rompu
01:15:39le dialogue
01:15:40reste ouvert
01:15:41et c'est le message
01:15:42que nous voulons
01:15:43faire passer
01:15:44écoutez
01:15:47le Premier ministre
01:15:50il lui appartiendra
01:15:52de le dire
01:15:53mais en tout cas
01:15:54nous avons
01:15:56des choses
01:15:56qui sont
01:15:57en discussion
01:15:58et qui verront
01:16:00certainement
01:16:00début janvier
01:16:01une évolution
01:16:04une progression
01:16:05sur tel ou tel sujet
01:16:06d'ailleurs
01:16:07ça n'est pas
01:16:07exclusif
01:16:09du sujet
01:16:10du moment
01:16:10mais j'espère
01:16:11qu'on aura
01:16:12des bonnes nouvelles
01:16:12à annoncer
01:16:13sur la taxe carbone
01:16:14sur les céréales
01:16:15par exemple
01:16:16c'est leur sujet
01:16:17ici
01:16:17c'est au 1er janvier
01:16:19dans 10 jours
01:16:21dans 10 jours
01:16:22si on ne parvient pas
01:16:23à faire ce que nous
01:16:23voulons faire
01:16:24c'est un surcoût
01:16:25de presque 100 euros
01:16:27n'est-ce pas
01:16:27donc vous voyez
01:16:29c'est la ruine
01:16:31de la filière
01:16:32céréalière française
01:16:33ce n'est pas possible
01:16:34donc ça
01:16:35c'est un des combats
01:16:36urgents
01:16:37qu'on a à mener
01:16:37et j'espère
01:16:38que dans la première
01:16:40semaine de janvier
01:16:41quand nous reverrons
01:16:41les syndicats
01:16:43nous pourrons leur dire
01:16:44nous avons réussi
01:16:45à neutraliser
01:16:46cette taxe
01:16:46par exemple
01:16:47peut-être sur le mercure
01:16:48on a vu hier soir
01:16:50que la signature
01:16:51de l'accord
01:16:52a été reportée
01:16:53est-ce que pour vous
01:16:53c'est un bon signal
01:16:55ce report ?
01:16:56moi je vais vous dire
01:16:57on nous annonçait
01:16:58la signature
01:16:59au 30 juin
01:17:00on s'est battu
01:17:01on s'est battu
01:17:02on n'arrête pas
01:17:03de repousser
01:17:04pourquoi est-ce qu'on repousse
01:17:05parce que
01:17:06si ce projet d'accord
01:17:09avec le mercure
01:17:11devait voir le jour
01:17:13tel qu'il a été signé
01:17:15il y a un an
01:17:16à Montévidéo
01:17:17il n'est pas acceptable
01:17:18il est inacceptable
01:17:19tout le monde l'a dit
01:17:20le président de la république
01:17:21le premier ministre
01:17:22moi je l'ai répété
01:17:23à peu près sur tous les tons
01:17:24c'est un accord d'un autre âge
01:17:27c'est un accord malné
01:17:28c'est un accord
01:17:29qui n'est pas protecteur
01:17:30donc tel qu'il est
01:17:31il n'est pas possible
01:17:31il n'est pas acceptable
01:17:32un certain nombre de pays
01:17:34sont favorables
01:17:35dans l'Union européenne
01:17:36il se fait qu'on est 27
01:17:37que la France
01:17:38elle fait
01:17:39elle porte haut et fort
01:17:41la résistance
01:17:43mais elle n'est pas
01:17:45toute seule
01:17:46d'ailleurs
01:17:46elle n'est pas toute seule
01:17:47dans ce combat
01:17:47mais tous les pays de l'UE
01:17:49n'ont pas cet avis
01:17:50cela étant
01:17:51Pologne
01:17:52Hongrie
01:17:54Autriche
01:17:55Belgique
01:17:56Irlande
01:17:56Italie
01:17:57que nous avons
01:18:00sensibilisé
01:18:01au fil des mois
01:18:02je suis allée
01:18:03j'ai fait la tournée
01:18:04de toutes ces capitales
01:18:07on réussit à faire
01:18:09admettre
01:18:11à la présidente de la commission
01:18:13que ça a exposé
01:18:16des filières sensibles
01:18:17il fallait donc
01:18:18une clause de sauvegarde
01:18:19en cas de déséquilibre
01:18:21de marché
01:18:21nous avons réussi
01:18:23à faire passer
01:18:24la nécessité
01:18:25de réciproceté
01:18:26des normes
01:18:27personne ne peut
01:18:28comprendre
01:18:29dans le monde agricole
01:18:30qu'on impose
01:18:31des normes
01:18:32à nos producteurs
01:18:33dont ça franchirait
01:18:34les importations
01:18:36donc ça
01:18:37c'est pas possible
01:18:38je pense que c'est d'ailleurs
01:18:39le point le plus
01:18:40le plus insupportable
01:18:42au monde agricole
01:18:44puis enfin
01:18:45les contrôles
01:18:45parce que toutes les règles
01:18:47du monde
01:18:47ne valent que si
01:18:49on peut les contrôler
01:18:50donc sur ces trois points
01:18:52fondamentaux
01:18:53il y a des avancées
01:18:55mais le compte n'y est pas
01:18:57et tant que le compte
01:18:58n'y sera pas
01:18:59la France
01:18:59continuera
01:19:01à livrer
01:19:02ce combat
01:19:03donc voilà ce que je peux
01:19:04vous dire sur le Mercosur
01:19:06et comment vous pouvez rassurer
01:19:07les agricoles
01:19:08sur le Mercosur
01:19:09justement
01:19:12en obtenant des garanties
01:19:13par exemple
01:19:14sur la clause de sauvegarde
01:19:15la disposition
01:19:18qui a été adoptée
01:19:19elle a été rédigée
01:19:20par les agriculteurs
01:19:21eux-mêmes
01:19:22leurs représentants
01:19:23à l'Union Européenne
01:19:24du COPAC
01:19:25au GK
01:19:26écoutez
01:19:29en tout cas
01:19:30ils l'ont durci
01:19:31considérablement
01:19:32et c'est cette version
01:19:33plus exigeante
01:19:35donc plus protégée
01:19:36électrice
01:19:36qui a été adoptée
01:19:37une dernière question
01:19:38avant de travailler
01:19:39Fad Zahray
01:19:40exprimait ses inquiétudes
01:19:42et son envie
01:19:43de plus de planification
01:19:44agricole
01:19:44et ses difficultés
01:19:45notamment depuis 2023
01:19:47qu'est-ce que vous tirez
01:19:47des échanges aujourd'hui
01:19:49avec les exploitants agricoles ?
01:19:51Alors d'abord
01:19:52c'est un exercice
01:19:54moi que j'ai connu
01:19:54avec tous les premiers ministres
01:19:56on voit bien
01:19:58que régulièrement
01:19:59on a besoin
01:19:59d'aller
01:20:00d'avoir cet exercice
01:20:01un peu
01:20:02institutionnel
01:20:03un peu organisé
01:20:04de rencontres
01:20:05qu'on fait
01:20:05le bilan
01:20:06ce qui
01:20:07vous savez
01:20:09le monde syndical
01:20:11agricole
01:20:11il a
01:20:12ses revendications
01:20:14donc
01:20:15il convient
01:20:17qu'un certain nombre
01:20:18de choses
01:20:19ils l'ont dit d'ailleurs
01:20:20tout n'est pas négatif
01:20:21mais il y a
01:20:22beaucoup d'attentes
01:20:23il y a des attentes
01:20:24qui sont de différentes natures
01:20:27d'abord
01:20:27reconnaître
01:20:29reconnaître
01:20:30le rôle
01:20:30de l'agriculteur
01:20:31il est précieux
01:20:33il faut lui permettre
01:20:35de faire
01:20:36ce pour quoi
01:20:36il est fait
01:20:37c'est à dire
01:20:37de produire
01:20:38il ne faut pas
01:20:39l'accabler de normes
01:20:41de contraintes
01:20:42de taxes
01:20:43d'injonctions
01:20:44contradictoires
01:20:45on lui demande
01:20:45tout et son contraire
01:20:46on lui demande
01:20:47de nous nourrir
01:20:48mais en même temps
01:20:49de ne pas trop produire
01:20:50comment c'est possible
01:20:51moi je veux
01:20:52réhabiliter
01:20:53l'acte de production
01:20:54et le producteur
01:20:56il est fondamental
01:20:57on est trop dépendant
01:20:59des importations
01:21:00pour trop de produits
01:21:01il faut réhabiliter
01:21:02l'acte de production
01:21:03il a besoin
01:21:04d'être réinstallé
01:21:05dans cette fonction
01:21:06primordiale
01:21:07et puis toutes sortes
01:21:09d'autres sujets
01:21:09mais enfin
01:21:10je ne vais pas énumérer
01:21:11je le crois
01:21:19je le crois
01:21:20parce que
01:21:22bon
01:21:23pour l'instant
01:21:25je n'ai pas de bois
01:21:27autour de moi
01:21:27pour toucher
01:21:28je scrute
01:21:30chaque fin de journée
01:21:31en priant
01:21:32le ciel
01:21:33que nous n'ayons pas
01:21:34d'autre qu'à foyer
01:21:35parce que
01:21:36évidemment
01:21:37vous comprenez
01:21:38aisément
01:21:39pourquoi
01:21:40donc
01:21:41voilà
01:21:42très rapidement
01:21:43à quel point
01:21:43le combat sur le
01:21:44MSF s'annonce compliqué
01:21:45par rapport au Mercosur
01:21:46est-ce qu'il y a
01:21:47un peu plus de consensus
01:21:48au niveau européen
01:21:49alors
01:21:51le sujet
01:21:52il est porté
01:21:53par la France
01:21:54parce que la France
01:21:55est un grand pays
01:21:55producteur de céréales
01:21:57d'ailleurs la France
01:21:58est un grand pays
01:21:59européen
01:22:00c'est la plus grande
01:22:04puissance agricole
01:22:05de l'Union Européenne
01:22:06il faut le rappeler
01:22:07ça quand même
01:22:07on a
01:22:09on a une fierté
01:22:10agricole française
01:22:11et donc
01:22:12le MACF
01:22:13pour nous
01:22:14ça prend
01:22:15un relief
01:22:15particulier
01:22:16mais ça
01:22:18ne dispense pas
01:22:19de mener
01:22:20le combat
01:22:21vaillamment
01:22:21alors il y a
01:22:22des pays
01:22:23où ce n'est pas
01:22:24un sujet
01:22:24donc évidemment
01:22:26ils n'auront pas
01:22:27la même sensibilité
01:22:28au sujet
01:22:28mais en tout cas
01:22:29ce combat là
01:22:31il ne faut pas le perdre
01:22:31pour nos céréaliers
01:22:32je vous remercie
01:22:33la crise agricole
01:22:35et les blocages
01:22:36qui se poursuivent
01:22:37sur plusieurs dizaines
01:22:38de points
01:22:38notamment du côté
01:22:39de la 64
01:22:40Laurent Nunez
01:22:41a tenu une cellule
01:22:42de crise
01:22:42vendredi soir
01:22:43écoutez
01:22:43Bonjour à toutes et à tous
01:22:45je viens de présider
01:22:47la CIC
01:22:49la cellule interministérielle
01:22:50de crise
01:22:50sur la crise agricole
01:22:51avec l'ensemble
01:22:52des forces de sécurité
01:22:54intérieure
01:22:54du ministère
01:22:56et puis bien sûr
01:22:56des représentants
01:22:57de chacun des ministres
01:22:57dont le représentant
01:22:58du premier ministre
01:23:00pour faire un point
01:23:01sur la situation
01:23:02donc au moment
01:23:03où je vous parle
01:23:04on a 93 actions
01:23:07qui réunissent
01:23:08un peu moins
01:23:09de 4000 personnes
01:23:10et 900 engins agricoles
01:23:11donc sur l'ensemble
01:23:13du territoire national
01:23:15avec des points
01:23:16de blocage
01:23:16d'axes structurants
01:23:17notamment des axes
01:23:18autoroutiers
01:23:19et notamment
01:23:20l'A63 et l'A64
01:23:21l'A63 à hauteur
01:23:23de Cestas
01:23:23et puis l'A64
01:23:24à Toulouse
01:23:25sur le secteur
01:23:26de carbone
01:23:27et puis du côté
01:23:29entre Pau
01:23:30et le Pays Basque
01:23:31et Bayonne
01:23:31donc où on a
01:23:32des blocages
01:23:33donc les blocages
01:23:34essentiellement
01:23:35dans le sud-ouest
01:23:36donc voilà
01:23:36on a fait un point
01:23:37de situation
01:23:38donc de la participation
01:23:40des axes structurants
01:23:41qui sont actuellement
01:23:42bloqués
01:23:42et puis on a à nouveau
01:23:44évoqué la stratégie
01:23:45qui est la nôtre
01:23:46et qui a été rappelée
01:23:47ce matin
01:23:48par la porte-parole
01:23:48du gouvernement
01:23:49stratégie qu'on met en oeuvre
01:23:51depuis 48 heures
01:23:52c'est d'éviter
01:23:53les nouveaux blocages
01:23:54d'axes structurants
01:23:55on évite les nouveaux blocages
01:23:56d'axes structurants
01:23:57ce qui se fait
01:23:59dans le cadre
01:23:59de la doctrine
01:24:00que j'ai souhaité
01:24:00mettre en oeuvre
01:24:01avec le Premier ministre
01:24:04c'est-à-dire une doctrine
01:24:06que j'applique
01:24:06avec beaucoup de souplesse
01:24:08avec tact
01:24:08donc on empêche
01:24:10des blocages
01:24:10de nouveaux axes structurants
01:24:12d'abord par la discussion
01:24:13d'abord les préfets
01:24:15je veux d'ailleurs saluer
01:24:16le travail
01:24:16de l'ensemble des préfets
01:24:17sur le territoire national
01:24:18des préfets
01:24:19et des préfets
01:24:19qui sont très mobilisés
01:24:20évidemment par cette crise
01:24:21d'abord c'est la discussion
01:24:23et le dialogue
01:24:24c'est ce qui a permis
01:24:25par exemple hier
01:24:25d'éviter qu'il y ait
01:24:26des blocages à Caen
01:24:27d'éviter qu'il y ait
01:24:28des axes structurants
01:24:29des blocages à Caen
01:24:31à Carcassonne
01:24:32ou à Cahors
01:24:33et puis quand la discussion
01:24:35ne suffit pas
01:24:36il peut y avoir
01:24:36des déploiements
01:24:37de force de l'ordre
01:24:37pour éviter
01:24:38encore une fois
01:24:39qu'il y ait une coupure
01:24:40d'axe structurant
01:24:40c'est ce qui s'est passé
01:24:41hier à Bressol
01:24:42dans le Tarn-et-Garonne
01:24:44ou encore au Boulou
01:24:45hier matin
01:24:46voilà
01:24:47et à Poitiers
01:24:48et Poitiers cette nuit
01:24:49où on a évité
01:24:50que les autoroutes
01:24:51ne soient coupées
01:24:52donc par des actions
01:24:53des éleveurs
01:24:53voilà
01:24:54donc beaucoup de souplesse
01:24:55beaucoup de tact
01:24:55beaucoup d'écoute
01:24:56on est quand même
01:24:57c'est un mouvement
01:24:58je veux dire
01:24:59qu'on encadre
01:25:00on intervient
01:25:02quand il y a
01:25:02des dégradations
01:25:03ou des violences
01:25:04et pour le reste
01:25:05vous avez vu
01:25:05que sur l'ensemble
01:25:06du territoire national
01:25:07il y a des actions
01:25:07qui sont encadrées
01:25:08par les forces de l'ordre
01:25:09des actions revendicatives
01:25:11sur des ronds-points
01:25:12devant des bâtiments publics
01:25:15qui sont encadrées
01:25:16par les forces de l'ordre
01:25:16donc voilà
01:25:17ils ne sont absolument
01:25:18pas interrompus
01:25:19il y a des interventions
01:25:20uniquement quand il y a
01:25:21des dégradations
01:25:21et des violences
01:25:22voilà ce que je voulais
01:25:23vous dire
01:25:23vraiment en quelques mots
01:25:25et donc la priorité
01:25:26pour nous
01:25:26c'est vraiment
01:25:27d'éviter les nouveaux
01:25:28blocages d'axes structurants
01:25:29dans le cadre
01:25:30de la méthode
01:25:31que je viens de définir
01:25:31beaucoup de discussions
01:25:32d'abord
01:25:32et puis s'il le faut
01:25:33il y a des interventions
01:25:34pour l'instant
01:25:35les interventions
01:25:35se sont bien passées
01:25:36il n'y a pas eu
01:25:37d'incident majeur
01:25:38évidemment je m'en félicite
01:25:39comme ministre de l'intérieur
01:25:40concernant les axes
01:25:42structurants
01:25:42qui étaient bloqués
01:25:43et qui restent bloqués
01:25:45au moment où je vous parle
01:25:46je pense notamment
01:25:47à la 63
01:25:48à la 64
01:25:48que je viens de citer
01:25:50à l'instant
01:25:50nous on compte maintenant
01:25:52sur la responsabilité
01:25:54des uns et des autres
01:25:55voilà je crois
01:25:55qu'on a beaucoup
01:25:56de nos compatriotes
01:25:57qui vont partir
01:25:57en congé
01:25:58on arrive donc
01:25:59c'est le week-end
01:26:00premier week-end
01:26:01des vacances de Noël
01:26:02du début des vacances de Noël
01:26:03évidemment moi j'en appelle
01:26:04à la responsabilité
01:26:06des uns et des autres
01:26:06pour suite aux discussions
01:26:08qui sont en cours
01:26:08lever ces barrages
01:26:10qui restent donc
01:26:11à la fois sur la 63
01:26:12à la 64
01:26:13j'insiste
01:26:14voilà
01:26:14on a aussi d'ailleurs
01:26:14dans un autre secteur
01:26:15un barrage qui dure encore
01:26:16c'est sur le tunnel
01:26:17du Lurand
01:26:18donc voilà
01:26:20donc on espère maintenant
01:26:21que ces barrages
01:26:21en cours
01:26:22ces blocages en cours
01:26:23vont être levés
01:26:25et on restera vigilant
01:26:26pour éviter tout blocage
01:26:27nouveau d'axes structurants
01:26:28je le redis
01:26:29que ce soit
01:26:29en direction du sud
01:26:31de la France
01:26:31de l'ouest
01:26:32ou évidemment
01:26:32en direction
01:26:33des stations de ski
01:26:33voilà ce que je pouvais
01:26:34vous dire à l'issue
01:26:35de cette cellule
01:26:36intermissale de crise
01:26:37comment ?
01:26:38et si ces blocages
01:26:38se maintiennent ?
01:26:39écoutez pour l'instant
01:26:40on évite les blocages nouveaux
01:26:41dans le cadre de la méthode
01:26:42que je viens de citer
01:26:43discussion
01:26:44intervention
01:26:45s'il le fallait
01:26:45c'est ce qu'on a fait
01:26:46ces 48 dernières heures
01:26:48je ne crois pas
01:26:49qu'il y a eu
01:26:49de difficultés particulières
01:26:50ça s'est bien passé
01:26:51voilà
01:26:52donc on va continuer
01:26:55qui sont actuellement bloqués
01:26:56voilà pour l'instant
01:26:56je n'ai pas dit
01:26:57qu'on allait intervenir
01:26:58c'est pas ma position
01:26:59il y a des discussions
01:27:00qui ont lieu en ce moment
01:27:01entre le Premier ministre
01:27:02et les organisations syndicales
01:27:03on verra quelle est la position
01:27:05des organisations syndicales
01:27:06voilà moi à ce stade
01:27:07j'en appelle
01:27:07sur ces axes structurants
01:27:08qui sont bloqués
01:27:09et qui le sont maintenant
01:27:10depuis une semaine
01:27:10moi j'en appelle
01:27:11à la responsabilité
01:27:12des uns et des autres
01:27:13voilà je crois
01:27:13qu'il faut être raisonnable
01:27:15il y a les vacances scolaires
01:27:16qui débutent
01:27:16il y a beaucoup de nos compatriotes
01:27:18qui veulent partir
01:27:19et qui doivent pouvoir
01:27:19emprunter des axes
01:27:20voilà à ce stade
01:27:22voilà ce que je peux vous dire
01:27:22et on se concentre vraiment
01:27:24pour éviter
01:27:24et la porte-parole du gouvernement
01:27:26l'a rappelé ce matin
01:27:27le blocage d'axes structurants
01:27:28nouveaux
01:27:29ce matin il y a eu une opération
01:27:30devant le domicile
01:27:31la résidence secondaire
01:27:32d'Emmanuel et Brigitte Macron
01:27:33est-ce que vous ne craignez pas
01:27:34que ce mouvement se radicalise
01:27:36et qu'on assiste à des opérations
01:27:37qui visent des symboles de l'État
01:27:38des préfectures
01:27:39des bâtiments emblématiques
01:27:41de la République
01:27:42c'est déjà ce qui se passe
01:27:43tous les jours
01:27:45toutes les nuits
01:27:45on a des manifestations
01:27:47devant des bâtiments
01:27:48et des symboles de la République
01:27:49des directions départementales
01:27:53de services administratifs
01:27:54préfectures
01:27:55sous préfectures
01:27:56des mairies
01:27:56c'est déjà ce qui se passe
01:27:58et voilà
01:27:59donc on les encadre
01:28:01on les encadre
01:28:02on essaie de faire preuve
01:28:03de beaucoup de souplesse
01:28:04voilà il y a aussi
01:28:05on comprend en grande partie
01:28:07aussi la détresse
01:28:08qui est celle des éleveurs
01:28:09donc forcément
01:28:10ce mouvement
01:28:10il est encadré
01:28:11avec beaucoup de tact
01:28:11voilà je le redis
01:28:12et j'assume comme ministre
01:28:13de l'Intérieur
01:28:14cette souplesse
01:28:15je l'assume totalement
01:28:16évidemment quand il y a
01:28:17des dégradations
01:28:18on intervient
01:28:19on y met un terme
01:28:20alors intervenir
01:28:21ça veut dire plusieurs choses
01:28:22d'abord dans un premier temps
01:28:23ça peut être de constater
01:28:24judiciairement
01:28:25de verbaliser
01:28:25dans un premier temps
01:28:26et puis dans un deuxième temps
01:28:27faire intervenir les forces de l'ordre
01:28:29pour y mettre un terme
01:28:30voilà
01:28:30mais voilà ce que je peux vous dire
01:28:32voilà
01:28:32merci beaucoup
01:28:33merci beaucoup
01:28:34merci beaucoup
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