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  • il y a 1 semaine


 Le Parlement se prépare à une adoption au pas de charge en début de semaine d'une "loi spéciale", rustine législative qui permettra de financer provisoirement l'État et les administrations après l'échec des discussions entre forces politiques sur le budget.

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Transcription
00:00La commission mixte paritaire n'a pas abouti, mais je le dis ce soir avec beaucoup de clarté et de conviction,
00:06le compromis est à portée de main, et c'est non pas moi qui le dis, mais c'est aussi les parlementaires
00:11qui, je crois d'ailleurs, par la voix du rapporteur général Philippe Juvin encore ce matin, le rappelait.
00:16Cette loi spéciale, elle nous donne quelques jours supplémentaires pour que nous puissions effectivement avoir un vrai budget
00:22dans les temps, en tout cas dans les temps que les Français attendent, c'est-à-dire au plus vite.
00:26Contrairement à l'an dernier, à la même époque, il y a une très grande différence, c'est qu'aujourd'hui nous avons un budget
00:32de la sécurité sociale, et que le 1er janvier prochain, nos hôpitaux, nos soignants, nos infirmières, les retraités,
00:39y voient clair sur la manière dont la dépense publique s'organisera, et dont nous pouvons limiter aussi le déficit
00:44de la sécurité sociale en ayant fait des économies qui n'auraient pas eu lieu si ce vote n'était pas intervenu.
00:49Donc c'est déjà une première bonne nouvelle, une bonne nouvelle pour les Français, mais aussi une bonne nouvelle
00:53pour la politique française. Cela montre que même sans majorité absolue, même sans recours au 49.3,
01:00même sans intervention au fond du gouvernement dans ce processus, il y a eu compromis pour les Français
01:06et pour l'essentiel. La loi spéciale, maintenant, elle concerne le budget de l'État et des collectivités territoriales.
01:12Pour qu'on soit clair avec les Français, il ne s'agit plus du budget de la sécurité sociale.
01:16Mais cette loi spéciale, c'est un service minimum. C'est au fond un non-choix, puisque ce service minimum ne répond
01:24ni aux urgences, ni aux attentes des Français. Service minimum, ça veut aussi dire risque maximum.
01:31Le risque que nous ayons moins de capacité à répondre aux urgences, moins de capacité à répondre aux besoins
01:37essentiels des Français, moins de capacité à investir et à faire avancer notre pays.
01:42Alors, vous le savez, aujourd'hui, avec le Premier ministre, au fond, le gouvernement a repris ses responsabilités.
01:47Beaucoup d'acteurs nous disent qu'il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités.
01:51Eh bien, nous avons pris, en recevant les groupes, les chefs de groupes parlementaires,
01:56les chefs de groupes politiques, pour que nous actuons avec eux deux choses.
02:01La première chose, c'est un élément de calendrier.
02:03Sommes-nous vraiment tous bien d'accord pour dire que cette loi spéciale n'est pas un budget ?
02:08Sommes-nous donc bien tous d'accord pour dire que notre objectif est que ce régime de service minimum
02:12dure le moins longtemps possible ?
02:14La deuxième question qui a été à l'ordre de nos discussions, c'est au fond de savoir ce que nous voulons pour le pays.
02:21Qu'est-ce qui peut faire compromis ?
02:23Parce que si nous ne sommes pas d'accord sur le quoi, toutes les discussions sur le comment,
02:28sur les modalités parlementaires, sur les modalités constitutionnelles,
02:31sont sûrement très intéressantes, mais elles ne résolvent rien,
02:35puisque le but, c'est quand même qu'on ait un budget,
02:37et un budget, ça veut dire un texte de compromis qui répond à l'essentiel.
02:40Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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