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Le conseiller de Paris, candidat Horizons/Renaissance à la mairie de Paris Pierre-Yves Bournazel était l’invité de #LaGrandeInterview de Thomas Bonnet dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Générique
00:00La grande interview en direct sur CNews et sur Europe 1, mon invité ce matin c'est Pierre-Yves Bournazel.
00:14Bonjour.
00:14Bonjour.
00:15Et joyeux Noël.
00:16Joyeux Noël à vous.
00:17C'est un moment de vous souhaiter un joyeux Noël.
00:18Alors je rappelle vous êtes conseiller de Paris, vous êtes le candidat investi par Horizon et par Renaissance pour les élections municipales à Paris.
00:25On va beaucoup parler évidemment de ces élections, de cette élection qui arrive au mois de mars prochain.
00:29Mais d'abord, comme le veut la tradition, les dirigeants politiques diffusent des messages de joyeux Noël.
00:34Alors côté Emmanuel Macron, on a eu le service minimum, un petit tweet qui a été publié hier vers midi.
00:39En revanche, Giorgia Meloni, la dirigeante italienne, à elle, fait un discours, une vidéo devant une crèche où elle dit cette phrase
00:45« Une nation qui connaît ses racines est une nation qui n'a pas peur de la confrontation ni de l'avenir ».
00:51Est-ce que vous êtes d'accord avec la présidente du Conseil italien ?
00:53En tout cas, je vous souhaite un joyeux Noël.
00:55Merci.
00:55Et à travers vous, aux auditeurs et aux téléspectateurs, c'est important.
00:59Noël, c'est un moment où les familles peuvent se retrouver.
01:01Puis c'est un moment où on pense aussi aux autres, à celles et ceux qui sont en souffrance ou seuls aussi.
01:06Et je pense que c'est l'occasion aussi de faire le point sur nos vies.
01:09Et sur Giorgia Meloni, vous diriez qu'elle a plutôt raison de souligner les racines chrétiennes.
01:13Elle fait cette vidéo devant une crèche.
01:16Elle assume les racines chrétiennes de l'Italie.
01:18Il n'y a pas besoin de Giorgia Meloni pour dire que nous avons des racines chrétiennes.
01:21C'est l'évidence, c'est notre histoire et c'est notre patrimoine.
01:23Alors l'actualité, c'est aussi cette loi votée par le Parlement en Algérie pour criminaliser la colonisation.
01:30Quelle doit être la réponse de la France, Pierre-Yves Bournazel ?
01:32On a la stratégie de l'apaisement vantée par le Quai d'Orsay.
01:36Mais visiblement, de l'autre côté de la Méditerranée, l'apaisement n'est pas de mise.
01:39Non, on a un sujet avec le régime algérien, qui est un régime dur.
01:44On l'a vu avec l'arrestation et l'emprisonnement de Boalem Samsal.
01:49Ça a été la bonne nouvelle de fin d'année, sa libération.
01:52Et puis on a aujourd'hui un journaliste, Christophe Gleize.
01:55Et je demande sa libération immédiate et sans condition.
01:58C'est important.
01:59Nous devons défendre Christophe Gleize.
02:01Nous devons nous mobiliser et nous devons obtenir rapidement sa libération.
02:04Pour le reste, il est urgent que les peuples, que les nations s'entendent.
02:10Mais pour ça, il faut une évolution très nette de ce régime,
02:13qui est un régime dur et un régime qui emprisonne, qui embastille pour délit d'opinion.
02:18Et ça, c'est inacceptable.
02:19Et la France ne peut l'accepter parce que nous sommes le pays des Lumières.
02:23Et nous défendons la tolérance, la liberté et notamment la liberté d'expression.
02:27Le parti auquel vous appartenez, Horizon, a plaidé pour la dénonciation des accords franco-adgériens de 1968.
02:33Il faut revoir complètement nos traités qui régissent aujourd'hui nos relations diplomatiques avec Alger.
02:38Oui, je crois que c'est absolument important.
02:41Les temps ont changé.
02:42Il y a eu des évolutions.
02:44Et pour la paix entre les peuples, parce que c'est ça qui compte.
02:48Les peuples français, les peuples algériens sont attachés à la paix entre eux, à des passerelles.
02:54Et le régime algérien lui durcit le ton et essaye d'utiliser évidemment le passé, qui peut être un passif, avec des responsabilités d'ailleurs des deux côtés, pour antagoniser les choses.
03:07Et je crois qu'il faut trouver surtout des solutions rapides et immédiates.
03:11Et ça commence par défendre Christophe Glaze, qui doit être libéré.
03:14Pierre-Yves Bournazel, il y a également ce baromètre du Figaro Magazine, où on constate une lourde chute de popularité pour le chef de votre parti, Edouard Philippe, ancien Premier ministre, qui perd six points en l'espace d'un an.
03:27On peut noter d'ailleurs que Gabriel Attal, patron de Renaissance, qui vous a également investi pour les élections à Paris, perd lui aussi six points.
03:34Comment vous expliquez cette chute d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal ? Est-ce que c'est parce qu'ils ont émis trop de critiques, peut-être, contre le président de la République ?
03:43Edouard Philippe a notamment appelé à sa démission.
03:45Vous savez, ça n'a pas été une période facile, l'année 2025.
03:48Elle a été même très dure, d'abord pour les Français.
03:51Ensuite, politiquement, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée Nationale.
03:56Et c'est évidemment dur de dessiner un cap et une boussole.
03:59Mais je crois que ce n'est pas le plus important, un an et demi avant la présidentielle, de savoir si on gagne des points ou on en perd.
04:04On préfère toujours en gagner qu'en perd, évidemment.
04:06Ce qui compte, c'est de savoir si on a un bon projet pour la France, si on a une bonne vision et si on a les femmes et les hommes de qualité.
04:11Je crois que dans ce baromètre, Edouard Philippe, Gabriel Attal, ce sont des hommes de très grande qualité.
04:16Edouard Philippe a annoncé déjà, il n'y a plus d'annonce, sa candidature à la prochaine élection présidentielle de 2027.
04:22Il s'y prépare avec beaucoup de sérieux.
04:24Il sera votre candidat, Edouard Philippe, on peut le dire.
04:26C'est le candidat, bien sûr. C'est le candidat de rassemblement.
04:28C'est un candidat qui est un homme d'État, qui voit loin, qui a des idées.
04:32Il a récemment évoqué la baisse des impôts de production, c'est-à-dire le soutien à nos entreprises pour soutenir notre compétitivité,
04:40pour corollaire la baisse des dépenses publiques pour alléger le poil de la dette, baisser la pression fiscale
04:45et permettre à notre pays de repartir l'avant et de créer de l'emploi.
04:48Avant d'en arriver à l'élection municipale à Paris, un mot quand même pour comprendre votre positionnement politique,
04:53Pierre-Yves Bournazel, sur ce plateau, c'était lors des élections législatives de 2024,
04:57vous plaidiez pour une grande coalition, je vous cite, des forces républicaines pour faire face,
05:02et je vous cite encore, à l'extrême droite.
05:04Est-ce que vous diriez ce matin que l'extrême droite, comme vous la qualifiez,
05:07c'est le principal danger aujourd'hui pour notre pays ?
05:09Le principal danger, c'est l'extrémisme politique, dont l'extrême droite, mais aussi l'extrême gauche, la gauche radicale.
05:15La grande coalition que j'appelais de mes voeux, c'était la social-démocratie, la droite libérale et le centre,
05:22pour essayer de construire une majorité dans notre pays, cela n'a pas été malheureusement possible,
05:28serait permis de la stabilité, cette stabilité n'a pas été possible, je le regrette aujourd'hui,
05:33puisqu'il n'y a pas eu le rendez-vous, il n'y a pas eu les auteurs à la hauteur de leurs responsabilités.
05:40Maintenant, ce qui compte, c'est préparer l'avenir de notre pays, lutter contre l'extrémisme politique,
05:44oui c'est important, parce que je pense que notre pays ne doit pas sombrer dans le populisme,
05:48ne doit pas sombrer dans la facilité.
05:49Partout où le populisme, l'extrémisme arrive au pouvoir, c'est le recul des libertés.
05:55Et c'est pareil pour l'extrême droite comme pour l'extrême gauche.
05:58Il y a une gauche radicale, qui est extrêmement dangereuse dans notre pays,
06:01la mélanchonisation des esprits coûte très cher à la vie publique.
06:05On a des débats aujourd'hui d'une rare virulence à l'Assemblée nationale,
06:09on a des comportements inacceptables, et c'est le poison de l'antisémitisme
06:13qui est revenu par la gauche radicale dans le débat public.
06:16Et il faut combattre l'antisémitisme, il faut combattre la haine de l'autre,
06:19il faut combattre toute cette forme d'extrémisme, que ce soit de l'extrême droite ou de la gauche radicale.
06:24Mais là, en l'occurrence, ceux de la gauche radicale et de l'extrême gauche
06:26ont ramené le poison de l'antisémitisme au cœur du débat public.
06:29Et ça, il faut le dénoncer, il faut le combattre.
06:31Oui, parce que les griefs que vous exposez sont cantonnés, par définition, à l'extrême gauche.
06:35C'est-à-dire que vous faites un signe égal, vous, entre les forces de droite nationale et les forces de gauche radicale,
06:41alors même qu'il y a un poison qui est celui de l'antisémitisme, qui émane de la gauche radicale.
06:45Je me bats contre toute forme d'extrémisme politique.
06:48L'extrémisme politique est un poison parce que c'est le ferment de la division.
06:53L'extrême droite dans notre pays a toujours joué la division et dont l'histoire, et aujourd'hui encore,
06:58elle joue la division et cette division est mortifère pour l'avenir de la nation.
07:02Pierre-Yves Bournazel, conseiller de Paris, candidat Renaissance Horizon pour l'élection municipale à Paris.
07:07Il a invité de la grande interview en direct sur CNews et sur Europe.
07:10Enfin, venons-en donc à cette élection municipale, il y a un sujet qui, évidemment, préoccupe les Français,
07:16préoccupe les Parisiens aussi, c'est celui de l'insécurité.
07:18C'est le cas, on l'a vu dans un sondage Odoxa Backbone pour le Figaro.
07:22L'insécurité figure parmi les trois priorités des Français.
07:25Est-ce que vous diriez que, de ce point de vue de la lutte contre l'insécurité,
07:28la Macronie, le bloc central dans son ensemble, a été à la hauteur depuis les huit dernières années ?
07:33En tout cas, comme maire de Paris demain, je vais mettre du bleu dans les rues.
07:36Ça, c'est une certitude. Parce que, comme maire, je veux coproduire la sécurité.
07:41La sécurité, c'est important. Parce que, quelle que soit sa génération, quelle que soit sa condition sociale,
07:46quel que soit son quartier, on a le droit à la sécurité et à la tranquillité.
07:49Et aujourd'hui, il faut monter le niveau de sécurité et de tranquillité à Paris.
07:53Donc, je mettrai du bleu dans les rues.
07:54Avec une vraie police municipale.
07:56Armée ?
07:57Oui, armée, qui sera formée à l'armement.
07:59De 6 000 agents, c'est-à-dire que je vais tripler le nombre d'agents sur le terrain.
08:02Une police qui sera visible et donc dissuasive, qui sera visible et donc réactive,
08:06parce que je vais être le maire anti-incivilité, anti-délinquance et anti-mafia.
08:11Anti-mafia, on en parle peu, par exemple, à Paris.
08:13Mais il y a des mafias qui rachètent, par exemple, des commerces pour blanchir leur argent sale.
08:18Je demanderai au préfet de police la fermeture automatique administrative de ces commerces.
08:23Je peux vous amener chez moi, dans le 18e arrondissement,
08:26regarder la rue Max d'Ormois, qui est malheureusement polluée par cet argent sale,
08:31avec le rachat de ces commerces-là.
08:33Et comme maire, je n'hésiterai pas à préempter ces lieux pour les redonner aux Parisiennes et aux Parisiens.
08:38L'insécurité, ce sont aussi des reculs.
08:42Par exemple, le concert du Nouvel An, qui avait lieu depuis deux ans sur les Champs-Elysées,
08:45a été annulé cette année.
08:46Alors, visiblement, c'est parce que les conditions de sécurité n'étaient pas remplies.
08:50Il y a eu des mouvements de foule les dernières années.
08:52Est-ce que ce n'est pas un renoncement, quand même, de la part de la ville, de la préfecture, de police ?
08:56Je suis pour qu'on monte notre niveau de sécurité.
09:00Donc, comme maire de Paris, demain, je prendrai ma part.
09:02Mais je souhaite soutenir, évidemment, l'État,
09:05tous les gouvernements qui pourront amplifier les politiques de sécurité.
09:08Le soutien à notre police nationale, notre police républicaine,
09:11avec des agents formés sur le terrain.
09:13Soutenir notre justice, qui a besoin encore d'investissement pour...
09:18On a monté le nombre de magistrats, de greffiers.
09:20Il faut continuer à le faire pour une justice beaucoup plus rapide,
09:22beaucoup plus efficace.
09:24C'est important, la sécurité intérieure.
09:26C'est important que chacun se sente bien,
09:28quelle que soit, encore une fois, sa génération, son quartier,
09:31sa condition sociale.
09:32La sécurité est la première de nos libertés.
09:34Rachida Dati, qui concourt également dans cette élection,
09:37propose d'installer des grilles autour du champ de Mars,
09:41où on sait qu'il y a eu malheureusement beaucoup de faits de délinquance très graves,
09:44voire des crimes.
09:45Vous êtes favorable à cette mesure ?
09:47Vous pourriez la reprendre dans votre programme ?
09:48C'est une mesure qu'elle avait portée il y a d'ailleurs six ans.
09:51Elle est maire du 7e arrondissement depuis 2008.
09:54Ça fait donc 18 ans qu'on attend des réponses sur le champ de Mars.
09:57Il va falloir effectivement des réponses sur la sécurité et la tranquillité à Paris,
10:01du champ de Mars au nord-est de Paris, dans tous les quartiers de Paris.
10:04On a besoin de faire occuler toute forme d'insécurité,
10:06toute forme d'attaque à la tranquillité publique.
10:09Il faut agir.
10:10Pour ça, il faut une police municipale, du bleu dans nos rues.
10:13Il faudra de la vidéoprotection, de la vidéoprotection algorithmique
10:16pour faciliter le travail de nos policiers municipaux comme nationaux.
10:20Il faudra un maire capable de travailler avec les autres,
10:22et notamment avec les partenaires de la préfecture de police,
10:26mais aussi d'Île-de-France Mobilité,
10:28parce qu'il faut travailler avec la police des transports
10:31pour échanger les informations et être beaucoup plus réactif.
10:34Les transports, justement, selon les statistiques officielles,
10:3763% des agressions sexuelles dans les transports
10:40sont le fait de délinquants étrangers.
10:42Est-ce que, dans votre plan pour la sécurité à Paris,
10:45il y a un volet sur la partie migratoire
10:47et le lien entre une partie de cette immigration
10:49et la délinquance, l'insécurité à Paris ?
10:51Toute forme de délinquance doit être combattue,
10:53qu'elle provienne de personnes étrangères
10:55ou de personnes qui sont installées sur notre territoire,
10:58qui sont françaises et qui respectent toutes les règles.
11:00Toute forme de délinquance doit être combattue.
11:02On doit être intraitable face à la délinquance,
11:04notamment face aux agressions sexuelles.
11:07Les Parisiennes que je rencontre craignent,
11:09souvent, dans certains quartiers,
11:10de rentrer chez elles tard le soir.
11:12Je souhaite multiplier, par exemple, les arrêts à la demande.
11:15C'est déjà bien mis en place, il faut généraliser pour les bus,
11:20mais ça doit être vrai avec les plateformes Uber, Bolt, G7,
11:24les arrêts à la demande, bien sûr,
11:25et permettre à ces personnes, à ces chauffeurs,
11:28d'attendre que la personne soit rentrée chez elles
11:30pour pouvoir repartir et ainsi assurer la sécurité.
11:34Mais pour ça, il faut, une fois de plus,
11:36une vraie police municipale sur le terrain.
11:39C'est pour ça que je disais tout à l'heure du bleu dans les rues,
11:41parce qu'évidemment, ça protège les Parisiennes et les Parisiens,
11:44ça protège les citoyens qui peuvent être agressés.
11:47Il y a trop de vols à l'arraché,
11:48trop d'agressions sexuelles à Paris,
11:50il y a trop de violences du quotidien.
11:52Cette violence du quotidien, je veux la faire reculer,
11:54je suis déterminé et j'aurai une équipe très experte
11:56et très prête à mettre en œuvre ce projet
12:00qui est entièrement financé grâce aux économies
12:02que je vais réaliser sur la bureaucratie parisienne,
12:05sur l'absentéisme qui est un véritable fléau à Paris.
12:07On va remettre de l'ordre dans les comptes publics
12:08pour pouvoir financer notamment la sécurité et la propreté à Paris.
12:12Oui, l'ordre dans les comptes publics, c'est impératif.
12:1411 milliards d'euros aujourd'hui, la dette de la ville de Paris.
12:18C'est le bilan notamment d'Anne Hidalgo.
12:20Comment comptez-vous y prendre pour remettre les comptes dans l'ordre
12:24et quelles conséquences pour les Parisiens et les Parisiennes ?
12:27Eh bien, j'ai un plan de 4 milliards d'euros d'économie sur 6 ans, sur la mandature.
12:32Je vais débureaucratiser l'administration parisienne.
12:35Rendez-vous compte, à Paris, il y a 22 directions et 42 directeurs.
12:39On a multiplié le nombre de sous-directions.
12:41On va alléger tout ça.
12:43Il y a trop d'absentéisme.
12:44Donc, je vais améliorer les conditions de travail de nos agents et de nos fonctionnaires.
12:48La question du bien-être au travail.
12:49Vous allez réduire le nombre de fonctionnaires ?
12:51On dit qu'à Paris, il y en a beaucoup trop par rapport à...
12:52Oui, je vais débureaucratiser.
12:54Ça veut dire diminuer le nombre de fonctionnaires d'encadrement, notamment.
12:57Combien ? Vous avez un ordre de grandeur ?
12:59Oui, au moins 3 000 sur la mandature.
13:003 000 sur combien ? Il y a combien de fonctionnaires ?
13:01Aujourd'hui, il y a près de 55 000 fonctionnaires.
13:03Donc, il faut attendre qu'ils partent à la retraite pour ne pas les remplacer.
13:06Et puis, nous allons lutter contre l'absentéisme,
13:08qui est un flot qui coûte 250 millions d'euros par an aux contribuables.
13:12Je vais mettre en place le bien-être au travail,
13:14mais je vais mettre aussi des contrôles administratifs sur les certificats médicaux abusifs.
13:19Je vais revoir des missions de la Ville de Paris.
13:21Je vais confier, par exemple, au privé, l'ensemble de la collecte des ordures ménagères,
13:25mais aussi le nettoiement des rues.
13:26D'abord, partout où c'est mis en place, ça marche.
13:29À Londres, à Stockholm, à Amsterdam, on va avoir des rues propres.
13:32Je vais mécaniser l'ensemble du service de la propreté.
13:37Les poubelles en tirera.
13:38Nous allons faire aussi la mécanisation grâce aux robots intelligents,
13:42grâce aux autolaveuses, grâce aux aspirateurs.
13:44Ces robots intelligents qui pourront faire l'emballage,
13:47trier les emballages, trier les papiers.
13:49Qui pourront aussi optimiser le ramassage.
13:53Alors, ça ne vous a pas échappé, la gauche parisienne s'est unie ces derniers jours
13:57avec une liste commune, pendant que vous avez deux listes.
14:01Quand je dis vous, c'est la droite et le centre.
14:03Il y a la vôtre, investie par Horizon et Renaissance,
14:05et puis celle de Rachida Detti, investie par Les Républicains et par le Modem.
14:09Est-ce que ça ne va pas créer, de facto, une dispersion des voix
14:12et réduire les chances de la droite et du centre de l'emporter ?
14:15Non, je suis candidat parce que je veux être le prochain maire de Paris
14:17et je pense que je suis celui qui peut permettre ce changement.
14:20Sinon, je ne serais pas candidat.
14:22Madame Detti a perdu déjà en 2020.
14:24Alors, elle était déjà favorite des sondages et elle a perdu.
14:26Parce qu'il faut être rassembleur pour gagner.
14:28Il faut parler au-delà de son camp.
14:30Et les sondages montrent qu'au second tour,
14:32le sondage du Figaro, il y a quelques semaines,
14:34montrait qu'au second tour, je l'emporterais face à la gauche
14:37et je l'emporterais plus largement que Madame Detti.
14:39Parce que dans la montée en puissance qui est la mienne,
14:41dans la dynamique que j'instaure,
14:43je peux parler à des électeurs extrêmement différents
14:45qui aiment Paris.
14:46Ma seule boussole, c'est le service de Paris.
14:48Je suis élu de Paris depuis 18 ans.
14:50J'en connais tous les recoins.
14:51Je connais la diversité des Parisiens.
14:54Je veux être maire à temps plein pour 6 ans,
14:56rien qu'à leur service.
14:57Et je crois que cette dynamique de rassemblement,
14:59rien ni personne ne pourra l'arrêter.
15:01Le changement est possible à Paris
15:02parce que cette majorité est là depuis un quart de siècle.
15:05Il y a une aspiration au changement.
15:08Il faut remettre en ordre de marche Paris,
15:09notre espace public, nos comptes publics.
15:11Il faut remettre en ordre de marche notre politique du logement aussi
15:14qui dysfonctionne à tout va.
15:16Et avec nous, ça va permettre de mener un changement extrêmement positif,
15:22d'amélioration de la vie quotidienne des Parisiens de manière très claire.
15:26Et il faut sortir de cette idéologie,
15:28il faut sortir de cette logique mortifère de cette gauche
15:32qui n'est pas claire sur les valeurs.
15:33Je rappelle que M. Béliard, qui est l'allié de M. Grégoire,
15:37veut s'allier, lui, avec Mme Chikirou et LFI.
15:40Je veux être clair sur les valeurs
15:41parce que quand on est clair sur ces valeurs, on peut rassembler.
15:43Et clair sur les valeurs, ça veut dire que vous nous dites ce matin,
15:45Pierre-Yves Bournazel, il n'y aura pas d'alliance
15:47dans aucun cas de figure avec la liste de la gauche,
15:51pour vous, au second tour ?
15:52Je ne vais pas m'allier avec des gens qui veulent s'allier
15:54avec Mme Chikirou.
15:55Donc vous, c'est clair, il n'y aura pas d'alliance avec la gauche ?
15:57Je préfère perdre les élections comme on aime,
15:59mais nous allons les gagner ces élections
16:00parce que nous sommes clairs sur les valeurs
16:01et que nous allons défendre l'intérêt de Paris,
16:04l'intérêt des Parisiens.
16:05Eh bien merci, on aura l'occasion de vous réinviter.
16:07Je note la sortie à venir de votre livre
16:09« La bataille pour Paris » aux éditions Plon.
16:11Ça sortira au mois de janvier et on aura l'occasion
16:13de vous retrouver pour en parler.
16:15Merci Pierre-Yves Bournazel, c'était votre grande interview
16:17sur scène des Sèvres Europe 1.
16:18Merci beaucoup.
16:18Sous-titrage Société Radio-Canada
16:20Sous-titrage FR ?
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