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  • il y a 2 jours

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Transcription
00:00Dans la société esclavagiste, le jour de l'an est pour les personnes mises en esclavage une journée particulière.
00:09Sur le portail de l'esclavage, l'historien Prosperev explique.
00:14D'abord parce que ce jour leur permet de se repérer dans le temps.
00:19Ensuite parce qu'ils ont établi une coutume.
00:22Au cours de la matinée, tous vont souhaiter la bonne année à leur maître.
00:26Ils l'appellent d'ailleurs jour banané.
00:30Cette démarche est chargée de sens.
00:35Certains pourraient la réduire à un acte totalement intéressé.
00:38Car ce jour est celui des étrennes.
00:41En fait il s'agit de deux vêtements de rechange.
00:44Un jour de vœux qui se conclut par l'offre d'un verre d'alcool ou de limonade.
00:49En fait, par cette démarche pacifique, empreinte de respect et de bonté,
00:53les mises en esclavage attirent l'attention de leur maître sur leur humanité,
00:58leur appartenance à la même habitation et la nécessité pour tous les membres d'être unis.
01:05Si la plupart des maîtres ne dénigrent pas cette coutume, une minorité ne la supporte pas.
01:11Mais elle est obligée de faire contre mauvaise fortune bon cœur.
01:15Il leur est impossible de les rabrouer.
01:17Prosperev poursuit.
01:20Enfin, parce que pour ses dominés, ce jour est le moment idéal pour penser à ses ancêtres,
01:26pour leur demander aide et protection pour pouvoir supporter l'insupportable
01:30et pacifier les liens entre les acteurs de l'habitation.
01:34Pour les malgaches, les africains, les indiens,
01:37la mort d'un parent ne marque pas la fin de ses liens avec les vivants.
01:39Comme le mis en esclavage ne peut rien sans l'autorisation du maître,
01:44il se soumet à la règle et l'invite à y participer avec sa famille.
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