00:00Écoutez le témoignage de François Barras. Bonjour à vous, merci d'être avec nous en direct sur France 24 ce matin.
00:05Vous êtes ancien diplomate, vous vivez à Cran-Montana. On imagine d'abord le choqué et l'effroi qui vous parcourent ce matin.
00:12Oui, un choc, on est complètement bouleversé parce que moi j'habite le cœur de la station à une centaine de mètres de la boîte de nuit.
00:23Et puis il y avait une atmosphère de vacances, de réveillon et tout d'un coup on se réveille avec cette catastrophe.
00:33François Barras, qu'est-ce qui vous a réveillé ? Vous dormiez au moment où on sait que c'était à 1h30 que l'incendie s'est déclaré ?
00:40Moi je suis rentré du réveillon vers 12h45 à peu près. Je me suis mis au lit et puis tout d'un coup j'ai entendu des ambulances.
00:52J'ai ouvert mes volets et j'ai vu, bon il y avait beaucoup de monde parce que j'habite au cœur de Cran, donc il y avait beaucoup de fêtards, il y avait beaucoup de monde.
01:00Mais tout d'un coup j'ai vu la route bloquée, j'ai vu ces ambulances, il n'y avait plus d'incendie déjà.
01:09Et voilà, donc je me suis réveillé et puis après je me suis rendormi.
01:14Et ce matin, j'entends la catastrophe, c'est une centaine de jeunes pris dans cette boîte de nuit.
01:24C'est incroyable.
01:26Vous parlez d'une centaine de jeunes, vous avez une idée de l'âge de ces victimes ?
01:32Écoutez, c'est un endroit qui était connu pour être l'endroit des jeunes, si vous voulez.
01:39C'est les jeunes qui allaient fêter dans ce local.
01:44Donc je dis centaine, c'est un sous-sol avec pas mal de place.
01:53Donc je ne sais pas exactement le nombre de personnes qui y étaient, mais c'est l'endroit des jeunes à Cran.
01:58Vous êtes déjà allé dans ce bar, le Constellation ?
02:01Oui. Écoutez, il y a quelques années, j'ai organisé une manifestation.
02:06Mais bon, c'était, si vous voulez, après un film qu'on a montré ou une conférence.
02:13Donc c'était complètement différent, si vous voulez.
02:15Ça n'a rien à voir avec l'ambiance qu'il y avait hier soir là-bas.
02:19Karim Akiki a une question pour vous, François Barras.
02:21Vous nous dites, oui, que vous habitez le quartier.
02:25On nous dit que le quartier a été totalement bouclé, la rue principale bouclée aussi.
02:31Est-ce que vous, depuis votre fenêtre, pouvez-vous nous dire, nous raconter ce que vous voyez précisément, s'il vous plaît ?
02:36Et est-ce que les habitants du quartier sont inquiets ?
02:39Comment ça va se passer pour vous et les habitants du quartier ?
02:41Écoutez, je vois simplement que la rue, c'est la rue principale de Cran.
02:45C'est vraiment le cœur du village.
02:48Donc la rue est vide, il y a des policiers, il y a des barrières un peu partout.
02:54Et voilà, si vous voulez.
02:55Mais je ne sens pas parce qu'on ne voit pas de fumée, on ne voit pas de...
03:03Vous pouvez sortir, par exemple, vous et les habitants du quartier peuvent sortir ?
03:06Oui, je suis sorti et j'ai pris un chemin de traverse parce que je devais aller chercher quelque chose dans un magasin.
03:14Et il n'y a pas eu de problème.
03:15C'est simplement la rue principale, si vous voulez, qui va de chez moi jusqu'aux Constellations, qui est complètement bloquée.
03:23Il n'y a plus d'opération de secours, de ce que vous pouvez en apercevoir ?
03:27Il y a toujours des véhicules stationnés ?
03:29Je ne peux pas le dire.
03:31Pour moi, je vois surtout, si vous voulez, une rue vide et des barrières et des policiers qui bloquent le tout.
03:40Voilà.
03:41Vous avez pu échanger avec certains voisins ?
03:43Vous avez pu parler à certaines personnes qui vous étaient sorties ce matin ?
03:47Tout le monde doit être choqué.
03:48Et la première des choses, si vous voulez, moi j'ai des enfants, j'ai des neveux qui sont plus âgés que, je pense, le public normal de Constellations, un peu plus âgés.
04:02Mais je me suis tout de suite renseigné pour savoir où ils étaient, s'ils étaient sains et saufs.
04:07Et c'est la première réaction qu'on a, c'est de savoir si des proches, des gens qu'on connaît ou des parents étaient là à ce moment-là.
04:16Merci beaucoup François Barras. Merci pour votre témoignage sur France 24.
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