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  • il y a 6 heures

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00:00Europe 1
00:0211h-13h
00:04Christophe Bordé
00:06Soyez les bienvenus, c'est Christophe Bordé et vous jusqu'à 13h sur Europe 1.
00:10Intervenez, débattez, témoignez, réagissez 01, 80, 20, 39, 21.
00:15On attend vos appels et dans l'actualité du jour,
00:18c'est débordement dans la nuit du 31 décembre d'hier avec nous.
00:21La chroniqueuse Gabrielle Cluzel, éditorialiste, directrice de la rédaction du site Boulevard Voltaire.
00:26Et également Arthur Delaborde et Jean-Baptiste Marti de la rédaction d'Europe 1.
00:31Et avec nous comme invité Radouane Courac, journaliste au magazine Entrevues
00:35et cofondateur de la nouvelle revue politique.
00:37Et peut-être, peut-être Véronique Jacquet qui a déjà du retard,
00:42qui commentait la messe du nouvel an sur CNews à Rome avec le pape évidemment.
00:49Et normalement elle devrait être là, donc elle ne va pas tarder.
00:53Si vous la croisez dans les couloirs surtout, n'hésitez pas.
00:55Dieu la retient.
00:56Ah c'est peut-être ça aussi.
00:57En tout cas, si vous la croisez, n'hésitez pas à la ramener jusque dans le studio d'Europe 1 bien entendu.
01:02On va parler à présent de ce nouvel an évidemment, de cette soirée du nouvel an.
01:07Ça a été la fête sur les Champs-Elysées.
01:09Il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde.
01:11D'ailleurs, le système entre guillemets de sécurité mis en place était assez spectaculaire
01:17puisque toutes les rues qui menaient aux Champs-Elysées étaient bloquées,
01:21qu'il y avait un filtrage comme on n'avait jamais vu,
01:24tout le monde était fouillé au corps, etc.
01:26Bref, ça s'est bien passé et c'est plutôt une bonne nouvelle parce qu'on se plaint tout le temps,
01:30on dit « Oh, la sécurité n'est pas assurée, etc. »
01:32Là, on voyait quand même que le paquet avait été mis autour des Champs-Elysées.
01:36On peut le dire, Jean-Baptiste Marti ?
01:38On peut le dire, les Champs-Elysées, sur les Champs-Elysées, ça s'est bien passé.
01:40Après, voilà, de manière inédite, pour la première fois cette année,
01:43on a vu que les Champs-Elysées étaient scindées en deux.
01:45C'est-à-dire qu'on ne pouvait pas approcher l'Arc de Triomphe,
01:48là où était projeté le feu d'artifice.
01:51D'habitude, il y a à peu près 100-150 mètres d'écart entre...
01:54Et là, il y en avait plus.
01:55Et là, il y en avait plus.
01:56Là, on était quasiment à la moitié des Champs-Elysées.
01:57Ah oui ! Parce que ça, on ne s'en aperçoit pas sur les images que l'on voit, par exemple.
02:01On a l'impression qu'on est assez proche de l'Arc de Triomphe,
02:03même s'il y a effectivement des fusées d'artifice qui partent du bas de l'Arc de Triomphe.
02:07Donc, il ne faut pas non plus en prendre une dans la figure, je veux dire.
02:10C'est important qu'il y ait cet espace.
02:11Ils ont mis un espace beaucoup plus large.
02:15Il y a eu quand même eu un million de personnes, à peu près,
02:17sur les Champs-Elysées réunies hier soir.
02:19Et à partir de 2h du matin, les gens ont été invités à rentrer chez eux.
02:23C'était la plus belle avenue du monde, comme d'habitude.
02:25Alors, certes, à la différence de New York,
02:28qui a donc un nouveau maire officiellement,
02:30depuis quelques heures, on va en parler tout à l'heure,
02:33on n'a pas eu Diana Ross en concert,
02:36puisque le concert, il n'y en a pas eu.
02:38Donc, voilà, c'est malheureux, mais c'est comme ça.
02:41Mais en tout cas, c'était très beau, les images sont magnifiques.
02:44Et pour vendre la France dans le monde entier,
02:46évidemment, il n'y a pas mieux.
02:48Tout le monde l'a bien compris.
02:49Oui, ce Nouvel An, c'est aussi le discours,
02:53ou en tout cas l'allocution, plutôt, du chef de l'État hier soir.
02:57Alors, écoutez, il n'y a pas beaucoup de journaux ce matin,
02:59parce que le 1er janvier, les journaux papiers ne paraissent pratiquement pas.
03:03Mais, bon, les commentaires de la presse sont assez clairs.
03:06C'est crépusculaire, triste, sombre.
03:09Et c'est vrai que, voilà, cette allocution du chef de l'État
03:13et la mine déconfite qu'il avait ne donnait pas très envie d'aller de l'avant, on va dire.
03:18C'est la dernière année du quinquennat, du deuxième quinquennat.
03:23Et parfois, on se dit, peut-être, effectivement, qu'il faut arrêter.
03:27Voilà, tout simplement.
03:28C'est comme ça.
03:29En tout cas, c'est ce que je pense.
03:30Pour en parler, évidemment, Arthur Delaborde est avec nous.
03:33Mais avant de parler de tout ça,
03:35moi, j'aimerais qu'on évoque quand même cette nuit
03:37qui n'a pas été si tranquille que ça.
03:40Elle a même été plutôt agitée.
03:42On l'a entendu un petit peu, là, il y a quelques instants,
03:44dans le flash d'Europe 1.
03:47On aura également Cédric de Béziers qui est avec nous,
03:50qui, je ne sais pas si ça existe, le...
03:52Ah ben si, ça existe, le champagne sans alcool.
03:54Je ne vais pas citer de marque, mais il y en a.
03:57Il y en a, voilà.
03:58Sinon, il y a le champomis pour les petits aussi.
03:59Mais c'est ce que je...
04:00Mais ça, c'est une marque.
04:01Ah ben, je ne voulais pas citer de marque, mais...
04:03Ben, voilà.
04:03Moi, il faut en citer d'autres.
04:05Jean-Baptiste Marty, quel est le bilan de cette nuit ?
04:10Est-ce que les troubles ont été, j'ai envie de dire,
04:12comme chaque année, au rendez-vous ?
04:15Alors, nous, ce qu'on a à Europe 1 comme information
04:17de remontée de sources policières,
04:19c'est un bilan qui est figé pour le moment
04:21à 6h du matin, 810 véhicules brûlés en province,
04:26donc hors Paris et Petite Couronne,
04:28une vingtaine de policiers...
04:30Paris n'est pas comptabilisé pour le moment.
04:32Paris n'est pas comptabilisé.
04:32Et on est déjà à 810 véhicules brûlés
04:35dans nos belles villes de régions, en province, etc.
04:38C'est-ce que l'année dernière ?
04:39C'était 994 ?
04:39On était, voilà, quasiment à 1 000.
04:41Donc, on devrait être légèrement au-dessus
04:43sur les bases de l'année dernière.
04:45Oui.
04:46On était presque à 1 000 avec Paris.
04:48Avec Paris.
04:49D'accord.
04:50Voilà, donc ça, c'est quelque chose
04:51qui va être consolidé dans la journée.
04:52Le ministère de l'Intérieur va sûrement communiquer.
04:55Pareil, hors Paris et hors Petite Couronne,
04:59139 interpellations.
05:02L'année dernière, on était à 420,
05:04mais avec Paris.
05:05Donc, visiblement,
05:07et selon nos informations,
05:08à Paris, il y en aurait eu à environ 200,
05:10voire un peu plus.
05:11Bon, est-ce qu'il y a eu des voitures brûlées ?
05:13Bon, d'accord.
05:14Mais est-ce qu'il y a eu des faits
05:16qui se sont déroulés,
05:18qui sont particulièrement graves ?
05:20Bien sûr, il y a eu des faits.
05:21Il y a eu des graves accidents.
05:23À Calais, un homme qui tirait des mortiers
05:24depuis son balcon s'est arraché trois doigts.
05:28Pareil à Shell, un mineur de 12 ans
05:30qui avait des engins explosifs.
05:32On ne sait pas ce qu'il faisait
05:32avec des engins explosifs.
05:34À 12 ans.
05:34On dit des engins explosifs.
05:35C'est quoi, des engins explosifs ?
05:36C'est des mortiers d'artifice.
05:38À 12 ans.
05:39À 12 ans, dans les rues de Shell.
05:41Et pareil, trois doigts arrachés.
05:43On a eu également à Lormont,
05:45des CRS qui ont fait face...
05:46Près de Bordeaux, ça.
05:47À côté de Bordeaux,
05:48des CRS qui ont fait face
05:49c'est une cinquantaine de fauteurs de troubles.
05:5327 grenades lacrymogènes ont dû être tirées.
05:55Pareil à Nice, à Rennes,
05:57à Noyel-Godeau, dans le Pas-de-Calais.
05:59Voilà, un homme qui a été filmé
06:02en train de viser aux mortiers
06:03les locaux de la police municipale.
06:05Donc voilà, un peu partout sur le territoire.
06:06À Rosé, on l'a dit, non ?
06:07Ce matin, on parlait de Rosé.
06:09Il y a eu à Rosé également.
06:09C'est près de Nantes, Rosé.
06:10Le commissariat de Rosé
06:11qui a été pris pour cible.
06:13Pareil, des mortiers d'artifice
06:14qui ont été tirés sur la façade du bâtiment.
06:17Bon, vous avez réussi quand même
06:18à avoir des chiffres.
06:20J'avais cru comprendre
06:21que le ministère de l'Intérieur
06:24ne voulait plus communiquer
06:26ces chiffres, fut un temps.
06:27Donc, on arrive quand même à les avoir.
06:30Les chiffres des interpellations
06:31et des déplacements en garde à vue
06:34vont être communiqués dans la journée.
06:35On ne sait pas encore à quelle heure.
06:36Sûrement dans l'après-midi,
06:37en fin d'après-midi.
06:38On verra s'ils vont communiquer
06:40également le chiffre des voitures,
06:41du nombre de voitures brûlées.
06:43Ça, c'est un mystère.
06:43Pour l'instant, voilà.
06:44Beauvau n'a pas répondu
06:45à nos sollicitations
06:46par rapport à ces chiffres.
06:47Est-ce qu'on a le profil
06:48des gens qui ont été interpellés ?
06:52Des jeunes hommes,
06:53il y a beaucoup de mineurs.
06:54Oui.
06:55Qu'est-ce qu'ils fichent dehors ?
06:57On ne sait pas,
06:57mais en tout cas,
06:58ils sont dehors.
06:58Ou sont leurs parents ?
06:58On ne sait pas.
06:59Ou sont les parents ?
07:00On ne sait pas,
07:01comme d'habitude.
07:02Non mais bon,
07:03il faut le dire,
07:04il y a quand même un problème
07:04dans ce pays.
07:05Il y a un problème d'encadrement
07:07des mineurs,
07:08une fois de plus.
07:09Et cette nuit,
07:09en particulier,
07:10le gamin de 12 ans
07:11qui a perdu trois doigts
07:12parce qu'il avait des engins explosifs,
07:14comme vous dites,
07:14entre les mains,
07:15qu'est-ce qu'il fichait dehors
07:16à cette heure-là ?
07:17C'est de l'éducation,
07:18c'est pas de l'encadrement.
07:19C'est de l'encadrement,
07:21c'est de l'éducation,
07:22c'est tout ça.
07:23Donc moi,
07:23j'ai envie de vous dire,
07:24tiens,
07:24Gabriel Cluzel,
07:25vous êtes mère de famille,
07:26est-ce que vos gamins,
07:27ils étaient dehors
07:28à 2h du matin
07:29en train de lancer
07:30des mortiers contre les flics ?
07:31Non !
07:31Certainement pas.
07:33Non mais c'est vrai
07:34que c'est un vrai sujet
07:35parce que de toute façon,
07:36c'est un sujet récurrent
07:36mais comme les mineurs,
07:38finalement,
07:38on ne sait pas
07:39comment les sanctionner
07:40puisqu'on considère
07:41que ce sont des enfants.
07:42Il y a une impunité
07:44d'atmosphère
07:44pour cet âge-là
07:46mais ce sont les parents
07:49rendus responsables
07:50de ce qui se passe.
07:51Moi, je ne comprends pas
07:52ce pays,
07:52de toute façon,
07:53ça fait un petit moment.
07:54Moi, mon fils casse
07:54les lunettes de son voisin
07:55dans la cour de récréation
07:56de l'école,
07:57c'est moi qui suis responsable
07:58et je ne dis pas le contraire.
07:59C'est normal,
07:59je suis sa mère.
08:00Mais eux,
08:02là,
08:02il y a des tirs de mortier
08:03dans la rue
08:04à 1h du matin
08:05par des gamins de 12 ans.
08:06Les parents ne sont pas responsables
08:07visiblement.
08:08Ils sont où les parents ?
08:09Non mais si vous voulez,
08:10il y a quelque chose
08:11de complètement tragique
08:12dans ce pays
08:13sur ce plan-là.
08:14D'ailleurs,
08:14je remarque qu'aujourd'hui
08:15on dit « Oh, finalement,
08:16ça s'est bien passé ».
08:17Parce que ça aurait pu être pire,
08:19on considère que c'est bien.
08:20Ça rejoint le discours
08:22du ministre de l'Intérieur
08:23hier quand on parlait.
08:25On met 90 000 personnes
08:28en bleu sur le sol français
08:30et on se rend compte
08:31que finalement,
08:31il y a un nombre
08:32incompressible
08:32de voitures volées,
08:34d'incidents,
08:35d'exactions diverses et variées.
08:36C'est quand même
08:37extrêmement inquiétant.
08:38Parce qu'on se fixe
08:40toujours au stade
08:41à l'année précédente
08:43souvent ou aux années précédentes.
08:44Oui, j'entends bien.
08:45Alors attendez,
08:45Jean-Baptiste Marti,
08:46j'interromps votre discussion
08:48parce que Pascal Praud
08:49vient de m'appeler.
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