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  • il y a 2 jours
Un incendie a ravagé un bar dans la station suisse de Crans-Montana durant le réveillon de la Saint-Sylvestre, tuant une quarantaine de personnes et blessant 115 autres, selon le dernier bilan des autorités locales. Au moins neuf Français sont blessés et huit sont portés disparus.

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Transcription
00:00Je veux répéter ici une fois encore, même si cela a été dit plusieurs fois, l'importance que met la police cantonale pour l'identification de toutes les personnes décédées.
00:12C'est une priorité absolue pour l'instant. On peut s'appuyer pour faire ce travail avec quasiment tous les corps de police cantonaux,
00:22avec la Confédération, notamment la police judiciaire fédérale, avec différents partenaires suisses et internationaux.
00:29Dans ce contexte-là, nous avons fait appel à une structure qui s'appelle le DVI, qui est une structure suisse qui est essentiellement engagée pour identifier les victimes de catastrophes.
00:42Elle est composée de policiers, policiers scientifiques, enquêteurs, mais également de médecins légistes et de dentistes.
00:48C'est cette structure qui a été notamment engagée en 2004, lorsque le tsunami a également eu les victimes suisses.
00:57Elle travaille sur des standards internationaux, notamment des recommandations d'Interpol, dans la mesure où, dans ce domaine-là, dans l'identification de victimes,
01:09aucune erreur n'est évidemment permise et nous devons de rendre aux familles la bonne dépouille.
01:15La police valaisanne, avec l'accord du ministère public, a fait appel à cette structure, qui travaille depuis hier, comme l'a dit Mme la procureure générale, avec plus de 30 collaborateurs.
01:27Dans un premier temps, ils se sont rendus sur place. Ils ont relevé les dépouilles pour les acheminer en pleine, selon un protocole établi.
01:34Et au moment où je vous parle, ils poursuivent l'examen des corps, de manière à pouvoir compléter le dossier post-mortem.
01:43Le dossier post-mortem, c'est le dossier qui contient l'ensemble des éléments d'identification que l'on trouve sur la dépouille.
01:50C'est ses empreintes digitales, c'est son ADN, c'est peut-être des objets qu'elle porte encore au moment de son décès.
01:57Et puis, ces données-là seront comparées avec les données antémortem, qui sont les données qui ont été recueillies depuis le premier jour auprès des familles et des proches.
02:08C'est des informations sur l'habillement, des informations sur les objets qu'elle pouvait éventuellement détenir,
02:13mais c'est aussi les prélèvements ADN qui sont faits et qui feront l'objet de comparaisons par la suite.
02:20Une fois ces deux éléments, antémortem et post-mortem, obtenus, un dossier est préparé.
02:27Il est soumis à une commission d'identification. Cette commission d'identification est composée du ministère public, de la médecine légale et d'un policier.
02:36Et cette commission va valider ce qu'on appelle une procédure de réconciliation.
02:43Elle va valider la corrélation entre l'antémortem et le post-mortem.
02:49Une fois que cette corrélation est établie, le dossier est validé par cette commission qui le soumet au ministère public,
02:56qui va libérer le corps et à la médecine légale qui va compléter le certificat de décès.
03:03Et ensuite, on pourra procéder à l'annonce aux familles et ensuite procéder à la suite des opérations.
03:10Nous avons l'appui aujourd'hui également des registres d'état civil qui nous aident aussi de manière à ce que les familles concernées n'aient pas le moment venu à faire toute la procédure seule.
03:24Ils seront accompagnés par des inspecteurs de la police judiciaire qui vont s'occuper de ces formalités avec les offices d'état civil que je remercie d'avance
03:32parce que c'est fort précieux de pouvoir compter sur eux.
03:36Donc voilà un petit peu la procédure qui est mise en œuvre.
03:39Pour nous, c'est une priorité absolue, mais vous l'avez compris, elle est complexe.
03:44Elle nécessite d'être extrêmement méticuleux.
03:46On ne peut pas, et je le répète, on ne peut pas se permettre de commettre des erreurs dans ce domaine-là.
03:51Et même si cette attente, et cette attente, on le sait, elle est extrêmement difficile à vivre, nous le savons.
03:57Et c'est pour ça que tous nos collaborateurs travaillent jour et nuit depuis la survenance de l'événement
04:02pour pouvoir le plus rapidement possible apporter cette réponse aux familles.
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