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  • il y a 3 jours

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00:00mois des élections municipales, le maire sortant de Perpignan est donc notre invité, Simon Calvoque.
00:05Bonjour Louis Alliot.
00:06Bonjour.
00:06Comment faire campagne à Perpignan tout en étant jugé à Paris ?
00:10Votre procès en appel démarre la semaine prochaine.
00:13Avec vous, Marine Le Pen et d'autres cadres du RN seront rejugés pour un mois.
00:17C'est un long procès qui se prépare, c'est le procès des assistants parlementaires de l'ex-FN au Parlement européen.
00:22En première instance, on peut le rappeler, vous aviez été condamné.
00:2518 mois de prison, dont 6 mois fermes, 8000 euros d'amende, 3 ans d'inéligibilité.
00:28Vous aviez été reconnu coupable de détournement de fonds publics sans enrichissement personnel.
00:33Vous avez fait appel de cette décision.
00:34Le nouveau procès démarre donc mardi prochain.
00:36Comment allez-vous faire campagne dans ces conditions, Louis Alliot ?
00:40Je suis le plus petit dossier et donc je n'aurai à me présenter dans le tribunal qu'une demi-journée.
00:46C'est aussi simple que ça.
00:47Donc vous n'allez pas être un mois à Paris ?
00:49Non.
00:50Juste une demi-journée ?
00:51Exactement.
00:52Le reste du temps, vous serez ici en campagne ?
00:55Et oui, à tous les voeux du mois de janvier.
00:57Et puis la campagne démarrera, on va dire, au début février, par les visites de quartier, les débats, etc.
01:04Donc voilà.
01:05Ça ne va pas parasiter votre campagne tout de même ?
01:07Ça peut pas être un gros caillou dans la chaussure ?
01:08Je vous ai dit déjà la dernière fois, à chaque fois vous me posez la question, alors j'y reviens à chaque fois.
01:12Ça fait 10 ans que ce procès revient systématiquement dans l'actualité, à la une du journal évidemment local.
01:19Et pourtant les électeurs n'en ont tenu aucun compte.
01:22Évidemment, ils savent pourquoi il n'y a aucun enrichissement personnel et aucun emploi fictif.
01:26C'est une question que l'on va débattre maintenant juridiquement devant la cour d'appel.
01:30Moi, la mairie de Perpignan est bien gérée et je continuerai à gérer la mairie de Perpignan.
01:34Qu'est-ce qui vous fait croire que l'issue de ce procès en appel pourrait être différente de la première ?
01:39Parce que l'appel, les juges en appel font plus de droits et techniquement ont beaucoup plus abouti et beaucoup plus précis que le font les magistrats de première instance.
01:50Et donc dans mon dossier, au milieu des 11 prévenus, parce qu'il y en a 11 aujourd'hui, comme je vous disais, je suis le plus petit dossier.
01:58Ça concerne un assistant parlementaire pour 4 mois de travail et ça concerne au moins de 20 000 euros de salaire qu'il a perçu lui, pas moi.
02:06Un mail est changé en quelques mois de travail, un mail.
02:09Justement sur ça, M. Colbock, on en reparlera devant le tribunal parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont été dites et faites et le travail des assistants parlementaires ne se juge pas au mail.
02:20Voilà.
02:21La décision de ce procès en appel, elle sera rendue au printemps, après les élections municipales.
02:25Dans le cas où vous êtes élu, réélu, Louis Alliot, et puis de nouveau condamné et notamment une peine d'inéligibilité, qui vous remplacerait au poste de maire ?
02:32Écoutez, on verra bien.
02:34On est un conseil municipal et mes colistiers se prononceront entre eux pour choisir éventuellement le nouveau maire.
02:42Mais je ne me place pas dans cette perspective, tout simplement, parce que comme je vous l'ai dit, je pense que d'ailleurs à l'identique du procès du Modem et de François Bayrou,
02:51je ne vois pas pourquoi on nous condamnerait à nous et notamment en ce qui me concerne, moi,
02:56et qu'on aurait laissé avec du sursis ou sans peine des politiques des autres partis.
03:02– Oui, enfin, François Bayrou a été relaxé, mais beaucoup de cadres du Modem, eux, ont été condamnés.
03:06– Non, ils ont tous pris du sursis, monsieur.
03:08– Oui, mais ils ont été condamnés.
03:09– Ils ont tous pris du sursis, ça veut dire qu'il n'y a pas d'application de peine et qu'ils peuvent continuer à faire ce qu'ils font.
03:13Il y a une remarque aussi, puisque vous parlez de tout ça, le parti de monsieur Mélenchon et monsieur Mélenchon lui-même
03:18est poursuivi pour les mêmes faits, mais pour l'instant, il bénéficie de la mensuétude du parquet financier
03:24qui, encore, n'a pas fixé sa date de procès.
03:27– Lors du premier procès, vous aviez avancé quand même le nom de Patricia Fourquet pour vous remplacer,
03:32ce serait elle de nouveau ?
03:33– Non, Patricia, c'était un nom par intérim le temps qu'il y ait cette nouvelle élection.
03:38– Non, là, ce ne sera pas le cas, comme je vous disais, ça se passera entre les colistiers de ma liste.
03:44– Ça pourrait être votre premier adjoint ? Ça pourrait être Charles Ponce, par exemple ?
03:48– Écoutez, entre eux, ils verront bien qui.
03:50– On a du mal à croire que vous allez les laisser décider entre eux, si c'est vous qui êtes élu ?
03:53– Oui, mais attendez, vous n'avez pas vu ma nouvelle liste et on verra bien qui il y aura sur cette liste.
03:57Donc, pour l'instant, je ne me place pas dans cette perspective et donc je continuerai à assumer ma mission.
04:02– Et n'oubliez pas qu'après l'appel, il y a aussi la cassation.
04:05– Oui, qui n'est pas suspensive.
04:06– C'est-ci, dans la matière pénale, oui, pour le coup.
04:08– Si vous êtes déclaré inéligible là, vous ne pouvez pas être...
04:11Si vous faites appel, si vous allez devant la cour de cassation, vous êtes inéligible.
04:15– Sauf, attendez, vous voyez, il faut étudier les dossiers.
04:17Si j'ai l'exécution provisoire, s'il n'y a pas d'exécution provisoire, j'irai en cassation et ça suspendra la peine.
04:23– Charles Ponce, il ne ferait pas un bon maire ?
04:25– Charles Ponce ferait un très bon maire, comme d'autres dans la liste.
04:28– Vous n'aviez pas donné son nom lors du premier procès ?
04:30– Parce que je disais, on mettait quelqu'un par intérim, voilà, le temps qu'on prépare la suite.
04:36– Il ne peut pas être un bon maire par intérim, Charles Ponce ?
04:38– Oui, mais il y a une nouvelle liste, il y a une nouvelle équipe qui va se mettre en place.
04:41Évidemment, pas totalement remaniée, mais je pense qu'il y aura aussi dans cette équipe
04:46des gens qui comptent déjà dans la ville et qui compteront encore plus au prochain mandat.
04:51– 7h48, Simon Colbock, votre invité, c'est le maire sortant de Perpignan, Louis Alliot.
04:55– Ça fait bientôt six ans que vous êtes maire de Perpignan, Louis Alliot.
04:57De quoi est-ce que vous êtes le plus fier ?
04:59– Tiens, trois choses, trois réalisations qui, selon vous, ont changé, ont amélioré la vie des Perpignanais.
05:04– La sécurité, voilà, la présence de la police 24h sur 24, 7 jours sur 7,
05:09avec un peu plus de proximité dans les rues, c'est pas encore assez,
05:13on fera mieux au deuxième mandat, mais pour l'instant c'est pas mal.
05:16– Parce que les chiffres sont très contestés, entre 2023 et 2024, plus 10%,
05:21– Chiffre du ministère de l'Intérieur, plus 10% pour crimes, délits et actes de délinquance.
05:26– Moi, j'écoute la voix du peuple dans la rue, et la voix du peuple dans la rue,
05:32elle voit bien les efforts qui sont faits et les résultats.
05:35Les chiffres que vous donnez, d'ailleurs, contredisent les chiffres de l'année d'avant.
05:39On est une ville frontalière, le trafic de drogue explose,
05:42et les clandestins avec, quand l'État aura réglé la drogue et les clandestins,
05:46Perpignan sera une ville tranquille, et je n'ai pas les prérogatives de rétablir l'ordre,
05:51qui appartient au préfet et à la police nationale.
05:54– Donc si je comprends bien, quand les chiffres de la délinquance baissent,
05:56c'est grâce à vous, quand ils augmentent, c'est à cause de l'État ?
05:58– Pas du tout, la seule chose que je peux dire, c'est que sans le travail de la police municipale
06:01et sans la proximité des policiers municipaux à Perpignan,
06:04la délinquance serait beaucoup plus importante.
06:06On va au maximum de nos prérogatives, mais on ne remplacera pas
06:11ni les lois, ni les prérogatives de la police nationale.
06:14– Il y a plus de 200 policiers municipaux aujourd'hui à Perpignan,
06:16plus de 400 caméras de surveillance, est-ce qu'il en faut encore davantage ?
06:19– Je pense qu'il faudra arriver au bout du deuxième mandat à 250 policiers municipaux
06:24et évidemment à des caméras qui sont concentrées la plupart du temps sur le centre-ville
06:29et il faudra aller maintenant faire de la caméra dans la périphérie
06:32parce qu'il y a là aujourd'hui beaucoup de cambriolages notamment
06:36et les caméras nous permettraient justement d'y faire face.
06:38– Je vous ai demandé trois choses dont vous êtes le plus fier,
06:41vous m'avez parlé de la sécurité, il y en a d'autres ?
06:42– Je vous ai parlé de la qualité de vie et de la propreté dans Perpignan,
06:47tout le monde le reconnaît évidemment, à l'exception d'un quartier
06:51et encore dans ce quartier-là, tous les matins il est propre,
06:54ce n'est que le lendemain qu'il est sale, mais on s'y astreint.
06:58Et au second mandat, il y aura une attention particulière
07:01puisqu'il y a de nouveaux bâtiments qui se construisent
07:03et on va mettre en place une nouvelle politique de proximité sur Saint-Jacques.
07:07Et puis il y a ce qui ne se voit pas et ce qu'on a fait,
07:11c'est-à-dire le travail au sein des équipes municipales
07:14de réorganisation des équipes.
07:17Et de ce point de vue-là, je pense que l'administration
07:19est aujourd'hui beaucoup plus fluide et efficace qu'elle ne l'était auparavant.
07:22– Il y a aussi des promesses qui n'ont pas été tenues,
07:24je pense par exemple à l'entrée de ville, l'arrivée nord à Perpignan,
07:28le pont Arago, vous aviez parlé d'un nouveau parking,
07:30de l'extension du parc de la Pépinière, ça n'a pas été fait pour quelle raison ?
07:33– Ça n'a pas été fait parce que les études qui montrent
07:35le flux de voitures qui rentrent en ville s'est terminé il y a à peu près 6 mois
07:38et que le flux de voitures, c'est à peu près 22 000 véhicules le jour,
07:43il dépassait les capacités du projet qui avait été imaginé
07:45par le cabinet d'études et donc le cabinet aujourd'hui,
07:49nous travaillons à cette entrée de ville avec…
07:52– Donc le projet n'est pas abandonné ?
07:53– Pas du tout, il fait partie des projets de deuxième mandat.
07:56– Le parc ATM, le puits du Faux-Catalan, ça vous avez dit, on met de côté,
08:01en revanche vous avez expliqué que vous étiez favorable à ce projet de parc ATM
08:05autour des jeux vidéo, notamment secteur du Mas-Bresson.
08:08Or, l'agglo dit que les terrains ne sont pas constructibles,
08:10est-ce que ce projet est enterré ?
08:11– L'étude continue à se faire par les privés qui ont ce projet en tête,
08:17c'est un processus long, administratif,
08:21et il y a une technique administrative qui permettra, si le projet aboutit,
08:26de donner à l'agglo ce projet clé en main qu'elle ne pourra pas refuser.
08:30Parce qu'on ne peut pas geler des terrains sans projet,
08:34alors que des projets existent qui sont prêts à être finalisés
08:37et qu'on pourrait ne pas faire parce qu'on bloque des terrains.
08:40– Mais vous allez absorber tout le foncier,
08:41les autres maires de l'agglo de Perpignan ne pourront rien faire sur leur commune,
08:44c'est ça qui vous reproche.
08:45– Il ne faut pas mentir aux gens, M. Colbock,
08:47Perpignan a donné 42 hectares pour l'immobilier, notamment privé, aux autres communes.
08:53Il aurait pu se les garder pour lui.
08:54Donc on a été solidaires en matière d'immobilier privé et en matière d'économique.
09:00Eh bien, nous avons aussi notre part du gâteau,
09:02car je rappelle que 80% de l'économie, c'est Perpignan dans ce département.
09:07Et qu'on ne peut pas nuire aux intérêts de Perpignan
09:09pour des questions d'ailleurs qui ne sont pas, j'allais dire, très claires,
09:14notamment de l'ancien maire de Pézias qui tenait le SCOT
09:17et qui tenait évidemment cette affaire-là.
09:21Et de ce point de vue-là, je me battrai au deuxième mandat
09:23pour réunir tous les maires dans une nouvelle majorité
09:27qui permettra un réel développement économique.
09:29– Très rapidement, votre programme, vous allez le présenter quand ?
09:33– Je le présenterai le jour où la liste sera déposée.
09:36– Et la liste ?
09:37– C'est-à-dire en février, au premier jour du délai légal.
09:40– Et votre liste, elle est arrêtée, ça y est ?
09:42– Elle est en cours de constitution,
09:44puisque j'ai beaucoup de noms qui m'ont demandé de faire partie de cette liste.
09:48Et donc, il faut faire des choix.
09:48– Par exemple, des noms Pierre Parra, Chantal Brusy, d'anciens adjoints,
09:52des majorités Aldwy, Pujol, ils seront avec vous ?
09:54– Vous verrez bien, je n'en dirai pas plus.
09:57– Ah, vous avez un grand sourire, ça veut dire oui ?
09:58– Non, non, pas du tout.
09:59– Pour tous les auditeurs, vous n'avez pas l'image, vous avez un grand sourire,
10:01vous êtes content de votre prise de guerre, de votre prise de guerre.
10:03– C'est systématiquement, c'est systématiquement.
10:05Les questions qu'on me pose, mais vous savez, il n'y a pas que…
10:08– C'est les questions que se posent les gens, on essaie de porter des réponses.
10:11– Mais il n'y a pas que dans la ville, vous savez, il y en a bien d'autres
10:13qui ont des parcours associatifs, des parcours d'entreprise,
10:18aussi très importants pour la ville.
10:19– Vous souhaitez un grand turnover dans votre liste,
10:21ou vous gardez le noyau dur finalement ?
10:22– Je ne sais pas, il y aura le noyau dur,
10:24mais je pense qu'il y aura des noms qui seront étonnants,
10:27et en tout cas qui apparaîtront comme étonnants pour beaucoup.
10:29– Étonnant.
10:30Merci Louis Alliot, vous êtes le maire de Perpignan,
10:32vous étiez l'invité d'ici matin, bonne journée.
10:34– L'invité d'ici matin à retrouver dès maintenant
10:38en podcast sur ici.fr et sur l'application…
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