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  • il y a 2 jours
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Nous allons revenir maintenant sur la tragédie et l'incendie du bar Le Constellation à Grand Montana.
00:0440 morts, 116 blessés.
00:06C'est Naoufel Kawafi qui est sur place pour BFM TV parce que, Naoufel, aujourd'hui,
00:10les autorités communales ont reconnu les manquements dans les contrôles.
00:17Absolument. Des révélations, à vrai dire, qui n'ont pas surpris.
00:20Grand monde ici, on discutait avec plusieurs habitants.
00:22L'une d'entre elles m'expliquait que ce n'était pas étonnant,
00:24qu'elle pensait même que d'autres établissements aux alentours ne respectaient pas ces normes de sécurité.
00:28Un autre qui m'expliquait qu'il regrettait le fait qu'on ait dû attendre un tel drame,
00:33la mort de 40 personnes, avant d'ouvrir les yeux et de se rendre compte de cette réalité.
00:37Des manquements qui ont donc été constatés, qui auraient pu éviter le pire.
00:42C'est ce que nous disent les habitants.
00:43Parmi les manquements, il y a le contrôle qui n'a pas été fait ces cinq dernières années,
00:47alors que ce genre d'établissement, normalement, doit être contrôlé chaque année.
00:51Il y a cette question. Est-ce que la jauge maximale a été respectée ?
00:54La non-présence également d'alarme incendie.
00:57Le président de la commune de Cran-Montana, tout à l'heure,
00:59qui a eu des mots très durs à l'encontre des deux gérants de ce bar,
01:03il parle d'une culture du risque inconsidérée. Écoutez-le.
01:06Les contrôles périodiques n'ont pas été effectués entre 2020 et 2025.
01:14Le Conseil communal a pris connaissance de cet état de fait en consultant les documents remis au ministère public ce week-end.
01:23Nous le regrettons amèrement.
01:25La justice dira l'influence qu'a eu un tel manquement dans la chaîne de causalité ayant conduit au drame.
01:37Nous assumerons toute la responsabilité que la justice déterminera.
01:42En parallèle, la commune a donc annoncé que l'ensemble des établissements qui recevaient du public,
01:48donc en grande partie les restaurants, des bars, allaient être contrôlés ces prochains jours ici.
01:53Et en attendant, les hommages se poursuivent avec toujours ces dizaines de personnes qui viennent se recueillir devant les lieux du drame.
02:00Un hommage national qui doit d'ailleurs être rendu ici. Ce sera vendredi.
02:04– Anna Oufelka Oufi avec Léane Delabrière en direct de Cran-Montana.
02:08– Oui, une revena, c'est quand même une révélation importante, cet homme qui représente la commune,
02:14qui reconnaît qu'il n'y a pas eu suffisamment de contrôle sur ce bar, le Constellation, ces dernières années,
02:20dans la période qui va de 2020 à 2025.
02:24Pas d'alarme incendie, un seul extincteur.
02:26Et puis cette fameuse mousse acoustique, finalement, personne n'a vérifié si tout ça était dans les normes.
02:32– En fait, il y a un problème, il y a plusieurs manquements, effectivement.
02:35Il y a par exemple un contrôle acoustique qui a été fait en septembre 2025,
02:38mais en revanche, il n'y a pas de contrôle sur ces fameuses mousses.
02:41Est-ce qu'il fallait qu'elles soient unifugées ou pas ? On n'a pas compris.
02:43Est-ce qu'il fallait qu'elles soient contrôlées ou pas ? On n'a pas bien compris.
02:46Techniquement, il nous a quand même détaillé qu'il y avait deux issues de secours,
02:49deux, pardon, un extincteur, pas d'alarme incendie,
02:52mais visiblement, ce n'était pas nécessaire pour cet établissement.
02:54Problème de jauge aussi, puisqu'on nous dit 100 en haut, 100 en bas.
02:57Mais la procureure générale nous explique qu'on ne saura jamais
03:00combien il y avait eu de personnes ce soir-là dans l'établissement
03:02à cause des allées et venues.
03:04Donc il y a pas mal de zones d'ombre.
03:05Et puis il y a cette espèce de dilemme de position inconfortable de la commune
03:08qui s'est constituée partie civile, vous l'avez compris, pour avoir accès au dossier,
03:12mais qui très probablement sera traduite devant la justice.
03:15Parce que quand on entend qu'on ne quitte pas un navire en pleine tempête
03:19et qu'on assumera jusqu'au bout nos responsabilités,
03:21je pense que cet homme se prépare quand même à devoir s'expliquer devant les tribunaux.
03:25Et quand on lui pose à la fin une question un peu personnelle,
03:27il explique que ça sera insurmontable pour lui et que ça va être très très compliqué à gérer.
03:32Donc position délicate et beaucoup, beaucoup de zones d'ombre encore à déterminer dans l'enquête.
03:37On voit qu'il y a des responsabilités quand même partagées.
03:39Bien sûr, la première, c'est celle du couple français qui gérait ce bar
03:45et qui sera sans doute très rapidement entendu par la justice,
03:48même si pour l'instant ce couple n'est ni passé en garde à vue,
03:51ni en détention provisoire, ni assigné à résidence,
03:54ce qui est un peu surprend vue de la France.
03:56Mais bon, c'est la justice suisse qui fonctionne comme ça.
03:58Et puis il y a la responsabilité de la commune qui reconnaît,
04:01on n'a pas fait les contrôles nécessaires.
04:03Alors vous qui êtes un consultant sécurité incendie en France,
04:07comment vous regardez ça ?
04:08Alors c'est effectivement une vraie problématique dans le cadre des contrôles de la commune.
04:13Le pendant en France, c'est les commissions de sécurité
04:16qui sont réalisées de façon périodique dans l'ensemble des établissements.
04:19Quand on dit périodique, c'est quoi ? C'est une fois par an ?
04:22Entre 3 et 5 ans pour les établissements dont l'effectif est supérieur à 200 personnes.
04:29Pour tout ce qui est effectif inférieur à 200 personnes,
04:32excepté les locaux à sommeil,
04:34il n'y a pas de commission périodique pour les petits établissements.
04:39D'accord.
04:39Voilà.
04:40Et qu'est-ce qu'on vérifie dans ce cas-là ?
04:41On va vérifier l'ensemble des mesures liées à la sécurité des personnes.
04:46On va aller vérifier si les issues de secours ne sont pas encombrées,
04:51s'ils sont libres, si l'alarme fonctionne,
04:54s'il y a eu des travaux éventuels non déclarés dans l'établissement,
04:59si les travaux qui ont été réalisés non déclarés nécessitent cette déclaration
05:05et l'utilisation des matériaux utilisés.
05:07typiquement, vous avez des possibilités de réaliser des travaux
05:11sans déclaration dans les établissements.
05:14Il y a eu des travaux de réalisés d'ailleurs par le propriétaire lui-même.
05:16Oui, mais visiblement, ça ne posait pas de problème
05:18et lors des contrôles, ça avait été, si je puis dire,
05:20entre guillemets, homologué ces travaux-là.
05:21Mais cette mousse d'isolation phonique,
05:24est-ce qu'elle n'est pas inifugée ?
05:26Visiblement pas.
05:27Est-ce qu'elle devait l'être ?
05:29Est-ce qu'elle existe en étant inifugée ?
05:31Oui, bien sûr, elle existe, que ce soit en France ou en Suisse.
05:33Elle est plus chère ?
05:34Ah oui, ça passe de 1 à 5, voire 6 en matière de tarifs
05:40pour le même mètre carré de mousse.
05:43Ce qu'il faut savoir, c'est qu'en Suisse,
05:45la réglementation est quasi équivalente en France.
05:49Vous avez donc une obligation de réaction au feu RF1 à RF4.
05:55Et pour ce type d'établissement,
05:57les mousses devaient être RF2 au plafond.
05:59Ce qui est le pendant du M1 aujourd'hui en France.
06:03En France, on a du M0 à M4.
06:05Pour simplifier, le M0, c'est de l'incombustible.
06:08Le M1, c'est ininflammable.
06:10Donc, le RF2 en Suisse, c'est équivalent à l'ininflammable.
06:16D'accord.
06:17Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale,
06:19les élus ont observé une minute de silence.
06:22Vous savez que la France sera représentée sur place
06:25lors de la journée d'hommage.
06:26Et aujourd'hui, les députés ont tenu à se lever dans les travées du palais Bourbon,
06:30à être debout et à respecter cette minute de silence
06:33en mémoire des victimes françaises dont nous allons parler maintenant, justement.
06:37On va en parler avec Philippe Jaffet,
06:40qui est psychologue, membre du comité des droits de l'enfant à l'ONU.
06:44Avec Jérôme Moreau, vice-président et porte-parole de la Fédération France Victime.
06:48Jérôme Moreau, effectivement, la France qui paye un lourd tribut
06:51dans ce tragique incendie, Jérôme Moreau.
06:55Il faut accompagner les parents des victimes.
06:58Rappelons, neuf personnes décédées, une vingtaine de blessés.
07:02Vous êtes déjà en contact avec ces familles ?
07:05Alors, nous avons reçu la liste ce matin,
07:10suite à notre rendez-vous hier avec Gérard Darmanin à Garde des Sceaux.
07:15Et nous avons déjà commencé à les contacter.
07:18Neuf personnes sont donc tuées,
07:20donc toutes les familles endeuillées ont été contactées en priorité.
07:24Et nous avons une liste de 23 personnes qui ont été blessées,
07:28dont 17 qui sont toujours hospitalisées.
07:30sur ces 17 personnes hospitalisées.
07:35Pour l'instant, nous avons le chiffre de 11 personnes hospitalisées en France
07:39et 6 personnes à l'étranger,
07:41sachant que ça peut évoluer d'un jour à l'autre avec les transferts
07:44et les possibles sorties pour les personnes qui sont en agence relative.
07:49Aujourd'hui, on sait précisément où sont ces personnes hospitalisées,
07:52parce qu'on sait qu'elles ont été réparties un peu partout en Europe.
07:57Nous savons exactement où est-ce qu'elles sont aujourd'hui.
07:59– D'accord.
08:00En fait, cet accompagnement que vous allez proposer aux familles,
08:03c'est un accompagnement aussi juridique,
08:05c'est-à-dire qu'en vue d'un procès,
08:07vous êtes là pour les aider à se constituer partie civile, par exemple ?
08:12– Alors, nous agissons sur trois plans,
08:15les orientations juridiques,
08:18l'accompagnement psychologique et l'accompagnement social.
08:20Évidemment, de manière gratuite,
08:22et nous sommes mobilisés également par la procureure de la République
08:25dans le cadre, effectivement, du dossier miroir
08:27qui va être ouvert suite à l'ouverture de son enquête
08:32et du pôle accident collectif qui est compétent au parquet de Paris.
08:38Et donc, effectivement, la question de la constitution de partie civile
08:42est une des questions et est une dimension essentielle.
08:46Aujourd'hui, les familles sont endeuillées,
08:48donc nous les accompagnons sur, évidemment,
08:51cette immense tristesse qui les traverse,
08:53cette violence suite à un événement traumatique énorme,
08:57et puis nous allons les accompagner dans le cadre de blessures
09:01qui vont être énormes pour leurs proches,
09:03et ça va être quand même extrêmement long.
09:06J'ai envie de dire qu'évidemment,
09:08nous allons leur demander de poser des plaques,
09:10ce qui leur permettra d'avoir accès tant au dossier miroir
09:14et de se constituer partie civile en Suisse.
09:16Mais aujourd'hui, l'essentiel, c'est la gestion de la douleur,
09:20la gestion de la peine et du traumatisme.
09:22Alors, Jérôme Moreau, vous évoquiez ces victimes françaises.
09:24On les a identifiées Nargis Hadji.
09:27On connaît leur nombre, donc neuf.
09:28Mais qui sont-elles ?
09:30Eh bien, parmi les Français décédés figure Noah Thevenot.
09:33Il fait partie des plus jeunes victimes, 14 ans.
09:36On sait qu'il est né et agrandi à Besançon.
09:39Son père est l'un des dirigeants du FC Sochaux-Montbéliard.
09:42Et on le sait, un hommage aura lieu au stade Bonal à Sochaux.
09:47Ce samedi, les joueurs porteront d'ailleurs un brassard noir lors du match.
09:50Et il y aura une minute de silence avant le début du match.
09:55Tiane Panine, elle fait également partie de ces Français décédés.
09:59Elle avait 24 ans.
10:01Elle avait la double nationalité franco-suisse, originaire de Sète.
10:04Elle a grandi dans l'Hérault où ses parents sont commerçants.
10:08Et on sait également qu'elle avait fait sa scolarité dans le Gard.
10:11Elle faisait partie des employés du Constellation.
10:13Elle était serveuse et elle est descendée donc dans l'incendie.
10:17Giovanni Putelli, 39 ans, originaire des Vosges.
10:20Sa famille a annoncé son décès sur les réseaux sociaux.
10:24Et que savons-nous des blessés ?
10:25Eh bien, parmi ces blessés, certains, on vient de l'entendre, sont toujours à l'hôpital.
10:29D'autres sont déjà sortis.
10:31Il y a Ambre, 26 ans, originaire du Nord-Pas-de-Calais.
10:34Elle travaillait, elle aussi, aux Constellations au moment du drame.
10:37Elle est brûlée au troisième degré sur près de 50% de son corps.
10:40Voilà ce que précisent ses proches.
10:42Taïris Dosantos, 19 ans, joueur de football du FC Metz.
10:47Il a de lourdes brûlures sur le corps, sur près de 30% du corps.
10:51Voilà ce qu'a indiqué son agent sur BFM TV.
10:54Et ce que l'on sait, eh bien, c'est qu'il y avait également la petite amie de Taïris Dosantos.
10:59Colline Lansagne, 22 ans.
11:01On sait que Taïris s'est retournée dans le bar pour la sauver.
11:06Elle est originaire de Moselle et elle aussi est lourdement brûlée et actuellement hospitalisée.
11:10Merci Nargis Hadji. Jérôme Moreau, vice-président et porte-part de la Fédération France Victime.
11:14Vous avez dit que les familles seraient accompagnées.
11:17Mais il y aura la condamnation au pénal.
11:19Mais est-ce qu'il y aura aussi des dommages et intérêts ?
11:23Alors évidemment, c'est une question extrêmement importante.
11:26Tout d'abord, on va voir ce que décident les autorités judiciaires en Suisse
11:31et comment ils vont poursuivre les gérants.
11:34Donc il y aura tout d'abord, effectivement, cette dimension judiciaire.
11:36Ensuite, la France est extrêmement bien faite puisque nous avons des fonds de garantie.
11:41Donc il va falloir voir comment les victimes vont pouvoir être éligibles très rapidement
11:44pour les victimes endeuillées, pour les victimes blessées également.
11:48Et puis, évidemment, il y aura toute la question des assurances aussi qui pourraient être mobilisées.
11:53Donc cette question, effectivement, financière est fondamentale,
11:58notamment pour ceux et celles qui vont avoir des séquelles à vie,
12:03notamment ces brûlures dont on sait qu'elles peuvent être terribles.
12:07Et puis, il y a quand même toute la question des endeuillés.
12:09En tout est à cause, aujourd'hui, encore une fois, ce n'est pas forcément la priorité.
12:14Et le temps, il est l'accompagnement du deuil, l'accompagnement du traumatisme,
12:19de cette violence.
12:19Et cette question des dommages d'intérêts qui va se poser et qui est inévitable
12:24et qui est essentielle dans la réparation des victimes,
12:27elle va se faire sous l'angle du temps, en fin de compte, du temps judiciaire.
12:31Mais j'en conviens, ce n'est pas forcément le temps des victimes.
12:34– Alors, justement, vous parliez de ce temps nécessaire d'accompagnement psychologique
12:39et de soutien psychologique.
12:40On est avec Philippe Jaffet, qui est en Suisse
12:43et qui est membre du comité des droits de l'enfant à l'ONU.
12:44Alors, justement, par rapport à un tel drame, ces parents qui ont perdu des enfants,
12:51des adolescents, des jeunes adultes, cet accompagnement psychologique,
12:55comment peut-il concrètement se mettre en place ?
12:58– Alors, concrètement, il faut que les milieux spécialisés,
13:03les professionnels qui sont formés à l'intervention sur des situations de trauma psychologique
13:10de cette nature et de cette ampleur, se mettent à disposition.
13:13En France, vous avez tout un réseau constitué.
13:17Malheureusement, vous avez aussi connu un certain nombre de drames ces dernières années
13:21et vous avez vraiment des spécialistes très au vol.
13:24En Suisse, comme vous avez remarqué, c'est un petit pays.
13:28Nous sommes moins habitués, ce n'est pas une critique envers la France,
13:31c'est pour… on est dans d'autres circonstances.
13:33On n'a pas le nombre de spécialistes sur le plan local pour faire face aux familles locales
13:41qui ont été affectées de manière extrême, perdues des enfants et passablement de blessés.
13:49Il va falloir faire appel à l'entraide cantonale pour se mettre à disposition.
13:55Je voudrais juste ajouter que chaque famille, chaque parent,
13:59gère le deuil souvent très différemment.
14:02Il y a ceux qui ont besoin d'être accompagnés de manière très soutenante et proche
14:07et puis il y en a d'autres qui préfèrent s'isoler, se réfugier dans une certaine pudeur.
14:12Il faut aussi respecter cette approche et simplement se mettre à disposition,
14:18faire des piqûres de rappel au cas où elles ont envie de parler.
14:23Il y a les personnes décédées, puis ces personnes aussi blessées, des blessures très graves.
14:28On parlait de cette jeune fille qui est brûlée sur 50% de son corps.
14:33Donc là, c'est un long processus qui se met en place de soins.
14:39Là aussi, ça demande un accompagnement des familles.
14:42Totalement.
14:45Alors, les blessés graves de brûlure, il y a des protocoles qui sont très élaborés
14:51parce que c'est de longue durée.
14:56Tout d'abord, c'est des mois et des mois de soins somatiques,
15:00avec des greffes, avec des reconstructions plastiques également.
15:06Et ces personnes-là, souvent, on leur met à disposition des professionnels de la santé mentale
15:14qui sont habitués à ce type de prise en charge.
15:18À cela s'ajoute le traumatisme, évidemment, pour l'entourage.
15:21Peut-être une chose que vous n'avez pas citée, c'est quand même l'ampleur de nombre de personnes
15:26qui sont affectées parce qu'il y a des tabelles qui nous permettent d'imaginer
15:31qu'avec le nombre de blessés et de décès, on est en train de parler de 2 000 à 4 000 personnes
15:36dans un entourage relativement proche qui sont affectées, en plus la famille directe,
15:43mais les proches, les amis, tout ça va s'additionner et toutes ces personnes auront besoin d'un soutien.
15:50C'est vraiment une ampleur à laquelle nous ne sommes pas habitués, ni chez nous, ni chez vous.
15:57– Merci Philippe Jaffet, merci de ces indications et de ces précisions que vous nous avez apportées.
16:02Le maire du Touquet est avec nous aussi, le maire du Touquet-Plage, Daniel Fasquet,
16:05le vice-président des Républicains.
16:07Bonsoir, monsieur le maire.
16:08Suite à ce drame, vous avez demandé l'interdiction des bougies et des flammes décoratives.
16:13Où en est votre demande, là ?
16:14– Écoutez, elle a été immédiatement suivie des faits par l'ensemble des acteurs économiques de la station.
16:21C'est très agréable.
16:22– Même si en France, vous savez que les normes ne sont pas les mêmes qu'en Suisse,
16:27même s'il y a une commission de sécurité qui passe tous les trois ou cinq ans,
16:30et dès qu'il y a des travaux dans les établissements,
16:33même si on veille à ce que les tissus, les décors ne soient pas inflammables,
16:40il n'empêche qu'il y a quand même besoin de rassurer la population, les clients.
16:44Et puis, il fallait faire une pause.
16:46Donc, moi, j'aurais proposé, et ils ont immédiatement consenti,
16:50à mettre fin à tout usage de fumigène, d'effets pyrotechniques ou de flammes nues.
16:57Et puis, on va se mettre autour de la table.
16:59J'ai saisi la commission intercommunale de sécurité pour avis.
17:03Et ensuite, je prendrai un arrêté pour interdire purement et simplement
17:06ces flammes nues ou ces effets pyrotechniques,
17:10où les encadraient ou, avec les acteurs économiques de la station,
17:13trouver des substituts, parce qu'il y en existe.
17:16J'en suis absolument convaincu.
17:17Mais ce que vous faites au Touquet,
17:20on pourrait le généraliser sur l'ensemble du territoire ?
17:23Je suis maire du Touquet, donc je ne suis pas ministre de l'Intérieur ni Premier ministre.
17:27Vous avez été élu national.
17:28Est-ce qu'il faudrait une loi qui interdise ce type de bougie étincelante ?
17:35On peut remplacer ça par des LED, par exemple ?
17:37Bien sûr, moi, j'en suis convaincu.
17:39Je pense que ce que je fais au Touquet peut être fait partout ailleurs.
17:42Et il faudrait que le gouvernement prenne l'initiative à ce sujet.
17:46Il y en a tout à fait la possibilité.
17:50Et je ne pourrai que m'en réjouir.
17:52Enfin, monsieur le maire, est-ce qu'on n'est pas en train d'inverser les choses ?
17:55C'est-à-dire qu'on peut quand même utiliser ces bougies.
17:57L'important, c'est qu'on ait des systèmes anti-incendie
18:00et des systèmes inifugés dans les boîtes de nuit.
18:04C'est ce que je vous ai rappelé.
18:06En France, on a des normes qui sont très strictes.
18:08Il y a des commissions de sécurité qui passent régulièrement.
18:11Mais il faut d'abord et avant tout, je pense, envoyer un signal
18:14pour rassurer les clients, les usagers de ces établissements,
18:19les personnels également.
18:22Et puis, par ailleurs, s'il existe d'autres outils,
18:25pourquoi ne pas les utiliser ?
18:27Prenons le moins de risques possibles.
18:30C'est un peu le message que je veux envoyer aujourd'hui.
18:34Tournons la page de ces effets pyrotechniques, de ces flammes nuits.
18:38Utilisons des nouveaux procédés.
18:40Et ces nouveaux procédés garantiront à tous
18:43qu'un drame comme un troncant ne pourra jamais arriver en France,
18:48dans aucun établissement.
18:49Parce qu'il y a une immense majorité des gérants,
18:53des propriétaires sont extrêmement sérieux.
18:55C'est le cas dans ma commune et je m'en porte garant.
18:58Mais voilà, on n'est pas à l'abri qu'à la suite de travaux
19:02qui n'ont pas été déclarés, des produits soient utilisés
19:06qui sont inflammables.
19:08Et là, on peut arriver à une catastrophe.
19:10Peut-être que ce qui s'est passé d'ailleurs,
19:11c'est ce qui s'est passé à Cremontala.
19:13Donc, pour ne prendre aucun risque et être certain
19:16que jamais, jamais ça n'arrivera en France,
19:20prenons une mesure, comme je viens d'en prendre une,
19:24au Touquet-Paris-Plage.
19:25Oui, nous, on est très très choqués.
19:26Parce que le Touquet-Paris-Plage, c'est une jolie station
19:29comme peut l'être Grand-Montana.
19:30Mais c'est pas une heure d'Ambre.
19:32Ambre, elle a travaillé dans les établissements du Touquet.
19:36D'accord.
19:37On la connaît bien.
19:38Je connais bien sa maman.
19:39Je suis en contact avec elle depuis le début de ce drame.
19:43Et on est aujourd'hui très traumatisés, très choqués dans la station.
19:46Bien sûr.
19:46Merci, M. Fasquel.
19:47Je voudrais faire réagir notre spécialiste en sécurité incendie,
19:51David Grubert.
19:52Est-ce qu'effectivement, il faut aller vers l'interdiction
19:53de ces bougies étincelantes, comme on les appelle ?
19:56Interdiction, je ne pense pas, mais plutôt formation des exploitants.
20:01Je pense que la formation des exploitants aux règles
20:05et aux obligations qu'ils ont en matière de sécurité est très importante.
20:09Souvent, les exploitants ne sont pas formés à ces règles.
20:13Aujourd'hui, n'importe qui peut acheter un bar, tenir un bar,
20:16sans avoir les règles pour la mise en sécurité des personnes.
20:22Donc, renforçons les contrôles plutôt, quoi, en fait.
20:24Et la formation.
20:24Et la formation.
20:25Et la formation, contrôle, effectivement.
20:27Mais les contrôles, s'il n'y a pas de formation...
20:30Certains employés l'ont dit, qu'ils n'ont pas eu de formation incendie.
20:33Les personnels, les exploitants installent du matériel
20:36sans forcément être conscients du risque.
20:39Alors, bien entendu, il n'est censé ignorer la loi.
20:42Sauf que là, il y a une vidéo qui est quand même accablante,
20:44qui a été diffusée, c'est des images diffusées par la télévision suisse RTS,
20:48qui montre en fait que ce n'est pas la première fois que ce type de bougie était utilisé,
20:52et que le danger était connu.
20:53Depuis le passage du réveillon entre 2019 et 2020,
20:57il y a une vidéo, effectivement, qui a été authentifiée, utilisée par la RTS,
21:00où on voit un anniversaire avec ses bougies incandescentes,
21:02et une employée qui dit « gaffe à la mousse ».
21:04La mousse, elle est déjà fixée au plafond, les bougies, elles sont déjà là.
21:07Simplement, le soir du 31 décembre, cette année, c'était trop près.
21:10Mais ça faisait des années qu'ils faisaient déjà ça.
21:12Peut-être des employés savaient qu'elles n'étaient pas inifugées.
21:15Merci d'avoir été avec nous.
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