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00:00La grande interview sur CNews et Europain, mon invité ce matin est le maire LR de Cannes,
00:10président de l'Association des maires de France. Bonjour et bienvenue David Lissnard.
00:14Bonjour, bienvenue.
00:14Merci de votre présence.
00:15Les meilleurs voeux à vous et...
00:16Également à vous de même.
00:17Et à tout le public.
00:18Puisque nous parlons effectivement et aux maires, aux élus de France justement qui sont en première ligne.
00:23En particulier...
00:24Comme toujours.
00:24Oui, comme toujours.
00:25En particulier dans les plus petites communes avec cet épisode neigeux qui persiste,
00:29qui se poursuit.
00:30Je ne vais pas vous faire commenter des luttes de neige.
00:32Mais quand même, il y a des routes entravées, des transports perturbés.
00:35Toujours les mêmes interrogations qui reviennent dans notre pays à chaque fois sur un éventuel défaut d'anticipation.
00:41Tout à l'heure, le ministre des Transports sur notre antenne, Philippe Tabarro, dit non.
00:44Tout a été anticipé.
00:45Les services de l'État sont au rendez-vous.
00:49Est-ce que c'est une polémique inutile ?
00:51J'ignore s'il y a cette polémique.
00:52Moi, ce que je peux vous dire, c'est que les maires...
00:55Certains déneigent six mois de l'année dans les communes de montagne.
00:58On ne se pose pas de questions.
00:59Il faut savoir que le déneigement est assuré dans quasiment tous les cas,
01:04non pas par les services de l'État, mais par les services locaux, communaux d'abord,
01:07notamment dans les villages, ou départementaux.
01:09Il y a des services départementaux.
01:10C'est la réalité, puisque les routes ne sont plus sous compétence de l'État,
01:13sauf quelques exceptions.
01:15Et moi, objectivement, commenter la neige, je ne sais pas faire.
01:19Mais vous remarquerez que, quelle que soit l'actualité, qu'elle soit internationale ou autre,
01:25on a tendance désormais à commenter.
01:28Parce que, malheureusement, le déclassement de notre pays se trouve dans tous les domaines.
01:34Et ce qui me frappe quand même, moi, vous savez, je vais essayer de vite rentrer dans ma commune.
01:38J'ai eu des réunions tout à l'heure.
01:41Comment font les pays scandinaves ?
01:42Comment fait le Canada ?
01:45On a l'impression que, lorsqu'il neige en hiver, ça devient une telle actualité.
01:50Et avec un vocable.
01:52J'écoutais des mots sur certaines antennes où on parle d'offensive de la neige.
01:56Comme on parlait d'offensive d'un virus.
01:58Non, une offensive, ça renvoie à une volonté.
02:00Il y a des offensives militaires, on a un contexte géopolitique.
02:03Bon, voilà, il neige en hiver.
02:05Je veux vraiment saluer tous ceux qui affrontent cela.
02:08Parce qu'il y a des difficultés, évidemment.
02:11Juste, dernier point.
02:12Il y a aussi des absurdités.
02:14J'ai un cas d'un maire qui est agriculteur, comme on en a beaucoup.
02:17Et il déneige avec son tracteur.
02:19Et un jour, l'État lui a dit, la préfecture,
02:21vous n'avez pas le droit, c'est une libéralité.
02:23C'est illégal.
02:24Donc, vous devez faire une délibération, vous faire rembourser.
02:27Et il y a eu une procédure pour 90 euros.
02:29Parce qu'il a déneigé une voie privée, sans convention.
02:32Donc, voilà, l'absurditant se retrouve, y compris quand il neige.
02:36Qu'il vente ou qu'il neige, l'absurdistant administratif frappe notre pays.
02:39Et là, l'offensive, elle est sérieuse.
02:41C'est intéressant ce que vous dites, David Desnard.
02:43Vous dites qu'on commente.
02:44Et d'ailleurs, au cœur de l'actualité, il y a eu beaucoup de commentaires
02:46autour des appétits américains après l'arrestation de Maduro.
02:50Cap désormais sur le Groenland.
02:52Peut-être un rachat, peut-être une intervention militaire américaine.
02:55Et là encore, nous sommes dans le commentaire.
02:57La classe politique française s'est divisée.
02:59Et vous, vous avez dit, intervention intéressante,
03:01vous avez acté d'un nouvel ordre mondial.
03:03C'est un état de fête, en réalité ?
03:05Ben oui, c'est une réalité.
03:06C'est une réalité dont il faut en prendre acte.
03:08Le droit international n'a jamais vraiment existé.
03:11Tous les pays l'adaptent à leurs intérêts.
03:15On peut vouloir, moi, je souhaite un droit international.
03:17C'est-à-dire des règles objectives qui permettraient d'éviter la loi du plus fort.
03:20Sauf que la réalité, c'est que des pays défendent leurs intérêts.
03:24Et plus ils sont forts, plus ils les défendent fortement.
03:27Et que nous nous retrouvons démunis après des années, des décennies même,
03:32depuis que les grands présidents gaulliens sont partis.
03:38Eh bien, nous nous trouvons démunis face à ce monde qui nécessite d'être fort.
03:42Je vous disais tout à l'heure que quand on est gouvernant,
03:44on n'est pas là pour commenter, faire un bison flûter ou le butin météo.
03:48Mais à l'international, comme sur la justice, on est là pour prendre acte des réalités.
03:55Et pourtant, nous sommes cantonnés à ce rôle de commentateur, selon vous.
03:58Et vous voyez, c'est pourquoi tout est lié.
04:01Quand on parle de la dette, ce n'est pas qu'un problème comptable.
04:04C'est un problème de liberté.
04:05Et de puissance aussi.
04:07Pourquoi je vous dis ça ?
04:07Parce que cette année, nous payons six fois plus d'intérêts de la dette que le budget de la justice.
04:13Nous payons plus d'intérêts de la dette de l'État que le budget de la défense.
04:16C'est-à-dire que la puissance.
04:18La liberté, la souveraineté, ça ne se proclame pas, ça ne se décrète pas, ça se finance et ça s'organise.
04:24Un pays n'est pas endetté quand il est aussi crédible.
04:26Et les États-Unis défendent leurs intérêts.
04:29C'est intéressant, vous avez employé les mots de souveraineté et de liberté.
04:32Vous avez dit aussi les présidents gaulliens.
04:35Le premier d'entre eux reste le général de Gaulle.
04:38Il est très cité en ce moment sur les deux items, souveraineté et liberté.
04:42Mais chacun voit de Gaulle à sa porte.
04:44Et chacun voit la souveraineté d'une manière ou d'une autre.
04:46Dans cette affaire, la souveraineté, est-ce que c'est la souveraineté des nations, le Venezuela,
04:52ou est-ce que c'est la souveraineté américaine en termes de sûreté de se défendre par rapport à un pays qui vous noie sous la drogue ?
04:58C'est une question complexe.
05:02Très simplement, la souveraineté populaire dans le gaullisme,
05:05la souveraineté d'un pays, elle est assise sur la démocratie.
05:08Tous les discours du général de Gaulle l'expriment, tous.
05:11Le Venezuela, et ce n'est pas une lucidité actuelle, je l'ai écrit en 2017 et en 2024,
05:17le Venezuela n'était plus un régime souverain puisque les élections étaient truquées par Chavez et par Maduro
05:26et qu'ils opprimaient leur peuple, ce qui ne donne pas forcément un droit d'intervenir chez eux.
05:31Parallèlement, des États-Unis, la France et autres disent que nous sommes en guerre contre la drogue.
05:39Et je ne supporte plus les hypocrisies qu'on entend partout qui consistent à dire
05:43« Bon, Maduro, c'est bien qu'il soit parti, mais les moyens utilisés n'étaient pas les bons. »
05:48Que ces gens-là me disent quels moyens ils auraient utilisé en 90 pour que Noguera ne soit plus au Panama,
05:54puisque c'était un précédent, ou aujourd'hui pour que Maduro cesse de blanchir l'argent du Hezbollah
06:00puisqu'il y a un axe, Venezuela, Iran, Hezbollah, terroristes, narcotrafic, tout ça est lié.
06:08Donc si on veut à la fois concilier le droit international, réinventer un droit international,
06:13défendre nos intérêts, et notamment nos intérêts français, contre la drogue, contre l'islamisme, contre le terrorisme,
06:20il faut que cette opération trouve un sens.
06:22Et c'est pourquoi je dis qu'il est peut-être temps de faire une alliance internationale contre le narcotrafic.
06:28Et c'est pourquoi les positions des États-Unis, et moi je suis pour une relation forte atlantiste,
06:34mais les positions des États-Unis sur le Groenland ne sont pas acceptables
06:37parce qu'elles concernent un État souverain et démocratique qu'est le Danemark,
06:41et que si on l'a attaché à la relation atlantique, comme c'est mon cas,
06:44on ne peut pas comparer le Venezuela au Danemark.
06:48Et bien, alors demain, vous vous réveillez ou alors tout à l'heure ?
06:52Et bien vous aurez un communiqué du président de la République qui commentera, qui dénoncera.
06:55Et vous et pouvoir, que ferez-vous à part commenter ?
06:58C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il faut un travail de réorganisation profonde de la France
07:02qui passe par de la prospérité et qui passe par la libération des forces de production.
07:07Parce que pendant qu'on discute de tout cela, nous battons le record des dépôts de bilan en France.
07:12Nous sommes depuis la dissolution absurde de 2024 dans une situation de léthargie démocratique
07:18et de déclin économique extrêmement grave.
07:22Et c'est pourquoi, depuis l'été 2024, je pense qu'il faut réamorcer un cycle démocratique,
07:27une nouvelle élection présidentielle et des élections législatives.
07:30Donc c'est ça le levier de puissance pour pouvoir parler à ces états de puissance.
07:32On peut commenter la neige tant qu'on veut, on peut commenter le Venezuela tant qu'on veut,
07:37on peut commenter l'Iran, j'aimerais bien qu'on parle de ce qui se passe en Iran, qui est fondamental.
07:41Tant qu'on veut, tant qu'on ne comprendra pas qu'il faut, non pas se réarmer dans les mots,
07:46il faut commencer par cela, mais se réarmer par la puissance économique
07:49et donc remettre en cause l'État-providence qui ne fonctionne plus.
07:51Mais alors, au-delà des mots, par exemple, vous au pouvoir, face aujourd'hui au Mercosur
07:55qui va être signé dans quelques jours, qu'est-ce que vous faites ?
07:57On vous a peu entendu, David Lissnard, sur ce sujet ?
08:00Je me suis exprimé, mais je vais le confirmer.
08:03Très clairement, parce que vous êtes aussi un adepte du libre-échange,
08:06mais quand il porte atteinte aux intérêts d'une grande partie de la paysannerie française,
08:11est-ce que vous êtes pour ou contre ?
08:12Moi, je suis un pratiquant du libre-échange, puisque j'ai été commerçant quasiment toute ma vie.
08:16Et dans mon commerce, on ne m'obligeait pas à vendre, et je n'obligeais pas le commerçant.
08:20Et sur le Mercosur ?
08:21Non, mais pourquoi je vous dis ça ?
08:22C'est-à-dire que le commerce, le principe du commerce, a toujours contribué à la richesse des nations.
08:27En revanche, quand on a une pensée libérale, on ne peut pas accepter les distorsions de concurrence.
08:33Donc, le Mercosur, pourquoi c'est exaspérant ?
08:36Parce qu'en fait, c'est un accord où l'essentiel des dispositions sont positives
08:41pour l'industrie automobile française.
08:44Pardonnez-moi de vous parler d'abord d'une grande partie de nos paysans français.
08:47Aujourd'hui, il n'est pas signable, car on ne peut pas sacrifier nos éleveurs.
08:51Aujourd'hui, ni hier, ni demain ?
08:52Ben oui, absolument.
08:53Vous semblez dire qu'avec certaines clauses, il pourrait être signable demain.
08:56Ce qui est dommage, c'est qu'on va soit accepter un accord global en vertu d'une doctrine européenne obsolète.
09:04L'obsolescence de la Commission européenne qui ne veut signer que des accords globaux
09:08dans lesquels la France est toujours la variable d'ajustement et au sein de la France, les éleveurs.
09:13C'est systématiquement le cas.
09:15Ça, ce n'est pas acceptable.
09:17Et ce qui est dommage, c'est que depuis des années, quelques voix, Arnaud Dangean ou d'autres,
09:21disaient, attention, 90% des dispositions sont positives pour les fromagers français,
09:27pour les équipementiers français, mais on ne peut pas avoir cette globalité inacceptable pour les consommateurs.
09:34Oui, parce que le Président de la République a un nouveau discours,
09:37où hier, il s'enorgueillit d'avoir 45 milliards de plus de dépenses publiques à la PAC.
09:41Déjà, une fois de plus, on veut subventionner la douleur,
09:44mais en fait, c'est le prix du renoncement français à défendre l'élevage.
09:48Je vais m'arrêter, parce qu'il est important de savoir ce que vous pensez précisément sur ce sujet,
09:51comme à l'époque, le CETA, d'ailleurs accord appliqué depuis 2017,
09:57pour lequel vous avez trouvé toutes les vertus, tous les résultats positifs.
10:00L'ALENA est positif aussi.
10:03Oui, c'est-à-dire donc vous au pouvoir, les accords de libre-échange, c'est plutôt positif.
10:06J'essaierai de développer au maximum le commerce qui enrichit notre pays.
10:11Mais vous auriez dit non au mercredi.
10:13Mais enfin, c'est du bon sens.
10:14Il faut sortir du Mercosur des dispositions inacceptables,
10:19qui consistent à dire qu'on n'a pas le droit en France d'élever notre bétail d'une certaine façon,
10:25mais en revanche, on se verrait imposer de l'importation de viande élevée avec des substances non autorisées.
10:31Ce qu'il faut dire aussi, c'est que le Mercosur cache l'arbre inacceptable,
10:35que je viens d'évoquer, de cette disposition du Mercosur,
10:37cache l'arbre encore plus inacceptable de toutes les surtranspositions françaises
10:42qui font que nos agriculteurs en France ont plus de contraintes que les autres agriculteurs européens.
10:47Parce que les agriculteurs hollandais, italiens, espagnols et allemands
10:51sont moins contraints que les agriculteurs français
10:54parce que leurs États ne surtransposent pas les interdictions de production.
10:58Il y a plus de substances interdites en France que décidées par l'Europe.
11:02L'absurdistan.
11:03L'absurdistan.
11:03Alors, le traité du Mercosur est signé notamment par l'Argentine,
11:06pays dont vous vantez les performances et le redressement,
11:09notamment dans le JD News cette semaine.
11:12Vous dites à David Lissnard qu'il faut s'inspirer de l'Argentine pour redresser la France.
11:16Alors, vos détracteurs, il y en a, affirment que vous serez le sabreur des services publics français,
11:22tout comme ils pensent que Milley est le sabreur des services publics argentins.
11:26Que leur répondez-vous ?
11:27Moi, je ne crois qu'à la réalité.
11:29L'Argentine et la France ne sont pas les mêmes pays.
11:32Je l'écris aussi, comparaison ne vaut pas raison.
11:34Mais déni de réalité français vaut des raisons.
11:36Et c'est très simple.
11:39L'Argentine était la vision ultime de ce que nous sommes en train de vivre.
11:43C'est-à-dire toujours plus de dépenses publiques.
11:45On dépense plus.
11:46Le service public dépense plus qu'ailleurs.
11:48Et on a moins de services publics.
11:49Moi, je le vois tous les jours.
11:51Les problèmes dans les services de psychiatrie, le manque de magistrats, etc.
11:55Comment on peut avoir le record du monde en France de la dépense publique et des services publics qui se dégradent ?
11:59Il faudrait peut-être se poser cette question.
12:01Pourquoi ? Parce que réduire la dépense publique, réduire le périmètre de l'État, supprimer des ministères,
12:06c'est ce qui va permettre de retrouver des vrais services publics.
12:10Alors, ça paraît contre-intuitif parce qu'on est biberonné à l'interventionnisme, à l'étatisme.
12:15Mais le vrai courage serait celui-ci selon vous.
12:17Mais bien sûr.
12:18Et pour cela, la baisse de la dépense, ce n'est pas une fin en soi.
12:22C'est le moyen d'alléger le fardeau sur ceux qui créent de la valeur, qui créent de la richesse.
12:26Et on fait tout le contraire.
12:28Tous les budgets qu'on nous propose.
12:29Au lieu d'aller chercher les meilleurs créateurs du monde, de garder nos talents en France,
12:34nous, on pénalise la création et le talent.
12:37Expliquez-nous ce matin.
12:37Et on subventionne l'oisiveté.
12:39Expliquez aux auditeurs d'Europe 1 et aux téléspectateurs de CNews,
12:43pourquoi alors votre famille politique, en particulier les LR, sur le budget,
12:48là dont vous avez fustigé quand même le cœur et le sens,
12:53eh bien, ils affirment qu'en fait, le voter, c'est être responsable.
12:57Parce que je pense que c'est une...
13:00D'abord, alors, tout le monde ne dit pas ça,
13:01puisqu'il y a une grande différence entre ce que disent, par exemple, les sénateurs et les députés.
13:05Je parle de ceux qui sont quand même à l'Assemblée nationale.
13:06Le président du parti ne dit pas cela.
13:08Donc, il y a une incohérence au sein de LR très forte qu'il va falloir trancher.
13:12Et je fais tout pour qu'elle soit tranchée dans le sens de l'intérêt général,
13:15qui est celui de la libération du pays et de la rupture
13:17avec ce qui est repris aujourd'hui par Bruno Rotario,
13:21le social-étatisme, que je dénonce depuis longtemps.
13:23D'ailleurs, vous vous retrouvez sur l'expression.
13:25Oui, sauf que sur les moyens, c'est pas avec des réformettes qu'on va le faire.
13:28Il va falloir une radicalité.
13:30Ce qui est intéressant, Chimilei, c'est pas de transposer...
13:33La radicalité.
13:33Oui, la radicalité.
13:34Sans la brutalité.
13:35C'est aller à la racine des choses.
13:37C'est-à-dire, comme on le fait dans une mairie,
13:38comme on le fait dans une entreprise.
13:39Mais oui, c'est pas l'extrémisme.
13:41C'est-à-dire que si on continue à faire du en-même-tantisme,
13:44de la mollesse, du théâtre politique,
13:46là, on ouvre la voie aux extrêmes.
13:48Permettez-moi une question sur le théâtre.
13:48L'antidote à l'extrémisme, c'est la radicalité,
13:51dans le sens de l'intérêt de la nation.
13:53Et est-ce qu'il faut de la radicalité dans l'action politique propre ?
13:57C'est-à-dire que vous avez dénoncé vous-même,
13:58en tout cas, vous avez appelé à la démission d'Emmanuel Macron,
14:00David Lissner, vous étiez presque prêt à quitter même
14:02votre famille politique.
14:04Et après, vous êtes rentré au Bercail.
14:06Vous n'êtes pas radical dans ce sens-là.
14:08Je ne peux pas rentrer là où je ne suis pas sorti.
14:10Vous menaciez de sortir, vous êtes revenu au Bercail.
14:12Et j'essaie tout simplement de faire gagner mes idées
14:16pour un projet libéral, sécuritaire et éducatif.
14:19Est-ce que vos idées se porteraient mieux à l'intérieur
14:22ou à l'extérieur de votre famille politique actuelle ?
14:24J'essaie de rassembler.
14:25Vous ne pouvez pas me reprocher d'essayer de faire gagner mes idées.
14:30Les choses, elles sont très simples.
14:31À chaque fois, cette question, elle est extraordinaire.
14:33C'est vous qui l'avez mis sur la table.
14:34Mais oui, mais je vais continuer à la mettre sur la table.
14:37C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si LR va dans le Titanic
14:42au moment où il coule, en devenant l'espèce d'appendice
14:46de ce qui n'existe quasiment plus qu'est le macronisme,
14:49nous ne serons plus une force d'alternative.
14:51Et je pense qu'aujourd'hui, on est au bout de cela.
14:54Pardonnez-moi, comment vous comprenez que des gens montent
14:56sur un bateau quand il coule et ils ne veulent pas y monter
14:58quand ils naviguent plus ou moins correctement ?
15:01Parce qu'il y a encore l'orchestre qui joue,
15:04il y a encore de la chaleur, parce que les places,
15:06parce qu'il y a le goût du pouvoir,
15:08parce qu'il y a les pimpons, etc.
15:09Je le crois et je le déplore.
15:12Moi, ça ne m'a jamais intéressé dans ma vie.
15:13Ce qui, objectivement, c'est pour ça que je me réalise
15:16dans le mandat municipal et dans le service de ma ville de Cannes.
15:19Aujourd'hui, ce que l'on doit, c'est construire une alternative
15:22qui permette de relancer le pays.
15:24C'est de rompre avec ces 40 années de théâtre politicien.
15:27C'est de faire en sorte qu'on réduise le périmètre de l'État.
15:30Et j'irai jusqu'au bout de cette radicalité-là.
15:33Soit elle s'imposera à l'air, soit je l'imposerai par nouvelle énergie.
15:36Je l'ai dit, je le confirme.
15:38Quand je n'appelais pas la démission,
15:40je disais que si le président voulait avoir un geste gaullien,
15:43il pouvait annoncer sa démission différée dans quelques mois,
15:46ce qui permettait d'organiser un vrai débat,
15:48un vrai débat de retrouver des alternatives, gauche, droite,
15:51une démocratie.
15:53Deux questions pour conclure, s'il vous plaît, David Disner.
15:56Le député UDR Charles Aloncle est sous le feu des critiques
15:59pour son travail au sein de la commission d'enquête
16:00sur l'audiovisuel public.
16:02Après une interruption, les auditions vont finalement reprendre
16:04dans un contexte tendu.
16:06Après notamment les accusations de l'animateur Nagui
16:08à l'endroit de Charles Aloncle,
16:10le député veut la transparence.
16:12Et vous qui êtes attaché à ces deniers publics,
16:15est-ce que vous estimez qu'il y a Anguille-sur-Age,
16:18si je puis dire, que quelque chose est caché,
16:19ou est-ce que tout simplement, cette enquête,
16:22cette commission doit poursuivre son travail ?
16:24Elle doit poursuivre ses travaux.
16:25Elle le peut ?
16:26Elle le peut, j'espère.
16:28Vous pensez qu'il y a une volonté d'étouffer cette commission ?
16:30Oui, je pense qu'il y a une volonté d'étouffer.
16:32On l'a bien vu par les réactions notamment
16:33de la présidente de l'Assemblée.
16:35Mais elle le doit.
16:36Nous devons, moi je rends des comptes
16:37sur ce qui est dépensé dans ma commune,
16:40l'argent public doit être utilisé de façon transparente et claire.
16:45Ça nous est répété.
16:46Les salaires des animateurs, les contrats de production ?
16:48Oui, oui, les contrats de production,
16:50savoir quelles sont les sociétés de production,
16:52et c'est certainement justifié ou pas.
16:55Enfin, je veux dire, c'est tout à fait logique.
16:57Et ensuite, chacun se définit par rapport à cela.
17:00Le service public, par définition,
17:02il appartient à tout le public,
17:03dont il appartient aux contribuables.
17:05Il n'appartient pas à une caste
17:06qui s'emparerait du service public
17:07et qui en vivrait.
17:09C'est aussi simple que cela.
17:10Mais je suis sûr que c'est partagé,
17:11j'espère, par beaucoup de vos consoeurs
17:13et confrères du service public.
17:14N'est-ce pas ?
17:15Aujourd'hui, on lui a les obsèques de Brigitte Bardot à Saint-Trompé.
17:17Qui veut certainement le dire, d'ailleurs.
17:18Effectivement.
17:19Bardot qui a fait rayonner la France dans le monde entier, évidemment.
17:23Alors, je vais vous demander
17:23si elle aurait mérité un hommage national,
17:25même si on sait que ses proches ne le souhaitaient pas.
17:28Mais je voudrais vraiment qu'on s'arrête
17:29sur cette séquence que nos téléspectateurs vont voir.
17:33Et je le dis aux auditeurs d'Europe 1,
17:34ça s'est passé en 67.
17:35C'est l'arrivée de Bardot sur la croisette,
17:38évidemment, à Cannes.
17:40Elle est au bras de son second mari,
17:41Gunther Sachs.
17:42Ses bébés tentaient de se frayer un chemin
17:44vers le palais des festivals,
17:45encerclés, foules survoltées,
17:48des gendarmes en la folie.
17:49Écoutez, regardez.
17:52Elle va arriver jusqu'en haut,
17:54jusque dans la salle du palais du festival.
17:56C'est une véritable révolution,
17:58l'arrivée de Brigitte Bardot au festival.
18:02À nous, maintenant, ici.
18:05C'est sa troisième participation au festival de Cannes.
18:09Bébé accompagne son mari, Gunther Sachs,
18:11qui présente un documentaire animalier.
18:13C'est difficile de passer un truc sur le neuro, quand même.
18:16Alors, depuis, évidemment,
18:17vous qui êtes souvent à la montée des marches,
18:20mais en haut des marches,
18:21ça, c'était un moment unique.
18:23Oui, il y a toujours eu une nostalgie.
18:25Non, puis c'est plus organisé de la même façon.
18:26On pourrait dire hélas ou pas, je ne sais pas,
18:28mais les impératifs de sécurité ne sont pas les mêmes.
18:30Moi, ce qui me frappe toujours,
18:31c'est Brigitte Bardot, elle incarne la liberté.
18:33Et cette liberté-là, elle est réjouissante.
18:38Elle incarne aussi la défense de la cause animale.
18:40Et en fait, c'est normal, elle était nature.
18:43On disait qu'elle n'était pas impudique,
18:44elle était nature.
18:45Elle était naturellement belle et libératrice.
18:49Et on va à Cannes, avec l'équipe municipale,
18:52on a décidé de désigner un espace,
18:54une très grande plage publique,
18:55là où il y a les projections du festival,
18:57qui s'appellera Brigitte Bardot.
18:59Je voulais revenir sur l'Iran, pardonnez-moi.
19:01Justement, c'est une transition,
19:02la femme, les femmes, évidemment,
19:04les droits des États,
19:04et on parlait tout à l'heure du Venezuela.
19:08Et je voulais quand même dire à quel point,
19:09aujourd'hui, l'extrême-gauche et les filles
19:11sont un danger pour la démocratie.
19:13Ils ont appelé à la libération
19:14d'un narcotrafiquant et d'un dictateur,
19:17sans le qualifier de dictateur,
19:18qui est Maduro.
19:19Mais parallèlement, ils n'avaient pas eu un mot
19:20pour Boalem Sansal.
19:22Ils n'ont pas un mot pour Christophe Gleiz,
19:23toujours détenu en Algérie de façon abusive.
19:25Ils n'ont pas un mot pour les...
19:26Ils voient du patriarcat dans un barbecue en France,
19:29mais ils ne voient pas du patriarcat
19:30dans les femmes qui se font pendre en Iran.
19:32Et ça, je crois qu'il faut regarder
19:34cette réalité en face.
19:35Le grand peuple iranien, complexe,
19:37c'est un empire dont il y a plusieurs...
19:38D'ailleurs, il y a les Perses,
19:39mais pas que les Perses,
19:40étant aujourd'hui en libération,
19:42certains n'y voient qu'une crise de la vie chère,
19:44ils ne manifestent pas contre le prix
19:45de la corde du pendu,
19:46contre le prix du voile.
19:47Ils manifestent aussi contre le régime
19:49théocratique et islamique.
19:52Et pensez, évidemment, au peuple iranien.
19:53Donc, vive la liberté.
19:54Vive la liberté.
19:55Merci, M. Lysnard.
19:56Merci à vous et bonne journée.
19:58Merci, David Lysnard.
19:59Merci, Sonia Mabrouk.
20:00Dans un instant, vos signatures
20:02Europe 1 du mercredi.
20:03A tout de suite.
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