- il y a 2 jours
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Un jour une vie et on vous souhaite évidemment une douce, la plus douce des années possibles.
00:07Vous le savez, tous les matins de 9h30 à 10h, toutes vos vies, toutes nos vies sont sur RTL.
00:12Et aujourd'hui c'est donc à la vie de Laurence que nous allons nous intéresser. Bonjour Laurence.
00:16Bonjour Foustine.
00:17Merci d'être avec nous. Vous avez vécu 15 ans sous l'emprise de l'alcool.
00:21Avant de vous soigner et de lancer une association, on va en parler.
00:23Mais d'abord, ce Dry January, pour vous c'est un gadget ou est-ce que ça a vraiment une utilité ?
00:29Ou vous me faites « Oh, c'est une bêtise déjà ».
00:31Pas une bêtise, mais non, ce n'est pas un gadget.
00:34C'est une vraie campagne de prévention ouverte à tous pour justement éviter de tomber aussi bas que je suis tombée.
00:44Très sincèrement Foustine, ça aurait existé à l'époque.
00:49Aujourd'hui j'ai 64 ans, mais à l'époque j'ai commencé vraiment à piqueler vers 30 ans.
00:53Si le Dry ou le Janvier Somme, moi je le prononce à la française, avait existé, très sincèrement, à mon avis, je ne serais pas tombée aussi bas.
01:02Est-ce que ça vous aurait permis de vous interroger sur votre consommation d'alcool ou que ça soit une rampe de lancement pour vous arrêter ?
01:09À l'époque, donc à 30 ans, une rampe de lancement et j'aurais tout de suite freiné.
01:15Mon alcoolisme a vraiment démarré vers 30-35 ans.
01:19C'était l'alcool festif.
01:20On va y revenir, on va y revenir avec vous, mais je voudrais vous présenter le docteur Romain Sicoquet avec nous.
01:25Bonjour docteur.
01:26Bonjour Foustine.
01:26Merci beaucoup d'être avec nous.
01:28Vous êtes psychiatre addictologue à l'hôpital Lariboisière, Fernand Vidal.
01:32Est-ce que déjà, comment savoir, je pense à tous nos auditeurs qui nous écoutent et qui se disent, moi, où est-ce que j'en suis de ma consommation d'alcool ?
01:38Comment savoir si on a soi-même un problème, entre guillemets ?
01:42Alors, le Dry January dont on va parler est une bonne occasion, mais on ne se lève pas le matin en étant addict à l'alcool.
01:47La dépendance ou l'addiction à l'alcool est un processus qui se met en place progressivement, de manière plus ou moins longue, selon un certain nombre de critères.
01:54La quantité consommée, la puissance de l'alcool et la répétition du comportement.
01:59Mais globalement, on peut déjà s'interroger sur différents signes indirects.
02:01Si j'ai besoin d'alcool pour être normal, ne pas trembler, ne pas être angoissé, ou pour pouvoir prendre la parole, ou simplement pour pouvoir dormir, c'est un signe qui est quand même assez fort.
02:09Ah, je pensais que vous alliez me parler de la quantité par semaine, par exemple.
02:12Mais non, c'est déjà notre comportement qui peut nous alerter.
02:14C'est surtout le comportement qui définit l'addiction.
02:16La quantité est un repère et l'Organisation Mondiale de la Santé donne des repères en disant une recommandation, pas plus de deux verres par jour et pas tous les jours.
02:24Donc c'est un repère qui est simple à comprendre, mais le Dry January, notamment, ou le Janvier Sobre, permet de s'interroger sur son rapport à l'alcool.
02:32Est-ce que j'ai de l'alcool tout le temps, dans tous les moments de ma vie ?
02:34Mon anniversaire, la galette des rois, le pot de départ du collègue, la côte de bœuf ou le burger frais, tout ça sont des signes qui laissent penser qu'il y a peut-être un souci.
02:42Ah, moi je pensais que là, ce que vous me dites, c'est occasionnel.
02:46Non, ce qui est important, ce qu'on doit analyser, c'est notre régularité ?
02:52C'est notamment cela.
02:53C'est une partie de l'addiction à l'alcool, ça n'est pas la seule catégorie d'addiction à l'alcool ou de problématiques liées à l'alcool,
03:00mais le fait de boire régulièrement de l'alcool ou d'avoir besoin d'alcool régulièrement, ça c'est un problème.
03:05C'est d'en avoir besoin.
03:05Alors Laurence, vous, est-ce que vous vous souvenez de votre toute première consommation d'alcool ?
03:10À 6 ans.
03:10Dans quelles circonstances ? Qui vous a fait boire de l'alcool à 6 ans ?
03:15Moi toute seule, je souffrais beaucoup, je manquais de tendresse, d'affection, dans une famille un peu dysfonctionnelle,
03:23et je me souviens très très bien que j'allais en cachette boire quelques gorgées de Cointreau et de Grands Marniers.
03:30Mais de vous-même vous y alliez ? Ils étaient à disposition ces alcools ?
03:36Non, les bouteilles étaient dans le meuble, en coin dans le petit salon, par contre je voyais les adultes, au pouce café, et notamment les femmes, boire ce type d'alcool.
03:46Et je l'avais goûté parmi les adultes, je terminais les fonds de verre, et donc j'avais repéré que cet alcool me permettait de gérer mes angoisses.
03:57Donc ça remonte à très jeune.
04:00Ça c'est un message extrêmement puissant, sur lequel vous mettez l'accent.
04:05D'ailleurs Romain, j'ai envie de vous poser, je peux vous appeler Romain et pas docteur, Romain, docteur Romain.
04:10Est-ce que plus on consomme jeune justement, plus le cerveau va être marqué par cette sensation d'alcool et ça peut faciliter l'addiction plus tard ?
04:20Oui, mais pas que. Plus on consomme jeune, plus la toxicité cérébrale et cognitive est importante de l'alcool.
04:25Parce qu'on sait que la toxicité d'une substance psychoactive, dont l'alcool en fait partie, est plus importante sur des cerveaux qui ne sont pas encore matures ou mûres.
04:36Et la maturité cérébrale est entre 20 et 25 ans.
04:39Donc quand on commence tôt, on habitue le comportement, mais aussi on est toxique pour le cerveau, et notamment pour les fonctions cognitives,
04:46qui sont la mémoire, la concentration, et toutes ces fonctions qui permettent d'être intelligents et de raisonner normalement dans la vie de tous les jours.
04:52Et à l'adolescence, est-ce que forcément les choses se sont intensifiées, ou même explosées ?
04:57C'est plutôt l'âge des premières fois ? Alors vous, votre première fois, c'était beaucoup plus jeune, mais peut-être le premier excès ?
05:04Le premier excès, c'est vers 15-16 ans.
05:06Donc là, c'est vraiment la cuite, c'est-à-dire à 5h du matin, je suis la tête dans le seau,
05:10et je suis dans des groupes d'amis plus âgés que moi, plutôt argentés, et là, l'alcool coule à flot.
05:15Et on n'a pas de limite, moi j'étais la tchotte, je suis du nord de la France, et la tchotte, elle était rigolote quand elle avait un verre dans le nez.
05:22Voilà ce que je me souviens. Et donc, ça a été assez régulier, ça.
05:27Donc ça vous aidait dans votre rapport aux autres ?
05:30Ah oui, j'avais l'impression d'être intégrée dans le groupe. Donc ça me désinhibait. J'étais rigolote, il paraît.
05:37Donc voilà, j'avais besoin de cet alcool pour être bien. Mais c'est dramatique à écouter le docteur Romain.
05:43J'habituais, mais je le sais aujourd'hui maintenant, mais je ne le savais pas, bien sûr, à l'époque.
05:47Mais donc, mon cerveau, vous imaginez comment j'étais en train de l'irriguer, avec cette molécule éthanol.
05:53Je vous invite tous à commenter, évidemment, à nous appeler au 3210, à nous envoyer des messages au 64900.
05:58Le mot-clé, c'est jour. Si vous aussi, quand vous nous écoutez, vous vous posez des questions sur votre consommation d'alcool,
06:04combien de verres peut-être par semaine vous buvez, est-ce que vous vous inquiétez ?
06:08N'hésitez pas, évidemment, à nous écrire. Est-ce que votre famille se rendait compte de ces excès ?
06:13Parce que là, de ce que vous avez l'air de me dire, que ce soit 6 ans, 7 ans ou 15 ans, on fermait les yeux ?
06:19Il n'y avait pas d'éducation à ce sujet ?
06:20Pas d'éducation. Rien n'était dit sur ce produit alcool.
06:25Et il était à table, donc du vin, du cidre, de la bière, et après, des très bons vins, du champagne, etc., les dimanche midi, en famille.
06:35Non, et c'est important, vous avez dit le mot exact, éducation.
06:39Je n'ai pas été éduquée à comprendre ce qu'est l'alcool, c'est quoi ce produit, comment on peut vite déraper,
06:47et bien sûr, moi je suis assez dure, pas d'alcool avant 18 ans, si j'avais su, pas d'alcool avant 18 ans.
06:54C'est compliqué ça. On va leur interdire à nos ados, mais ce n'est pas pour ça qu'ils le font.
06:58Non, il faut expliquer comme je le fais. Moi je le fais très bien.
07:01Vous avez des enfants ou des petits-enfants, Laurent ?
07:02Je n'ai pas le temps d'en faire. J'ai fait autre chose à la place.
07:05Quand vous voyez des plus jeunes, comment on éduque ?
07:09Comme je suis en train de vous parler, je leur raconte mon histoire.
07:13Parce que je sais qu'ils ont fait trop la fête le samedi soir, etc.
07:17Et que je vois le lendemain, ils ont une gueule de bois.
07:20Et bien, je leur raconte. Bah tiens, faites, continuez, faites comme moi.
07:23Moi, à 6 ans, à 15 ans, etc.
07:24Je vous assure que Faustine, à ce moment-là, ils ouvrent les yeux et ils sont intéressés par mon témoignage, par mon histoire.
07:32Et ils réfléchissent à deux fois.
07:33Alors, votre histoire, elle va prendre un virage particulier le 24 janvier 2009.
07:39On va s'arrêter. Là, c'est vraiment, ça a été un déclic pour vous.
07:42Vous allez nous parler de cette accélération de votre addiction à l'alcool.
07:46On se retrouve dans un instant sur RTL 3210.
07:49Vous avez Romain Sico qui est avec nous.
07:51Docteur Romain, ça va vous rester ça.
07:53Et qui est à votre disposition.
07:54Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous appeler.
07:56A tout de suite sur RTL.
07:57Nous sommes en direct sur RTL.
07:58Merci d'être avec nous dans Un jour, une vie avec Laurence
08:02qui nous parle depuis tout à l'heure de sa relation à l'alcool à l'occasion du Dry January.
08:06On avait envie de s'interroger avec vous sur votre consommation.
08:10Le docteur Romain Sico est avec nous également.
08:14Il est addictologue psychiatre.
08:15Il répond également à nos questions.
08:17Dans quel milieu professionnel vous avez évolué, vous Laurence,
08:20pour qu'on comprenne quel était votre cadre de vie quand vous avez eu ce fameux déclic ?
08:25Alors, globalement, le BTP.
08:27D'accord.
08:28Bâtiment, travaux, publics.
08:29C'est-à-dire un secteur professionnel où vraiment l'alcool coule à flot.
08:34Très masculin ?
08:35Très masculin.
08:37Effectivement, bonne remarque.
08:38Très peu de femmes.
08:39Et donc, toujours pour moi, cette difficulté de me sentir intégrée dans un milieu d'hommes.
08:46Et donc l'alcool.
08:48Vous consommiez à partir de quelle heure ?
08:49C'était quoi votre journée type ?
08:51Alors, à partir du moment où je suis obsédée par cet alcool,
08:54c'est-à-dire j'ai franchi la ligne rouge et je suis alcoolique.
09:00J'avais toujours la dose de la veille dans le sang.
09:03Donc le matin, dans le BTP, on démarre très tôt.
09:05À 8h, même 7h, petit déjeuner d'affaires, etc.
09:09Là, je n'ai pas consommé.
09:10Mais tout simplement parce que j'ai encore ma dose.
09:14Par contre, vers 11h, mon corps va commencer à me trahir.
09:17Et ça donne ça.
09:19Là, vous tremblez.
09:19Voilà.
09:20Ça donne des sueurs.
09:22Ça donne...
09:23Je suis irritable.
09:24Donc là, je file dans mon bureau, si j'étais en Réunion par exemple,
09:28et dans mon sac à main, j'ai ma petite fiole de vodka orange.
09:33Et j'en bois quelques gorgées pour calmer ces signes qui risquent de me trahir.
09:37Donc il n'y a pas de plaisir, on est d'accord.
09:39C'est vraiment pour calmer les symptômes.
09:42On n'est plus du tout dans le plaisir.
09:44Ça, c'est important aussi.
09:46On est dans le besoin.
09:47J'ai besoin de cet alcool pour donner le change, parce que ça ne m'a pas empêché de faire une belle carrière professionnelle et de mener mes réunions.
09:55Pour donner le change jusqu'à quoi ? Jusqu'à l'heure du déjeuner ?
09:57Oui, après, le déjeuner.
09:58Le déjeuner, souvent, arriver à un certain stade, déjeuner d'affaires.
10:02Donc là, tout va bien.
10:03Il y a du champagne.
10:04Il y a des bons vins.
10:06Et c'est...
10:07Il n'y a pas de limite.
10:09Et là, je ne suis pas toute seule à boire.
10:10Les hommes aussi, le repas va se terminer vers 15h, 15h30.
10:15Mais ça ne se voit pas que vous êtes ivre ?
10:17Ou en tout cas, que vous êtes abîmée ?
10:19Non, parce que là, j'avais aussi compris qu'il fallait que je m'arrête, quand j'étais en public, à une certaine limite, pour ne pas trahir ma maladie.
10:28On n'a pas encore dit le mot.
10:30Oui, c'est une maladie.
10:31Je ne l'ai pas encore dit, parce qu'à l'époque, je ne le savais pas.
10:33D'ailleurs, vous avez utilisé tout à l'heure le mot d'alcoolique.
10:35Aujourd'hui, on ne le dit plus, on dit addict à l'alcool.
10:37Voilà, malade, alcoolique.
10:39C'est plus gratifiant.
10:41Et donc, non, non, j'arrive à me limiter.
10:43Après, je reviens dans mon bureau.
10:44Je travaille.
10:45Enfin, je tente de travailler.
10:48Et après, je suis 4 supérieures.
10:49Donc, vous savez, vous menez des...
10:52Vous n'êtes pas surveillé, quoi.
10:53Vous avez des dossiers à remplir.
10:54Et moi, je rentre très tôt chez moi, vers 19h.
10:58Parfois, les dossiers sous le bras.
11:00Et là, en cachette.
11:01Et c'est souvent le cas pour une femme.
11:04Je termine seule à boire mon alcool.
11:08Donc, en cachette.
11:09Et je vais m'effondrer tous les soirs, pendant 15 années, ivre-morte.
11:14Avec, donc, sur la journée, comme quantité, parce que je crois que c'est important.
11:18On est à 2 bouteilles et demie, 3 bouteilles de vin ou de champagne par jour.
11:24C'est extrêmement impressionnant.
11:25Je voudrais rebondir, parce que tout à l'heure, vous m'avez parlé de vodka orange.
11:28Est-ce que vous faites la différence, docteur,
11:30entre l'alcool fort et le vin ?
11:34Alors, déjà, est-ce qu'on peut appeler ça un alcool fort ?
11:37Est-ce que c'est différent ?
11:38Moi, je connais des gens qui disent, non, moi, je n'ai pas de problème.
11:39Je ne bois que du vin.
11:40Je suis juste un amateur de bons produits et de bons mets.
11:43C'est de l'alcool tout autant ?
11:46Dans chaque alcool, on retrouve la même molécule.
11:48C'est l'éthanol, plus ou moins concentré.
11:50Le lendemain, dans la bière, vous avez 4% de votre bière.
11:52C'est de l'alcool.
11:54Dans du whisky, c'est un peu moins de la moitié.
11:56C'est 40%.
11:57Donc, effectivement, en buvant un peu moins de whisky,
12:00je vais avoir les mêmes effets qu'en buvant un peu plus d'alcool,
12:04de bière ou de vin.
12:05Mais la maladie est la même.
12:06C'est la même dépendance.
12:08C'est exactement la même dépendance.
12:09Et un certain nombre de personnes disent,
12:10mais je vais mieux parce que je ne bois plus d'alcool fort,
12:12je ne bois que du vin.
12:14C'est juste qu'ils ont augmenté la quantité.
12:16Finalement, le corps reçoit la même quantité d'éthanol,
12:18mais avec un volume d'ingurgité qui va être beaucoup plus important.
12:22Mais le corps physiquement, avant de tomber, comme disait Laurence,
12:25ivre-morte, il peut supporter jusqu'à combien de quantité ?
12:29Une personne qui va être dépendante va avoir une quantité,
12:33elle va pouvoir supporter une quantité très importante.
12:36On considère qu'au-delà de 3 grammes par litre,
12:39c'est très dangereux.
12:40Mais pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude de boire.
12:43Mais comme le disait très bien Laurence,
12:44quand elle se levait le matin,
12:46probablement que dans son corps, elle était entre 1 et 1,5 g.
12:50Ce qui est beaucoup.
12:50Je pense que la plupart des gens, à 1 g ou 1,5 g,
12:54on ne tient pas debout.
12:55On va se coucher.
12:56Alors justement, ne pas tenir debout,
12:58c'est ce qui vous est arrivé le 24 janvier 2009.
13:00Laurence, qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ?
13:02Un jour, c'est sidérant les quantités qu'on a pu ingurgiter,
13:07mais un jour, votre corps vous lâche.
13:09Et c'est exactement ce qu'il a fait le 4 janvier 2009.
13:13Je n'oublierai jamais cette date, le 24 janvier.
13:15Et là, je m'écroule devant 650 cadres supérieurs,
13:20à la cérémonie des voeux dans le grand groupe de BTP dans lequel j'étais.
13:25Je touche le fond, au sens propre.
13:28Je n'arrive pas à me relever.
13:29C'est des images que je n'oublierai jamais.
13:31Vous êtes, pardon, mais par terre ?
13:33Oui.
13:33Vous écroulez physiquement ?
13:35Oui, oui, au sens propre.
13:36C'est terrible.
13:38Mais aujourd'hui, à chaque fois que j'évoque cette scène qui est douloureuse pour moi,
13:42je le fais parce que je me sens comme une lanceuse d'alerte.
13:46N'attendez pas de toucher le fond.
13:48Beaucoup resteront au fond.
13:50Moi, j'ai cette chance, après, une personne va venir me relever,
13:53après des longues secondes,
13:55où je vois les gens s'enfuir.
13:56C'est l'affolement, parce que je ne suis pas toute seule à avoir trop bu.
14:00Donc, c'est la honte, à ce moment-là, que je ressens.
14:03Je perds ma dignité de femme.
14:05Une personne va me relever,
14:07et après, va m'emmener dans mon bureau.
14:09Mais finalement, Faustine, et vous me laissez le temps d'expliquer ça,
14:12c'est le plus beau jour de ma vie.
14:14Je n'ai plus touché une goutte d'alcool.
14:17Je vous vois sourire, et ça me fait du bien.
14:20Je n'ai plus touché une goutte d'alcool
14:22depuis ce 24 janvier 2009.
14:27Et je suis heureuse.
14:29Vous êtes émue quand vous en parlez, Laurence ?
14:32Oui, parce que je pense aujourd'hui à toutes ces femmes
14:34et ces hommes que j'accompagne
14:36qui sont encore dedans.
14:40Je pense aussi à ma petite sœur, Marie-Diane,
14:42qui avait un problème d'alcool
14:44et qui va mettre fin à séjour à 42 ans.
14:47Donc, je me sens un peu miraculée.
14:52Et vous me donnez l'occasion, à chaque fois,
14:55de pouvoir m'exprimer.
14:57Et je le fais.
14:58Je me dis toujours, mais pourquoi ?
14:59C'est quoi ce petit moteur qui t'anime
15:01à vouloir raconter cette histoire ?
15:04Eh bien, je le fais pour toutes ces personnes
15:05qui restent au fond,
15:08qui ne s'en sont pas sorties,
15:10qui sont en soins.
15:11Et ça, le docteur Romain nous en dira certainement un mot.
15:14C'est terriblement compliqué
15:16de se sortir de cette maladie Faustine.
15:18Romain, justement,
15:20Laurence nous raconte avec beaucoup d'émotion.
15:22D'ailleurs, et j'y suis évidemment très sensible.
15:24J'imagine que vous aussi,
15:26ce déclic.
15:27Quand on est à une telle consommation,
15:30Laurence a réussi à arrêter du jour au lendemain.
15:32Alors, quand j'utilise le mot « réussit »,
15:33je sous-entends que c'est une question de volonté.
15:36Je sais très bien que pour une maladie,
15:38ce n'est pas une question de volonté.
15:39Néanmoins, c'est dangereux pour le corps
15:41d'arrêter tout de suite du jour au lendemain.
15:43Il faut se faire accompagner.
15:44C'est dangereux pour une personne
15:45qui est dépendante de l'alcool.
15:47Parce qu'il s'arrêtait brutalement de boire
15:50quand on est dépendant de l'alcool.
15:51Vous l'avez très bien décrit,
15:52avec les symptômes de sevrage
15:53qui sont les premiers tremblés,
15:54ce n'est pas très grave.
15:55Mais ça va s'accentuer
15:57et ça va aller jusqu'à des excès
15:58qui peuvent être très importants.
15:59Une crise d'épilepsie dont on peut mourir,
16:01un délarium très mince
16:02et jusqu'à des complications très importantes
16:04où on peut perdre la mémoire.
16:06Vraiment.
16:06Donc, quand on est dépendant de l'alcool,
16:08il faut être nécessairement accompagné
16:09d'un point de vue médical
16:10avec des médicaments
16:11qui vont prévenir l'épilepsie,
16:12qui vont prévenir la déshydratation
16:14et qui vont protéger la mémoire.
16:16Comment savoir si on est dépendant de l'alcool ?
16:18Il faut en parler.
16:19Il faut être évalué par un médecin
16:21ou par un addictologue.
16:22Et si c'est difficile de trouver de l'aide
16:24parce que je ne sais pas où aller,
16:25n'hésitez pas à aller sur
16:27www.alcool.info.service
16:30www.alcool.info.service
16:31où vous allez pouvoir trouver des conseils,
16:32des adresses d'orientation,
16:34des grilles d'évaluation
16:35qui permettent de se dire
16:36est-ce que j'ai un problème ou pas d'alcool
16:38et est-ce qu'il faut que je sois un médecin ?
16:40Voilà, c'est ça.
16:41Pour aller voir un médecin.
16:42Un mot sur l'alcoolisme au féminin.
16:45Il est en croissance.
16:48Pourquoi il est plus tabou déjà ?
16:49Pourquoi c'est plus compliqué
16:50d'écouter une Laurence ?
16:53Enfin, ce n'est pas plus compliqué
16:54d'écouter Laurence,
16:54mais pourquoi il y a moins de femmes
16:55qui témoignent ?
16:57Alors, c'est peut-être
16:57un problème plus large que ça.
16:59Peut-être que la place des femmes
17:00dans la société est à interroger.
17:01Mais ça, c'est un autre sujet.
17:02Vraiment, mais je pense que
17:04l'accès aux soins des femmes
17:05est plus difficile que pour les hommes.
17:08Pour tout un tas de raisons.
17:09Et que face à l'alcool,
17:11comme vous l'avez dit aussi,
17:12Laurence,
17:13ça permet de supporter
17:13un certain nombre de choses.
17:14Et les femmes supportent
17:16une charge mentale très importante.
17:17Et l'alcool sert aussi
17:18à se calmer,
17:20à essayer de prioriser
17:22ce que l'on a en tête
17:24et ce que l'on doit faire.
17:25Donc, je pense que c'est aussi ça
17:26qui fait,
17:26et que, Laurence,
17:28vous l'avez très bien dit,
17:28parler d'alcool
17:29quand on a un problème,
17:30c'est un sentiment de honte.
17:32Et c'est encore plus décuplé
17:33pour une femme.
17:34Et si je prends l'exemple
17:35d'une femme
17:35qui a des enfants en bas âge
17:37et qui consomme de l'alcool,
17:39ou même une femme
17:40qui fume une cigarette
17:40en poussant sa poussette,
17:41on va la juger
17:42en considérant
17:43que c'est une mauvaise mère.
17:44Donc, d'emblée,
17:45on va être dans le jugement.
17:46Et donc, ça renforce
17:47le sentiment de honte.
17:48On va se retrouver dans un instant
17:49puisque vous allez nous parler.
17:50Déjà, on a pas mal de questions
17:52qui nous arrivent,
17:53des témoignages.
17:54Merci d'ailleurs
17:55pour votre réactivité.
17:56On va vous donner la parole
17:57et justement,
17:58Laurence et le docteur Sico
17:59vont répondre
18:00à vos interrogations.
18:01A tout de suite.
18:02On va parler
18:02de la reconstruction
18:03et on va se sensibiliser
18:05à ce sujet
18:05dans un instant.
18:06A tout de suite.
18:07Un jour, une vie
18:09avec Faustine Bollard
18:11RTL
18:14Merci beaucoup
18:16d'être avec nous
18:17dans Un jour, une vie
18:17sur RTL en direct.
18:19Et depuis tout à l'heure,
18:20vous écoutez le témoignage
18:21très émouvant de Laurence
18:22qui a été addict
18:23à l'alcool pendant 15 ans.
18:24Elle nous interroge aujourd'hui
18:26à l'occasion du Dry January
18:27sur notre propre consommation
18:29d'alcool.
18:30On a un témoignage
18:31qui nous arrive d'Antoine
18:32qui nous dit
18:33alcoolique et sobre
18:34depuis le mois d'août.
18:35Sortie d'addiction
18:36très compliquée.
18:36Il faut vraiment éduquer
18:37le plus tôt possible
18:38les jeunes,
18:39surtout dans les environnements
18:40où il y a de l'alcool
18:41ou une fragilité
18:42de l'individu.
18:43Ça s'apprend
18:44de maîtriser ses addictions.
18:46Il rajoute
18:47le cerveau,
18:47range l'addiction
18:48dans un tiroir
18:49jusqu'à le réouvrir
18:49si on retouche
18:50à une goutte d'alcool.
18:52Vous me disiez
18:52ça fait 15 ans aujourd'hui
18:53que vous êtes abstinente.
18:55Il n'y a pas eu de rechute
18:56parce que je crois
18:56que jamais,
18:57vous n'avez jamais
18:59retouché à une douche
18:59et une goutte d'alcool.
19:00Je ne dis pas
19:01que je n'ai pas été tentée.
19:04Non,
19:04j'ai fait tout ce travail
19:05thérapeutique
19:06et psychologique
19:07pour répondre
19:07à cette question
19:08pourquoi tu bois ?
19:10J'ai mis le temps
19:11pour le faire.
19:13J'avoue que la mort
19:13de ma petite sœur
19:14m'a vraiment aidée
19:15à le faire
19:16parce que j'avais
19:17cette énergie de vivre
19:18pour justement après
19:20faire ce que je suis
19:21en train de faire,
19:21de la prévention.
19:23Et donc aujourd'hui,
19:24je n'ai plus besoin
19:25d'alcool
19:26pour être bien,
19:28pour être en face de vous,
19:29pour...
19:30Je n'ai plus besoin
19:32de ce psychotrope
19:33pour soulager
19:36des angoisses
19:36qui étaient les miennes.
19:38J'avais toujours entendu
19:38que les rechutes,
19:39docteur,
19:39faisaient partie
19:40de la guérison
19:41et du processus
19:43de guérison.
19:44Il ne faut pas
19:44s'en inquiéter ?
19:45Non,
19:46il ne faut pas
19:46s'en inquiéter.
19:48Ce qui est inquiétant,
19:49c'est de ne pas en parler.
19:50Justement,
19:50rester soi en disant
19:51j'ai raté,
19:53j'ai qu'une seule chance,
19:53c'est vraiment dangereux
19:55pour soi-même.
19:55Mais je fais une analogie,
19:56on n'apprend pas
19:57à marcher du premier coup.
19:58On tombe plusieurs fois
19:59avant de savoir marcher,
20:01de savoir courir,
20:01de savoir sauter.
20:03Réapprendre à vivre
20:04sans alcool,
20:04c'est un peu la même chose.
20:06Certaines personnes
20:06y arrivent au premier coup
20:07ou très rapidement
20:08et tant mieux pour elles.
20:09Mais d'autres ont besoin
20:10d'être plus accompagnées
20:11et c'est ça qui est important.
20:12Il ne faut pas hésiter
20:13à demander de l'aide
20:14et de pouvoir dire
20:14j'ai eu envie,
20:17j'ai reconsommé un verre,
20:18j'ai consommé plusieurs verres,
20:19j'ai besoin d'aide.
20:20Et moi,
20:20je suis des patients
20:21qui viennent me voir
20:22avant même d'avoir consommé
20:23en disant
20:23j'ai peur d'eux
20:24ou j'ai reconsommé
20:26et j'ai réussi à m'arrêter
20:26ou là,
20:27je n'y arrive pas,
20:28aidez-moi.
20:29Alors Thierry nous écrit
20:30au 64 900,
20:32mon père a enfin ouvert les yeux
20:34sur son problème d'alcool.
20:35Comment est-ce que je peux l'aider
20:37et l'accompagner
20:38dans son processus de guérison ?
20:39Ça, c'est compliqué
20:40parce qu'en effet,
20:41on n'a pas envie
20:42de pointer du doigt
20:43un ami ou un proche
20:44parce qu'on a peur
20:46de le stigmatiser,
20:47on a peur qu'il réagisse mal.
20:49Comment on fait
20:49pour accompagner
20:50ou pour aider
20:51à la prise de conscience
20:52d'un proche ?
20:53Alors,
20:54du point de vue
20:55du médecin,
20:56faire offre de la parole,
20:58parler,
20:59proposer de l'aide,
21:00ne pas juger
21:01et essayer de proposer
21:02des solutions
21:03en disant
21:04voilà,
21:04je peux t'aider
21:04à t'accompagner,
21:05j'ai trouvé des adresses.
21:07Mais déjà,
21:07il faut que la personne
21:08elle reconnaisse,
21:09elle se l'avoue
21:10à elle-même.
21:11On peut en parler.
21:13On peut dire
21:14ouvrir la parole,
21:15ouvrir la discussion.
21:16J'ai l'impression
21:16je suis inquiet pour toi
21:18parce que je t'ai vu
21:19trop consommé,
21:20je pense que c'est trop.
21:21Et ne pas juger,
21:22ne pas essayer
21:23de faire avouer.
21:23Ce n'est pas un interrogatoire,
21:24on n'est pas là
21:25pour faire avouer la personne
21:26et se faire avouer
21:26en disant
21:26j'ai un problème d'alcool,
21:28ce n'est pas forcément
21:28ça qui va marcher.
21:30C'est d'entamer la démarche
21:31en disant
21:32j'ai peut-être besoin d'aide
21:33et proposer de l'aide,
21:35d'être accompagné
21:35parce que c'est tellement difficile
21:37de savoir,
21:38déjà quand on a du mal
21:39à réfléchir
21:40parce qu'on est embrumé
21:41par l'alcool,
21:41parce qu'on ne pense
21:42qu'au prochain verre
21:43pour ne pas être mal,
21:44aller trouver des adresses,
21:45faire le pas,
21:46franchir le pas,
21:47de tomber sur un secrétariat
21:48qui ne répond pas
21:49parce qu'on est entre midi et deux
21:50et de rappeler à deux heures,
21:52c'est compliqué.
21:53Donc proposer de l'aide,
21:54proposer la logistique
21:55d'accompagnement,
21:56c'est extrêmement important
21:57pour les personnes
21:58qui ont un problème d'addiction.
22:00Xavier nous écrit
22:01c'est un défi,
22:01alors on reparle
22:02du dry January
22:03puisque nos auditeurs
22:04d'RTL nous reposent
22:05des questions,
22:06est-ce que c'est un défi
22:06réservé aux personnes
22:08ayant des problèmes
22:09avec l'alcool
22:09ou est-ce que n'importe qui
22:11peut se lancer
22:12dans ce défi
22:12et ça peut avoir
22:13une utilité ?
22:14C'est ouvert à tous
22:15et chacun va se fixer
22:17son objectif
22:18en fonction de ses habitudes.
22:21Dans notre groupe
22:22Janvier Sobre,
22:24nous avons des gens
22:24qui viennent
22:25pour zéro alcool
22:26pendant tout le mois
22:27mais j'en ai d'autres
22:28qui viennent
22:28pour pas d'alcool
22:29la semaine
22:30donc les after work
22:31avec les copains,
22:33les collègues,
22:33je ne les fais pas
22:34par contre
22:35je vais prendre
22:36un verre
22:37en famille
22:37le week-end.
22:39Vous en avez
22:40qui vont le faire
22:40pendant 15 jours
22:41ils vont constater
22:42que tout va bien
22:43parce qu'en fait
22:44ils ne buvaient pas
22:45énormément
22:46ils vont constater
22:47leur corps aussi
22:48ce que leur corps ressent.
22:49Il faut se fixer
22:50son objectif
22:50il faut le faire
22:52de manière volontaire
22:53il ne faut pas le faire
22:54sous la contrainte
22:55il faut que ça ait
22:56du sens
22:56il faut observer
22:58après
22:59si c'est facile
23:00de ne pas boire
23:01le verre de whisky
23:01ce soir
23:02parce que j'ai décidé
23:03de ne pas le boire
23:03si c'est compliqué
23:04et bien
23:05il faut déjà
23:06en parler
23:07et dans les aides
23:08apportées
23:09les associations
23:10font un travail
23:11formidable
23:12pour aider la personne
23:13à s'interroger
23:14et après
23:15si vraiment
23:18il y a un problème
23:18comme j'ai pu
23:19l'avoir
23:20il faut aller consulter
23:22je connais
23:23peu de monde
23:24addict à l'alcool
23:26qui s'en sortent
23:27seuls.
23:28Parlez-moi juste
23:28donnez-moi le nom
23:30de votre association
23:31Laurence
23:31Janvier Sobre
23:32avec Janvier Sobre
23:32avec Janvier Sobre
23:33je peux le dire
23:34sur Facebook
23:35d'entraide
23:36bienveillant
23:36bienveillance
23:37dans vos propos
23:38le non-jugement
23:40mais surtout
23:40la bienveillance
23:41je suis là
23:42pour en parler
23:44il y a Carole
23:45sur RTL
23:46qui nous demande
23:47enfin une auditrice
23:48d'RTL
23:48qui nous demande
23:48si avoir besoin
23:49de son petit verre
23:50d'alcool
23:51pour décompresser
23:51le soir
23:52c'est déjà avoir
23:53un problème
23:53avec cette consommation
23:54vous l'avez dit
23:55avoir besoin
23:56d'alcool
23:56c'est un problème
23:57tout simplement
23:58que ce soit le soir
23:59le matin
23:59avoir besoin
24:00d'alcool
24:00pour décompresser
24:02parce qu'il n'y a pas
24:03le mot envie
24:04envie il y a du plaisir
24:05besoin non
24:06je suis tout à fait d'accord
24:07à nouveau
24:09alors attendez
24:09on a un auditeur
24:10également d'RTL
24:12qui nous demande
24:12comment aider
24:13alors c'est un peu
24:14la même question
24:15que tout à l'heure
24:15comment aider
24:16sa maman
24:17qui tombe régulièrement
24:18dans l'inconscience
24:20le soir
24:22et qui peut s'écrouler
24:23quand on est
24:24à ce niveau là
24:25et que la personne
24:26ne se rend même plus compte
24:27comment on fait
24:28c'est exactement
24:29ma vie
24:29d'abord
24:31c'est important
24:32mais que cette personne
24:34c'est sa maman
24:35qu'elle sache
24:35que malheureusement
24:36on n'écoute pas
24:37ses proches
24:37au contraire
24:39on se dit
24:39tant qu'il est là
24:40je continue
24:40comment aider
24:42écoutez moi je trouve
24:43que faire écouter
24:44un témoignage
24:45comme on est en train
24:46de le faire ce matin
24:47c'est terrible
24:48parce que ça peut
24:48faire avancer la personne
24:51en se disant
24:51je ne suis pas toute seule
24:52j'ai écouté cette dame
24:54je m'identifie
24:55non mais
24:56vous rigolez
24:56non je souris
24:58mais c'est vrai
24:58mais c'est pour ça
24:59que cette émission
24:59pour moi
25:00c'est une émission
25:01de santé publique
25:01les gens vont s'identifier
25:03et vous êtes aujourd'hui
25:04une patiente experte
25:05vous en parlez tellement bien
25:06merci beaucoup
25:07Laurence
25:07aujourd'hui
25:08d'avoir été avec nous
25:09je vous invite
25:10à réécouter cette émission
25:10sur rtl.fr
25:11merci docteur Romain Sicot
25:13d'avoir été
25:13également avec nous
25:14pour nous éclairer
25:15merci à toute la formidable
25:17équipe
25:18d'un jour une vie
25:19d'avoir passé
25:21de nous accompagner
25:22avec autant
25:23et de nous m'aider
25:23à préparer cette émission
25:24avec autant de passion
25:25et autant d'énergie
25:26je voudrais rappeler
25:27Laurence le nom
25:28de votre livre
25:29ça s'appelle
25:29J'ai arrêté
25:30aux éditions
25:31d'UNO
25:31et je voudrais également
25:32vous inviter tous
25:33à nous écrire
25:33sur rtl.fr
25:35unjourunevie
25:36si vous avez envie
25:38vous aussi
25:39de venir témoigner
25:41dans cette émission
25:42et nous raconter
25:43votre histoire aussi émouvante
25:44que celle de Laurence
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