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  • il y a 2 jours
Mercredi 7 janvier 2026, retrouvez François Robinet (Managing Partner, AVP), Alexandre Taieb (Gérant-analyste, Sycomore AM), Wilfrid Galand (Directeur stratégiste, Montepnsier-Arbevel) et Gilles Bazy-Sire (Président, Equity GPS) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bsmart.fr
00:21ou encore en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir, des marchés qui sont en train d'observer la montée des tensions géopolitiques
00:32ou des menaces de l'administration Trump et du président Trump, en l'occurrence vis-à-vis de certains partenaires
00:40ou considérés comme tels fut un temps.
00:42On parle aujourd'hui du Groenland bien sûr, la situation au Venezuela qui continue de se développer
00:47et puis le cas iranien qui reste également à un point chaud géopolitique du moment.
00:53des marchés donc en observation de ces situations et des réactions qui commencent à prendre forme.
00:59On voit le secteur de la défense qui connaît une envolée spectaculaire encore aujourd'hui.
01:04Ce n'est que la confirmation d'une tendance que ce qu'on observe depuis plusieurs mois, voire plusieurs trimestres.
01:10Maintenant le secteur de la défense qui a été un des grands gagnants de 2025
01:13et qui débute très fortement cette année 2026 du côté de la macroéconomie.
01:20La semaine sera particulièrement intéressante avec les chiffres d'emploi américains.
01:24Déjà l'enquête ADP sur le secteur privé, Pauline vous en apportera tous les détails dans un instant.
01:29En attendant le grand rapport de vendredi, après des données d'emploi américaines particulièrement bruitées en fin d'année,
01:36notamment en raison du shutdown.
01:38Ce rapport sur l'emploi du mois de décembre est particulièrement attendu pour notamment peut-être reconstruire un peu de confiance
01:44ou de fiabilité dans les données américaines.
01:47Ce sera à suivre vendredi aujourd'hui.
01:49Les investisseurs ont préconnaissance de la première estimation d'inflation pour l'ensemble de la zone euro.
01:54Une inflation parfaitement conforme à la cible de la Banque Centrale Européenne à 2% pile sur un an pour l'inflation globale.
02:03Voilà pour les sujets du moment.
02:05Discussion bien sûr à suivre avec nos invités de Planète Marché.
02:08Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous évoquerons la Deep Tech, une technologie de rupture qui est en train d'approcher et d'arriver à vitesse grand V.
02:17L'IA c'est maintenant.
02:18Le quantique c'est pour bientôt avec des roadmaps qui convergent toutes vers 2030 et des premières applications industrielles du quantique
02:26que l'on pourrait voir naître et arriver dans les prochaines années.
02:30Nous en parlerons avec les équipes d'AVP Capital qui investissent dans ce secteur du quantique, dans le non-coté bien sûr.
02:38Et c'est François Robinet, Managing Partner d'AVP, qui sera l'invité de ce dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir.
02:43Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:59Bonsoir Pauline.
03:00La géopolitique à la une toujours et Donald Trump sur tous les fronts, le Groenland, le Venezuela et des investisseurs qui commencent à mettre un prix sur ces situations géopolitiques.
03:10Oui, cette agitation contribue à raviver les tensions géopolitiques.
03:15S'agissant du Groenland, Donald Trump étudie plusieurs scénarios pour en prendre le contrôle, y compris un recours à la force.
03:22En parallèle, l'Allemagne et la France s'emploient à trouver une réponse européenne sur ce dossier.
03:27Le gouvernement danois réagit indiquant que le Danemark allait investir l'équivalent de 12 milliards d'euros dans le réarmement du Groenland.
03:34Oui, après ces déclarations, le secteur de la défense est en vedette. Thalès bondit de 6,5% en tête du CAC 40.
03:41Dassault Aviation gagne 4%. Ailleurs, en Europe, Saab, Ensolt et Rheinmetall gagnent 4%.
03:47Un autre secteur qui réagit aux tensions géopolitiques, notamment autour du Venezuela, c'est le secteur du pétrole.
03:53Oui, le secteur recule dans le sillage du repli des prix du pétrole provoqué par l'annonce d'un accord entre Caracas et Washington
04:00qui prévoit l'exportation de 2,5 milliards de dollars de pétrole vénézuéliens vers les Etats-Unis, soit jusqu'à 50 millions de barils.
04:10Dans ce contexte, Total Energy cède 3%. Chevron et ExxonMobil évoluent en léger repli.
04:16Les marchés obligataires réagissent également aux inquiétudes et aux tensions géopolitiques.
04:20Oui, le rendement américain à 10 ans s'est détendu autour de 4,15%.
04:24En Europe, le rendement allemand à 10 ans cède 5 points de base autour de 2,80%.
04:30Et le rendement britannique à 10 ans est tombé à son plus bas niveau depuis 3 mois à 4,40%.
04:36Sur le marché d'échange, le dollar est stable et l'euro-dollar se traite autour de 1,17%.
04:40Qu'en est-il du côté des grands marchés actions, Pauline ?
04:43Aux Etats-Unis, le S&P 500 a inscrit hier son premier record de 2026,
04:47juste après le Dow Jones qui se rapproche d'ailleurs des 50 000 points.
04:52Aujourd'hui, les indices ouvrent sur une note prudente.
04:55Côté européen, le DAX enchaîne les records et dépasse les 25 000 points pour la première fois.
05:01En France, le CAC 40 évolue sans tendance marquée, au-delà de 8 200 points mais lesté par les valeurs du luxe.
05:07La macro marque cette semaine également avec l'emploi américain en premier lieu
05:12et l'enquête ADP sur le secteur privé américain qui était attendue aujourd'hui.
05:16Oui, l'économie américaine a créé 41 000 emplois en décembre,
05:20un chiffre légèrement inférieur aux 49 000 créations attendues.
05:24Le mois dernier, l'économie américaine avait détruit 29 000 emplois,
05:28un chiffre un peu moins important que ce qui avait été publié.
05:31Dans le même temps, l'enquête Joltz, qui recense les ouvertures de postes sur le marché du travail américain,
05:36a été publiée pour le mois de novembre.
05:39Le nombre de postes à pourvoir diminue légèrement avec 7,1 millions d'ouvertures.
05:43Et puis au chapitre américain, l'ISM Service a été publié également.
05:46Oui, pour le mois de décembre, l'ISM Service s'établit à 54,4 après 52,6 en novembre.
05:53C'est supérieur aux attentes.
05:54Et puis on suivait aujourd'hui également l'inflation en zone euro, première estimation pour le mois de décembre.
06:00Oui, l'inflation est tout à fait conforme aux attentes en hausse de 2% sur un an et de 0,2% sur un mois.
06:07Dans sa version cœur, hors alimentation et énergie, l'inflation est légèrement inférieure aux attentes sur un an en hausse de 2,3%.
06:14Quel sera le programme à l'agenda demain pour les investisseurs, Pauline ?
06:17Les investisseurs prendront connaissance du taux de chômage de la zone euro pour le mois de novembre,
06:22attendu stable à 6,4% de la population active.
06:26Toujours en zone euro, on regardera les prix à la production industrielle aussi pour le mois de novembre.
06:30Et aux Etats-Unis, on attend la balance commerciale pour le mois d'octobre.
06:33Pauline Grattel avec nous chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
06:36Tendance, mon ami, pour vous apporter les infos clés du jour sur les marchés.
06:50Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:54Alexandre Tailleb est avec nous, gérant, analyste chez Sycomore Asset Management.
06:58Bonsoir Alexandre.
06:58Bonsoir Grégoire.
06:59Gilles Bazicien nous accompagne, le président d'Equity GPS.
07:02Bonsoir Gilles.
07:03Bonsoir.
07:03Bienvenue et bienvenue à Wilfried Galland qui est également avec nous ce soir.
07:06Bonsoir Wilfried.
07:07Bonsoir Gilles.
07:07Directeur général adjoint de Montpensier, Arbevel, marché et géopolitique.
07:11C'est le thème qui nous anime en cette rentrée.
07:14Parlons-en encore ce soir, Wilfried, effectivement, du point de vue du marché et des investisseurs.
07:20J'essaie toujours de garder ce lien quand même entre géopolitique et marché.
07:23C'est le sujet de l'émission.
07:25Mais voilà, entre le Venezuela, le Groenland, l'Iran, pourquoi pas.
07:29Et puis les points chauds traditionnels, j'ai envie de dire.
07:32Russie, Ukraine, Taïwan.
07:33Comment est-ce que le marché essaye de mettre un prix justement sur ces situations et cette nouvelle doctrine ou en tout cas cette stratégie de sécurité américaine renforcée, on va dire ?
07:44Disons qu'il y a des impacts qui sont réels, qui ne sont pas des impacts d'indices aujourd'hui.
07:50On n'a pas des marchés qui bougent en fonction de la géopolitique.
07:55En revanche, ce qu'on voit, c'est qu'évidemment, sur le marché par exemple du pétrole, ça bouge.
07:58Ça bouge plutôt dans le bon sens pour les économies consommatrices de pétrole.
08:02C'était un peu anticipé.
08:03On savait qu'il y avait quand même un sujet de mise à disposition du pétrole vénézuélien.
08:07On voit que ça commence à se concrétiser.
08:10Il y avait effectivement des impacts, dès le début, il y a eu des impacts sur le marché des changes avec une remontée du dollar assez faible.
08:17Mais néanmoins, une petite remontée du dollar, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu le dollar se faire un petit...
08:22Réagir comme un refuge.
08:23Réagir comme un refuge, ce qu'on voit également d'ailleurs sur un certain nombre de dettes d'État.
08:29Parce que la baisse des taux aujourd'hui ne peut être interprétée réellement que comme une nécessité de mettre plusieurs œufs dans plusieurs paniers.
08:41Sans faire nécessairement de hedge réellement, mais en tout cas une politique de diversification.
08:46Et puis c'est vrai que sur les marchés actions, on a vu des réactions évidemment sur des secteurs directement impactés.
08:54Alors là aussi, ce ne sont pas des secteurs qui font bouger les indices, que le poids est relativement faible.
08:58Mais on a vu des implications assez fortes dans le secteur de l'énergie.
09:01Pas nécessairement d'ailleurs sur les grandes majors pétrolières, mais par exemple dans les raffineurs.
09:05On a vu des mouvements assez importants.
09:07Et l'énergie même au sens large.
09:08Et bien sûr.
09:09Le renouvelable solaire.
09:10Le renouvelable solaire.
09:11Les alternatives aux fossiles.
09:13Exactement, le nucléaire aux Etats-Unis.
09:16Il y a beaucoup d'entreprises qui sont cotées, qui effectivement montrent là aussi des signes de réaction.
09:22Et bien sûr, le secteur de la défense, avec à la fois les géants que tout le monde connaît,
09:26et puis des valeurs plus petites, mais spécialisées dans la surveillance électronique, spécialisées dans les drones,
09:32spécialisées dans le matériel aérien ou sous-marin.
09:36Et on voit qu'effectivement, ce sont des valeurs qui sont, pour les valeurs européennes, plutôt des petites valeurs.
09:42On parle de quelques centaines de millions, quelques milliards de capitalisation.
09:46Pour les valeurs américaines, ça peut être quelques dizaines, voire quelques centaines de milliards.
09:50Ça reste, quand on est à quelques dizaines de milliards, ça reste des mid-cap américaines.
09:54Mais néanmoins, on voit qu'il y a des choses qui changent.
09:56Et on voit qu'effectivement, ça joue sur les rotations sectorielles du marché.
10:01C'est-à-dire qu'en fait, on a plus envie aujourd'hui dans le marché d'acheter des valeurs de la défense,
10:06des valeurs industrielles, de regarder l'impact sur les chaînes de valeurs particulièrement.
10:10Et on va regarder, évidemment, ce qui peut se passer du côté iranien.
10:13Vous en avez parlé.
10:15On a un déplacement des forces spéciales américaines dans la région pas loin du Golfe.
10:20On se dit qu'il pourrait y avoir quelque chose là-dessus.
10:23Et puis, effectivement, ça facilite les rotations sectorielles.
10:26On a plus tendance à investir là-dedans que, par exemple, dans les valeurs de luxe.
10:30Aujourd'hui, c'est moins dans le momentum.
10:33Donc, on a des impacts de marché par les matières premières, par l'échange et effectivement par les secteurs.
10:37C'est ce que j'essaie de dire aussi en introduction.
10:40Ce qu'on observe là, en réaction un peu immédiate à ces événements de début d'année ou ces tensions de début d'année,
10:47ces réactions, elles ne s'inscrivent que dans le prolongement des tendances qu'on a déjà observées au cours de 2025.
10:54La défense, ce n'est pas une nouveauté maintenant.
10:56Totalement. Le véritable choc, ce serait si, par exemple, il y avait des perturbations dans les chaînes de valeur.
11:02Imaginons, par exemple, qu'on ait des tensions fortes, voire des opérations militaires dans le détroit de Taïwan.
11:08Alors là, on aura un impact qui serait un impact très fort sur les marchés.
11:12Là, on ne pourrait pas dire que la géopolitique, les marchés s'en fichent.
11:15Là, ce ne serait pas le cas du tout.
11:17Peut-être que quelques mois après, ça se normaliserait.
11:19Mais on aurait effectivement un choc très fort.
11:20Là, effectivement, ça se joue sur les impacts à la fois sur des secteurs qui bénéficient directement des tensions
11:27et puis effectivement des points plus liés à des matières premières sur lesquelles on peut avoir des tensions.
11:33Alors, on a parlé effectivement du pétrole, on a parlé aussi du cuivre.
11:37On sait que les métaux, on sait que le Venezuela est également une des ressources fortes, en tout cas potentielles.
11:45Mais ça prend du temps, tout ça.
11:46Donc là aussi, les marchés vont digérer ce genre de choses.
11:49Et effectivement, regarder les impacts après sur l'Union européenne.
11:54On sait que l'Union européenne est vraiment en première ligne maintenant avec cette histoire de Groenland.
11:59Comment l'Union peut réagir face à quelqu'un de très transactionnel comme Donald Trump
12:03qui veut à la fois utiliser la force et faire des deals dans le cadre d'une norme qui n'est pas du tout celle-là
12:13et qui inquiète parce qu'on était quand même dans une norme qui était beaucoup plus cadrée jusqu'à présent.
12:18Comment est-ce que les Européens qui ont des, objectivement, qui ont à l'intérieur de l'Europe des intérêts très différents ?
12:24Entre la Finlande, la Pologne, le Danemark, l'Italie, l'Espagne, vous voyez que ce ne sont pas du tout les mêmes intérêts.
12:34Comment aligner tout ça face à quelqu'un qui va mettre une pression quand même très très forte ?
12:39Parce qu'il s'est engagé vis-à-vis de son électorat.
12:41L'opération vis-à-vis du Venezuela, c'était déjà un peu une opération de politique intérieure.
12:45Le reste, c'est aussi une opération de politique intérieure pour Donald Trump.
12:48Aujourd'hui, ça va moyennement dans ses intentions de vote et dans sa cote de popularité.
12:54C'est une façon de dire, regardez, je suis, et je terminerai par là, comme disait le titre de The Atlantic,
12:59« the most consequential president ever ».
13:01Donc je suis le président qui impacte le plus la vie réelle des gens et je tiens à le faire.
13:07Il faut que ça se voit à la pompe pour l'électeur américain.
13:09Il faut que ça se voit, regardez, je dis, je dis, c'est le sujet intérieur.
13:12La politique, c'est quelque chose qui impacte directement.
13:17Bon, sur ces considérations géopolitiques, vos commentaires bien sûr à vous deux, Gilles et puis Alexandre.
13:22Et puis, le thème de la défense, que dit la boussole des coutiers GPS sur ce secteur de la défense ?
13:28Sector Star 2025 qui débute en 2026 très fort, avec des questions peut-être sur la valorisation de ce secteur
13:36et le prix qu'on a mis déjà sur la rentabilité à venir ou la nouvelle rentabilité à venir d'un certain nombre d'entreprises.
13:43Oui, la valorisation du secteur augmente.
13:47Par contre, cette dynamique des perspectives, particulièrement à moyen terme,
13:53ça se mesure quand même plus à moyen terme qu'à un horizon trimestriel, là, ça améliore fortement.
14:01Donc, en fait, en toute objectivité, notre rating global ne s'améliore pas, mais il ne se détériore pas.
14:11Malgré l'envolée des prix, on prend.
14:14C'est comme ça que nous, on le résume.
14:19Et c'est un rating qui mérite d'être encore acheteur de ce secteur ?
14:24Je ne veux pas parler de thématique parce que là, c'est un secteur.
14:26Oui, justement. Alors là, ça dépend de l'objectif du client final et pas tellement de ma propre grille d'analyse.
14:35Et l'objectif du client final...
14:40Je vais vous le résumer, Gilles, faire de la perf.
14:42Non, mais justement, alors c'est très intéressant.
14:46Alors, pas que, parce qu'on se rend compte que vous avez des clients qui sont partout sur les frontières efficientes,
14:54si on veut parler savant.
14:56C'est-à-dire qu'avec des profils de risque d'une part et de rentabilité d'autre part, qui diffèrent.
15:03Donc, ça, c'est le premier point.
15:05Le deuxième point, c'est que...
15:08C'est quand il fait beau qu'on répare le toit, qu'on entretient le toit.
15:14Et donc, le risk management est quelque chose qui est extrêmement important pour toutes nos activités
15:23et ce lien entre la performance et le risque.
15:28Et donc, ça demande de déterminer très proprement avec le client final ce qu'il souhaite en termes de mix risk-reward,
15:37ce sur quoi il souhaite insister le plus.
15:39Alors, ça peut être la performance, mais là, très souvent, c'est au détriment de la volatilité.
15:45Il faut souvent...
15:46Accepter la volatilité qui va avec.
15:48Voilà.
15:48Donc, ça, il faut avoir affaire à des gens qui ne changent pas d'avis...
15:53J'entends.
15:55Tout au long du chemin.
15:56Donc, pour ça, il faut bien le déterminer, que ce soit bien propre.
15:59Et il faut retourner voir le client très, très régulièrement
16:02pour qu'il se rende bien compte que ce qui est fait est fait en fonction des objectifs qu'il vous a signés
16:09et bien vérifier que ces objectifs sont toujours bons.
16:12Ça, c'est en général, Gilles.
16:14Et oui.
16:14Et pour le secteur de la défense, en particulier.
16:16Non, mais c'est...
16:17Moi, je reviens à ça, Gilles.
16:19Je reviens à moi, oui, non.
16:20Oui, mais alors...
16:21Donc, pour le secteur de la France, qui n'est pas un très gros secteur,
16:26donc on peut trouver de la performance partout et de la sous-performance partout.
16:29Donc, ça, c'est le premier point.
16:30Donc, on n'est pas obligé d'être surpondéré dans le secteur de la défense
16:36pour avoir surperformé très sensiblement l'année dernière.
16:41Ok, ok.
16:43C'était quand même mieux d'en avoir.
16:45Et des banques aussi, quoi.
16:46Ah non, mais...
16:47Sans banque et sans défense en Europe, c'était plus dur.
16:50Oui, enfin, alors...
16:51Après, vous avez les métaux précieux.
16:53Oui, d'accord.
16:53Et après, on peut raisonner au-delà du quart sud-ouest du Morbihan
16:57et avoir une appréciation au monde
17:01qui permet d'avoir une richesse beaucoup plus importante
17:03des valeurs considérées.
17:05Et donc, un effet plus naturellement de diversification d'une part
17:11et puis aussi, un effet de trouver, en élargissant sa focale,
17:16en trouvant des entreprises en bottom-up
17:19qui sont en garpe, qui sont très bien,
17:23qui sont raisonnablement pricées,
17:25avec de la croissance très bonne.
17:28Le message, c'est qu'il y a d'autres choses bien à faire
17:30et que le secteur de la défense,
17:32qui alimente quand même beaucoup d'attention,
17:35qui attire beaucoup d'attention, forcément.
17:37Ce qui est normal.
17:38Vous dites qu'on ne peut pas non plus tout mettre
17:41sur un secteur comme c'est la défense aujourd'hui.
17:43En gros, c'est pondération neutre, c'est cher,
17:45mais la dynamique des perspectives est en amélioration.
17:49Si elle ne l'était pas,
17:51il faudrait reconsidérer sa pondération
17:54sur la base de valorisation qui se sont envolées.
18:00Très clair.
18:01Alexandre, la géopolitique et les marchés,
18:04je reviens aussi à ça.
18:05Oui.
18:06Pourquoi on a aussi peu d'impact,
18:10même si Wilfried a très bien émulé les impacts
18:12qu'a eues cette intervention au Venezuela,
18:14la réponse, c'est juste si, aux yeux des marchés,
18:18la région concernée est « relevant » ou « irrelevant ».
18:21Si la prochaine étape,
18:23alors je ne sais pas laquelle ce sera,
18:25je n'ai pas de boule de cristal,
18:26mais si ça concerne l'Iran,
18:28l'impact devrait être aussi limité
18:30que pour le Venezuela,
18:31parce qu'on l'a vu au moment des échanges
18:34de missiles entre Israël et l'Iran,
18:36l'impact a été quasi neutre.
18:38En revanche, si on remonte un petit peu dans le temps,
18:40on regarde un événement comme Dipsic,
18:42que je considère être de la géopolitique,
18:43on a un impact beaucoup plus fort
18:46et beaucoup plus négatif.
18:48Donc tant que ça ne concerne pas
18:49soit les niveaux de coût pour les entreprises
18:52ou le niveau de profit ou les deux,
18:55ça n'impacte pas le marché ou très très peu.
18:57Donc il y a effectivement l'impact sectoriel
19:00qui est intéressant.
19:01J'avoue que j'attendais quand même
19:03sur la défense un point de renforcement
19:06parce que vous parliez de la tendance
19:08qui ne s'est pas arrêtée.
19:09C'est un train qu'on n'arrive même plus
19:10à s'accrocher au wagon du train.
19:13Il y a eu un petit essoufflement
19:14au moment où on s'approchait
19:16de la paix Russie-Ukraine.
19:18Et j'attendais ce truc-là,
19:19surtout quand on a entendu
19:20qu'on était proche à 90%
19:21pour dire bon, ça va faire
19:23un bon gros moins 5, moins 10
19:24sur le secteur.
19:26Et là, on y va parce qu'on sait
19:27que c'est une tendance structurelle.
19:28Ce n'est pas arrivé, dommage.
19:31Non, mais c'est un point intéressant
19:32parce que c'est un sujet de discussion.
19:34Mais vous ne considérez pas
19:36qu'un apaisement du conflit,
19:38une mise en pause du conflit,
19:39un cessez-le-feu,
19:40une baisse d'intensité
19:41entre la Russie et l'Ekraine,
19:42vous ne considérez pas
19:43que c'est un moment
19:48où il faudra quitter
19:49le secteur de la défense ?
19:50Non, pour deux raisons.
19:52La première, mais ça c'est très personnel,
19:55je ne fais pas spécialement confiance
19:56à la Russie pour respecter
19:57un traité de paix.
19:59Et deuxièmement,
20:00ça n'arrête pas les conflits
20:01par ailleurs.
20:02Donc, non, je pense que
20:04le secteur de la défense
20:05est encore amené à se développer
20:06et qu'il va y avoir des commandes.
20:07Donc, on parlait du Groenland.
20:10Là, ça va être déterminant
20:12quand même pour le secteur
20:13de la défense européen
20:15parce qu'il est directement concerné.
20:18Probablement un des meilleurs,
20:19si ce n'est le meilleur secteur
20:20sur les trois, quatre
20:21premières séances de 2026.
20:23L'Est, c'est déjà plus 15.
20:24Voilà.
20:26Donc, là, il va falloir voir...
20:29Les traders misent plus
20:30sur une négociation d'abord,
20:33quelque chose de commercial.
20:35Effectivement, Trump n'exclut pas
20:37de répondre par la force.
20:42Il va falloir voir
20:43quelle est la réponse.
20:45Si l'intervention est aussi rapide
20:47que celle du Venezuela,
20:48l'Europe n'aura même pas
20:49le temps de répondre.
20:51Donc là, il faut s'adapter.
20:52Quand j'entends
20:53certains hommes politiques
20:54dire qu'on a le pouvoir
20:55de dire non aux Etats-Unis
20:57et à Donald Trump,
20:59malheureusement,
21:00je n'en suis pas sûr du tout.
21:03Il faut avoir les moyens
21:04de dire non, oui.
21:04Donald Trump,
21:05ce qu'il fait aujourd'hui,
21:06il reprend plus ou moins
21:07le playbook de 2003
21:09avec George Bush
21:10et l'Irak.
21:11Sauf que George Bush
21:12respectait un certain protocole.
21:14On se rappelle
21:14de Colin Powell,
21:15la petite fiole,
21:16le conseil de sécurité
21:17de l'ONU, tout ça.
21:18On ne l'a plus du tout.
21:19On ne l'a plus du tout.
21:20Il n'y a même pas
21:20de sous couvert
21:21de défendre la démocratie.
21:22ce n'est pas du tout ça.
21:24Le fil rouge,
21:25c'est Venezuela,
21:26Colombie,
21:27Groenland.
21:28Je mets de côté l'Iran.
21:30Le fil rouge,
21:30c'est les métaux.
21:31On en a parlé,
21:32notamment les métaux industriels.
21:34Il y en a dans ces trois pays,
21:35notamment des terres rares
21:36au Groenland.
21:37C'est ce qu'il veut
21:38et c'est un peu l'enfant
21:39qui veut un jouet
21:39et qui teste les limites.
21:41Pour l'instant,
21:42personne ne l'arrête.
21:43Ça, pour moi,
21:44c'est quand même
21:44un facteur d'inquiétude
21:46important pour les mois,
21:48les années à venir.
21:49Bon, défense,
21:50donc ça reste un thème
21:50de long terme.
21:52Tout le thème des métaux aussi,
21:55alors qu'on peut jouer
21:55de différentes manières,
21:56mais les minières,
21:58par exemple,
21:58cotées,
21:59restent des véhicules
22:00qui permettent
22:01de s'exposer
22:02à cette thématique,
22:03j'imagine.
22:03Oui, c'est un thème.
22:04Si on évoque
22:04les enjeux 2026,
22:06là, ça fait partie
22:06des sujets
22:07sur lesquels
22:08il faut être exposé
22:09ou au moins attentif.
22:10Oui, c'est assez drôle
22:13parce que c'est un thème
22:15qui est évidemment
22:15de plus en plus représenté
22:16au fur et à mesure
22:17qu'il monte,
22:19mais qui était très peu
22:20représenté dans les indices.
22:22Une thématique
22:23que je défends
22:23depuis plusieurs années,
22:24ce qui est assez drôle,
22:25c'est le changement
22:25de discours
22:26ou l'ajout.
22:27Donc au départ,
22:27c'est la transition énergétique.
22:29On aime bien ça
22:30chez Sycomore,
22:30donc on en a beaucoup parlé.
22:32Puis ensuite,
22:32on a eu l'intelligence artificielle,
22:34la technologie,
22:34les data centers.
22:35Puis maintenant,
22:35on rajoute à ça,
22:36il y en a quand même besoin
22:37aussi pour les armes.
22:38Donc ça recouvre un peu
22:40tout le spectre.
22:41Oui, là aussi,
22:42tendance structurelle
22:43sur les minières.
22:45Je ne parle même pas
22:46de potentielle pénurie
22:47ou du moins
22:48de décalage offre-demande
22:49sur des métaux
22:50comme le cuivre
22:51à horizon 2030.
22:52Je pense qu'on est
22:53assez sécure
22:53pour dire que c'est
22:54une thématique
22:55assez forte
22:56pour les prochaines années.
22:57Globalement,
22:58la thématique
22:58souveraineté européenne,
23:00autonomie stratégique,
23:02là aussi,
23:02on en parle
23:02depuis le début de l'année.
23:04Enfin, on en parle
23:04depuis longtemps,
23:05mais d'autant plus
23:06dans un regain
23:07de tensions géopolitiques
23:09et de conflits potentiels
23:11ou de frictions potentielles
23:12avec l'ami américain
23:14Wilfried,
23:15quand on est en Europe,
23:16c'est un vrai thème.
23:18Ce n'est pas un effet de mode.
23:19Parce que
23:20beaucoup de fonds,
23:21de stratégies
23:22se lancent
23:22sur ce sujet-là.
23:24Ma question étant
23:24de savoir
23:25est-ce que c'est un effet de mode ?
23:26Et pourquoi pas ?
23:26Le marché vit aussi
23:27des effets de mode
23:28ou est-ce qu'on est
23:29sur quelque chose
23:30de plus profond
23:30et de plus structurel ?
23:31On est sur vraiment
23:32quelque chose
23:33de structurel
23:34sur toute la partie
23:35ce que j'appelle
23:37le reshoring,
23:38c'est-à-dire la partie
23:38relocalisation
23:39des chaînes industrielles
23:41et des chaînes de valeur
23:41les plus critiques.
23:43Là, on est suffisamment
23:44confiant dans l'idée
23:45que les intérêts européens
23:46vont rester convergents
23:48pendant suffisamment longtemps
23:50pour que cette politique
23:52de réindustrialisation
23:53aboutisse à des résultats.
23:56J'irai un cran plus loin
23:56dans la granularité.
23:57Je pense qu'on peut être
23:58confiant sur le fait
23:59que tous les intérêts nationaux
24:01vont converger.
24:01Après, effectivement,
24:02il va s'agir en Europe
24:04de les aligner
24:05ces intérêts nationaux
24:06et on sait très bien
24:07que ce n'est pas du tout
24:08les mêmes
24:09entre le sud de l'Europe,
24:11le centre, l'est,
24:12que ça commence
24:13à se fractionner quand même,
24:15ça commence à se fragiliser
24:16même d'une certaine manière.
24:17Et donc là, effectivement,
24:18il va falloir être attentif
24:20mais globalement,
24:22dans toutes les zones géographiques,
24:23on voit cette volonté
24:25de maîtriser au maximum
24:27des chaînes de valeur
24:28pour être capable de peser.
24:30Il ne s'agit pas,
24:30évidemment,
24:31d'être totalement autarciques
24:34parce que ça,
24:35c'est impossible.
24:36Mais en revanche,
24:37il s'agit d'être capable
24:37de peser à travers
24:39des éléments suffisamment stratégiques
24:40pour faire entendre sa voix.
24:42Et c'est là aussi
24:43où l'Europe a eu
24:46beaucoup de retard
24:48au démarrage.
24:49Et qu'on se rend compte
24:50aujourd'hui
24:50que ce qu'on savait très bien,
24:52c'est-à-dire que
24:53les perturbations
24:56de chaînes de valeur critiques
24:57sur la partie métaux,
24:58sur la partie terres rares,
24:59nous impacter directement,
25:01ça n'est pas une surprise.
25:02On le sait depuis
25:03au minimum le Covid,
25:04voire avant.
25:05Et en fait,
25:06ça n'est que maintenant
25:07qu'on se rend compte
25:07qu'il va falloir faire
25:08un gros effort là-dessus.
25:09Bon, la question ensuite
25:10que je pose,
25:12c'est lorsque
25:13les tensions géopolitiques
25:14s'affaisse légèrement,
25:16on a des moments
25:18et heureusement
25:18où effectivement
25:19on a une certaine respiration,
25:22quels seront les arbitrages,
25:24en particulier des démocraties
25:25qui sont sujettes
25:27à des volontés
25:29toujours plus fortes
25:29de dépense sociale
25:30de la part de leur peuple.
25:32C'est-à-dire que là,
25:33le fameux discours
25:34de 1953
25:36d'Eisenhower
25:38qui s'intitule
25:40Guns or Butter
25:42montrait,
25:45on était au cœur
25:45de la guerre de Corée,
25:46et Eisenhower
25:48ne peut pas être considéré
25:49comme étant
25:50nécessairement
25:51une colombe,
25:52même s'il était
25:53plutôt en charge
25:53de la logistique
25:54au sein de la Seconde Guerre mondiale.
25:56Il montrait très clairement
25:57que,
25:59par exemple,
25:59un navire de guerre américain,
26:01c'était une dizaine
26:02d'hôpitaux.
26:04Et donc,
26:04il le disait
26:05dans son discours.
26:06À un moment,
26:06il va falloir
26:07que vous choisissiez.
26:08Vous ne pouvez pas
26:08être prospère
26:10sans être défendu,
26:11mais si vous poussez
26:12trop loin
26:13la volonté
26:14d'être défendu,
26:15alors vous allez
26:16le payer fortement
26:17en termes de prospérité.
26:18Aujourd'hui,
26:19le balancier,
26:19il est complètement
26:21du côté,
26:21justement,
26:22de la souveraineté,
26:23de la défense,
26:25de la capacité
26:27d'autonomie stratégique.
26:28Il est,
26:29à mon sens,
26:29certain
26:30que le débat,
26:31et on le voit
26:32en France,
26:33malheureusement,
26:34dans des proportions
26:35qui sont probablement
26:36un peu décalées
26:37par rapport
26:37à ce qu'on devrait avoir,
26:38mais le débat,
26:39il va revenir
26:40dans chaque pays.
26:41Et à chaque campagne électorale,
26:43le débat va revenir
26:44et de plus en plus fort.
26:45C'est là
26:46où le modèle chinois
26:47est un modèle
26:48que certains regardent
26:49avec les yeux de Chimène,
26:50malheureusement,
26:50en disant
26:50c'est formidable
26:51parce qu'eux,
26:51ils s'en fichent.
26:52C'est la démocratie
26:53sans l'incertitude du scrutin.
26:54On sait à chaque fois
26:55qu'il va gagner.
26:57Mais là,
26:58effectivement,
26:58on va avoir
26:59ces sujets-là.
27:00Donc,
27:00de la volatilité
27:01dans ces secteurs-là,
27:02on va les avoir.
27:03Donc,
27:03il y aura des doutes
27:03en permanence.
27:04Il y aura des doutes.
27:05Et donc,
27:05au sein,
27:06par exemple,
27:07du secteur industriel,
27:08on va avoir des rotations.
27:09Avec peut-être
27:10moins de chars,
27:12moins d'avions de combat
27:12et peut-être
27:14plus de capacités
27:15de défense électronique
27:16et peut-être
27:17plus de drones
27:17parce que ça peut servir
27:18à quelque chose d'autre.
27:19Ça peut servir aussi
27:20pour des gros drones
27:21de surveillance,
27:22pour l'agriculture,
27:22etc.
27:23Ça,
27:24effectivement,
27:24il va falloir être attentif
27:25à ça parce qu'à l'intérieur
27:26de cette thématique
27:26sur laquelle je suis totalement d'accord,
27:27on va avoir des sous-thématiques
27:30qui vont effectivement
27:31prendre le relais
27:31avec des écarts
27:32qui peuvent être très importants.
27:34Si on regarde
27:34les marchés européens
27:35pour 2026,
27:37qu'est-ce qui vous paraît intéressant
27:39chez Goutti GPS,
27:40Gilles,
27:41en termes de secteur,
27:43de valeur,
27:43de thématique ?
27:44Non,
27:44mais parlons de l'Europe
27:45qui sort d'une très belle année 2025.
27:48Comment est-ce que le marché
27:49peut continuer
27:49de se développer en Europe
27:51au cours de 2026 ?
27:52Avec quelle force ?
27:53Ce n'est pas facile.
27:55Ce n'est pas facile
27:56parce qu'on parle
27:56de valorisations
27:57qui sont au haut
27:57global et en général
27:59et avant de rentrer
28:00dans le détail,
28:01soit sectoriel de niveau 1,
28:02soit sectoriel de niveau 3,
28:04soit individuel des valeurs
28:05parce que nous,
28:06à la base,
28:06on regarde les valeurs
28:07et ensuite,
28:08on réagrège
28:08ce qui permet
28:09de voir des choses
28:09beaucoup plus finement
28:10que si on est seulement
28:12top-down,
28:13exclusivement.
28:14Eh bien,
28:16ce n'est pas simple
28:17mais force est de constater
28:20que la dynamique
28:21des perspectives
28:22des entreprises
28:23est
28:24en route globale
28:27correcte
28:27et que les marchés
28:30sont boules.
28:31Et ça,
28:31ça se respecte.
28:35Mais par contre,
28:36quand on descend
28:36un petit peu plus bas,
28:38on voit des choses
28:39beaucoup plus intéressantes
28:41et plus marquées,
28:42avec parfois
28:44des valorisations
28:44très attractives
28:45et des dynamiques
28:46de perspective
28:46très sympathiques
28:47et des marchés boules
28:49sur certaines valeurs
28:50et à l'inverse
28:52sur d'autres.
28:53Et ça,
28:53on le voit tout le temps
28:54en permanence,
28:56quel que soit
28:57qu'on soit en 2008
28:59ou au plus bas
29:02de 2020.
29:03Voilà.
29:04Donc,
29:05maintenant,
29:06si on reste agrégé
29:08à un niveau
29:09un peu macro,
29:10c'est-à-dire géographique
29:11ou sectoriel,
29:14la France continue
29:16d'avoir un très mauvais rating.
29:19Très mauvais.
29:20Oui.
29:21On est à zéro
29:21sur la France.
29:24La France continue
29:25de sous-performer
29:27dans sa globalité
29:28depuis assez longtemps
29:31et il ne vous avait pas échappé
29:33pour relier
29:35avec ce qui a été dit avant
29:37qu'on est dans une situation
29:39très compliquée
29:41d'un point de vue
29:42à la fois budgétaire,
29:45de maîtrise,
29:46de maîtrise
29:47des grands équilibres
29:49et pas seulement
29:51de la dette
29:52de l'État.
29:53Il y a beaucoup
29:54d'autres équilibres
29:55qui sont aujourd'hui
29:56structurellement
29:58bafoués
30:00et sur lesquels
30:00on s'est habitués
30:01à ce qu'ils le soient.
30:04Je vous rappelle
30:05qu'il y a...
30:06Et ça,
30:06ça pèse sur nos marchés
30:07boursiers ?
30:07Non mais,
30:09je veux dire,
30:09on explique en permanence
30:11que les marchés
30:12ne sont pas l'économie
30:12ou ne sont pas
30:13que l'économie
30:14d'un pays
30:15en tout cas
30:15avec le code postal
30:17nous avons fabriqué
30:18une présentation
30:19que nous en mettons
30:19à jour très régulièrement
30:20et qui montre
30:21que la performance
30:24relative des pays
30:25est très impactée
30:27par la dynamique
30:30par la dynamique
30:31des ratings souverains.
30:34Et on l'oublie,
30:37pourquoi ?
30:37Parce que ce sont
30:38des phénomènes
30:40qui agissent
30:40sur le long terme.
30:42Or,
30:42on est tous
30:43de plus en plus
30:43orientés vers
30:44le court terme
30:45et on a eu mal
30:49à regarder les choses
30:50sur 5 ans,
30:5010 ans.
30:51Et voilà.
30:53Parce qu'il faut rester
30:53en vie.
30:54Entre-temps,
30:55en vie,
30:56c'est-à-dire
30:56en vie professionnelle.
30:57Oui,
30:57bien sûr.
30:58Jusqu'ici,
30:59Dieu merci,
30:59dans nos pays européens.
31:01mais c'est là
31:04où intervient
31:04le bon mix,
31:05c'est là où intervient
31:06la notion de gestion
31:07du risque
31:08qui est absolument
31:10indispensable
31:11pour pouvoir déployer
31:13à moyen terme
31:14une stratégie
31:16avec des modèles
31:17constants
31:17mais qui bougent
31:20au fur et à mesure
31:21que vos données
31:22qui rentrent
31:23dans vos modèles
31:24elles-mêmes évoluent.
31:26Et tout en vérifiant
31:28bien sûr
31:28l'adéquation
31:29de tout ça
31:30à la réalité.
31:30Au global
31:32mais de la même façon
31:34on a des bons ratings
31:36avec des dynamiques
31:37de perspective
31:37et des bull market
31:38bien sur certaines valeurs
31:40et beaucoup moins bien
31:42sur d'autres.
31:44Voilà.
31:46Mais la zone euro
31:47au global
31:48n'est pas extraordinaire.
31:49L'Allemagne est mieux
31:50que la France
31:51parce que
31:52Les perspectives
31:53sont meilleures ?
31:54Oui,
31:55les perspectives sont meilleures
31:56et puis surtout
31:56ils ne sont pas
31:59dans le mur
31:59comme la France
32:00l'est.
32:01Alors le mur est mou
32:02parce que
32:03certains disaient
32:04qu'on était dans le mur
32:05il y a 20 ans
32:06il y a 10 ans
32:07il y a 5 ans
32:08voilà.
32:10Et est-ce qu'ils ont eu
32:11raison ou tort ?
32:13Un peu des deux.
32:14D'accord ?
32:15Et l'Allemagne
32:17il y a plus de marge
32:18de manœuvre
32:18les Pays-Bas
32:19ont plus de marge
32:20de manœuvre
32:20les pays nordiques
32:21en Europe
32:22ont beaucoup plus
32:24de marge de manœuvre
32:25et voilà
32:27donc en fait
32:28là j'ai dessiné
32:29un petit peu
32:30un chemin géographique
32:33sachant qu'on aime aussi
32:34beaucoup l'Italie
32:35mais pour d'autres raisons
32:36notamment parce que
32:37les efforts ont été faits
32:39en Italie
32:40et en Espagne
32:41Et il y a une perception
32:42qui est en train de changer
32:43sur un pays comme l'Italie ?
32:44Les efforts ont été faits
32:45sur 6 ou 7 ans
32:48et comme souvent
32:50la perception
32:51elle vient bien
32:52après que la réalité
32:53des choses a changé
32:54en termes d'actualité
32:55La tendance est toujours
32:56très importante
32:56de ce point de vue-là
32:57sur les marchés européens
32:58et puis
32:58globalement
33:00moi je reprends aussi
33:01la deuxième partie d'année
33:03a été très difficile
33:03pour tout ce qu'on appelle
33:05la qualité
33:06Quality Growth
33:07par exemple
33:08Alexandre
33:09alors chez nous
33:09c'est le luxe
33:11Food and Beverage
33:13la santé aussi
33:14alors
33:14on peut rentrer aussi
33:17dans le détail
33:17mais
33:17c'est vrai que
33:19ces valeurs
33:20qui ont été
33:20quand même
33:21des socles
33:22de performance
33:22pendant des années
33:24entières
33:25pour tous les gestionnaires
33:26d'actifs
33:26connaissent un niveau
33:28de sous-performance
33:29qui commence
33:29à impressionner
33:31d'une certaine manière
33:32Est-ce que le marché
33:33était excessif
33:34de ce point de vue-là
33:35et est-ce que c'est une année
33:36où on peut imaginer
33:37un rattrapage
33:37de ce facteur-là ?
33:38Alors ça dépend
33:39sur quel secteur
33:39effectivement sur la santé
33:41on aime bien
33:41parce qu'on trouve
33:42que les perspectives
33:42sont plutôt bien orientées
33:44Tout le monde aime bien
33:44la santé
33:45et on aime bien
33:45Je ne connais pas un gérant
33:46qui ne me dise pas
33:47qu'il n'aime pas la santé
33:47C'est-à-dire qu'au départ
33:48je pensais effectivement
33:50être contre à rien avec ça
33:51et je me rends compte
33:51de plus en plus
33:52que c'est le consensus
33:52Mais on voit
33:54En tout cas tout ce qui passe ici
33:55C'est bien
33:55On imagine se différencier en fait
34:00Voilà
34:00Mais on sent quand même
34:02qu'il y a une espèce
34:03de tendance
34:03qui s'essouffle
34:04On a l'impression
34:07que c'est la fin
34:08de la baisse
34:08en tout cas ça se stabilise
34:09en bas
34:10pour la santé
34:12Je suis assez favorable
34:13à ce secteur-là
34:14Le luxe
34:15en revanche
34:16je vois deux problèmes
34:18Alors je me contente
34:19de la macro
34:19Le premier
34:23c'est que je me mets
34:24un gros point d'interrogation
34:25sur la tenue
34:26de la consommation américaine
34:27La fameuse reprise en cas
34:30Je ne sais pas
34:31si les 10% les plus riches
34:32jouent encore tenir
34:33en fonction du contexte
34:34Vraiment j'aimais des doutes
34:35Et le deuxième problème
34:36que je vois
34:37c'est l'exposition à la Chine
34:38Pourquoi ?
34:40Parce que toute société
34:41qui n'est pas chinoise
34:42qui est exposée à la Chine
34:43voit en face d'elle
34:45le risque d'être remplacée
34:47par une société en interne
34:48La Chine dans son plan quinquennal
34:50dit une chose très claire
34:51Tout ce qu'on peut faire
34:52tout seul
34:52on le fait tout seul
34:53Et ils vont essayer
34:54de tout faire tout seul
34:55Et ça vaut pour le luxe
34:56parce que pendant longtemps
34:56on a pensé que le luxe français
34:58était évidemment irremplaçable
35:00et que même en Asie
35:02même en Chine
35:03où on peut avoir
35:04une consommation
35:05un peu nationaliste
35:06ou patriote
35:06le luxe français
35:08gardait une place à part
35:09Alors pour le marché
35:10c'est déjà en train de changer
35:12mais pas au niveau de la Chine
35:13Si on regarde
35:14qui pour nous
35:15français
35:16n'est pas forcément luxe
35:17une entreprise comme Ralph Lauren
35:19elle a très très bien fonctionné
35:20en bourse
35:20donc c'est considéré
35:21comme du luxe américain
35:23Le luxe chinois
35:24effectivement
35:25n'est pas encore
35:26très présent
35:27mais on voit
35:28de plus en plus
35:29à un moment donné
35:30on s'est posé la question
35:31est-ce que Nike
35:32est devenu
35:32est-ce qu'il est
35:33dans le secteur du luxe
35:34aujourd'hui
35:35Nike est complètement
35:36remplacé par des marques
35:37de sportswear
35:38chinois
35:39et je pense
35:41que ça peut
35:41tout à fait
35:42être le cas
35:42d'arriver
35:43à d'autres marques
35:44enfin on l'a vu
35:45dans le secteur automobile
35:46où en 5 ans
35:47ils sont passés
35:47de 0 à 1er exportateur mondial
35:50avec des voitures
35:51qui sont
35:52franchement de qualité
35:53quoi
35:54donc
35:54il y avait un aspect statutaire
35:56quand même
35:56à détenir
35:57à avoir une BM
35:58ou une Mercedes
35:58en Chine
35:59il y avait cet aspect statutaire
36:00mais
36:01complètement
36:01qui a shifté
36:02qui a bougé
36:03qui a plus du tout
36:03qui a plus du tout
36:05donc
36:05pour moi
36:07c'est deux problèmes
36:07qui font que
36:09oui sur le luxe
36:10je ne suis pas sûr
36:11que ça continue
36:12pas de baisser
36:13food and beverage
36:14j'avoue que je n'ai pas
36:15d'avis particulier
36:17pour le reste
36:17on a parlé
36:18des tendances
36:19qui vont continuer
36:20mais ça veut dire
36:20oui défendre
36:21les bancaires aussi
36:22ça continue
36:22enfin je pose la question
36:23un peu rapidement
36:24mais voilà
36:25plusieurs années
36:26de surperformance
36:26du secteur bancaire
36:27en Europe
36:28une revalorisation
36:30quand même du secteur
36:30mais il y a encore
36:31un alignement favorable
36:32c'est allé très vite
36:33très fort
36:34je pense que maintenant
36:35au vu des résultats
36:36qu'elle publie
36:36et de toute façon
36:37c'est un peu global
36:38sur le marché européen
36:39je pense que
36:40l'expansion de multiples
36:41va toucher à sa fin
36:42on a eu aux Etats-Unis
36:44deux ans et demi
36:45à peu près
36:46d'expansion de multiples
36:46et puis ensuite
36:47on a varié
36:48en fonction des résultats
36:49l'Europe a à peu près
36:51un an de retard
36:51sur ce mouvement
36:52d'expansion de multiples
36:53mi-2026
36:54on peut s'attendre
36:55à ce que ça s'arrête
36:56donc globalement
36:56ce qu'on attend
36:57c'est 2026
36:58une variation du marché
36:59d'action en ligne
37:00avec la croissance
37:01des bénéfices
37:02qu'on attend quand même
37:03peut-être un peu plus basse
37:04que le consensus
37:05qui est assez sensiblement
37:06au-dessus de 10%
37:07on attend plutôt 8%
37:10donc on est prudent là-dessus
37:13il y a souvent des révisions
37:14à la baisse
37:14au cours de l'année
37:15voilà je pense
37:16qu'on peut avoir
37:17de petites déceptions
37:18là-dessus
37:19mais encore une fois
37:20on en a parlé
37:21sur la défense
37:21il va y avoir du mouvement
37:22il va y avoir du mouvement
37:23surtout je pense que l'année
37:24va être relativement volatile
37:25et qu'il va y avoir
37:26pas mal de points d'entrée
37:27à aller chercher
37:28il y a tout pour qu'il y ait
37:28de la volatilité
37:29sur cette année
37:31sur la partie américaine
37:32semaine de l'emploi
37:34Wilfrid
37:35où est-ce qu'on en est
37:36de la conversation macro
37:37aux Etats-Unis
37:39notamment entre les marchés
37:40et la réserve fédérale
37:41américaine
37:42en attendant le nom
37:43du successeur
37:44de Jérôme Powell
37:45en fait c'est un élément
37:46effectivement
37:47très important
37:48parce qu'on voit
37:49que le marché de l'emploi
37:50est en train
37:51est en phase finale
37:52de normalisation
37:53et on a très très peur
37:55qu'en fait
37:55il détruise
37:56il aille au-delà
37:57il faut voir que
37:59sur les marchés
38:01en fait
38:01il y a trois éléments
38:02qu'il va falloir suivre
38:03en 2026
38:03c'est la consommation
38:05américaine
38:05et donc l'emploi
38:06c'est les taux d'intérêt
38:08donc la réaction
38:09de la Fed à tout ça
38:10et la tech
38:11avec à la fois
38:12l'impact
38:13sur l'économie
38:14et la tech elle-même
38:15et les investissements
38:16massifs
38:16et leur rentabilité
38:18ce sont les trois vecteurs
38:20qui vont probablement
38:22décider d'une bonne part
38:22de la performance
38:24des marques de réaction
38:24en 2026
38:26et effectivement
38:27la première aujourd'hui
38:28qui nous intéresse
38:29avant les résultats
38:31d'entreprises
38:31qui vont commencer
38:32sur lesquels
38:33on va se focaliser
38:34déjà sur la tech
38:36évidemment
38:36c'est ce fameux marché
38:38de l'emploi
38:38et cette consommation
38:39puisque comme l'a si bien
38:40expliqué Alexandre
38:41on a les 10%
38:41d'Américains
38:42qui en plus possèdent
38:44les actions
38:44qui possèdent 87%
38:46des actions
38:46qui aujourd'hui
38:48comptent pour un peu plus
38:49de 50%
38:49de la consommation américaine
38:50et donc qui aujourd'hui
38:51soutiennent
38:53non seulement
38:54la croissance américaine
38:54mais soutiennent
38:55d'une certaine manière
38:55la croissance mondiale
38:56pour l'instant
38:58jusqu'ici ça tient
38:58moi quand je regarde
39:00effectivement
39:00un certain nombre
39:02d'indicateurs
39:03je ne suis pas très inquiet
39:04je ne suis pas très inquiet
39:05parce que je vois
39:06que ce qu'on met
39:08en exergue
39:09sur par exemple
39:11les taux de défaut
39:12sur les cartes de crédit
39:13sur les crédits immobiliers
39:17en fait
39:18quand on se réfère
39:19à l'avant Covid
39:19on revient
39:20à une certaine normalité
39:21alors oui
39:22on est largement
39:22au-dessus
39:23des deux ou trois
39:24dernières années
39:24mais on revient
39:25juste à une certaine
39:26normalité
39:27et les bilans
39:28des entreprises
39:30comme des ménages
39:30restent encore relativement
39:31ça
39:32donc je pense
39:33que ça peut tenir
39:33mais la clé
39:34effectivement
39:35c'est le marché
39:36de l'emploi
39:36et l'élément
39:37moi qui m'intéresse
39:39beaucoup
39:39c'est le fait
39:40que l'accès
39:41au marché
39:41de l'emploi
39:42par les populations
39:43qui normalement
39:44devraient atteindre
39:45rapidement
39:46les fameux 10%
39:47c'est-à-dire
39:47les populations
39:48diplômées
39:49qui vont directement
39:50dans les services
39:51aux entreprises
39:51le juridique
39:52l'informatique
39:52baissent beaucoup
39:54peut-être à cause
39:55de l'intelligence artificielle
39:56on ne sait pas
39:56mais en tout cas
39:56baissent beaucoup
39:57et donc il y a cet effet
39:59un peu de perte de confiance
40:00au bas de ces 10%
40:02qui pourraient nous donner
40:04quelques swear fraud
40:05au cours de l'année
40:06jusqu'ici
40:07je trouve que ça tient
40:08plutôt pas mal
40:08les indicateurs
40:09tels que je les regarde
40:10sont plutôt encore positifs
40:11donc je reste positif
40:13mais effectivement
40:13on va avoir
40:14pas mal d'indicateurs
40:15qui vont arriver
40:16et qui vont enfin être
40:18j'espère
40:18solides
40:19parce que pour l'instant
40:20on avait quand même
40:21un peu de crainte
40:22sur le fait
40:22qu'il y avait pas
40:23des choses
40:24assez peu fiables
40:24qui avaient été
40:26retravaillées
40:28pour combler
40:29un certain nombre de manques
40:30là on va quand même
40:31avoir normalement
40:31des choses un petit peu
40:32plus solides
40:32et puis on va se préoccuper
40:35évidemment bien sûr
40:36du remplacement
40:36de monsieur Jérôme
40:37à la tête de la Fed
40:40et on sait que
40:41tout remplacement
40:42à la tête de la Fed
40:43suscite de la volatilité
40:44et que les premières interventions
40:46si vous les reprenez
40:47même celles de Greenspan
40:48celle de Yellen
40:50celle de Powell
40:50ça a toujours été compliqué
40:52oui
40:52parce qu'il faut
40:53trouver sa place
40:54il faut trouver ses marques
40:55de Christine Lagarde aussi
40:56mais là
40:57je voulais
40:59c'est une de mes bonnes
41:00résolutions
41:00de ce début d'année
41:01je veux plus parler
41:02de la BCE
41:02non
41:03avoir une politique
41:04peut-être
41:05de neutralité bienveillante
41:07voilà
41:07puisque je pense
41:09que tout le monde sait
41:09ce que je pense
41:10comme les autres
41:10ni plus ni moins
41:11que les autres
41:12c'est les premiers mots
41:13et les premières déclarations
41:14sont parfois
41:15source de volatilité
41:18et puis après
41:18on peut effectivement
41:19tirer le fin
41:20mais bon oui
41:20c'est un choix important
41:21on en a beaucoup parlé
41:22on va attendre
41:22d'avoir le nom
41:23du successeur
41:24c'est un choix important
41:24mais je pense
41:25pour moi
41:26la formation majeure
41:27c'est quel que soit le choix
41:28il y aura de la volatilité
41:30à ce moment-là
41:30parce qu'il va falloir
41:31s'habituer de toute manière
41:32à un nouveau style
41:33à une nouvelle façon
41:33de raisonner
41:34un nouveau verbe
41:35exactement
41:36sur ce marché américain
41:37qu'est-ce que vous dites
41:38Gilles
41:38la santé
41:42et notamment
41:42les biotech
41:43sont tout en haut
41:45et l'immobilier
41:46et les services
41:47aux collectivités
41:48sont assez basses
41:51et la tech
41:52est plutôt basse
41:53mais ça encore
41:54c'est quelque chose
41:55c'est quelque chose
41:55de rating
41:55c'est ça
41:56voilà
41:56rating
41:57espérance de gain
41:58mais ça ne tient pas compte
42:00des volatilités respectives
42:01de toutes les valeurs
42:03au sein de ces secteurs
42:04qui sont bien sûr
42:05variables
42:06et je rejoindrai
42:08ce qui vient d'être dit
42:09sur le sujet
42:11de la politique monétaire
42:13les Etats-Unis
42:15vont baisser les taux
42:16de façon progressivement
42:17probablement extrêmement agressive
42:19en tout cas
42:21sans doute
42:23insuffisamment
42:24par rapport à ce qui est souhaité
42:26oui
42:26non mais d'accord
42:27encore aujourd'hui
42:29et pendant
42:29deux ans
42:30deux ans et demi
42:31donc
42:32on peut
42:33on peut parier là-dessus
42:34et ça veut dire quoi
42:36ça veut dire que quelque part
42:37on a un monde
42:40qui s'enfonce
42:41dans la dette
42:42et dans la stimulation
42:45d'accord
42:46donc c'est en ce sens
42:47que la situation
42:48de la France
42:48bon on peut toujours
42:50se comparer
42:50aux plus mauvais élèves
42:52en la matière
42:53et se dire
42:54bon bah à la fin
42:55on n'est pas tout seul
42:56mais d'abord
42:58il y a de meilleurs élèves
43:00tout est relatif
43:01il ne s'agit pas de dire
43:02les bons et les mauvais
43:03il y a des meilleurs
43:04et des moins bons
43:04ça rejaillit
43:06sur la performance
43:07des entreprises
43:08pour revenir à ce que vous disiez
43:09via
43:10le
43:11le
43:12le
43:13le
43:13le coût du capital
43:15et pas seulement obligataire
43:18pas seulement en bond
43:19mais également en equity
43:20parce que quand vous avez
43:22une volatilité plus faible
43:23ça se voit
43:24ça rejaillit
43:26en termes de
43:27de stabilité
43:28des entreprises
43:29dans le droit
43:29de leur capacité
43:30à agir
43:32sur leur stratégie
43:34exécuter
43:35leur stratégie
43:35sur le long
43:36et très long terme
43:37en étant un peu moins
43:39ou beaucoup moins
43:40déstabilisés
43:42par des risques
43:45macro-politiques
43:46ou macro-économiques
43:47et
43:48elles sont un petit peu
43:49plus loin
43:49du centre du cratère
43:50ça sur le long terme
43:52ça se voit
43:53mais de façon
43:53incroyable
43:54ça se voit
43:55par une meilleure
43:56résistance au choc
43:57les chocs arrivent toujours
43:58donc quand vous restez mieux
44:00que d'autres
44:02en termes macro-économiques
44:04comme pour les entreprises
44:05c'est relativement meilleur
44:06un mot de la fête
44:07pour conclure avec vous
44:08Alexandre
44:08oui ça va être un enjeu
44:09dans les prochaines semaines
44:10évidemment
44:11oui
44:12sur la fête
44:13il y a pas mal
44:13d'incertitudes
44:15même si
44:16elle va probablement
44:17baisser les taux
44:18agressivement
44:18effectivement
44:19j'attends ça
44:20sur la deuxième partie
44:21d'année
44:21de ce point de vue là
44:23un marché que je regarde
44:23beaucoup
44:24qui n'a rien à voir
44:25avec les US
44:25le marché japonais
44:26là on est sûr
44:27de la politique
44:27de la banque centrale
44:28qui devrait augmenter
44:30progressivement ses taux
44:31comme elle a commencé
44:32à le faire
44:33se pose une grosse question
44:35pour 2026
44:36la fameuse fin
44:38du carry trade
44:38donc ça c'est un des risques
44:41tout n'a pas été purgé
44:42de ce point de vue là
44:42non
44:43et je pense qu'il y a
44:45pas mal de choses
44:46les positions qui sont
44:46même reconstruites
44:47peut-être
44:47depuis l'événement
44:48c'était quoi
44:48l'été 24
44:4924
44:50et non
44:52je pense qu'il y a
44:53pas mal de choses
44:53à regarder au Japon
44:54on peut regarder
44:55la value
44:56dans cette politique
44:57de hausse de taux
44:58et on peut regarder
44:59le Yen aussi
44:59qui est au plus bas
45:00depuis extrêmement longtemps
45:02j'ai même plus
45:02l'horizon de temps
45:03oui oui
45:04on est à plus de 155
45:05encore j'imagine
45:05j'ai pas revu
45:06sur Dollar Yen
45:07bon merci beaucoup
45:08messieurs
45:08merci pour votre éclairage
45:09en ce début d'année
45:102026
45:11Alexandre Taille
45:12à Psycomore
45:13Asset Management
45:13Gilles Bazissier
45:14et Quiti GPS
45:15et Wilfried Galland
45:16mon pensier
45:16Pierre Beuvel
45:17étaient les invités
45:17de Planète Marché
45:18ce soir
45:18le dernier quart d'heure
45:30de Smartbourg
45:31chaque soir
45:31c'est le quart d'heure
45:32thématique
45:32le thème ce soir
45:33c'est celui du quantique
45:35une technologie de rupture
45:36qui avance à vitesse
45:38et qui est en train
45:38de sortir des laboratoires
45:40pour se diffuser
45:42au monde de l'entreprise
45:43et au monde industriel
45:44en général
45:45nous en parlons
45:45avec François Robin
45:46qui est Managing Partner
45:47chez AVP
45:48bonsoir et bienvenue François
45:49François Grégoire
45:50merci beaucoup
45:51d'être avec nous
45:51oui ça va nous changer
45:52un peu de l'IA
45:52on va parler du quantique
45:54et de l'avenir du quantique
45:56notamment quand on est investisseur
45:58un mot d'ailleurs
45:59de ce qui caractérise AVP
46:00qui est une plateforme globale
46:02d'investissement
46:03spécialisée dans la technologie
46:05et donc je regardais
46:06vous mettez en avant
46:07un ADN transatlantique
46:09avec l'idée d'essayer
46:10d'équilibrer
46:11vos investissements
46:12en technologie
46:13aussi bien côté Amérique du Nord
46:15que côté européen
46:16et donc je me disais
46:17il y a quand même
46:18une forme de discipline
46:19à se dire
46:20qu'on cherche
46:21ou on peut trouver
46:22en tout cas peut-être
46:23autant de bonnes idées
46:24d'investissement en technologie
46:25en Europe
46:26qu'en Amérique du Nord
46:27écoutez on peut en trouver
46:28définitivement
46:29beaucoup en Europe
46:30beaucoup aux Etats-Unis
46:31donc depuis le début
46:32effectivement on a fait
46:33le choix assumé
46:34d'être transatlantique
46:36c'est-à-dire
46:38d'investir
46:38dans des sociétés
46:40technologiques
46:40aux Etats-Unis
46:42et en Europe
46:42et effectivement
46:43on essaye de faire
46:44plus ou moins 50-50
46:45c'est pas une science exacte
46:46mais on essaye d'être un peu
46:47non mais c'est une vraie discipline
46:47de départ
46:47absolument
46:48exactement
46:49et alors sur votre question
46:51est-ce qu'on trouve
46:52autant de bonnes idées
46:52question compliquée
46:54non mais le marché américain
46:56est absolument
46:57en termes d'innovation
46:58en termes de densité
46:59d'entreprise tech
47:01est effectivement
47:03assez intéressant
47:05ceci dit
47:07on trouve
47:08de très bonnes sociétés
47:09en Europe
47:09on trouve
47:10de très belles pépites
47:11en Europe
47:11le marché américain
47:13est très dense
47:14mais aussi très concurrentiel
47:15on a beaucoup
47:16de nos petits camarades
47:17qui font un très bon travail
47:19aux Etats-Unis
47:19on en a également
47:20en Europe
47:21mais j'allais dire
47:22le marché s'équilibre
47:23donc ça nous permet
47:25ça nous permet
47:26de faire plusieurs choses
47:27ça nous permet
47:27de diversifier
47:29de ne pas avoir
47:30pression pour investir
47:33à un moment donné
47:34sur un marché
47:34c'est-à-dire que
47:35sur un fonds
47:36d'un milliard
47:37on n'a pas un milliard
47:39à déployer
47:40soit sur le marché
47:40ouest
47:41soit sur le marché américain
47:42on a deux fois 500 millions
47:43moins de pression
47:44on peut jouer les cycles
47:45on a également
47:47des thématiques
47:49qui sont différentes
47:50sur les deux marchés
47:51vous parliez de l'IA
47:52il y a des très belles sociétés
47:53en Europe
47:54mais c'est vrai
47:54que la densité
47:55d'innovation en IA
47:57aux Etats-Unis
47:58est incroyable
47:59en Europe
48:00on a beaucoup de fintech
48:01les systèmes de paiement
48:05européens
48:05sont assez développés
48:07donc on a beaucoup
48:07de fintech
48:08donc ça permet
48:09de jouer des thématiques
48:09différentes
48:10des cycles de valorisation
48:11différentes
48:12et donc
48:13j'allais dire
48:14jusqu'à maintenant
48:15ça nous a bien convenu
48:17parlons du quantique
48:19effectivement
48:19je le disais
48:20technologie de rupture
48:21alors comme vous le dites
48:22qui est en train de sortir
48:22des laboratoires
48:23c'est ça
48:24François
48:25avec des horizons de temps
48:27qui sont très proches
48:28de nous
48:29pour de premières
48:29applications industrielles
48:31qu'est-ce qu'il faut
48:32comprendre rapidement
48:33des enjeux du quantique
48:36de ces horizons de temps
48:37et des applications industrielles
48:39que vous attendez
48:40chez AVP
48:40je suis ravi de parler du quantique
48:41parce que c'est un sujet
48:43qui me passionne
48:44que j'aborde avec beaucoup
48:45d'humilité
48:46parce que c'est quand même
48:47assez compliqué
48:48et pour vous dire
48:50chez AVP
48:51on parlait de l'aspect
48:52transatlantique
48:53on investit aussi
48:54à travers différents
48:56véhicules d'investissement
48:57dans des sociétés tech
48:59les mêmes sociétés tech
49:00mais à des moments différents
49:01oui je n'ai pas dit
49:02ça va du venture
49:03oui c'est ça
49:03oui bien sûr
49:04c'est une introduction
49:05pour la réponse
49:06sur le quantique
49:06et donc
49:08on a regardé
49:09évidemment
49:10on regarde toutes les technologies
49:11de rupture
49:11vous avez parlé de l'IA
49:12c'est le gros thème du moment
49:14on a fait plein de choses en IA
49:15mais ça fait un moment
49:17qu'on s'intéressait au quantique
49:18parce que c'est une technologie
49:21de rupture
49:22etc
49:22mais
49:22pendant assez longtemps
49:25on a pensé
49:26et le marché a pensé
49:26oui c'est loin
49:27le quantique
49:28les premières applications
49:292040-2050
49:30et en fait
49:31on s'est aperçu
49:32assez récemment
49:33que non
49:33que en fait
49:34ça s'accélérait
49:35et l'expression
49:36que vous avez utilisée
49:37est tout à fait la bonne
49:38c'est-à-dire que
49:39ça quitte les laboratoires
49:40il y a encore
49:40beaucoup de recherches fondamentales
49:41c'est la vôtre François
49:42que j'ai repris à mon compte
49:43mais je
49:43il n'y a pas de copyright
49:45donc tout va bien
49:46non
49:47ça quitte les laboratoires
49:49c'est-à-dire que
49:50le sujet aujourd'hui
49:51il est moins
49:52sur la recherche fondamentale
49:53on sait que
49:55l'application
49:57de la physique quantique
49:58aux ordinateurs
49:59fonctionne
50:00on le sait
50:01le sujet il est industriel
50:02alors c'est un sujet
50:03très compliqué
50:04il s'agit de fabriquer
50:05des ordinateurs quantiques
50:06mais
50:07c'est
50:08un sujet
50:09de mettre en place
50:10des process industriels
50:11de mettre en place
50:11des usines
50:12pour fabriquer
50:13des ordinateurs quantiques
50:15et donc
50:15l'horizon de temps
50:16il est plus de 15 ans
50:17l'horizon de temps
50:18il est
50:19les plus optimistes
50:20disent 3 ans
50:21je dirais entre 3 et 5 ans
50:232030 moi j'ai en tête
50:24voilà
50:24quand on discute
50:25on va parler
50:26de boîtes françaises
50:26dans lesquelles vous investissez
50:27ils ont 2030 comme horizon
50:295 ans dans notre métier
50:30c'est très court
50:31on avait en venture
50:32on investit
50:33avec un horizon d'investissement
50:34entre 5 et 10 ans
50:36donc c'est très court
50:37et quand je dis l'horizon
50:38il est à 5 ans
50:39ça veut dire quoi
50:40ça veut dire que
50:41on aura
50:43à ce moment-là
50:44des ordinateurs quantiques
50:45qui ont
50:46qui atteignent
50:47ce qu'on appelle
50:47la suprématie quantique
50:48la suprématie quantique
50:50c'est le moment
50:51où les ordinateurs quantiques
50:53pourront faire des choses
50:54entre guillemets
50:55résoudre des problèmes
50:56mettre en oeuvre
50:58des algorithmes
50:59que les ordinateurs classiques
51:01les plus puissants
51:01des ordinateurs classiques
51:02ne peuvent pas faire
51:03et donc on pourra faire
51:04des choses nouvelles
51:05quelque part
51:05c'est la nouvelle frontière
51:07du calcul de haute performance
51:08c'est exactement ça
51:09avec la fiabilité
51:11qui va avec
51:12je crois que
51:12je le dis
51:13on va parler d'Alicebob
51:14qui est une des pépites françaises
51:16du quantique
51:16et vous êtes investi
51:17dans l'Alicebob
51:17leur objectif
51:19est justement
51:19de diminuer ce niveau
51:21d'erreur
51:21qu'on peut avoir
51:22encore aujourd'hui
51:22dans certains calculs quantiques
51:24c'est ça
51:24c'est ça
51:25alors en fait
51:25c'est exactement ça
51:27c'est à dire que
51:28je parlais de la théorie
51:29la théorie nous dit
51:30que ça marche
51:30après la pratique
51:31il faut que ça marche
51:32on mesure
51:33souvent dans la presse
51:36notamment
51:36la performance
51:37des ordinateurs quantiques
51:38en qubits
51:39parce que c'est une analogie facile
51:40avec les bits
51:41des ordinateurs classiques
51:43mais c'est un peu un raccourci
51:45parce que les qubits
51:46c'est de plus ou moins
51:47bonne qualité
51:48le problème des qubits
51:49je ne vais pas faire un cours
51:51de physique quantique
51:52j'en serais bien incapable
51:54d'abord
51:54mais c'est que c'est très instable
51:56et ça dure très peu de temps
51:58donc le sujet
51:59quand je parle
52:00de mise en production
52:01c'est de produire
52:02des qubits qui sont stables
52:03sur lesquels
52:05on peut stocker des données
52:06qui durent dans le temps
52:07et avec elles
52:07on peut faire des choses
52:08quelque part
52:09des qubits logiques
52:09ce qu'on appelle
52:10des qubits logiques
52:10et c'est la vraie mesure
52:11en fait
52:12et effectivement
52:14on a investi
52:15dans Alice et Bob
52:15j'en profite pour dire
52:18qu'on a investi
52:18dans Alice et Bob
52:19Société Française
52:20après avoir regardé
52:22tout le marché
52:23et peut-être
52:26qu'on en parlera après
52:27sujet de souveraineté
52:29également
52:29sur le domaine du quantique
52:31on a la chance
52:32en Europe en général
52:33mais en France singulièrement
52:34d'avoir
52:35un nombre
52:36de start-up
52:37opérant dans le quantique
52:38assez remarquable
52:40et des très bonnes sociétés
52:41sociétés qui sont
52:42au milieu des meilleurs mondiaux
52:43et qui font
52:44quelque part
52:45la course en tête
52:46et c'est pas du wishful thinking
52:48que de dire ça aujourd'hui
52:50autant
52:50autant sur l'IA
52:51je crois que
52:52si on est réaliste
52:53on a compris
52:53que en tout cas
52:54dans les infrastructures
52:55etc
52:55les Etats-Unis
52:57la Chine
52:57on fait le travail
52:59autant dans le quantique
53:00vous dites
53:01la France
53:01avec des boîtes
53:02comme Alice et Bob
53:03Pascal ou d'autres
53:04on est au niveau
53:06de ce qui se fait
53:06le mieux dans le monde
53:07vous avez mentionné
53:09Pascal
53:10Candela
53:11Alice et Bob
53:13c'est nous
53:14et il y en a d'autres
53:15je ne veux pas
53:15de les mentionner tous
53:16toutes ces sociétés-là
53:17c'est des sociétés
53:18qui sont
53:19sur le top tier
53:20au niveau mondial
53:21nous on a choisi
53:23Alice et Bob
53:24pour différentes raisons
53:25d'investir dans Alice et Bob
53:26on aurait peut-être aimé
53:27investir dans toutes
53:28heureusement
53:29on a dû faire des choix
53:29en particulier
53:32parce que
53:33effectivement
53:33la technologie
53:34en fait
53:35quand je disais
53:37que l'enjeu
53:39c'est le passage
53:39à l'ère industrielle
53:40il y a différentes technologies
53:42qui permettent
53:44justement
53:44d'arriver
53:44à cette stabilité
53:45dont on parlait
53:46qui ont toutes
53:47leurs avantages
53:48et leurs inconvénients
53:49soit parce que
53:52les ordinateurs
53:53sont très sensibles
53:54aux vibrations
53:54par exemple
53:55soit parce que
53:56le temps de calcul
53:57est plus long
53:58soit
53:59Alice et Bob
54:01ça marche bien
54:02sauf que ça opère
54:03dans des environnements
54:04proches du zéro absolu
54:05à moins de 173 degrés
54:07donc ça crée
54:09des contraintes
54:10en termes de mise en production
54:11qui sont particulières
54:12bon
54:12on a pensé
54:14que tous ces
54:14tous ces défis
54:16allaient être relevés
54:16par l'équipe
54:17et ils sont en train
54:18de le faire d'ailleurs
54:18et donc
54:20qu'effectivement
54:21on aurait un ordinateur
54:22qui atteindrait
54:22cette suprématie quantique
54:24mais vous dites
54:24qu'il y a des choix
54:24à faire
54:24il n'y a pas encore
54:25une technologie standard
54:27qui s'est imposée
54:29il y a des vrais paris
54:30technologiques
54:31encore à faire
54:31vous allez entendre
54:32parler d'atomes neutres
54:33vous allez entendre
54:35parler de ions piégés
54:36des choses comme ça
54:37ou de supraconducteurs
54:39il y a différentes technologies
54:42il est probable
54:44qu'il n'y aura pas
54:45en tout cas initialement
54:46une technologie
54:47qui va rafler la mise
54:48plusieurs technologies
54:50coexisteront
54:50et peut-être
54:51se renforceront
54:52les uns les autres
54:53en termes
54:54d'application industrielle
54:55pour revenir au concret
54:56des 3 à 5 prochaines années
54:58qu'est-ce que vous attendez
54:59en termes d'application industrielle
55:00qu'est-ce qui va être
55:01possible de faire
55:01effectivement 3 à 5 ans
55:06le sujet c'est d'avoir
55:08cet ordinateur quantique
55:09je dis juste un mot avant
55:10pour illustrer mon propos
55:12sur le passage à l'échelle
55:16le passage à l'ère industrielle
55:17ce qu'on voit aujourd'hui
55:18c'est quoi le défi
55:20c'est plus la recherche fondamentale
55:21c'est les finances
55:23et
55:24le
55:25création d'usines
55:28on peut le dire comme ça
55:29et pour faire ça
55:31ça veut dire
55:31qu'il y a énormément
55:32de M&A
55:33c'est-à-dire que
55:34dans le monde du quantique
55:36on a des très gros acteurs
55:38Google
55:39Google
55:40on connait Google
55:41enfin on pense à Google
55:43AI
55:44intelligence artificielle
55:45concurrents d'Open AI
55:46ils investissent énormément
55:47dans le quantique
55:48ils viennent de faire
55:50une acquisition
55:50pour avoir une petite pièce
55:52de
55:53de la chaîne de valeur
55:55une grosse
55:57une grosse start-up
55:58qui s'appelle
55:58IonQ
55:59a acheté une société
56:01pour 1,1 milliard de dollars
56:03ce que je veux dire par là
56:04c'est que
56:05c'est réel
56:06c'est pas
56:07c'est des vraies
56:08vraies opérations industrielles
56:09et qu'est-ce que ça va
56:11permettre de faire
56:12alors quand on parle du quantique
56:14on lit souvent dans la presse
56:15que l'ordinateur
56:16quantique permettra
56:17de casser Internet
56:18c'est-à-dire de décrypter
56:19ce qui est indécryptable
56:21avec des technologies classiques
56:24c'est-à-dire les codes
56:25de cryptographie
56:26qu'on utilise
56:27pour faire des transactions
56:27bancaires
56:28pour crypter Internet
56:29c'est vrai
56:30ça s'appelle
56:30l'algorithme de Shor
56:32mais ça ne sera pas
56:33la première application
56:34parce que c'est une des applications
56:35les plus compliquées
56:36c'est celle la plus sensationnelle
56:38mais ça ne sera pas la première
56:40les premières applications
56:41ça va être sur
56:42la physique des matériaux
56:44ça va être sur la chimie
56:45ça va être sur
56:47les biotechnologies
56:48et la médecine
56:48puisque l'ordinateur quantique
56:51permet de résoudre
56:51des problèmes
56:52ou de simuler
56:53des matériaux
56:54que les ordinateurs
56:55classiques ne peuvent pas faire
56:56tout ce qui nécessite
56:57de la modélisation
56:58la modélisation
56:59de la simulation stochastique
57:00de la modélisation
57:01très compliquée
57:03et donc
57:04les premières applications
57:05concrètes
57:06c'est quoi ?
57:07c'est des nouveaux matériaux
57:07des matériaux plus résistants
57:09des matériaux
57:10qui résistent
57:11à des conditions
57:12très particulières
57:13ou c'est des nouveaux médicaments
57:15ou c'est des nouvelles molécules
57:17et ça effectivement
57:18c'est 2030
57:192031
57:202032
57:20il nous reste quelques secondes
57:22François
57:23vous avez combien
57:23chez AVP
57:24il y a combien
57:25d'argent frais
57:26à déployer
57:27dans un sujet
57:27comme le quantique ?
57:29écoutez
57:29on aimerait bien
57:30tout de suite
57:31moi je suis un grand fan
57:32du quantique
57:32donc j'aimerais bien
57:33en mettre un coup
57:33on gère
57:34pratiquement 2 milliards et demi
57:36on n'a pas 2 milliards et demi
57:38sur le quantique
57:39mais on va continuer à investir
57:40on a l'idée
57:41on a dirigé
57:42le dernier tour de table
57:44d'Elise et Bob
57:45qui était un tour de table
57:48de 100 millions
57:48ce qui paraît beaucoup
57:50les concurrents américains
57:52ont levé 1 milliard
57:53donc ça va être le sujet
57:54le sujet
57:55ça va être un sujet
57:55de financement
57:56et c'est pas simplement
57:57les fonds comme nous
57:58qui vont pouvoir faire ça
57:59un sujet industriel
58:00avec tout ce que ça comporte
58:01comme enjeu de financement
58:03et avec des quantités
58:04de financement importantes
58:05merci beaucoup François
58:06merci d'être venu nous parler
58:08de votre passion du quantique
58:09l'heure du quantique approche
58:11François Robinet
58:12Managing Partner
58:12chez AVP
58:13était l'invité de ce dernier
58:14quart d'heure de Smart Ponce
58:15Générique
58:17...
58:18...
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58:25...
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