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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:01Il est midi tout pile, bonjour, soyez les bienvenus, je suis très heureux de vous accueillir en ce samedi matin, ou plutôt samedi midi, avec Félicité Kindoki.
00:09Vous allez bien félicité avec cette chaleur, on va beaucoup en parler aujourd'hui évidemment, 12h-13h c'est votre mini-news week-end.
00:16Je vous présente nos invités du jour dans quelques instants, mais on commence tout de suite sans plus tarder par un premier tour de l'information avec vous, Félicité.
00:22Merci Thierry, bonjour à tous.
00:24Au lendemain de l'ouverture de la 55ème édition du Salon international de l'aéronautique et de l'espace, Bruno Retailleau est arrivé il y a quelques minutes,
00:34prêt pour un bain de foule au milieu des visiteurs et des appareils exposés, gros porteurs, hélicoptères F-35 américains et drones d'attaque.
00:41Le ministre de l'Intérieur a pris la parole dès son arrivée, notamment sur le dispositif de haute sécurité prévu ce soir à l'occasion de la fête de la musique.
00:48Ce week-end, on va mobiliser pour tout le territoire national plus de 50 000 forces de sécurité intérieures, qu'ils soient policiers, qu'ils soient gendarmes.
01:00Sur Paris, ce sera 6 000, ce sera 6 000, donc ce sont des dispositifs très très importants.
01:06Et à côté de ces dispositifs de force de l'ordre, on a évidemment des aspects plus traditionnels qui nous permettent de sécuriser,
01:15notamment les manifestations festives ou les rassemblements, avec des périmètres de sécurité particuliers qui nous autorisent à faire des fouilles.
01:24Évidemment, là encore, lorsqu'il y a des manifestations, des concerts, un certain nombre de dispositifs, par exemple, anti-béliers, pour éviter que des voitures viennent heurter des foules, etc.
01:37Les enlèvements autour de la crypto-monnaie visés par des enquêtes d'envergure.
01:42Cinq personnes ont été arrêtées dans la Sarthe et dans les Yvelines, puis incarcérées pour un rapte contre rançon.
01:48C'était le 31 décembre 2024. Dans l'Ain, un couple avait été séquestré à leur domicile par des individus armés.
01:54La victime visée, un entrepreneur en crypto-monnaie et père d'un influenceur connu du grand public.
01:59Une rançon avait été demandée à leur fils qui vit à Dubaï.
02:03Enfin, côté météo, vous l'évoquiez tout à l'heure Thierry, la vigilance orange canicule se poursuit avec cette vague de chaleur qui culmine aujourd'hui sur l'ensemble de la France,
02:12avec encore 16 départements fortement concernés, surtout dans l'ouest du pays.
02:16Les températures pourraient localement atteindre les 39 degrés si la Manche et les départements bretons retrouveront un peu de fraîcheur.
02:23Ce soir, 11 départements allant de la Mayenne aux 2 Charentes ainsi que le Rhône-Élysée resteront placés en vigilance orange toute la journée et ce jusqu'à demain.
02:32Alors justement, puisque vous parlez de la chaleur, ma chère félicité, avant de présenter nos invités, on a envie de savoir comment vous voulez vivre cette chaleur.
02:40On va vous poser une question, je vous la pose d'ailleurs tout de suite, on va vous mettre le QR code.
02:45Et la question qu'on vous pose, et on vous écoutera à la fin de ce mini-news et notamment également cet après-midi, comment vous vous organisez chez vous pour lutter au mieux contre cette chaleur.
02:56Vos avis nous intéressent.
02:58N'hésitez pas, vous prenez votre téléphone, votre smartphone, vous scannez, vous vous enregistrez et vous vous écouterez juste avant la fin de ce mini-news.
03:07Et nous comptons sur vous, vos avis nous intéressent.
03:10Tout de suite, présentation de notre équipe, ma chère félicité, qui nous accompagne en ce midi.
03:15Nous accueillons avec beaucoup de plaisir Martine Gosseland, journaliste.
03:18Soyez bienvenue, c'est un plaisir de vous avoir à nos côtés.
03:20Merci, bonjour.
03:21Vincent Abarottier, historien militaire, docteur en sciences politiques, l'actualité internationale est riche, c'est importante et votre regard m'intéresse aussi.
03:30Kevin Bossuet, professeur d'histoire, fidèle de cette émission, autre fidèle de cette émission, Nathan Dover, c'est toujours un plaisir de vous avoir également.
03:37Oui, vous aussi, vous m'avez manqué mon cher Nathan, sachez-le.
03:40Et puis Haroldin, Iman, notre spécialiste des questions internationales.
03:44On va bien sûr débuter par la guerre entre Israël et l'Iran, c'est évidemment l'un de nos gros thèmes du jour.
03:51C'est le neuvième jour, on va tout vous raconter, on va tout vous montrer avec nos équipes sur le terrain, nos témoignages.
03:58Et puis nos spécialistes sur ce plateau, Israël a affirmé ce matin avoir tué trois commandants des gardiens de la Révolution et visé un site nucléaire à Ispahan.
04:08On va y revenir dans quelques instants avec Harold, l'armée israélienne qui met en guerre de la population.
04:13Le conflit avec l'Iran sera long, on va en parler avec nos invités.
04:17Et son chef d'état-major assure que le pays se prépare à de multiples éventualités. On l'écoute.
04:25Nous sommes lancés dans une des batailles les plus complexes de notre histoire pour écarter une menace de telle envergure
04:30qui nécessite d'être préparée à une guerre de longue durée.
04:33Tzali est préparée. Notre liberté d'action ne fait que s'accroître de jour en jour.
04:42Cette guerre n'est pas terminée mais nous avons obtenu des résultats.
04:46Nous devons nous attendre à des jours compliqués et nous devons rester sur le qui-vive jusqu'à ce que la mission soit accomplie.
04:53Je suis convaincu qu'ensemble nous allons finir cette opération avec une victoire d'Israël.
04:57Vincent Abarottier, oui, ça s'annonce long, cette guerre.
05:05Je ne cesse de le dire hier, il ne s'agit pas d'un conflit mais d'une véritable guerre que se livre Israël et l'Iran.
05:12Oui absolument, on est dans le cadre klauswitzien de la guerre absolue.
05:16C'est-à-dire que les deux adversaires, Israël comme l'Iran, cherchent à détruire les capacités de l'autre.
05:24Et c'est une guerre très singulière puisque un siècle après, on illustre la théorie du général italien Giulio Doué sur la guerre aérienne,
05:33la domination de l'air, le dominio dell'aria, qui a ensuite inspiré les Américains.
05:37Et Israël cherche par uniquement sa force aérienne mais aussi évidemment avec les technologies d'aujourd'hui,
05:46l'informatique, la guerre cyber, la guerre électronique, à neutraliser les capacités nucléaires
05:54mais pas que, aussi les capacités de commandement et d'organisation des forces armées iraniennes
05:59qui pourtant sont beaucoup plus nombreuses sur le papier que les forces israéliennes.
06:03Mais à quoi servent les gros bataillons lorsque les deux pays n'ont pas de frontières communes
06:07et puis surtout dans ce type de guerre, elles ne sont d'aucune utilité.
06:10Donc ce sont des guerres par roquettes interposées qui causent des morts bien sûr dans les populations civiles
06:18ou qui pourraient en causer mais qui également testent en permanence non seulement les adversaires
06:24mais aussi ceux qui les soutiennent.
06:26Et au premier plan, pour ce qui concerne Israël, c'est le soutien des Américains,
06:30soutien en termes de renseignements mais soutien aussi surtout en termes industriels, de logistique
06:35qui est important et en longueur en fait, au Moyen-Orient jusqu'à présent,
06:40depuis la période contemporaine, les guerres n'ont pas duré plus de trois semaines.
06:43Des guerres avec autant d'armement, avec cet aspect technologique.
06:48Bien sûr que l'hostilité dure beaucoup plus longtemps mais les guerres ne durent que trois semaines.
06:53Donc nous en sommes à la première semaine et quand le président américain parle de 15 jours,
06:58je crois qu'il est dans le gabarit si on peut dire les choses comme ça.
07:00Martine Gosselin, depuis nous en sommes au neuvième jour, je le disais,
07:05sur CNews on donne beaucoup la parole aux Israéliens et il y a un point commun,
07:11c'est qu'en fait c'est le prix à payer.
07:13Tous les Israéliens le disent même si on s'inscrit dans une guerre qui risque d'être longue.
07:18Oui ça c'est sûr mais il y a quand même, vous savez il y a eu le rêve au début de cette guerre
07:24d'un remake d'une guerre des six jours.
07:29Et c'est vrai qu'ils sont tous, la grande majorité, vraiment ils soutiennent,
07:34ils soutiennent cette opération parce qu'ils savent, ils répètent que c'est la dernière guerre,
07:38c'est le prix, comme vous le dites très bien, le prix à payer pour leur sécurité future.
07:43Mais néanmoins il faut bien se dire que ça fait beaucoup de guerres qui s'enchaînent
07:46parce que la guerre de Gaza on est quand même 623ème jour depuis le 7 octobre.
07:50Donc ça c'est très très dur.
07:52Bon maintenant il y a une autre mais je pense qu'il n'y a pas de faille.
07:57Et d'ailleurs d'après les informations et les contacts que je reçois, il n'y a pas de faille.
08:01Mais il faut bien insister sur le caractère quand même ultra ultra traumatique.
08:07Parce que par exemple on s'était habitué à ce que, puisque j'ai gouverné depuis le 7 octobre,
08:12la population du nord, avant l'éradication du Hezbollah, était réfugiée dans les hôtels de Tel Aviv.
08:19La population du sud, bien sûr après le massacre, après le grand pogrom, était réfugiée dans les hôtels aussi.
08:25Mais là c'est la population de Tel Aviv qui est réfugiée dans les hôtels de Tel Aviv.
08:29Et ça c'est quelque chose de profond.
08:32Maintenant je voudrais juste revenir à ce que vous disiez fort justement sur l'éradication de l'appareil du haut commandement iranien.
08:42Ce qui s'est passé cette nuit est très très important.
08:45Parce qu'Israël a quand même frappé, là on dit trois hauts commandants.
08:52Alors parmi eux, il y a quand même un, celui qui a été frappé à Com, dans son immeuble,
08:58qui a absolument financé, armé le Hamas et préparé tous les éléments qui ont mené au massacre du 7 octobre.
09:07Mais la seconde élimination, c'est quelqu'un qu'on ne connaissait pas, parce qu'en fait on ne les connaissait pas.
09:13Leur nom sort au moment de leur fin.
09:16De Bernam Chariari, pardonnez-moi, qui commandait la force Al-Quds et qui était responsable du transfert des armes.
09:25Mais il était non seulement responsable du transfert des armes, mais aussi du transfert de tous les fonds de millions de dollars pour les proxys,
09:34et qui transitaient aussi par la Turquie.
09:36Il a été éliminé dans sa voiture, dans l'ouest...
09:39Point chirurgical, comme d'habitude.
09:41Exactement, dans l'ouest de l'Iran.
09:42Donc ça, c'est très important.
09:45On va prendre la direction dans quelques instants de Tel Aviv avec l'une de nos équipes.
09:48Je vous donne la parole dans quelques instants, mon cher Kevin, Nathan également.
09:51Mais Harold, vous avez des informations également à nous donner, puisque dans cette lutte contre le pouvoir iranien,
09:56l'armée israélienne mène des opérations d'espionnage et d'homicide ciblées en Iran même.
10:00On vient d'en parler à l'instant.
10:02Un porte-parole de Tzahal a décrisse maintenant une opération récente contre le concepteur de l'attaque du 7 octobre.
10:07Oui, tout à fait. Pour juste continuer ce que disait Martine, on a le portrait de Saïd Izadi,
10:15qui était justement le commandant de la force Al-Quds, qui était...
10:22Et puis maintenant la suivante, ça c'est le portrait livré par Tzahal, pour le décoder.
10:30C'est un haut-gradé des pastarans, c'est-à-dire les gardiens de la révolution, sous-groupe Al-Quds,
10:36ça veut dire la partie des gardiens dont l'unique but, c'est, comme leur nom l'indique, marcher sur Jérusalem et prendre tout le Moyen-Orient.
10:46Et il était le chef de liaison avec le Hamas pour faire tout ce que vous aviez dit, amener l'argent, le financement, donner des conseils.
10:56Et c'était un des cerveaux du plan qui s'appelle « Destruction d'Israël ».
11:01C'est comme ça que c'est désigné par le régime iranien.
11:06Et puis il y avait la personne qui faisait exactement la même chose pour le Hezbollah,
11:11et une autre qui s'occupait des drones.
11:15Donc vous voyez, les services secrets les pistent depuis cinq ans.
11:21Ils savent qui ils sont.
11:22Et là, ils ont eu une indication, et ils ont frappé tout de suite, dès qu'ils l'ont su,
11:28dont Saïd, il a dit, était à Com.
11:32C'est ça, justement.
11:33C'est ça, il est à Com.
11:35C'est une ville sainte, oui.
11:36Voilà, c'est l'espèce de Vatican du schisme en Iran,
11:42parce qu'il y en a quatre ou cinq de villes saintes du schisme,
11:48dont deux en Irak et deux en Iran.
11:52Et voilà ce qui s'est passé.
11:53Donc c'est une prise assez intéressante pour Israël,
12:01qui ne laisse pas passer, ne laisse pas survivre les gens
12:05qui ont activement participé au 7 octobre et tout ce qui s'en est suivi.
12:12Allez, priorité également au terrain,
12:14puisqu'on va retrouver l'une de nos équipes sur place à Tel Aviv,
12:16Thibaut Marcheteau et Sacha Robin.
12:18Bonjour Thibaut Marcheteau.
12:20Un point sur la situation, nous le disions avec nos invités.
12:23Trois commandants des gardiens de la révolution ont été tués,
12:28ainsi qu'un site nucléaire qui a été visé.
12:31Quelles sont les dernières informations à votre possession sur place, mon cher Thibaut ?
12:35Écoutez Thierry, ce que je peux vous dire ici, en Israël,
12:40on a subi une attaque cette nuit à Tel Aviv.
12:43Il était aux alentours de deux heures et demie cette nuit,
12:45quand nous avons été réveillés par les alarmes.
12:48Une alarme de 30 minutes avec plusieurs missiles balistiques
12:51qui ont été interceptés par le dôme de fer.
12:55Et depuis très tôt ce matin,
12:56plusieurs drones iraniens sont rentrés sur le territoire israélien.
13:00Ils ont également été interceptés pour la plupart par l'armée israélienne
13:04dans le sud du pays, mais également dans le nord.
13:06Un drone a touché une habitation, mais pas de blessés à déplorer.
13:09Et vous l'avez dit, l'armée israélienne a également mené des opérations
13:12sur le territoire d'Iran avec l'élimination de ces hauts gradés
13:16de l'armée iranienne, mais également en neutralisant les rampes
13:20de lancement de missiles, ainsi qu'un site de stockage,
13:23mais également un site de production d'armes nucléaires.
13:26Les deux armées se répondent donc dans cette guerre
13:28qui dure depuis maintenant plus d'une semaine.
13:30Je vous rappelle le bilan ici en Israël.
13:3225 morts, dont une personne de 51 ans qui a perdu la vie hier
13:36suite à une alerte et l'a fait à une crise cardiaque.
13:38Thibault Marchoteau et Sacha Robin depuis Tel Aviv.
13:42Donc, deuxième jour de guerre entre Israël et l'Iran.
13:45Les négociations, vous le savez, sont sur la table
13:47pour tenter de mettre fin au conflit.
13:49Je vais vous donner la parole juste après, mon cher Kevin
13:51et Nathan également, parce que vous n'avez pas encore eu l'occasion
13:53de le faire. Donald Trump a affirmé que la date butoir
13:56de deux semaines donnée à Téhéran, la veille, représentait un maximum.
14:00On voit tout ça sur les dernières faits, les dernières informations
14:02avec Alice Sommerer.
14:05Cette nuit encore, l'armée israélienne a mené
14:08une nouvelle série de frappes aériennes dans le centre de l'Iran.
14:11Après neuf jours de guerre, Donald Trump,
14:14qui a annoncé deux semaines de réflexion pour décider
14:16d'une éventuelle intervention militaire américaine,
14:18a mesuré ses propos.
14:21Israël a une capacité limitée.
14:23Ils peuvent aller à une certaine profondeur,
14:25mais pas très profond.
14:27Donc nous allons voir, peut-être que ce ne sera pas nécessaire
14:29d'intervenir.
14:30Le président américain a également déclaré que les Européens réunis hier à Genève
14:36ne seront pas utiles pour résoudre cette guerre.
14:39De leur côté, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont appelé Téhéran
14:42à accepter les discussions.
14:44Nous considérons qu'il n'y a pas de solution définitive
14:48par la voie militaire au problème du nucléaire iranien.
14:52Les opérations militaires peuvent le retarder,
14:55mais ils ne peuvent pas l'éliminer.
14:57C'est pourquoi, c'est par la négociation que ce problème sera résolu.
15:01Une proposition que l'Iran n'est pas prête à accepter
15:04tant que les attaques israéliennes se poursuivent.
15:06L'Iran est prêt à envisager à nouveau la voie diplomatique,
15:10à condition que les agressions cessent
15:12et que l'agresseur soit tenu responsable des crimes commis.
15:16A cet égard, j'ai clairement indiqué
15:17que les capacités de défense de l'Iran ne sont pas négociables.
15:22Pour Israël, si l'Iran continue de refuser les négociations,
15:26cela retardera d'au moins deux ou trois ans
15:28la possibilité que Téhéran puisse disposer de la bombe atomique.
15:32Kevin Bossuet, je ne vous ai pas encore donné la parole.
15:34On voit à travers ce sujet la position de Donald Trump
15:36et en gros substance, il dit que cette réunion à Genève
15:39ne servait strictement à rien,
15:41donc écarte d'un bras, de la main les Européens
15:44et on voit bien l'ambiguïté,
15:45on en parlera tout à l'heure également,
15:47de l'ambiguïté de la position de la France
15:49et notamment de l'Europe.
15:51Écoutez, moi je n'en peux plus d'entendre le terme négociation.
15:56Comment voulez-vous négocier avec un régime
16:00qui est un régime islamiste,
16:01qui est une dictature ?
16:03Cela n'a aucun sens.
16:04Surtout que cela fait des années
16:05qu'on essaye de négocier
16:07et on se rend compte que finalement
16:09le régime iranien nous ment.
16:11Évidemment, le but du régime iranien,
16:13quel est-il ?
16:14C'est d'avoir cette fabronce-bombe nucléaire
16:17tout simplement pour pulvériser Israël
16:19et pour raser Israël de la carte.
16:23Donc la négociation, ça ne fonctionne pas.
16:26Ensuite, j'aimerais dire aussi autre chose.
16:28Israël n'est pas en guerre contre l'Iran.
16:31Israël est en guerre contre le régime islamiste de l'Iran.
16:36Et le peuple iranien est un peuple éclairé
16:38avec une très grande histoire
16:40et c'est un peuple frère avec celui d'Israël.
16:42Et enfin, j'aimerais aussi avoir une pensée
16:44pour tous ces Israéliens
16:46qui vivent aujourd'hui un cauchemar
16:49parce que leur vie est ponctuée
16:52par des alertes.
16:54Leur vie est ponctuée entre la peur
16:56mais aussi l'espoir
16:57de voir finalement la tête de la pieuvre décapitée
17:02et leur dire finalement
17:03vous savez, ce qui se passe en France
17:05n'a pas grand intérêt.
17:06Ce que fait M. Macron n'a pas grand intérêt.
17:09Ce président ne restera pas dans l'histoire.
17:11Par contre, vous, ce que vous êtes en train de faire
17:13c'est quelque chose d'historique.
17:15Lutter contre l'islamisme.
17:18Lutter contre une théocratie criminelle.
17:21Et finalement se dire que
17:22vous jouez votre existence.
17:25Vous jouez peut-être une seconde Shoah.
17:28Parce que quand vous avez
17:30le régime islamiste qui menace comme tel
17:33l'Israël, c'est ce qui risque de se passer.
17:37Donc il y a beaucoup de gens en France
17:39qui soutiennent évidemment
17:40le peuple israélien.
17:42Je vous interromps parce que le porte-parole
17:44de l'armée israélienne s'exprime.
17:45Pardonnez-moi.
17:45Cette nuit, nous avons liquidé
17:56Saïd Izaidi, la tête du groupe iranien responsable
18:04du contact avec le Hamas.
18:06Nous avons réussi à retrouver des traces
18:09et nous avons réussi à le liquider cette nuit.
18:12Izaidi a investi de très nombreux efforts
18:17afin d'implémenter l'idéologie de l'Iran
18:20extrémiste dans l'exécution et la liquidation
18:26de l'Etat d'Israël.
18:28À côté de lui, Mohamedef et d'autres signes noirs
18:31avec Izaidi, il était parmi les architectes
18:35de l'attaque du 7 octobre
18:37et qu'il la connaissait avant sa mise en exécution.
18:42Il était responsable de la coordination
18:44entre le Hamas et la coordination avec les Iraniens.
18:49Il s'occupait des budgets et de la coordination.
18:51Il était la personne principale qui reliait le Hamas
18:59aux Iraniens, au régime iranien.
19:02Et il a la mort de nombreux Israéliens sur ses mains
19:05et nous les trouverons tous et nous les liquiderons tous.
19:10Une autre liquidation importante cette nuit,
19:12nous avons liquidé Shah Riri,
19:15qui était responsable de la transmission
19:19de toutes les possibilités de combats et d'amunitions
19:23depuis le régime iranien
19:30vers tous ses intermédiaires au Proche-Orient.
19:33Les deux étaient responsables
19:36de la volonté de susciter les combats
19:41au sein même d'Israël.
19:42Les deux sont la preuve de l'agressivité continue
19:48du régime iranien envers Israël
19:50et de leur application dans les combats
19:55qui ont eu lieu depuis un an et neuf mois.
19:58Nous avons également liquidé un drone.
20:03Hamir Fodjeri, qui avait coordonné
20:05de très nombreux envois de drones,
20:07les liquidations de ces derniers jours
20:11sont le fruit d'un travail commun des renseignements
20:16qui travaillent en amont
20:18et qui continuent à travailler maintenant
20:20et d'autres forces de l'armée.
20:22Pendant cette nuit, nous avons continué
20:24à détruire sur l'écran, vous voyez,
20:27le lieu de disparaît
20:32où il y a le réenrichissement de l'uranium
20:37qui est réenrichi en vue des bombes qui sont prétées.
20:42Nous l'avons réattaqué à nouveau
20:44afin d'élargir nos acquis.
20:50Et voilà à quoi cela ressemblait
20:52après nos attaques.
20:53Nous avons également attaqué hier un autre lieu
20:57en plus de deux autres lieux
21:01que nous avons atteints au sein de Téhéran.
21:05Cela permet de diminuer les capacités
21:07de guerre nucléaire des Iraniens.
21:11Nous avons également atteint et liquidé
21:14des missiles Sol Sol et d'autres drones.
21:19Et cela diminue les capacités d'attaque
21:22du régime Vernon.
21:25Et nous avons empêché également,
21:27nous seulement nous avons empêché
21:28des lancements maintenant,
21:30mais également la capacité future.
21:32Il est très important de suivre les instructions
21:35des citoyens au sein même d'Israël.
21:38Et leurs capacités d'attaque sont diminuées.
21:42Nous l'avons vu.
21:43Et nous continuerons à atteindre et à liquider.
21:45Nous continuons à agir dans toutes les zones de combat.
21:52Les soldats et les officiers de Tzahal
21:54sont actifs dans toutes les zones.
21:57Et je continuerai à venir vous informer à tout moment.
22:01Question.
22:09Certains de Tzahal disaient qu'il n'y avait plus que quelques jours
22:12de combat, alors que le chef d'état-major
22:14a parlé de plus de temps.
22:16Tzahal agit dans une des guerres les plus complexes
22:20depuis la création d'Israël,
22:22à de très grandes distances.
22:23Voilà, c'était l'intervention du porte-parole militaire israélien Harold.
22:28On débrouffe rapidement sur les propos,
22:30il revient sur les frappes israéliennes
22:32avec ces commentants des gardiens de la Révolution
22:36qui ont été tués.
22:37Oui, alors outre les personnes qui ont été ciblées et tuées,
22:41dont Martine dira sûrement encore plus,
22:44je note qu'il parle de tir sur la centrale d'Ispaon.
22:49C'est là qu'il y a une acide production de centrifugeuses.
22:53Donc pour Israël, c'est la capacité de faire fabriquer de l'uranium
23:00qui a été grandement éliminée avec ces frappes.
23:06Aussi, on a tiré sur des pas de tir.
23:12Et puis, qu'est-ce qu'on peut dire d'autre ?
23:15C'était un raid de 50 avions
23:18et ils ont tiré sur des cibles militaires et nucléaires.
23:21Et c'est la deuxième fois qu'on tire sur Ispaon.
23:26Deux mots rapides.
23:27Martine, que retenez-vous de l'intervention du porte-parole militaire ?
23:31Alors d'abord, il rappelle qui sont les commandants qui ont été tués.
23:36Et bien sûr que c'était ceux qui symbolisaient,
23:39qui coordonnaient vraiment ce qu'on appelait,
23:41dans leur langage, l'axe de la résistance.
23:43Alors ces gens-là ne sont pas interchangeables.
23:45Il ne faut pas s'imaginer que, bon, on en liquide un
23:49et puis il y en a un autre formidablement armé
23:51de tous les renseignements qui va surgir.
23:53Non, parce que dans l'état de désorganisation
23:56où se trouve le régime actuellement
23:58et le commandement militaire, c'est très très compliqué.
24:01Deuxièmement, sur ce dont on parlait à Rold,
24:04sur les frappes sur Ispaon,
24:08c'est la deuxième fois que le site d'enrichissement d'uranium est frappé.
24:13Et je voudrais quand même insister sur un fait.
24:15C'est qu'il y a des voix qui se lèvent pour dire
24:17mais est-ce que ça ne peut pas susciter des problèmes radioactifs, etc.
24:21Il y a eu, jusqu'à présent, l'AIEA n'a pas détecté
24:25de radioactivité dans l'air.
24:29Et la seule, ça c'est un élément important Thierry,
24:32je voudrais le souligner,
24:33mais le seul site qui serait susceptible, effectivement,
24:37de considérer, de représenter un danger,
24:42c'est la centrale de Boucher.
24:44Or, il y a eu...
24:45Civil, oui.
24:46Voilà, exactement.
24:47Et là, si effectivement elle était frappée,
24:50il y aurait un risque radioactif.
24:51Or, il y a eu des entretiens entre Benjamin Netanyahou
24:56et Vladimir Poutine.
24:59Et l'Israël s'est engagée à ne pas frapper la centrale de Boucher.
25:06Ça n'est pas hors sujet.
25:08C'est important.
25:09Parce que ce qui se dit actuellement,
25:11c'est que l'Israël représente,
25:13les frappes peuvent représenter un danger nucléaire pour la population.
25:17Non, il n'y en a qu'une seule qui représenterait un danger,
25:20et Israël, selon les informations,
25:23jusqu'à présent,
25:23s'est absolument engagée à ne pas la toucher,
25:26elle n'a jamais été touchée, c'est Boucher.
25:28Nathan, on voit Israël plus déterminé que jamais.
25:31Oui, et on voit, à l'inverse,
25:33un empire qui s'effondre
25:35et qui est décapité
25:37et d'une façon vraiment incroyable,
25:40inédite dans l'histoire militaire.
25:42Avec des points précisés et des tirs précis.
25:44Bien sûr, et ça nous renseigne,
25:46ça révèle sa véritable contradiction.
25:49Voici un empire qui, depuis 46 ans,
25:51je ne parle pas de l'empire iranien,
25:52je parle de l'empire d'Emola,
25:54le fameux axe de la résistance,
25:56dont la construction remonte à 1979.
26:00Voici un empire qui a parasité le Moyen-Orient
26:04en exhibant la force et la puissance de l'islamisme.
26:08Voici un empire qui, avec d'ailleurs
26:09beaucoup d'intelligence stratégique au début,
26:11a réussi à infiltrer toutes les failles
26:15qui existaient dans les États-nations arabes
26:18qui l'entouraient, en Irak, au Liban,
26:20évidemment aussi, il a infiltré la cause palestinienne,
26:25en essayant, si vous voulez,
26:26de prendre le lead le plus absolu du Moyen-Orient
26:30avec cette vision destructrice en guerre contre son peuple,
26:34en guerre contre les libertés,
26:35dans le Moyen-Orient et contre la coexistence.
26:38Et voici un empire dont on découvre
26:40qu'il était construit sur du sable,
26:42que toutes ces menaces les plus folles,
26:45les plus exterminatrices, les plus dangereuses,
26:48en fait, si vous voulez, depuis une semaine,
26:50on découvre qu'il se fait complètement humilier,
26:53qu'il était infiltré de partout, à tous les niveaux,
26:56par les services de renseignement israéliens notamment,
26:59qu'il perd en trois minutes, enfin en une nuit,
27:02la supériorité de son propre espace aérien, etc.
27:08Et ça, je crois, ça doit nous renseigner,
27:11de façon plus globale,
27:12sur le fait qu'aujourd'hui,
27:13on assiste à beaucoup d'érections d'empires
27:16qui essayent, sur le recul de l'impérialisme américain,
27:20de dire maintenant c'est nous qui allons dominer notre région
27:23et nous imposer dans le monde.
27:25Et en fait, ces empires-là,
27:27ils ont une force en carton-pattes.
27:28Et quand il suffit, comme un effet domino,
27:31il suffit d'un tout petit coup
27:32pour qu'ils s'effondrent comme des châteaux de cartes.
27:35– On marque une pause,
27:37Elodie Huchard, que je n'ai pas salué,
27:38pardonnez-moi ma chère Elodie,
27:40on va parler d'Emmanuel Macron,
27:41on a parlé un peu de la politique française,
27:44la position de la France dans cette guerre
27:46avec Kevin Bossuet,
27:47qui a eu des mots très tendres évidemment,
27:49comme d'habitude.
27:50Mais on va parler d'Emmanuel Macron
27:52qui a décidé de faire une espèce de réunion
27:55en style format Saint-Denis, quoi.
27:57On va en parler.
27:58C'est en bis répétita.
28:00– Écoutez, pourquoi pas ?
28:01Certains l'ont demandé cette réunion,
28:03ils l'auront.
28:03Est-ce que ça servira à quelque chose ?
28:04C'est un autre débat.
28:05– Eh bien, on en parlera.
28:06Et puis j'en profite,
28:07vous connaissez l'application CNews,
28:09ma chère Elodie, par cœur.
28:10– Évidemment, je l'ai.
28:11– Vous l'avez.
28:12– Et nous l'avons tous.
28:12– Vous l'avez tous autour de cette table.
28:14Vous prenez votre téléphone,
28:15vous scannez,
28:16et puis si vous voulez écouter
28:18les chroniques d'Elodie Huchard,
28:20vous scannez sur votre…
28:21– Ou d'autres chroniques.
28:22– Ou d'autres chroniques,
28:23autre chose,
28:24toutes les interventions.
28:25Mais comme vous êtes là,
28:25j'en profite.
28:26Allez, on marque une pause,
28:27on se retrouve avec nos invités.
28:28Merci de votre grande fidélité.
28:29CNews, plus que jamais,
28:31première chaîne d'information de France.
28:33Merci à vous.
28:36– Ensemble de la France,
28:38avec encore 16 départements
28:39fortement concernés,
28:41surtout dans l'ouest du pays,
28:42les températures pourraient localement
28:44atteindre les 39 degrés.
28:45Si la Manche et les départements bretons
28:47retrouveront un peu de fraîcheur ce soir
28:49à l'occasion de la fête de la musique,
28:5111 départements allant de la Mayenne
28:53aux 2 Charentes,
28:54ainsi que le Rhône-Élysère
28:55resteront placés en vigilance orange
28:57toute la journée,
28:58et ce, jusqu'à demain.
28:59En ce jour de fête de la musique,
29:00je le disais,
29:01Bruno Retailleau appelle tous les préfets
29:02au maintien d'une extrême vigilance
29:05en raison du niveau très élevé
29:07de la menace terroriste
29:08et des risques de débordement.
29:09Le ministre de l'Intérieur
29:10insiste notamment sur la mise en place
29:12de dispositifs contre les véhicules
29:14béliers, police municipale,
29:16arrêtés, système de vidéoprotection,
29:17sécurité privée, patrouille civile,
29:19anticriminalité et force
29:20de l'opération Sentinelle.
29:22Tous les moyens sont mis en œuvre.
29:24Et puis, une mutation génétique
29:26pour le moins impressionnante,
29:27celle de l'apparition
29:28d'un nouveau groupe sanguin
29:30appelé Guada négatif.
29:32Le phénomène a été observé
29:33chez une patiente sexagénaire
29:35française et d'origine guadeloupéenne.
29:37L'établissement français du sang
29:38l'avait identifié en 2011
29:40lors d'une intervention chirurgicale.
29:41Un anticorps très particulier
29:43et inconnu avait alors été repéré.
29:45La découverte a été officialisée
29:47ce mois-ci par la Société internationale
29:48de transfusion sanguine.
29:50Cette femme serait la seule porteuse
29:52connue de ce nouveau groupe sanguin.
29:54Merci, félicité.
29:55Avant de vous représenter,
29:56nos invités,
29:57je vous repose cette question
29:59puisque vous parliez
29:59très justement de cette chaleur.
30:01On va atteindre des zéniths
30:03de température ce samedi.
30:04On vous a posé la question
30:05comment vous organisez-vous
30:07chez vous pour lutter au mieux
30:08contre cette chaleur ?
30:10On a envie de vous entendre,
30:11vous scannez ce QR code,
30:12vous vous enregistrez
30:13et on diffusera dans le courant
30:14de nos émissions
30:16vos réponses.
30:17Toujours à mes côtés,
30:19Martine Gosselin,
30:20Kevin Bossuet,
30:21Nathan Dover,
30:22Vincent Barottier,
30:23historien militaire
30:24et docteur en sciences politiques
30:25et Elodie Huchard,
30:26notre spécialiste politique.
30:28Alors comme ça,
30:29notre président de la République,
30:31Emmanuel Macron,
30:32va ressortir son format Saint-Denis
30:34pour évoquer justement
30:35cette guerre entre Israël et Iran.
30:38Elodie ?
30:39Oui, format Saint-Denis,
30:40effectivement,
30:40qu'il avait déjà mis en place
30:42sur d'autres conflits.
30:43Le but d'abord,
30:44c'est de donner un état
30:45de la situation actuelle,
30:47d'écouter aussi
30:48ce que les forces politiques
30:49ont à proposer
30:50et sans doute,
30:51en tout cas,
30:51c'est l'espoir de ceux
30:52qui vont s'y rendre,
30:53leur exprimer aussi
30:54la position de la France,
30:55comment la position de la France
30:56peut évoluer.
30:58Dans le même temps,
30:59on a aussi les groupes de gauche
31:00qui ont demandé,
31:01mardi dernier,
31:01lors des questions au gouvernement,
31:03un débat à l'Assemblée
31:04qui est prévu par l'article
31:0550-1 de la Constitution.
31:06C'est aussi quelque chose
31:07qui se fait,
31:08François Bayrou l'avait déjà fait
31:10il y a quelques semaines.
31:11Alors il y a une problématique,
31:12c'est-à-dire que ce débat
31:13à l'Assemblée
31:14a pour but évidemment
31:15d'informer la représentation nationale
31:17de ce que compte faire la France.
31:19Il y a une possibilité
31:19d'avoir un vote ou pas.
31:21La gauche évidemment
31:22demande plutôt qu'il y ait un vote,
31:23c'est-à-dire que la représentation nationale
31:25puisse dire si oui ou non.
31:26Il doit y avoir
31:27un engagement de la France
31:28en général
31:28quand il y a ce genre de débat.
31:30Pour l'instant en tout cas,
31:31il n'y a pas eu de vote
31:32et pour cause,
31:33puisqu'on sait très bien
31:33que ceux qui demandent ce vote
31:34de toute façon
31:35n'iront pas dans le même sens
31:37que ce que voudrait faire
31:37le président de la République.
31:38Tiens donc, étonnant.
31:39Étonnant, étonnant.
31:40Nathan ?
31:41Je trouve ça très intéressant
31:42qu'il y ait ce format Saint-Denis
31:44sur la position de la France.
31:46Pourquoi ?
31:47Parce que c'est quand même
31:48la première fois
31:49que le président Macron
31:51décide d'associer
31:52toutes les forces politiques
31:53dans une sorte de logique
31:54de concertation
31:55pour réfléchir à la position
31:56de la France
31:57sur un grand conflit.
31:58Au moment de l'Ukraine,
31:59évidemment,
31:59il n'y a pas eu du tout
32:00des formats analogues
32:01et ça s'expliquait
32:02parce que la position de la France
32:03elle était extrêmement simple.
32:05Maintenant,
32:05si on revient sur les propos
32:07d'Emmanuel Macron,
32:08je vais que le bandeau
32:08mentionnait ce qu'il avait dit
32:10sur les bombardements en Iran.
32:11Je crois que ceux
32:12qui tiennent ce discours
32:13et ils sont nombreux
32:14aussi bien dans le macronisme
32:17qu'au Quai d'Orsay, etc.
32:19Ils ont une logique
32:20qui est, si vous voulez,
32:21de dire que ce qui se passe
32:22aujourd'hui,
32:23c'est la répétition
32:24de la guerre de 2003 en Irak
32:26et qu'on est dans
32:27une sorte de situation
32:28où les néoconservateurs
32:30reviennent au pouvoir,
32:31c'est-à-dire cette doctrine
32:31selon laquelle on peut
32:32importer la démocratie
32:34en faisant des guerres
32:35et en faisant tomber
32:35des dictateurs
32:36par la voie militaire.
32:37Il y a un vrai risque là-dessus.
32:40Ça veut dire qu'en effet
32:40le régime iranien
32:41est très impopulaire.
32:43Est-ce que les Iraniens
32:43pour autant
32:44accepteront demain
32:45de se dire
32:47que c'est une force extérieure
32:48qui a renversé leur régime ?
32:50C'est une question.
32:51Cependant,
32:51et il faut le rappeler,
32:52la grande différence
32:53avec l'Irak par exemple,
32:54c'est que l'Iran,
32:55le peuple iranien,
32:56est un peuple
32:57qui de façon héroïque,
32:58et je trouve qu'on ne leur a
32:59pas assez rendu hommage,
33:00assez en France
33:01ces dernières années,
33:02notamment les femmes,
33:03se sont levées
33:04contre ce régime,
33:05sont mortes
33:05pour leur liberté,
33:06ont retiré leur voile,
33:08ont défié le pouvoir
33:09des Mollas,
33:09ont été arrêtés
33:11par centaines,
33:12par milliers,
33:13violés,
33:14tués,
33:14brûlés vifs parfois,
33:16et elles l'ont fait
33:16pour la liberté,
33:17et les hommes aussi.
33:18Ce peuple iranien
33:19s'est battu pour sa liberté,
33:20c'est la grande différence,
33:21et c'est pour ça
33:22qu'on n'est pas,
33:23me semble-t-il,
33:24dans une situation
33:24qui ressemble de près
33:25ou de loin
33:26à la guerre
33:27qui avait été menée
33:27contre Saddam Hussein.
33:28Est-ce que le peuple iranien
33:29aura la force
33:30de se révolter
33:31contre ce régime des Mollas ?
33:32Il ne faudrait pas
33:33qu'il aille non plus
33:35face au Basidji,
33:36face aux massacreurs,
33:37face à ceux
33:38qui décimaient,
33:39je me souviens
33:39des manifestations
33:402009,
33:41qui décimaient
33:42la jeunesse iranienne
33:43à la hache,
33:44dans le tas,
33:44sur leurs scooters.
33:46Donc,
33:46on peut comprendre.
33:48Oui,
33:48ces vidéos qui circulent
33:49sur les réseaux sociaux
33:50le soir,
33:51quand la nuit est tombée,
33:52où évidemment,
33:53il y a des cris de révolte
33:54contre ce régime.
33:56Alors,
33:56il y a déjà,
33:57en ce moment,
33:58des arrestations massives,
33:59parce que chacun
34:00est considéré
34:01comme un ennemi
34:03et un traître.
34:04Donc,
34:04il ne faut pas non plus
34:06se livrer
34:07à des incantations,
34:09et c'est pour ça
34:09que les appels
34:10à la révolte
34:10du peuple iranien,
34:12il sait déjà,
34:13comme Nathan le rappelle
34:14vraiment très bien,
34:15merci,
34:16ce peuple n'a pas
34:17arrêté de se révolter,
34:18le mouvement
34:18Femme,
34:18Vie,
34:19Liberté
34:19a transcendé
34:20absolument
34:21toutes les fractures,
34:22et l'Iran n'est pas
34:23l'Irak,
34:24et cette aventure
34:25n'est pas celle
34:25de l'Irak.
34:26Elle n'est en rien
34:27comparable,
34:28mais il ne faudrait pas
34:29donner des éléments
34:30à une dégradation
34:32du conflit,
34:32c'est-à-dire
34:33importer par exemple
34:35un leader
34:35qui,
34:37alors là,
34:37oui,
34:38en Irak,
34:38Ahmed Chalabi,
34:39soutenu par les Etats-Unis,
34:42avait été importé
34:43depuis
34:44de la diaspora
34:46irakienne,
34:47et ça a été
34:48un échec total.
34:49Allez,
34:49on enchaîne,
34:50on va revenir
34:50chez nous,
34:52on va parler
34:52de Gabriel Attal,
34:54semaine difficile
34:54pour Gabriel Attal,
34:56un petit peu quand même,
34:57c'est le moins qu'on puisse dire
34:57puisque le Conseil constitutionnel...
34:58Et pour la justice,
34:59et pour notre sécurité aussi.
35:01Et pour les Français aussi,
35:02puisque le Conseil constitutionnel
35:03a largement,
35:04on en a beaucoup parlé
35:05cette semaine,
35:05censuré le projet de loi
35:06porté par Gabriel Attal
35:07sur le durcissement
35:08de la justice des mineurs.
35:10Alors justement,
35:10ce matin,
35:11enfin plutôt ce midi,
35:12on a voulu savoir
35:13et on s'interrogeait
35:14sur le fonctionnement
35:15de ce Conseil constitutionnel.
35:16Vous savez,
35:17il y a une tradition,
35:18on dit en football,
35:18à la fin,
35:19ce sont les Allemands qui gagnent,
35:20et bien dans la justice,
35:22à la fin,
35:23ce sont les juges qui gagnent peut-être.
35:24On va y revenir
35:24dans quelques instants
35:25avec vous,
35:25ma chère Elodie,
35:26mais d'abord,
35:26Elodie Piteri nous explique
35:28comment ça marche
35:29ce Conseil constitutionnel.
35:32C'est ici,
35:34aux deux rues de Montpensier
35:35que les sages travaillent.
35:37Neuf membres,
35:38nommés pour neuf ans
35:39et désignés par le chef de l'État
35:40et les présidents
35:41des deux chambres,
35:43à sa tête,
35:43le macroniste Richard Ferrand.
35:46On retrouve également
35:47deux anciens ministres
35:48d'Edouard Philippe,
35:49Jacques Mézard
35:50et Jacqueline Gourault,
35:51des anciennes figures
35:52de la droite,
35:53Alain Juppé,
35:54François Pillet
35:55ou Philippe Bas,
35:56un haut fonctionnaire,
35:57François Seners,
35:59et deux magistrates,
36:00Véronique Malbec
36:01et Laurence Wichniewski.
36:04Leurs deux missions principales,
36:05le contrôle des élections nationales,
36:08mais aussi le contrôle
36:09de constitutionnalité des lois.
36:12Quand il est saisi,
36:13le Conseil constitutionnel
36:14doit se prononcer
36:15dans un délai d'un mois
36:17ou de huit jours
36:18s'il y a urgence.
36:20Ces décisions
36:20s'imposent au pouvoir public
36:22et aucun recours n'est possible.
36:25Dernier exemple en date,
36:26la censure partielle
36:27de la proposition de loi
36:28portée par Gabriel Attal
36:30sur la justice des mineurs,
36:32un revers pour l'exécutif.
36:33Ce n'est pas une décision
36:34antidémocratique,
36:35mais c'est une décision
36:36qui aujourd'hui, je crois,
36:37est contraire à l'intérêt national.
36:39Et donc moi, je dis
36:40que nous, politiques,
36:41on doit assumer
36:43de regarder les choses en face
36:44et dire bien
36:45si le cadre légal
36:46qu'applique le Conseil constitutionnel
36:48n'est plus adapté
36:49à la situation de la société,
36:51il doit être changé.
36:52Un constat
36:53partagé à droite
36:54par le RN et les LR
36:56qui rappelle que début 2024,
36:58les sages avaient censuré
36:59une partie de la loi immigration.
37:01Alors, je le disais,
37:04on voit comment ça fonctionne
37:05ce Conseil constitutionnel
37:06et c'est vrai,
37:06à la fin,
37:07ce sont les juges qui décident.
37:08Oui, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
37:09on a parlé parfois
37:10du gouvernement des juges
37:11et cette expression
37:12est plus que jamais valide,
37:13en tout cas,
37:14gouvernement des sages
37:14parce que ce n'est pas
37:15la première loi,
37:16ce sujet l'a bien expliqué,
37:17où le Conseil constitutionnel
37:19censure une partie des articles,
37:20parfois l'intégralité,
37:22quasiment,
37:22ou en tout cas
37:22les articles les plus importants.
37:24Là, ce qu'il faut regarder
37:24rapidement sur le fond,
37:26ils disent,
37:26il faut penser
37:27à l'intérêt supérieur
37:28de l'enfant,
37:31puisse avoir accès
37:32à l'éducation
37:33et non pas aux sanctions.
37:34On n'est pas en train
37:35de parler de n'importe
37:35quels enfants,
37:36on est en train de parler
37:36de mineurs
37:38qui, à 12, 13, 14 ans,
37:40ont agressé, menacé,
37:41voire tué des personnes.
37:42Est-ce que, véritablement,
37:43ces enfants,
37:44ce qui va les sauver,
37:45c'est d'aller à l'école ?
37:46Visiblement, non.
37:47Et effectivement,
37:47une partie de la classe politique
37:48et d'ailleurs,
37:50surtout, effectivement,
37:51à droite, mais pas que,
37:51commence à monter au créneau
37:52contre ce Conseil constitutionnel
37:54qui fait que les décisions,
37:56à la fin,
37:56sont bien moins ambitieuses
37:57que les textes de loi
37:58qui sont votées
37:59par des gens,
38:00pour le coup,
38:00qui sont élus par les Français.
38:01Ce n'est pas le cas des sages.
38:02Et Gabriel Attal
38:03était fort de ce texte.
38:05Il y comptait énormément
38:06et les Français aussi,
38:08lorsqu'on fait référence
38:09aux différents sondages
38:10que nous ont pu organiser.
38:13On se rappelle
38:13de l'attentat
38:14de Magnanville.
38:15C'est aussi une actualité
38:16qu'on va suivre aujourd'hui
38:17sur CNews.
38:18Personne n'a oublié.
38:19Ce couple de policiers
38:20qui avaient été abattus
38:22devant leur petit garçon
38:22de 3 ans.
38:24C'était en 2016.
38:25Mohamed Lamine
38:25à Bérouz
38:26attend lui son jugement.
38:29Le verdict,
38:29il est jugé
38:30pour complicité
38:31devant la cour d'assises
38:32de Paris.
38:32On va retrouver
38:33Marie-Victoire
38:33Dieudonnet,
38:34justement.
38:35On attend le verdict
38:36qui devrait intervenir
38:37dans la soirée.
38:38Marie-Victoire,
38:39on en sait davantage ?
38:40Racontez-nous.
38:41Bonjour tout d'abord.
38:42Oui,
38:42bonjour Thierry.
38:44Effectivement,
38:44les juges se sont retirés
38:46ce matin.
38:47Le verdict devrait donc
38:48arriver
38:48au plus tôt,
38:50en fin d'après-midi,
38:51au plus tard,
38:51plutôt,
38:52dans la soirée.
38:54Pour rappel,
38:54en 2023,
38:55en première instance,
38:56Mohamed Lamine
38:57à Bérouz
38:58avait donc été condamné,
38:59comme vous le disiez,
39:00à la réclusion criminelle
39:01à perpétuité,
39:02donc pour des faits
39:03de complicité
39:04d'assassinat terroriste.
39:06Et hier,
39:07le parquet a requis
39:08la même peine
39:09à l'encontre
39:09de l'accusé,
39:11un accusé
39:11qui tout au long
39:12de ce procès
39:13a continué
39:14à se clamer
39:15innocent,
39:16notamment aussi
39:17ce matin
39:18pour ses derniers mots
39:19à la cour
39:20à qui il a appelé
39:22au bon sens.
39:23Le bon sens,
39:23c'est la justice.
39:25De son côté,
39:26la défense,
39:27dans cet état d'esprit,
39:28demande évidemment
39:29l'acquittement
39:30vis-à-vis
39:31des faibles...
39:35On vous entend,
39:38on vous entend.
39:40Très bien,
39:40alors je continue
39:41mon cher Thierry.
39:41Ce que je vous expliquais,
39:42c'est que la défense
39:43demande l'acquittement,
39:44notamment vis-à-vis,
39:45selon elle,
39:46des faibles éléments matériels
39:47à charge
39:48dans ce dossier.
39:49Je les cite,
39:50il dénonce
39:50la construction
39:51d'un roman
39:52de science-fiction.
39:53Alors pour ce qui nous intéresse,
39:55pour ce verdict
39:55qui ne va pas
39:56tarder à tomber,
39:58nous avons deux hypothèses
39:59particulièrement crédibles.
40:01La première,
40:01c'est une condamnation
40:02pour complicité
40:04dans le même sens
40:05que la peine de 2023.
40:07Dans ce cas-là,
40:08c'est la réclusion criminelle
40:09qui attend
40:10Mohamed Lamina Berrouz.
40:12L'autre option,
40:12c'est que le chef
40:13de complicité
40:14ne soit pas retenu
40:15par les magistrats
40:16compte tenu
40:17des incertitudes,
40:18des experts
40:19sur les traces ADN
40:20qui ont été retrouvés
40:22sur l'ordinateur du couple.
40:23Et dans ce cas-là,
40:24c'est une condamnation
40:24pour association
40:26de malfaiteurs terroristes
40:28qui seraient retenus.
40:29Dans ce cas-là,
40:30c'est jusqu'à 20 ans
40:31de réclusion criminelle.
40:32En tout cas,
40:33Thierry,
40:33les magistrats professionnels
40:35sont en train
40:35de délibérer,
40:37sont en train
40:37de trancher
40:38sur la question.
40:39C'est évidemment
40:40les familles des victimes
40:41qui sont effectivement
40:43dans une grande attente
40:44et une grande émotion
40:45vis-à-vis de ce deuxième procès.
40:47Merci beaucoup,
40:48Marie-Victoire.
40:49Et on se dit
40:49que grâce à cet après-midi,
40:51évidemment,
40:52Vertite a attendu
40:54une attente de verre.
40:55Il y a un avant
40:55et un après
40:56à Magnanville,
40:57notamment pour les policiers.
40:58Personne n'a oublié.
41:00C'était dramatique.
41:01– Bien sûr,
41:02je crois que les années,
41:03il faut vraiment le rappeler,
41:03les années 2015-2016
41:05ont constitué
41:06un traumatisme national
41:08ineffable en France
41:10puisque nous avons été,
41:11inutile de le rappeler,
41:13attaqués de façon massive
41:15avec tant de morts
41:16de partout,
41:18du 14 juillet
41:19à des salles de spectacle,
41:20à une salle de rédaction
41:21d'un journal,
41:22à la maison privée
41:23d'un couple de policiers
41:24devant un enfant.
41:25Nous parlions tout à l'heure
41:26de l'islamisme,
41:27alors c'est pas tout à fait
41:27le même islamisme,
41:28c'est pas les mêmes structures
41:29quand il s'agissait de l'Iran.
41:32Et je crois qu'il faut
41:32quand même rappeler une chose,
41:34c'est que le peuple français,
41:35on parle toujours
41:35de la résilience des Israéliens,
41:37mais le peuple français
41:38a été extrêmement noble,
41:40extrêmement grand
41:41dans le dépassement
41:43et dans la gestion,
41:44j'aime pas ce mot,
41:45dans l'épreuve
41:46de ce traumatisme
41:47qu'a été les années
41:482015 et 2016.
41:49Il y a eu une très grande
41:50aussi résilience
41:51et grandeur française
41:52qu'on ne salue pas assez.
41:53On a raison de l'Israéliens,
41:55mais les français
41:55ont été très grands
41:56à cette période-là.
41:58Les amis,
41:58vous entendez
41:58la petite musique,
41:59c'est la fin de ce Midi News,
42:01une heure d'information
42:02pour tout décrire,
42:03décrypter,
42:04évidemment,
42:04l'actualité est très chargée
42:06en ce samedi.
42:07Merci en tous les cas
42:07de nous avoir accompagnés
42:09et merci à l'équipe
42:09qui nous a entourés.
42:10Ma chère,
42:10félicité pour préparer
42:11cette émission,
42:12Déborah Smadja,
42:13Axel Thomas,
42:13Nathalie Pelletier,
42:14Pierrick Bastidé
42:15et Stéphane Fatoreto,
42:17bien sûr,
42:17à la programmation.
42:18Merci aux équipements.
42:18On agit tout de suite,
42:19c'est Michel Onfray,
42:20Laurence Ferreira
42:20et on se retrouve
42:21dans une heure.
42:22Vous serez à mes côtés,
42:23comme d'habitude,
42:24pour ce 180 minutes
42:25Info Weekend.
42:27Kevin,
42:27vous serez avec nous aussi.
42:28Juste pour une heure.
42:29Juste pour une heure,
42:30très bien.
42:30Restez avec nous,
42:31on a encore beaucoup
42:31de choses à vous raconter
42:32tout au long de ce samedi
42:33et prenez vos précautions
42:35et n'oubliez pas,
42:36si vous voulez tout savoir
42:37sur CNews,
42:38l'application,
42:39vous la téléchargez
42:40et puis n'oubliez pas
42:41la question que je vous ai posée.
42:43On a de vous entendre,
42:44comment vivez-vous
42:46avec cette canicule
42:48dans vos appartements,
42:49dans vos maisons,
42:50comment vous luttez.
42:52Voilà,
42:52vous vous entendrez
42:53dans le courant
42:53de cet après-midi
42:54et notamment dans
42:55180 minutes Info.
42:56A tout à l'heure.
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