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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00Il est midi tout pile, bonjour, soyez les bienvenus. Je suis très heureux de vous retrouver.
00:0512h, 13h, c'est votre mini-news du week-end, votre mini-news du samedi.
00:09Actualité très chargée ce samedi, vous allez le voir.
00:12On va beaucoup vous parler de Marseille, de cet appel à se réveiller face au narcotrafic.
00:17On parlera de Marseille, mais pas que de Marseille également.
00:20Je vous présente notre équipe du samedi dans quelques instants,
00:21mais tout de suite on fait un premier tour de l'information avec vous, Sandra Tchumbo,
00:25que je salue en ce samedi. Bonjour Sandra.
00:26Bonjour Thierry, bonjour à tous. Soyez prudents ce week-end en région parisienne.
00:32L'Île-de-France est placée en vigilance orange neige verglas ce samedi à partir de 20h
00:37et jusqu'à demain matin 8h. Météo France s'attend à des chutes de neige dans la soirée pour les 8 départements.
00:43La présence d'air froid favorisera les précipitations neigeuses.
00:46Entre 1 et 7 cm sont attendus. La neige devrait effondre à partir de la mi-journée en faveur d'un net redout.
00:52En marge du sommet du G20 ce week-end, Emmanuel Macron a entamé une visite en Afrique du Sud.
00:57C'est la deuxième étape de sa tournée africaine.
01:00Il s'est entretenu avec son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa.
01:03Le président français veut renforcer les liens économiques avec ce pays
01:07et rendre hommage à la lutte contre l'apartheid.
01:10Il s'envolera ensuite vers le Gabon et l'Angola.
01:13Et puis un mot de sport avec du rugby et ce match sous pression ce soir pour le 15 de France.
01:18Les bleus de Fabien Galtier ont bien plus à perdre qu'à gagner face à l'Australie.
01:21Une victoire ne sauverait pas complètement une fenêtre internationale mitigée
01:26et une lourde défaite compliquerait la mission du mondial 2027 australien.
01:31Et à tout à l'heure dans ?
01:32Dans 30 minutes.
01:33Merci beaucoup Sandra.
01:34Allez, présentation de notre équipe du samedi.
01:36Karima Wig, bonjour.
01:37Ravi de vous retrouver comme tous les samedis d'ailleurs.
01:39Bonjour Thierry.
01:40Amine Elbaï.
01:41Bonjour cher Thierry.
01:42Soyez le bienvenu.
01:43Anthony Bem, de retour, avocat.
01:45Soyez le bienvenu vous aussi.
01:47Et puis Célia Barod, notre spécialiste police-justice.
01:51Allez, sans plus tarder, à la une, je vous le disais, de votre Midi News week-end.
01:55Marseille.
01:56Marseille et ce rassemblement placé sous haute sécurité en hommage à Mehdi.
02:00Le frère d'Amin Kessassi, ce militant écologiste qui a fait du narcotrafic.
02:04Vous le savez, son combat.
02:06Mehdi, lâchement abattu il y a un peu plus d'une semaine par deux hommes en moto.
02:10Ce rassemblement est prévu à 15h très précisément.
02:13Nos équipes, vous les découvrez, sont sur place.
02:15Mathilde Ibanez et Timothée Forger, Pauline Trevzer et Sacha Robin, ainsi que Célia Barod à mes côtés sur ce plateau.
02:24Restez avec nous sur ces news.
02:26On va évidemment tout vous raconter.
02:28Je vous le disais, on attend beaucoup de personnes aujourd'hui sur Marseille pour exprimer cette colère sur le rond-point.
02:34Où Mehdi Kessassi a été tué, victime donc des narcotrafiquants.
02:38On voit tout ça avec Laure Parra et Sarah Barnier.
02:42Une semaine après l'assassinat de Mehdi, c'est toute la communauté de Marseille qui est vent debout et souhaite se mobiliser.
02:50A l'appel de la famille Kessassi, un rassemblement est prévu à 15h au rond-point Claudie Darcy dans le 4e arrondissement où a eu lieu le crime.
02:59En hommage au jeune homme de 20 ans assassiné le 13 novembre dernier en pleine rue.
03:04Un assassinat qui révolte les Marseillais.
03:07On espère une amélioration et puis que les pouvoirs publics s'emparent du problème vraiment sérieusement.
03:13Cette violence, bon là elle est au paroxysme mais c'est au quotidien quand même dans le quartier.
03:18Il faut des moyens et surtout de la volonté politique.
03:21Et qu'on a laissé pendant des décennies, ça ne date pas d'hier.
03:25Mais certains doutent qu'une telle mobilisation puisse avoir un effet sur le narco-banditisme.
03:30Il faut le faire, c'est pas par la marche qu'on va changer les choses mais bon c'est bien de mobiliser les gens.
03:37Ça montre que les gens ont envie que ça change mais c'est pas ça qui va changer les choses, enfin à mon sens.
03:44La justice étudie la piste d'un crime d'intimidation lié au militantisme de son frère Amine Kessassi.
03:51D'autres rassemblements et marches blanches sont prévues partout en France.
03:54Alors justement c'est lié à Barotte avant de prendre la direction de Marseille, de retrouver nos équipes mobilisées sur place.
04:01On le voit, grosse mobilisation on espère, grosse mobilisation aujourd'hui à Marseille mais pas qu'à Marseille dans une 25 ou une quarantaine de villes en France.
04:11Une quarantaine de villes en France qui se mobilisent avec des rassemblements, des marches blanches.
04:16On peut citer par exemple Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lyon ou encore Poitiers et Nantes.
04:21On voit des mobilisations qui se déroulent depuis ce matin avec un point principal c'est à partir de ce midi.
04:28Et puis surtout les yeux rivés sur Marseille avec cette ville qui va vraiment connaître une mobilisation importante,
04:37peut-être et on l'espère historique pour lutter contre le narcotrafic et surtout pour lutter contre ces morts que l'on n'a peut plus de compter et de déplorer.
04:48Allez on va prendre la direction de Marseille, je vous l'ai dit, retrouver d'abord Mathilde Ibanaise et Timothée Forger.
04:53Bonjour Mathilde.
04:55Plus d'une semaine après ce drame et l'assassinat de Mehdi, l'émotion donc est toujours aussi immense dans la cité phocéenne.
05:02Et puis on n'a pas oublié que deux ministres ont fait le déplacement cette semaine à Marseille.
05:06Mathilde, racontez-nous.
05:07Exactement, bonjour Thierry.
05:11Une émotion toujours aussi importante ici.
05:13Une semaine après la mort de Mehdi, qu'est-ce que ce jeune homme tué à seulement 20 ans, tué pour rien.
05:21Ici des anonymes depuis une semaine continuent de venir ici sur le lieu du drame pour déposer des fleurs,
05:27rendre hommage à ce jeune homme tué par des narcotrafiquants.
05:31Ici, l'émotion est partagée entre de la tristesse et de la colère face aux violences liées au trafic de stupéfiants qui continuent de semer la terreur.
05:39Dans la ville, vous le disiez, deux ministres sont venus.
05:42Et je vous rappelle les mots du ministre de l'Intérieur, le Norand Nunez,
05:45qui avait qualifié cet assassinat de crime d'intimidation adressé à son frère Amine, 22 ans, ce militant écologiste et antidrogue.
05:54Dans quelques heures, c'est des milliers de personnes qui sont attendues ici pour montrer ensemble leur soutien à la famille,
06:01mais surtout, montrer ensemble leur union face à ces violences contre ces narcotrafiquants et dire ensemble, ça suffit.
06:09Merci Mathilde Ibanez avec Timothée Forger.
06:12On va vous retrouver tout au long de notre émission et tout au long de cette journée sur l'antenne de CNews.
06:17Bien évidemment, Carema, on espère qu'il y aura une forte mobilisation.
06:20Celia Barotte nous l'a dit, il est temps d'agir et il est important qu'il y ait du monde dans la quarantaine de villes et à Forcio, évidemment, à Marseille, Carema.
06:30Oui, absolument. On le sait, ça a été un choc pour le pays entier. C'est un choc évidemment pour cette famille.
06:37On est rendu maintenant aujourd'hui, vous savez, il y a quelques temps, on parlait de victimes collatérales, du narcotrafic.
06:44Et maintenant, on a parlé de ce fameux crime, possiblement de crime d'intimidation.
06:50Donc, on basculerait finalement dans des assassinats, d'assassinats de personnes innocentes, d'assassinats ciblés de personnes innocentes.
06:58Donc, ça, c'est complètement un changement de cap.
07:01On voit que ces réseaux criminels qui n'ont non seulement plus de code du tout, mais il y avait quand même des règles de base.
07:09C'est-à-dire qu'ils se ciblaient auparavant entre eux.
07:13Donc, si on a véritablement basculé dans ce qu'on appelle les crimes d'intimidation, eh bien là, tout a éclaté.
07:19Et oui, ça demande une mobilisation parce qu'en ce moment, la France a tous les désavantages, en fait.
07:24C'est-à-dire qu'en lien avec le trafic de drogue, vous n'avez pas les avantages que pourrait avoir, bon, dans certains cas,
07:31quand on décide d'autoriser, légaliser, parce que vous prenez une partie des profits, vous mettez l'argent dans la santé publique.
07:38Bon, évidemment, après, il y a toute une question morale. On peut se poser la question.
07:42Mais bref, vous n'avez ni ces avantages-là, ni les avantages de lutter fermement contre le trafic de drogue
07:48parce que la lutte ne se fait pas assez, en fait. On doit mettre plus de moyens, c'est évident.
07:54Sinon, on arrive à des situations absolument horribles qui dépassent l'entendement.
07:59– Anthony, vous êtes avocat. Hier, on évoquait ce qui s'est passé à Sète avec une vidéo d'une violence extrême.
08:07On voit bien là, on a effectivement franchi un cap à Marseille.
08:11Et il est grand temps, évidemment, que tout cela cesse et qu'il y ait des gestes forts et des réponses.
08:16– En effet, cette convergence des faits entre Marseille, le Var, à Sète,
08:22où on a l'invasion de narcotrafic en lien avec l'Amérique latine, tout simplement,
08:28on retrouve ce qu'était Marseille, finalement, au début, avec ses liens avec le cartel, la Casa Nostra, la French Connection,
08:36puisque l'histoire de la drogue à Marseille n'est pas nouvelle.
08:38Marseille était l'épris de centre de la drogue en France, mais avec des connexions à l'international.
08:43Et aujourd'hui, l'international, c'est avec les cryptos, c'est avec des moyens de nouvelles technologies
08:48qui sont intraçables, je dirais, grâce à Telegram, grâce à WhatsApp, grâce à d'autres applications,
08:56qui fait qu'à cause du problème médical, qui est l'addiction à la drogue,
09:03et bien l'argent est une manne financière qui est telle que, par exemple, sur certains points de l'île à Marseille,
09:09c'est 100 000 euros par jour qui est dégagé.
09:11Alors Marseille, ce n'est pas nouveau, puisque en 2023, on avait 50 morts.
09:15C'est un record en France.
09:17En 2023, c'est un pic qui est descendu à une vingtaine de morts liés au narcotrafic en 2024.
09:23Néanmoins, on voit aujourd'hui en France qu'il y a une invasion, finalement, de cartels étrangers,
09:31puisque la France, certes, est un port qui permet après d'avoir des ramifications en Europe et à l'étranger,
09:39mais surtout un lieu de production aussi.
09:41Et on voit des liens avec notamment les Etats-Unis, puisque c'est les Etats-Unis qui pilotent, évidemment, toute cette manne financière.
09:49Amine.
09:49Moi, j'apporte mon total soutien à la famille Kessassi.
09:52D'abord, à Wassila, la maman qui avait déjà pris la parole par le passé.
09:56Et puis, évidemment, à son frère Amine, qui est un militant courageux,
09:59qui a le courage, à son jeune âge, d'assumer ses opinions.
10:03Mais je crois qu'il ne faut pas se tromper dans l'analyse à Marseille.
10:07Ceux qui placent le problème du narcotrafic avant celui du problème de l'immigration se trompent.
10:13Se trompent parce qu'il y a un lien d'interdépendance entre, d'une part,
10:16l'explosion de l'immigration incontrôlée à Marseille,
10:18et d'autre part, l'explosion des flux liés au narcotrafic.
10:22Et les deux vont ensemble.
10:24Les deux vont ensemble.
10:25Évidemment qu'aujourd'hui, la France se mobilise.
10:28Des mairies de gauche également participent à ce bel hommage
10:31qui doit être rendu dans la dignité pour la famille Kessassi.
10:35Mais cela ne suffit pas.
10:36Il faudra en tirer des leçons, y compris des enseignements politiques,
10:39face à l'explosion de la délinquance, face à l'explosion de l'immigration,
10:43face évidemment à la montée des narcotrafics,
10:46pas seulement, cher maître, en Amérique latine,
10:48mais aussi avec les flux issus du Maghreb.
10:51Et il faut avoir aussi le courage de nommer les responsables,
10:53le courage aussi de nommer un certain nombre de pays à l'international,
10:56puisqu'il y a aujourd'hui des têtes de raison qui se cachent,
11:01par exemple dans les États du Golfe, à Dubaï en particulier,
11:04ceux qui s'affichent en particulier sur les réseaux sociaux.
11:07Tous ces gens-là doivent savoir qu'un jour,
11:09ils auront aussi à rendre des comptes à la nation.
11:11Ils seront retrouvés, ils seront jugés.
11:13Et d'ailleurs, vous parlez des politiques.
11:15L'un des auteurs de la loi narcotrafic a demandé,
11:18et on l'a appris ce matin, la Légion d'honneur pour Amine Kessassi.
11:21Il s'agit de Jérôme Durin, l'ex-sénateur socialiste.
11:26Célia.
11:26Pour rejoindre le propos d'Amine,
11:28c'est vraiment un système qui est fait sous un système pyramidal,
11:31c'est-à-dire qu'il y a les plus petits qui sont bien sûr utilisés
11:36comme guetteurs, comme choufs,
11:39et souvent ils sont mineurs,
11:41ils sont recrutés sur les réseaux sociaux.
11:42Ensuite, il y a ceux que l'on appelle un petit peu les adjoints aux chefs
11:48qui permettent de coordonner ces trafics.
11:51Et puis, les plus grosses têtes,
11:54elles se trouvent à l'étranger,
11:56elles ne sont pas sur le territoire national.
11:58Il y a vraiment un travail à faire avec les autres pays
12:01dans cette lutte contre le narcotrafic.
12:03Gérald Darmanin s'est rendu dans les Émirats Arabes Unis
12:06pour notamment approfondir cette collaboration
12:10et notamment ces arrestations, ces interpellations
12:13dans la lutte contre le narcotrafic.
12:17Et il faut vraiment se dire que c'est toute une société.
12:22Quand on parle de narco-état, de narco-organisation,
12:25c'est un système, c'est des entreprises
12:28et elles savent aussi appâter, séduire ces jeunes
12:32qui sont livrés à eux-mêmes.
12:35On voit certains qui, sur les réseaux sociaux,
12:37n'hésitent pas à rejoindre Marseille,
12:39à rejoindre les grandes villes
12:40pour un job d'été,
12:42pour quelques milliers d'euros
12:44puisqu'ils sont prêts à mettre leur vie en danger
12:47pour quelques billets.
12:49Alors, on va retourner à Marseille
12:51et retrouver une autre de nos équipes,
12:53Pauline Trevzer et Sacha Robin.
12:55Un certain nombre de politiques, ma chère Pauline,
12:58ont annoncé leur venue.
13:00Alors, comment va s'organiser cette marche
13:02ou cette mobilisation, plus exactement ?
13:04Et qui sont les personnalités annoncées, Pauline ?
13:08Bonjour Thierry.
13:12Alors oui, plusieurs milliers de personnes sont attendues.
13:15En tout cas, c'est ce qu'espère la famille de Mehdi Kessassi
13:19qui est à l'origine de ce rassemblement.
13:22Son frère Amine sera bien sûr présent
13:24sur ce rond-point où nous sommes,
13:26le lieu du rassemblement,
13:28l'endroit même où son frère a été tué
13:30il y a maintenant neuf jours.
13:32Alors, certains anonymes nous ont toutefois confié ce matin
13:35qu'ils pourraient venir masquer
13:37par peur d'être reconnus ici à Marseille.
13:41De nombreuses personnalités politiques marseillaises
13:45devraient être présentes.
13:47Benoît Payan, Renaud Muselier
13:49et d'autres politiques font le déplacement
13:52spécialement pour cet hommage.
13:54La porte-parole du gouvernement,
13:56Maude Bréjon, François-Xavier Bellamy
13:59ou encore Yael Braune-Pivé.
14:03Et puis, également présents,
14:05Éric Dupont-Moretti
14:07et Dominique de Villepin,
14:09d'anciens politiques qui font eux aussi le déplacement.
14:13Puis le cardinal Jean-Marc Aveline
14:15a lui aussi annoncé sa présence.
14:19Le rassemblement devrait donc débuter ici, Thierry, à 15h.
14:23Merci. On va suivre tout cela, évidemment, à vos côtés
14:26et avec Sacha Robin.
14:27Merci beaucoup, Pauline Trevzer.
14:29Alors que nous accueillons Elodie Huchard,
14:33notre spécialiste politique.
14:35Nous évoquions à l'instant une forte mobilisation de politiques
14:37qui vont faire le déplacement aujourd'hui à Marseille.
14:39Tous bords confondus, d'ailleurs, Elodie.
14:41Oui, tous bords confondus.
14:42Après, c'est aussi important, évidemment, pour eux.
14:45C'est aussi le but de lutter contre le narcotrafic.
14:48De nouveau, le ministre de l'Intérieur,
14:49cette semaine, l'a dit à l'Assemblée.
14:51D'ailleurs, il parle d'un véritable point de bascule
14:53et d'un point de rupture
14:54parce que c'est ce qu'on a appelé un assassinat d'avertissement.
14:57C'est le procureur de Marseille qui a utilisé ce terme.
14:59Et donc, on a vu déjà à l'Assemblée cette semaine
15:02un certain nombre de questions.
15:03Le premier ministre lui-même y a répondu.
15:05Et on voyait bien que les questions sont venues à la fois
15:06des écologistes, du Rassemblement national.
15:09Et pourtant, le ton de la question était véritablement le même.
15:12Donc, on voit que pour une fois, la classe politique
15:14se retrouve vraiment pour la lutte contre le narcotrafic.
15:16Ils étaient un peu moins réunis quand il fallait voter cette loi.
15:19Mais bon, elle est quand même passée.
15:20Oui.
15:20Et puis, on va parler de ce qui s'est passé à l'Assemblée
15:22dans quelques instants.
15:22Mais avant tout ça, je voulais évoquer notre sondage du jour.
15:2780% des Français, on vous a interrogé,
15:29estiment qu'il faut sanctionner plus durement
15:31les consommateurs de drogue pour lutter contre le trafic.
15:34Regardez, c'est un sondage CSA pour CNews,
15:37Europe 1, journal du dimanche.
15:39C'est 4 points de plus qu'il y a un an, 80%.
15:43On va regarder peut-être la couleur politique.
15:45C'est toujours intéressant dans le contexte du moment
15:47de voir les couleurs politiques.
15:48Et ce n'est pas Elodie Richard qui va me contredire.
15:50À gauche, regardez, 67%.
15:53Majorité présidentielle, 80%.
15:55Droite, 83%.
15:56Et Excel-droite, 94%.
15:58C'est imparable.
15:59Oui, c'est imparable, Amine.
16:00J'allais vous dire que c'est un score soviétique,
16:02mais même la gauche est favorable.
16:03Oui.
16:05Aujourd'hui, la réalité, c'est qu'évidemment,
16:07les narcotrafiquants,
16:09et l'excellent maître Bem l'a rappelé tout à l'heure,
16:13les narcotrafiquants utilisent les mineurs.
16:16Utilisent les mineurs parce qu'ils savent pertinemment
16:18que pour certains, le principe de l'excuse de minorité est le principe.
16:24Et donc, on a aujourd'hui énormément de jeunes enfants
16:27qui se retrouvent en situation de décrochage scolaire
16:30et qui ont la capacité, avec l'argent sale,
16:33d'aller acheter le silence de leurs parents
16:35à coût de 200 euros par jour.
16:39Et évidemment, d'acheter le silence des parents,
16:41le silence des voisins.
16:42On a aussi parfois la complicité d'un certain nombre d'associations
16:47qui jouent les troubles faites dans certains quartiers.
16:51Et tout cela nécessite évidemment une mobilisation accrue de l'État
16:55et aller frapper aussi ces familles complices au portefeuille.
16:58Allez, on va faire un petit pas de côté.
17:00On reviendra sur Marseille dans la deuxième partie
17:03de votre Midi News Weekend.
17:04On va parler politique avec vous encore, ma chérie.
17:07Elle le dit et se fait inédit dans la Ve République.
17:10La quasi-totalité de l'Assemblée a rejeté cette nuit le budget de l'État.
17:13Je vais dire sans surprise.
17:15Mais maintenant, ma deuxième question, c'est...
17:17Et maintenant ?
17:18Oui, alors sans surprise, quand même, on rappelle qu'en théorie
17:21sur un budget, pour que les téléspectateurs comprennent,
17:23quand on appartient à la majorité, de fait, on vote le budget
17:25et quand on n'appartient pas à la majorité, on ne le vote pas.
17:28Donc si on s'en tient au vote qu'il y a eu, la majorité, aujourd'hui,
17:31c'est Harold Duart, ce fameux député Eliott qui a voté seul.
17:33Le budget, sans doute plus pour se faire remarquer en réalité
17:36que pour un vrai vote pour.
17:37Mais c'est signe que ce budget, où on n'a pas voulu imposer le 49-3
17:40pour qu'il y ait des débats, ça montre que ça ne fonctionne pas.
17:43Les parlementaires, pendant des années, ont dit
17:46le 49-3, ça n'est pas démocratique.
17:48On rappelle que c'est dans la Constitution.
17:49Et là, c'est en train de montrer ce qui arrive
17:51quand il n'y a pas de 49-3, 125 heures de débat
17:54pour que finalement, personne ne soit satisfait.
17:56Alors les députés, parfois, ont pu se réjouir
17:59parce que petit à petit, certains ont récupéré des amendements.
18:01La droite était satisfaite pour certains articles
18:04qu'ils ont pu faire voter.
18:04Parfois le Parti Socialiste, parfois le Rassemblement National.
18:06Mais bref, sur des amendements ou sur des articles,
18:08on se fait plaisir sur un budget cohérent un peu moins.
18:11Donc maintenant, ce qui va se passer,
18:12le budget, à partir de lundi, il arrive au Sénat en commission.
18:16À partir de jeudi, il sera au Sénat en séance.
18:19Et donc, évidemment, les sénateurs vont détricoter
18:22comme ils l'ont déjà fait pour le projet de loi
18:24de financement de la Sécurité sociale, l'essentiel.
18:26Et après, il y a cette fameuse commission mixte paritaire.
18:28Sept sénateurs, sept députés
18:30qui se réunissent, qui doivent se mettre d'accord sur un texte.
18:33Tout le monde sait que, que ce soit le texte budgétaire de la Sécu
18:35ou le budget de l'État, il n'y aura pas d'accord.
18:38Les députés, comme les sénateurs, nous disent
18:39qu'on aimerait acter assez vite.
18:41En réalité, le désaccord, ça fait 125 heures, par exemple,
18:44qui débattent.
18:44Ça n'a servi à rien, pas non plus,
18:46jusqu'à débattre pendant des semaines inutilement.
18:48Et qu'est-ce qui se passe ensuite ?
18:49Ça revient à l'Assemblée nationale.
18:51Si la CMP n'est pas conclusive,
18:52on rappelle qu'il y a des délais qui ne seront pas tenus.
18:55Et c'est là vraiment que le « et ensuite » devient intéressant
18:57parce que Sébastien Lecornu a un certain nombre d'options sur la table.
19:00Recourir quand même au 49-3,
19:02aller vers une loi spéciale, aller vers des ordonnances.
19:04Le Premier ministre a déjà dit qu'il n'était favorable à aucune option,
19:07qu'il fallait trouver un compromis.
19:08Le compromis n'arrivera pas.
19:10Donc, à un moment donné, il faudra se renier.
19:11Alors, j'avais dit « et maintenant ? »
19:13Et maintenant, c'est le bazar.
19:15Voilà.
19:16Alors justement, on aime bien donner la parole,
19:18vous savez, dans BD News,
19:20à vous les Français qui nous regardez,
19:21qu'est-ce que vous pensez de ce spectacle ?
19:23Alors, Laurence Hédarier, ce matin,
19:25est allé prendre la température.
19:26Écoutez, ça décoiffe évidemment.
19:30On ne voit pas comment ça va se terminer.
19:31On ne voit pas l'issue.
19:33C'est très inquiétant.
19:34Je suis en train de me demander s'il travaille pour la France
19:35ou s'il travaille pour la prochaine élection.
19:38J'espère que le Sénat va voir un petit peu les choses différemment
19:41pour au moins qu'on ait un budget
19:45et que tout le monde soit payé.
19:46Ah, mais ils travaillent à 100% pour eux.
19:48Malheureusement, je le constate tous les jours
19:52depuis au moins un an, depuis la dissolution.
19:56Et c'est catastrophique.
19:57C'est nul.
19:58C'est l'économie mondiale qui en baisse en ce moment.
20:01Je pense qu'on voit l'impact partout.
20:03Et la France aussi, bien sûr,
20:04et l'Europe aussi souffrent de ça.
20:07Et je pense que c'est comme tous les cycles,
20:09ça va passer.
20:10Je pense qu'ils travaillent pour la France.
20:12Ils ont été élus pour ça.
20:13Donc, voilà, je pense qu'ils se donnent au maximum
20:16pour faire les bonnes choses au meilleur moment.
20:19Mais c'est un peu difficile de s'entendre.
20:21Voilà ce que pensent les Français.
20:22Alors Aurélie Loucano, qui prépare cette émission à mes côtés,
20:24me dit « Ah ! »
20:26Elle a trouvé un communiqué d'un homme qui y croit.
20:27Regardez, c'est Roland Lescure.
20:29Vous pouvez me dire ce que vous en pensez, Roland Lescure.
20:31Avec le gouvernement,
20:33je prends acte du rejet de l'Assemblée nationale,
20:35de la partie 1 relative aux recettes du projet de loi de finances
20:38lors de sa première lecture à l'Assemblée nationale.
20:40L'important, c'est d'y croire.
20:42Oui, alors ce qui est intéressant,
20:42c'est plutôt la suite du communiqué,
20:44notamment où lui, comme la mise des comptes publics,
20:47rejette aux ados l'extrême droite et l'extrême gauche,
20:49je reprends les termes,
20:50du communiqué qui ont voté ensemble contre
20:52et qui croient au compromis.
20:54Après, quand on entend les Français,
20:55on peut le comprendre.
20:55Les Français ont voulu cette Assemblée.
20:57Et donc, les Français ont voulu une Assemblée
20:59qui soit tripartite
21:00et qui fasse qu'on n'y arrive sur aucun texte.
21:01Donc, je veux bien qu'on explique
21:03que les députés, ça ne fonctionne pas.
21:05Ils ont été élus.
21:06Et ils ont été élus de cette manière.
21:07C'est un peu facile de dire
21:08que ce sont les députés qu'on va le travailler.
21:10En l'occurrence, les Français, évidemment,
21:12ont voulu cette Assemblée très, très différente.
21:14Donc, ça n'avance pas.
21:14Il n'y a pas d'étonnement, il n'y a pas de surprise.
21:16Non.
21:17Évidemment.
21:18Anthony.
21:20La solution est compliquée aujourd'hui.
21:23C'est soit le 49-3, soit le gouvernement par décret.
21:26De toutes les façons,
21:27on voit que l'instabilité politique
21:29mènera soit à la chute du gouvernement à nouveau,
21:31soit à la dissolution de l'Assemblée nationale.
21:33On voit que, finalement,
21:34le jeu de cartes est un peu pipé, finalement.
21:39Mais oui.
21:40Et l'avenir politique du pays,
21:43malheureusement, je le regrette,
21:44est trop incertain.
21:45Oui.
21:46Amine.
21:46Moi, je rejoins totalement maître BEM.
21:48Sauf que sur le 49-3,
21:50Sébastien Lecornu s'était engagé
21:52à ne pas dissoudre,
21:53à ne pas utiliser le 49-3.
21:55Il ne reste, évidemment,
21:57que la dissolution.
21:57Alors, une dissolution,
21:58à l'approche des élections municipales,
22:00là encore,
22:01c'est extrêmement compliqué,
22:02surtout pour les maires,
22:03puisque désormais,
22:04vous avez des maires qui font pression
22:05pour ne pas avoir de législative
22:07avant les municipales.
22:09Et puis, derrière les municipales,
22:10vous avez une grande campagne
22:11pour l'élection présidentielle de 2027.
22:14Donc, le pays est bloqué.
22:16La France est bloquée.
22:17Et elle est bloquée jusqu'en 2027.
22:19Et il faudra faire avec.
22:20Évidemment que ce sont les Français
22:22qui ont choisi cette Assemblée nationale.
22:24C'est sûr.
22:25Et les députés doivent aussi apprendre
22:28à faire le jeu d'un régime parlementaire,
22:32c'est-à-dire de mettre en avant
22:35leur capacité à travailler
22:37au sein du Parlement
22:39et à faire pression
22:39et à peser aussi dans le débat politique.
22:42Ça implique aussi d'autres formes
22:43de négociations
22:44et d'autres logiques de pouvoir.
22:46Et c'est aussi peut-être
22:47dans ces temps troubles
22:48où peut-être que demain
22:49se dessineront les futurs leaders
22:51qui seront amenés à exercer
22:52les plus hautes fonctions
22:53dans notre pays.
22:54Karima, le mot de la fin,
22:55juste avant la première pause.
22:56Oui, je pense que ça démontre bien
22:57qu'on n'est toujours pas
22:58dans cette fameuse culture du compromis.
23:00Il y a personne qui a envie de le faire.
23:02Je pense que les Français
23:02n'ont pas envie non plus.
23:04Les Français en ont assez surtout.
23:05Oui, c'est ça.
23:06Non, mais les Français votent
23:07et ils se disent
23:08finalement, eux, ils vont s'entendre.
23:09Ils font leur premier choix.
23:10Ils décident de voter.
23:12Mais donc pas cette culture de compromis.
23:14Et j'ai l'impression
23:15que pour ces fameux grands changements
23:17qui doivent être faits, effectivement,
23:20pour redresser les finances publiques
23:21ou quoi que ce soit,
23:22j'ai l'impression que ça va être possible
23:23seulement quand on se retrouve
23:24au pied du mur.
23:25Vous savez, quand il n'y a plus le choix.
23:27Oui, mais même là.
23:28Même là, même là.
23:29C'est-à-dire, est-ce que c'est par exemple
23:30une loi spéciale ou quelque chose comme ça ?
23:31Parce qu'en ce moment,
23:33ce n'est pas prêt de changer.
23:34Alors, Elodie, vous voulez rajouter deux mots ?
23:36Non, mais vous allez voir.
23:36La solution, vous parlez de la dissolution.
23:38D'ici janvier-février,
23:40le président de la République dit
23:41que si ça passe en loi spéciale
23:42et qu'il faut re-voter,
23:44attention, s'il n'y a pas de compromis,
23:45il y aura dissolution.
23:46Vous verrez comme tout le monde
23:46va très vite rentrer dans le rang.
23:47Et là, ça ira beaucoup mieux.
23:49Allez, on marque une pause
23:50et on se retrouve.
23:51On prendra la direction à nouveau de Marseille
23:53et pas qu'eux également, évidemment,
23:55puisqu'on espère qu'il y aura
23:56un vrai réveil aujourd'hui
23:58des signes forts
23:59dans une quarantaine de villes françaises.
24:01Je parle sur la gouverne de Célia Barotte.
24:03On se retrouve dans quelques instants
24:04avec nos équipes
24:05sur place à Marseille et tout de suite.
24:1112h30, prenez place.
24:11Merci de nous accueillir.
24:12C'est la deuxième partie
24:13de votre mini-news week-end ce samedi.
24:15Je vous présente notre équipe du samedi.
24:17Dans quelques instants,
24:18mes nouveaux tours de l'information
24:19avec vous, Sandra Tchumbo.
24:21Huit personnes ont été mises en examen,
24:23notamment pour blanchiment
24:24dans le cadre du démantèlement
24:26d'un trafic de drogue à Bourg-en-Bresse.
24:28Cinq d'entre eux ont été placés
24:29en détention provisoire.
24:31Les trois autres sont sous contrôle judiciaire.
24:33Ils opéraient via des comptes
24:34de messagerie Telegram.
24:35L'enquête a été menée
24:36par l'unité cyber de Lyon
24:38et les gendarmes de Lain
24:39après avoir reçu un renseignement
24:41en début d'année.
24:43Ce samedi est placé sous le signe
24:44de la lutte contre la violence
24:46faite aux femmes.
24:47Des manifestations sont organisées
24:48à Paris et dans des dizaines
24:50d'autres villes de France.
24:52Elles répondent à l'appel
24:52d'associations féministes
24:54qui exhortent l'État
24:55à révolutionner la politique
24:56en ce sens
24:57et dénoncent le fait
24:58que les victimes ne sont pas crues
25:00et les plaintes classées sans suite.
25:02Et puis à l'international,
25:03Jair Bolsonaro est en détention provisoire.
25:06L'ex-président brésilien
25:07condamné à 27 ans de prison
25:09pour tentative de coup d'État
25:10était en résidence surveillée
25:11depuis août dernier.
25:12Cette décision de la Cour suprême
25:14incompréhensible pour la défense
25:15est destinée à garantir
25:17l'ordre public.
25:18Elle pointe du doigt
25:19une veillée prévue ce samedi
25:20par les partisans
25:21de l'ancien chef d'État
25:22devant son domicile
25:23à Brasilia.
25:25Merci beaucoup
25:25ma chère Sandra.
25:27L'équipe de ce samedi,
25:28Karim Aboui qui est avec nous,
25:29Amine Elbaï est avec nous,
25:30Anthony Bame est avec nous,
25:31Célia Barotte,
25:32notre journaliste
25:33police-justice
25:34est également avec nous.
25:35On commence cette deuxième partie
25:36en évancant encore une fois
25:37à Marseille,
25:38et cet appel
25:39à se réveiller face
25:40au narcotrafic
25:41en hommage à Mehdi Kessassi
25:42lâchement exécuté
25:43par deux motards,
25:44je le rappelle,
25:45il y a un peu plus d'une semaine.
25:46Mehdi, petit frère
25:47d'Amine Kessassi,
25:47ce militant écologiste
25:48qui a fait de la lutte
25:49contre le narcotrafic,
25:50son combat.
25:51Restez sur CNews,
25:53vous voyez notre dispositif,
25:54nos équipes sont sur place,
25:56Mathilde Libanaise
25:56et Timothée Forger,
25:57Pauline Trevzer,
25:59Sacha Robin,
26:01leur para,
26:01notre correspondante
26:02permanente à Marseille
26:03qui connaît si bien
26:04sa ville
26:05avec Olivier Gangloff
26:06et évidemment,
26:07je vous l'ai dit,
26:07c'est lié à Barotte
26:08sur notre plateau.
26:10On va donc retrouver
26:11tout de suite
26:12Mathilde Ibanez
26:13et Timothée Forger.
26:14Mathilde,
26:15je le disais,
26:15plus d'une semaine
26:16après ce drabe,
26:17l'assassinat de Mehdi,
26:18l'émotion est toujours
26:19aussi importante,
26:21aussi intense
26:21à Marseille
26:22dans la cité fosséenne.
26:23Thierry,
26:26en effet,
26:27puisque une semaine
26:28après la mort
26:29de Mehdi Kessassi,
26:30ce jeune homme
26:31de 20 ans
26:31tué pour rien,
26:32l'émotion ici
26:33reste très importante.
26:35De nombreux anonymes
26:36depuis une semaine
26:36viennent ici
26:37pour déposer
26:38des fleurs,
26:39rendre hommage
26:39à ce jeune
26:40tué par des
26:41narcotrafiquants.
26:42Ici,
26:43vous savez,
26:43l'émotion est partagée
26:44entre de la tristesse
26:45et de la colère
26:46face aux violences
26:47liées au trafic
26:47de stupéfiants
26:48qui continuent
26:49de semer
26:50la terreur
26:50ici à Marseille.
26:51Je vous rappelle
26:52les mots du ministre
26:53de l'Intérieur
26:54Laurent Lunès
26:55qui avait qualifié
26:55cet assassinat
26:56de crime d'intimidation
26:58adressé à son frère
27:00Amine,
27:0022 ans,
27:01militant écologiste
27:02et antidrogue.
27:03Dans quelques heures,
27:04c'est des milliers
27:05de personnes
27:06qui sont attendues
27:07ici pour montrer
27:09leur soutien
27:09à la famille
27:10mais surtout
27:10montrer leur union
27:12face à la violence
27:13des narcotrafiquants
27:15et dire
27:15ensemble
27:16ça suffit.
27:17Merci beaucoup
27:18Mathilde Ibanez
27:19et Timothée Forger.
27:20Autre équipe
27:21sur place
27:22puisque vous l'avez dit
27:23de nombreuses personnalités
27:24sont attendues
27:26de nombreux politiques
27:27on va retrouver
27:27donc Pauline Trevzer
27:29et Sacha Robin
27:29quel est le programme
27:31et ses personnalités
27:32annoncées
27:33ma chère Pauline.
27:38Oui Thierry
27:39alors plusieurs milliers
27:40de personnes
27:41sont attendues
27:41en tout cas
27:42c'est ce qu'espère
27:43la famille
27:43de Mehdi
27:44qui est à l'origine
27:46de ce rassemblement.
27:48Amine
27:48son frère
27:49sera bien sûr
27:50présent
27:51sur ce rond-point
27:52où nous sommes
27:52le lieu du rassemblement
27:54l'endroit même
27:55où son frère
27:56a été tué
27:57il y a maintenant
27:57neuf jours.
27:59Alors ce matin
28:00certains anonymes
28:01nous ont toutefois
28:02confié
28:02qu'ils pourraient venir
28:03masquer
28:04par peur
28:05d'être reconnus
28:06ici à Marseille.
28:08Également
28:08de nombreuses
28:09personnalités politiques
28:11marseillaises
28:12attendues
28:12notamment le maire
28:14Benoît Payan
28:15mais également
28:16des politiques
28:16qui font le déplacement
28:18exprès
28:19pour ce rassemblement
28:20cet hommage
28:21notamment
28:22Maud Bréjon
28:23la porte-parole
28:24du gouvernement
28:25Yael Broun-Pivet
28:27la présidente
28:28de l'Assemblée nationale
28:30et d'enseins politiques
28:31seront également présents
28:32Eric Dupont-Moretti
28:34ou encore
28:35Dominique de Villepin.
28:37Alors le rassemblement
28:38devrait donc
28:39commencer ici
28:40Thierry
28:40à partir de 15h.
28:42Merci beaucoup
28:43Pauline Trezère
28:44avec Sacha Robin
28:45et on va vivre ça
28:46tout au long
28:46de notre journée
28:48sur CNews.
28:49Célia Barotte
28:50je me tourne vers vous
28:51avant de donner la parole
28:52à nos invités du jour
28:53évidemment
28:53on le dit
28:55on le répète
28:56il est peut-être temps
28:57de taper les consommateurs
28:59mais que risquent
29:00les consommateurs ?
29:01On s'est interrogé
29:02justement ce matin.
29:03Eh bien l'usage
29:04sur le plan pénal
29:05l'usage de drogue
29:06est un délit puni
29:07d'une peine maximale
29:08d'un an d'emprisonnement
29:09et de 3 750 euros
29:11d'amende
29:12depuis 2020
29:13et pour désengorger
29:14notamment les tribunaux
29:15l'usage illicite
29:16de stupéfiants
29:17peut donner lieu
29:18à une amende
29:18forfaitaire délictuelle
29:20ainsi une personne
29:21interpellée
29:22pour la première fois
29:23en train de consommer
29:24des stupéfiants
29:25ou en possession
29:26de petites quantités
29:27peut recevoir
29:27une amende forfaitaire
29:28de 200 euros
29:29délivrée immédiatement
29:31par les forces de l'ordre.
29:33Alors le paiement
29:33de cette amende
29:34met fin
29:35à toute poursuite judiciaire.
29:37Quel bilan
29:37on peut en tirer ?
29:38Eh bien en 2024
29:39la police
29:40et la gendarmerie nationale
29:41ont enregistré
29:42près de 500 000
29:43amendes forfaitaires
29:45délictuelles
29:45en France
29:46soit 10%
29:47de l'ensemble
29:47des délits
29:48enregistrés
29:48au total
29:49en 2024
29:50196 400
29:53amendes forfaitaires
29:54délictuelles
29:55ont été enregistrées
29:56pour usage de drogue
29:57selon la porte-parole
29:58de la police nationale
29:59c'est un dispositif
30:00efficace
30:01utile
30:01et qui doit faire
30:02prendre conscience
30:03à la personne
30:04qui est contrôlée
30:04en possession
30:05de stupéfiants
30:06que sa consommation
30:07constitue une infraction
30:08et que ce n'est pas anodin
30:09on va faire le point
30:10sur ces condamnations
30:11vous le voyez à l'écran
30:12hors amendes forfaitaires
30:14délictuelles
30:15sur le plan pénal
30:16il y a quand même eu
30:17en 2024
30:17plus de 42 000
30:19condamnations
30:20des condamnations
30:21quand même
30:21qui sont en baisse
30:22puisqu'il y a eu
30:23l'instauration
30:25de ces amendes
30:26forfaitaires délictuelles
30:27c'est déjà
30:28un premier pas
30:28un premier moyen
30:29pour taper
30:30au portefeuille
30:32et pour taper aussi
30:33sur le plan
30:34de la sanction
30:35le consommateur
30:37c'est une première étape
30:38il faut en faire plus
30:39il faut aussi
30:40que ces amendes forfaitaires
30:41aient vraiment
30:42ce retentissement
30:43dans la prise de conscience
30:46des consommateurs
30:47pour éviter
30:47tous ces drames
30:49et c'est tellement important
30:50et on le dit
30:50et on le répète
30:51il faut taper le consommateur
30:53on va retrouver
30:54une autre de nos équipes
30:55sur place à Marseille
30:57et s'il y en a une
30:58qui connaît parfaitement
30:58bien sa ville
30:59c'est Laure Parra
31:00notre correspondante
31:01permanente à Marseille
31:03elle est avec
31:03Olivier Gangloff
31:04bonjour
31:05Laure
31:06je le disais
31:07Amin Kessassi
31:08donc lutte contre le trafic
31:09le narcotrafic
31:10depuis 2020
31:12il a créé une association
31:13on en a parlé
31:14une association
31:15conscience
31:15pour sensibiliser
31:17les gens
31:18et aider les familles
31:19en deuillé
31:20objectif
31:20leur dire
31:21tout simplement
31:22il faut se battre
31:23il ne faut pas avoir peur
31:25il faut surtout
31:25ne plus avoir peur
31:27Laure
31:27c'est cela
31:27effectivement
31:32Thierry
31:32face à cette peur
31:34des habitants
31:35qui sont pris en otage
31:36dans ces quartiers
31:37gangrénés
31:37par le narcotrafic
31:39et pour lutter
31:39contre ce fléau
31:40vous le disiez
31:41Amin Kessassi
31:42a créé en 2020
31:43l'association Confiance
31:44mais il l'a créé aussi
31:45parce que son frère aîné
31:46Brahim
31:47est tombé
31:48parce qu'il était dans le trafic
31:49il a été tué
31:50en 2020
31:51et c'est après
31:51l'assassinat de son frère aîné
31:53qui a créé
31:54l'association Confiance
31:55et cette
31:56conscience
31:56pardon
31:57et cette association
31:58lui permet de soutenir
31:59les familles
32:00en deuillées
32:00en deuillées
32:01par les narcomicides
32:0224 narcomicides
32:04en 2004
32:05dans le département
32:06des Bougirons
32:07et puis vous le précisiez aussi
32:09il sensibilise
32:10les jeunes
32:11pour éviter
32:11pour leur éviter
32:12de tomber
32:13dans cet engrenage
32:14destructeur
32:15pour leur éviter
32:15de céder
32:16à l'argent facile
32:17alors évidemment
32:18Amin Kessassi
32:19la peur
32:19il la connait
32:20et aujourd'hui
32:21il demande
32:22aux français
32:23aux marseillais
32:24de se lever
32:25et de se battre
32:26ce matin dans la Provence
32:27il déclarait
32:28s'ils ne veulent pas
32:29que je sois le prochain
32:30c'est lui qui le dit
32:31car c'est ce qui va arriver
32:33s'ils veulent que je vive
32:34et que je survive
32:35ils doivent aussi parler
32:37Amin Kessassi
32:38lui a parlé
32:39il a écrit un livre
32:40Marseille
32:41et suite et larmes
32:42suite à ce livre
32:43il a été placé
32:44sous protection
32:45policière
32:46je vous rappelle
32:46que le jeune
32:47Médique Kessassi
32:48est mort ici
32:49sur ce rond-point
32:51Médique Kessassi
32:52n'avait rien à voir
32:53avec le narcotrafic
32:54pour le procureur
32:56de la République
32:56de Marseille
32:57c'est la piste
32:58de l'assassinat
32:59par intimidation
33:00qui est privilégiée
33:01le petit frère
33:02d'Amin Kessassi
33:03a été tué
33:04pour faire taire
33:05son frère
33:05merci beaucoup
33:06alors para
33:07avec Olivier
33:08et Gangloff
33:09et on va vous retrouver
33:09tout au long
33:10de cette journée
33:11sur CNews
33:12pour vous faire vivre
33:13ce rassemblement
33:15à Marseille
33:16et je le rappelle
33:17l'un des auteurs
33:18de la loi
33:18narcotrafic
33:19a carrément demandé
33:20la légion d'honneur
33:21pour Amin Kessassi
33:24votre regard
33:26le regard
33:27il est triste
33:28sur Marseille
33:29parce qu'au début
33:29en effet
33:30c'était des faits
33:30de mafia
33:31la mafia à Marseille
33:33a toujours existé
33:34la mafia italienne
33:36la mafia corse
33:37la mafia a évolué
33:38néanmoins
33:39aujourd'hui
33:39ce sont des mafias
33:40balkaniques
33:40des mafias maghrébines
33:42qui profitent
33:44de la pauvreté
33:44à Marseille
33:45il faut le dire
33:46les quartiers nord
33:47sont des lieux
33:48malheureusement
33:49où le niveau social
33:50est peu élevé
33:51et à cause de cette pauvreté
33:52il est facile
33:53de trouver en effet
33:54des mineurs
33:55qui à cause
33:56de l'excuse de minorité
33:57bénéficient souvent
33:59soit d'une absence
34:00de peine
34:00qui fait qu'ils n'ont
34:01pas conscience
34:02des fautes
34:03qu'ils commettent
34:03et donc ils récidivent
34:05et c'est pour ça
34:05d'ailleurs que les têtes
34:06de réseau les prennent
34:07parce qu'ils savent
34:08qu'il n'y aura pas
34:09de poursuite
34:09on ne s'attrapera pas
34:11par le biais
34:12des consommateurs
34:13au problème du narcotrafic
34:15évidemment
34:15c'est parce qu'il y a
34:16des consommateurs
34:17qu'il y a des vendeurs
34:18néanmoins
34:19on ne va pas mettre
34:20des policiers
34:21sur le trottoir
34:22à faire des enquêtes
34:23administratives
34:24avec des amendes
34:26qui ne seront pas payées
34:27on comprend que la justice
34:28sera rapidement surchargée
34:30que la solution
34:31n'est pas là
34:31c'est sur les têtes
34:33du réseau
34:33au niveau international
34:35qu'il faut travailler
34:35on l'a dit
34:37il y a quelques instants
34:38à 7
34:39c'est en lien
34:41avec
34:42la DZ mafia
34:43avec la DZ mafia
34:45qui était déjà
34:45la mafia de Marseille
34:47qui était avec le clan Yoda
34:49en lutte
34:50pour le trottoir
34:51pour la drogue
34:53à Marseille
34:53donc on voit que
34:54c'est vraiment des clans
34:55qui s'affrontent
34:56et le problème de Marseille
34:57c'est cette violence nouvelle
34:59parce qu'avant
34:59si c'était des mafias
35:01qui existaient
35:01on n'avait pas
35:02cette violence de rue
35:03ces kalachnikovs
35:05n'existent que depuis
35:052020
35:06aujourd'hui à Marseille
35:07et aujourd'hui
35:08les Marseillais
35:08ont peur
35:09et il est temps
35:10en effet
35:10que les pouvoirs publics
35:12s'inquiètent de Marseille
35:13parce que Marseille
35:14pour moi
35:14a été abandonné
35:15tout est gangréné
35:16et finalement
35:18tout y est abandonné
35:19il faut que
35:20reprendre le pouvoir
35:21sur Marseille
35:22et lutter efficacement
35:23au niveau international
35:24et c'est là
35:25où peut-être
35:26le bas blesse
35:26parce que toutes les règles juridiques
35:28auront de toutes les façons
35:30comme obstacle
35:31le problème
35:31de l'internationalité
35:33tel pays
35:33qui ne donnera pas
35:34les informations
35:35par exemple
35:35pour Dubaï
35:36tel pays
35:36qui n'extradera pas
35:38ses ressortissants
35:39ou ses nationaux
35:40donc on comprend
35:41que pour les enquêtes
35:42il est très dur
35:43de pouvoir travailler
35:44et c'est sur ces brèches
35:45justement
35:46que les narcotrafiques
35:47s'engouffrent
35:48pour profiter du système
35:50et répandre
35:51cette drogue
35:52sur le territoire
35:52où la cocaïne
35:53est devenue banalisée
35:54où en effet
35:56les consommateurs
35:57sont des malades
35:58qu'il faut soigner
35:59et non pas sanctionner
36:00car les Etats-Unis
36:01qui ont eu
36:02les Etats les plus
36:03agressifs
36:04en termes de répression
36:05des consommateurs
36:06n'ont pas trouvé
36:07pour autant
36:07la solution
36:08le trafic
36:09à perdurer
36:11et à augmenter
36:12donc on voit
36:12que ça n'est pas
36:13la solution en pratique
36:14et on y reviendra
36:15tout au long
36:15de cette journée
36:16on va parler politique
36:17avec vous
36:17Olivier Déchard
36:18on va évoquer
36:19la sortie d'un livre
36:20qui risque fort
36:21de connaître
36:21un énorme succès
36:23le journal d'un prisonnier
36:24et c'est signé
36:25Nicolas Sarkozy
36:27qui a communiqué
36:28hier
36:29la sortie de ce livre
36:31chez Fayard
36:32prévu le 10 décembre
36:33et en vertu
36:34du contexte
36:35on peut promettre
36:36que ce livre
36:37risque de très fortement
36:39marcher
36:39Elodie
36:40oui alors
36:41en vertu du contexte
36:42mais il faut quand même
36:42rappeler que les précédents livres
36:44de Nicolas Sarkozy
36:45le temps des tempêtes
36:46ou le temps des combats
36:46avaient aussi été
36:47des succès de librairie
36:49le premier on se rappelle
36:49qu'il était sorti un été
36:50et qu'il était plus vendu
36:52que les cahiers de vacances
36:53donc le contexte aidera peut-être
36:55mais quoi qu'il en soit
36:56pour le coup
36:56Nicolas Sarkozy
36:57fait partie des politiques
36:58qui arrivent véritablement
36:59à faire de très très bonnes ventes
37:02effectivement
37:02il a posté aussi ceci
37:03en prison
37:04il n'y a rien à voir
37:04rien à faire
37:05j'oublie le silence
37:06qui n'existe pas à la santé
37:07où il y a beaucoup à entendre
37:08le bruit est hélas constant
37:10à l'image du désert
37:10la vie intérieure
37:11se fortifie en prison
37:13on le savait
37:14que Nicolas Sarkozy
37:15comptait écrire en prison
37:16puisque dès l'annonce
37:17de son incarcération
37:17il avait expliqué
37:18qu'il comptait prendre du temps
37:20pour écrire un livre
37:21livre qu'il avait d'ailleurs
37:22peut-être commencé
37:23un petit peu avant
37:24on verra
37:24quelle période
37:25entre guillemets
37:26ça couvre
37:27c'est extrêmement rapide
37:28puisqu'on rappelle
37:29qu'il est sorti de prison
37:30il y a très peu de temps
37:31et qu'il annonce déjà
37:31la sortie de ce livre
37:33c'était une volonté
37:33de l'ancien président de la République
37:35de raconter avec ses mots
37:36et son expérience
37:37sans doute à la fois
37:38le procès
37:39et également
37:40son expérience
37:40en prison
37:42Karima
37:43non moi
37:45en fait
37:45j'inscris tout ça
37:46dans un contexte français
37:48très particulier
37:49vous savez
37:49même la sortie de ce livre
37:51à des échos
37:51outre-Atlantique
37:53je voyais qu'on parlait
37:54beaucoup de ça
37:55parce que les gens
37:55justement s'intéressent
37:56le monde entier
37:56le président de la République
37:57sur les barreaux
37:57effectivement le monde entier
37:58en a parlé
37:59oui c'est pour ça
37:59que je vous dis
38:00c'est une séquence
38:00extrêmement particulière
38:02avec sur le fond aussi
38:03cette crise politique
38:04on voit aussi
38:05tous les moyens
38:06qui ont été
38:06déployés au fil des années
38:09sur l'affaire
38:10Sarkozy
38:11ce qu'on appelle maintenant
38:12l'affaire Sarkozy
38:13et moi je me dis aussi
38:14est-ce qu'on pourrait mettre
38:16autant d'énergie
38:18d'énergie
38:19véritablement
38:20on parle de trafic de drogue
38:21j'ai l'impression
38:21que des fois
38:22je ne sais pas
38:24si c'est les priorités
38:25ou l'acharnement
38:26n'est pas toujours
38:26à l'endroit
38:27il y a deux poids
38:27deux mesures
38:28c'est ça que vous êtes
38:28en train de me dire
38:29Amine Elbaï
38:31Karima parlait à l'instant
38:33d'écho
38:33moi j'entends déjà
38:35ce livre résonner
38:36dans l'institution judiciaire
38:39autant que les bruits
38:40les tumultes
38:41et les cris
38:41qui traversent déjà
38:43les murs de la prison
38:43de la santé
38:44je crois que le président
38:45Nicolas Sarkozy
38:47a raison
38:48de témoigner
38:48sur la réalité
38:49des conditions
38:51de détention
38:52d'un ancien chef
38:53de l'État
38:53sous la 5ème République
38:56dans un quartier spécialisé
38:59où il a quand même
38:59été placé
39:00à l'isolement
39:01à la prison de la santé
39:02je crois que les français
39:03ont besoin aussi
39:04de savoir
39:05comment
39:07comment la République
39:09se retrouve humiliée
39:10humiliée
39:11parce qu'un homme
39:12a été jeté
39:13à la gueule des loups
39:15à la gueule des chiens
39:16où le principe
39:17de présomption
39:18d'innocence
39:18a été piétiné
39:20par ce système
39:22d'exécution
39:23provisoire
39:24qui en réalité
39:24n'en est pas un
39:26c'est plutôt
39:27un système
39:27d'exécution politique
39:29ce n'est pas
39:30un homme
39:30qu'on a voulu
39:30emprisonner
39:31c'est une voie
39:32c'est aussi
39:33une certaine façon
39:34de penser
39:35voire même
39:36une certaine façon
39:36de faire de la politique
39:37qui a été sanctionnée
39:39peut-être par esprit
39:40de revanche
39:41peut-être aussi
39:42par lâcheté politique
39:44et je crois
39:45que l'heure est venue
39:46à travers ce livre aussi
39:47de remettre
39:49sur la table
39:49le droit
39:50à la syndicalisation
39:51des juges
39:52la politisation
39:53d'un certain nombre
39:54de robes rouges
39:55effectivement
39:55c'est un combat
39:56qui doit nous être
39:57transmis à nous
39:58à la nouvelle génération
39:59parce que nous devons
40:00porter ce combat
40:01et il en va de tous
40:02et il en va aussi
40:03de la santé
40:04de la démocratie
40:05à la française
40:05Célia Baroth
40:07et ensuite
40:07je vous donne la parole
40:08nous avons un avocat
40:09sur ce plateau
40:10on peut s'attendre
40:11à des confidences
40:12de Nicolas Sarkozy
40:14sur sa détention
40:15comme il l'a fait aussi
40:16lors de
40:17sa prise de parole
40:19en visioconférence
40:20lors du prononcé
40:21de sa libération
40:22ou non
40:23sous contrôle judiciaire
40:24il avait expliqué
40:25que c'était un cauchemar
40:26pour lui
40:27il était revenu
40:27sur les nuisances sonores
40:29de ses co-détenus
40:30il avait également
40:31expliqué
40:32qu'il n'avait
40:33jamais imaginé
40:34à attendre 70 ans
40:35avant de connaître
40:36la prison
40:36donc des confidences
40:38vraiment sur son vécu
40:39et sur ses conditions
40:40de détention
40:40mais attention
40:41je ne pense pas
40:42que Nicolas Sarkozy
40:43va pointer du doigt
40:44la justice
40:45ou encore
40:45les magistrats
40:46puisqu'il y a
40:47un procès en appel
40:48Nicolas Sarkozy
40:50est son meilleur avocat
40:51je pense que les magistrats
40:52vont lui lire le livre
40:53les magistrats vont le lire
40:55mais il a été prudent
40:56dans l'écriture de ce livre
40:57puisque un nouveau chapitre
40:58judiciaire l'attend
40:59et il a envie aussi
41:01de ne pas se faire remarquer
41:02et d'être discret
41:03et juste dans ses mots
41:04Maître
41:06c'est un livre
41:08original
41:10c'est un livre original
41:12c'est le premier président
41:13qui va témoigner
41:14de ses conditions
41:16d'incarcération
41:17original
41:18car c'est une affaire
41:19originale
41:20le procès est original
41:22en lui-même
41:22l'affaire est originale
41:23le fait que Sarkozy
41:25ait été incarcéré
41:26est original
41:27l'exécution provisoire
41:30de sa condamnation
41:30est originale
41:32ce livre est original
41:34le peu de temps passé
41:35en détention
41:37est aussi original
41:38trois semaines seulement
41:39je crois qu'il y a
41:408h par jour
41:41on nous a dit
41:42ça coûte 206 pages
41:43à la fin
41:43216
41:45216
41:45peu importe
41:46200 pages
41:47c'est énorme
41:48mais il a eu beaucoup de temps
41:50trois semaines c'est long
41:51et il n'y a que cela à faire
41:52il vous le dit
41:53c'est la phrase que vous avez reprise
41:55je pense que ce livre est original aussi
41:58parce que ses grandeurs et décadences
42:00c'est le président de la république
42:01qui se retrouve en prison
42:02c'est une image un peu de
42:04de film
42:05de fiction
42:06c'est incroyable pour être vrai
42:09et pourtant ça s'est réalisé
42:10et c'est cela aussi
42:11que les gens ont envie de lire
42:13savoir comment
42:15on se retrouve
42:16d'être
42:16le premier homme de l'état
42:18et puis
42:19le lendemain
42:21d'être un détenu
42:22quel sentiment
42:23car c'est cela
42:24finalement
42:25que Nicolas Sarkozy
42:26transmet dans ce livre
42:28c'est une sorte de catharsis
42:29c'est ce qui lui a permis
42:31de résister
42:32à l'enfermement carcéral
42:33car en effet
42:34il n'y a que du bruit
42:36jour et nuit
42:37il lui a fallu faire
42:38une introspection personnelle
42:40pour justement
42:41dire ce qu'il ressentait
42:43et c'est ce livre-là
42:44finalement
42:45qu'il nous présente aujourd'hui
42:46et je pense
42:46qu'il va intéresser
42:47beaucoup de monde
42:48beaucoup de français
42:49pour savoir
42:50quel est le retentissement
42:51que cet enfermement a eu pour lui
42:53mais c'est sûr
42:53Elodie a commencé ses propos
42:55en disant que
42:55tout le livre de Nicolas Sarkozy
42:57était un succès
42:57on peut prévoir
42:59que celui-ci
43:00sera un énorme succès
43:01parce qu'évidemment
43:02vous l'avez dit
43:03c'est pas banal
43:05qu'un président de la république
43:06se retrouve derrière les barreaux
43:07et écrive en trois semaines
43:08un livre de 217 pages
43:10très précisé
43:1116
43:11avec la préface
43:12Karima voulait rajouter quelque chose
43:14peut-être
43:14non mais
43:15on entendait beaucoup
43:17au cours des derniers mois
43:18cette idée
43:18il y avait
43:19comme si
43:20certains voulaient casser
43:21Nicolas Sarkozy
43:23et bien on voit
43:24qu'il a
43:25il l'avait dit
43:26déjà
43:26c'est un combat
43:27il serait encore plus fort
43:28c'est un combat
43:28mais il ne sait pas dessus
43:30et non
43:31c'est ceux qui veulent
43:32le faire taire
43:33au contraire
43:33c'est mal connaître Nicolas Sarkozy
43:35exactement sa parole
43:36et bien là
43:36non
43:37elle va être
43:38effectivement
43:39elle va se faire entendre
43:40beaucoup
43:40les amis
43:41merci de m'avoir accompagné
43:42durant cette heure
43:42il y a eu beaucoup d'actualités
43:43on va suivre avec une grande attention
43:45ce qui se passe à Marseille
43:46mais on suivra également
43:47dans les autres villes françaises
43:49une quarantaine
43:49Célia Barouch
43:50sous votre gouverne
43:52merci à vous
43:53merci pour votre très grande fidélité
43:54c'est nous
43:55c'était encore pour une première chaîne d'information
43:57merci c'est grâce à vous
43:58merci à l'équipe qui m'a entouré
44:00Déborah Smadja
44:01Aurélie Iloucano
44:02Patrick Curement
44:02Arthur Veil
44:03Sandra Tchumbo
44:04pour l'information
44:04merci à Stéphane Fatoretté
44:06pour l'information
44:07merci aux équipements
44:07tout de suite
44:08Michel Enfray
44:08et Laurence Ferraille
44:09et moi j'aurais le plaisir
44:10de vous retrouver à 17h
44:11pour Punchline
44:12à tout à l'heure
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