- il y a 5 mois
Quelques jours après la violente agression dont ont été victimes un maire d'une petite commune iséroise et son fils, le procureur de Grenoble, Etienne Manteaux, entouré de membres de la Section de recherches, a tenu une conférence de presse ce dimanche, pour faire un point sur le volet judiciaire de l'affaire.
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00:00On va écouter le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteau, qui s'exprime actuellement.
00:04Le 1er août, donc, c'est le premier dossier sensible qu'il a eu à traiter.
00:12Et l'adjoint au commandant du groupement de la gendarmerie départementale de l'ISER,
00:16puisque ce sont l'ensemble des gendarmes de l'ISER qui ont été amenés à traiter ce dossier.
00:22Les faits, tout d'abord, Ville-Neuve-de-Marc, mercredi 6 août.
00:28Le maire de la commune est en train d'enlever du lierre sur la voie publique de son mur qui donne sur la voie publique.
00:38Il est 16h30. Il note le passage d'un véhicule.
00:43Il évoque le fait que le véhicule accélère à son niveau.
00:46Il se retourne et il remarque le véhicule d'un voisin qui habite à une cinquantaine de mètres de chez lui.
00:54Mais lequel voisin, parce que le maire habite sur une petite route latérale de la route principale,
00:59n'a aucune raison, en principe, de passer devant chez lui lorsqu'il doit, ce voisin, se rendre à son domicile.
01:06Donc il remarque cette présence de ce véhicule.
01:08Et puis, très peu de temps après, il note que cet homme arrive très rapidement à son niveau.
01:15Et il est aussitôt, sans qu'il y ait frappé, sans qu'il y ait le moindre échange verbal entre les deux,
01:21frappé au niveau du thorax et frappé au niveau du bras parce qu'il va se défendre immédiatement.
01:28Les médecins légistes, sur ces blessures, objectiveront deux plaies au niveau de l'air cardiaque,
01:36au niveau du thorax côté gauche, plaies pénétrantes au niveau du deuxième espace intercostal gauche
01:43et plaies pénétrantes au niveau du sixième espace intercostal gauche.
01:47Les médecins légistes relèveront également une plaie transfixiante du biceps gauche,
01:54transfixiante, c'est-à-dire un coup qui va traverser complètement le biceps gauche.
02:02Le maire, dans sa déposition, évoquera ce qu'il est estimé être un tournevis,
02:08l'arme avec laquelle il avait été frappé.
02:12Du fait de ce geste de défense et de la blessure importante que le maire a au niveau du bras,
02:17l'individu s'enfuit, une voisine intervient parce qu'elle entend le maire crier,
02:24appelle le fils du maire qui habite à quelques encablures de là
02:29et le fils vient aussitôt au secours de son père.
02:34Il compose le 18, il appelle les pompiers.
02:38Il est 16h48 quand le fils explique voir arriver à nouveau cette même voiture
02:45conduite par l'individu qui avait agressé son père quelques minutes plus tôt.
02:52Ils sont tous les deux devant la maison encore sur la voie publique
02:56et les dépositions sont concordantes puisque le maire est encore conscient, il est debout.
03:03Ils sont tous les deux devant le domicile et ils expliquent que la voiture leur fonce dessus.
03:09Le fils va préciser qu'il pousse son père dans un buisson sur le côté du mur.
03:14Il fait un saut à l'écart pour éviter que l'un et l'autre soient percutés par la voiture.
03:19Et la voiture ne touche pas le maire et son fils et vient percuter un mur de soutènement
03:25qui se trouve donc perpendiculaire à l'angle du mur, un mur de soutènement de la propriété du maire.
03:32Le fils tente alors d'empêcher l'individu de sortir de son véhicule.
03:41Une bagarre s'ensuit puisque l'individu arrive à sortir du véhicule.
03:45Il se porte des coups mutuellement.
03:48Et la voisine qui avait appelé le fils est de nouveau présente sur la voie publique,
03:54hurle et leur demande de s'arrêter, ce qui fait cesser cette bagarre.
03:58Et l'individu en profite pour s'enfuir en laissant son véhicule qui était hors d'usage suite à la percussion contre le mur.
04:07Les gendarmes sont alertés à 17h, mobilisent aussitôt de très importants moyens.
04:13C'est d'abord la communauté de Saint-Jean-de-Bornay qui est activée.
04:21Puis les gendarmes de la brigade des recherches de Vienne.
04:24Et dès le lendemain matin à 9h, puisque l'individu n'a pas été retrouvée durant la soirée,
04:31c'est la section de recherche qui prend la direction d'enquête.
04:34Tout ça jusqu'alors sous la direction du parquet de Vienne.
04:38Le lendemain à 10h, vendredi, dès lors que ce dossier de nature criminelle a vocation à être instruit par le pôle criminel de Grenoble,
04:47le parquet de Vienne se dessaisit au profit du parquet de Grenoble.
04:52Et une heure plus tard, une heure et demie plus tard, à 11h30, le parquet de Grenoble est averti du fait que le mis en cause vient d'être interpellé.
05:00En fait, à 11h, une habitante de Vienne-Neuve-de-Marc a aperçu sur la commune de Charentonnet,
05:10donc à 10 km au nord de Vienne-de-Marc, a aperçu cette personne qu'elle croit reconnaître,
05:18puisque son nom circulait, qu'elle croit reconnaître à proximité d'un bois.
05:23Les gendarmes se présentent immédiatement dans la zone considérée et, à 11h30, interpellent donc le mis en cause,
05:32qui ne va opposer aucune résistance, qui n'était pas armée à ce moment-là.
05:39Il est aussitôt placé en garde à vue et va être coopérant durant la garde à vue.
05:47En tout cas, en présence de son avocat, il va accepter de répondre à l'ensemble des questions qui lui seront posées par les enquêteurs.
05:54Concernant les victimes, le maire était dans un pronostic vital engagé,
06:00puisque l'appelait un des deux coups donnés au niveau du thorax à entraîner la perforation du poumon.
06:11Il s'ouvrait d'un apneumothorax important qui a conduit les médecins, dans un premier temps, à parler d'un pronostic vital engagé.
06:19Il a pu être soigné très rapidement.
06:22Ses jours ne sont plus en danger aujourd'hui et on peut espérer qu'il sorte de l'hôpital dans les jours à venir.
06:31Les médecins légistes ont fixé à 15 jours l'incapacité temporaire totale subie suite à ses blessures au niveau de l'air cardiaque
06:38et au niveau du biceps gauche.
06:41Le fils, lui, souffre de blessures moins significatives, d'hermabrasion, une douleur au niveau du rachis.
06:49Le médecin légiste a fixé à 8 jours l'incapacité temporaire totale subie par le fils.
06:57S'agissant du gardé à vue et de ses déclarations, un homme âgé de 60 ans
07:03qui explique d'emblée aux enquêteurs qui l'interrogent durant sa garde à vue qu'il a un litige avec le maire
07:12suite à l'effondrement d'un bâtiment.
07:16On est au cœur de ce village avec des maisons qui sont mitoyennes.
07:23Et donc, le mise en cause est propriétaire de deux appartements dans un immeuble.
07:30Il y a un troisième appartement qui appartient à un tiers.
07:33Et puis, la mairie est propriétaire des combles et propriétaire d'un bâtiment contigu,
07:37un ancien commerce sur lequel la mairie avait des projets éventuellement de pouvoir réinstaller d'autres commerces.
07:45Malheureusement, ce bâtiment qui a été racheté avait une toiture vétuste.
07:49Et une partie, suite à des intempéries, une partie du toit s'est effondrée
07:53et a endommagé un abri de jardin qui appartenait aux mises en cause.
07:58Ce litige qui remonte à 2022 s'est enquisté.
08:03Il n'y a pas eu de solution trouvée.
08:07Le mis en cause a saisi le tribunal judiciaire de Vienne une procédure de référé
08:12qui a été orientée vers une procédure amiable pour essayer de trouver un accord entre la mairie et cet homme.
08:20La mairie a proposé une indemnisation pour les dommages subis à cet abri de jardin,
08:27somme qui a été jugée non suffisante par cette personne.
08:31Et donc, la situation à ce jour n'était pas réglée.
08:34Et la dégradation de l'abri de jardin n'avait pas été indemnisée,
08:40ce qui manifestement a généré chez cet homme un sentiment d'injustice.
08:45Ce qu'on peut constater, en tout cas, c'est que suite à l'échec de cette procédure d'indemnisation,
08:49il n'avait pas assigné la mairie devant le tribunal judiciaire
08:52pour obtenir judiciairement les sommes auxquelles il prétendait avoir droit.
08:59En tout cas, manifestement, il a, au lieu de saisir la justice,
09:04tenté de se faire justice lui-même en procédant, depuis trois mois,
09:08à des travaux au niveau de l'immeuble pour privatiser la cour
09:12qui permet l'accès à l'immeuble dans lequel un autre propriétaire a un appartement
09:19et la mairie, sans aucune déclaration ou permis de construire,
09:24et sans accord des copropriétaires, il a construit un portail
09:28qui commande l'accès à l'ensemble de ce bâtiment.
09:34Le maire lui a écrit pour lui demander de faire cesser ses travaux
09:37et le mis en cause a continué ses travaux.
09:42Et donc, le constatant, le maire a fait dresser un procès verbal
09:45pour objectiver l'achèvement de ces travaux qui apparaissaient illégaux à l'élu.
09:55Ça, c'est il y a deux mois.
09:57Et manifestement, ce procès verbal est quelque chose qui est venu cristalliser
10:01encore plus ce sentiment d'injustice ressenti par le mis en cause.
10:07Dans les auditions et dans ce qu'il a déclaré aux enquêteurs,
10:15on voit bien ce vécu qu'il habite.
10:19Il a déclaré, je pense qu'il veut racheter mon terrain.
10:23Il, c'est le maire dont il parle, il paraît qu'il a 80% du village.
10:27Je rappelle que Villeneuve-de-Marc, c'est un village qui compte 1171 habitants.
10:31Et il n'a cessé de répéter durant les trois auditions opérées durant sa garde à vue
10:39qu'il était victime d'une injustice.
10:42Le 6 août, il passe devant chez le maire.
10:45Mais j'insiste, ça ne peut être qu'un geste volontaire
10:48puisqu'il n'a aucune raison...
10:51C'est une petite ruelle qui ne désert que quelques maisons, dont celle du maire.
10:55Il n'avait aucune raison objective de passer devant chez le maire.
10:59En tout cas, il passe devant chez le maire le 6 août après-midi.
11:03C'est à cette occasion que le maire dit avoir l'impression qu'il accélère à son niveau.
11:07Toujours est-il que lui explique qu'il a regardé le maire
11:10et qu'il a considéré que le maire l'avait regardé, je cite,
11:13avec un sourire sadique.
11:16Et donc, c'est là aussi quelque chose qui va revenir plusieurs fois
11:19durant ses dépositions.
11:20Il explique qu'il rentre chez lui.
11:22Et je le cite, je ne sais pas ce qui s'est passé.
11:25C'est l'accumulation des choses qui m'a fait péter un plomb.
11:29Il y a eu une rupture dans mon esprit.
11:34C'est toujours ces mots.
11:36J'ai fait ça machinalement.
11:38Ça a été un enchaînement.
11:41J'étais victime d'une injustice.
11:43Ce sont ces mots.
11:45En tout cas, ça va le conduire à se saisir d'une ferraille dans son atelier,
11:49un morceau de ferraille, donc pas un tournevis,
11:51et de remonter à pied, cette fois, en direction de chez le maire.
11:57Et le maire est toujours en train d'enlever son lierre sur la voie publique.
12:02Et il le frappe aussitôt.
12:04Lui dit, je le frappe à l'homoplate.
12:06Il ne reconnaît pas l'avoir frappé au niveau de l'air cardiaque,
12:10comme cela est objectivé par le constat des médecins légistes.
12:13Il considère qu'il n'avait aucune intention de toucher un organe vital
12:20et qu'il n'avait aucune intention homicide.
12:23En tout cas, suite au geste de défense du maire, il rentre chez lui.
12:29Et il reprend sa voiture, je le cite toujours,
12:32pour voir ce que j'avais fait, pour voir l'ampleur du mal que j'avais pu commettre.
12:37Il revient donc, il est 16h50 devant le domicile.
12:41Et là, il considère que le maire et son fils se sont jetés,
12:47ce sont ces termes, jetés sur ma voiture,
12:50et que pour les éviter, il a donné un coup de volant
12:53qui l'a amené à percuter le mur de soutènement,
12:56du mur de la propriété du maire de Villeneuve-de-Marc.
13:02Il arrive à s'enfuir et il explique donc se changer très rapidement à son domicile,
13:08mettre une tenue qui va lui permettre d'aller dans les bois
13:13et il s'enfuit ensuite dans les bois,
13:16où il va errer pendant un peu plus de 36 heures
13:18jusqu'à son interpellation à 11h30 le 8 août.
13:25Ce qui sera noté d'ailleurs par les enquêteurs,
13:27c'est qu'il est couvert de petites dermabrasions,
13:30il expliquera, enfin de griffures,
13:32qu'il a dû se traverser des muriers,
13:34se jeter même dans des muriers pour éviter d'être vu
13:36lorsque des voitures passaient,
13:38qui explique donc ces blessures cutanées
13:42qui vont être retrouvées sur l'ensemble de son corps.
13:47Il a expliqué donc aux enquêteurs
13:51qu'il était conscient de ce qu'il avait fait,
13:54tout en répétant qu'il n'avait aucune intention homicide.
13:58Les premiers coups, il n'a pas frappé, selon lui,
14:01dans une zone vitale,
14:02et ensuite, sur l'épisode de la voiture,
14:05c'est les victimes qui sont les auteurs
14:09en s'étant jetés sur la voiture
14:10et qui l'ont conduit à faire un écart.
14:12Il n'avait aucune intention, selon lui,
14:15de leur foncer dessus.
14:18Il admettra pour autant qu'il n'a,
14:19je le cite là encore,
14:20qu'il n'avait pas fait quelque chose de correct,
14:22mais toujours en justifiant son comportement
14:25par le fait qu'on l'avait,
14:26je le cite encore, poussé à bout.
14:28S'agissant enfin de la personnalité du mis en cause,
14:32comment se fait-il que cet homme
14:34ait pu commettre des faits d'une telle gravité ?
14:39C'est un homme âgé de 60 ans
14:40qui est né en Algérie,
14:41mais qui, très jeune,
14:44s'est installé en France avec ses parents.
14:46D'ailleurs, le reste de sa fratrie
14:47est né en France.
14:50Il n'a plus la nationalité algérienne.
14:53Il est français de nationalité,
14:56puisque, depuis son plus jeune âge,
14:58il vit en France
14:59et qu'il s'y est durablement installé.
15:02Il a grandi à Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône,
15:05et a vécu le premier temps de sa vie professionnelle
15:08en Franche-Comté,
15:10avant de s'installer en Isère.
15:13C'est un homme qui n'a pas d'antécédent judiciaire,
15:17qui a toujours travaillé.
15:18Il a obtenu un BTS de dessinateur industriel.
15:22Il prétend, ça sera vérifié,
15:24notamment, avoir travaillé de nombreuses années
15:26chez Valeo.
15:27L'équipementier automobile est à l'origine
15:29de plusieurs brevets déposés
15:31par cet équipementier automobile.
15:33Il faudra vérifier ce point.
15:36En tout cas, suite aux soucis rencontrés
15:37par la société Valeo
15:39dans les sites qu'elle possède en Isère,
15:43il a perdu son travail en 2021.
15:45Et depuis, il a exécuté quelques contrats
15:47à durée déterminée.
15:50C'est un homme qui avait plutôt réussi dans la vie,
15:52puisqu'il est propriétaire de quatre appartements,
15:54deux à Bourgouin-Jalieu qu'il loue,
15:56deux à Villeneuve dans cet immeuble
15:58dont j'ai parlé,
15:59un qu'il occupe et puis un qu'il loue.
16:02Il s'est installé à Villeneuve de Marques
16:05pour s'occuper de sa mère,
16:08qu'il a hébergée pendant un temps,
16:09jusqu'au décès de celle-ci en 2022,
16:12qui est d'ailleurs inhumée à Villeneuve de Marques.
16:15Depuis qu'il est moins de fait occupé par son travail,
16:21il s'est mis à l'écriture de livres.
16:24Il a publié deux livres à compte d'auteurs,
16:27un sur l'instrumentation des véhicules autonomes,
16:30un autre sur la formation sur l'intelligence artificielle.
16:34C'est deux livres à compte d'auteurs
16:35qui sont achetables quand on consulte Internet.
16:43Et puis il était en train de rédiger un nouveau livre
16:46sur, je cite,
16:48« la psyché des machines vivantes ».
16:52En tout cas, ce qui est saillant
16:54au travers des auditions du Gardé à vue,
16:59c'est vraiment un vécu persécutif
17:02et une tendance à la réinterprétation
17:04de ce qu'il vit.
17:07Je l'ai dit tout à l'heure,
17:08il considère que le maire est propriétaire
17:09de quasiment 80% du village.
17:14Sa sœur a été retrouvée décédée,
17:17pendue dans son appartement en avril 2025.
17:22Manifestement, à Saint-Etienne,
17:24il a été considéré que ce corps était là
17:25depuis de très, très nombreux mois, pendu,
17:29ce qui dénote une absence totale de contact
17:31entre cette femme et sa famille.
17:35Et pour autant, monsieur considère aujourd'hui
17:38qu'elle a été assassinée
17:40parce qu'elle avait un problème
17:41avec son bailleur.
17:44On a retrouvé sous son oreiller deux couteaux.
17:47Et il a expliqué aussitôt aux enquêteurs
17:50que ses couteaux étaient positionnés
17:54pour se défendre si, je le cite,
17:57on veut me faire la même chose qu'à ma sœur.
18:01Il évoque également une surveillance du maire
18:04soit exercée directement,
18:05soit exercée par des administrés.
18:07Donc un vécu réellement persécutif
18:10évoqué par le Gardé à vue.
18:14Sur ses relations affectives,
18:16c'est un homme qui est sans enfant,
18:18qui n'a jamais eu de relations affectives suivies.
18:21Les enquêteurs ont simplement retrouvé
18:22un courrier à son domicile
18:28où il était inscrit
18:29« Andréa, donne-moi ton cœur ».
18:31Et donc les enquêteurs l'ont questionné
18:32sur ce courrier.
18:34Et il a répondu qu'Andréa,
18:35c'était un nom fourni
18:36par une intelligence artificielle
18:38et donc quelque chose
18:40qui ne recouvrait aucune réalité concrète.
18:44Voilà ce que je peux vous dire à cette heure.
18:47La garde à vue a été élevée ce matin
18:49et donc il a été déféré au parquet à 9h.
18:53Il est en cours d'interrogatoire
18:56par le magistrat instructeur
18:57suite au résistoire introductif
18:58qui a été pris par le parquet de Grenoble.
19:01Deux qualifications différentes.
19:03Une double tentative de meurtre
19:05sur personne dépositaire de l'autorité publique.
19:09L'effet de 16h30,
19:11les coups donnés avec ce morceau de ferraille
19:13dans l'air cardiaque au maire.
19:17Et puis 16h50,
19:18le fait qu'on ait foncé délibérément
19:21sur le maire.
19:22En tout cas, c'est la vision du parquet
19:24à cette heure.
19:25La question pouvait se poser
19:26de la préméditation
19:27et d'une qualification d'assassinat
19:29puisqu'il se dote de cet objet métallique.
19:33Il va au contact du maire
19:34et il le frappe sans aucune discussion.
19:36Mais j'ai préféré retenir
19:40cette qualification de tentative de meurtre
19:41sur personne dépositaire de l'autorité publique
19:43parce que c'est vraiment
19:44le maire en sa qualité
19:46qui est visé.
19:48Et c'est de fait l'assassinat
19:49ou le meurtre sur personne dépositaire
19:51de l'autorité publique
19:52qui sont réprimés,
19:57l'un et l'autre de ces crimes,
19:58de la réclusion criminelle à perpétuité.
20:00S'agissant du FIS,
20:01j'ai visé au réquisitoire introductif
20:06la tentative de meurtre
20:09qui suit un crime précédent.
20:12Quand il y a des crimes concomitants,
20:15eh bien l'ensemble des faits
20:17fait encourir à l'auteur de ces faits
20:23la réclusion criminelle à perpétuité.
20:26L'interrogatoire est en cours.
20:29Il n'est pas terminé.
20:30Donc je diffuserai un communiqué de presse
20:34une fois que l'interrogatoire
20:37sera terminé pour vous préciser
20:40quelle est la qualification retenue
20:42sur la base du réclusion criminelle
20:44par le magistrat instructeur
20:46puisqu'il peut requalifier les faits
20:47comme il les souhaite.
20:49Et puis il y aura ensuite
20:50un débat contradictoire devant le juge
20:51des libertés et de la détention de Grenoble
20:54puisque, évidemment,
20:56compte tenu de l'extrême gravité des faits,
20:58le parquet a requis le placement
21:00en détention provisoire
21:01de ce mis en cause.
21:05Voilà ce que je pouvais vous dire
21:06sur les faits à cette heure.
21:10Mon colonel, je vous laisse la parole.
21:13Sous-titrage Société Radio-Canada
21:17Sous-titrage Société Radio-Canada
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