L'entraîneur de l'OM Roberto De Zerbi est longuement revenu vendredi sur la bagarre qui a opposé Adrien Rabiot à Jonathan Rowe et sur les lourdes conséquences qu'elle a entraîné. L'Italien regrette le discours faussé de la mère et agente d'Adrien, Véronique Rabiot.
00:00Sur un lieu de travail, deux employés, dans un restaurant par exemple, deux serveurs, deux avocats dans un cabinet, deux ouvriers, deux personnes se frappent.
00:14Donc vraiment, comme dans un peuple anglais, il y a une embrouille devant le directeur sportif, l'entraîneur, avec un coéquipier qui était à terre parce qu'il avait perdu connaissance.
00:34Donc le club, l'employeur, qu'est-ce que doit faire l'employeur ici ? Qu'est-ce que doit faire le patron en France ? Moi j'ai travaillé à l'étranger, qu'est-ce qu'il faut faire dans ces cas-là ? Il y a deux solutions, soit la suspension, soit le licenciement.
00:55L'entraîneur, les trois ensemble, on a parlé au téléphone samedi, dimanche, et on a attendu lundi avant de communiquer notre décision.
01:11Notre décision était nette, c'est-à-dire de mettre les joueurs à l'écart, ces deux joueurs à l'écart de l'effectif en attendant de voir, voir quoi, voir si les deux étaient ressentis, s'il y avait vraiment un regret de leur part.
01:35Et pourquoi on l'a fait ? Parce que dans un club de foot, mais partout, dans un lieu de travail, il doit y avoir une hiérarchie.
01:41Et la hiérarchie, c'est que le club doit passer avant tout, avant moi-même.
01:48Mais les joueurs doivent savoir aussi qu'avant eux, il y a le coach, et avant le coach, il y a le club.
01:54Comme Marseille, dans l'histoire récente, toujours été actrice, dans des polémiques, entraîneurs qui partent rapidement, des directeurs qui s'en vont.
02:09Parce qu'il y avait peut-être un manque d'ordre, il y a un code éthique au sein du club.
02:16C'était un choix obligé, on a dû prendre cette décision.
02:19C'était une décision qui était très juste, c'était un choix temporaire, pour comprendre comment les choses se seraient déroulées par la suite.
02:31Mais ça, c'est quelque chose que devait faire le club.
02:35Parce que cette bagarre, cette embrouille, c'est vraiment une bagarre.
02:39La bagarre, les bodyguards du club, qui normalement doivent nous défendre d'autres personnes,
02:48sépareraient les joueurs.
02:50Et moi, c'est vraiment la seule fois, moi, ça ne me scandalise pas.
02:54Mais je viens de la rue, je suis habitué à ce genre de choses.
03:01Mais de voir des bodyguards du club, des gardes du corps du club, qui devraient nous défendre normalement d'autres personnes,
03:09ont été obligés de nous défendre de nous-mêmes.
03:12Mais je voudrais vous parler d'autres choses également.
03:16Parce que je lis des choses sur l'entourage de Rabiot, des choses fausses.
03:22En parlant de Pablo, pas de moi, mais de parler de Pablo.
03:26Moi, je n'ai pas à défendre Pablo Langoréa, ni Mehdi Benatia.
03:30Mais étant donné que vous avez le film sur YouTube, vous avez vu, moi, j'ai qu'un visage.
03:36Je suis sincère.
03:39Je pensais que c'était une qualité d'être sincère.
03:41Mais peut-être que pour certains d'entre vous, c'est un défaut.
03:45Mais moi, je suis cette personne-là.
03:49Et quand il parle du président, en disant qu'il a parlé de la corruption,
03:53après le match contre Osserre,
03:57Pablo Langoréa, à ce moment-là, a défendu son club.
04:03Peut-être en faisant des erreurs.
04:05Et de fait, il s'est rendu lui-même compte d'avoir commis une erreur.
04:09Et il a demandé pardon, et demandé pardon, s'excuser.
04:12C'est une preuve de force, pas de faiblesse.
04:15Adrien Rabiot, ce matin, après une semaine, il est venu pour parler avec moi.
04:19Benatia, peut-être même plus que moi, avait un rapport très proche, très étroit avec Adrien.
04:29Et je ne parle pas du foot, je parle de quelque chose d'extra-footballistique.
04:33Tant avec Adrien que sa mère et son entourage savent que Benatia a vraiment aidé en tout et pour tout Adrien.
04:42dans sa vie privée, dans les choses qui lui étaient nécessaires.
04:47Parce que c'est quelque chose qu'il fait avec tout le monde, mais avec Adrien encore plus.
04:52Il allait au-delà de son rôle de directeur sportif.
04:55Donc c'est vraiment quelque chose qui m'énerve.
04:57Quand sa mère attaque le président et attaque le directeur sportif.
05:04En ce qui me concerne, la mère de Rabiot, elle a oublié deux choses.
05:07Moi, je n'ai pas décidé tout seul de l'exclure, mais tout seul, j'ai décidé de le rendre capitaine à Paris.
05:17Tout seul, moi, j'ai décidé de voir l'échauffement à Paris, en embrassé avec les joueurs.
05:26Et j'ai décidé de mettre entre les supporters du PSG et son fils, voilà,
05:30en les regardant alors qu'ils lançaient des bouteilles pour défendre son fils.
05:35Et en un an, j'ai eu plus d'attention, plus de câlins pour son fils que pour Alfredo, qui est mon fils.
05:50Donc c'était un choix juste, c'était un choix qui était, une décision qui était temporaire,
05:55parce que nous, on était très liés avec Rabiot, on l'apprécie fortement en tant qu'homme.
06:02Mais moi, en ce qui concerne le vestiaire, Pablo, en ce qui concerne le club,
06:08et Mehdi aussi pour le club, on s'est commandé pour le bien de l'homme.
06:14Parce qu'au final, demain, on devra jouer sans Rho et sans Rabiot,
06:17et c'est quelque chose qui nous pèse.
06:21Ce n'est pas facile, moi j'aurais pu me retourner, faire ce semblant de ne rien avoir vu,
06:25et dire, bon allez, vous serrez la main, c'est bon, c'est fini.
06:30Et après, on aurait pu perdre le championnat.
06:32Et moi, je ne perds pas la dignité, ni pour un match, ni pour un championnat.
06:36Et donc, j'ai soutenu, et je soutiens tout ce que fait le club,
06:40parce que c'était juste de se comporter de cette manière,
06:43il n'y avait pas d'autre choix, il n'y avait pas d'autre issue.
06:45que c'est vrai qu'ils ne sont pas cassés des dents dans la bagarre,
06:50mais ça a été vraiment une bagarre, une baston,
06:54quelque chose que je n'avais jamais vu en tant d'années de carrière.
06:59Honnêtement, sur le coup, je ne savais pas quoi dire, quoi faire.
07:01J'avais inquiété par terre, avec le docteur qui essaie de le réveiller,
07:05qui avait perdu connaissance, les deux qui se frappaient là.
07:08Pourquoi ? Pour un match ?
07:10Pour un match qu'on a mal joué selon moi, mais c'est le début.
07:15La phrase que vous avez rapportée, je vous la confirme.
07:21Je vous ai dit, sur le terrain, vous montrez les attributs,
07:24contre l'adversaire,
07:26les couilles, comme vous le dites,
07:29et pas en vous frappant et frappant vous coéquipiers.
07:31Et je pense que, de cette manière, c'est vrai que peut-être qu'on perdra d'autres matchs.
07:41Mais personne ne doit se sentir supérieur à l'OM, supérieur au club.
07:48Ça doit être un honneur, ça doit être une fierté de défendre ses couleurs,
07:51parce que des joueurs plus forts, on peut en trouver partout.
07:52Surtout, des entraîneurs, il y en a aussi énormément, meilleurs que moi.
07:58Mais il faut qu'on réussisse à garder la professionnalité,
08:04le bon comportement,
08:06et de cette manière, on réussira à rester à notre place.
08:10Ça, c'est quelque chose qui est courageux,
08:16c'est quelque chose de courageux que fait le club,
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