- il y a 5 mois
Ce vendredi 29 août, l'ouverture aux entreprises et produits chinois sur le sol européen a été abordée par César Armand, journaliste à La Tribune, Jean-Marc Daniel, économiste, professeur d'économie à l'ESCP Europe, et Nathalie Janson, professeure d'économie à Neoma Business School, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Et j'ai le plaisir d'accueillir autour de ce plateau Nathalie Jansson pour la rentrée.
00:04Bonjour Nathalie, bienvenue.
00:06Professeur à Néoma, Business School.
00:08César Armand, journaliste à la tribune pour sa première dans les experts.
00:11Bonjour Raphaël, merci pour l'invitation.
00:13César, bienvenue.
00:14Et puis Jean-Marc Daniel, Monsieur Daniel, bonjour.
00:17Éditorialiste BFM Business, professeur à l'ESCP.
00:20Votre dernier livre, nouvelle, leçon d'histoire économique
00:23est toujours disponible aux éditions Odile Jacob.
00:25Et surtout, surtout, courez sur le site du Théâtre de Poche
00:30si vous n'avez pas encore vu le spectacle de Jean-Marc Daniel.
00:33C'est à partir du 13 septembre la reprise.
00:36C'est presque déjà plein, faites vite, il ne doit plus rester beaucoup de place.
00:40Théâtre de Poche, 13 septembre, vraiment je vous le conseille.
00:4412 septembre.
00:4412 ? Oui.
00:46Ah non, non, vous avez raison.
00:48Ah oui, il me semblait.
00:49C'est samedi, c'est le 13, oui, oui, oui.
00:53Voilà.
00:53Absolument.
00:54Non, non, vous voyez.
00:54Non, vous me demandez sinon.
00:55Là, je vous le rappellerai.
00:57Je vous le rappellerai, absolument.
00:59Bon, le premier sujet du jour, mes experts,
01:02c'est ce Conseil des ministres franco-allemand
01:05qui promet de nombreux sujets sur la table.
01:09Un Conseil des ministres pour lequel des économistes français,
01:12en l'occurrence Jean-Pizani-Ferry,
01:15qu'on accueillait ce matin sur le plateau de BFM Business,
01:19et Xavier Jaravel, qui préside le Conseil d'analyse économique,
01:22ont travaillé tout l'été avec des homologues allemands.
01:26Et pour la première fois, ils notent des deux côtés du Rhin,
01:29une véritable convergence intellectuelle.
01:31Ça n'a pas toujours été le cas.
01:34Est-ce qu'on peut croire au renouveau de ce moteur,
01:39je n'aime pas dire le couple franco-allemand,
01:40mais de ce moteur franco-allemand, César Allemand ?
01:43Oui, on peut y croire, et il faut y croire,
01:46parce que quand on voit que nous sommes des néins géopolitiques,
01:49actuellement, avec la faiblesse de l'Union européenne,
01:52notamment face à l'États-Unis,
01:54Ursula von der Leyen a négocié avec Donald Trump le pistolet sur la tempe,
01:57comme le disait un patron hier dans les allées du MEDEF,
02:00à Roland-Garros.
02:02Donc oui, il faut relancer ce couple franco-allemand.
02:03Après, quand on va sur le site du Quai d'Orsay,
02:05et qu'on regarde les avancées du Conseil des ministres franco-allemand depuis 2003,
02:08c'est le raccordement du TGV à Aïs,
02:11le train Paris-Berlin,
02:12les filières franco-allemandes dans les lycées professionnels,
02:14ou encore des services de placement d'emploi transfrontalier.
02:17C'est un peu léger.
02:18Ça n'a jamais été un blast, quoi.
02:19C'est ce que vous voulez dire.
02:20Il y a du symbole, de la politique.
02:22C'est de l'affichage, c'est de la com politique.
02:25Bon, on en a besoin quand même, Nathalie Jansson.
02:26Il y a des travaux, il y a une feuille de route très claire
02:29posée par ces économistes français et allemands
02:32autour de huit thématiques.
02:34Enfin, il y a cinq axes stratégiques.
02:36Je peux les citer, d'ailleurs.
02:37On a la défense, on a l'énergie,
02:39on a une thématique productivité et croissance,
02:42marché du travail.
02:43On va passer ensemble un peu en revue toutes ces thématiques.
02:47Et puis, un sujet très intéressant,
02:48qui est le commerce avec la Chine.
02:51Il préconise une ouverture aux produits chinois,
02:55aux entreprises chinoises,
02:56sur le sol européen,
02:58les économistes et français et allemands.
03:00Nathalie Jansson.
03:00Oui, là, on voit bien que le couple,
03:03si tant est qu'il existe,
03:05et là, revient sur le devant de la scène,
03:09parce que l'Allemagne, en effet,
03:11a un fort intérêt, en fait,
03:13à ce que, cette fois,
03:14on puisse faire autre chose que de l'affichage.
03:17Oui.
03:17L'Allemagne qui est en récession
03:19pour la troisième année consécutive.
03:21qui est en panne et qui trouve effectivement un intérêt.
03:24Et là, on voit la convergence pour aller aussi
03:27dans la ligne directrice du rapport Draghi.
03:30C'est-à-dire qu'on voit bien que dans les préconisations,
03:32il y a cette idée d'essayer, effectivement,
03:33d'avoir un marché européen plus uniformisé.
03:36Et notamment au niveau du marché des capitaux.
03:39Parce que si on veut être innovant,
03:41il faut financer.
03:42Et pour financer,
03:43il faut avoir la capacité de lever des fonds
03:47au niveau européen.
03:48Ce qui n'est toujours pas le cas,
03:49puisqu'on est plutôt fragmenté.
03:51Et on sait très bien que c'est la force de frappe américaine,
03:55à ce niveau-là,
03:55qui est bien plus...
03:57Elle est redoutable.
03:58Les échanges internes aux États-Unis
03:59sont deux fois supérieurs
04:01à nos échanges internes au sein de l'Union européenne.
04:03Exactement.
04:03Et puis, au-delà de ça,
04:05le marché financier américain
04:06domine totalement au niveau de l'innovation.
04:08Puisque c'est là où,
04:09vous savez très bien que toutes les entreprises innovantes
04:11françaises, européennes,
04:13finissent lorsqu'elles ont dépassé un certain cap.
04:15C'est-à-dire qu'en France, c'est typique.
04:17On se fait financer par l'ABPI.
04:20Et puis, une fois qu'on est trop gros,
04:21on va aux États-Unis,
04:22parce qu'en fait,
04:22on ne trouve pas l'équivalent en Europe.
04:25C'est le sujet de l'union des marchés de capitaux.
04:26On nous les promet pour 2026.
04:29Est-ce que ça va arriver ?
04:30J'avoue que j'en doute encore.
04:32Il y a quelques années qu'on a entendu parler.
04:33Parce qu'il y a d'autres paramètres
04:34qui sont nécessaires pour que ça prenne.
04:36On sait très bien qu'il y a cette histoire
04:38de fonds de pension que nous n'avons pas,
04:40qui sont quand même des acteurs très importants
04:43pour animer un marché unifié.
04:45Donc voilà.
04:46Effectivement, on peut craindre
04:47que ça ne soit pas pour 2026.
04:49Mais je pense qu'effectivement,
04:50cette relance, en tout cas,
04:53de tentative d'avoir un plan
04:55entre les Français et les Allemands
04:56est sans aucun doute motivé
04:58par la situation allemande aussi.
05:00Jean-Marc, c'est la clé
05:02du succès économique européen
05:04de retravailler avec les Allemands ?
05:05Oui, à condition d'avoir un bon diagnostic
05:07sur la situation
05:08et sur les problèmes de l'Europe.
05:09Je crois qu'il y a une espèce
05:10d'Europe bashing,
05:12une espèce de masochisme des Européens
05:13qui consiste à dire
05:14« Oh là là, qu'est-ce qu'on est mauvais ? »
05:15et tout ça.
05:16Je rappelle que nous sommes quand même
05:17le premier excédent extérieur mondial.
05:20Et un excédent extérieur,
05:22c'est de l'épargne.
05:23Et donc, nous avons une capacité d'épargne
05:26qui est une capacité d'épargne
05:27très importante.
05:28Et donc, dans ce jeu-là...
05:29Est-ce qu'on arrive à l'investir,
05:31cette épargne ?
05:32Voilà, c'est qu'est-ce qu'on en fait
05:32dans cette épargne.
05:33Qu'est-ce qu'on en fait dans cette épargne ?
05:35Je rappelle que cette année,
05:36pour la première fois,
05:37l'Allemagne est devenue
05:37le pays le plus détenteur au monde.
05:40C'est-à-dire, vous savez,
05:40on fait l'avoir extérieur net
05:42des pays.
05:42Pendant très longtemps,
05:43ça a été le Japon
05:44qui a eu des excédents
05:45très importants.
05:45Et puis progressivement,
05:47avec le vieillissement de la population,
05:48le Japon produit moins,
05:49dégage plus d'excédents commerciaux
05:51et il vit simplement
05:52de ses placements.
05:53Et l'Allemagne, maintenant,
05:54qui est en voie de japonisation.
05:56C'est-à-dire, c'est un pays
05:57qui vieillit.
05:59Et donc, l'Allemagne a dégagé
06:02et continue à dégager
06:03énormément d'excédents.
06:04C'est le premier excédent extérieur.
06:05Et donc, elle est devenue
06:06le premier.
06:06En face de ça,
06:07il y a les Français.
06:08Alors, la France vieillit aussi.
06:09Je rappelle quand même
06:10que depuis 3-4 mois,
06:13il y a plus de décès en France
06:14que de naissances.
06:15Pour la première fois cette année,
06:17les plus de 50 ans
06:17sont majoritaires dans le pays.
06:19Dans le pays.
06:19Et donc, la France...
06:20Or, la France continue
06:21à avoir un déficit extérieur.
06:23un cocorico l'année dernière
06:24parce qu'on avait eu
06:25un excédent extérieur.
06:25Mais c'était grâce aux JO.
06:27Et donc, on ne peut pas
06:28en faire les JO tous les ans,
06:29manifestement.
06:30Madame Hidalgo a beau
06:31détruire la ville de Paris
06:33en mettant des anneaux
06:34olympiques partout,
06:35c'est fini les JO.
06:36C'est fini.
06:37On passe à autre chose.
06:38Et donc, je pense qu'il y a
06:40une différence, effectivement,
06:42dans la situation
06:43entre les Français
06:43et les Allemands
06:44qui est ce rapport à l'épargne.
06:45C'est-à-dire, les Français
06:45continuent à dire,
06:46il faut consommer.
06:47La consommation, c'est le moteur
06:48de la croissance.
06:49Les épargnes n'a jamais été
06:50aussi haut, Jean-Marc.
06:51Et oui, alors on arrête
06:52à dire, écoutez, ça ne va pas,
06:53vous épargnez trop,
06:55vous faites, allez-y,
06:56c'est encore le vieux discours
06:58de 81, remplissez les caddies,
06:59vous viderez les ANPE.
07:01Bon, on a rempli les caddies,
07:02en 81, on a vidé les caisses.
07:04Et puis, depuis,
07:04on n'a pas réussi
07:05à les remplir.
07:06Et donc, je pense qu'il y a
07:06une perception,
07:08et c'est pour ça que le rapport
07:10des économistes est important,
07:11parce qu'ils disent bien
07:12qu'il faut véritablement
07:13analyser la réalité,
07:14voir qu'un des enjeux,
07:15c'est comme l'a dit Nathalie,
07:19capacité à effectivement
07:20préparer l'avenir
07:22par l'épargne
07:22et pas uniquement
07:23par la fuite en avant
07:26dans la dette.
07:27La deuxième remarque
07:27que je ferais,
07:28c'est que ce qui me frappe,
07:29c'est qu'il y a beaucoup,
07:29dans les rapports franco-allemands,
07:31des éléments personnels.
07:32C'est-à-dire que le général de Gaulle
07:34adorait Adenauer,
07:35mais après,
07:36il y traitait son successeur.
07:38Et il disait,
07:39c'est peut-être un grand économiste,
07:41mais c'est un imbécile.
07:42Ensuite, Pompidot et Brandt
07:44ne pouvaient pas se parler.
07:46C'est-à-dire que...
07:47Et ensuite, on avait créé,
07:48à l'époque,
07:49après la grande entente
07:52entre Mitterrand et Colle.
07:55Il y a eu effectivement
07:56la main verdure et tout ça.
07:59Il n'y a jamais eu ce retour
08:01à ce qu'avaient été effectivement
08:02Giscard et Schmitt
08:03et Mitterrand et Colle.
08:04Schirach-Schroeder un peu quand même.
08:05C'est eux qui ont initié le...
08:06Schirach-Schroeder
08:07se sont mis d'accord
08:08pour violer le traité de masquerie
08:11de stabilité budgétaire.
08:14Ils étaient tous les deux
08:14dans la panne.
08:15Mais alors,
08:15je pense que
08:17à partir de ce moment-là,
08:19c'est assez fragile.
08:20Si ça repose uniquement
08:21sur des rapports humains,
08:23il y a un côté assez artificiel
08:24dans le couple,
08:25dans le moteur.
08:25C'est la politique, Jean-Marc.
08:26Oui, mais là, pour le coup,
08:27on a quand même un alignement
08:28plutôt favorable
08:31entre...
08:31Avec Frédéric Schmers
08:33qu'avec...
08:33On a l'impression
08:34que les personnalités
08:35s'entendent mieux
08:36que le couple,
08:38pardon,
08:39pour reprendre cette expression,
08:40le couple précédent.
08:42Et donc,
08:43il y a une...
08:44Alors,
08:45je ne sais pas
08:46si ça sera très concret.
08:48Dernière remarque que je ferai,
08:49c'est quand même
08:50quand on a un excédent extérieur
08:51énorme,
08:51comme l'Allemagne,
08:52on a besoin d'un euro fort.
08:53Alors que la France rêve
08:55d'un euro faible.
08:56Et je crois que,
08:57là aussi,
08:58un des enjeux
08:59sur le plan monétaire,
09:01ça va être
09:01d'essayer de s'entendre
09:03sur quel est l'objectif
09:04que l'on donne implicitement
09:05à l'évolution de l'euro.
09:07Ce n'est pas la première fois
09:07qu'on sera
09:08en antagonisme
09:09sur ce sujet-là.
09:11Je voudrais qu'on écoute
09:11Jean Pizani-Ferry
09:13qui était l'invité
09:14de l'Or-Closier ce matin
09:15sur BFM Business.
09:16Écoutez ce qu'il dit
09:17sur les rapports
09:19de l'Europe
09:20aux produits chinois
09:21et ce qu'il faudrait faire.
09:23L'industrie chinoise,
09:25elle dépasse
09:27de très loin
09:28tout le monde
09:29et donc il n'y a plus
09:30d'industrie
09:31de panneaux solaires
09:32en Europe.
09:34C'est finalement
09:35pas très grave
09:36parce que
09:37les panneaux solaires,
09:38une fois qu'ils sont installés,
09:39ils sont installés.
09:40Donc ça ne crée pas
09:40une dépendance.
09:41En même temps,
09:42on dit sur des sujets
09:43qui ont une importance
09:45cruciale
09:46pour l'industrialisation,
09:47les voitures électriques
09:48de demain,
09:49on ne peut pas
09:50se permettre
09:50de perdre pied
09:52sur la technologie
09:53des batteries.
09:54Donc on a besoin,
09:55les Chinois sont en avance,
09:57il faut que les Chinois
09:58investissent
09:59sur le territoire européen
10:01et il faut que
10:02sur ces sujets,
10:04la technologie chinoise
10:05serve à
10:06nous apprendre.
10:08C'est très intéressant
10:09ce qu'il nous dit
10:10Jean-Pizani Ferry,
10:12Xavier Jaravelet,
10:12les économistes allemands,
10:14il faut ouvrir
10:14le marché européen
10:16aux Chinois
10:16mais pas n'importe comment,
10:18du libre-échange
10:18stratégique.
10:22Votre analyse là-dessus,
10:23Nathalie Jansson ?
10:24Alors,
10:25ça me fait,
10:26je souris toujours
10:27à ce genre de propos,
10:28donc là,
10:29c'est soit du protectionnisme
10:30intelligent,
10:30soit du libre-échange
10:31intelligent.
10:32Là, c'est vraiment,
10:33on ne va pas aller investir
10:35dans des panneaux solaires
10:36qui sont moins chers
10:37et mieux fait en Chine,
10:40protégeons nos secteurs
10:42stratégiques,
10:43mais par contre,
10:44quand ils sont meilleurs
10:45sur les batteries,
10:45qu'ils viennent
10:46et qu'on leur pique
10:47la technologie.
10:48On devient les Chinois
10:50de la Chine
10:50il y a 20 ans,
10:51si je puis dire.
10:52On applique le même modèle,
10:53Nathalie.
10:53Ce qui est très drôle,
10:54c'est qu'effectivement,
10:55là, en fait,
10:55ils viennent d'expliquer
10:57les coûts d'opportunité.
10:58Ah oui ?
10:59Oui, c'est sympa,
11:00ils ont compris enfin
11:01qu'il y a quand même
11:02l'essence
11:04des fameux
11:06théorème de Ricardo
11:08qui va dire
11:09oui, il faut échanger
11:11parce que justement,
11:12ça ne sert à rien
11:13d'aller dévier des ressources,
11:15d'aller allouer des ressources
11:16à une activité
11:17dans lesquelles,
11:17en fait,
11:18finalement,
11:19on peut mieux faire
11:20en allant sur d'autres activités.
11:22Donc, je suis contente
11:23qu'on ait enfin découvert
11:25ce qu'est un coût d'opportunité
11:27et donc de comprendre
11:28ce qu'est un avantage comparatif.
11:30En effet,
11:30si l'industrie chinoise
11:32est bien meilleure
11:33et peut-être pas
11:34pour des bonnes raisons
11:34puisque souvent,
11:36c'est parce que l'État
11:36a juste décidé
11:37d'aller que sur ce type
11:39de technologie
11:40et tant mieux
11:41s'ils l'ont fait.
11:42En effet,
11:42il serait de bon ton
11:43d'arrêter de vouloir copier
11:45pour perdre effectivement
11:46des ressources pour rien
11:47et les allouer à autre chose.
11:48Donc là,
11:49effectivement,
11:49je pense que c'est
11:49une très bonne décision
11:50de vouloir ne pas faire
11:53de barrières à l'entrée
11:54étant donné qu'ils sont meilleurs
11:55de ce point de vue-là
11:57pour qu'on puisse nous
11:58se consacrer à d'autres choses
12:00et notamment peut-être
12:01à trouver d'autres types
12:02de technologies
12:03qui sont susceptibles
12:05au niveau des véhicules
12:07de peut-être pas se concentrer
12:09uniquement sur l'électrique
12:10mais d'avoir un panel plus grand
12:11et en profitant du fait
12:12qu'on peut bénéficier
12:14de cette technologie
12:15à plus bas coût
12:15grâce aux Chinois.
12:16C'est ce qu'on a fait
12:16dans les années 90.
12:17On a envoyé les entreprises
12:18en Chine
12:19et les Alcatel
12:20et qu'on sort
12:22Volkswagen à l'époque.
12:24Les technologies
12:25ont été copiées là-bas.
12:26Maintenant,
12:27c'est BYD
12:27qui revient en Europe.
12:28C'est ça, non ?
12:29Oui.
12:30Mais comme le dit Nicolas Dix-Sort,
12:31patron de BPI France,
12:33il faut copier les Chinois.
12:34Il faut...
12:34Donc c'est un peu...
12:35Je rejoins un peu
12:36ce que vous disiez, Nathalie.
12:37Il faut...
12:38Voilà.
12:38Si on veut s'en sortir,
12:40il faut à nouveau
12:40copier les copières
12:41pour le dire autrement.
12:42Et donc les accueillir
12:43sur notre sol.
12:43C'est aussi des capitaux en plus, non ?
12:44Regardez,
12:45je vais vous donner
12:46un exemple de relocalisation
12:47qui a toujours fonctionné.
12:48C'est le slip français.
12:49Oui.
12:50Ils ont ouvert il y a quelques mois
12:51une usine à Aubervilliers.
12:52Oui.
12:53En petite couronne parisienne.
12:54Chez lui,
12:55il n'y a que des ouvriers chinois
12:56qui savent faire.
12:58Il n'a pas demandé
12:58des expressions
12:59des affronts français.
13:00Il n'y a plus...
13:00Il y a de moins en moins
13:01d'ouvriers.
13:01On l'avait reçu,
13:03le patron du slip français
13:04sur l'entête de BFM Business.
13:05Il ne peut produire en France
13:06que par des machines maintenant
13:07et malheureusement
13:08avec de moins en moins
13:09de salariés.
13:10Les charges étant...
13:11Et sa main d'oeuvre
13:12est asiatique.
13:13Oui.
13:13Moi, je les ai vus à l'oeuvre.
13:14C'est une vieille 100% asiatique
13:15qui parle très mal français.
13:18Et voilà.
13:19Et je les retourne
13:19la semaine prochaine
13:20pour voir où il en est
13:20parce qu'il avait reçu
13:21la visite en compte-pompe
13:22de Bruno Le Maire
13:23qui nous avait fait la morale
13:24à tous sur la désindustrialisation
13:25alors qu'il venait juste
13:26de quitter Bercy.
13:28Mais voilà,
13:28ce serait intéressant
13:29de voir où il en est maintenant.
13:30Non, mais je remarque
13:30que ça a du sens aujourd'hui
13:31de produire du textile en France.
13:33Non, je pense que
13:34le rapport que viennent de publier
13:37Pizani Ferry et ses collègues
13:39peut être utile
13:40pour se débarrasser
13:42de cette idée ridicule
13:43qu'est la réindustrialisation.
13:45On arrête le discours.
13:46Vous savez,
13:47on parle de Ricardo,
13:50il y a aussi maintenant
13:50ce qu'on appelle
13:51le triangle d'incompatibilité
13:53de Roderick.
13:53Oui.
13:54Donc de Dany Roderick.
13:54Expliquez-nous, Jean-Marc.
13:55Alors, c'est un économiste.
13:57Alors, Ricardo est mort
13:58un 11 septembre.
14:00Nous porterons le deuil
14:00ce jour-là.
14:01L'avant-veille de la rentrée
14:03de Jean-Marc Daniel
14:04au Théâtre de Poche.
14:05Voilà.
14:05Mais c'était
14:07il y a un certain temps.
14:08C'était au début
14:09du 19e siècle.
14:10Dany Roderick est toujours vivant
14:11et il explique qu'en fait,
14:13effectivement,
14:14alors il parle de l'idée
14:15que tous les économistes
14:16sont favorables au libre-échange,
14:17que d'ailleurs,
14:18Tobin l'avait rappelé
14:19quand Attaque faisait référence
14:21à lui pour fonder
14:23leur mouvement protectionniste.
14:24Tobin avait dit,
14:25écoutez,
14:26je ne comprends pas
14:26ces gens-là,
14:27mais il n'y a qu'une chose
14:28que je peux leur dire,
14:29c'est que je ne suis pas
14:29pour le protectionnisme,
14:30donc ils arrêtent
14:31de se référer à moi.
14:32Et donc Roderick dit,
14:32en fait,
14:33il y a trois possibilités,
14:34en fait,
14:34il y a trois modes
14:36d'organisation.
14:37Soit on choisit
14:38le libre-échange
14:38et la mondialisation,
14:39soit on fait du protectionnisme.
14:41Soit on choisit la démocratie
14:42ou on a un système
14:43qui est un système autoritaire.
14:45Soit on accepte
14:46d'être dépendant
14:47du reste du monde,
14:48soit on met en avant
14:48la souveraineté.
14:50Et il dit,
14:50la plupart des gens
14:51pensent que la bonne solution,
14:52c'est d'avoir du libre-échange
14:53pour avoir du pouvoir d'achat,
14:54d'avoir la souveraineté
14:55pour être maître
14:56de son destin
14:57et d'avoir la démocratie
14:59parce que c'est ce qu'il y a
15:00de mieux
15:00comme fonctionnement politique.
15:01Et il dit,
15:02il y a une incompatibilité,
15:03de même que Mundell
15:04a mis en avant
15:05une incompatibilité
15:06sur les problèmes monétaires.
15:07Il dit,
15:07on ne peut pas avoir les trois,
15:08on ne peut pas avoir
15:08que deux sur trois.
15:09Et il dit,
15:10alors il y a un modèle
15:11qui est un modèle chinois,
15:12c'est,
15:12vous avez la souveraineté,
15:14vous avez la mondialisation,
15:15il n'y a pas la démocratie.
15:16Vous avez un modèle
15:17qui est le modèle américain,
15:19vous avez la démocratie,
15:21vous avez la souveraineté,
15:23donc il n'y a pas
15:23de libre-échange
15:24et Trump ne fait qu'aller
15:25jusqu'au bout
15:25de la logique impérialiste
15:27des Américains.
15:28Quant à l'Europe,
15:29elle a fait un choix,
15:30c'est de considérer
15:31que le libre-échange,
15:32la mondialisation,
15:33c'était ce qu'il y avait
15:33de mieux,
15:34parce qu'elle dégage
15:35des excédents extérieurs,
15:36parce que ça donne
15:36du pouvoir d'achat
15:37à sa population.
15:38Elle est démocratique
15:39parce que c'est quand même
15:40ses valeurs
15:40et puis franchement
15:41c'est nettement mieux
15:42que d'être dans un régime
15:44comme la Chine,
15:45donc on doit accepter
15:46de perdre la souveraineté.
15:48Et donc je dis,
15:48allons-y,
15:49comprenez une bonne fois
15:50pour toutes
15:50que votre population
15:52attend du pouvoir d'achat,
15:53que votre population
15:54attend de la liberté,
15:55donc acceptez de faire en sorte
15:56qu'il y ait effectivement
15:57des panneaux solaires chinois
15:58et qu'on ne fasse pas
16:00des slips forcément
16:01systématiquement
16:01à Rouen et à Troyes.
16:03Elle puisse acheter
16:04des slips fabriqués
16:06en Turquie ou au Bangladesh.
16:07Et la population,
16:08ce qu'elle regarde
16:09quand elle remplit
16:11les caddies,
16:11c'est le prix.
16:12C'est le prix,
16:13c'est le prix.
16:14Évidemment.
16:15Oui, d'autant plus
16:16que pour rebondir
16:17sur ce que vient de dire
16:18Jean-Marc,
16:19de toute façon,
16:20les premières industries,
16:21quand un pays s'industrialise,
16:23c'est le textile.
16:24Donc on est quand même loin,
16:25on est quand même
16:26très industrialisé.
16:27Et si on veut revenir
16:28sur le sujet des automobiles
16:30et de laisser en fait
16:33les importations,
16:34enfin d'importer plus librement,
16:35si on regarde aux Etats-Unis
16:36quand ils ont été envahis
16:38par l'automobile japonaise,
16:41de toute façon,
16:42ça n'a pas tué
16:42l'automobile non plus américaine.
16:45C'est-à-dire qu'il y a eu ça
16:47et puis après,
16:47il y a l'adaptation
16:48à ce scénario de concurrence.
16:50Et d'ailleurs,
16:51pour la petite histoire,
16:52aujourd'hui,
16:53aux Etats-Unis,
16:54on a une production
16:55en fait de véhicules
16:56et de pièces détachées
16:56qui est en croissance
16:58depuis le début
16:59du 21e siècle.
17:00Il y a plus de 29%
17:02par rapport à 2001.
17:03Donc voilà,
17:04ce n'est pas parce qu'on laisse
17:06l'importation libre
17:07que c'est la fin du monde.
17:08Comme il a été rappelé,
17:09c'est juste qu'on va s'adapter,
17:11on s'adapte
17:12à tous les changements
17:13et à celui de la globalisation.
17:14Il y a des nouveaux pays
17:15qui rentrent sur des marchés.
17:16C'est comme un nouveau concurrent
17:17sur un secteur qui arrive.
17:19C'est un nouveau concurrent
17:20donc il n'a pas la même nationalité.
17:22On voit bien,
17:22c'est rarement,
17:23qu'on entre dans un nouveau monde
17:23quand même
17:24depuis Donald Trump
17:26mais en réalité
17:26bien avant.
17:27C'est déjà sous Barack Obama,
17:29les Etats-Unis
17:29qui se ferment,
17:30des barrières qui montent,
17:31le multilatéralisme
17:32est en voie de disparition.
17:34Oui,
17:35c'est l'égoïsme.
17:37Moi je parle d'éocratie
17:37pour ce qui se passe en France
17:38mais on peut parler aussi
17:39d'éocratisme
17:40dans le monde
17:42puisque chacun
17:43défend ses intérêts propres
17:45et son pays avant tout.
17:46Et donc comment on fait
17:47pour vivre
17:48ce libre-échange ?
17:50Oui,
17:50dans ce libre-échange
17:51encore une fois
17:51le modèle européen.
17:52Il y a le choix européen
17:53si j'en reviens
17:53au triangle de Roderick.
17:56La compatibilité.
17:57La compatibilité
17:57des derniers Roderick.
17:58En fait,
17:59il y a un choix clair
17:59des Européens
18:00et la conséquence
18:01c'est d'aller jusqu'au bout
18:01de ce choix
18:02en acceptant de perdre
18:04la souveraineté
18:04en ce sens qu'effectivement
18:05les usines ne seront pas
18:06à Saint-Flour,
18:07elles ne seront pas à Rouen,
18:08elles ne seront pas à Dunkerque
18:09mais d'être propriétaire
18:11des usines
18:12qui ne sont pas à Saint-Flour,
18:13qui ne sont pas à Rouen.
18:14On fait exactement l'inverse,
18:15l'agenda de Versailles
18:17du président Emmanuel Macron
18:18c'est la souveraineté européenne.
18:20On nous le martèle tous les jours
18:22tout comme la réindustrialisation.
18:23Oui, c'est-à-dire,
18:24permettez-moi de dire
18:25qu'il se trompe.
18:28Il est temps,
18:29justement,
18:30il est temps de retrouver
18:31l'esprit de Serge Churuc
18:32plutôt que les discours
18:33à la con de Choose France.
18:35Et donc,
18:36c'est d'ailleurs,
18:37je n'arrête pas de dire...
18:38Donc du faiblesse.
18:39Nos usines en France,
18:40on n'en a plus.
18:40Nos usines, pas d'usines en France
18:41et Choose,
18:42non pas France,
18:43mais Choose Mumbai.
18:44Choose l'Aide.
18:45Choose,
18:46allez,
18:47cette épargne que nous avons
18:48au lieu de vouloir
18:50effectivement
18:50l'investir dans des usines
18:51qui sont des usines
18:52qui sont moins productives,
18:53moins efficaces
18:54que celles de la Chine.
18:56Allons les mettre en Chine
18:58et soyons propriétaires
18:58de ces usines en Chine.
18:59Mais on n'est plus capables
18:59de faire des usines productives
19:00aujourd'hui en France ?
19:02Mais pas dans tous les secteurs.
19:03A fortes valeurs ajoutées.
19:04Pas dans tous les secteurs,
19:05non ?
19:05Pas dans tous les secteurs.
19:08Donc le textile,
19:09on oublie,
19:09les panneaux solaires,
19:10on oublie,
19:11les reménagers,
19:11on oublie,
19:12les pompes à chaleur.
19:13Avec la crise du logement,
19:14du bâtiment,
19:15de l'énergie,
19:16on peut dire,
19:16tiens,
19:16c'est un bon choix.
19:17Je veux dire,
19:18à gaz,
19:18tu prends une pompe à chaleur,
19:19mais là,
19:20les produits chinois
19:20se vendent beaucoup mieux,
19:22sont bradés.
19:23La principale pièce
19:24vient de Chine,
19:25on ne sait pas les fabriquer
19:25en Europe.
19:26Il y a eu des suppritions
19:27d'emploi en Alsace
19:28il y a quelques mois,
19:29mais la demande
19:30n'allait pas au rendez-vous.
19:31Donc au bout d'un moment,
19:31qu'est-ce qu'on va faire ?
19:31Est-ce qu'on va continuer ?
19:32Parce qu'il y avait eu l'objectif
19:33sous les dents de vous,
19:34un million de pompes à chaleur
19:35produites en France
19:35d'ici la 2027.
19:37Qu'est-ce qu'on fait ?
19:38C'est pareil,
19:38c'est de l'incantation.
19:39Ce n'est pas un discours à la con,
19:40mais c'est de l'incantation.
19:41C'est de l'incantation.
19:41Les promesses n'engagent
19:42que ceux qui les croient.
19:43Et l'idée que ce soit
19:44l'industrie qui soit
19:45le moteur systématique
19:46de la croissance,
19:47c'est une idée qui est une idée
19:48là aussi à la fois
19:49incantatoire et à la con.
19:50On n'arrête pas de réclamer
19:51qu'un emploi dans l'industrie,
19:54c'est trois emplois indus
19:55dans les services.
19:55Oui, mais en fait,
19:56dans les services,
19:56vous pouvez avoir des services
19:57encore une fois.
19:58Quand vous regardez,
19:59par exemple,
19:59notre force,
20:00ce sont nos banques.
20:01La BNP est l'un des principaux,
20:03voire le principal exportateur
20:04de la France.
20:05Et j'avais dit sur ce plateau,
20:07alors ça avait provoqué
20:08des réactions démoisées,
20:09au lieu de mettre un milliard
20:10dans une usine
20:11de semi-conducteurs
20:12à Dunkerque,
20:13comme l'annonçait le président.
20:14Mettons-les dans la BNP,
20:15oui.
20:16Politiquement,
20:16c'est compliqué.
20:18Soit dans le Louvre.
20:19Une semaine après,
20:21il avait annoncé
20:21qu'il fallait mettre un milliard
20:23dans le Louvre
20:24et qu'il ne les avait pas.
20:25Et donc,
20:25après l'opération Notre-Dame,
20:27il se tournait de nouveau
20:27vers les bécènes.
20:28Bon, et bien écoutez,
20:29un investissement dans le Louvre,
20:31c'est plus rentable,
20:32je pense,
20:32à l'heure actuelle en France
20:33qu'un investissement
20:34dans le slip et dans le textile.
20:36Je dirais qu'on parle
20:36de productivité et croissance,
20:37Nathalie Jansson,
20:39qui sont des vrais sujets
20:40de fond pour notre économie
20:42et européenne et française.
20:45La note des économistes
20:46parle d'une DARPA franco-allemande,
20:50on en parle depuis très longtemps,
20:52d'un campus d'intelligence artificielle
20:54pour 100 000 processeurs
20:55d'ici 2027,
20:56d'un institut de sécurité
20:57et de l'intelligence artificielle,
20:59d'un fonds d'inclusion
21:01pour l'innovation.
21:05On est dans l'incantation,
21:06là aussi,
21:06où c'est quelque chose
21:07qui est possible ?
21:08Parce que j'ajoute
21:09un codicide à tout ça,
21:12qui est qu'il faut tout faire
21:13avant l'été 2026.
21:16C'est ce qu'ils nous disent,
21:17puisqu'à l'été 2026,
21:18l'élection présidentielle,
21:20la campagne
21:20pour l'élection présidentielle
21:22se mettra en branle en France
21:24et que donc il sera trop tard
21:25pour prendre aucune décision
21:27par la suite.
21:28C'est crédible ça ?
21:30Est-ce que c'est la bonne voie d'abord ?
21:31Est-ce que c'est ce qui nous manque
21:32réellement ?
21:34Et deux,
21:34est-ce que c'est crédible ?
21:35Non, je pense qu'il y a des choses
21:37beaucoup plus faisables
21:39très vite
21:40pour qu'on puisse
21:42avoir une innovation
21:43plus dynamique.
21:45Et voilà,
21:45je ne vais pas reprendre
21:46les thèmes
21:47assez standards,
21:48mais effectivement,
21:49si on baissait la fiscalité,
21:51on rendait plus transparent,
21:52justement,
21:53on va renvoyer au propos,
21:54on va faire un pont
21:55avec ce que le Premier ministre
21:57a dit.
21:58C'est-à-dire qu'effectivement,
21:58si on simplifie
21:59le cadre
22:01de l'activité
22:02pour les entrepreneurs,
22:04en effet,
22:04il y aurait plus d'entrepreneurs
22:06et c'est quand même ça
22:08qui est la base
22:08de l'innovation.
22:09Donc,
22:09l'innovation,
22:10elle ne vient pas
22:11parce qu'on invente
22:12une DARPA.
22:13Enfin, je veux dire,
22:13il faut arrêter de penser
22:14que c'est parce qu'il y a
22:15une DARPA aux Etats-Unis
22:16qu'on a de l'innovation.
22:17On a de l'innovation
22:18aux Etats-Unis
22:18parce que c'est hyper simple.
22:19C'est Philippe Aguillon
22:19qui pousse énormément
22:20et qui fait partie
22:21des auteurs de l'étude
22:22qui pousse depuis longtemps
22:23à ça, oui.
22:23Oui, oui,
22:24et c'est simplement
22:25aux Etats-Unis.
22:26On monte une entreprise
22:27très rapidement.
22:28Ils se plaignent eux-mêmes.
22:30Enfin, ils disent
22:30qu'eux,
22:31ils ont trop de réglementations
22:31mais je pense qu'ils ne savent pas
22:32ce que nous,
22:33on a comme réglementations.
22:35Mais voilà,
22:35c'est tout simplement
22:36parce que l'activité
22:38est beaucoup plus facile
22:39à mettre en œuvre là-bas.
22:41On a plus facilement
22:42l'idée que si on n'a pas réussi
22:44une première fois,
22:45eh bien,
22:45on va pouvoir réussir
22:47une deuxième.
22:47C'est-à-dire qu'il n'y a pas
22:48de coût d'échec
22:49aux Etats-Unis
22:50alors que c'est plus compliqué
22:51même dans le financement
22:52au niveau de la France
22:52parce que vous avez
22:53en fait une entreprise
22:55qui en fait
22:56va à la faillite.
22:59C'est plus compliqué
22:59pour enregistrer
23:00à la Banque de France.
23:00C'est très compliqué
23:01pour lever des fonds après.
23:03Je veux dire
23:03qu'il y a plein de choses
23:04qu'on ne connaît pas
23:04qui sont des coûts cachés
23:06en effet
23:06qui expliquent
23:07qu'en fait
23:08le fait d'entreprendre
23:11est plus compliqué en Europe
23:13et donc a un coût
23:14et ça c'est une barrière
23:15effectivement importante
23:17plus
23:17pour revenir à nouveau
23:19pour remettre une couche
23:20le problème du financement.
23:22Donc on a les deux
23:22en même temps
23:23et effectivement
23:24on ne peut pas avoir
23:24le dynamisme américain
23:25avec
23:26ces barrières à l'entrée
23:29et ces barrières administratives.
23:31Voilà.
23:31Je pense que
23:32le problème
23:32il est là
23:33plus que de recréer
23:35des projets
23:37en fait franco-allemands
23:38je n'y crois pas beaucoup.
23:40Si je vous écoute tous
23:41quand même
23:41la priorité des priorités
23:42c'est quand même
23:43le financement.
23:43c'est
23:45l'utilisation
23:46les barrières
23:46entre les états-membres
23:47c'est l'utilisation
23:49la plus optimale
23:50de l'épargne.
23:50Dans une Europe
23:51il y a énormément d'épargne
23:52l'idée que cette épargne
23:55n'est pas forcément
23:55faite
23:56je maintiens
23:56pour financer des investissements
23:57uniquement nationaux
23:59qu'on peut effectivement
24:00choisir
24:00parce que dans les problèmes
24:02qu'a l'Europe
24:02dans les histoires
24:04des usines
24:05de DARPA
24:05et tout ça
24:05ils vont mettre qui
24:07dans les usines ?
24:08C'est des EHPAD
24:08qu'il faut construire
24:09dans la situation
24:10de l'Europe
24:11On a quand même
24:127,5% de chômage
24:13toujours en France
24:14Oui mais sauf que
24:15autour de nous
24:16on est plus ou moins
24:17au plein emploi
24:18vous avez un redressement
24:19assez spectaculaire
24:20de la situation
24:20du pays comme l'Espagne
24:21ou l'Italie
24:22en la matière
24:22Vous pouvez vous ouvrir
24:23et nous avons fait
24:24l'exemple du Japon
24:25qui est passé
24:27au stade
24:28de pays
24:29le plus productif
24:30rappelez-vous
24:30ce qu'on racontait
24:31sur le Japon
24:32il y a 40 ans
24:33c'était comme la Chine
24:34aujourd'hui
24:34ils avaient la technologie
24:35et là maintenant
24:37c'est une maison de retraite
24:38le Japon
24:39c'est bon
24:39Une population qui baisse
24:41Une population qui baisse
24:42mais qui vit correctement
24:43parce qu'elle sait
24:44utiliser son épargne
24:45et donc
24:45le véritable enjeu
24:46c'est notre capacité
24:47à utiliser correctement
24:48notre épargne
24:49la deuxième réflexion
24:50que je ferai
24:51c'est que
24:52effectivement
24:52les Américains
24:54sont
24:55enfin
24:56c'est
24:572500 milliards
24:59de déficit budgétaire
25:00c'est-à-dire
25:01et donc on arrive
25:02à un stade
25:03où l'économie américaine
25:04c'est à la fois
25:04la Californie
25:06et c'est
25:07un pays
25:09qui
25:09est susceptible
25:11d'être en tutelle
25:12de l'UFMI
25:12le tas de ces déficits
25:13c'est
25:14tout le monde
25:15qui parle d'UFMI
25:16il dit là
25:17c'est un pays
25:18qui a un tel déficit extérieur
25:19que s'il n'avait pas
25:191000 milliards
25:20de charges de la dette
25:211000 milliards
25:21de charges de la dette
25:22enfin toute dernière remarque
25:24le gouverneur de Californie
25:26et là on joue
25:27à ce que disait Nathalie
25:28a mis son veto
25:29en début d'année
25:29alors on n'en parle plus
25:31que parce qu'il s'est opposé à Trump
25:32mais enfin il gouverne la Californie
25:33il avait mis son veto
25:347ème puissance économique mondiale
25:35la Californie
25:36absolument
25:36et il y a un pipe supérieur
25:39celui de la France
25:40et donc il avait mis son veto
25:42à une loi
25:42qui réglementait
25:44le développement
25:44de l'intelligence artificielle
25:46en disant
25:46la loi prévoyait
25:48qu'il y avait des menaces
25:48notamment sur la qualité
25:49de l'information
25:50et donc il fallait créer
25:50une instance
25:51pour vérifier
25:52l'utilisation
25:53de l'intelligence artificielle
25:54il a mis son veto
25:55alors qu'il est démocrate
25:56et qu'il est un démocrate
25:57plutôt californien
25:59plutôt gauche
26:01voilà
26:02démocrate
26:04Kamala Harris
26:05enfin bon démocratement
26:06et il a dit
26:07écoutez non
26:07c'est pas la tradition
26:08intellectuelle des Etats-Unis
26:09on va regarder
26:10ce qui se passe
26:10et à ce moment-là
26:12s'il y a des problèmes
26:12on réagira
26:14mais on va pas
26:15tout de suite
26:15mettre un carcan
26:16sur la base de problèmes
26:18que l'on a théorisé
26:18très européen ça
26:19c'est pas un carcan
26:21on va savoir
26:22ce qui va se passer
26:23dans le rapport Draghi
26:26ce que j'en retiendrai
26:27c'est plutôt
26:28cette idée
26:29que effectivement
26:30les Européens
26:31mettent un carcan
26:32et les Américains
26:33au travers de ce personnage
26:34de Gavin Newsom
26:36disent écoutez
26:36nous on commence
26:37par regarder
26:38et puis après
26:39on a réagi
26:39par rapport
26:40à ce qui se passe
26:40peut-être un peu
26:41plus pragmatique
26:42bon on se retrouve
26:43après une petite page
26:44de publicité
26:45on va parler du deal
26:46de François Bayrou
26:48aux entrepreneurs
26:48hier
26:49à l'AREF
26:50du MEDEF
26:51je baisse un peu
26:52les aides
26:52aux entreprises
26:53ou les alésements
26:54de charges
26:55et puis je vous donne
26:56un peu de simplification
26:57et peut-être
26:58peut-être
26:58des baisses d'impôts
26:59à l'AREF
26:59d'impôts
Écris le tout premier commentaire