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  • il y a 4 mois
Lors d'un entretien accordé aux quatre chaînes d'information en continu, dont BFMTV, le Premier ministre a de nouveau assuré que les négociations avec les autres forces politiques sur le projet de budget n'ont pas pu avoir eu lieu durant l'été en raison des vacances. 

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Transcription
00:00Alors dites-nous, c'était bien les vacances ou pas ?
00:01Vous vous rendez compte ?
00:04Ça s'est bien passé, vous êtes un peu brosé, un peu affûté, comme ça, ça vous a l'air bien.
00:11Mais le niveau du débat politique avec cette micro-polémique du Premier ministre
00:15qui explique sa propre procrastination à négocier ou en tous les cas ne serait-ce qu'à concerter
00:21avec ceux-là même qui ne l'avaient pas censuré quelques mois auparavant
00:24est assez révélatrice du niveau de déliquescence du débat politique.
00:29– Pourquoi je parle des vacances ? Pardon, mais on va peut-être l'entendre
00:32parce que le Premier ministre, il vous a cité personnellement hier.
00:34– J'ai eu les dirigeants du Parti Socialiste directement ou par personne interposée
00:41à la même date, à peu près le 30 août, et ils partaient en vacances.
00:46– Là, vous avez parlé à Mme Le Pen, là c'est le dernier jour.
00:49– Non, je n'ai pas parlé directement, mais nous avons reçu la réponse
00:54et M. Gage dit mais…
00:56– Jérôme Gage, c'est l'un des négociateurs du parti.
00:58– Écoute, écoute, je ne suis pas à Paris, je ne vais pas y être pendant longtemps,
01:04je pars je ne sais pas où, l'étranger.
01:07– Avec le Premier ministre…
01:09– Vous la confirmez cette conversation ou pas ?
01:11– Bien sûr que je la confirme.
01:13Le Premier ministre m'a appelé le 30 juillet,
01:15donc 15 jours après avoir présenté son plan de redressement des finances publiques,
01:22pour une conversation comme il m'en arrive d'avoir, moi je suis un républicain qui discute
01:26avec tous ceux avec qui on peut discuter, et moi le message que je lui ai fait passer
01:30très simple, c'est de dire, mais c'est quand même très bizarre, un, de ne pas avoir
01:35sondé les uns et les autres avant de présenter ces orientations-là, et d'avoir mis sur la table
01:41des choses, Marie-Lise Léon a parlé du musée des horreurs, des choses tellement rédhibitoires
01:46que ça rend compliqué d'engager une discussion, mais admettons même cela,
01:52dès le 15 juillet au soir, de ne pas avoir invité, et non pas de passer un coup de fil
01:57à un député socialiste parmi d'autres, tant mieux s'il souhaite parler avec moi,
02:01mais d'inviter de manière institutionnelle les présidents des groupes politiques
02:04pour recueillir leur position, et éventuellement pouvoir dire,
02:08écoutez, il me semble qu'il n'y a pas un consensus qui se dégage,
02:13je vais peut-être un petit peu revoir ma copie, bref, de faire le 15 juillet,
02:16ce qu'il semble vouloir faire, un petit peu le dos au mur,
02:20depuis son annonce de ces derniers jours et dans la perspective du 8 septembre.
02:23Donc, sur la forme, la méthode est désastreuse, et le ton, pardon de le dire,
02:28avec tout le respect que je dois au Premier ministre pour sa fonction,
02:30et pas à la hauteur de l'enjeu.
02:31Moi, d'où je parle d'un socialiste qui n'a pas censuré en janvier François Bayrou,
02:37en raison de deux principes, un, arracher quelques victoires
02:42pour atténuer les mauvais effets du budget Barnier,
02:45et on en a eu, vous parliez de santé,
02:47on a obtenu le nombre des remboursements, des consultations médicales et des médicaments,
02:51et aussi parce qu'en républicain, là aussi, on était attaché à une forme de stabilité.
02:55Donc, de là où on était, on aurait pu s'attendre
02:58à ce que pendant tout le printemps, il y ait un dialogue plus régulier, plus construit,
03:04et que notamment avant le 15 juillet, on soit associé.
03:07C'est parti.
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