- il y a 4 mois
Ce vendredi 5 septembre, Antoine Larigaudrie a reçu Olivier Lechevalier, directeur général Defthedge, et Karen-Laure Mrejen, fondatrice de Swaive, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:06Avec nos invités, Karen Lohr, Mregen, fondatrice de Swave, qui est avec nous, bonjour.
00:11Et Olivier Lechevalier, directeur général de Deft Edge.
00:14Bonjour et merci d'être avec nous.
00:16On le disait juste avant l'émission, c'est vrai qu'on a eu un petit peu une impression de mini-mouvement de panique.
00:24Toute cette semaine sur l'actualité patrimoniale, on parlait d'or, on parlait de Luxembourg.
00:29On commence à faire une sorte de wording d'investisseurs qui s'inquiètent, des turbulences financières et des turbulences politiques du côté de la France.
00:39Turbulences budgétaires aussi du côté de l'Allemagne, du côté du Royaume-Uni, peut-être même à venir du côté des Etats-Unis.
00:46Maintenant voilà, il ne faut pas oublier l'impact principal.
00:48L'impact principal, c'est sur le marché de taux que ça se passe, sur le marché obligataire dont on vient de parler.
00:53Alors c'est vrai qu'il y a un sentiment de soulagement en cette fin de semaine.
00:58Mais Olivier Lechevalier, on n'en a pas fini.
01:02On a des agences de notation qui vont s'exprimer, on a des problématiques budgétaires qui ne sont toujours pas résolues, qui risquent de s'aggraver même.
01:09Et donc malgré tout, des marchés qui restent à peu près calmes, même si la volatilité bien sûr a fait son grand retour.
01:17Exactement. C'est vrai que là, ces derniers jours, on parle de l'envolée des tolons.
01:22Là, vous en parliez justement avant.
01:23Les 30 ans, etc.
01:24Les 30 ans, etc.
01:25Mais c'est vrai qu'en France, la dette progresse plus vite que dans les autres pays européens.
01:30D'où l'inquiétude.
01:31Donc en fait, en ce moment, sur 2025, nous sommes sur des perspectives, en tout cas, de croissance.
01:36Où on était parti à 1,1% 2024, 0,7% pour 2025.
01:41En fait, on va plutôt tendre vers les 0,5%.
01:43Et forcément, là, le dernier trimestre, en tout cas pour la France, c'est aussi toute la partie des agences de notation qui vont faire leur travail sur la note de la France.
01:54Et donc, on va commencer avec Fitch le 12 septembre prochain.
01:58Après, on va avoir aussi Scope Rating, Moody's, S&P, etc.
02:01qui vont s'étaler du 26, 24 et 28 novembre à chaque fois.
02:05On est plutôt sur des notes négatives qui, du coup, par rapport à la France, ça va nous mettre dans une position où il va y avoir un stress sur les taux.
02:15Mais ce qu'il faut retenir aussi dans un premier temps, c'est que pour 2025, là, on a le plus de mal.
02:20C'est qu'il n'y a pas de reprise de l'économie.
02:22On a des difficultés à investir dans les entreprises.
02:24Donc, c'est un peu le moteur de la croissance qui est un peu en berne actuellement pour la France.
02:30Karen Lord Amrégène, vous faites le même constat.
02:32Vous, ce qui vous inquiète, c'est ce manque total de visibilité, quoi, finalement.
02:37Oui, tout à fait.
02:37On a vraiment, effectivement, l'incertitude qui est assez maximale aujourd'hui.
02:41Il y a peut-être une partie de cette incertitude qui a été pricée, typiquement, sur l'instabilité géopolitique française.
02:46Donc, on s'attend à ce qu'il y ait visiblement une chute de gouvernement.
02:48Mais est-ce qu'il va y avoir une dissolution ou pas ?
02:50Enfin, voilà.
02:51Et donc, les marchés, notamment actions, vont certainement bouder toute cette incertitude avec pas mal de volatilité.
02:56On a aussi tous les problèmes de tensions commerciales qui vont rajouter à ça, notamment sur les marchés de FX, etc.
03:02Et, en parallèle de ça, on a vraiment un problème très structurel de déficit budgétaire commun à tous les pays
03:08qui va rajouter de la volatilité sur les taux longs.
03:11Donc, en fait, aussi bien actions que taux que devises, ça risque d'être un peu brouillon.
03:15Et c'est quand même fou de...
03:16Enfin, je vous écoutais tout à l'heure qu'on se félicite, finalement, que le Trésor ait réussi une adjudication en France sur des missions de dette.
03:22Enfin, voilà, ça fait quand même pas très pays développé.
03:27Et donc, on a vraiment cette vraie crainte autour de la résolution des déficits budgétaires globaux qui vont créer des problèmes.
03:34Et donc, ce qu'on préconise dans ce genre de configuration, on a assez peu de visibilité.
03:37Bien souvent, c'est d'aller davantage vers des allocations très défensives.
03:43Pour s'acheter un peu de temps, des allocations qui vont être, certes, temporaires, mais qui vont être pas risquées du tout.
03:47Donc, plutôt de l'épargne réglementée, plutôt du livret bancaire, du compte à terme, du fonds monétaire.
03:52Des placements qui vont avoir pour premier objectif de préserver le capital.
03:57Et peut-être que quand on y verra plus clair sur les fondamentaux macroéconomiques et politico-budgétaires dans 3 à 6 mois,
04:05peut-être prendre des décisions plus structurantes pour s'en épargner.
04:07Mais là, aujourd'hui, c'est assez risqué.
04:09D'ailleurs, aucune décision structurante, ni dans un sens, ni dans l'autre.
04:12Pas d'allocation, mais pas non plus de désallocation et de revente émotionnelle.
04:16Et puis surtout, oui, voilà, surtout, aucune panique.
04:19Parce que, de toute manière, les décisions qu'on prend sous le coup de la panique,
04:22généralement, elles sont mauvaises, surtout quand il s'agit d'argent.
04:26Maintenant, on le soulignera jamais assez.
04:28Si on a un marché obligataire qui se tient quand même bien, c'est grâce, effectivement,
04:32à nos cadors du trading sur l'obligataire chez France Trésor.
04:36Et aussi la DGFIP qui sait correctement lever l'impôt.
04:38Ces allocations d'attente, on le ressent quand on essaie un petit peu de prendre le pouls de l'investisseur.
04:50Ces allocations d'attente, on va épargner au maximum.
04:54Le taux d'épargne en France est sur des plus hauts historiques.
04:56On est bien au-delà des 20% maintenant, des revenus.
04:59Maintenant, on sent qu'il y a une sorte de résignation chez l'épargnant
05:02qui lui fait dire, de toute manière, ça ne rapportera pas des masses.
05:05C'est moi à venir.
05:07Est-ce que vous sentez aussi cette atmosphère de...
05:10Bon, on va mettre les sous-attentes que ça se tasse,
05:12mais cette attente, finalement, s'installe ?
05:16Je pense qu'il est difficile, en tout cas, d'avoir de la lisibilité,
05:19comme on disait, sur les différents marchés.
05:22Parce que là, ce qui se passe, c'est comme vous disiez,
05:25les taux montent et progressent.
05:26Donc, du coup, on pourrait avoir tendance à délaisser aussi un peu le marché actions
05:29pour aller éventuellement se positionner sur d'autres supports d'investissement à long terme.
05:35Pour le moment, le fait qu'il y a une déstabilisation économique,
05:38enfin, pas forcément, mais même si on n'arrive pas à trouver notre tempo en France
05:43sur les effets budgétaires, en tout cas, l'investisseur lambda,
05:47en tout cas, je pense, a des difficultés à se positionner
05:50et à trouver son positionnement.
05:53En fait, ce qu'il faut aussi retenir, c'est que là,
05:57il n'y a quand même plus de moteur d'investissement,
05:59il n'y a plus d'embauche, il n'y a plus tout ce genre de choses.
06:01Donc, effectivement, si vous voulez investir sur des actions,
06:03il va falloir bien choisir.
06:04Vous le disiez précédemment, il faut aller dans la tech,
06:06dans l'IA, les semi-conducteurs, ce qui consomme ce genre de choses.
06:10Mais après, c'est vrai que là, la difficulté,
06:13c'est qu'il y a toutes ces limitations.
06:15Et puis, si les taux d'intérêt continuent à monter,
06:17ça va siphonner aussi le parc actions
06:19pour aller investir sur d'autres bonds
06:23ou des trésuries en termes.
06:25Oui, d'autant que le marché actions, lui, il est un petit peu protégeant,
06:28on va dire, parce que si on regarde les courbes de masse monétaire M2,
06:31c'est un peu technique.
06:32Mais enfin, en gros, c'est l'état des choses
06:34sur la planche à billets des grandes banques centrales.
06:37Elles n'ont jamais émis autant de monnaie.
06:39C'est un truc de fou.
06:40Vous regardez les courbes, ça fait tac, tac, tac,
06:42ça attendait plus haut historique pour la Fed, pour la BCE,
06:45pour la Banque centrale chinoise.
06:46Donc, on sent qu'il y a des munitions pour le marché actions.
06:49Maintenant, ce qui est très important,
06:51c'est de constater que cette volatilité sur les taux,
06:53ce n'est pas tant le mouvement, mais plutôt les écarts,
06:56la volatilité, la visibilité, finalement,
06:58ça a un impact sur toutes les autres classes d'actifs.
07:01Je pense notamment au marché immobilier.
07:03Je veux dire, quand on veut soit renégocier un crédit en ce moment,
07:06ou négocier un crédit pour s'acheter une maison,
07:07c'est infaisable, Karen.
07:09Tout à fait.
07:09Donc là, on va avoir différents facteurs,
07:12mais les décisions des banques centrales,
07:13déjà sur les taux qui sont très courts,
07:15vont plus ou moins se propager ou pas dans la vraie économie.
07:17Le taux de transmission des décisions des banques centrales
07:19n'est pas excellent en ce moment.
07:20Donc, même si, en fait,
07:21elles ont eu tendance à baisser les taux,
07:22notamment en Europe,
07:23pour redonner accès au crédit, etc.,
07:25en fait, cet accès au crédit est resté très limité
07:27et contraint par les banques.
07:29Donc, on a effectivement un impact sur le marché immobilier
07:31qui est très direct de cette volatilité sur les taux.
07:34Et pour revenir sur le point que vous mentionniez plus tôt,
07:36sur, en fait, est-ce que les Français
07:38ne sont finalement un peu résignés
07:39à se dire que leur épargne ne va pas rapporter,
07:42notamment sur ces allocations d'attente,
07:43je pense qu'en fait, la priorité des Français aujourd'hui,
07:47c'est tellement, en fait, la sécurité de leur capital
07:49que ça leur va bien, finalement,
07:51de se résigner sur des rendements
07:52qui sont un peu moins attractifs
07:53si c'est pour garantir à 100%
07:55la sécurité de leur capital.
07:56Et pour autant, il y a quand même,
07:57dans ces placements d'attente, deux catégories.
07:59On va avoir des taux variables
08:00qui vont peut-être subir ces baisses de taux
08:01et donc délivrer des fonds monétaires
08:04qui vont descendre au fur et à mesure
08:05que les taux vont baisser,
08:06notamment les taux courts,
08:08bien qu'on n'ait pas trop de certitude là-dessus encore.
08:10Alors qu'on va aussi avoir des placements à taux fixe
08:12de type compte à terme
08:13où là, on peut se permettre de sécuriser un rendement
08:14qui est garanti depuis le premier jour
08:15sur toute la durée du placement.
08:17Et donc, du coup, c'est aussi pour ça,
08:18pour cet environnement,
08:19qu'en ce moment,
08:20les placements à taux fixe
08:21sont davantage favorisés par les Français.
08:23En tout cas, c'est ce qu'on voit chez Swive en ce moment.
08:25Et puis, on le rappelle,
08:26en termes d'investissement,
08:28rester à l'écart, être tranquille,
08:30ne pas faire de mouvement,
08:31c'est aussi prendre une grande décision d'investissement.
08:33Ce n'est pas que acheter ou vendre.
08:35Et là, on est spécifiquement dans une période
08:37où, tiens, lundi 8 septembre,
08:40il y a quand même un vote de confiance
08:41à l'Assemblée nationale.
08:42Il y aura une édition spéciale
08:44où on bouscule un petit peu l'antenne
08:45sur BFM Business.
08:46Ce sera la France sans cap.
08:48On a choisi d'introduire cette spéciale
08:52avec ce titre-là,
08:53mais évidemment avec des commentaires.
08:55Il y aura Guillaume Paul,
08:56toute l'après-midi,
08:57pour commenter un petit peu ce qui se passe.
08:59On sera là pour commenter
09:00les éventuelles réactions de marché.
09:04Bon, voilà.
09:04Au milieu de cette incertitude,
09:06et vous parliez d'absence de rendement,
09:07Karen, c'est intéressant,
09:08il y a quand même un actif
09:09qui n'a pas de rendement,
09:11qui est réputé sans rendement,
09:12mais que tout le monde s'arrache en ce moment,
09:14et c'est l'or.
09:15Et c'est vrai qu'on en a parlé toute la semaine.
09:18Maintenant, c'est bien de mettre les choses
09:20en perspective du côté des matières premières.
09:22L'or, ou la baromètre du stress,
09:25de la volonté de lutter contre l'inflation,
09:27de la volonté de mettre ses sous
09:29sur une réserve de valeur.
09:31Oui, mais si on recadre ça
09:32dans l'ensemble des matières premières,
09:33ce n'est pas la même.
09:35Et vous avez retenu un chiffre
09:36qui est très intéressant,
09:37c'est qu'on a des plus hauts
09:39sur l'once d'or fin,
09:41mais on a des plus bas sur le prix du riz.
09:44Et ça, c'est vraiment à mettre en équivalence
09:46et c'est très intéressant.
09:47En fait, oui, il ne faut pas tout mélanger
09:49parce qu'actuellement,
09:50c'est vrai que toute la partie matières premières
09:52agricoles est totalement en baisse,
09:54que ce soit le riz, le blé, etc.
09:56Donc, on est sur des niveaux relativement bas historiquement.
09:59Mais c'est vrai que le riz, comparé à l'or,
10:02il est au plus bas de l'or.
10:03Donc, on revient toujours un peu aux fondamentaux.
10:05Le climat, les améliorations,
10:07la pression sur les tarifs douaniers
10:10qui ont été mis en place.
10:12Et puis, de l'autre côté,
10:12on a vraiment l'or qui continue de progresser
10:15et qui est devenu, attention,
10:16lui, il n'est pas...
10:18Enfin, même s'il est utilisé
10:19par les ST microélectroniques
10:22pour faire des composants, etc.,
10:23pour la conductivité.
10:25C'est vrai que ça leur coûte plus cher,
10:26mais en fait, aussi,
10:27il est là pour aussi
10:29dans le bilan des banques centrales.
10:32C'est-à-dire que là,
10:33elles ont fait pour la première fois
10:34depuis bien longtemps,
10:36l'or a dépassé le stock.
10:39Il y a plus d'or dans les banques centrales
10:41qu'il y a de très heureux bonnes américains
10:43aujourd'hui.
10:44Donc, c'est marqué par quoi ?
10:45Par la Russie.
10:45La Chine, qui, eux,
10:46tente un peu de se dédolariser
10:48et du coup, mise sur l'or pour avancer.
10:51Et en même temps,
10:52il y a aussi ce problème
10:53de crédibilité de la banque centrale américaine
10:56qui semble vraiment là
10:57sous pression maximale de Donald Trump.
11:00Exactement.
11:00C'est la première fois
11:01que la Fed est attaquée
11:02de cette manière-là
11:02en matière de pression politique,
11:04sans doute.
11:04Exactement.
11:06Et puis, c'est pas fini
11:07parce que je crois
11:07qu'il y avait aussi quelques CV
11:08qui avaient été retenus
11:09pour quelques remplaçants.
11:11Et du coup, en tout cas,
11:13ils sont tous pro-Trump
11:14pour le moment.
11:15Mais en tout cas,
11:16on voit bien que Trump
11:17ne veut pas que la devise
11:19soit plus forte,
11:20notamment aux US.
11:20qui profitent quand même
11:22à l'euro actuellement.
11:24Et aussi,
11:24pour toute cette partie
11:25Fed et monétaires,
11:26ils sont quand même
11:27un peu pas envoyés
11:29peut-être de l'autre manière.
11:30Donc, comme vous disiez,
11:32la planche à billets
11:32n'a jamais autant marché.
11:33Et donc,
11:34il faut se méfier aussi
11:34des cryptos
11:35et de toute autre devise parallèle.
11:38J'y pense, Karen,
11:39vous vouliez réagir déjà.
11:41Non, non, mais oui,
11:42je disais effectivement
11:43que le riz n'étant pas
11:44une valeur refuge,
11:45il n'a pas subi
11:46cette superbe performance
11:48de l'or.
11:49Et oui, je disais
11:49que ça participe finalement
11:51de cet même appel
11:52à la prudence
11:53où on sait bien
11:53que l'or,
11:54en n'étant pas un actif
11:55d'attente
11:55ou un actif sans risque,
11:56mais pour autant
11:57étant vraiment
11:57une valeur refuge
11:58historiquement,
11:59est la seule qui persiste
12:00puisque finalement,
12:01le dollar ne l'est plus tant
12:02et les bons du trésor
12:03aussi,
12:03on peut se poser la question.
12:04Donc, c'est ce qui explique
12:06aussi ce rallye
12:07qu'il y a eu sur l'or
12:07et ce niveau historique
12:09de 3500 dollars à l'once.
12:12Non, c'est assez fou.
12:14Alors, j'allais dire,
12:15dans cette période
12:15de prudence
12:16où on parle que d'or
12:17et de Luxembourg,
12:18encore une fois,
12:19on va remettre
12:19les choses en perspective,
12:20pas de panique,
12:21tout va bien,
12:22on ne prend pas
12:22des décisions
12:23dans la précipitation,
12:24mais on sent que
12:26toute l'ouverture
12:27qui a été faite,
12:27on parlait juste
12:28des cryptos,
12:29toute l'ouverture
12:29qui a été faite
12:30sur les cryptomonnaies,
12:32sur la réserve de valeur
12:33que représente le bitcoin,
12:34l'Ether, etc.
12:36Là, il y a un coup d'arrêt
12:37archi-brutal
12:38sur les dernières semaines.
12:40Karen ?
12:41Disons que,
12:41moi, de mon point de vue,
12:43je suis vraiment
12:43plutôt une aficionnada
12:44de la prudence
12:45et du sans risque,
12:46donc certainement pas
12:47de la volatilité
12:47des cryptos.
12:48Et je ne sais pas
12:49si les Français
12:50se représentent
12:50le niveau de volatilité
12:51des cryptomonnaies
12:52versus des actifs traditionnels,
12:53même des marchés actions
12:54qui sont déjà
12:55les marchés les plus volatiles
12:56qu'on a dans les marchés traditionnels,
12:57mais c'est juste
12:57même pas le même ordre
12:58de grandeur.
13:00Donc oui,
13:00j'ai toujours du mal
13:01à me représenter
13:02les catégories d'actifs
13:04cryptomonnaies
13:04comme des valeurs refuges,
13:06bien que le seul argument
13:07qui tienne,
13:08ce soit que sur le bitcoin
13:09spécifiquement,
13:09comme il y a un nombre
13:10limité de bitcoins
13:12qui peuvent être émis
13:12et que ça ne va pas être sujet
13:14à des politiques
13:15de banques centrales
13:16qui peuvent émettre
13:16de la monnaie
13:17quand elles le souhaitent,
13:18il y a ce filet de sécurité
13:20du nombre de bitcoins
13:21qui crée une sorte
13:22de filet de valeurs refuges.
13:24Mais je n'ai...
13:25Enfin, voilà,
13:26je ne recommanderais pas
13:28cette allocation
13:28en tant que valeurs refuges.
13:29Très alternatifs
13:30et c'est quand même...
13:31On en parle logiquement
13:33un petit peu moins
13:33en ce moment
13:34parce qu'en termes
13:35d'incertitude,
13:36là, on ajoute
13:36de l'incertitude
13:37à l'incertitude finalement.
13:39Exactement.
13:39Non, mais il faut continuer
13:39de diversifier son portefeuille
13:41et voilà,
13:43et ne pas être
13:44que monoproduit
13:45aussi en même temps.
13:47Le secret,
13:47ne jamais mettre ses oeufs
13:48dans le même panier,
13:49diversifier
13:49et puis arbitrer
13:51et la rentrée,
13:52c'est une période
13:53d'arbitrage
13:53archi importante.
13:54Merci d'avoir été avec nous,
13:56Karen Lorre-Mregen
13:57de Swave
13:58et Olivier Lechevalier,
14:00directeur général
14:00de Death Edge.
14:01Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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