- il y a 4 mois
Jeudi 11 septembre 2025, retrouvez Alain Pitous (Senior Advisor ESG), Laurent Saint-Aubin (Directeur de la gestion Actions, Sofidy), Nuno Texeira (Directeur Analyses et Stratégie, Vega Investment Solutions) et Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Bourse, votre rendez-vous bourse en direct sur Bsmart4Change tous les jours en direct de 17h à 18h.
00:18On décrypte les enjeux et les actualités macroéconomiques et financières dans le studio de Bsmart4Change,
00:24une émission que vous pouvez évidemment retrouver en replay sur bsmart.fr mais aussi écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:32Au sommaire de cette édition, nous reviendrons bien sûr sur la décision de la Banque Centrale Européenne de ne pas toucher à cet haut directeur à l'issue de sa réunion de politique monétaire aujourd'hui.
00:41Mais surtout, nous demanderons à nos invités si Christine Lagarde, dans son discours après avoir dévoilé cette décision,
00:49si Christine Lagarde a réussi à convaincre dans un contexte particulier aujourd'hui en Europe, avec un impact des droits de douane au négocier avec les Etats-Unis encore incertain,
00:58mais aussi une crise politique et budgétaire en France.
01:01Vous aurez le résumé donc des estimations en matière d'inflation, de croissance de la BCE dans un instant d'entendance, mon ami.
01:09On rappelle également que sur la France, Christine Lagarde n'a pas commenté directement la situation budgétaire française et en matière de perspective économique.
01:19Celle-ci a estimé que des droits de douane plus élevés, un euro plus fort et une concurrence mondiale devraient tout de même freiner la croissance pour le reste de l'année,
01:26mais que cela devrait s'estomper l'année prochaine.
01:28Vous en aurez le résumé complet dans un instant.
01:30Nous reviendrons bien sûr sur le chiffre de l'inflation aux Etats-Unis, publié aujourd'hui également.
01:35Celle-ci qui progresse de 0,4% sur un mois et de 2,9% sur un an en août.
01:40Des chiffres qui sont globalement conformes aux attentes des analystes.
01:44Dans sa version Coeur, l'inflation ressort en hausse de 0,3% sur un mois et de 3,1% sur un an.
01:51Des chiffres qui interviennent après la publication des prix à la production hier au mois d'août également,
01:55qui sont ressortis en progression de 2,6% sur un an et en recul de 0,1% sur un mois.
02:01Ces chiffres alimentent-ils l'hypothèse d'une baisse des taux de la Fed lors de sa prochaine réunion de politique monétaire ?
02:09Quelle serait cette baisse si cela alimente ce scénario ?
02:12Nous poserons la question à nos invités dans un instant également.
02:16Et puis enfin, dans Marché à thème, le dernier quart d'heure thématique de Smart Bourse,
02:20nous nous demanderons quel impact l'environnement économique et l'environnement de taux peut avoir sur les foncières cotées.
02:26C'est une thématique que nous traiterons avec Laurent Saint-Aubin, directeur de la gestion action chez Sofidi.
02:32On se retrouve tout de suite dans Smart Bourse.
02:39Et nous commençons, comme d'habitude, cette émission avec Tendance, mon ami,
02:48le résumé complet de l'actualité boursière du jour avec Pauline Grappetel.
02:51Bonjour Pauline.
02:52Bonjour.
02:52Alors Pauline, on démarre avec la décision monétaire de la BCE.
02:56Oui, sans surprise, elle a laissé ses taux directeurs inchangés.
02:59Le taux de facilité de dépôt est maintenu à 2%.
03:02La BCE a également mis à jour ses prévisions d'inflation et de croissance.
03:06Pour la croissance, elle relève sa prévision de 0,9% à 1,2% en 2025.
03:12Pour 2026, la prévision est revue en légère baisse à 1% et pour 2027, elle reste inchangée à 1,3%.
03:20Et en matière d'inflation, Pauline ?
03:22Les prévisions sont très légèrement relevées pour 2025.
03:24Elles devraient s'établir à 2,1% au lieu de 2%.
03:28Pour 2026, la BCE la projette à 1,7% puis à 1,9% en 2027.
03:35Christine Lagarde confirme que la BCE maintient une approche data dependent, meeting par meeting, pour décider de l'évolution de sa politique monétaire.
03:42Alors on parle de l'inflation en zone euro, mais le deuxième rendez-vous de la journée, c'était l'inflation aux Etats-Unis, Pauline.
03:46Oui, pour le mois d'août, l'inflation américaine progresse de 0,4% sur un mois et de 2,9% sur un an.
03:52Dans sa version cœur, hors alimentation et énergie, elle ressort en hausse de 0,3% sur un mois et de 3,1% sur un an.
04:00C'est parfaitement conforme aux attentes.
04:02Est-ce que ces nouvelles données font bouger les marchés obligataires, Pauline ?
04:05Le rendement américain à 10 ans poursuit sa détente autour de 4%.
04:09En Europe, le rendement allemand à 10 ans reste stable autour de 2,65% après la décision de la BCE.
04:16Le rendement français de même échéance évolue autour de 3,45%.
04:20Sur le marché des changes, l'euro-dollar se traite autour de 1,730 aujourd'hui.
04:24Et quelle réaction sur les marchés actions ?
04:26En Europe, les indices actions évoluent dans le vert.
04:28Le CAC 40 gagne jusqu'à 1% au cours de la séance et repasse au-delà des 7800 points.
04:34C'est d'ailleurs sa quatrième séance de hausse consécutive.
04:38Aux Etats-Unis, les indices sont en hausse.
04:40Le S&P 500 et le Dow Jones inscrivent de nouveaux records absolus, tout comme le MSCI World.
04:46On note du côté des valeurs, Pauline, que Kering est en hausse.
04:50Oui, en hausse de plus de 2% après avoir annoncé ne pas acquérir la totalité de la maison de couture italienne Valentino avant 2028,
04:57alors que Kering détient déjà 30% du capital.
05:00Et on finit avec l'agenda de demain. Quel sera l'agenda demain, Pauline ?
05:02Les investisseurs regarderont demain les secondes estimations d'inflation pour la France, l'Allemagne et l'Espagne pour le mois d'août.
05:10Au Royaume-Uni, ils seront attentifs à la balance commerciale et à la production industrielle de juillet.
05:15Ce soir, Adobe publiera ses comptes après la clôture des marchés.
05:19Voilà, donc tendance mon ami. Le résumé complet de l'actualité Boursa du jour par Pauline Grattel.
05:22Merci, Pauline. Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Planète Marché.
05:36Et c'est parti pour Planète Marché, une quarantaine de minutes ensemble pour décrypter les tendances,
05:41mais aussi les actualités de la Planète Marché avec trois experts.
05:45Ce soir, nous avons le plaisir d'être accompagnés de Laurent Martin.
05:48Tout d'abord, bonsoir Laurent Martin. Bonsoir Nicolas.
05:51Trésorier au sein de la direction administrative et financière de CIBTP France.
05:55On a le plaisir d'accueillir également Nuno Texera. Bonsoir Nuno Texera.
05:58Bonsoir Nicolas.
05:59Vous êtes directeur analyse et stratégie de Vega Investment Solutions.
06:02On a le plaisir d'accueillir également Alain Pitous, senior advisor ESG.
06:05Bonsoir Alain Pitous. Bonsoir.
06:06Va-t-on parler d'ESG ce soir ? Peut-être un petit peu, mais est-ce encore un sujet sur les marchés en septembre 2025, Alain Pitous ?
06:12Attention, restez polis.
06:14On va évidemment parler de la décision de politique monétaire de la BCE, de l'inflation aux États-Unis, d'indépendance des banques centrales.
06:21Mais surtout, peut-être, on va commencer avec vous, Nuno Texera, peut-être une vision un petit peu globale.
06:26On a l'impression que cette semaine, une nouvelle en chasse une autre.
06:30Alors parfois, c'est une nouvelle politique.
06:31Un Premier ministre en France qui n'a pas la confiance accordée par l'Assemblée nationale.
06:36On a dans la foulée une France qui emprunte, alors pas longtemps, mais un petit peu plus chère que l'Italie sur une petite période, notamment sur des émissions sur le marché secondaire.
06:48On a ensuite donc une attente de la décision politique monétaire de la BCE qui ne change pas grand-chose, ce à quoi les marchés s'attendaient.
06:56Et on a en ligne de mire cette notation de Fitch demain vendredi qui inquiète beaucoup, en tout cas d'un point de vue politique et économique.
07:05Est-ce que ça inquiète aussi d'un point de vue financier ? On le verra dans un instant.
07:07Mais comment est-ce que vous analysez cette séquence de début d'année ?
07:11J'ai volontairement laissé de côté les sujets d'intelligence artificielle qui font bondir les marchés aux États-Unis dès qu'on en voit beaucoup dans les résultats.
07:18Oui, alors ce qui se passe en France, c'est important pour nous.
07:20Mais c'est vrai qu'à l'échelle mondiale, c'est un épiphénomène.
07:26Ça ne va pas faire bouger les marchés tant que ça ne va pas déstabiliser la zone euro.
07:31On en est loin. Pour l'instant, les agences de notation, en fait, les agences de notation, elles enterinent un état de fait en général.
07:40Ce n'est pas les agences de notation qui donnent vraiment le ton.
07:44Le spread de la dette française reflète déjà un certain nombre d'inquiétudes.
07:48On ne le voit pas forcément s'écarter massivement parce que là, on est en train de gagner du temps.
07:54Finalement, on aura d'une manière ou d'une autre un budget, sans doute moins ambitieux que ce qui était prévu.
08:01Bien sûr. Pour ne pas dire au minimum pour que ça passe.
08:05Exactement. Voire même s'il n'y a pas de budget, il y a une reconduction des dépenses et des recettes.
08:12Là, c'est même plutôt assez vertueux d'une certaine manière.
08:18Donc, il n'y a pas de stress majeur.
08:23S'il devait y avoir un stress et une inquiétude de la part d'ABCE, ça serait à des niveaux peut-être à 150 de spread.
08:30Alors après, l'Italie.
08:31Donc, pardon, mais pas d'étonnement sur le fait que la situation de la dette française,
08:35parce qu'effectivement, on tourne cette émission en France, on regarde la situation politique
08:38et l'impact que les inquiétudes sur le budget peuvent avoir sur les émissions obligataires françaises.
08:45Mais ce n'est pas étonnant que l'ABCE n'en fasse pas un sujet aujourd'hui,
08:50quand elle prend la parole, quand Christine Lagarde prend la parole sur sa politique monétaire.
08:53Tout à fait. On n'est pas dans la situation ni de la Grèce ni de l'Espagne.
08:57On a une balance des paiements qui est autour de l'équilibre, voire excédentaire par moment.
09:02On est dans une situation où la charge de la dette, certes, augmente, mais on est sur du 2% du PIB.
09:12On est déjà connu plus élevé.
09:14Bien sûr.
09:14Le coût de la dette aussi qui est autour de 2% parce que, heureusement, dans les bonnes années où les taux étaient très bas,
09:19le Trésor a bien géré les échéances de sa dette.
09:23Donc, il n'y a pas de problème immédiat de solvabilité.
09:27En revanche, il y a un problème de trajectoire, il y a un problème d'instabilité politique, ce qui est nouveau pour la France.
09:33Bien sûr.
09:34L'Italie, maintenant, a trois ans de stabilité.
09:36Nous, on en est au cinquième Premier ministre en trois ans, donc c'est quand même inquiétant.
09:39Donc, c'est plus la dégradation.
09:41On ne voit pas comment les choses vont pouvoir se rétablir rapidement.
09:45Mais la France a d'autres problèmes, peut-être même plus importants que ceux de la dette, notamment au niveau de la dégradation du capital humain,
09:57d'une certaine manière, le niveau de formation qui se dégrade.
10:01On n'a pas assez de robotisation dans les usines.
10:05On a des problèmes de productivité.
10:08Et donc, c'est ça aussi qu'il faut pouvoir adresser.
10:11C'est compliqué avec un gouvernement qui change tous les ans ou tous les six mois.
10:15D'accord.
10:15Et c'est plus ça qui inquiète ça les marchés, même si le CAC 40, on l'a dit, dans Tendance Mon Ami, est en hausse à l'heure actuelle.
10:21Mais c'est plus ça qui aurait tendance à inquiéter les marchés plutôt que le sujet du budget.
10:24Je parle d'un stratégiste, un gérant actions, effectivement, qui regarde ce qui se passe sur le marché de l'obligataire,
10:29mais qui doit construire une stratégie aussi.
10:31C'est vrai qu'à court terme, on hésite à se remettre sur la dette française, même à ces spreads.
10:37Parce qu'il peut y avoir à un moment donné un moment de perte de confiance qu'on ne maîtrise pas,
10:43sur des mouvements sociaux, par exemple.
10:46On sent qu'il y a quand même une société qui est assez fracturée.
10:50Bien sûr.
10:51Un système politique qui est à bout de souffle.
10:54Donc tout ça, ça peut à un moment donné créer une étincelle qui peut mettre le feu aux poudres.
11:00Mais pour le moment, je dirais qu'il n'y a pas d'inquiétude immédiate.
11:04Et en tout cas, au niveau international, ça ne pèse pas.
11:08En revanche, c'est vrai qu'on peut se poser la question au niveau de la politique monétaire.
11:12Est-ce que les taux réels actuels, par rapport à la situation de l'ensemble de la zone euro,
11:17qui n'est quand même pas folichonne, les taux réels, est-ce qu'ils ne pourraient pas être un peu plus bas quand même ?
11:23Surtout qu'on a eu une appréciation de l'euro quand même assez significative,
11:26qui pèse sur la compétitivité des entreprises.
11:28Et peut-être qu'il y a un peu de pusillanisme de la part de la BCE
11:33qui pourrait peut-être aller un petit peu plus loin compte tenu d'une inflation qui est quand même sous contrôle.
11:38Oui, parce que là, on ne peut pas tirer de conclusion.
11:39Et après, on aura la réaction de Laurent Martin également.
11:42On ne peut pas tirer de conclusion, mais on a quand même l'impression que là, pour l'instant,
11:44tant qu'il n'y a pas de dégradation supplémentaire,
11:47il n'y aura pas de baisse de taux supplémentaire de la part de la BCE.
11:49Donc ça signe quelque part potentiellement un arrêt des baisses de taux de la BCE,
11:54selon vous, Nuno Texera ?
11:56C'est un peu ce que ça laisse entendre.
11:58Nous, on pense qu'il peut y avoir encore une ou deux baisses d'ici à la fin de l'année.
12:01On est carrément hors consensus.
12:03D'accord.
12:03Aujourd'hui, compte tenu de la décision d'aujourd'hui,
12:06on n'attendait rien pour aujourd'hui, mais on pense encore à octobre et à décembre.
12:11Laurent Martin, comment est-ce que vous analysez cette décision de politique monétaire ?
12:15Alors effectivement, qui n'est une surprise pour personne.
12:17Est-ce que vous avez écouté Christine Lagarde également ?
12:20Est-ce qu'il y a des choses qui vous ont marquées dans son discours ?
12:23Peut-être dans ses prévisions économiques, prévisions d'inflation,
12:26ou tout simplement en réaction au contexte économique actuel en zone euro ?
12:31Pardon, j'ai écouté la conférence de presse de Christine Lagarde.
12:36Au bout de la conférence de presse, il faut quand même avoir une autre,
12:40certaines ténacités.
12:41On sent l'attiration sur le plateau.
12:43Surtout dans le contexte où effectivement on n'attendait rien et que les questions sont assez tatillonnes, on va dire.
12:53Moi, je suis dans le consensus, je pense que la BCE ne baissera pas de nouveau ses taux d'ici la fin de l'année,
12:59que la marche est très haute pour qu'ils baissent de nouveau leurs taux, à fortiori d'ici la fin de l'année.
13:05Je suis d'accord avec ce que vient de dire Nino, c'est-à-dire qu'on peut imaginer des taux d'ici neuf mois, un an, qu'ils soient à 1,50.
13:15J'ai retenu une phrase intéressante de Christine Lagarde quand elle a été interrogée sur la France, la situation de la France, etc.
13:24Et elle a un petit peu biaisé, donc elle ne prend jamais position sur un pays en particulier.
13:30En revanche, elle a noté une chose, c'est que la dispersion des spreads dans la zone euro entre les pays a diminué.
13:39C'est-à-dire que la France est plutôt l'outsider par rapport aux autres pays de la zone euro.
13:43Donc la stabilité de la zone euro a plutôt augmenté dans les deux dernières années.
13:48Le spread Allemagne-Italie a diminué, le spread Allemagne-Portugal, Allemagne-Espagne.
13:53Et la France est plutôt l'outsider parmi les pays de la zone euro.
13:57Donc nous, effectivement...
13:58Le mauvais élève, on pourrait le dire comme ça ?
13:59Oui.
14:00D'accord.
14:01Oui, on peut dire ça.
14:05Après, ce qui me frappe, moi, depuis un an, et depuis qu'on sait que la BCE va baisser ses taux,
14:10elle les a quand même baissés de 250 points de base quasiment, c'est que les taux longs ne baissent pas.
14:17Et il n'y a pas que les taux longs français qui ne baissent pas.
14:19C'est-à-dire qu'on retrouve une courbe des taux un petit peu normale avec une prime de terme.
14:24On a aujourd'hui un ester à peu près à 2%.
14:30On a un 10 ans allemand à peu près à 2,60, 2,65, ce que disait Pauline tout à l'heure.
14:34Ça ne paraît pas être une pente de courbe des taux extraordinairement forte.
14:40Et moi, ce que je me demande un petit peu par rapport aux anticipations ou aux attentes de gens qui disent
14:45qu'il faudrait que la BCE baisse un peu plus, c'est est-ce que ça aura un impact sur les taux plus longs ?
14:50Ce n'est pas évident.
14:52D'accord.
14:52Et l'impact sur l'économie, c'est plutôt via les taux plus longs que ça se transmet.
14:57Sur l'immobilier en particulier.
14:58Sur l'immobilier en particulier, sur les crédits consos à 5, 6 ans.
15:02Je ne suis pas certain que ça ait un énorme impact économique sur la zone euro.
15:09Ce que j'ai retenu aussi, c'est les prévisions de croissance.
15:12Oui, bien sûr.
15:13Voilà, on est zone euro alors qu'on a deux pays qui vont très bien, l'Allemagne et l'Italie, pardon, excusez-moi, l'Espagne, l'Italie, la Grèce.
15:23Mais la Grèce est beaucoup plus petite, donc dans la moyenne de zone euro, elle ne pèse pas grand-chose.
15:28Et que malgré tout ça, on arrive péniblement sur des croissances entre 1 et 1,5, 1,3 même, pour les trois prochaines années.
15:36Et oui, il y a des vrais, vrais sujets de potentiel de croissance à adresser qui nous aideront à régler aussi peut-être les problèmes de déficit et de dette.
15:46Peut-être qu'on en parlera avec une thématique intelligence artificielle quand on voit qu'on arrive à mobiliser des fonds européens avec ASML qui investit dans Mistral et AI.
15:55Ça peut être un vecteur de potentiel de croissance.
15:58Est-ce que c'est un exemple potentiellement de réussite d'aller chercher des fonds européens pour investir dans le numérique et dans l'innovation européenne ?
16:07Absolument, absolument.
16:09Et c'était la teneur du rapport Draghi.
16:11Elle a aussi dit une deuxième phrase intéressante.
16:13C'est le rapport Draghi, il a un an et depuis un an, il ne s'est rien passé.
16:18Après, si on revient sur le cas de la France, on a parlé de Mistral, valorisé 14 milliards.
16:24Le fondateur en a 50%, potentiellement il a 7 milliards, potentiellement certains économistes voudraient lui en prendre 2%, alors que la boîte ne fait aucun bénéfice.
16:39Donc ça, c'est aussi une particularité de la France qui peut nous inquiéter aussi en France.
16:44Alors là, c'est peut-être à plus long terme, mais ça va venir très très vite.
16:47Il ne faut quand même pas oublier que dans maintenant 20 mois, 500 jours, on a une élection présidentielle très incertaine et que le stress sur la...
17:01Pardon, les petites tensions sur la dette française, je ne les vois pas diminuer d'ici l'élection présidentielle.
17:06Alain Pitous, j'aime bien cette idée. C'est vrai qu'on en parlait beaucoup, effectivement, au moment des élections européennes,
17:13mais ce rêve de l'union des marchés de capitaux qui est devenu ensuite l'union de l'épargne et de l'investissement.
17:19Je reprends cet exemple ASML et Mistral et Aïe. Alors ça a quelques jours maintenant, et puis c'est effectivement pas une société cotée, Mistral et Aïe, mais ASML l'est.
17:27Est-ce qu'il y a un premier pied vers l'idée de financement européen et de financement d'une croissance européenne par rapport à ce qu'on voit comme perspective de croissance de la BCE à l'heure actuelle ?
17:39Alors j'aimerais bien, mais non. Je pense que le point, si on regarde le plus petit commun dénominateur européen aujourd'hui, c'est la défense.
17:49C'est la seule chose où on peut dire qu'il y a vraiment une dynamique avec tout un tas de sujets, avec ceux qui sont très positifs, ceux qui vont quand même acheter des armes américaines, etc.
18:00Enfin, on est quand même sur quelque chose qui est assez partagé à l'échelle européenne. Il y a pas mal d'autres points qui ne sont pas partagés, en particulier les points que vous évoquez.
18:09Je pense qu'il n'y a pas une volonté énorme d'avancer sur le rapport de Raghi, d'avancer sur des intégrations plus fortes.
18:16On reste avec une Europe, je crois qu'il y a 300 opérateurs téléphoniques en Europe, un truc comme ça.
18:22Donc on est quand même très très loin du compte par rapport à ce qu'il faudrait faire.
18:27Donc non, je crois que là-dessus, il faut, sur la croissance attendue d'ici 2027, je crois pas qu'on décolle tellement des 1%.
18:35Et on évoque souvent l'Italie et l'Espagne, mais il ne faut pas oublier la masse de capitaux qu'ils ont récupéré de l'Europe.
18:42C'est 140 milliards à peu près pour l'Italie.
18:44Alors donnez-nous, ces 140 milliards en France, la situation serait quand même probablement nettement meilleure.
18:49Bon, après, qu'est-ce qu'on en aurait fait ?
18:51Oui, c'est ça.
18:52Comment on aurait fait les 32 heures payées 40 ?
18:56Mais bon, c'est quand même ça.
18:58Après, moi, ce que je trouve intéressant dans le débat en ce moment sur les banques centrales,
19:02et c'est valable pour la Banque centrale américaine, et on va le voir de plus en plus, je pense,
19:07et c'est très valable pour la Banque centrale européenne depuis le début de l'année,
19:09c'est la réduction des bilans.
19:11C'est-à-dire qu'en fait, on évoque souvent les niveaux de taux,
19:14et qui nous mobilisent, parce que c'est ce qui va driver beaucoup de crédits,
19:20et ça va driver l'économie quand même, globalement.
19:22S'ils passaient à 0 ou s'ils passaient à 4, on verrait vraiment très nettement la différence.
19:26Même chose aux États-Unis, on va le voir, je pense, quand ils vont baisser les taux,
19:28on le voit déjà sur les marchés.
19:29Est-ce que c'est une certitude maintenant que la Fed baissait les taux ?
19:31J'ai l'impression que oui, après, je ne suis pas devin.
19:34La question, c'est 25 ou 50, mais c'est ça ?
19:35Oui, c'est ça, et puis une grosse pression pour faire encore plus d'ici la fin d'année.
19:39Autant, il y a un débat entre mes collègues sur l'OBCE,
19:43mais il n'y a pas vraiment de débat, c'est-à-dire que tout le monde est assez d'accord.
19:48Enfin, aujourd'hui, on verra comment ça sera.
19:49En fait, la question, c'est qui baisse les taux ? Est-ce que c'est Trump ou Poel, c'est ça ?
19:52Oui, peut-être, oui.
19:53Mais à côté de ça, vous avez le bilan de la Banque Centrale Européenne
19:57qui a fortement baissé, qui continue de baisser.
19:59C'est-à-dire que la Banque Centrale Européenne ne rachète plus de dettes depuis quelques temps,
20:03ou plus beaucoup, beaucoup moins.
20:06Son bilan baisse, donc ça a un impact assez direct sur la croissance quand même,
20:11parce que c'est moins de capitaux qui sont disponibles.
20:13Et puis, ça aide aussi à repentifier, je pense, la courbe des taux.
20:16Quand vous achetez moins de longs, il y a tendance à tirer un peu vers ça.
20:20Et ça fait aussi moins d'euros en circulation.
20:25Donc, c'est aussi une des raisons pour lesquelles,
20:27entre la faiblesse du dollar et une petite force de l'euro,
20:30on se retrouve avec un euro qui a quand même plutôt monté.
20:32Et on se retrouve en fait dans une politique, pour les plus jeunes,
20:36vous ne vous en rappelez pas, mais nous, les vieux de la vie, on se rappelle,
20:39ça ressemble quand même pas mal à la Bundesbank, tout ça quand même.
20:42On ne veut surtout pas que la devise du pays baisse,
20:45quitte à avoir pendant des mois une activité assez à tonne.
20:48Donc, on est dans ce schéma-là et avec les Américains
20:51qui, eux, continuent d'acheter comme des brutes.
20:55Vous regardez tous les jours les achats qu'ils font de T-Bonds,
20:58c'est monstrueux.
20:59Donc, on est quand même dans deux visions très différentes.
21:05Et ça, si vous voulez, pour moi, c'est quand même quelque chose que je n'aime pas trop.
21:08C'est-à-dire qu'en fait, dans les bonnes périodes économiques,
21:11et je pense que c'est un peu dans l'esprit des investisseurs,
21:14dans les bonnes périodes économiques, les banques centrales sont assez alignées.
21:17C'est-à-dire qu'en fait, même si elles ne se parlent pas,
21:19elles font un peu la même politique.
21:20Aujourd'hui, c'est un peu quand même le foutoir, si vous voulez passer l'expression.
21:24Il y a la Banque centrale américaine, la Banque centrale européenne,
21:27la pauvre BE qui est la Banque centrale anglaise qui est un peu dans son coin,
21:31les Chinois qui essaient aussi de faire quelque chose dans leur coin,
21:33les Japonais qui sont quand même un peu satellisés,
21:35avec des taux longs qui montent fortement, ils sont un peu coincés.
21:38Donc, on est dans cette situation-là.
21:39Imaginez une crise, quelle qu'elle soit.
21:41Est-ce que les uns et les autres vont se parler ?
21:43Est-ce qu'ils vont se parler rapidement ?
21:44Ils vont finir par se parler, ils vont finir par régler le problème,
21:47il n'y a pas de débat.
21:47Mais on peut y avoir quand même quelques semaines un peu difficiles
21:50avec une période de Banque centrale qui serait un peu perturbée.
21:54Et puis, pour revenir sur la situation française,
21:56moi, je pense que le point,
21:59et c'est pour ça qu'on a une très grosse différence
22:01entre les investisseurs professionnels,
22:04des gens comme moi,
22:05et les particuliers.
22:07Les investisseurs professionnels, eux, ils sont quand même
22:09assez contraints par leur environnement
22:13et par leurs contraintes réglementaires
22:14qui les obligent d'être investis.
22:16Donc, bon, ça fait un débat qui est quand même assez...
22:19On ne peut pas, quand on est investisseur professionnel,
22:21être en dehors des marchés pendant six mois.
22:22C'est absolument impossible.
22:24Donc, ça génère des comportements
22:26qui sont quand même un peu différents
22:28de ce que font des gens comme moi
22:29qui peuvent dire,
22:30écoutez, restez six mois en cash.
22:32et des particuliers qui sont très inquiets
22:34de cette dette française qui est très élevée
22:36et qui a un impact.
22:37Alors, sur les marchés, on voit bien,
22:40mes collègues ne sont pas inquiets aujourd'hui
22:42parce qu'il y a des liquidités,
22:43il n'y a pas de risque majeur.
22:45À la dernière émission, il y avait deux.
22:47Oui, tout à fait.
22:48Et puis après, on voit les bancaires,
22:50les banques...
22:50Enfin, on voit...
22:51Il va y avoir une dégradation,
22:53très probablement, au vendredi.
22:54Les placements, les obligations bancaires
22:56se sont placées comme du petit pain cette semaine
22:57parce qu'il n'y a pas de stress
22:58sur les banques françaises aujourd'hui.
23:01Mais ce problème de la dette,
23:03il est très embêtant
23:03parce qu'il nous déclasse.
23:05C'est-à-dire qu'en fait,
23:06tant qu'on ne règle pas
23:08et tant qu'on n'améliore pas cette trajectoire,
23:10on ne dit pas qu'on va régler
23:10les 140 milliards qu'il faudrait aujourd'hui,
23:13mais tant qu'on n'améliore pas...
23:14Mais au moins, il sera la giclère.
23:15Voilà, c'est la trajectoire.
23:16Et ça nous empête pour deux sujets,
23:17pour moi, qui sont quand même très importants.
23:19C'est qu'est-ce qu'on pèse
23:20par rapport aux Allemands dans ce contexte-là ?
23:22Même les Italiens nous font la leçon aujourd'hui,
23:23ce qui est un peu toujours embêtant.
23:26Personnellement, ça me gêne toujours.
23:27Et puis, sur le plan politique international,
23:30c'est-à-dire que quand notre président
23:32s'agite en tous sens,
23:33c'est difficile d'être crédible
23:34quand vous n'arrivez même pas à régler...
23:35Quand on a une situation comme celle qu'on a...
23:37Et donc, les particuliers sont un peu stressés
23:39par rapport à ça, et je le comprends.
23:40Donc, ça fait un discours
23:41qui est quand même assez différent
23:43d'un type d'investisseur à l'autre.
23:44Un mot, Nuno Teixeira,
23:45en réaction à ce que dit Alain Pitou
23:46sur effectivement ces stratégies non coordonnées,
23:50alors pas forcément coordonnées
23:51parce qu'elles ne sont pas obligées
23:52de se parler, de se coordonner,
23:53mais ces stratégies,
23:55peut-être dans des directions différentes
23:56des différentes banques centrales
23:57pour nous amener effectivement
23:58à cette décision de la Fed
23:59de baisser ses taux
24:00et donc ce soutien à l'économie américaine,
24:03cette décision de la Fed
24:03de baisser ses taux
24:04anticipée par les marchés,
24:05rien n'est fait encore,
24:06même si le consensus est clair.
24:08Comment est-ce que vous analysez, vous,
24:10votre scénario, c'est une baisse de taux
24:12déjà de la Fed la semaine prochaine ?
24:14De quoi, 25 points de base, 50 points de base ?
24:16Plutôt 25.
24:17Plutôt 25.
24:18C'est une certitude pour vous ?
24:20Oui.
24:21En tout cas, une baisse de taux.
24:23Oui.
24:23Est-ce qu'elle sera de 50 ?
24:24Il nous semble quand même
24:25que la Fed devrait y aller progressivement,
24:28mais la trajectoire, elle est claire.
24:31De toute façon,
24:32on a une situation de dégradation quand même,
24:35même si elle est lente du marché de l'emploi,
24:38qui, je dirais, justifie
24:40d'une normalisation un peu plus marquée
24:45de la monétaire.
24:45Bien sûr.
24:47Il y a un sujet de financement du budget aussi,
24:50qui est très financé sur des échéances courtes.
24:54Et puis, il ne faut pas oublier que la Fed a ce double mandat,
24:58que n'a pas la BCE.
24:59Oui, bien sûr.
25:00Également piloter le marché de l'emploi
25:02et donc d'être quand même dans une forme d'anticipation.
25:06Je mettrai de côté les pressions de Trump,
25:09mais il est clair que pour 2026,
25:12elles vont être d'autant plus importantes.
25:15Elles le sont déjà.
25:17On parle même parfois d'une Fed assiégée.
25:20Donc, bon, ça veut tout dire.
25:23Est-ce que ça veut dire,
25:24parce qu'on a vu quand même cette opposition
25:27entre Donald Trump et Jérôme Powell.
25:29Là, Jérôme Powell, qui effectivement annonce,
25:33enfin, annonce, ouvre la porte, pardon,
25:35à une potentielle baisse de taux de la Fed
25:38lors de sa prochaine réunion de politique monétaire.
25:39On peut voir ça aussi comme céder quelque chose à Donald Trump
25:42ou pas du tout.
25:43C'est peut-être aussi tout simplement l'analyse des données
25:46et notamment les données sur le marché du travail qu'on a vu.
25:50Mais est-ce qu'une pression persistante de Donald Trump
25:53pourrait aller chercher une ou deux baisse de taux de plus ?
25:58Je pense que Jérôme Powell n'a plus rien à craindre de Donald Trump.
26:02Donc, il ne va pas céder à la pression.
26:03Simplement, son board, progressivement, va se déformer.
26:07Bien sûr.
26:08Il va être obligé, à un moment donné, d'en tenir compte.
26:13Si une grande partie du board est contre lui,
26:16c'est quand même compliqué pour lui de s'opposer.
26:18Il y a d'autres manières aussi pour Donald Trump
26:20d'affaiblir sa position en annonçant son successeur
26:24qui lui ferait des générations très doviges.
26:27Donc, tout ça va dans ce sens-là.
26:30Je pense que là, Jérôme Powell a l'opportunité de justifier sa politique
26:35par des données relativement factuelles,
26:38ralentissement du marché de l'emploi.
26:40Finalement, on a vu que l'impact inflationniste des droits de douane
26:44était relativement contenu pour l'instant.
26:48Pour le moment, oui.
26:48Probablement parce que les importateurs,
26:51finalement, le comportement de marge des importateurs
26:53fait qu'ils prennent sur eux une partie de ces droits de douane.
26:56Donc, on verra.
26:57Évidemment, il peut y avoir des effets de second tour,
27:00mais on ne les voit pas encore dans les salaires,
27:02de manière en tout cas très nette.
27:04Donc, c'est probablement un bon créneau en ce moment
27:09pour Jérôme Powell pour pouvoir, je dirais,
27:11aller un peu plus dans le sens d'une normalisation.
27:14De manière plus générale, sur l'économie américaine,
27:16comment est-ce que vous regardez ça chez Vega IS à l'heure actuelle ?
27:20Il y en a qui se posent la question de savoir si…
27:23J'ai l'impression que c'est une question qu'on se pose
27:24de plus nombreux mois quand même,
27:25de savoir si les États-Unis entrent en récession ou non,
27:27si on parle de récession technique ou autre.
27:29Comment est-ce que vous regardez, vous, cette économie américaine
27:32quand on voit effectivement que les marchés américains,
27:35eux, performent plutôt bien quand même ?
27:37Oui, tout à fait.
27:38On est sur une forme de soft landing
27:40puisqu'on a quand même une croissance
27:42qui a été réduite presque par deux cette année
27:46par rapport à l'année dernière.
27:48Le marché de l'emploi, on va dire, se normalise,
27:51mais on est encore sur des niveaux de chômage à 4,3.
27:55Ça va, quoi.
27:56Oui, bien sûr.
27:57La consommation malgré tout tient.
27:59Et puis l'économie tient beaucoup par l'investissement.
28:01On parlait de l'IA tout à l'heure.
28:02C'est vrai que là, il va y avoir un soutien
28:04de l'investissement de manière générale.
28:07On a aussi un budget aussi qui est là en soutien,
28:10plus la politique monétaire.
28:12Franchement, on ne voit pas de risque immédiat
28:15de récession aux États-Unis.
28:18Laurent, Martin, même question, votre scénario.
28:21Enfin, je pose quand même la question.
28:22Peut-être que vous avez un scénario qui n'est pas le même
28:24la semaine prochaine sur la Fed, mais j'ai quand même l'impression
28:27que c'est le consensus du marché à l'heure actuelle.
28:29La Fed va recommencer à baisser ses taux.
28:31Je pense qu'il y a exactement zéro chance
28:34que la Fed ne baisse pas ses taux la semaine prochaine.
28:37Ça n'est aucune sorte.
28:38En revanche, je vous avais posé la très bonne question.
28:41Est-ce que c'est Powell qui baisse les taux
28:42ou Trump qui baisse les taux ?
28:4425 points de base, c'est Powell qui baisse les taux.
28:4650 points de base, c'est Trump qui baisse les taux.
28:48D'accord. C'est comme ça qu'on analyse.
28:49Je pense que paradoxalement, le fait que Trump ait mis
28:52cette pression absolument incroyable sur Powell,
28:57en oubliant qu'il y a un board.
28:59Powell n'est pas tout seul.
29:00Bien sûr.
29:01Jusqu'au mois de juillet, tous les membres du board
29:03étaient alignés, peu ou prou, sur la position de Powell.
29:06Donc le fait de mettre cette pression invraisemblable
29:09sur Powell et sur la Fed pour qu'elle baisse les taux très vite
29:12est presque contre-productif.
29:15Donc 25, je pense qu'ils feront 25.
29:17Je m'attends à un discours, en revanche, plutôt accommodant,
29:23plus accommodant que ce qu'on a eu, un peu dans la lignée
29:25de ce que l'on a eu à Jackson Hole,
29:29mais avec quand même, là je diffère un petit peu avec Nino,
29:33sur l'impact des droits de douane, parce que les droits de douane,
29:36ce qu'on oublie, c'est qu'ils sont juste en place
29:37depuis le 1er août.
29:39Donc l'impact des droits de douane, avec en plus
29:41les importateurs américains qui ont importé massivement
29:44avant que les droits de douane ne se mettent en place,
29:47ils avaient anticipé.
29:48Donc ils ont constitué des stocks avant droits de douane.
29:52Et plusieurs membres de la Fed ont dit ça,
29:55c'est que l'impact des droits de douane va probablement
29:58être plus limité que ce qu'ils pensaient,
30:00mais peut-être plus étalé dans le temps.
30:03Et ce qui va être intéressant, c'est après.
30:05C'est ça, c'est dans 6 mois,
30:07quand tout aura été passé aux consommateurs
30:09ou passé en réduction de marge des entreprises,
30:12est-ce qu'on va avoir des effets de second tour
30:14sur l'inflation américaine ?
30:16Il y a un autre sujet qui, à mon avis,
30:19là aussi, certains membres de la Fed en ont parlé,
30:22c'est la nouvelle politique migratoire de Trump,
30:25qui est peut-être plus inflationniste que les droits de douane.
30:28Parce que ces trois dernières années,
30:30la croissance de la force de travail aux États-Unis,
30:35c'était essentiellement des immigrés.
30:37Si vous parissez l'immigration,
30:40voire vous renvoyez des gens dans leur pays,
30:42parce que l'immigration aux États-Unis,
30:44c'est une immigration de travail.
30:45Mais alors même que les chiffres de l'emploi
30:46montrent qu'il y a moins d'emplois qui sont créés.
30:48Mais moins d'emplois créés,
30:49ça peut vouloir dire que vous ne trouvez pas de personnes
30:51pour pourvoir l'emploi que vous voulez pourvoir.
30:54D'accord, d'accord.
30:55Ça peut vouloir dire ça aussi.
30:57Ce n'est pas forcément des destructions d'emplois.
30:59Ça peut être des entreprises
31:02qui ne trouvent pas de gens pour pouvoir les emplois.
31:05Et donc ça voudrait dire...
31:06On peut très bien avoir des...
31:09C'est un scénario,
31:10c'est un scénario un peu non-consensuel,
31:14mais on peut très bien avoir
31:15des créations d'emplois un peu plus faibles
31:17et malgré tout,
31:18des pressions salariales qui augmentent un petit peu.
31:20D'accord.
31:21Parce que le pool...
31:22Donc là, on a le pire des deux mondes.
31:23Ah oui.
31:24C'est pour ça que je pense que la Fed,
31:26aujourd'hui, je dirais que la Fed,
31:27dans les six mois qui viennent,
31:29elle peut baisser ses taux de 75
31:31sans points de base,
31:32sans trop de problèmes,
31:33sans affoler le marché.
31:34Ça nous mettrait des taux courts à 3,30,
31:373,25, 3,30.
31:39Avec une inflation qui est un peu en dessous de 3,
31:41bon, ça passe.
31:44Et c'est le après qui va être très intéressant.
31:46Si on voit que l'inflation,
31:47la désinflation s'est arrêtée,
31:50pas oublier aussi qu'on est à une inflation à 3,
31:52alors que le pétrole et l'énergie,
31:54depuis un an, ont beaucoup baissé.
31:55Bien sûr.
31:56Donc, les effets de base sur l'énergie
31:57vont aussi peut-être un petit peu diminuer.
32:01Donc, je pense qu'on va avoir six mois
32:03qui vont être extrêmement intéressants.
32:06Alain Pitous.
32:07Oui, sur le ralentissement de l'économie américaine,
32:10bon, il n'est pas tant.
32:11On voit bien, les chiffres sont quand même
32:12un peu moins bons.
32:13Moi, je trouve quelques signaux
32:16qui sont vraiment pas très bons,
32:17avec pas mal de défaillances d'entreprise,
32:19avec des cartes de crédit
32:21qui rencontrent de plus en plus de problèmes
32:23de la part des consommateurs.
32:26Des petits signaux comme ça
32:27qui sont quand même, je trouve, pas très bons,
32:30avec des licenciements dans la tech.
32:33Oui.
32:34Mais paradoxalement, en même temps,
32:36des vagues de licenciements
32:37qui ne sont pas négligeables.
32:39Oracle, la semaine dernière,
32:41je lisais des choses,
32:42c'est quand même d'une violence assez incroyable.
32:44Ils virent une personne sur dix.
32:46Vous arrivez le matin,
32:46quart d'heure après, vous n'êtes plus là.
32:47Enfin, c'est des choses...
32:49Ils tapent vraiment très, très fort
32:52pour limiter les coûts
32:53parce qu'ils savent que l'IA arrive.
32:54L'IA, ça peut coder.
32:56L'IA, c'est tout à fait.
32:58Mais pourtant, Oracle a annoncé hier
33:00un carnet de commandes sur 45 ans.
33:02Oui, mais ce n'est pas pour autant
33:03qu'ils ont quand même viré
33:05à peu près un dixième de leur staff.
33:07Donc, dans tous les échelons de l'entreprise,
33:10c'est quand même à prendre en considération.
33:12Alors après, je ne suis pas inquiet.
33:13Et d'ailleurs, c'est ce qui se passe
33:14sur les marchés aujourd'hui.
33:15On anticipe des baisses des taux.
33:16Quelques baisses des taux, Trumpienne,
33:20Powell, je ne sais pas quelle sera leur nature.
33:23Mais il y en aura pendant un moment
33:24parce qu'ils ont encore un peu de marge.
33:26Mais si l'inflation repassait gentiment vers 4 %,
33:29ça va quand même être assez difficile
33:31de justifier, d'aller plus loin.
33:32Donc, on va se retrouver dans une situation
33:34qui est quand même un peu bancale,
33:35avec un bilan de la Banque centrale américaine
33:38qui est quand même encore assez élevé.
33:39Donc, une situation qui n'est quand même
33:41pas ultra confortable.
33:42Surtout que si je comprends bien,
33:43puisque je reste sur l'emploi.
33:45Alors, effectivement, on a parlé des mauvais chiffres
33:47de l'emploi à l'heure actuelle.
33:48Vous parlez effectivement de l'impact
33:49de la politique migratoire
33:50qui pourrait aussi avoir un lien,
33:51créer des tensions sur le marché du travail.
33:53Et là, on parle d'entreprises
33:54qui annoncent des résultats à venir
33:57qui pourraient être pharaoniques,
33:59qui elles-mêmes licencient.
34:00Donc, en fait, il va y avoir un vrai sujet
34:02de travail-emploi aux États-Unis.
34:03Si je condense tout ce que vous me dites là.
34:06Si on regarde aussi en Europe,
34:07regardez ce qui s'est passé avec Novo Nordisk.
34:09C'est une boîte qui fait quand même de la croissance
34:11et qui licencie, je crois,
34:13c'est à peu près 10% aussi de son staff.
34:16Et ça, ça veut dire que quand les entreprises
34:18vont avoir des difficultés,
34:20si jamais elles rencontrent des difficultés,
34:21il va y avoir un ajustement sur le travail
34:23qui va être très rapide,
34:25parce que les entreprises n'ont que ça
34:26pour s'ajuster aujourd'hui.
34:28Donc, voilà, c'est une situation
34:29qui est quand même assez complexe.
34:31Malgré tout, vous regardez les marchés.
34:33Les marchés, eux, ils anticipent
34:34que les taux vont baisser,
34:35qu'il y aura la liquidité.
34:36Donc, small cap, mid cap,
34:39tout ça, gentiment, ça progresse.
34:40La tech, ça progresse.
34:42Alors après, il y a des gens
34:43qui vous disent que c'est cher.
34:44Alors, c'est vrai qu'il y a des boîtes,
34:47quand vous n'allez pas lentir,
34:48c'est 80 fois le chiffre d'affaires.
34:49Bon, c'est quand même un peu beaucoup.
34:50Oui, bien sûr.
34:51On se rappelle, pour ceux qui ont connu ça
34:53à la bulle 2000,
34:54on achetait le nom,
34:55on n'achetait pas les résultats financiers,
34:57ça ne servait à rien.
34:58On est à deux écarts-tips
34:59en termes de valeur.
34:59Oui, c'est...
35:01Et alors, à côté de ça...
35:02Ça commence à être impressionnant.
35:03Mais il y a ceux qui disent
35:04regarder l'avenir,
35:04peut-être que ce sera encore plus...
35:05Non, non, puis après,
35:06vous regardez Google
35:08a progressé autant que ses résultats.
35:11Le PE est toujours le même
35:12depuis cinq ans.
35:13Donc, la situation actuelle...
35:16Alors, si vous êtes un investisseur pro,
35:17vous restez investi,
35:18vous le restez porté.
35:19Et puis, si vous êtes investisseur
35:20et que vous avez le temps devant vous,
35:21laissez-vous porter gentiment.
35:23Par contre, les gens
35:23qui se posent la question
35:24d'entrer sur le marché,
35:26sur ces niveaux-là,
35:27moi, je me dis...
35:27Alors après, on rate parfois
35:28des opportunités en faisant ça.
35:30Parce que si on avait ces éléments-là
35:31il y a trois mois,
35:32on a quand même raté
35:32un beau bout de hausse.
35:34Mais qui s'est fait finalement
35:35sur quelques boîtes.
35:36Parce que si vous avez investi
35:38il y a quatre, cinq mois
35:39sur le cœur classique des marchés,
35:43vous n'avez pas fait
35:43une performance exceptionnelle.
35:44Du tout.
35:45Vous êtes assez loin
35:45des performances,
35:46des gros indices
35:47tirés par des Oracle,
35:49des Nvidia jusqu'à il y a quelques mois,
35:51des Palantir,
35:54des Google
35:55qui ont bien performé,
35:56des Apple qui ont bien performé
35:57depuis quelques semaines.
35:57Ça se retrace un petit peu.
35:59Donc, c'est une situation
36:01qui est quand même assez complexe.
36:03Tant qu'il y a de la liquidité,
36:04tant qu'on attend que les taux baissent,
36:05ne pas se précipiter,
36:06aller faire les oeuvres,
36:07se mettre en cash
36:08en attendant que ça se passe.
36:09Mais c'est tentant quand même.
36:11Il y a aussi ce sujet quand même.
36:14On a vu Oracle bondir de 30%
36:16sur la séance d'hier à Wall Street.
36:18Quand on regarde sur un an,
36:18c'est plus de 100% quand même
36:19de progression.
36:23On peut se poser...
36:24Alors, on peut se féliciter des résultats.
36:26On peut se féliciter...
36:27Qui n'était pas très bon d'ailleurs.
36:27Comment ?
36:28Qui n'était pas très bon.
36:28Qui n'était pas très bon.
36:30On peut se féliciter du carnet de commandes.
36:31On peut se féliciter potentiellement
36:34de l'impact qu'a la thématique
36:36intelligence artificielle
36:37sur ceux qui font des infrastructures,
36:38des data centers ou autre.
36:40Et on peut aussi se poser la question,
36:41comme l'a mentionné Alain Pitou,
36:42d'une bulle quand on voit
36:44qu'effectivement déjà il y a un an,
36:45l'intelligence artificielle,
36:47c'était la thématique porteuse
36:48que là, on atteint encore des stades
36:50encore plus impressionnants.
36:52Mais aujourd'hui,
36:54est-ce que c'est quand on...
36:55On peut difficilement passer à côté
36:56quand on a des stratégies
36:58sur les marchés financiers.
36:59Mais en même temps,
36:59est-ce que ça inquiète pas
37:00à un moment aussi de voir
37:01que le marché s'emballe autant
37:02sur cette thématique ?
37:04Oui, c'est clair.
37:05C'est clair que la tech aux Etats-Unis,
37:07c'est plus de 40% d'indices.
37:08Donc, c'est compliqué d'être en dehors.
37:12On a quand même aux Etats-Unis
37:14cette année des attentes de résultats
37:17qui sont assez correctes,
37:18autour de, je crois, 14%.
37:20C'est à peu près les estimations
37:23du consensus.
37:23C'est autour de 0 à 2 en Europe.
37:26Oui, bien sûr.
37:27Heureusement, on souffre
37:28notamment du niveau de l'euro,
37:32des droits de douane, etc.
37:33Donc, le problème, c'est qu'on est déjà
37:38dans une formation de bulle.
37:40Le problème, c'est pas de faire cette diagnostic,
37:45mais le problème, c'est que personne ne sait
37:46quand elle va éclater.
37:48Et donc, c'est hommage de...
37:50Voilà, tout le monde se dit,
37:52je vais en profiter des 15 ou 20% supplémentaires
37:56qui peuvent...
37:56Mais là, on est quand même
37:58à 22,5 fois le résultat.
38:01On est sur les niveaux à peu près
38:03du 19 février de cette année.
38:07On sent...
38:08Voilà, on est dans des territoires
38:10qui commencent à être un peu compliqués.
38:11Si les taux baissent significativement,
38:13ça va quand même aider les multiples.
38:15Bien sûr.
38:15Donc, ça va soutenir un peu.
38:17Moi, un peu, ma crainte,
38:19c'est que les volumes d'investissements
38:22qui seront annoncés dans l'IA,
38:24je me pose un peu la question
38:25de leur rentabilité.
38:26Je me dis, peut-être qu'il y a un peu trop
38:28parce que tout le monde doit y aller absolument.
38:31Donc, voilà, il faut essayer de raison garder,
38:36de peut-être pas mettre toutes ces billes
38:37sur le marché de la tech,
38:40tout en en ayant quelques-unes,
38:43parce qu'il y a évidemment
38:43de très, très belles valeurs dans la tech.
38:44Quelques-unes, ça veut dire 10% ou 50%
38:47quand on voit des performances pareilles ?
38:48Peut-être qu'au lieu d'être à 40%,
38:51d'essayer soit d'aller sur un indice écu pondéré
38:54sur le S&P,
38:56soit d'aller sur une pondération
38:57à 20 ou 25% de tech,
39:00parce que de toute façon,
39:01on ne peut pas l'éviter.
39:03Et puis, la tech européenne,
39:04ce n'est pas de même nature.
39:06Oui, bien sûr.
39:07L'Europe est plutôt devenue
39:08un marché assez value.
39:11Elle a toujours été,
39:12mais je dirais,
39:12un marché qui enfin récompense la value.
39:15Bien sûr.
39:15Et quand on regarde les performances
39:18du marché européen
39:20sur trois ans en euros,
39:22les États-Unis, l'Europe,
39:24c'est à peu près à parité,
39:26compte tenu des effets de change.
39:29Donc, voilà,
39:30il faut avoir un peu d'équilibre
39:31dans ses portefeuilles,
39:33comme toujours.
39:34Mais on n'est pas encore en territoire,
39:39il me semble,
39:40d'euphorie totale.
39:41où on a...
39:42Mais il faut le surveiller,
39:43il faut l'avoir en tête.
39:44Voilà, n'importe qui
39:45qui vous parle de Nvidia ou de...
39:48D'accord.
39:48Est-ce que les chauffeurs du taxi
39:49parlent de Nvidia ?
39:50C'est ça le...
39:51Alors, il n'y a peut-être,
39:52peut-être pas des valeurs de crypto,
39:56parce qu'il y a aussi le type de la crypto
39:57qui élève beaucoup de capitaux.
39:59Alain Pithou,
39:59vous voulez réagir en ce moment-là.
40:00Juste un mot,
40:01c'est...
40:01En fait, nous,
40:02on raisonne en Europe
40:03comme des financiers
40:04avec des résultats,
40:05des PE,
40:06des chiffres,
40:07des analyses financières.
40:08Les Américains,
40:09ils raisonnent
40:09comme des gérants de private equity.
40:11Et c'est une approche
40:11qui est complètement différente,
40:12en fait.
40:13C'est-à-dire qu'ils ne vont bien sûr
40:14pas vous vendre aujourd'hui
40:16quelque chose à 15 fois les résultats
40:17qui vaut 100 balles.
40:20Si demain,
40:20ça vaudra peut-être,
40:22ou dans 5 ans,
40:23ça vaudra peut-être
40:232, 3, 4, 5 000 euros.
40:25D'accord.
40:26Ils ne vont pas vous le vendre.
40:26Et alors, bien sûr,
40:27si ça peut faire
40:28ces 15 fois les résultats
40:29ou 50 fois les résultats
40:30ou 100 fois les résultats,
40:31ce n'est pas grave
40:31qu'ils se disent
40:32que cette boîte-là
40:33va prendre des parts de marché telles
40:34qu'elle va générer...
40:36Et c'est ce qui s'est passé
40:39sur Oracle hier.
40:40Ils raisonnent
40:41sur des perspectives
40:42de gains de parts de marché,
40:43etc.
40:44Et c'est un raisonnement
40:45qui est totalement différent.
40:46On n'est pas là-dedans.
40:47On n'est pas dans un raisonnement
40:48de private equity.
40:49Les gens qui ne vendent pas
40:50leur palantir aujourd'hui,
40:51c'est parce qu'ils se disent
40:52palantir dans 20 ans,
40:53dans 10 ans,
40:54ils raisonnent vraiment
40:54comme des investisseurs.
40:56Paradoxalement,
40:57c'est-à-dire qu'on imagine
40:58que c'est des gros traders
40:58qui achètent,
40:59qui vendent sans arrêt,
41:00mais la réalité,
41:00c'est que les gros investisseurs
41:01américains,
41:02ils achètent,
41:02ils restent dans un coin
41:03pendant des fois 5-10 ans.
41:05Ils vous sortent des performances
41:06en disant
41:07Nvidia,
41:07je l'avais acheté à 10
41:08et ça vaut 170.
41:11C'est une approche
41:12qui est totalement différente
41:13de la nôtre,
41:14surtout sur le secteur de la tech.
41:15Donc,
41:16ça justifie,
41:16enfin,
41:17ça explique.
41:19Ça explique,
41:20effectivement.
41:21Et comme ils raisonnent
41:22sur des private equity,
41:22ils disent,
41:23j'en mets 10,
41:24j'en aurais 5
41:24qui vont partir dans le décor,
41:253 qui vont me merdouiller
41:26et puis 2 qui vont faire Nvidia.
41:27Et bien,
41:28voilà quoi,
41:29bingo.
41:30Laurent Martin,
41:31sur cette thématique,
41:32d'intelligence artificielle,
41:34moi je disais crainte de bulle,
41:37Nuno Teixeira nous disait,
41:39elle est là,
41:39la question c'est effectivement
41:40quand est-ce qu'on va rentrer
41:42dans l'euphorie pure ?
41:43Comment est-ce que vous analysez ça,
41:44vous Laurent Martin ?
41:46Alors,
41:46je suis moins spécialiste
41:49des marchés actions,
41:51je suis assez d'accord
41:52avec Alain
41:54et avec Nuno aussi,
41:55on sent quand même
41:57qu'il y a cette euphorie,
41:58on sent aussi
42:02que,
42:03oui,
42:03dans 10 ans,
42:04l'intelligence artificielle,
42:05elle sera un petit peu partout.
42:07Moi,
42:07ce qui me pose
42:10comme question,
42:11c'est,
42:11est-ce que dans ce domaine
42:12de l'intelligence artificielle,
42:14projetons-nous à 10 ans,
42:15est-ce qu'on aura
42:16le même schéma
42:17que sur les réseaux sociaux
42:19ou la big tech,
42:19c'est-à-dire
42:20Win & Tech Soul ?
42:21C'est-à-dire qu'on aura
42:22une entreprise
42:24ultra-dominante
42:25et qui pourra sortir
42:26des marges de 70%,
42:28marge brut de 70%
42:30ou est-ce qu'on aura
42:31une vraie concurrence
42:32internationale
42:33de plusieurs boîtes
42:34auquel cas
42:35les investissements
42:36colossaux
42:37dans l'intelligence artificielle
42:38aujourd'hui,
42:39effectivement,
42:39ils risquent d'avoir
42:40une rentabilité
42:40relativement faible ?
42:42D'accord.
42:43C'est plus ça.
42:43Les Chinois arrivent
42:44à avoir des modèles économiques
42:46un peu plus abordés.
42:48C'est plus ça
42:48la question
42:49que je me pose,
42:50je n'ai pas la réponse.
42:52C'est qu'aujourd'hui,
42:53acheter,
42:54comme dans Toutes Ruyées
42:55vers l'or,
42:55acheter les vendeurs
42:57de pelles,
42:57de seaux et de tamis,
42:58c'est une bonne idée.
42:59C'est le cas d'or.
43:00C'est le cas d'or.
43:00Pour le coup,
43:00c'est...
43:01Acheter les méga caps
43:07parce que demain,
43:08elles vont développer
43:08des outils
43:09d'intelligence artificielle,
43:11est-ce qu'elles auront...
43:12Est-ce qu'elles pourront
43:13justifier la rentabilité
43:14de leurs investissements ?
43:16Ce n'est pas sûr.
43:17Et encore une fois,
43:18je n'ai pas la réponse.
43:18Même si je pense
43:19que dans 10 ans,
43:19oui, on a tous vécu
43:22l'essor de l'Internet.
43:24On sentait bien
43:25au début de l'Internet
43:25que l'Internet
43:26allait effectivement
43:28bouleverser nos vies,
43:29bouleverser nos habitudes.
43:32Bon, il y a des sociétés
43:33qui ont fait faillite.
43:35Il y a des rentabilités
43:36qui n'ont pas été
43:37au rendez-vous.
43:38Il y a certains créneaux
43:38qui ont été au rendez-vous
43:39et encore plus
43:40qu'au rendez-vous.
43:41Et après,
43:41il y a eu des applications
43:42de l'Internet,
43:43les réseaux sociaux
43:44en particulier.
43:45En 2000,
43:46lors de la bulle Internet,
43:47les réseaux sociaux
43:47n'existaient pas.
43:48Oui, bien sûr.
43:48Les boîtes qui sont
43:50aujourd'hui les stars
43:51de marché
43:52n'existaient pas.
43:54Oui, mais c'est vrai
43:55qu'il y avait,
43:55par exemple,
43:56il y avait Mico,
43:57c'est Microsoft,
43:58Intel, Cisco, Oracle.
43:59Oui, bien sûr.
44:00Il y a eu des survivants.
44:01Il y a eu des survivants.
44:03Mais peut-être pas
44:04au niveau de validation.
44:04Alors justement,
44:06on ne peut toujours
44:06jamais tomber
44:07dans le biais du survivant.
44:08Les choses qui,
44:09quand on discute comme ça
44:10sur les réseaux,
44:11sur Twitter,
44:12où les gens disent
44:12regardez,
44:13si on avait acheté
44:14Google, Apple
44:15il y a 20 ans,
44:17oui, mais si tu avais acheté
44:18de l'AOL,
44:18du J-Vendee
44:19et de l'Alcantel...
44:20Ou alors qu'on achète
44:22tout le monde.
44:22Alors, il faut,
44:23c'est ce que dit Alain.
44:24C'est 10 boîtes,
44:25il y en a 5 qui font
44:26merveille.
44:28Il y en a 3 qui se dérouillent
44:29à peu près,
44:29il y en a 2 qui sont des pépites.
44:31Mais par rapport
44:32au problème de concentration,
44:34moi, ce que je me dirais,
44:34c'est que l'architecture
44:36va être totalement corsetée
44:39par les gros.
44:39Je pense que là-dessus,
44:40c'est tels investissements
44:41que ce n'est pas Mistral
44:44qui va faire ces investissements-là.
44:46Par contre,
44:47et peut-être la différence
44:48par rapport
44:48au développement d'Internet,
44:51qui est quand même
44:52très grosse machine,
44:53il me semble,
44:54c'est un peu comme ça
44:54que je vois les choses
44:55et c'est ce qui se passe
44:56aujourd'hui avec les gros acteurs.
44:58Je pense que
44:58ce qui va faire le sel
45:01de l'IA,
45:01c'est les agents IA.
45:03C'est ce qui est le plus près
45:05du consommateur,
45:06du utilisateur final.
45:07Et ça,
45:08ça va être totalement,
45:10je pense que là,
45:11il n'y aura pas de grand gagnant.
45:14Parce que ça va être
45:14très, très morcelé.
45:15Parce que déjà,
45:16rien que les Chinois de leur côté,
45:17les Européens de l'autre,
45:18les Datas, etc.
45:19Et puis les Européens
45:19se développent eux-mêmes.
45:20Voilà, ça fait des choses
45:21qui sont quand même,
45:22je pense,
45:22beaucoup plus légères
45:23et qui d'ailleurs,
45:25à mon avis,
45:25posent un problème
45:26à tout un tas de boîtes
45:27de logiciels
45:27qui vont être conférencées
45:28par des gamins
45:30dans leur coin
45:31qui vont faire comme Mistral,
45:32qui vont développer des choses
45:33localement,
45:35qui se développent, etc.
45:36Et alors,
45:37il faut oublier,
45:38et je pense que le dernier,
45:39je finis là-dessus,
45:40pour moi,
45:40c'est le,
45:41attention parce qu'il y a 5 ans,
45:43on parlait tous du métaverse.
45:44Oui, c'est pas faux.
45:45C'est pas faux.
45:46Il y aura peut-être un peu
45:47de charpie un peu
45:49à droite à gauche
45:50sur les investissements
45:52hier, je pense.
45:53Merci Alain Pitou,
45:54senior advisor ESG.
45:55Merci Nuno Texera,
45:56directeur analyse et stratégie
45:57de Vega Investment Solutions.
45:59Merci Laurent Martin,
46:01trésorier au sein
46:02de la direction administrative
46:02et financière
46:03de CIBTP France.
46:05Merci à tous les trois.
46:06et quand à nous,
46:06on se retrouve tout de suite
46:07dans Marché à Thème.
46:19Et pour finir,
46:20cette émission Smart Bourse,
46:21comme d'habitude,
46:22Marché à Thème,
46:24le dernier quart d'heure
46:24thématique
46:25où aujourd'hui,
46:26nous allons nous intéresser
46:27aux foncières cotées,
46:29dans l'environnement,
46:30de taux actuels,
46:31quel impact cela peut-il avoir,
46:32à voir à quel impact cela a-t-il
46:34sur les foncières cotées.
46:35Pour en parler,
46:35nous avons le plaisir
46:36de recevoir sur le plateau
46:37de Smart Bourse,
46:38Laurent Saint-Aubin.
46:39Bonjour Laurent Saint-Aubin.
46:40Bonjour.
46:40Vous êtes directeur
46:41de la gestion action
46:42chez Sofidi.
46:43On va décrypter un petit peu
46:45ces foncières cotées
46:46en ce début d'année,
46:47en ce début d'année scolaire,
46:49en cette rentrée de septembre.
46:51Quelle tendance
46:52vous constatez, vous,
46:52justement,
46:53en cette rentrée
46:54sur les foncières cotées,
46:55Laurent Saint-Aubin ?
46:56D'abord,
46:57des résultats semestriels
46:59qui traduisent
47:01la meilleure santé du secteur,
47:04donc des revenus locatifs
47:06en hausse de 3 %,
47:08un coût de la dette
47:09qui reste contenu.
47:10D'accord.
47:11Et surtout,
47:12ce qui est très important,
47:13c'est une reprise
47:14de la valeur des patrimoines.
47:16Les patrimoines ont beaucoup baissé
47:18en 2022
47:20après le début de rebond des taux.
47:22Bien sûr.
47:23Et là,
47:23ils commencent à repartir.
47:25Donc,
47:25on est sur un secteur
47:26où on a à la fois
47:27une perspective
47:29de progression des dividendes.
47:31Donc,
47:31finalement,
47:31on embarque avec,
47:33en achetant ces valeurs,
47:35un dividende
47:35qui est en moyenne
47:36en zone euro
47:37de 5,5%.
47:38D'accord.
47:38Et en plus,
47:39un début
47:40de croissance des patrimoines.
47:42Donc,
47:42c'est finalement
47:43le fait
47:44d'une perspective
47:45de progression
47:46de la valeur
47:47de 8% par an.
47:49Alors,
47:49on peut se poser
47:50un certain nombre de questions
47:51quand même
47:51sur les foncières cotées.
47:52Bien sûr.
47:52Sur l'immobilier,
47:53en fait,
47:53de manière générale,
47:54dans le contexte
47:55de taux actuel,
47:55et on le disait
47:56dans la partie précédente
47:57de l'émission,
47:59la partie longue
48:00de la courbe des taux
48:01reste assez élevée.
48:03L'impact
48:03que ça peut avoir,
48:04c'est notamment
48:05sur le marché
48:06de l'immobilier
48:07avec un coût d'emprunt
48:08à long terme
48:09qui reste élevé.
48:10Comment est-ce que
48:11vous analysez
48:11l'environnement
48:12de taux
48:12à l'heure actuelle
48:13pour l'immobilier
48:15et plus particulièrement
48:16les foncières,
48:17Laurent Saint-Auble ?
48:17Effectivement,
48:20le marché du crédit,
48:22en particulier
48:22les échéances longues,
48:24on va parler
48:24du 30 ans,
48:26souffre
48:27finalement
48:28du changement
48:29de modèle social
48:31qu'on est en train
48:32de vivre
48:33en Europe,
48:34la fin de l'état
48:34de providence
48:35qu'on ne peut plus
48:36financer,
48:38les tensions politiques
48:39qui en découlent,
48:40et puis
48:41les déficits
48:42abyssaux
48:42aux États-Unis
48:43qui conduisent
48:45les investisseurs
48:45demandaient un peu
48:46plus de primes
48:47de risque.
48:47Mais en fait,
48:49les foncières
48:50sont sensibles
48:52à ça,
48:52un peu moins sensibles
48:54que dans le passé,
48:55mais la réalité,
48:56c'est quoi ?
48:57C'est que les foncières,
48:59elles se financent
49:00sur 5 ans et demi
49:02et pas sur 30 ans.
49:03D'accord.
49:04Que le coût moyen
49:05de leur dette
49:05aujourd'hui,
49:06il est 2,5% seulement.
49:08D'accord.
49:08Et le troisième point,
49:10c'est que malgré,
49:12si on regarde les taux
49:13sur les trois dernières années,
49:14les taux à 10 ans
49:15ou à 5 ans,
49:15ils ont plutôt
49:16une tendance
49:17à baisser
49:18et on a
49:19un début de reprise
49:20du marché
49:21des transactions.
49:22Ça,
49:22c'est très important
49:23puisque ça va
49:25crédibiliser
49:26la valeur
49:27des patrimoines.
49:28Donc,
49:29une foncière,
49:30c'est coté en bourse,
49:31mais ça,
49:31un patrimoine,
49:33en théorie,
49:33le cours de la foncière
49:34devrait être proche
49:36de la valeur
49:37de son patrimoine,
49:37ce qui est loin
49:38d'être le cas.
49:39On est sur des décotes
49:40de l'ordre
49:41de 30% aujourd'hui
49:42qui sont les mêmes
49:43qu'au moment
49:44de la crise
49:44du début
49:47des années 2010,
49:49la crise des subprimes.
49:50Et elle s'explique comment
49:50cette décote
49:51sur les foncières
49:52aujourd'hui ?
49:53Elle s'explique
49:54par le fait
49:56que les investisseurs
49:58veulent sans doute
49:59avoir plus
50:00de certitude
50:01sur la valeur réelle
50:03des patrimoines.
50:04Donc,
50:04on a quelques grosses
50:05transactions.
50:06On a eu
50:07le centre d'affaires
50:08Trocadéro
50:09qui vient d'être vendu
50:10un peu au-dessus
50:11des valeurs
50:12pour 700 millions
50:13il y a quelques semaines.
50:16Ce qu'il nous faudrait,
50:17c'est des petites transactions
50:18banales
50:18qui confortraient
50:20ça encore plus.
50:20Pour justifier les valeurs
50:20des patrimoines,
50:21si je comprends bien.
50:22Pour que d'une foncière
50:23à une autre,
50:24on se vende
50:24un peu d'immobilier
50:25pour que ça vienne
50:26justifier la valeur
50:27sur le marché
50:28du patrimoine
50:30de telle ou telle foncière,
50:31c'est ça ?
50:31Absolument, oui.
50:32Est-ce que la réunion
50:36de politique monétaire
50:37de la Banque centrale
50:38aujourd'hui
50:39a un impact
50:40sur les foncières ?
50:42Je retiens ce que vous
50:42m'avez dit.
50:43Les foncières se financent
50:44plus à 5 ans,
50:44à 30 ans.
50:45Donc, j'imagine que l'impact
50:46est relativement limité
50:47ou c'est à regarder de près
50:48quand même quand on analyse
50:50le marché des foncières ?
50:51On regarde ça de près.
50:53On regarde
50:53Christine Lagarde
50:56religieusement.
50:57Cela étant,
50:58elle ne modifie pas
51:00les taux.
51:00Bien sûr.
51:01Elle explique
51:03que les perspectives
51:04de croissance
51:04finalement restent
51:06correctes en Europe.
51:08Donc, on n'est pas
51:09dans l'urgence
51:10de devoir baisser les taux.
51:12Et malgré le fait
51:13qu'elle réduit
51:14ses anticipations
51:15d'inflation
51:16pour 2027
51:17en dessous
51:18de la fameuse
51:18target magique
51:19de 2%.
51:21Il n'y a rien à attendre
51:22de la baisser
51:24à court terme.
51:25Par contre,
51:25il y a beaucoup
51:26à attendre
51:27de la part
51:28de la Réserve fédérale
51:29américaine,
51:30compte tenu en particulier
51:31d'un ralentissement
51:32du marché de l'emploi
51:33qui se confirme
51:34encore aujourd'hui
51:35avec les chiffres
51:37des indemnités,
51:39des demandes
51:40d'indemnités
51:40de chômage.
51:41Donc, ça,
51:43c'est un quelque chose
51:44de sans doute
51:46plus important,
51:47un détonateur
51:48plus important.
51:49Même pour des foncières
51:50européennes ?
51:50En particulier,
51:51aussi pour les foncières
51:52européennes.
51:53Les marchés
51:53sont mondialisés.
51:56Je ne suis pas
51:57extrêmement enthousiaste
51:59sur les perspectives
52:00de croissance européenne.
52:01Peut-être qu'on est
52:04de toute façon
52:04contre une
52:05de la démographie,
52:06de l'arrêt,
52:08on est plutôt
52:10sur une perspective
52:11de croissance
52:12vraiment faiblarde.
52:14Les ménages
52:15ne vont pas tirer
52:16éternellement
52:16sur leur épargne
52:17et d'alourdissement
52:19d'ailleurs
52:19de la pression fiscale.
52:21Justement,
52:22quand on regarde
52:23une classe d'actifs,
52:23je trouve toujours
52:24intéressant de regarder
52:25en matière
52:25de spécificité
52:27ou de zone géographique.
52:29Là, on a évoqué
52:30effectivement
52:30les foncières
52:32dans leur ensemble.
52:33Comment est-ce
52:33qu'on les différencie ?
52:35Comment est-ce
52:35qu'on les dissocie ?
52:36Est-ce que les tendances
52:36sont les mêmes ?
52:37Par exemple,
52:37si on prend une foncière
52:38de commerce,
52:39une foncière de bureau,
52:39par exemple,
52:40est-ce que les tendances
52:41sont les mêmes
52:42quand on rentre un peu plus
52:43dans le détail
52:43et dans la micro ?
52:44C'est un tout petit secteur
52:45mais avec beaucoup
52:46de classes d'actifs
52:48puisque vous avez
52:49effectivement
52:49bureau,
52:50commerce,
52:50logement,
52:51mais vous avez aussi
52:52entrepôts de data center,
52:54des actifs de santé,
52:55etc.
52:56Donc les taux de croissance
52:57sont différents.
52:59Ce que je trouve intéressant,
53:01moi,
53:02c'est les valeurs
53:03où il y a une vraie croissance.
53:05Donc on trouve ça
53:06sur les entreprises
53:07effectivement sensibles
53:08à l'explosion
53:09de l'intelligence artificielle
53:11qui a besoin
53:11d'entrepôts,
53:12de data center.
53:13D'accord.
53:13Donc ça,
53:14c'est une thématique porteuse
53:14sur les foncières ?
53:15C'est une thématique porteuse.
53:16On trouve ça aussi
53:17sur les foncières
53:18de logistique
53:19en Europe de l'Est.
53:20D'accord.
53:20En fait,
53:22les exportations chinoises
53:24vers les États-Unis
53:25se réduisent.
53:27Les Chinois
53:27ont envie
53:29d'exporter plus
53:29en Europe
53:30et donc ils implantent
53:32des entrepôts
53:33en Europe de l'Est.
53:34Donc ça,
53:34ça soutient
53:35les foncières européennes
53:37actives
53:38dans ce domaine-là.
53:39C'est intéressant
53:40parce que le sujet
53:41effectivement de volonté
53:41de la Chine
53:42d'exporter plus
53:43en Europe,
53:43ça peut nourrir
53:44des inquiétudes
53:45sur certains secteurs
53:46d'activité.
53:46Mais alors pour le coup,
53:47pour les foncières,
53:47c'est plutôt une opportunité
53:48en Europe de l'Est
53:49si je comprends bien.
53:49D'accord.
53:50Et puis le dernier point,
53:51c'est qu'il y a
53:52une relique du passé
53:55qui est
53:56les foncières de commerce.
53:57Les foncières de commerce
53:58ont été très attaquées
54:00avant et pendant le Covid
54:02à cause du développement
54:03du commerce électronique
54:04et de la fermeture
54:04des magasins.
54:05Il en reste
54:06quelque chose.
54:09Les foncières de commerce
54:10qui ont bien redémarré,
54:13qui affichent
54:14des chiffres
54:14de croissance solides,
54:16en particulier celles
54:17qui ont des grands
54:18sens commerciaux,
54:19se payent beaucoup
54:20moins cher aujourd'hui
54:21que les foncières
54:22de bureaux.
54:23D'accord.
54:24Ce qui me paraît
54:25un peu illogique.
54:27Les foncières de bureaux
54:28sont beaucoup plus fragiles,
54:29me semble-t-il,
54:30que les foncières
54:31de commerce.
54:33Donc,
54:33il y a un arbitrage
54:35aussi
54:35qui est intéressant
54:37de poursuivre.
54:38Une question
54:39qu'on peut se poser
54:39sur les foncières,
54:40mais qu'on peut se poser
54:40sur d'autres classes d'actifs
54:41ou sur d'autres thématiques
54:43également,
54:43c'est quand vous nous dites
54:44qu'il y a une décote
54:45de 30%
54:45et que finalement,
54:46il n'y a rien
54:46qui pourrait l'expliquer
54:47réellement
54:48et que du coup,
54:48on pourrait s'attendre
54:49à ce que la valorisation
54:50revienne.
54:51Pourtant,
54:51la décote,
54:52elle est toujours là
54:52aujourd'hui.
54:53Est-ce que le marché
54:54va se rendre compte
54:55demain selon vous
54:56effectivement qu'il y a
54:56plus de valeur
54:57que ce qu'il en estime
54:58à l'heure actuelle
54:58sur les foncières ?
55:00Moi, je suis très sensible
55:01à la notion anglo-saxonne
55:03de dead money.
55:04Ce n'est pas parce
55:04qu'une valeur
55:05n'est pas chère
55:05qu'il faut l'acheter,
55:07mais je vous ai parlé
55:08d'entrepôt de data center
55:09ou de développement
55:11en Europe de l'Est.
55:12En fait,
55:12il y a des poches
55:13de vraie croissance
55:14dans ce secteur.
55:15Il est protéiforme,
55:17ce secteur.
55:18La deuxième chose,
55:19est-ce que le marché
55:19par miracle demain
55:20va se rendre compte
55:21que cette décote
55:22de 30%
55:23est insupportable ?
55:25Je crois que le marché
55:27aujourd'hui,
55:28il est dans l'incertitude
55:30sur l'évolution
55:31de la croissance,
55:32sur est-ce que Jérôme Powell
55:34va enfin paisser ses taux.
55:36Le chemin n'est pas encore
55:38assez clair
55:38pour y aller.
55:40Cela étant,
55:41il y a un argument
55:42qui me paraît,
55:43qui à moi me parle,
55:45qui est que finalement
55:46dans les allocations,
55:48mettre un peu plus
55:49de secteurs
55:50peu sensibles
55:51à la conjoncture
55:52avec une grande clarté
55:55sur les perspectives
55:56de résultats
55:56et donc de dividendes,
55:58ce qui est le cas
55:58d'une foncière,
55:59on sait ce qu'elle va gagner
56:00dans trois ans.
56:01Bien sûr.
56:02Sauf si elle perce locataire,
56:04mais sinon,
56:04globalement,
56:05c'est des contrats...
56:05Si elle perce locataire,
56:06ça veut dire
56:07que les valeurs cycliques
56:09vont vraiment souffrir.
56:10Oui, bien sûr.
56:13Augmenter la part
56:13des foncières
56:14dans les allocations,
56:15ça me paraît
56:15tout à fait convenable.
56:17Et en attendant
56:18que le marché découvre
56:20que cette décote
56:21de 30%
56:22est trop élevée,
56:23les investisseurs
56:26prendront
56:27le dividende
56:28et quand même
56:29la hausse
56:30des valeurs.
56:31Le secteur,
56:31il a quand même
56:32pris 12%
56:32depuis le début de l'année.
56:33D'accord.
56:34ce n'est pas rien
56:3712%.
56:37Merci beaucoup,
56:39Laurent Saint-Aubin,
56:40de nous avoir accompagnés
56:40dans Smart Bourse.
56:41Je rappelle que vous êtes
56:41directeur de la gestion
56:43Action chez Sofidi.
56:45Merci beaucoup.
56:46Merci à vous également
56:46d'avoir suivi
56:47Smart Bourse en direct.
56:49Je vous rappelle
56:49que vous pouvez retrouver
56:50tous les replays
56:51de Smart Bourse
56:52sur bismart.fr
56:52que vous pouvez nous écouter
56:53en podcast
56:54sur toutes les plateformes
56:55de podcast.
56:56Et je vous dis
56:56à demain,
56:5717h en direct
56:58sur Bsmart4Change.
57:00À demain.
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