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  • il y a 4 mois

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00:00Europe 1 soir week-end, 19h, 21h, Stéphanie Demureux.
00:04On est toujours en compagnie de mes débatteurs de la deuxième heure,
00:06Georges Fenech et Michel Fayad.
00:08Messieurs, on parlait il y a quelques instants avec Pierre Lelouch
00:11de ce meurtre dramatique de l'influenceur conservateur Charlie Kirk,
00:16avec l'arrestation d'ailleurs du suspect cet après-midi,
00:19un jeune de 22 ans, originaire de l'Utah.
00:21On a retrouvé sur les douilles des qualifications et des messages antifascistes.
00:25C'est vrai que Georges Fenech, on a observé les réactions,
00:28notamment en France.
00:32Pierre Lelouch parlait de polarisation.
00:35C'est vrai qu'on la retrouve aussi aux Etats-Unis et dans les réactions françaises.
00:38C'est vrai qu'il n'y a pas eu beaucoup de gens à gauche
00:41pour pleurer la mort de cet influenceur conservateur.
00:45Oui, une séquence vraiment indigne au Parlement européen
00:49où la gauche a refusé de se lever pour observer une minute de silence.
00:55Cette affaire, d'abord, elle est bouleversante.
00:58S'agissant d'un jeune pacifiste de 31 ans, père de famille,
01:04et qui sillonnait les Etats-Unis pour défendre des idées de paix,
01:10de droit civique aussi.
01:14C'est pour ça que j'ai dit que ça m'a rappelé l'assassinat,
01:17je l'ai dit hier avec Pascal Praud, ici sur ce même micro,
01:20de Martin Luther King, assassiné de la même manière.
01:26Vous avez dû vous faire attaquer par la gauche, en disant ça, je pense.
01:30Oui, oui, bon.
01:31J'imagine.
01:32Je ne suis plus le seul à le dire.
01:33J'ai entendu depuis hier beaucoup reprendre,
01:35parce qu'il y a une similitude d'abord en plein meeting public,
01:39ouvert au public, en plein air,
01:41à part un terror isolé,
01:44et puis des hommes de paix.
01:45Et je pense que ça sera...
01:46Alors, Pierre Lelouch a peur d'une confrontation
01:49qu'on ne peut pas exclure, évidemment, aux Etats-Unis,
01:52mais je pense que ça va être un tournant, quand même,
01:54dans l'histoire...
01:55Voilà, je laisse la parole à Michel.
01:57Oui, Michel, oui, je n'ai pas encore interrogé, pardonné, moi, Michel Fayad.
02:00Justement, ce tournant dont parlent Georges Fenech et Pierre Lelouch,
02:03cette polarisation,
02:06il y aura un avant et un après aux Etats-Unis, après ce meurtre ?
02:10Moi, je partage l'idée de Pierre Lelouch,
02:12comme quoi il y a une possibilité de guerre civile,
02:14qu'il y ait une possibilité de guerre civile,
02:16parce qu'effectivement, les Etats-Unis sont très polarisés.
02:18Moi, j'ai étudié, notamment aux Etats-Unis,
02:21à la New York University,
02:22donc je sais qu'il suffit de peu aux Etats-Unis
02:25pour que les choses éclatent.
02:26Oui, on l'a vu d'ailleurs avec l'affaire George Floyd.
02:30Exactement, Black Lives Matter.
02:31Et il y a eu aussi...
02:33Il y a le fait aussi que...
02:35En fait, il a été tué,
02:38alors que lui cherchait une confrontation intellectuelle.
02:41Il offrait aux gens de venir débattre avec lui.
02:44Il voulait aller sur le terrain des idées.
02:45Et là, de l'abattre de manière vraiment lâche,
02:50par un sniper au-dessus d'un immeuble,
02:53il n'y a rien de plus lâche.
02:54En fait, c'est la preuve qu'il n'y a même pas d'argument
02:57de l'autre côté.
02:58Parce que s'il était capable de débattre,
03:00au lieu d'aller le tuer,
03:02il serait venu à sa rencontre
03:04et il aurait demandé de le confronter intellectuellement.
03:07Ce qui aurait été accepté.
03:10Donc, c'est quand même assez triste de voir
03:12qu'aujourd'hui, on a une gauche
03:13qui est en train de se transformer en une gauche violente,
03:17voire même terroriste.
03:18Parce que cet acte,
03:19Donald Trump a utilisé le terme de terrorisme,
03:21et je crois qu'il a raison.
03:22Et ça nous rappelle un peu
03:25ce que la gauche faisait également en Europe
03:27à partir des années 60-70
03:29avec les brigades rouges,
03:31la bande abadère et autres.
03:32Mais ce qui est choquant avec une...
03:33Action directe chez nous en France.
03:34Avec ce qui est choquant,
03:35une forme de justification pour la bonne cause
03:38par certains qui s'estiment dans le camp du bien.
03:41Ça, c'est toujours le vrai sujet.
03:43Je me souviens toujours en 1981,
03:46lorsque la gauche arrive au pouvoir.
03:49On ne parle plus des terroristes.
03:50On parle des combattants de la liberté.
03:53Et sous Mitterrand,
03:54la première loi d'amnistie
03:56va ouvrir les portes des prisons
03:58de 250 terroristes
04:00qui sont relâchés dans la nature
04:02et dont certains qu'on retrouvera
04:03dans les assassinats.
04:06Notamment...
04:06Vous avez vu comment la gauche
04:07a appelé à la libération de Georges Abdallah,
04:10notamment.
04:11Alors ça, c'est récent.
04:12Oui, plus récemment, bien sûr.
04:14Oui, mais bon, la gauche s'est réjouie, bien sûr.
04:16Depuis quoi, je crois, 40 ans ?
04:17Souvenez-vous, M. Coquerel,
04:18qui va leur rendre visite en prison, etc.
04:19Alors qu'il a quand même du sang indirectement sur les mains.
04:23Il a été condamné pour deux assassinats.
04:24C'est pour ça que je faisais le parallèle.
04:25Voilà.
04:25Donc, effectivement,
04:27il y a un prisme très particulier.
04:29Vous avez raison, Michel, de rappeler
04:30tous ces mouvements qui ont basculé
04:33de l'ultra-gauche,
04:35disons, la gauche-ultra-gauche,
04:38à, comment pourrait-on dire,
04:39des mouvements terroristes, quoi.
04:41Absolument.
04:42Activistes et terroristes,
04:43comme on l'a vu en Allemagne,
04:44comme on l'a vu en Italie,
04:45comme on l'a vu en France
04:46dans les années 70 et 80.
04:48Donc, c'est quelque chose
04:49qu'on ne peut pas sous-estimer
04:51aujourd'hui quand on voit l'état
04:52du discours violent
04:54de certains groupes politiques chez nous,
04:56de ce qui se passe
04:57quand on manifeste dans les rues
04:58ou on ne peut plus manifester.
04:59La rue est à la violence.
05:01Jusqu'où ça peut aller, quoi ?
05:02Michel Fayal.
05:03Oui, je voulais juste dire aussi
05:04que lorsque la guerre au Liban a commencé
05:06et que la résistance libanaise,
05:09essentiellement chrétienne,
05:10a vaincu les organisations palestiniennes
05:12dans un premier camp
05:13qui s'appelait le camp de Telet-Azartar
05:15en 1976,
05:17eh bien, quand ils sont rentrés,
05:18quand les milices chrétiennes
05:19sont rentrées dans le camp,
05:21ils ont découvert non seulement
05:22le FATA et les autres organisations palestiniennes,
05:25mais ils ont vu justement
05:26ces groupes de gauche européennes.
05:28Donc, ils ont vu le TA,
05:30ils ont vu l'IRA irlandaise,
05:32donc le TA basque,
05:33ils ont vu le FLNC corse,
05:35ils ont vu les Bretons,
05:36ils ont vu Action Directe,
05:37les Brigades Rouges,
05:38la Bande Abadère,
05:39grosso modo,
05:40tous ces groupes de gauche
05:41étaient en train,
05:42dans les années 60 et 70,
05:44déjà en train de s'entraîner militairement
05:46aux côtés des organisations palestiniennes
05:48dans les camps palestiniens du Liban.
05:50Et aujourd'hui,
05:51de voir à la place de la République
05:53ou à la gare du Nord
05:54ou la gare de Lyon,
05:55il y a quelques jours,
05:56le drapeau palestinien
05:57tenu par les forces de gauche,
06:00en fait,
06:01c'est la suite
06:03de tout ce qui a commencé.
06:04Et le comble,
06:05c'est que ce drapeau palestinien
06:06n'est même pas le drapeau palestinien,
06:08c'est le drapeau du califat islamique arabe,
06:10du shérif Hussein de la Mecque,
06:11parce que les couleurs rouges,
06:12blancs, noirs, verts,
06:14c'est les couleurs des Abbasis,
06:15des Omeya,
06:15des Hachimites,
06:16c'est le drapeau qui devait servir
06:18comme drapeau du califat islamique arabe.
06:21Et donc aujourd'hui,
06:22que sur le sol français,
06:24alors qu'on interdit le drapeau de Daesh
06:26et on interdit le drapeau d'Al-Qaïda,
06:28on autorise le drapeau du califat islamique arabe,
06:30du shérif Hussein de la Mecque.
06:31C'est inadmissible.
06:32Il n'y a pas un seul député
06:33qui a présenté un projet de loi
06:35visant à interdire le drapeau du califat.
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