Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Punchline sur CNews et Europe 1.
00:0318h-19h, Laurence Ferrari.
00:1318h40, de retour dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:16On est toujours avec Michel Cotta, Laetitia Guinan, Guillaume Perrault, Geoffroy Lejeune
00:19et nous sommes avec Roger Carucci.
00:21Ravie de vous accueillir.
00:22Bonsoir, M. le sénateur LRD Hossen, ancien ministre.
00:26On va pareil, essayer de comprendre ce qui se passe aujourd'hui, dans ce malstrôme que nous vivons.
00:32Est-ce que nous allons vers une dissolution ou pas ?
00:34On va juste écouter Sébastien Lecornu ce matin même, parce qu'il prend la parole très régulièrement,
00:38même s'il est Premier ministre des missionnaires.
00:40Il estime que cette perspective s'éloigne.
00:42Écoutez-le.
00:44J'ai de bonnes raisons de vous dire que, parmi les bonnes nouvelles,
00:48l'ensemble des consultations que j'ai pu avoir avec la présidente de l'Assemblée nationale,
00:52Mme Broun-Pivet, avec le président du Sénat, Gérard Larcher,
00:55avec l'ensemble des formations politiques, de l'UDI, de l'IOT, des Républicains, de Place Publique,
01:00du Modem, d'Horizon de Renaissance et d'autres,
01:03qu'il y a une volonté d'avoir pour la France un budget avant le 31 décembre de cette année.
01:10Et cette volonté crée un mouvement et une convergence, évidemment,
01:14qui éloignent les perspectives de dissolution.
01:16Enfin, ça ne suffit pas.
01:17Il faut évidemment que ce budget comporte un certain nombre de paramètres qui permettent à la France d'avancer.
01:22Voilà pour Sébastien Lecornu.
01:24M. Carucci, est-ce que la perspective de la dissolution s'éloigne ?
01:26Est-ce qu'elle se rapproche pour vous ?
01:29Ni l'un ni l'autre.
01:30Je pense qu'il va y avoir une tentative de gouvernement.
01:35Alors, j'entends bien les souhaits des uns des autres,
01:38mais il y a une réalité mathématique, c'est qu'Olivier Faure,
01:42puisqu'il n'aurait même pas LFI, aurait en tout et pour tout 120 sièges.
01:47Marine Le Pen, évidemment, ou Bardella, 140,
01:49et le bloc central, 220.
01:52Alors, 220, ce n'est pas assez, ce n'est pas la majorité absolue,
01:55mais incontestablement, il vaut mieux avoir 220 sièges de départ que 120 ou 140.
01:59Donc, même si c'est difficile,
02:02même s'il s'est passé ce qui s'est passé dimanche soir et lundi matin,
02:05la perspective d'un meilleur accord,
02:07d'une lettre de cadrage un peu plus précise du bloc central,
02:10est quand même la perspective qui a le plus de chances d'aboutir,
02:14à condition de ne pas charger la barque.
02:17J'ai entendu Mme Borne dire que sa propre réforme devait être suspendue.
02:25Les retraites ?
02:26Je dois reconnaître que j'ai entendu tout de suite, d'ailleurs,
02:29derrière un paquet de députés Renaissance,
02:32où Horizon dit qu'on ne comprend pas, c'est inadmissible,
02:35on n'en a pas discuté et tout.
02:37C'est un peu le temps,
02:38je pense qu'il y a une espèce de folie depuis trois jours,
02:42personne ne se parle,
02:43ou alors tout le monde parle trop,
02:44et le résultat, c'est que tout ça n'est pas clair.
02:48Alors, j'espère que le Cornu,
02:51au journal de 20h,
02:52va être plus précis sur la feuille de route,
02:54sur les engagements,
02:56et sur comment il voit les choses.
02:57Après, les choses sont claires.
02:59Si cette dernière tentative,
03:02que vous souhaitez,
03:03ne marche pas,
03:04et s'il y avait une censure,
03:05je ne vois plus,
03:06parce qu'on a déjà épuisé cinq premiers ministres en deux ans.
03:09Ça fait beaucoup.
03:10Arrive un moment où, bon...
03:11Et vous êtes LR, M. Garucci, évidemment,
03:13les LR réfléchissent à une participation dans ce gouvernement,
03:16alors qu'ils ont claqué la porte dimanche soir.
03:17Elle est où, la cohérence ?
03:18Alors, on n'a pas claqué la porte,
03:20je sais que c'est comme ça que c'est présenté,
03:21parce que ça arrange...
03:22On a dit dimanche soir,
03:25ce qu'a dit Bruno Retailleau,
03:27que, à la fois,
03:30la lettre d'engagement
03:32était un peu imprécise,
03:34c'est le moins qu'on puisse dire,
03:35et que, d'autre part,
03:37ce n'était pas utile,
03:38si on voulait un climat de confiance,
03:40de n'apprendre la nomination de certains
03:42que par le secrétaire général sur le perron.
03:45On peut se parler avant,
03:47on peut se dire des choses avant.
03:48Moi, j'ai été...
03:48Il y avait une visioconférence des parlementaires
03:50avec Bruno Retailleau, dimanche après-midi.
03:53J'ai été l'auteur de la formule
03:55de la participation conditionnelle.
03:57Je ne la revendique pas,
03:58et je n'ai pas de droit d'auteur.
04:00Mais, ça voulait dire,
04:01on y va,
04:02qu'il y a des engagements précis.
04:04Bon, ils n'ont pas été formalisés,
04:07donc ça a déclenché le psychodrame
04:09que nous vivons depuis trois jours,
04:10et que je regrette infiniment,
04:11et je serais presque tenté de dire,
04:13je n'ai aucun pouvoir pour le faire,
04:15que je m'excuse auprès des Français,
04:16parce que, déjà,
04:17que l'image de la classe politique est détestable,
04:19ce n'est pas ça qui va arranger les bidons.
04:22Mais bon, c'est comme ça.
04:24Si, ce soir, Sébastien Lecornu
04:26a des engagements précis,
04:28clairs, transparents,
04:29dans la loyauté,
04:31on peut peut-être avancer,
04:32mais ça, c'est au Premier ministre de le dire.
04:34Bien sûr.
04:35Et est-ce que, donc,
04:36on voit que les LR mettent leur participation
04:38sous condition ?
04:39Vous-même, vous avez dit,
04:40chez Sonia Mabouk,
04:42que plus tôt,
04:44voté RN que LFI,
04:45on vous l'a reproché, ça ?
04:47Alors, déjà, soyons clairs.
04:50Je sais qu'on vous l'a reproché.
04:51Ce n'est pas tout à fait la même chose.
04:53J'ai dit que s'il y avait un deuxième tour de présidentielle,
04:55ce qui a dû me plaise,
04:57entre Mélenchon et Marine Le Pen ou Bardella,
05:01moi, je n'avais pas d'état d'âme.
05:03Je ne supporte pas Mélenchon.
05:05Je considère que LFI est un parti anti-républicain,
05:08anti-démocratique, anti-national.
05:11Donc, je ne peux pas voter pour ce parti-là.
05:13Et si c'était le cas,
05:15je voterais pour Bardella,
05:17si c'est Bardella,
05:18Marine Le Pen,
05:18si c'est Marine Le Pen,
05:19pour éviter le pire.
05:20Ça ne veut pas dire,
05:21parce que j'entends bien,
05:22mais non, non,
05:23je n'ai pas eu de reproche à l'intérieur du parti,
05:24je vous rassure.
05:26Je crois que beaucoup de gens savent et voient bien
05:29que depuis 18 mois,
05:31Mélenchon multiplie les provocations
05:34par rapport à la République,
05:35à l'unité de la nation,
05:37et que c'est insupportable.
05:38Et moi, je considère que LFI n'est plus dans l'arc républicain.
05:41C'est comme ça.
05:41Si ils veulent y revenir, bienvenue,
05:44mais pour le moment, ce n'est pas le cas.
05:46Donc, je ne voterai pas pour eux, ça c'est clair.
05:48Une question de Geoffroy Lejeune.
05:49C'est intéressant que vous essayiez de minimiser
05:51la portée de cette déclaration.
05:52Non, non, je la précise.
05:56Mais moi, je vous dis, en tant qu'observateur,
05:58que c'était quelque chose de très important.
06:00Je vous remercie.
06:01Mais surtout, ça n'avait pas souvent été dit
06:03par quelqu'un de votre niveau chez les Républicains.
06:07Et ma question, elle est très simple.
06:09Si demain, il y a une dissolution,
06:10si elle devient inéluctable et qu'il y a une dissolution,
06:12quelle doit être la stratégie des Républicains
06:13dans 577 élections législatives
06:16pour essayer de faire un peu mieux,
06:18un peu plus que les 12 ou 13 %
06:19auxquels ils sont premiers aujourd'hui par les sondages ?
06:21Je vois que vous traitez, non pas avec mépris,
06:24mais un peu avec commisération, nos 13 %,
06:27mais enfin, comme on a fait la moitié de ça il y a un an,
06:3013 %, pour nous, c'est déjà doublé la mise.
06:33Ce n'est pas du mépris, mais ça ne suffit pas.
06:34Non, mais je veux le dire parce que
06:37beaucoup de gens nous disent aussi en parallèle,
06:39vous avez peur de la dissolution.
06:41Je ne la souhaite pas,
06:42pas parce qu'on en a peur,
06:44mais parce que ça fait perdre encore un mois et demi,
06:46ça veut dire qu'on n'aura pas de budget
06:47le 31 décembre, par définition,
06:49et que tout ça est catastrophique
06:52au niveau économique, financier, international,
06:54tout ce qu'on veut.
06:54Très bien.
06:55Donc, je ne la souhaite pas.
06:56Si on y arrive,
06:58nous, franchement,
06:59on n'en a pas peur
07:00parce que les projections
07:02des instituts de sondage,
07:03qui ne sont pas moi,
07:04disent qu'on a 50 sièges aujourd'hui,
07:06on en aurait 80.
07:07Donc, on ne va pas se lamenter.
07:10D'autres groupes politiques
07:11pourraient peut-être, eux,
07:13être plus atteints par la dissolution.
07:15Pour le reste,
07:17je crois que c'est très simple.
07:18Moi, j'ai toujours dit
07:19qu'il fallait défendre nos convictions,
07:21que donc, au premier tour,
07:23nous, nous préparons la capacité
07:25d'avoir 577 candidats
07:27et que ces candidats
07:29feront au mieux
07:30pour être élus au deuxième tour.
07:32Qu'est-ce que vous voyez ?
07:33Il n'y a pas de stratégie
07:35à part le fait
07:37d'avoir un accord électoral
07:39de premier tour,
07:40peut-être avec le Bloc central,
07:42si on y parvient.
07:43si on y parvient,
07:44parce que je ne sais pas,
07:45et si on y parvient
07:46d'avoir des candidats partout
07:48pour faire le maximum de voix.
07:50Mais la main tendue
07:51de Jordan Bardella
07:51qui dit qu'il faut préparer
07:52un accord pour...
07:53Non, cette main tendue,
07:56pardon de vous le dire,
07:57et j'ai toujours été très clair
07:59sur mes convictions,
08:00donc je n'ai rien à cacher,
08:02mais cette main tendue
08:04ressemble un peu
08:05à un coup de couteau,
08:06quand même.
08:06Parce que ça veut dire,
08:07écoutez, je vous dis,
08:09je vous tends la main,
08:10sous-entendu,
08:11vous pourriez ne plus avoir
08:12d'accord avec le Bloc central,
08:13bon, donc ça casse un peu
08:15le système d'accords,
08:17d'alliances traditionnelles,
08:19bon, moi je crois
08:20qu'il faut que chacun
08:21se comprenne.
08:23J'entends bien
08:23qu'un certain nombre,
08:24pardon, de médias,
08:26de responsables politiques
08:26disent union des droites,
08:28mais union des droites,
08:29d'abord Marine Le Pen
08:30elle-même,
08:31elle dit j'en veux pas.
08:32Elle a dit, moi,
08:33je ne suis pas de droite,
08:34je ne suis ni de gauche
08:35ni de droite,
08:36je suis le Rassemblement National,
08:38je ne veux pas
08:38de l'union des droites.
08:39Donc déjà,
08:40qu'on ne vienne pas nous dire,
08:41mais alors,
08:41vous voulez l'union des droites,
08:42de toute façon,
08:43la principale concernée
08:43n'en veut pas.
08:44Donc arrêtons de nous
08:45casser les pieds avec ça,
08:48ça n'a pas de sens.
08:49En revanche,
08:49si vous me dites,
08:50est-ce qu'au deuxième tour,
08:51entre LFI et RN,
08:54vous votez RN,
08:55je vous confirme,
08:56si c'est ça que vous voulez savoir,
08:57que moi,
08:58je ne voterai jamais LFI.
08:59Bon, voilà.
09:00Après,
09:01le vrai sujet,
09:03d'ailleurs,
09:03il n'est pas seulement LFI,
09:05parce que si c'était que LFI,
09:06c'est,
09:07moi j'appelle
09:08le parti socialiste,
09:09le parti communiste
09:09et les écologistes
09:10à être plus clairs
09:12dans leur choix,
09:13à se démélenchoniser,
09:14parce que le vrai sujet
09:15aujourd'hui,
09:16c'est qu'on nous dit,
09:17mais pourquoi
09:18vous n'accepteriez pas
09:19une union nationale,
09:21un gouvernement,
09:22mais avec une gauche républicaine
09:24comme moi,
09:25je l'ai connue
09:25quand je me suis engagé
09:26ou quand j'étais au gouvernement.
09:28Moi,
09:28je me souviens
09:28sur la réforme de 2008,
09:30je discutais
09:31quasi tous les jours
09:32avec les députés socialistes,
09:33avec les députés communistes,
09:35avec les présidents de groupe
09:36et je n'avais aucun problème
09:38parce qu'à ce moment-là,
09:39les gens étaient tous républicains.
09:41Eh bien,
09:41si je retrouve ça,
09:42on discute
09:43et on va à l'union nationale
09:44pour sauver ce pays.
09:45Si on n'a pas ça,
09:46eh bien moi,
09:47je ne peux pas discuter
09:47avec des gens
09:48qui sont LFI.
09:49C'est tout.
09:49Laetitia Guine,
09:50une question,
09:50peut-être à Roger Carucci.
09:51C'était pour effectivement
09:52prolonger la question
09:53de Geoffroy Lejeune,
09:54c'était clairement,
09:55parce que la dernière fois,
09:56les dernières législatives,
09:57vous étiez ni, ni, ni, ni.
09:59Aujourd'hui,
09:59est-ce que clairement,
10:01pour être très, très factuel,
10:03est-ce que vous retireriez
10:05en cas de duel
10:06avec des candidats LR,
10:10RN, pardon,
10:11est-ce que vous retireriez
10:12justement vos candidats LR
10:15pour faire élire
10:17des candidats RN ?
10:19C'est-à-dire,
10:19si le candidat LR
10:20peut se maintenir
10:21au deuxième tour ?
10:21Oui, exactement.
10:22Oh ben non,
10:23ne nous en demandez quand même
10:24pas trop.
10:25Donc ça sera toujours
10:27le ni, ni, ni.
10:28Si en plus,
10:29il faut qu'on retire
10:30nos candidats
10:30au deuxième tour,
10:31on y arrivera.
10:31Clairement,
10:32donc il n'y aura pas,
10:33il n'y aura pas
10:33de consigne de vote
10:34pour justement favoriser
10:36des candidats RN
10:37face à vos candidats LR ?
10:38Non, bien sûr que non.
10:39Enfin, il n'est pas question
10:40de passer des accords électoraux,
10:41ça n'a pas de sens d'ailleurs
10:42et ça nous ferait perdre
10:43à tous une partie
10:44de nos électeurs.
10:46Donc que chacun soit sûr,
10:47ça est et on y reverra.
10:49Moi, ce que je dis,
10:50c'est que partout,
10:51les candidats LR
10:52peuvent être au deuxième tour,
10:54ben naturellement,
10:55il faut qu'ils y aillent.
10:56Et si, dans certains cas,
10:58ce sera peut-être pas
10:58la position du parti,
10:59c'est la mienne,
11:00mais je vous dis
11:01que si, dans certains cas,
11:02par malheur,
11:03au deuxième tour,
11:04on n'avait pas LR,
11:06pas le Bloc Central,
11:07pas le moindre candidat modéré,
11:09pas même un candidat
11:10d'Ivergolet,
11:11juste RN, LFI,
11:13moi, je dirais
11:14que je ne voterai pas LFI,
11:15c'est clair,
11:16je ne vais pas leur dire,
11:18voilà.
11:18Je pensais ce que vous disiez
11:19du parti socialiste,
11:20c'était effectivement
11:20le nœud du problème.
11:22Au fond,
11:23ils ont rompu
11:24avec la France Insoumise,
11:26mais en gardant le programme.
11:27Donc c'est une drôle
11:28de façon de rompre.
11:29Même s'ils ne veulent pas se voir,
11:30on a effectivement
11:31la retraite.
11:33Donc,
11:34c'est le vrai problème.
11:36Est-ce qu'il y a encore place
11:36pour une sociale démocratie
11:38en France ?
11:39Moi, je ne la vois pas,
11:41je le regrette,
11:41mais je ne la vois pas
11:42non plus tellement en Europe.
11:43Au fond,
11:43il n'y a qu'en Allemagne
11:45où ça continue.
11:46est-ce qu'il y a place
11:48pour une sociale démocratie
11:49française ?
11:50Qu'est-ce qu'elle est devenue ?
11:51Elle est à l'extérieur,
11:52peut-être qu'elle est
11:53chez M. Cazeneuve,
11:55chez M. Hollande,
11:56mais je pense que
11:57nommé à Matignon
11:59M. Cazeneuve,
12:00ce serait le même coup
12:02que Bruno Le Maire
12:03pour LR, oui.
12:05Ah ben non,
12:06Bernard Cazeneuve,
12:07je pense que les premiers
12:08qui le censuraient
12:09seraient les socialistes.
12:10C'est pour ça que je dis
12:13que le nœud du problème
12:14c'est le Parti socialiste.
12:15Dans ce que vous dites,
12:15parce qu'en réalité
12:17cette crise,
12:17elle est le résultat
12:19de deux éléments.
12:20Un,
12:21fin d'un cycle
12:21de Ve République.
12:24L'erreur était le quinquennat
12:26avec présidentielle législative
12:28et clairement,
12:29ça veut dire
12:30que si on veut retrouver
12:31un peu du sens
12:32à la vie parlementaire
12:33et à la vie publique,
12:35il faut revenir
12:35à un septennat sec
12:36non renouvelable
12:37avec un Parlement
12:38élu différemment
12:39pour que le président
12:40ne soit pas en même temps
12:41le patron de la majorité
12:43présidentielle
12:43et de la majorité parlementaire.
12:45Ça n'est pas possible,
12:46c'était peut-être bien
12:47au début pour Jacques Chirac
12:49et puis on a vu
12:50d'année en année
12:51combien c'était
12:51de plus en plus difficile
12:52et injouable.
12:54Et ça rend les choses
12:54très fragiles.
12:55Donc il faudra bien un moment
12:56faire une réforme constitutionnelle.
12:58Le deuxième élément,
12:59c'est que comme vous le dites,
13:01le Parti socialiste
13:02joue un jeu curieux
13:03parce que vous dites
13:03ah là,
13:04il a un peu rompu
13:05avec LFI
13:06mais je vous assure
13:07que si demain
13:08il y a un gouvernement
13:09central quel qu'il soit
13:10qui est censuré
13:11et qui a une dissolution,
13:12dans l'heure qui vient,
13:14il y aura un nouveau programme
13:15NFP
13:16où ça s'appellera
13:17je ne sais pas comment
13:18mais où le PS,
13:19les écolos,
13:20le PC et LFI
13:21seront à nouveau
13:23sur le même programme
13:24et sur le même plan.
13:25Donc,
13:25si à un moment
13:26cette gauche-là
13:27dit
13:28nous,
13:29plus jamais,
13:29voilà,
13:30même si ça nous fait
13:31perdre des sièges,
13:32on ne passe pas d'accord
13:33avec LFI,
13:34on présente des candidats.
13:35Là,
13:35on peut retrouver
13:36un chemin républicain
13:37mais tant que c'est aligné
13:39sur LFI,
13:40c'est scandaleux,
13:41c'est non.
13:42Alors,
13:42rapidement,
13:43Guillaume Perrault,
13:43il nous reste peu de temps.
13:44Roger Carucci,
13:45Jean-Luc Mélenchon
13:46a été,
13:47je crois,
13:47Benjamin du Sénat,
13:48il a été très longtemps
13:49sénateur de l'Essonne,
13:50donc vous l'avez côtoyé.
13:51Vous l'avez côtoyé.
13:53Est-ce que vous retrouvez
13:54l'homme que vous avez connu ?
13:56Il a changé ?
13:57En quoi a-t-il changé ?
13:58Je vais vous dire,
13:59j'ai même souvenir,
14:00ça va nous rajeunir tous,
14:02il y a donc une quinzaine d'années,
14:04dans l'hémicycle du Sénat,
14:06exceptionnellement,
14:07il y avait eu avec un public
14:08un débat entre lui et moi
14:10sur ce qu'est la République
14:11et la laïcité.
14:13Et ça s'était bien passé.
14:14Et c'était un concours
14:15pour savoir lequel de nous deux
14:16était le plus républicain,
14:17le plus laïc.
14:18Ah,
14:18ça a changé.
14:19Alors,
14:19pourquoi est-ce qu'il a changé ?
14:20Parce que par électoralisme,
14:22il a compris que sa voix à gauche
14:25était trop faible
14:26s'il restait sur un créneau
14:27déjà pris par d'autres
14:28et il a pris un créneau
14:30communautariste
14:31pour avoir des électeurs,
14:32pour avoir un parti
14:33qui a des sièges,
14:34etc.
14:35Il n'y a pas d'autre raison.
14:36Alors après,
14:37est-ce qu'il a subi des influences
14:38et que lui-même
14:39est rentré dans ce moule,
14:40j'en sais rien.
14:41Mais en tout cas,
14:42franchement,
14:43quand vous entendez
14:44les députés LFI aujourd'hui
14:46me dire
14:48qui sont les représentants
14:48de la République,
14:50non.
14:50Voilà,
14:51non.
14:52Dernier mot,
14:52votre pronostic
14:53pour ce qui va se passer
14:53dans les prochaines heures ?
14:54Je pense que ce sera
14:56un accord de bloc central.
14:59Et pas de dissolution ?
15:00Ah bah pas de dissolution
15:01pour le moment,
15:02sauf si ce nouveau gouvernement
15:04était à nouveau censuré,
15:05auquel cas on ne la souhaite pas
15:07la dissolution,
15:08si elle nous est imposée,
15:08on ira.
15:09Et avec quel Premier ministre ?
15:11Ah bah alors là...
15:12Parce que ça commence à me...
15:13Ah bah là,
15:14je n'en sais rien,
15:15parce que le cornu dit
15:16non, non,
15:16ce ne sera pas moi,
15:17mais peut-être qu'au 20h,
15:19il dira que,
15:20avec la confiance
15:21du Président de la République,
15:22il a le devoir d'y retourner.
15:24Voilà,
15:24qu'il faut servir son pays.
15:26Très belle formule.
15:27On a...
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations