00:00François Hollande, au-delà des ultra-riches, est-ce que vous pensez qu'il faudra augmenter les impôts,
00:04et par exemple l'impôt sur le revenu, d'une partie des Français qui vivent plus confortablement que les autres ?
00:09Vous avez dit il y a quelques années, on s'en souvient, à partir de 4 000 euros, on est riches, ça vous a été beaucoup reproché,
00:13sans vous demander de...
00:15C'était il y a 15 ans.
00:15Il y a 15 ans, peut-être que ce serait 5 000 euros avec l'inflation aujourd'hui.
00:18Est-ce que vous considérez qu'il faudra aussi augmenter l'impôt sur le revenu d'une partie des Français ?
00:22Non, je pense qu'il n'y a pas d'effort demandé aux Français dans leur très grande majorité,
00:27c'est-à-dire à tous ceux qui peuvent même avoir des revenus confortables.
00:32Je pense que ce sont les plus aisés qui doivent être appelés, soit sous la forme, je l'ai évoqué, d'un impôt sur le patrimoine,
00:38soit renforcement de l'imposition sur les revenus du capital, parce que ce sont ces revenus-là qui ont explosé.
00:44Ce ne sont pas les revenus du travail qui se sont considérablement accrus, ce sont les revenus du capital.
00:49Donc il est normal qu'il y ait une plus forte contribution pour ces revenus-là.
00:52– Je vous écoute depuis tout à l'heure, François Hollande, et je me dis, il y a eu beaucoup de divergences de vues entre vous et Olivier Faure ces derniers mois,
00:58et finalement aujourd'hui on a l'impression que vous êtes d'accord sur l'essentiel, sur le fait qu'il faut discuter avec Sébastien Lecornu,
01:04sur le fait qu'il faut mettre quelques points sur la table, on va parler des retraites dans un instant, ça y est, tout est pardonné entre vous.
01:10– Mais il n'y avait pas de question de personne, c'est une question de ligne politique.
01:12Chaque fois que le Parti Socialiste, et ça a été le cas, s'autonomise, affirme son identité, fait des propositions, revendique la responsabilité…
01:22– Et rond avec LFI.
01:22– Et rond avec LFI, et même ne se laisse pas entraîner par des postures de ses propres alliés, il est lui-même.
01:30Et on a besoin d'un grand Parti Socialiste, aujourd'hui et encore, a fortiori, demain.
01:35Donc sur cette position-là, je trouve que la direction du Parti a pris la bonne orientation.
01:40– C'est un bon premier secrétaire, Olivier Faure.
01:41– Écoutez, il fait ce qu'il a à faire, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est de faire des propositions, elles ont été entendues,
01:48c'est de discuter, de négocier, ça sera son rôle, et aussi celui des groupes parlementaires, des deux présidents.
01:55Et le mien, qui est dans une position un peu différente, c'est de faciliter cette négociation,
02:01et de faire en sorte que le gouvernement comprenne bien, j'ai parlé du président de la République,
02:05que sans l'accord du Parti Socialiste, c'est-à-dire sans l'assentiment, il ne s'agit pas d'adopter un budget,
02:10le Parti Socialiste restera dans l'opposition, la majorité restera la majorité,
02:15mais il faut qu'on trouve un accord pour que le pays soit tenu, et qu'il puisse être dirigé, et qu'il ait un budget.
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