Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 mois
François Hollande, ancien président de la République et député PS de Corrèze est l'invité de BFMTV ce dimanche 14 septembre 

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00François Hollande, au-delà des ultra-riches, est-ce que vous pensez qu'il faudra augmenter les impôts,
00:04et par exemple l'impôt sur le revenu, d'une partie des Français qui vivent plus confortablement que les autres ?
00:09Vous avez dit il y a quelques années, on s'en souvient, à partir de 4 000 euros, on est riches, ça vous a été beaucoup reproché,
00:13sans vous demander de...
00:15C'était il y a 15 ans.
00:15Il y a 15 ans, peut-être que ce serait 5 000 euros avec l'inflation aujourd'hui.
00:18Est-ce que vous considérez qu'il faudra aussi augmenter l'impôt sur le revenu d'une partie des Français ?
00:22Non, je pense qu'il n'y a pas d'effort demandé aux Français dans leur très grande majorité,
00:27c'est-à-dire à tous ceux qui peuvent même avoir des revenus confortables.
00:32Je pense que ce sont les plus aisés qui doivent être appelés, soit sous la forme, je l'ai évoqué, d'un impôt sur le patrimoine,
00:38soit renforcement de l'imposition sur les revenus du capital, parce que ce sont ces revenus-là qui ont explosé.
00:44Ce ne sont pas les revenus du travail qui se sont considérablement accrus, ce sont les revenus du capital.
00:49Donc il est normal qu'il y ait une plus forte contribution pour ces revenus-là.
00:52– Je vous écoute depuis tout à l'heure, François Hollande, et je me dis, il y a eu beaucoup de divergences de vues entre vous et Olivier Faure ces derniers mois,
00:58et finalement aujourd'hui on a l'impression que vous êtes d'accord sur l'essentiel, sur le fait qu'il faut discuter avec Sébastien Lecornu,
01:04sur le fait qu'il faut mettre quelques points sur la table, on va parler des retraites dans un instant, ça y est, tout est pardonné entre vous.
01:10– Mais il n'y avait pas de question de personne, c'est une question de ligne politique.
01:12Chaque fois que le Parti Socialiste, et ça a été le cas, s'autonomise, affirme son identité, fait des propositions, revendique la responsabilité…
01:22– Et rond avec LFI.
01:22– Et rond avec LFI, et même ne se laisse pas entraîner par des postures de ses propres alliés, il est lui-même.
01:30Et on a besoin d'un grand Parti Socialiste, aujourd'hui et encore, a fortiori, demain.
01:35Donc sur cette position-là, je trouve que la direction du Parti a pris la bonne orientation.
01:40– C'est un bon premier secrétaire, Olivier Faure.
01:41– Écoutez, il fait ce qu'il a à faire, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est de faire des propositions, elles ont été entendues,
01:48c'est de discuter, de négocier, ça sera son rôle, et aussi celui des groupes parlementaires, des deux présidents.
01:55Et le mien, qui est dans une position un peu différente, c'est de faciliter cette négociation,
02:01et de faire en sorte que le gouvernement comprenne bien, j'ai parlé du président de la République,
02:05que sans l'accord du Parti Socialiste, c'est-à-dire sans l'assentiment, il ne s'agit pas d'adopter un budget,
02:10le Parti Socialiste restera dans l'opposition, la majorité restera la majorité,
02:15mais il faut qu'on trouve un accord pour que le pays soit tenu, et qu'il puisse être dirigé, et qu'il ait un budget.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations