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  • il y a 4 mois
François Hollande, ancien président de la République et député PS de Corrèze est l'invité de BFMTV ce dimanche 14 septembre 

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Transcription
00:00François Hollande, 200 000 personnes ont manifesté cette semaine dans le cadre de la journée Bloquons-Tout.
00:05Laurent Nunez, le préfet de police de Paris, a dit que c'était un échec.
00:08Est-ce que vous considérez que c'est un échec, une réussite ?
00:11Et quel regard vous portez sur ce mouvement-là ?
00:13Sur le mouvement du...
00:13Bloquons-Tout.
00:14Du 10 ?
00:15Oui.
00:16Bon, c'est un mouvement plus ou moins spontané, qui a été précisément récupéré par la France insoumise,
00:22qui avait des revendications qui étaient assez confuses.
00:24Donc, il a donné ce qu'il a pu donner, pas une participation considérable.
00:30Pourquoi ? Parce que précisément, il y avait une récupération...
00:32C'est pas rien, 200 000 personnes.
00:33Non, c'est pas rien.
00:34Ça veut dire qu'il y avait de la colère, et qu'il y a des gens qui y sont venus,
00:37et qui ne sont pas du tout sous la férule de quelque partie que ce soit.
00:40Mais ce qui va compter, à mes yeux, c'est pas le 10.
00:43C'est le 18.
00:44C'est le 18. Pourquoi c'est le 18 ?
00:45À l'appel de tous les syndicats.
00:46Oui, parce que c'est très important que ce soit les formes de représentation
00:50qui soient ainsi en mouvement, et qui puissent ouvrir une négociation.
00:56Comment vous négociez avec un mouvement spontané ?
00:58On l'a vécu avec les gilets jaunes, on voit.
00:59C'est-à-dire, descendre dans la rue, là, le 18, pour vous, c'est faire pression sur Sébastien Lecornu,
01:04pour avoir la taxation des plus riches, c'est comme ça que ça va se passer ?
01:07Oui, c'est être...
01:08C'est la rue qui va faire pression ?
01:09Elle fait partie, c'est pas la rue, les organisations syndicales, c'est pas seulement la rue.
01:14Ce sont des structures qui portent des revendications.
01:17Donc, la négociation qui va s'ouvrir, j'imagine qu'elle aura lieu après le 16,
01:22doit permettre de peser sur ce qui va se passer ensuite au Parlement.
01:25Vous appelez les Français de gauche, les Français tout court, à manifester ?
01:29C'est les organisations syndicales qui l'appellent.
01:31Il arrive que des partis politiques ou des responsables demandent aussi.
01:34Ça n'a jamais été ma règle.
01:35Je ne suis pas pour la confusion.
01:36Bien sûr qu'on peut appuyer des revendications.
01:39Bien sûr qu'on peut souhaiter qu'il puisse y avoir un succès de cette mobilisation.
01:43Mais ce sont les organisations syndicales qui en décident.
01:45C'est elles qui ont mis cette journée sur le calendrier
01:49et qui ensuite auront, et c'est leur responsabilité, à donner une traduction.
01:53Parce que c'est ça qui compte, traduire le mécontentement à la colère.
01:56Un des problèmes que l'on rencontre partout,
01:58c'est que les colères sont devenues beaucoup plus individuelles,
02:01se sont exprimées sur les réseaux sociaux
02:04et pas simplement à travers les syndicats, les partis politiques,
02:07les grandes associations.
02:08Et c'est ça qui rend la crise politique extrêmement dangereuse.
02:11Donc il faut redonner une place et aux partis politiques,
02:15s'ils méritent cette place, et aux organisations syndicales.
02:19Merci.
02:20Merci.
02:21Merci.
02:22Merci.
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