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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

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00:00Ravie de vous retrouver ce soir. Les infos, Mathieu Neves, bonsoir.
00:05Bonsoir Christine et bonsoir à tous. On commence avec cette journée cruciale pour le Premier ministre Sébastien Lecornu
00:11qui poursuit ses consultations à Matignon pour trouver un compromis sur le budget.
00:15Il a reçu aujourd'hui le Rassemblement National. Marine Le Pen affirme qu'il devra prouver qu'il est véritablement dans une rupture avec la politique macroniste.
00:24A l'international, Israël annonce l'ouverture d'un nouvel axe pour accélérer la fuite des habitants de Gaza vers le sud.
00:30L'annonce intervient au lendemain d'une offensive majeure destinée à anéantir les terroristes du Hamas.
00:36150 cibles ont été touchées depuis hier.
00:39Enfin, la Commission européenne dans ce contexte propose de sanctionner Israël.
00:4327 sanctions contre l'État hébreu et notamment taxer davantage les produits israéliens entrant dans l'Union européenne
00:49et de sanctionner deux ministres israéliens qualifiés d'extrême droite par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
00:57Merci beaucoup. Pardon.
01:00Qui vous arrive ?
01:01Non, j'ai un petit rhume. C'est comme ça.
01:03Ah bon ?
01:04C'est même pas encore l'hiver. C'est un rhume du printemps. C'est comme ça.
01:08Ça vous prend en grippe alors ?
01:10Je ne sais pas ce qu'il a pris ce soir. Peut-être un petit café.
01:15Ne pas répondre.
01:16Oui, ne cherchons pas à savoir.
01:18Au sommaire ce soir, qui a peur de Philippe Devilliers ?
01:23Sa pétition dérange la classe politique.
01:26Un million et demi de signatures, un million et demi de Français favorables à un référendum sur l'immigration et personne ne bouge.
01:33Certains signent des pétitions, d'autres manifestent dans la rue demain pour crier leur ras-bol financier, social.
01:40Un quotidien de plus en plus difficile.
01:43La mobilisation inquiète jusqu'au préfet de police de Paris.
01:46Pendant ce temps, la France est toujours sans gouvernement.
01:50Où va la France ?
01:51L'édito de Mathieu Boccouté.
01:53Pouvez-vous l'imaginer un seul instant ?
01:55Tenez-vous bien, en Afghanistan, après le séisme du 31 août qui a fait des milliers de morts, des femmes ont été abandonnées jusqu'à leur mort sous les décombres.
02:04Pourquoi la loi des talibans interdit aux femmes le contact physique avec un homme qui n'est pas de leur famille ?
02:12Des femmes blessées ont été privées de secours parce qu'aucun homme ne pouvait les toucher.
02:17Jusqu'où la communauté internationale acceptera-t-elle que le sexisme institutionnalisé tue plus sûrement encore que les catastrophes naturelles ?
02:27L'analyse de Gabriel Cruzel.
02:30Ce soir, Marc Menon va nous raconter l'incroyable transformation d'une ville américaine devenue enclave musulmane.
02:38Une petite ville à côté de Détroit qui avait 90% de sa population catholique et petit à petit s'est transformée.
02:45Première ville du pays à autoriser l'appel à la prière, construction d'une mosquée et puis d'une douzaine d'autres.
02:52Le conseil municipal est devenu musulman, composé uniquement d'hommes et vraiment que d'hommes.
02:59Un conseil municipal qui a transformé le quotidien des habitants.
03:03L'actualité, c'est l'interdiction du drapeau LGBT sur tout bâtiment public il y a quelques jours dans cette petite ville américaine.
03:11Le regard de Marc Menon.
03:13À la veille d'une journée de mobilisation et d'agression envers les policiers, arrêtons-nous sur ces violences envers nos forces de l'ordre.
03:20Tourcoing, Reims, deux vidéos de policiers lâchés ont notamment sidéré l'opinion publique.
03:27Des chiffres en hausse, un malaise grandissant et des familles inquiètes pour leurs proches en uniforme.
03:32Où sont les peines minimales, l'individualisation des sanctions ?
03:36Notre police municipale, elle aussi en grande souffrance, se veut renforcée, mais à bout de souffle, toujours sans véritable reconnaissance institutionnelle.
03:44Entre impunité, découragement des agents et violences de plus en plus puissantes,
03:51la France est-elle encore capable de protéger ceux qui la protègent ?
03:56Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:59Philippines, un an après, le cri d'une famille face à l'impossible deuil, une famille qui sort du silence.
04:06La France voit pour une partie de sa jeunesse sacrifiée, par les failles de l'État et les promesses trahies,
04:12de Crépaule au bois de Boulogne, quand la diversité réelle rattrape la France entière.
04:17« Faut-il continuer à fermer les yeux sur ce qu'endure le peuple au nom de l'idéologie ? »
04:23L'édito de Mathieu Boccote.
04:24Et puis, que penserait Napoléon de la France d'aujourd'hui ?
04:30Quel serait son regard sur cette France qui descend dans la France, cette France sans gouvernement,
04:34cette France dans un État faillite et sans légitimité de notre État ?
04:40Ce soir, Thierry Lentz, historien, viendra répondre à ces questions.
04:45Ce spécialiste de Napoléon vient de publier son dernier livre « Napoléon et le monde » 1769-2025,
04:52un livre qui s'arrête sur ce qu'il aurait voulu faire du monde et ce que le monde a fait depuis de lui.
04:58Thierry Lentz, historien, est notre invité ce soir.
05:02Une heure avec nos mousquetaires pour tout se dire et surtout sans tabou.
05:18Allez, on change. On commence avec vous, ma chère Charlotte.
05:21En l'espace de quelques jours, deux vidéos de policiers agressés ont particulièrement choqué l'opinion
05:28à Tourcoing, puis à Reims. Première question, que retenir de cette affaire ?
05:34Alors, à Tourcoing, pour ceux qui n'auraient pas suivi, le policier, en effet, au moment où il allait interpeller,
05:40il est appelé pour un vol de trottinette. Au moment où il va interpeller, il est lynché par cinq adolescents,
05:45dont certains sont mineurs. Il n'y a ni Mathéo ni Kevin dans le lot, pour le dire avec des mots officiels.
05:51Ils ont été interpellés. Les deux principaux accusés ou poursuivis dans cette affaire sont en préventive.
06:00Ils ont dormi en prison et les autres sont sous contrôle judiciaire strict,
06:04avec évidemment les contraintes qui s'imposent dans le cas de mineurs.
06:08Alors là, on a une illustration parfaite avec des jeunes qui sont plus ou moins connus.
06:12D'abord, du recours à la violence systématique, si besoin, on va dire, envers les forces de l'ordre.
06:19Ça n'arrête plus, il n'y a plus de distinguo, en fait, entre la personne qui s'oppose à eux,
06:22qu'il ait un uniforme ou pas.
06:24Évidemment, la question de l'impunité, parce que ces jeunes ne pensent même pas à ce qui pourrait arriver
06:29en raison des coups qu'ils donnent.
06:31Et évidemment, du rapport aux policiers.
06:34À Reims, le procureur lui-même a parlé cette fois-ci d'un lynchage en règle.
06:38Donc, je vais laisser les mots du procureur vous décrire ce qui s'est passé.
06:41Des policiers, cette fois-ci en civil, qui allaient fêter le départ, la mutation de l'un des leurs.
06:45Ils sortent du restaurant à 50 mètres du commissariat.
06:48Je pense que c'est une information qui est nécessaire.
06:51Et cette fois-ci, tous n'ont pas été interpellés, parce qu'ils étaient nombreux.
06:54Mais deux hommes maorais ont été interpellés, 26 et 27 ans, déjà connus, déjà condamnés.
07:00Et l'un des deux sortait de prison, non pas deux ans après, quatre jours après.
07:04Il était sorti de prison quatre jours avant cette agression.
07:06Il était en prison pour extorsion et violence.
07:09Il était donc en état de récidive légale.
07:12Alors, il y a plusieurs choses, évidemment, qu'on retient de cette affaire.
07:15D'abord, la question de la vidéo.
07:17Parce qu'ils sont poursuivis à chaque fois qu'il y a une vidéo qui sort.
07:20En général, ce sont les agresseurs eux-mêmes ou quelqu'un qui est à proximité qui filme
07:24et qui le met sur les réseaux sociaux.
07:26On l'a vu à Tourcoing avec des smileys qui pleurent de rire et des commentaires plus qu'humiliants
07:30pour les personnes qui sont agressées, a fortiori quand ce sont des policiers.
07:34Non pas que les coups soient plus graves, mais ils incarnent évidemment l'autorité à ce moment-là.
07:39Et un policier me disait cet après-midi que si les violences étaient devenues absolument quotidiennes
07:46en service dans certains endroits en France, il notait que leurs paroles et leurs récits
07:51de ces diverses agressions n'intéressaient pas grand monde
07:54et que quand les vidéos sortaient, évidemment, ça devenait des sujets médiatiques et donc politiques.
08:00Mais que pour lui et ses collègues, et là c'est un policier de Reims,
08:04le cap avait été franchi avec l'agression hors service.
08:07Il disait que c'est déjà arrivé ailleurs, mais pas à Reims, pas dans ces conditions,
08:10pas à 50 mètres du commissariat.
08:12Et si les jeunes sont poursuivis pour la diffusion de la vidéo,
08:16vous savez ce qui est absolument évidemment interdit,
08:18les policiers reconnaissent que ces vidéos sont humiliantes pour eux,
08:22mais ils y voient un intérêt, leur calvaire est aux yeux et vu tout le monde.
08:25Et il me disait même un procureur qui parle de lynchage,
08:27ça ne fait pas le même effet que quand le lynchage peut être vu,
08:30évidemment, par la population.
08:32Ensuite, la deuxième chose dont ont parlé plusieurs des policiers à qui j'ai parlé aujourd'hui,
08:35c'est désormais la crainte de leur famille.
08:38A chaque fois qu'une vidéo sort comme ça, ils nous disent
08:40c'est notre mère, nos frères et sœurs, nos neveux et nièces,
08:43nos enfants évidemment,
08:45qui appellent immédiatement,
08:48surtout quand ils sont dans la ville, concernés.
08:50Ce sont des noms qui changent, des noms d'épouse,
08:52notamment qui ne travaillent plus sous leur nom d'épouse précisément,
08:55mais sous leur nom de jeune fille.
08:56L'angoisse de sortir le soir en famille,
08:58avec un exemple précis,
09:00dans le cas de Reims par exemple,
09:01il y a un des policiers agressés qui avait interpellé
09:03un de ces agresseurs quelques jours plus tôt,
09:05raison pour laquelle le procureur a dit que la piste
09:08de personnes qui ont reconnu des policiers
09:11est particulièrement privilégiée par le parquet.
09:14Et il dit, en fait, nous, nous les connaissons par cœur,
09:16ces jeunes-là,
09:17mais eux aussi, par définition,
09:19nous connaissent,
09:20puisqu'il y a des contrôles,
09:21il y a des interpellations.
09:23Et donc, si nous sortons de ce même restaurant
09:25ou du cinéma avec notre femme et nos enfants,
09:27est-ce que ça les arrêtera ?
09:28Évidemment, la question devient un peu pressante.
09:30Il y a la question de l'évolution de la situation
09:32pour les policiers en particulier.
09:35Il y a des chiffres du ministère de l'Intérieur
09:36qui sont sortis.
09:37En 2024, près de 15 000 policiers ont été blessés.
09:40C'est une augmentation de 3% par rapport à 2023.
09:43Et il y a parmi ces policiers blessés,
09:4639% de ces blessures qui sont dues à des agressions,
09:48à des violences par tiers directement sur le policier.
09:52Est-ce qu'il y a une augmentation ?
09:53Oui, c'est indiscutable par les chiffres.
09:55Augmentation que beaucoup cherchent à relativiser
09:57avec des arguments plus ou moins légitimes.
09:59En effet, les plaintes sont beaucoup plus systématiques.
10:02En effet, il y a une communication plus grande.
10:03Et en effet, nous avons de plus en plus de vidéos
10:05et donc de prises en compte, on va dire, de ces agressions.
10:10Mais ce qui est beaucoup plus intéressant
10:11que les chiffres eux-mêmes
10:13et de l'augmentation qu'on peut discuter à l'infini,
10:16c'est la question de ce que veut dire un fait de violence.
10:19Parce que mettre une claque à un policier,
10:21c'est un fait de violence.
10:21Et un lynchage, c'est un fait de violence dans un tableau Excel.
10:24Vous voyez, et eux disent, ce qui nous importe, nous,
10:27c'est l'évolution, un, des comportements
10:29et donc de la densité de la violence qui est exercée,
10:32qui, elle, est en augmentation,
10:33du profil des agresseurs, évidemment, de ces auteurs
10:36et de leur âge qui diminue de plus en plus
10:40ce que l'on ne voit pas.
10:41En effet, encore une fois, dans une ligne fait de violence,
10:44on ne voit pas cette évolution.
10:46Et un policier me disait,
10:48c'est vrai que c'est un peu à la mode
10:50de relativiser ces chiffres et ce qu'ils veulent dire.
10:54Il disait, en intervention,
10:55quand nous intervenons en tant que policiers,
10:57notamment, par exemple, dans une émeute,
10:59il dit, c'est parfois violent dans une manifestation.
11:01Il dit ça, nous avons l'habitude depuis des années et des années.
11:03C'est-à-dire que c'est bien, mais ils ont pris l'habitude.
11:06Et il dit simplement, aujourd'hui,
11:07ce qui explique qu'en intervention, c'est un peu normal.
11:10Déjà, que disent-ils hors intervention ?
11:12Et par ailleurs, devant le témoignage
11:14de plus en plus récurrent des médecins,
11:16des profs et des pompiers,
11:18que répondent-ils quand leur seule explication
11:20est le comportement de la police
11:22vis-à-vis de ces jeunes-là ?
11:24Donc, il y a à la fois dans leur discours
11:26une sidération devant l'agression
11:28qu'il y a eu à Reims ou à Tourcoing,
11:29et en même temps, une forme de fatalité.
11:31Il y a vraiment les deux qui cohabitent
11:32avec un immense découragement
11:34et un avertissement.
11:36Il y en a un qui m'a dit, il y a 25 ans,
11:37il est policier depuis 30 ans,
11:39il y a 25 ans, on avait un collègue
11:41qui avait quitté la police dans notre commissariat.
11:43Maintenant, on en connaît tous plusieurs
11:45quand ils ne se sont pas simplement suicidés.
11:48Et les plus âgés sont formels,
11:49ils ne faisaient pas leur métier
11:51dans les mêmes conditions il y a 20 ans.
11:52Donc, on peut disserter avec tous les spécialistes
11:54de la sécurité intérieure, etc.
11:56pendant des heures sur des plateaux de télévision,
11:58vous ne trouverez pas un policier
11:59ou un gendarme d'ailleurs
12:01qui exerce depuis 30 ans
12:02et qui vous dit qu'il fait le même métier
12:04et qu'il a affaire à la même violence
12:06aujourd'hui dans la rue.
12:08Et évidemment, il réclame des peines
12:11qui soient automatiques
12:12en cas, ce qui ne veut pas dire
12:13désindividualisées,
12:14mais automatiques
12:15en cas d'agression de ce genre.
12:18Aujourd'hui, il est clair
12:19que le modèle est différent.
12:21On préfère attendre la 20e fois
12:22et mettre directement
12:23des peines de prison très longues.
12:25Eux nous ont dit,
12:26à la première agression,
12:28on ne demande pas 3 ans de prison.
12:29On demande même 15 jours.
12:30Mais simplement que ça intervienne
12:31la première fois.
12:32Et il y en a, me disait-il eux-mêmes,
12:34on les connaît,
12:34on a affaire à eux tous les jours.
12:35Il y en a que ça ferait réfléchir
12:36et que ça stopperait immédiatement.
12:38Très important de s'arrêter
12:40sur cette question
12:41des policiers agressés
12:42à la veille d'une grande mobilisation.
12:45Et pour certains,
12:45les mots d'ordre,
12:46c'est faisons-nous
12:47et tapons du flic,
12:48la haine anti-flic.
12:50Poursuivons.
12:51C'est en effet une proposition
12:52du garde des Sceaux,
12:54Charles de Réanas,
12:55qui a parlé à nouveau
12:56des peines minimales
12:57après l'agression
12:58du policier de Tourcois.
13:00Mais beaucoup répondent
13:02que cela contrevient
13:03à l'individualisation
13:04des peines consacrées
13:06par la Constitution.
13:08Qu'en est-il concrètement ?
13:09Alors c'est vrai
13:09que les peines minimales,
13:10peines planchées,
13:11c'est-à-dire une peine minimale
13:12de fait,
13:13qui existerait
13:13dans le code pénal,
13:14ça existe depuis 1789
13:16pour les traditionnalistes
13:18de la gauche.
13:20C'est pour Marc Menand.
13:21Oui, c'est pour vous.
13:21Oui, oui, c'est ça.
13:24Justement.
13:25La gauche a l'habitude
13:26de sortir des traditions.
13:28Mais simplement,
13:33année après année,
13:34il y a des particularités
13:36qui se sont ajoutées
13:37à ces peines planchées.
13:37Par exemple,
13:38les circonstances atténuantes,
13:39par exemple,
13:40la possibilité de mettre
13:40du sursis.
13:42C'est extrêmement vieux
13:43dans notre code pénal
13:43et dans cette évolution.
13:45Et ça a permis,
13:46évidemment,
13:46aux magistrats,
13:47l'idée était de permettre
13:47aux magistrats
13:48de s'adapter
13:49aux prévenus,
13:50aux contextes
13:51et évidemment
13:51aux motivations.
13:53On comprend bien
13:53qu'un geste posé
13:54par deux personnes différentes
13:55dans des contextes différents
13:56ne se jugent pas
13:57de la même manière.
13:58Très bien.
13:59En 2005,
13:59nous rappelle beaucoup de personnes,
14:00le Conseil constitutionnel
14:01a donné une valeur constitutionnelle
14:04au principe
14:05de l'individualisation
14:06des peines,
14:07c'est-à-dire le magistrat
14:07a quelqu'un en face de lui,
14:09un contexte,
14:09un acte qui est posé
14:10et il prend en compte
14:12tous ces éléments.
14:13C'est parfaitement exact.
14:14Et c'est pour ça,
14:15nous dit-on,
14:16que les peines planchées
14:17qui avaient été mises en place
14:18par Nicolas Sarkozy
14:19avaient été contournées.
14:21En gros,
14:21prenons un exemple
14:22pour les violences graves,
14:23celles dont nous parlons,
14:24la peine maximale
14:25dans le code pénal
14:26est de 3 ans,
14:2745 000 euros d'amende
14:28et la loi sous Nicolas Sarkozy
14:30établissait une peine planchée
14:32de 1 an
14:32pour un récidiviste.
14:35Sauf,
14:36la loi précisée,
14:37décision spécialement motivée
14:39par le magistrat.
14:40Parce qu'en effet,
14:41on ne peut pas
14:42ne pas individualiser.
14:45C'est une possibilité
14:46de fermeté
14:47qui est accordée
14:47mais qui n'est pas contraignante.
14:49Alors moi,
14:50j'y vois une preuve absolue
14:51de notre état d'esprit
14:52sur la justice
14:53et sur notre manière
14:54de lire la justice.
14:55Pourquoi ?
14:56Parce que
14:56personne n'explique
14:58en quoi une peine minimale
15:00serait contraire
15:02à l'individualisation
15:04des peines.
15:04C'est-à-dire,
15:05le magistrat dit
15:05il faut que je vous mette
15:06un an minimum
15:07mais je peux monter
15:07jusqu'à 3 ans.
15:08Donc,
15:08j'individualise
15:09entre 1 et 3 ans.
15:10Personne ne nous explique
15:11pourquoi ça,
15:13la peine planchée,
15:13la peine minimale,
15:14c'est contre l'individualisation
15:15de la peine
15:16et la peine maximale,
15:17non.
15:18Moi,
15:18je suis désolée,
15:19un magistrat
15:19qui a en face de lui
15:20un multirécidiviste
15:21et on lui dit
15:21vous ne pouvez pas
15:22mettre plus de 3 ans,
15:22eh bien,
15:23on contraint
15:24l'individualisation
15:25de la peine
15:26mais dans ce sens-là,
15:27ça ne gêne absolument personne.
15:29Vous aurez noté
15:29que cet argument
15:30revient assez peu
15:31dans les débats.
15:32C'est Jean-Cy,
15:33Charlotte,
15:33la question de la police municipale
15:35est également à l'ordre du jour
15:36avec des changements attendus.
15:39Alors,
15:39en effet,
15:39là,
15:39on attend un texte
15:40qui est attendu
15:40en commission des lois
15:41à l'Assemblée nationale
15:43ces prochains jours.
15:44Vous savez,
15:44l'idée,
15:45ça est porté par plusieurs maires,
15:46c'était d'étendre
15:47les prérogatives
15:47des policiers municipaux
15:49qui sont aujourd'hui
15:50largement empêchés
15:50et qui doivent faire
15:51systématiquement appel
15:52pour un contrôle,
15:53pour une fouille
15:54à un officier de police judiciaire
15:55de la police nationale.
15:57L'idée,
15:57c'est de renforcer
15:58les pouvoirs
15:58de la police municipale
15:59et donc d'alléger
16:00une police nationale
16:01absolument surchargée.
16:03Tout le monde y gagne,
16:03d'autant,
16:04disent certains maires,
16:06que la population
16:06voit donc une police municipale
16:08qui est capable
16:08à la fois de contrôles,
16:10ce qui n'était pas le cas
16:11dans toutes les situations
16:12jusqu'à maintenant,
16:13et de sanctions également
16:15et que personne ne s'inquiète,
16:16évidemment,
16:16comme c'est le cas
16:17pour la police nationale.
16:18Tout se fait sous l'égide
16:19d'un procureur de la République
16:21aujourd'hui en France.
16:22Les policiers ne décident pas
16:23de tout ce qu'ils font
16:24toute la journée,
16:25ni dans leurs inquiètes,
16:26ni dans les contrôles
16:26dans la rue.
16:28Il y a également
16:29une promesse de formation,
16:30de matériel,
16:30d'accès aux fichiers
16:31ou d'outils
16:32qui seraient accessibles
16:32à la police municipale.
16:34Là, on suivra
16:35parce que ça dépendra
16:36évidemment des amendements
16:37qui sont déposés
16:37du travail parlementaire.
16:39Mais quelque chose
16:40d'assez significatif
16:41a été relevé
16:41par plusieurs maires,
16:42c'est qu'il n'a jamais été
16:43question de la reconnaissance
16:45de ces policiers
16:47et de ce changement
16:48d'échelle,
16:49on va dire,
16:49dans le travail
16:50et de travail tout court.
16:51Or, cette question
16:51de la reconnaissance,
16:53même symbolique,
16:54est dans le discours
16:55mais d'absolument
16:56tous les policiers,
16:57qu'ils soient municipaux
16:57ou nationaux,
16:58auxquels vous parlez
16:59aujourd'hui,
17:00je pense que c'est
17:00une question
17:01qui devrait être portée
17:02par certains députés
17:03ces prochains jours.
17:05Merci à Charlotte
17:06pour les deux pieds
17:07dans le plat
17:08à la veille
17:08d'une journée
17:09de mobilisation
17:10qui s'annonce
17:10très dense
17:11pour les policiers.
17:12On parlera
17:12de la pétition
17:13de Philippe de Villiers.
17:14Qui on veut
17:14à Philippe de Villiers
17:15avec Mathieu Bocoté ?
17:17On parlera
17:18avec Marc Menand
17:19de cette petite ville,
17:21cette petite ville
17:22américaine
17:22qui est devenue musulmane.
17:23Comment est-ce qu'elle vit
17:24au quotidien ?
17:25Et avec vous,
17:26on parlera
17:27dans un instant
17:27ma chère Gabriel
17:28de ces afghanes
17:30laissées pour mortes
17:31uniquement
17:32pour appliquer
17:33la charia.
17:34On marque une pause,
17:35on revient.
17:36Alors qu'un silence
17:41gêné l'entouré,
17:43on parle de plus en plus
17:44de la pétition
17:45lancée par Philippe de Villiers
17:47pour que soit organisé
17:49un référendum
17:50sur l'immigration.
17:51Les signataires
17:52se multiplient.
17:54Ils seront bientôt
17:55deux millions
17:56si vous signez tous,
17:57surtout.
17:58Pourtant,
17:58dans la classe politique,
18:00même à droite,
18:01on sent une forme
18:02de malaise,
18:03Mathieu Bocoté.
18:04Et demain,
18:05la gauche
18:05qui fera défiler
18:07ses troupes dans la rue
18:07ne risque pas
18:08de parler d'immigration
18:09non plus.
18:10Alors,
18:11vous avez bien fait
18:11de rappeler que d'abord
18:12et avant tout,
18:13lorsque cette pétition
18:14fut lancée,
18:14il y a eu une forme
18:15de malaise,
18:16d'étonnement.
18:17On n'en parlait peu,
18:18on n'en parlait pas.
18:20Et là,
18:20d'un coup,
18:20ça a explosé.
18:21Parce qu'on était bien
18:22obligé de constater
18:23qu'ils étaient plus
18:23d'un million,
18:24un million deux cent mille,
18:25trois cent mille,
18:25quatre cent mille,
18:26cinq cent mille à la signer.
18:28Et aujourd'hui,
18:28ça vaut la peine de le dire,
18:29aujourd'hui,
18:30la gauche qui a pris
18:31conscience de la chose
18:32est sur le mode
18:33de la contre-attaque.
18:34Donc aujourd'hui,
18:35dans les canards de gauche,
18:36dans les titres de presse,
18:38la volonté,
18:38c'est de déconstruire
18:39la légitimité
18:40de cette pétition,
18:41de la faire passer
18:42pour une espèce de farce,
18:44de la discréditer.
18:45J'y reviendrai
18:46dans un instant,
18:46mais sachant qu'on est
18:47au cœur d'une bataille
18:48autour de la légitimité
18:50de cette pétition.
18:51Alors, elle est portée,
18:52on le sait,
18:52par Philippe de Villiers,
18:54qui aujourd'hui,
18:54je pense que tout le monde le sait,
18:55il y a un phénomène de Villiers.
18:57On est dans un moment
18:57de renaissance
18:58pour Philippe de Villiers.
18:59On est dans un moment
19:00où il apparaît aujourd'hui
19:01dans sa pleine valeur
19:02et reconnu pour ce qu'il est.
19:04On ne devrait pas oublier
19:05qu'il a connu quand même
19:06pendant des années
19:07la traversée du désert
19:08et qu'avant de connaître
19:09cette renaissance,
19:10c'était un homme
19:10qui était ridiculisé,
19:12insulté,
19:12diabolisé, persécuté
19:13de la manière
19:15la plus atroce
19:15et juste qui soit.
19:17Par exemple,
19:18on le présentait
19:18comme un aristocrate
19:19à particules égarées
19:20en politique
19:21qui tranchait
19:22avec l'égalitarisme
19:23obligatoire républicain.
19:25On disait,
19:25il représente
19:26l'ancienne noblesse,
19:27de quoi se mêle-t-elle?
19:28Alors qu'aujourd'hui,
19:28on le tolère évidemment
19:29que la noblesse
19:30issue du Parti socialiste
19:31qui a colonisé
19:31les postes de l'appareil public.
19:33Cette noblesse-là
19:34qui s'entrenomme
19:34dans les grandes fonctions
19:35d'autorité,
19:36dans les médias,
19:37ça, on peut la respecter.
19:39De même,
19:39on le présentait
19:40comme le réactionnaire
19:41attaché aux valeurs
19:41traditionnelles.
19:43Manifestement,
19:44quand on est dans
19:44une société aujourd'hui
19:45qui doute de l'existence
19:46de l'homme ou de la femme,
19:47il ne se trompait
19:48peut-être pas
19:49lorsqu'il disait
19:49qu'il y avait
19:50une forme de décadence,
19:51de perte
19:51au temps du combat
19:52pour nos valeurs.
19:53Et on le présentait
19:53comme le nationaliste
19:54rétrograde
19:55attaché à la souveraineté
19:56de la France
19:56quand le destin
19:57de la France
19:57était évidemment
19:58celui d'une province
19:59européenne.
20:01Alors, dans les faits,
20:01la vérité était ailleurs.
20:02On était devant quelqu'un
20:03qui était à plusieurs reprises
20:04un visionnaire,
20:05un lanceur d'alerte.
20:071981,
20:07petit oubli,
20:08on l'oublie souvent,
20:09le socialisme arrive au pouvoir
20:11et il décide de rompre
20:12à ce moment-là,
20:13de quitter ses fonctions
20:14dans l'appareil public
20:15en disant
20:16le socialisme sera catastrophique
20:17pour la France.
20:18Première rupture
20:19fondatrice pour lui.
20:21Ensuite,
20:22dans les années 90,
20:23ne pas oublier,
20:24il s'oppose
20:24à la construction européenne
20:26telle qu'elle prend forme
20:26à la manière
20:27d'une fédéralisation
20:28annoncée de l'Europe.
20:29Alors, il est mal vu
20:30à l'époque de s'opposer
20:31au moment de Maestridge.
20:31Il est mal vu
20:32de s'opposer à ce qui se fait.
20:33Eh bien, il a le courage
20:34de s'y opposer.
20:37Donc, la souveraineté nationale,
20:38c'est fondamental pour lui
20:39et en 2005,
20:40il s'y opposera encore
20:41en ajoutant un élément
20:42à son opposition.
20:43À l'époque,
20:44il dit,
20:44un instant,
20:45la Constitution européenne
20:46telle qu'elle se prépare,
20:47elle va entraîner
20:47l'adhésion de la Turquie.
20:49Il met en garde déjà
20:50contre l'islamisation
20:50de l'Europe
20:51et en 2006,
20:52dans son livre
20:52Les mosquées de Roissy,
20:54il met en garde
20:54contre l'islamisation de l'Europe
20:55et encore une fois,
20:56on le traite de fou.
20:57On le traite de fou,
20:58mais finalement,
20:58qui avait raison?
20:59Qui avait raison
21:00sur cette question?
21:01Et par ailleurs,
21:02Villiers,
21:02c'est l'homme
21:02qui a porté la renaissance
21:03de la mémoire vendéenne.
21:05Et on peut penser
21:05que pour certains,
21:06c'est du folklore
21:07qui se passe au loin,
21:08au puits du fou.
21:09Dans les faits,
21:09il y avait une leçon politique
21:10très forte chez Villiers.
21:12Le soulèvement inaugural
21:13dans l'histoire
21:14de la Révolution française,
21:15c'est quoi?
21:15C'est la révolte
21:16de ces Vendéens
21:17qui disent,
21:18mais un instant,
21:18on ne veut pas sacrifier
21:19nos traditions,
21:20nos coutumes,
21:21notre histoire,
21:22notre identité.
21:23Le soulèvement populaire,
21:24le premier,
21:25il est conservateur
21:26dans le bon sens du terme.
21:27Et on a tout fait
21:28pour écraser cette mémoire
21:29et Villiers a tout fait
21:30pour la faire renaître,
21:32pour faire renaître
21:33l'identité oubliée
21:34des Vendéens
21:34et éclairer une part oubliée
21:36ainsi de l'histoire française.
21:37Et de ce point de vue,
21:38on pourrait dire
21:38qu'on est tous des Vendéens
21:39aujourd'hui dans le monde occidental
21:40et en France en particulier.
21:42Pourquoi?
21:42Parce que nous entendons tous
21:43que l'espèce de modernité
21:44totalitaire obligatoire
21:46qu'on nous impose
21:47nous arrache
21:48à nos identités premières.
21:49Alors pourquoi je rappelle tout ça?
21:51Pour rappeler que ce qu'il fait
21:52avec cette pétition
21:53s'inscrit dans une trajectoire,
21:54dans un engagement
21:56sur la longue durée.
21:57Que dit Villiers?
21:58Il dit la question
21:58de l'immigration,
21:59elle est aujourd'hui centrale.
22:00Si on la laisse de côté,
22:02on échappe tout le reste.
22:03Donc il nous dit
22:04qu'on est devant
22:04un changement de peuple.
22:06Il dit qu'on risque
22:06de connaître de notre vivant
22:08la fin de la France.
22:09C'est quelque chose.
22:10Être contemporain
22:11de la mort de son pays,
22:12de son peuple,
22:12c'est absolument atroce.
22:14Dans la pétition,
22:15il examine les différentes raisons.
22:16Perte de souveraineté nationale,
22:18le socialisme
22:19qui est une pompe aspirante
22:20qui fait en sorte
22:20que le sud remonte vers le nord,
22:23le multiculturalisme,
22:24le sans-frontiérisme.
22:26Et il dit
22:26ne comptez pas
22:27sur la classe politique
22:28pour vous sauver.
22:29Ils ne feront rien.
22:30Si on ne leur impose pas
22:32le thème de l'immigration
22:33et le thème du référendum
22:34sur l'immigration,
22:35ils ne feront rien.
22:36Ils vous abandonneront
22:36encore une fois.
22:37Donc il faut imposer
22:39cette pétition.
22:40Il faut imposer ce thème.
22:41Il faut faire en sorte
22:42que l'ensemble
22:42de la classe politique
22:43se saisisse de ce sujet.
22:45Et aujourd'hui,
22:47alors que le thème
22:47s'est imposé,
22:49on sent chez les gens
22:49qui pourraient y adhérer
22:50un étrange
22:51et très grand malaise.
22:53Alors pourquoi
22:54ont-ils peur
22:55de Philippe Devilliers?
22:57C'est la question
22:58que je me pose
22:58et qu'on est quelques-uns
22:59à se poser.
23:00Alors fondamentalement,
23:01on peut dire que,
23:01bon, allons-y
23:02parti par parti.
23:03Le RN semble considérer
23:05que le combat
23:06contre l'immigration
23:07assez ivre,
23:07c'est le sien
23:08et personne d'autre
23:09ne peut le mener
23:10autrement
23:11et autrement
23:11qu'à sa manière.
23:12Ce qui fait en sorte
23:13qu'il n'est pas d'accord
23:14avec l'idée
23:14d'une grande manifestation.
23:15Il ne veut pas signer
23:16la pétition
23:17de Philippe Devilliers.
23:18Donc le RN dit
23:19c'est notre domaine,
23:20ne vous en mêlez pas
23:20et ralliez-vous
23:21avec nos conditions.
23:22C'est peut-être
23:23la limite du RN
23:23qui n'a pas nécessairement
23:24l'esprit de coalition,
23:25disons ça ainsi.
23:27Donc on tient Villiers
23:28à la distance
23:29alors que dans les faits
23:30il vient d'avoir
23:301,5 million de signatures.
23:32C'est immense.
23:33Chez LR,
23:34il y a peut-être
23:34le souci de la respectabilité
23:36médiatique
23:36qui travaille souvent ce parti.
23:38Ils disent
23:38on est pour un référendum
23:39sur l'immigration
23:39comme le RN
23:40depuis longtemps.
23:41Ils sont pour ce référendum
23:42mais ils hésitent à signer
23:43sauf Laurent Wauquiez
23:44qui a signé cette pétition.
23:46Ce n'est pas un détail.
23:47Donc tout le monde
23:47veut un référendum
23:48sur l'immigration
23:49mais on ne veut pas signer
23:50la pétition
23:51qu'il fait aujourd'hui
23:52qui est portée
23:52sur le mode plébiscitaire
23:54par tant de gens
23:55qui disent
23:55enfin on peut s'exprimer.
23:57Et qui ne coûte rien.
23:58C'est le moins
23:59qu'on puisse dire.
23:59Alors comment
24:00comment expliquer la chose?
24:02J'ai l'impression
24:02que pour certains
24:03derrière la parole
24:04de Villiers
24:04qui réussit à porter
24:06le champ profond du pays
24:07plusieurs sont sur le mode
24:09de l'explication
24:10sur le mode
24:11mais Villiers arrive
24:11mais il nous fait de l'ombre.
24:12Il nous fait de l'ombre.
24:13Est-ce que derrière cela
24:14il prépare une campagne
24:15à la présidentielle
24:16pour 2027?
24:17Est-ce qu'il ne s'agit pas
24:18d'une ruse?
24:19Et là autrement dit
24:20ils se disent
24:20Villiers instrumentalise
24:21la question de l'immigration
24:22pour revenir au coeur du jeu.
24:24J'ai l'impression
24:25que plusieurs dans la classe politique
24:26prêtent aux autres
24:27leurs propres petits calculs.
24:29Ils se disent
24:30aïe aïe aïe
24:31il doit y avoir
24:31quelque chose derrière ça
24:32il doit y avoir une manœuvre
24:33il doit y avoir
24:34basse manœuvre
24:35derrière cela.
24:36Donc tenons-nous
24:37à distance
24:38de l'aristocrate vendéen
24:39en oubliant
24:40qu'aujourd'hui
24:41Villiers est capable
24:42de rassembler
24:43on le voit tous les vendredis
24:44ici
24:44une audience
24:45plus que significative
24:47de gens qui trouvent
24:48chez lui
24:48non seulement des raisons
24:49d'avoir la nostalgie
24:50d'une France
24:51qu'ils ont aimée
24:51mais par ailleurs
24:52d'une France
24:53qu'ils espèrent
24:54faire vivre encore
24:55et faire renaître
24:56et qu'ils portent
24:56à la manière
24:57d'une parole visionnaire
24:58certains diraient prophétique.
25:00Mais on s'en tient
25:00à distance
25:01qu'est-ce qu'on fait?
25:02On fait tout
25:03tout
25:03tout
25:04pour détruire la crédibilité
25:05pas à droite cette fois-là
25:06à gauche
25:06on fait tout
25:07pour détruire la crédibilité
25:08de cette pétition
25:08comme s'il s'agissait
25:10finalement d'un texte secondaire.
25:12Mathieu, demain
25:13il y aura une grande mobilisation
25:15elle se veut populaire
25:16pourtant
25:17elle fera l'impasse
25:18sur un sujet
25:19ce sujet de l'immigration.
25:21Eh bien voilà
25:21penser
25:23mobiliser le peuple
25:24en laissant de côté
25:25la question de l'immigration
25:25c'est de nous rappeler une chose
25:27à gauche
25:27le peuple n'est qu'un slogan
25:29le peuple n'est qu'un slogan
25:30alors d'un côté
25:31on a Villiers
25:31pour qui?
25:32qui lance un appel
25:33qui lance un appel
25:34on pourrait dire
25:34à sa manière
25:34que c'est une forme
25:35c'est l'appel de Vendée
25:36qui nous dit
25:37ne sacrifiez pas
25:38votre identité profonde
25:39il nous reste encore
25:40une chance
25:40de sauver le pays
25:41à gauche
25:42la conception du peuple
25:43est différente
25:44à droite
25:45le peuple
25:45on pourrait dire
25:45est enraciné
25:46le peuple
25:47c'est la continuité historique
25:48le peuple
25:49s'inscrit
25:49dans la longue durée
25:51à gauche
25:51le peuple
25:51est un slogan
25:52qu'on investit
25:53de mille et une causes
25:54circonstancielles
25:55sous le signe
25:55de la mobilisation
25:56permanente
25:57donc qu'est-ce qui se passe
25:58on va parler de tout
25:59demain
26:00d'absolument tout
26:01sauf de la question
26:03qui habite
26:04existentiellement
26:04les français
26:05aujourd'hui
26:05j'ajoute une chose
26:07la presse de gauche
26:08je le disais
26:08se mobilise aujourd'hui
26:09pour discréditer la pétition
26:10on dit
26:10ah c'est pas vraiment
26:11des vrais signataires
26:12ah c'est pas une pétition
26:13suffisamment officielle
26:14dans les faits
26:15c'est un complot
26:16de la bolosphère
26:17il suffit pour ces gens-là
26:18de dire le mot
26:19Vincent Bolloré
26:20ou Bollosphère
26:21les médias
26:21mais c'est pire que Palpatine
26:23si je comprends bien
26:24au sommet de l'univers
26:25après le pire des méchants
26:27il y a Vincent Bolloré
26:28qui serait l'espèce
26:29de conspirateur terrifiant
26:30qui dominerait la France
26:31ces gens-là
26:32c'est quand même
26:32des paranoïaques
26:33emplons ça
26:34théorie du complot
26:35et par ailleurs
26:36il faut voir à quel point
26:37il y a à gauche
26:38aujourd'hui une volonté
26:38de nier
26:39la possibilité même
26:40de parler de la question
26:41de l'immigration
26:42je vais donner deux exemples
26:43Cécile Duflo
26:45ce matin
26:45ou hier matin
26:46je crois
26:46parle de l'immigration
26:48et dit
26:48ta gauche
26:49Cécile Duflo
26:50écolo tout ça
26:51elle dit
26:51les patrons nous disent
26:52qu'on a besoin
26:53d'une immigration
26:54très significative
26:55pour les petits boulots
26:56pour le petit travail
26:57pour finalement
26:58les emplois
26:59que les français
26:59ne veulent pas faire
27:00on doit faire venir
27:01des immigrés
27:01pour satisfaire
27:02les patrons
27:03c'est génial
27:04cette gauche-là
27:04mais c'est une gauche
27:06qui n'est plus
27:06au service du capital
27:07c'est la gauche
27:08servile intégralement
27:09par rapport au capital
27:10et de l'autre côté
27:12j'ai vu cette déclaration
27:12exceptionnelle
27:13j'espère ne pas massacrer
27:15son nom
27:15bien qu'elle veuille
27:16quant à elle
27:16massacrer la France
27:17Marion Van Rentergem
27:19qui nous dit
27:21à propos de la question
27:22du référendum
27:22sur l'immigration
27:23elle en parle hier
27:24ou avant-hier
27:24hier je crois
27:25elle dit un référendum
27:27sur l'immigration
27:27mais non
27:27on ne fait pas
27:28des référendums
27:28sur tous les phénomènes
27:29de société
27:29on n'a pas fait
27:30un référendum
27:31sur l'arrivée
27:31du téléphone portable
27:32dans nos vies
27:33on n'a pas fait
27:33de téléphone
27:33sur l'arrivée
27:34d'internet
27:34pourquoi on fait
27:35un référendum
27:35sur l'immigration
27:36le contrôle des frontières
27:37savoir qui sera français
27:38qui ne l'est pas
27:39on peut vraiment
27:40balayer ça
27:40à la manière
27:41d'une sottise
27:41d'une idée
27:42qui n'a aucun sens
27:43Mme Van Rentergen
27:44peut-être est-ce
27:45une grande journaliste
27:46à tout le moins
27:46c'est ce qu'elle croit d'elle
27:47je ne crois pas
27:47qu'on est devant
27:48une grande penseure politique
27:49on me permettra
27:49de le dire
27:50comment vous jonglez
27:53avec les mots
27:53et vous nous faites sourire
27:54à propos de certaines personnalités
27:57vous êtes exceptionnel
27:59j'ai envie de vous entendre
28:00dans un instant
28:00Mathieu
28:01sur Philippines
28:02un an plus tard
28:03on en parlera
28:04dans un instant
28:05avec vous
28:06et Marc
28:07dans un instant
28:08sur cette petite ville
28:09américaine
28:09hors du commun
28:10et puis
28:11dans un instant
28:12Thierry Lens
28:13qui vient de parler
28:13de Napoléon
28:14et que penserait-il
28:15de cette France
28:16d'aujourd'hui
28:17d'abord
28:17la nuit du 31 août dernier
28:20un tremblement de terre
28:21qui a fait suite
28:22et qui a eu plusieurs répliques
28:25après
28:25a frappé l'est de l'Afghanistan
28:27avec un bilan
28:28qui s'élève
28:29à 2205 morts
28:313640 blessés
28:33enfin
28:35c'est le vrai
28:35c'est le vrai
28:37car il est provisoire
28:38il peut s'élever
28:39parce qu'il est provisoire
28:40notamment parce que
28:40les femmes
28:41ont été
28:42abandonnées
28:43sous les décombres
28:44tenez-vous bien
28:45les hommes
28:46n'ayant pas le droit
28:47de les toucher
28:48s'ils ne sont pas
28:49de leur famille
28:50alors quelle
28:51leçon de prudence
28:52nous autres
28:53européens
28:54et français
28:54en particulier
28:55devrions nous tirer
28:56selon vous
28:57cher Gabriel
28:58de ce constat
28:59particulièrement sordide
29:01alors vous avez raison
29:03vous avez raison
29:03de rappeler les faits
29:04la première secousse
29:05de ce séisme
29:06a eu lieu
29:07la nuit
29:08du 31 d'août
29:09et depuis
29:09la terre n'a pas cessé
29:10de trembler
29:12du reste
29:12mais selon
29:13le gouvernement taliban
29:14il y a le bilan
29:16que vous dites
29:16qui s'élève
29:17à 2205 morts
29:18et 3640 blessés
29:20et on nous explique
29:21que c'est un bilan
29:23provisoire
29:24parce que
29:25notamment
29:27pas seulement
29:27mais parce que
29:28les femmes
29:29sont encore
29:29sous les décombres
29:30beaucoup de femmes
29:31sont encore
29:31sous les décombres
29:32parce que
29:33les hommes
29:34n'ont pas le droit
29:35de les secourir
29:36les soignants
29:36s'ils ne sont pas
29:37des femmes
29:38n'ont pas le droit
29:39de les secourir
29:40s'ils ne sont pas
29:41non plus
29:41de leur famille
29:42donc elles sont
29:43laissées là
29:44elles sont laissées là
29:45et en attendant
29:46qu'un personnel
29:47soignant femme
29:48vienne
29:49s'occuper d'elles
29:51alors
29:52c'est très compliqué
29:53parce que les soignants
29:54femmes
29:54pas de bol
29:55depuis 2024
29:56elles n'ont
29:59plus le droit
29:59de suivre
30:00des études de médecine
30:00les femmes
30:01donc évidemment
30:01ça règle le problème
30:02et en plus
30:03elles n'ont pas le droit
30:04de se déplacer
30:05sans chaperon
30:05ce qui rend
30:06les déplacements
30:07encore plus
30:08compliqués
30:09donc c'est une application
30:11stricte de la charia
30:12par les talibans
30:13qui laissent
30:14qui abandonnent
30:15ces femmes
30:16alors le témoignage
30:17ce témoignage
30:17nous vient du New York Times
30:19il y avait un journaliste
30:20du New York Times
30:20qui s'est rendu sur place
30:21dans la province de Kounar
30:23il dit d'ailleurs
30:23n'avoir vu
30:23aucune femme soignante
30:25il n'a pas vu de femme
30:26d'ailleurs
30:26que des hommes
30:27parmi les soignants
30:28il disait
30:29les femmes
30:29étaient sous les décombres
30:31des bâtiments effondrés
30:32coincées et blessées
30:34je le cite
30:34elles étaient abandonnées
30:35sous les pierres
30:36attendant que des femmes
30:37d'autres villages
30:38arrivent sur place
30:40pour les dégager
30:41vous imaginez
30:42la situation
30:43de ces pauvres femmes
30:44donc on savait déjà
30:45que les femmes afghanes
30:46ça représente quand même
30:47près de 28 millions
30:48de personnes
30:48n'avaient pas le droit
30:50de marcher seule dans la rue
30:51on l'a dit
30:51de lire à voix haute
30:52de réciter de la poésie
30:53de chanter
30:54de parler entre elles
30:55ne parlons même pas
30:56de l'école
30:56récemment
30:57internet a été supprimé
30:59de façon
31:00périodique
31:02pour éviter le vice
31:03ça c'est tout récent
31:04mais on sait maintenant
31:05qu'elles n'ont pas le droit
31:06d'être secourues
31:07par des hommes
31:08quand elles sont accidentées
31:10incroyable
31:11finalement la décision
31:13de justice
31:14d'il y a un an
31:14le 4 octobre 2024
31:16rendue par la cour
31:17de justice
31:18de l'Union Européenne
31:18est une bonne chose
31:19est-ce que toute afghane
31:21va pouvoir quitter
31:21cet enfer
31:22dites-nous tout
31:22oui mais non
31:23parce qu'en réalité
31:24c'est l'illustration
31:25même de notre naïveté
31:27de notre irénisme
31:29en la matière
31:29donc avec cette décision
31:32si je la lis
31:33toute femme afghane
31:34subissant le régime
31:35imposé des talibans
31:36est censée pouvoir
31:37demander asile
31:37aux pays membres
31:38de l'Union Européenne
31:39en invoquant
31:40je cite seulement
31:41leur nationalité
31:42et leur genre
31:43vous voyez on ne dit pas
31:44leur sexe
31:44donc par exemple
31:45un taliban qui est en transition
31:46il pourrait demander
31:47à venir
31:48vous voyez un peu déjà
31:49l'esprit de cette loi
31:52mais au-delà
31:54de ce côté anecdotique
31:55les statistiques montrent
31:56que les réfugiés
31:57sont principalement
31:59des hommes
31:59le programme
32:00Agir
32:01accompagnement global
32:02et individualisé
32:02des réfugiés
32:03fait étant en 2023
32:05de 83% d'hommes
32:06avec un âge moyen
32:07de 28 ans
32:08alors où sont les femmes
32:10comme dit la chanson
32:10et quand bien même
32:11elles arriveraient
32:12chez nous
32:13parce que je rappelle
32:14qu'il faut être chaperonné
32:15par un homme
32:16donc c'est toujours
32:16le même problème
32:17et bien
32:18le conjoint
32:20ne tardera pas
32:21à les rejoindre
32:22le conjoint
32:23qui est potentiellement
32:24le bourreau
32:25rappelons-le
32:25puisque par le biais
32:28du regroupement familial
32:29et bien évidemment
32:30ils auront le droit
32:31de rejoindre
32:32leurs femmes
32:33c'est bien naturel
32:35enfin en tout cas
32:35c'est bien naturel
32:36pour nos lois
32:37c'est nos lois
32:37tellement bien faites
32:38que le bourreau
32:39donc rejoint la victime
32:40donc si toutes les femmes
32:42sont par nature
32:43des réfugiés
32:43et bien par voie de conséquence
32:45tous les hommes
32:45le tiendront
32:46donc on va gentiment
32:47reconstituer
32:48la petite société
32:50afghane sur notre sol
32:51plus de Morbyan
32:52mais l'Afghanistan
32:53plus de Vesoul
32:54mais Kaboul
32:54est-ce que c'est pas
32:56un peu exagéré
32:57Gabrielle
32:58est-ce que vous noircie
32:58c'est pas un peu
32:59le tableau
32:59et bien pas du tout
33:00non
33:01parce qu'une note
33:03sur l'immigration
33:04afghane en France
33:05publiée le 4 juin
33:06par l'Observatoire
33:07de l'immigration
33:07et de la démographie
33:08parle je cite pas moi
33:10d'un événement
33:11de grande ampleur
33:12et même à la croissance
33:13exponentielle
33:14c'est pas rien exponentiel
33:15depuis 2015
33:17la France est devenue
33:18l'un des pays
33:19le principaux
33:20d'accueil
33:21des réfugiés afghans
33:22donc aujourd'hui
33:23il y a
33:24100 000 afghans
33:25sur notre sol
33:25donc c'est l'équivalent
33:26d'une ville comme Orléans
33:27ou Rouen
33:27alors vous allez me dire
33:29pas vous mais beaucoup
33:30vont me dire
33:31oui mais ils ont le fui
33:32le régime des méchants talibans
33:33donc ce sont des gentils réfugiés
33:35sauf que vous avez trop lu
33:36le journal de Mickey
33:37ou regardez la chaîne Gully
33:39parce que c'est pas comme ça
33:40que ça se passe
33:40les ennemis des méchants
33:42sont pas tous des gentils
33:43par exemple l'état islamique
33:44qui n'est pas gentil
33:44nous sommes tous d'accord
33:45là dessus j'espère
33:46et bien c'est battu
33:48face aux talibans
33:50donc de fait
33:51ils peuvent être persécutés
33:52en Afghanistan
33:52mais néanmoins
33:53ce ne sont pas du tout
33:54des sympathiques personnes
33:56des hommes déconstruits
33:57comme Sandrine Rousseau
33:58inclusifs
33:59ayant lu les oeuvres complètes
34:01de Caroline de Haas
34:02même si c'est vite fait
34:03donc voilà
34:05c'est la réalité
34:07et parce que la nature humaine
34:09est complexe
34:09on peut
34:10et ça renvoie
34:11à la chronique de Charlotte hier
34:13même les femmes elles-mêmes
34:14ne sont pas toutes
34:15des peutris-êtres innocents
34:18il y a des femmes
34:19qui persécutent d'autres femmes
34:21je vous renvoie
34:22à cette série
34:23qui a beaucoup de succès
34:23actuellement
34:24qui s'appelle Rabia
34:24et qui montre une espèce
34:26de Madame Claude
34:27pendant l'état islamique
34:28qui gérait finalement
34:29les autres femmes
34:30les futures épouses
34:31et on voit bien
34:32que toutes les femmes
34:33ne sont pas des saintes
34:35c'est la vie
34:35donc c'est une réalité
34:40et puis on peut aussi dire
34:41aussi que les talibans
34:42ont bon dos
34:43vous savez on parle toujours
34:43des talibans
34:44mais en 2011
34:45un sondage du
34:46Pure Research Center
34:48j'ai un accent de nul
34:50voilà
34:52c'est beaucoup mieux
34:5499% des afghans
34:56disaient soutenir la charia
34:5885% la lapidation
35:00en cas d'adultère
35:01et en 2015
35:03donc à l'époque
35:03les talibans
35:04n'avaient pas pris le contrôle
35:05il n'avait pas repris le contrôle
35:06il y a un journaliste
35:07de France 24
35:09qui à propos
35:10de la lapidation récente
35:11d'une femme
35:11disait
35:12mais en fait
35:13les violences
35:13ne sont pas du tout
35:14limitées aux zones contrôlées
35:15par les talibans
35:16c'est même tout à fait officiel
35:17dans des tas d'autres lieux
35:19et le rapport
35:22dont je vous parlais
35:23évoque une mentalité
35:24profondément enracinée
35:26dont les hommes
35:27même réfugiés
35:28de morts imprégnés
35:30et qui implique
35:31un niveau d'intégration
35:32inversement proportionnel
35:35au nombre d'individus
35:37il parle de crimes sexuels
35:39des difficultés
35:40de rapport
35:41femmes-hommes
35:41et de dévalorisation
35:42des femmes
35:43et de ce problème
35:44culturel majeur
35:45comme on le sait
35:46en Afghanistan
35:47alors on se dit
35:48plutôt que de faire
35:49des journées dédiées
35:50aux femmes
35:50avec des trucs
35:51un peu ridicules
35:52comme mettre du rouge à lèvres
35:53et des barésies
35:54quand on est un homme
35:56et bien
35:56on pourrait poser
35:57la question aux femmes
35:58il y a déjà
35:59une ville afghane
36:00de la taille d'Orléans
36:01en France
36:01est-ce qu'elle souhaite
36:02poursuivre dans cette voie ?
36:03est-ce qu'elle pense
36:04que pour la condition féminine
36:05c'est une bonne chose
36:06que l'on continue
36:07à être des pays d'accueil
36:09privilégiés
36:10des afghans
36:11c'est quand même
36:11une question
36:12qui pourrait intéresser
36:12les femmes
36:13on parle en ce moment
36:13de pétition
36:14et de référendum
36:15est-ce que ce n'est pas
36:15plus menaçant
36:16pour la condition féminine
36:17qu'un barbecue
36:18ou qu'un playmobil rose
36:20et puis il faut noter
36:22que cette charia
36:23basse intensité
36:24qui finalement
36:24peut mettre en danger
36:26la vie des femmes
36:27elle existe déjà
36:28sur notre sol
36:29puisque si vous parcourez
36:30la presse
36:30je l'ai fait cet après-midi
36:31les exemples sont légions
36:33alors j'ai eu des exemples
36:35de condamnation
36:36de procès
36:36en janvier 2007
36:38Fouad Ben Moussa
36:39a été condamné
36:40pour avoir agressé
36:41un gynécologue
36:42condamné à 6 mois de prison
36:43il l'avait giflé
36:44parce qu'il reprochait
36:45au gynécologue
36:46des gestes impudiques
36:48il y a plein de gynécologues
36:49dans le cas
36:49écoutez c'est compliqué
36:50quand on est gynécologue
36:52de ne faire que regarder
36:54le visage d'une femme
36:55évidemment
36:55c'est un peu inhérent
36:57à la profession
36:58donc voilà
36:59où nous en sommes
36:59aujourd'hui
37:00et il est quand même
37:01intéressant
37:02de se poser la question
37:03et d'autant plus
37:04qu'on voit
37:04qu'il y a plusieurs
37:05qui réclament la charia
37:07en Europe
37:08et notamment en Angleterre
37:10et notamment en Angleterre
37:11nous avons en parlé récemment
37:12exactement
37:12on va continuer
37:14un peu avec cette ligne
37:15éditoriale
37:16avec vous Marc Menon
37:17avant de parler
37:18dans un instant
37:19de Philippines
37:19et puis on accueillera
37:20Thierry Lanz
37:21pour nous parler
37:22un peu du regard
37:22que porterait Napoléon
37:24aujourd'hui
37:24sur la France
37:25d'aujourd'hui
37:25sans gouvernement
37:26rappelons-le
37:27avec
37:28sans légitimité
37:30de l'Etat
37:30on peut le dire
37:30sans
37:31avec
37:33tous ces
37:34Français
37:35qui descendent
37:35dans la rue
37:36très en colère
37:37quel regard
37:38porterait Napoléon
37:39ce soir Marc Menon
37:40vous allez nous raconter
37:41l'incroyable histoire
37:41d'une petite ville
37:42aux Etats-Unis
37:44qui était catholique
37:45et qui est devenue
37:46petit à petit
37:47musulmane
37:48l'actualité
37:49c'est que
37:50là le 9 septembre
37:51un drapeau LGBT
37:53y a été interdit
37:54non mais
37:55je vais prolonger
37:56la chronique
37:56en fiction
37:57mais pas fiction
37:59puisque là
37:59j'ai des éléments
38:01de confrontation
38:02à la réalité
38:03c'est ça qui est terrible
38:04parce que les uns
38:05et les autres
38:06au nom de l'humanisme
38:07ils disent
38:08arrêtez vos fantasmes
38:10vous n'êtes que des racistes
38:11alors voilà
38:12ce que ça donne
38:13quand on pousse
38:14jusqu'à l'extrême
38:16ce fantasme
38:17d'un monde
38:18où la laïcité
38:20il faut l'adapter
38:21et faire en sorte
38:22qu'elle devienne
38:23synonyme
38:25de communautarisme
38:26quand soudain
38:27on dit
38:28eh bien
38:28toutes les communautés
38:30ont leur place
38:31et il faut tenir compte
38:32des désirs
38:33de tout à chacun
38:33cette ville
38:34là s'appelle
38:35Amtranc
38:3628 000 habitants
38:37on est à quelques kilomètres
38:39de Détroit
38:40alors
38:40petit point d'histoire
38:42de temps en temps
38:42ma fantaisie
38:43Détroit a été fondé
38:44par Antoine Lomé
38:46de la Motte
38:47Cadillac
38:47et Cadillac
38:49vous connaissez la voiture
38:50la première Cadillac
38:51et aujourd'hui encore
38:52sont fabriquées
38:53à Amtranc
38:54voilà c'était la petite page histoire
38:56maintenant revenons
38:57à la situation
38:58comment on construisait
39:00ces voitures à l'époque
39:01on avait besoin
39:01de main d'oeuvre
39:02cette main d'oeuvre
39:03venait souvent
39:04d'Europe
39:04il y a eu les Irlandais
39:06la famille Kennedy
39:07faisait partie
39:08de cela
39:08mais il y a eu aussi
39:10les Italiens
39:11et les Polonais
39:13et les Polonais
39:14s'étaient regroupés
39:16dans cette ville
39:17de telle sorte
39:18qu'on l'appelait
39:19la petite Varsovie
39:20alors ils avaient
39:21la philharmonique
39:22ils avaient
39:23tout un folklore
39:24qui correspondait
39:25à leurs origines
39:26parce que comme le dirait
39:27Mathieu
39:27quand vous mettez
39:28à un endroit donné
39:30des personnes
39:30qui ont des origines
39:32en commun
39:33immanquablement
39:35ces humains
39:35on vit au diapason
39:37de la nostalgie
39:39on veut rester
39:40dans ce qui sont
39:41nos racines
39:42alors bon
39:43c'était
39:44la petite Varsovie
39:46au fil du temps
39:48la situation
39:49s'est détériorée
39:50l'automobile
39:51est entrée en crise
39:52Détroit
39:53était la première ville
39:54qui a été prononcée
39:56en faillite
39:56c'était en 2013
39:58il n'y avait plus personne
39:59les maisons
40:00étaient abandonnées
40:01on ne pouvait plus
40:02les vendre
40:02et Amtrak connaît
40:03le même phénomène
40:04ce qui fait que
40:06des maisons
40:07se retrouvant vides
40:08il y a toute une population
40:09qui se présente
40:10venant du Yémen
40:12du Bangladesh
40:13d'Afghanistan
40:14du Pakistan
40:15parce que ça ne coûte pas cher
40:16de prendre la maison
40:17et ils sont là
40:19ils commencent à vivre
40:21comme ils sont
40:22de plus en plus nombreux
40:23en ayant le même référent
40:24un référent religieux
40:26ils toquent
40:27à la porte
40:28de la mairie
40:29et disent
40:29ben voilà
40:30ça serait peut-être bien
40:32qu'on tienne compte
40:33de nos façons d'être
40:35c'est au nom
40:36des droits civiques
40:37une légitimité
40:39pendant un certain temps
40:41on n'y fait pas attention
40:41puis un jour
40:42on dit
40:42oui ils ont raison
40:43laissons-les construire
40:44une mosquée
40:45on est en 1980
40:47et puis
40:48au fur et à mesure
40:49il y aura une deuxième mosquée
40:50une troisième mosquée
40:51et aujourd'hui
40:52sur 5 km²
40:54vous avez 12 mosquées
40:56bien fièrement plantées
40:59et puis une treizième
41:00qui est en train
41:01de monter petit à petit
41:03mais alors
41:04ce qui est intéressant
41:04c'est qu'on a eu
41:05une femme mère
41:07qui était progressiste
41:08elle se voulait
41:10dans cet élan
41:12de compréhension
41:13des uns et des autres
41:14au nom de l'humanisme
41:16au nom de la générosité
41:17l'accueil
41:18l'accueil
41:19l'accueil
41:19et un jour
41:21on se présente à elle
41:23et on lui dit
41:24ben voilà
41:25au nom
41:27de notre nécessité
41:30nous avons
41:315 prières par jour
41:32et malheureusement
41:34on ne les avertit pas
41:36les pèlerins
41:37les fidèles
41:38alors il faudrait
41:39que l'appel à la prière
41:40puisse être ordonné
41:42dans toutes les mosquées
41:43et au nom
41:44des droits civiques
41:45on dit
41:45ben oui dans le fond
41:46c'est légitime
41:47les cloches
41:49ça sonne
41:49au temple
41:50ça sonne
41:51pourquoi pas
41:52la prière
41:53et alors
41:54on a
41:55l'un des deux hommes
41:56qui s'appelle
41:56Moussam Islam
41:57qui dit
42:00nous devons vivre ensemble
42:01prendre en compte
42:03les problèmes
42:03des uns
42:04et des autres
42:05c'est ainsi
42:06qu'une ville
42:07devient grande
42:07alors
42:08accordez-nous
42:09cet appel
42:10à la prière
42:11et madame
42:12Karen
42:12Machkevik
42:13qui est la maire
42:15cède
42:15et de plus en plus
42:17elle
42:18prend en compte
42:20cette situation
42:21je dis
42:21ils sont nombreux
42:22entrer au conseil
42:24municipal
42:24donc c'est la première
42:25ville américaine
42:26à autoriser
42:27l'appel à la prière
42:27avec par au parlement
42:28voilà
42:29et puis après
42:30cette maire
42:31progressiste
42:32fait entrer
42:34des musulmans
42:35dans le conseil
42:37municipal
42:37alors ce qui est extraordinaire
42:38l'accueil l'accueil l'accueil
42:39l'accueil l'accueil
42:40l'accueil
42:40mais aux Etats-Unis
42:42apparemment un maire
42:43n'a pas besoin
42:44de siéger
42:44au conseil municipal
42:46il reste maire
42:47mais c'est l'ensemble
42:48des adjoints
42:49qui se retrouvent
42:50et là
42:51et bien un jour
42:52ils lui disent
42:52vous n'avez plus votre place
42:54et cette femme
42:55a écrit
42:56alors j'ai noté
42:57on a travaillé
42:58pour développer
42:59une communauté accueillante
43:00pour que la sécurité existe
43:03et puis
43:03soudain
43:05tout s'est effondré
43:07on a été trahi
43:09on a soutenu
43:10les émigrés
43:11pour l'appel
43:12à la prière
43:12et maintenant
43:14ils menacent
43:15nos droits
43:16ils les menacent
43:18tellement
43:18et vivent tellement
43:19selon
43:20le rite
43:21qu'il n'y a plus
43:22une seule femme
43:23au conseil municipal
43:24que dans les rues
43:26vous avez maintenant
43:28des lieux de prière
43:30qui se multiplient
43:31vous avez des lieux
43:32cultuels
43:33les magasins
43:34s'affichent
43:35en arabe
43:36et par conséquent
43:37cette ville
43:38à 60%
43:40musulmane
43:41vit selon
43:42les rites
43:43de la
43:45de la charia
43:47on peut le dire
43:48même si
43:48elle n'est pas
43:49ancrée
43:50véritablement
43:51dans la loi
43:52et aujourd'hui
43:53il y a les horaires
43:54de piscine
43:55et les LGBT
43:57qui avaient été
43:57parmi les progressistes
43:59en disant
43:59mais oui quand même
44:00nous autres aussi
44:03on est dans
44:03nos différences
44:04on doit reconnaître
44:05tout cela
44:06et bien maintenant
44:07on a fait retirer
44:08le drapeau LGBT
44:10et que disent
44:11les LGBT
44:12ils disent
44:13ces gens là
44:13sont homophobes
44:15alors on est en train
44:16d'envisager
44:18dans quelques mois
44:19les élections
44:20en France
44:20les élections municipales
44:21et il y a eu
44:22hier à Nanterre
44:24le préfet des Hauts-de-Seine
44:25Alexandre Brugère
44:27il a convoqué
44:28tous les maires
44:29de ce département
44:31il y avait aussi
44:31Laurent Nunez
44:32et puis Bernard Rougier
44:34qui est l'auteur
44:35des territoires
44:36conquis
44:37de l'islamisme
44:39et ils ont fait valoir
44:40le lobby
44:41quand vous accordez
44:43aux uns et aux autres
44:44des promesses
44:45lorsque vous êtes
44:46après dans la place
44:48et bien
44:48ils exigent
44:49que ces promesses
44:51se transforment
44:52en réalité
44:52on a lutté
44:54contre le terrorisme
44:56on a lutté
44:57contre le séparatisme
44:58il est temps
44:59de lutter
45:00contre l'antrisme
45:01à méditer
45:02quand même tout cela
45:03la générosité
45:04les bonnes consciences
45:06ça ne se termine pas toujours
45:07si bien que ça
45:08on ne lit pas Mickey à tous
45:10Merci Marc Menand
45:12pour ce zoom
45:12sur cette petite enclave
45:14aux Etats-Unis
45:16on accueille tout de suite
45:17Thierry Lentz
45:17historien
45:18qui vient nous parler
45:19de son dernier livre
45:20Napoléon et le monde
45:211769-2025
45:23bonjour
45:24Thierry Lentz
45:25bonsoir
45:25installez-vous
45:26un livre qui s'arrête
45:27sur ce
45:28qu'il aurait voulu faire du monde
45:30et ce que le monde
45:31a fait de lui
45:32mon cher Thierry
45:34un plaisir
45:34de vous accueillir
45:35la dernière fois
45:36je vous avais accueilli
45:37en débat
45:37avec Eric Zemmour
45:38c'était exceptionnel
45:39c'était au temps
45:40où je n'avais pas encore
45:41de cheveux blancs
45:423 questions sur votre livre
45:433 questions sur votre livre
45:47et 3 questions sur l'actualité
45:49avec ce prisme
45:51du regard de Napoléon
45:52si vous le voulez bien
45:52d'abord sur votre livre
45:53en quoi l'action de Napoléon
45:56a-t-elle eu un impact
45:57et a même changé le monde ?
45:58alors il faut se remettre
46:00250 ans en arrière
46:02et se rendre compte
46:03que l'Europe
46:03à ce moment-là
46:04domine le monde
46:05y compris d'ailleurs
46:06démographiquement
46:07puisque la population européenne
46:09représente 30%
46:11de la population mondiale
46:12on doit être à 7, 8, 9
46:13peut-être en ce moment
46:15techniquement
46:16maritimement
46:18etc
46:18donc tout ce qui se passe
46:20en Europe
46:20et spécialement
46:21en Europe occidentale
46:22va avoir un retentissement
46:23sur le reste du monde
46:24parce que l'Europe
46:25a des colonies
46:26parce que l'Europe
46:27a des relations commerciales
46:28avec le monde entier
46:29sauf le Japon
46:30qui est complètement fermé
46:32et donc tout ce qui va s'y passer
46:33va avoir un retentissement
46:35sur d'autres continents
46:36le continent nord-américain
46:38le continent sud-américain
46:41puisque toutes les indépendances
46:42sud-américaines
46:43viennent des guerres européennes
46:45en quelque sorte
46:46donc on le voit
46:47pour Napoléon
46:49il fallait avoir
46:50une conscience mondiale
46:51une conscience
46:52de ce que ferait son action
46:55en Europe
46:55par rapport au monde
46:56pour essayer
46:57d'avoir une politique
46:59et il connaissait bien
47:00le monde
47:00au niveau géographique
47:01est-ce qu'il avait
47:02un juste regard
47:03sur le monde
47:03oui
47:04une des
47:05comment dire
47:07une des particularités
47:08de Napoléon
47:09par rapport
47:09au grand spectre
47:11des hommes d'état
47:12c'est qu'il a
47:12une culture infinie
47:13il a eu une éducation
47:15assez soignée
47:17il s'est éduqué
47:18lui-même
47:18parce que comme
47:19il n'aimait pas les autres
47:20il aimait beaucoup lire
47:21en solitaire
47:21et puis
47:22il a eu
47:23une éducation
47:26en géographie
47:26qui était
47:27l'éducation de son époque
47:29certes
47:29mais qui tendait
47:30déjà vers la géographie
47:32humaine
47:32et lui-même
47:34même s'il n'en est pas
47:35l'inventeur
47:36a beaucoup pratiqué
47:37la géopolitique
47:38c'est-à-dire que
47:39très souvent
47:39on trouve dans ses écrits
47:41ou dans ses déclarations
47:42la conscience
47:43que la géographie
47:44fixe
47:47partiellement
47:47voire même
47:48parfois
47:49plus que partiellement
47:50la politique des états
47:51Chateaubriand
47:53disait que mort
47:54Napoléon
47:54possède le monde
47:55il avait raison
47:57il avait raison
47:58puisque vous m'avez invité
47:59j'aime bien parce que
48:01votre livre
48:01c'est de 1769
48:03à 2025
48:04voilà oui
48:04parce que
48:05Napoléon
48:06a une présence
48:07alors tout au long
48:08du 19ème siècle
48:09extrêmement on va dire
48:09politique
48:10bien sûr la littérature
48:12la musique
48:12l'art
48:13etc
48:13et même au-delà
48:15il a une présence
48:17on va dire
48:18permanente dans la nature
48:19puisqu'il y a un grand
48:20nombre de bêtes
48:21qui s'appellent
48:21l'araignée Napoléon
48:22le poisson Napoléon
48:25etc
48:26mais en même temps
48:27il est
48:27je pense que c'est là
48:29que vous allez dériver
48:30vers l'actualité
48:31il est quand même
48:32une référence
48:33à la fois
48:33référence de rejet
48:35parfois
48:35plus rarement
48:37une référence
48:38d'adhésion
48:39en France
48:39mais on voit
48:40à l'étranger
48:41c'est un personnage
48:42qui reste extrêmement populaire
48:44alors
48:44chaque pays
48:46a son propre Napoléon
48:47le Québec
48:48a le sien
48:48Sainte-Hélène
48:50a le sien
48:51l'Amérique du Sud
48:52a le sien
48:53juste un petit détail
48:54le premier événement
48:55du bicentenaire
48:56de 2021
48:57donc bicentenaire
48:57de la mort
48:58de Napoléon
48:59c'était au Chili
49:00c'était à Santiago du Chili
49:02au mois de janvier 2021
49:03pourquoi ?
49:04parce que des soldats
49:05de Napoléon
49:06ont participé
49:07à l'indépendance
49:08du Chili
49:09et ça s'est transformé
49:10en Napoléon
49:11à participer
49:12à l'indépendance
49:13du Chili
49:13alors maintenant
49:14passons un peu
49:15à l'actualité
49:16et comment peut-être
49:17Napoléon verrait
49:18le monde d'aujourd'hui
49:19pour Napoléon
49:20l'ordre public
49:20est un pilier
49:21de la légitimité
49:23de l'État
49:23dans quelle mesure
49:24la violence de la rue
49:25puisque c'est l'actualité
49:26du jour
49:27demain
49:28cette violence
49:29qui menace
49:29est-ce que
49:31cette violence
49:32menace
49:33ce pacte
49:34entre l'autorité
49:35publique
49:35la population
49:36et comment est-ce que
49:37lui il aurait vécu
49:38ces moments de violence
49:40lui il a permis
49:42à la France
49:42d'en sortir
49:42parce qu'il arrive
49:44aux affaires
49:44à un moment
49:45où personne
49:47ne s'entend
49:47avec personne
49:48rien ne va
49:48les institutions
49:49politiques fonctionnent
49:51cas un cas
49:51et donc lui
49:53il a une idée
49:53alors d'abord
49:54il n'est pas seul
49:55il a toute une équipe
49:56autour de lui
49:56et cette équipe
49:58son leitmotiv
49:59c'est l'ordre
50:00alors l'ordre
50:01ce n'est pas
50:02simplement la police
50:03ce n'est pas simplement
50:04la surveillance
50:05de la population
50:05mais c'est que
50:06tout soit en ordre
50:07c'est à dire que le droit
50:08soit en ordre
50:09que les institutions
50:10soient en ordre
50:11que les choses fonctionnent
50:13avec
50:13on ne disait pas ça
50:15à l'époque
50:15mais une forme de procédure
50:17qui soit ordonnée
50:18etc
50:19alors ça donnait
50:20évidemment un état
50:21un petit peu
50:21comment dire
50:23un petit peu lourd
50:24mais c'était un état
50:25qui ne s'occupait pas
50:26d'activité économique
50:27qui ne s'occupait pas
50:27d'activité sociale
50:28qui s'occupait à peine
50:29de l'instruction publique
50:31donc c'était un état
50:32très très resserré
50:33dont l'objectif
50:34était de faire sortir
50:35la France de la révolution
50:36des déchirements
50:37qu'elle avait provoqués
50:38et puis surtout
50:39de stabiliser
50:40des institutions
50:41et les institutions
50:42napoléoniennes
50:43ce que lui-même
50:43appelait les masses de granit
50:45elles existent encore
50:46en tout cas la façade
50:47et les plus jolies pierres
50:49de la façade
50:50sont encore debout
50:50après ce que les hommes
50:52et le temps a fait
50:53de ces institutions
50:54c'est un autre problème
50:55un autre paradoxe aussi
50:56entre ce qui se passe aujourd'hui
50:57et peut-être
50:58la période de Napoléon
50:59aujourd'hui
51:00nous sommes sans gouvernement
51:01donc sans décision
51:03sans...
51:04il ne faut pas l'oublier
51:04ça n'est jamais arrivé sous Napoléon
51:06voilà
51:06il est souvent loué
51:08pour autant
51:09il était souvent
51:10au bout de l'Europe
51:11et il contrôlait
51:13ce qui se passait
51:14à Paris
51:14et Napoléon
51:16il est souvent loué
51:17pour avoir instauré
51:17un exécutif
51:18fort et stable
51:20oui
51:20alors évidemment
51:21quand on dit ça
51:22on va immédiatement
51:23le traduire
51:23par autoritaire
51:25totalitaire
51:26bien sûr
51:26on entend beaucoup ça
51:27c'est absolument pas ça
51:29d'abord on fait de l'histoire
51:30donc ça n'est pas
51:31il ne s'agit pas de plaquer
51:32la situation de l'époque
51:33sur aujourd'hui
51:33aujourd'hui
51:34un gouvernement napoléonien
51:35nous paraîtrait un peu lourd
51:36peut-être
51:37mais à l'époque
51:39il y a beaucoup de choses
51:40qu'on aimerait peut-être
51:41reprendre
51:42qu'est-ce qu'on craint
51:43à la fin de la révolution
51:44c'est la dissolution sociale
51:46ça se retrouve
51:47soit dans ce terme
51:48soit dans des termes différents
51:50dans les écrits
51:51des gens qui disent
51:52mais il faut faire quelque chose
51:53et en réalité
51:54pour lutter
51:54contre la dissolution sociale
51:56Napoléon
51:57je ne sais pas
51:57ce qu'il faudrait faire
51:58aujourd'hui
51:58mais Napoléon
51:59aujourd'hui
52:00lui a trouvé
52:00l'idée
52:01de placer l'état
52:02au centre du jeu
52:03là dans la chronique précédente
52:05on parlait du préfet
52:06du préfet des Hauts-de-Seine
52:07tout à coup
52:08depuis un an
52:09deux ans
52:10un petit peu
52:10au moment du Covid
52:11la deuxième partie du Covid
52:12on redécouvre
52:13ce fonctionnaire d'autorité
52:14qui est le préfet
52:15et on se dit
52:16après tout
52:16on veut beaucoup
52:18de décentralisation
52:19certains disent même
52:20du fédéralisme
52:20alors qu'ils ne savent pas
52:21trop ce que c'est
52:22évidemment
52:22et puis on redécouvre
52:24tout à coup
52:24que dans les crises
52:25un fonctionnaire d'autorité
52:27comme un préfet
52:27ça peut tout de même
52:28être un petit peu utile
52:30je pense qu'il faut
52:32qu'on réfléchisse
52:34à l'intérêt
52:35qu'a eu la création
52:36de ces masses de granit
52:37évidemment
52:37250 ans après
52:38on ne peut pas faire
52:39exactement les mêmes choses
52:40mais c'était au moins
52:42quelque chose
52:45à laquelle on pouvait
52:46se raccrocher
52:47en confiance
52:48c'est peut-être ça
52:49une des solutions
52:51qui vous apporterait
52:52si vous aviez pu l'inviter
52:53mais il n'est plus disponible
52:54Marc je vous laisserai poser
52:56une petite question
52:57dans un instant
52:57peut-être juste un mot
52:58encore à Thierry Linde
52:59sur l'actualité
53:00qui montre une certaine
53:01crise de confiance
53:02envers les institutions
53:03les corps intermédiaires
53:04envers l'Etat lui-même
53:05Napoléon a consolidé
53:07l'autorité de l'Etat
53:08par la centralisation
53:09la hiérarchie administrative
53:11aujourd'hui
53:12est-ce que ces leviers
53:13sont appropriés
53:14ou bien est-ce qu'il risque
53:15de renforcer
53:16les tensions sociales
53:17selon vous ?
53:18Si vous voulez
53:18entre 2000 et 2007
53:21toutes les institutions françaises
53:23ont fêté en grand
53:24leur bicentenaire
53:26oui nous avons été créés
53:28par Napoléon
53:28et ceci et cela
53:30et la Cour des Comptes
53:31et le Conseil d'Etat
53:32et que sais-je encore
53:33ils se sont bien gardés
53:35de réfléchir
53:37à ce qu'étaient devenus
53:39ces masses de granit
53:40c'est-à-dire que
53:41ces institutions
53:43qui avaient un rôle
53:44extrêmement précis
53:45dans l'organisation de l'Etat
53:46ont toutes voulu gagner
53:48une espèce d'indépendance
53:49en dehors de la seule autorité
53:52qui vaille en matière administrative
53:53qui est le gouvernement
53:54chacun a voulu faire
53:55son petit précaré
53:57bon le Conseil d'Etat
53:58on en a tellement parlé
54:00la Cour des Comptes
54:02aujourd'hui
54:03qui se met à donner
54:03des avis sur tout
54:04et alors après
54:05elle s'étonne
54:06qu'on n'écoute pas ses avis
54:07mais ses avis sont
54:08foncièrement illégaux
54:09donc on ne va pas en plus
54:10écouter les avis illégaux
54:11Alors Marc vous pose une question
54:12ensuite je vous demanderai
54:13qui peut être Napoléon aujourd'hui ?
54:15Réfléchissez
54:16vous avez deux minutes
54:17enfin 30 secondes
54:18merci
54:19non mais ce qui était étonnant
54:21c'est que l'administration
54:22mise en place
54:23qui était une articulation dynamique
54:25est devenue aujourd'hui
54:26l'élément qui bloque
54:28la société
54:29bon une petite anecdote
54:31c'est la Légion d'honneur
54:33pour lui c'était une façon
54:35de faire en sorte
54:37que l'enthousiasme
54:38chez les uns et les autres
54:40puisse être récompensé
54:41aujourd'hui est-ce que ça
54:42la Légion d'honneur
54:44c'est pas devenu un fétiche
54:45tombé en déshériture
54:46je vais vous faire une réponse
54:48parce qu'on me pose
54:48rapide
54:49c'est que
54:50sur les trois
54:51que vous critiquerez
54:52ou vous direz
54:53il a fait ci
54:53il a fait ça
54:54etc
54:54vous en avez 200 en dessous
54:55qui l'ont mérité
54:56qui sont contents
54:57et je dirais qu'à l'époque
54:59de Napoléon
55:00lorsqu'il donne la Légion d'honneur
55:01à David ou à Gros
55:02qui sont des peintres
55:03les gens hurlent
55:04ils crient au scandale
55:05en disant
55:06mais qu'est-ce que c'est
55:06on le donne à des saletins banques
55:07je veux dire
55:08ceux qui font rayonner la France
55:09ne sont pas forcément
55:11des personnes
55:13engagées dans la politique
55:14ou engagées dans l'administration
55:15il y a aussi les artistes
55:16il y a aussi
55:16les simples gens
55:18qui reçoivent la Légion d'honneur
55:19contrairement à ce qu'on croit
55:20et qui en sont très heureux
55:22Cyril Lens
55:23on rappelle votre livre
55:25Napoléon et le monde
55:271769 à 2025
55:29qui pourrait être Napoléon
55:32aujourd'hui
55:33selon vous ?
55:34écoutez
55:34prenons l'hypothèse
55:35que nous sommes en 1797
55:37donc personne ne le voit venir
55:38donc personne ne le sait
55:39je ne peux pas évidemment
55:40ils se prennent tous
55:42pour Napoléon
55:43mais comme je disais parfois
55:44il ne suffit pas d'être petit
55:45pour ressembler à Napoléon
55:46j'aime bien votre réponse
55:48et je ne pouvais pas
55:49ne pas poser la question
55:50restez avec nous
55:50Thierry Lens
55:51puisqu'on va plonger
55:52dans l'actualité de 2025
55:54il y a un an
55:54ou presque Mathieu
55:55le 20 septembre
55:57Philippine était tuée
55:58dans le bois de Boulogne
55:58ses parents ont confié
55:59ce matin leur douleur
56:01leur impossible deuil
56:02dans le Figaro Mathieu
56:03oui
56:04et je pense qu'il faut y revenir
56:05d'abord et avant tout
56:06parce que c'est un témoignage
56:08absolument bouleversant
56:09c'est-à-dire
56:09c'est celui d'une famille
56:10qui porte une immense douleur
56:12et surmontable
56:13et ne surmontera jamais
56:14en quelque sorte
56:15ils disent
56:15nous sommes croyants
56:17nous sommes croyants
56:17mais on aimerait quand même
56:19presque un signe venu du ciel
56:20pour être capable
56:21de faire la paix
56:21avec cette disparition atroce
56:23on nous a volé
56:24notre fille
56:25donc il y a une part
56:26d'abord et avant tout intime
56:28mais il y a aussi
56:29dans cet entretien
56:29et c'est pour ça
56:30que je voulais y revenir
56:30une dimension politique
56:32parce qu'on rappelle
56:33une chose premièrement
56:34l'assassin était
56:35c'est un occulté
56:36il faut juste le rappeler
56:37c'est-à-dire que l'État
56:38n'avait pas respecté
56:40sa promesse première
56:41à assurer la sécurité
56:42des uns et des autres
56:43cette personne
56:44devait quitter le territoire
56:45elle n'avait pas quitté
56:46le territoire
56:46on la savait dangereuse
56:48on l'a néanmoins remise
56:49en liberté
56:50elle avait déjà violé
56:51elle a tué cette fois
56:53donc il y a de ce point de vue
56:54un échec
56:55de l'État
56:56et c'est ce que disent
56:57les parents de Philippines
56:58je cite parlant
56:59de la loi Marlex
57:00qui lui-même
57:00n'est plus aujourd'hui
57:01hélas pour d'autres raisons
57:03je cite
57:03donc elle dit globalement
57:17l'État
57:18qui pourrait
57:19faire en sorte
57:20le Conseil constitutionnel
57:21a évidemment cassé la loi
57:22l'État
57:24qui pourrait assurer
57:25la protection
57:25du commun des mortels
57:27des jeunes filles
57:28des jeunes hommes
57:28et ainsi de suite
57:29décide de ne pas le faire
57:30à tout le moins
57:31le pouvoir est à ce point
57:32retourné contre lui-même
57:33qu'on préfère aujourd'hui
57:35protéger les OQTF
57:36protéger les assassins potentiels
57:38protéger les voyous
57:40protéger les délinquants
57:41plutôt que de protéger
57:42les jeunes filles
57:43et de ce point de vue
57:44Philippines
57:45c'est un prénom
57:45mais c'est devenu
57:46un nom symbole
57:46comme Thomas
57:47comme Lola
57:48ce sont des noms
57:49qui à partir d'une forme
57:50des martyrs français
57:51en quelque sorte
57:52d'aujourd'hui
57:52qu'on n'ose pas nommer
57:53comme tels
57:54mais qui sont gravés
57:55dans nos esprits
57:56nous savons
57:56qu'ils ont été sacrifiés
57:57au nom d'un idéal étrange
57:58qu'on nous impose
57:59malgré tout
58:00vous parlez
58:01d'une martyr française
58:02Mathieu
58:03est-ce que ce terme
58:04n'est pas trop chargé ?
58:05je ne crois pas
58:06je pense qu'il est très adéquat
58:07vous savez autrefois
58:08on connaissait le socialisme réel
58:09il y avait le socialisme idéal
58:10ça c'était merveilleux
58:11c'était bon en théorie
58:12mais personne ne sait
58:13où c'est exactement la théorie
58:14et ensuite
58:16le socialisme réel
58:17mais qui condamnait
58:18les peuples
58:18non seulement à la pauvreté
58:20mais à la misère
58:21à la dictature
58:22à la tyrannie
58:23bon
58:23aujourd'hui
58:24il y a un écart
58:25entre la diversité idéale
58:28et la diversité réelle
58:29et on fait l'expérience
58:31aujourd'hui
58:31comme hier on voulait jeter un voile
58:32sur le socialisme réel
58:34pour nous faire croire
58:35encore au mythe
58:35du socialisme idéal
58:36on fait la même chose
58:37aujourd'hui
58:38ce qu'on comprend
58:38c'est qu'en France
58:39il n'y a plus aucun territoire
58:40qui soit à l'abri
58:41que ce soit Crépole
58:43on le sait
58:43que ce soit le bois de Boulogne
58:44que ce soit aussi
58:46le 7e arrondissement
58:47on en parlait tout récemment
58:48où on peut se faire attaquer
58:49à la hache
58:49dans le 7e arrondissement
58:50de Paris
58:51il y a quelque chose
58:52d'un peu improbable
58:52donc je résumerais ainsi
58:54chaque fois aujourd'hui
58:55qu'une personne change de trottoir
58:56ou s'éloigne
58:57sur le quai de métro
58:57parce qu'il craint pour sa vie
58:58et bien c'est une victime
59:00de la diversité
59:00appelons ça
59:01des excès
59:02des dérives de la diversité
59:03chaque fois
59:04qu'une jeune femme
59:05doit changer de tenue
59:05pour éviter le harcèlement
59:06c'est la même chose
59:07chaque fois
59:08qu'un enseignant
59:08ne peut enseigner
59:09parce que le niveau de base
59:11s'est effondré
59:11dans les écoles
59:12même chose
59:12chaque fois
59:13qu'on doit quitter son quartier
59:14pour retrouver un quartier
59:15qui soit encore culturellement français
59:16même chose
59:17de ce point de vue
59:18je terminerai ainsi
59:19il ne s'agit pas
59:20de nommer chaque personne
59:21issue de l'immigration
59:22ça ça va de soi
59:23c'est pas ça notre sujet
59:23mais le fait est
59:24qu'il y a des problèmes
59:25liés aujourd'hui
59:26à la diversité
59:27entre guillemets
59:28mais le mythe diversitaire
59:29est tellement beau
59:29qu'on préfère taire
59:31ses problèmes
59:31et consentir au sacrifice
59:33de Philippines
59:33et de qui demain
59:34pour ne pas remettre en question
59:35cette idée
59:36que la diversité
59:37en toutes circonstances
59:37est une richesse
59:38peur du réel
59:39merci beaucoup
59:40mon cher Mathieu
59:41Pascal Praud
59:43tout de suite
59:43merci beaucoup
59:44Thierry Lint
59:44merci Charlotte
59:45Marc
59:46Gabriel
59:47et on se retrouve demain
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