- il y a 4 mois
- #faceapierrelellouche
Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.
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00:00Que disait Pierre Lelouch tout à l'heure, Yohann Uzaï, il y a le grand absent, c'est Emmanuel Macron, nos abonnés absents, ça fait combien de temps qu'il n'a pas pris la parole maintenant dans ce pays ?
00:09Il a complètement disparu.
00:10À un moment, on disait qu'il monopolisait la parole, mais alors là, il a disparu.
00:13Je suis incapable de vous dire où est ce que fait le président de la République. Il a complètement disparu.
00:18Je peux vous dire que la semaine prochaine, il sera à New York, que dans deux semaines, il sera au Danemark.
00:22Alors, il voyage le monde, il n'y a aucun problème, effectivement. Il va de conférence en conférence, il va rencontrer ses homologues.
00:27Donc ça, on a bien compris qu'il adorait cet exercice-là. Mais pour ce qui est de s'occuper réellement des problèmes des Français, là, il est complètement absent.
00:34Moi, je dis depuis longtemps maintenant sur ce plateau qu'Emmanuel Macron a abandonné et qu'il a capitulé.
00:40Ça ne l'intéresse plus, effectivement. Les problèmes des Français, tout ce qui est lié au pouvoir d'achat, à l'immigration, à l'insécurité, c'est le cadet de ses soucis.
00:48Donc, naturellement, ça pose un problème majeur, puisque les Français sont dans une situation qui est de plus en plus épouvantable.
00:55En réalité, compte tenu de la situation migratoire, sécuritaire, encore une fois, là, il y a des revendications, et qui sont des revendications principalement liées au pouvoir d'achat.
01:05L'antisémitisme est en train d'engréner ce pays. Le président de la République n'a pas parlé d'antisémitisme.
01:10Alors même que des Juifs, que des Juifs sont s'achassés des universités, que de plus en plus de nos compatriotes juifs sont en train de se renseigner pour partir vivre en Israël,
01:20le président de la République n'a qu'une obsession, c'est d'aller à New York pour reconnaître l'État palestinien.
01:25Donc, je crois que le président de la République, véritablement, a capitulé, qu'il a renoncé à exercer certaines de ses responsabilités.
01:32Naturellement, ça pose un problème qui est plus que majeur pour le pays.
01:35C'est une reconnaissance purement, puis on va rester sur ce thème, deux secondes, électoraliste.
01:38Je crois que vous avez participé à un colloque hier, à l'invitation d'agir ensemble.
01:42Je crois que vous travaillez sur cette question. Si vous voulez, il a lancé cette initiative dès le mois d'avril, en liaison avec le prince héritier d'Arabie saoudite.
01:54Mais la version initiale était conditionnelle. C'est-à-dire qu'on demandait l'élimination du Hamas, la démilitarisation du Hamas, la libération des otages,
02:06les reconnaissances croisées avec les États arabes et la refonte de l'autorité palestinienne.
02:10À ces conditions-là, on pouvait reconnaître la Palestine.
02:14Ça a été abandonné ?
02:15Tout ça a été abandonné, mis dans une espèce de déclaration de New York qui a été adoptée la semaine dernière, mais qui n'a aucune espèce de valeur juridique.
02:23Donc on va reconnaître inconditionnellement la Palestine, alors que le Hamas est toujours en place à Gaza, que les otages n'ont même pas été libérés,
02:32qu'il y a une pression politique énorme sur Israël, tout simplement parce que faire la guerre dans une conurbation de 2 millions de personnes,
02:40de toute façon c'était, et c'était ce qu'avaient prévu les Palestiniens de Gaza, ils avaient voulu attirer les Israéliens dans une situation
02:47où ils étaient totalement perdants sur le plan politique, avec un élément en plus.
02:53C'est-à-dire que la stigmatisation, la nazification d'Israël se double maintenant de la nazification de tous les juifs qui sont, ou supposés juifs.
03:03Quelle que soit leur opinion sur Netanyahou, tout le monde est par nature complice d'Israël.
03:09Donc vous pouvez être antisémite ouvertement aujourd'hui en France, avec la bonne conscience en plus de la lutte contre le racisme et contre un État nazi.
03:19On a vu à la Sorbonne avec ses appels.
03:20Vous voyez à la Sorbonne, mais vous voyez des auteurs français qui ne peuvent pas aller dans certaines villes,
03:26vous voyez des chefs d'orchestre israéliens qui ne peuvent plus jouer,
03:29vous avez un colloque par exemple l'autre jour à l'Institut du judaïsme sur le judaïsme dans la France médiévale,
03:37qui est boycotté par des chercheurs français.
03:39Vous avez une manif sur le pouvoir d'achat où on voit des drapeaux palestiniens,
03:42pourquoi pas des drapeaux du Hezbollah d'ailleurs pendant qu'on y est, ou des drapeaux iraniens.
03:46Donc on est en train de marcher sur la tête, et au lieu de prendre conscience du moment qui est extrêmement tendu,
03:53on vit un moment de bascule au Moyen-Orient depuis le 7 octobre,
03:57au lieu de prendre conscience du moment et d'assortir tout cela de conditions et de gérer ça avec beaucoup de finesse,
04:04on est dans la politique spectacle, donc il va à New York faire un exercice spectacle
04:09pour faire oublier le chaos qui règne en France parce que le pays est en train de se déliter,
04:14le tissu qu'est devenu la France, la nation française est devenue un tissu ethnico-religieux extrêmement fragile,
04:23ça, ça va rajouter à la fragilité, à l'exploitation de tout ça par certaines forces politiques,
04:29Mélenchon le premier, donc c'est ça qui est inquiétant, c'est que c'est le bateau ivre,
04:33le bateau ivre sur le plan économique, sur le plan fiscal, sur le plan des réformes internes,
04:39et même de la politique intérieure et internationale de la France.
04:44Je suis terriblement inquiet de voir mon pays dans une situation pareille,
04:47je n'ai jamais vu ça, j'ai un certain âge aujourd'hui, j'ai quand même 30 ans d'expérience politique,
04:53je n'ai jamais vu un pataquès pareil où il n'y a plus de dirigeants politiques, on voit bien.
04:59Madame Binet dit, nous on fait le budget dans la rue,
05:01c'est-à-dire que la représentation nationale n'est même plus capable de faire un budget.
05:05Le premier ministre qui était censé préparer le budget s'est barré,
05:09il s'est tiré avant en disant, attention il y a une dette, je vous préviens, il y a une énorme dette,
05:14et après il s'en va.
05:15Et le suivant n'a pas, alors de quoi on nous parle aujourd'hui,
05:18monsieur Fort et compagnie, d'impôts nouveaux, on va inventer des impôts,
05:23à les Zuckmann et compagnie, au lieu de faire des économies,
05:27on va en rajouter, on va encore ajouter au malheur des classes moyennes qui sont dans la rue.
05:31Toujours les recettes, plutôt que les dépenses.
05:33Tout ça est proprement terrifiant.
05:35On va retourner sur le terrain, puisque nos équipes sont quand même déployées dans ce cortège parisien,
05:39qui est en gros un des derniers à cette heure, qui est encore actif, le cortège parisien,
05:45qui d'ailleurs s'approche petit à petit quand même de la place de la nation,
05:48avec quelques points de tension, ça et là quand même, du côté du boulevard Voltaire.
05:51Oui, il y a eu effectivement, allez j'allais dire, le premier dérapage de cette manifestation,
05:58vers la fin du boulevard Voltaire, on approche tout doucement de la place de la nation,
06:03il y a eu ce face-à-face, j'allais dire habituel, lors d'une manifestation,
06:06entre des casseurs, des éléments radicaux et les forces de l'ordre.
06:11Visiblement, ça se calme à l'instant, parce que le pré-cortège,
06:15donc celui qui est devant le cortège officiel vient de reprendre sa lente marche vers la place des nations.
06:22On a vu quelques grenades lacrymogènes être envoyées par les forces de l'ordre
06:27et certains manifestants, si on peut appeler ces personnes-là des manifestants,
06:31ont répliqué avec des projectiles.
06:35Mais voilà, le cortège est à nouveau en marche, direction place de la nation,
06:40qui devrait être atteinte d'ici, allez, une bonne demi-heure, au moins vers 17h30, 18h en tout cas.
06:47Merci beaucoup. Bon, Yann Maurras, pour l'instant, ils n'y arrivent pas, en tout cas.
06:51Ils n'ont pas trouvé le point d'accroche, ou alors ils ne se sont pas retrouvés,
06:55puisqu'on dit qu'ils se reconnaissent, qu'ils se connaissent,
06:58même à force de se fréquenter, de se croiser dans ces manifestations,
07:01ceux qui se constituent en black bloc, ces ultras.
07:04Oui, alors, toute la difficulté aujourd'hui, c'est que, nous, les informations qu'on avait,
07:11c'est qu'on allait avoir un noyau dur de black bloc à l'intérieur du cortège,
07:17mais que ce noyau dur pouvait être rejoint par d'autres éléments radicaux,
07:21comme ce qu'on a pu voir le 10 septembre.
07:25Là, pour l'instant, effectivement, on va dire que ça se passe à peu près convenablement bien.
07:35Maintenant, on n'est pas encore place de la nation, le cortège n'est pas encore dispersé.
07:40Je connais malheureusement que trop bien ces manifestations,
07:44et tant que la dispersion de la manifestation ne sera pas complète,
07:49on aura un risque que les éléments radicaux tentent de faire des dégradations
07:55et de s'en prendre au symbole de la République,
07:58en passant par mes collègues qui en sont les représentants.
08:03Ce qu'on voit là sur l'image quand même à droite,
08:04on voit déjà, enfin, j'ai vu apparaître dans le champ des jets de projectiles,
08:08signe qu'il y a quand même des provocations à l'endroit des forces de l'ordre.
08:12On n'est pas à l'abri d'une première charge dans quelques minutes.
08:14Oui, Nelly, là, on est sur des points de tension, mais qui restent quand même assez modérés.
08:20Donc, pour compléter ce qui a été dit, effectivement,
08:23on a trois vagues de risques, si j'ose dire.
08:26On a vraiment le mouvement Black Bloc,
08:29on a l'ultra-gauche radicale,
08:31et on a des casseurs opportunistes aujourd'hui qui peuvent intervenir face aux forces de l'ordre.
08:37Alors, c'est pour ça qu'il y a eu un gros déploiement.
08:40On voit quand même que les membres des forces de l'ordre contiennent bien
08:43qu'analysent bien, et rappelons qu'ils sont aussi aidés aujourd'hui par les syndicats.
08:50Les syndicats ont leur propre service d'ordre,
08:53qui travaillent en adéquation avec l'organisateur et avec les forces de police,
09:00et tout ça, ça permet un petit peu, je dirais, de tenir le mouvement.
09:05Mais attention, l'ordre public n'est pas une science exacte.
09:10Il faut rester très humble et très modeste,
09:12être calme dans l'observation et l'analyse,
09:15et ferme dans l'action, s'il y en a besoin.
09:19Il y a un premier mouvement de foule à Paris,
09:22c'est en train de partir, là, avec des gens qui se dispersent.
09:25Ça rejoint un peu l'analogie que vous faisiez tout à l'heure du banc de poissons,
09:30à mesure qu'on progresse.
09:33Je vais vous laisser comporter ces images, peut-être, Johan.
09:37Tout simplement, on le voit.
09:39Alors, on ne le voit pas très très bien, c'est un peu loin,
09:40mais vous avez des individus qui ont commencé à casser des vitrines,
09:45et mes collègues, on ne laisse pas faire.
09:48Donc, on charge tout de suite sur ces éléments-là pour faire reculer tout le monde
09:53et pour protéger les personnes, mais aussi les biens,
09:57parce que dans ce genre de manifestation, on a énormément de dégradations.
10:01C'est un peu des totems pour tous ces casseurs qui viennent juste là
10:06pour tout dégrader, sans prendre aux forces de l'ordre.
10:11Donc, très souvent, on reproche à nos collègues
10:16de rentrer comme ça dans les cortèges,
10:18mais si on le fait, c'est qu'on a une bonne raison de le faire,
10:21et c'est pour éviter toute dégradation.
10:27Avec les premiers tirs de gaz lacrymogène,
10:30on retrouve notre équipe qui est aux premières loges.
10:32Découvrez-nous un peu cette situation
10:34et la manière dont elle a dégénéré, là, il y a quelques instants.
10:39Difficile à dire ce qu'il s'est passé exactement.
10:42On était un petit peu éloignés lorsqu'on a vu, effectivement, ce mouvement de foule.
10:45Ça faisait quelques minutes déjà qu'il y avait ces échanges de projectiles
10:48et de gaz lacrymogènes entre certains éléments radicaux et les forces de l'ordre.
10:54Et puis, il y a eu cette détonation.
10:55C'était un jet de gaz lacrymogène en direction de ces éléments radicaux.
11:00Puis cette charge de la part des forces de l'ordre.
11:05Il y a donc eu ce mouvement de foule dans la foulée.
11:08Et là, effectivement, on sent que la tension a redoublé d'un cran.
11:13Les policiers qui sont en train de reculer face aux assauts de ces éléments radicaux.
11:18Il y a beaucoup de projectiles qui sont lancés.
11:20On le voit actuellement.
11:22Donc, situation assez tendue.
11:23Le gaz lacrymogène, ça y est, commence à rendre difficile la respiration, j'allais dire,
11:31qui commence à être un petit peu partout dans l'air autour de nous.
11:34Merci beaucoup.
11:35Faites attention à vous également.
11:37À nouveau, ce mouvement de foule et donc cette charge de police au milieu du boulevard Voltaire.
11:42Merci beaucoup.
11:43En tout cas, on reste appuyé sur vos images.
11:45Sabrina, vous avez des informations sur ce qui a déclenché le mouvement ?
11:49Oui, selon nos informations.
11:50Donc, c'est une tentative de dégradation d'un commerce sur le boulevard Voltaire.
11:55Là où on voit les images, sans succès.
11:58D'où l'intervention rapide des forces de l'ordre qui ont permis justement qu'il n'y ait pas de dégradation supplémentaire.
12:05C'est pour ça qu'on les a vus charger.
12:07D'accord.
12:08Et là, donc, David Leroux, il continue de repousser, de contenir parce que ça avance assez vite.
12:13Il n'y a pas de face-à-face réelle comme on a pu en voir la semaine dernière.
12:17En fait, ils veulent que la manifestation continue de dérouler, c'est ça ?
12:20Oui, oui. Le but, ce n'est pas de crisper les situations.
12:25Et on demande à nos collègues de faire du maintien de l'ordre, mais de manière mobile.
12:31C'est-à-dire éviter justement toutes ces dégradations.
12:34Mais le but n'est pas de figer parce que plus on va figer la situation, moins le cortège avancera.
12:41Et plus on va avoir des points de tension avec des affrontements.
12:44L'opportunité des Black Blocs de se constituer.
12:47Exactement.
12:47Oui. Et un mot peut-être aussi sur ces drapeaux.
12:51On en voit plus que la semaine dernière des drapeaux tricolores.
12:53Vous vous souvenez, Johan ?
12:54Oui, oui.
12:55De ce que disait cette dame dans un cortège qui avait été exfiltré.
12:59On l'avait traité de facho parce qu'elle avait osé arborer un drapeau tricolore.
13:03Un autre monsieur qui s'était vu arracher son drapeau.
13:06C'était un peu de vie.
13:07Là, il y a une cohabitation sereine avec les drapeaux syndicaux.
13:10Oui. Enfin, on est en train de s'émerveiller parce qu'on a vu trois drapeaux français dans une manifestation à Paris.
13:13Non, mais je sais, mais ça devient rare.
13:14Oui, ça devient rare, mais c'est précisément ce qui est problématique.
13:17C'est qu'on devrait assister à une marée des drapeaux français.
13:20Là, il y a trois drapeaux français.
13:22Alors, on se félicite.
13:23Pour le vice-palestinien.
13:23On est heureux, si vous voulez.
13:26Non, naturellement, les drapeaux français sont tout à fait margés.
13:30Alors qu'il y avait beaucoup d'hostilité la semaine dernière.
13:32J'entends bien.
13:32Vous vous rendez compte de quoi est-ce que nous sommes en train de nous réjouir ?
13:37On se réjouit parce qu'il y a quelques porcs malheureux drapeaux français qui ne sont pas arrachés dans des manifestations dans le centre de Paris.
13:44Bon, ça en dit long quand même sur l'état de déliquescence de notre pays et sur le fait que les islamo-gauchistes ont quand même massivement gangréné ce pays.
13:53Voilà. On a des chiffres sur les interpellations du jour. Je crois qu'il y a eu une petite mise à jour, ma chère Sabana.
14:01Une mise à jour, tout à fait, du ministère de l'Intérieur.
14:03Nous sommes à 140 interpellations, dont 21 interpellations à Paris, plus de 75 gardes à vue.
14:10On ressent ce chiffre de 8 membres des forces de l'ordre blessés, légèrement, a priori.
14:17Et puis, concernant les chiffres de cette manifestation, pour le moment, sans compter Paris,
14:22parce que le comptage est encore en cours, nous sommes au moins à 282 477, précisément, participations à cette manifestation.
14:32Hors Paris.
14:33Hors Paris. Voilà. Près de 300 000 hors Paris, tout à fait.
14:36Bon, 140 interpellations, c'est assez peu, au regard de ce qu'on a vu la semaine dernière.
14:42Johan Moras ?
14:43Oui, alors...
14:45On est à 500 ou 600 à la fin de la journée.
14:48Le lendemain, en consolidé le lendemain.
14:50Et c'est tout le problème des chiffres, quand on essaye de commenter des chiffres en direct,
14:56c'est que le ministère de l'Intérieur collecte l'ensemble des chiffres de tout le territoire.
15:02Déjà, pour Paris, c'est très compliqué.
15:04Et en fait, on a un différé sur le nombre d'interpellations.
15:09Malheureusement, généralement, c'est Paris qui fait gonfler la note à la fin,
15:13toujours en termes de nombre d'interpellations et de garde à vue.
15:16Le fait que, jusqu'à maintenant, le cortège parisien se passe plutôt dans le calme,
15:22malgré certains points de tension, fait qu'on n'a pas énormément d'interpellations.
15:28Encore une fois, je pense qu'il faut attendre la fin de la manifestation parisienne
15:34pour commencer à vouloir tirer des conclusions.
15:37Une autre de nos équipes qui est sur ce parcours parisien,
15:40et, semble-t-il, pas loin de son point d'arrivée,
15:43avec des mouvements un petit peu plus diffus de population.
15:54Ce que je peux vous dire ici, c'est que depuis tout à l'heure,
15:58les forces de l'ordre ne cessent de courir.
15:59À droite, à gauche, j'ai essayé de disperser la croule.
16:02Il y a eu une bombe de désencerclement, mais également du gaz lacrymogène
16:08qui ont été lancés ici.
16:10La foule est clairement séparée en plusieurs groupes.
16:14Vous avez les ultras, les radicaux qui sont au premier plan.
16:19Derrière, ce sont les manifestations.
16:22On a pu voir également la Bravem interpeller deux individus extrêmement rapidement,
16:27l'exfiltrer de la file.
16:30Tout ça sous les sifflements, les insultes de la foule présente ici.
16:38Merci beaucoup.
16:40On est là, boulevard Voltaire, du côté de la place Léon Blum.
16:44J'aimerais qu'on revienne peut-être à ce que disait Bruno Retailleau
16:49lorsqu'il disait qu'on n'hésitera pas, s'il le faut, à aller au contact.
16:54Est-ce que c'est une affirmation très claire du fait qu'il assume entièrement
17:00de maintenir l'ordre malgré les critiques qui arrivent exemptées de la gauche
17:07pour dire que tout ce qui va se passer, ce sera votre faute ?
17:11De mémoire, je n'ai jamais entendu un ministre de l'Intérieur avoir un propos aussi clair
17:15alors même que la manifestation n'avait pas débuté.
17:17Oui, le ministre de l'Intérieur a des propos très clairs,
17:21qui l'assument, qui sont toujours dans le sens de nos forces de l'ordre
17:26et du maintien de la République, du contrôle de l'ordre, de l'ordre public
17:31avec des consignes qui sont celles de canaliser la violence sans la dépasser
17:37mais d'utiliser nos forces mobiles et l'ensemble des forces
17:42puisqu'on sert aussi des services de renseignement pour anticiper les mouvements, rappelons-le.
17:48On va neutraliser, extraire les casseurs lors des manifestations
17:53et n'oublions pas, c'est qu'on a aussi un dernier volet sur les consignes du ministre
17:58c'est la judiciarisation.
18:01On a des gens qui sont déférés pour éviter la récidive.
18:05Donc un message de fermeté, de mobilité, de réactivité pour les forces de l'ordre.
18:10Ce slogan, Macron, démission, on l'a vu fleurir sur de nombreuses pancartes Pierre Lelouch
18:17il y a quand même cette détestation des figures présidentielles
18:21qui a dit mais moi je m'accrocherai, je resterai jusqu'au bout.
18:24Ce mandat, je ne le remettrai pas en cause.
18:28Je dis depuis le début que s'il avait eu la hauteur d'un Charles de Gaulle
18:33après avoir perdu un référendum, on s'en va.
18:36Quand un président de la République, dans son cas, perd trois élections de suite
18:41la première législative, les élections européennes, la deuxième législative
18:46bon, je crois que le message du peuple est quand même assez clair
18:50il n'a pas voulu en tenir compte en considérant que son mandat
18:54il l'a eu sur son nom et il le garde jusqu'au bout
18:56très bien, simplement en une situation où le pays est devenu ingouvernable
19:00C'est ça la réalité. Alors, à l'Assemblée, ils sont en train d'essayer de fabriquer des...
19:05en se faisant des nœuds dans la tête, comment est-ce qu'on fait pour aller de leur fameux socle commun
19:11soi-disant commun, comment l'élargir jusqu'aux socialistes sans faire de la peine au RN
19:16bon, monsieur Lecornu qui passe pour un homme extrêmement habile est censé réussir ça
19:22s'il ne réussit pas et si on ne peut pas avoir de budget, je ne sais pas comment la situation peut tenir longtemps
19:28parce qu'on va être attrapé par la patrouille, la patrouille c'est la zone euro
19:32et c'est le FMI parce qu'on a cette pression très forte sur un pays qui est économiquement en crise
19:38regardez les chiffres du commerce extérieur, les chiffres de l'agriculture, de l'industrie
19:43tout ça est extrêmement préoccupant, on est en train de rater toute une série de rendez-vous
19:47mais pendant ce temps-là, le chef de l'État fait des ronds, il organise la coalition des volontaires sur l'Ukraine
19:53je vais vous faire une confidence, il a annoncé 3 milliards et demi de plus pour le budget de défense
20:01ça c'était avant le départ de Bérou, en réunion défense à l'Elysée
20:07compte tenu du réarmement qui lui est réel en Allemagne, ils mettent 500 milliards pour réarmer l'Allemagne
20:12nous il fallait quand même booster un peu le budget de défense
20:16il a avancé le chiffre de 3 milliards et demi
20:19et vous savez comment ils étaient financés ?
20:21avec l'accord de Le Cornu, ministre de la Défense à l'époque
20:24ils étaient financés, tenez-vous bien, sur les deux jours fériés supplémés
20:29or le même Le Cornu devenu Premier ministre supprime les deux jours
20:33question, on fait quoi là pour réarmer ?
20:37et comment est-ce qu'on peut prétendre être à la tête de la coalition des volontaires
20:41qui va prendre en charge la sécurité de l'Ukraine quand il n'y a plus un rond ?
20:45c'est quand même ça la situation du pays
20:48et c'est cette vacuité, moi qui me terrifie
20:51parce qu'on est dans un moment très grave sur le plan économique
20:55la richesse européenne s'est effondrée par rapport au niveau de vie américain
20:59nous étions au même niveau il y a 25 ans, on a perdu la moitié
21:03l'Europe s'appauvrit, la France s'appauvrit, il faut réarmer
21:06il y a une meilleure production en Espagne, au Portugal
21:09alors les Italiens n'en parlons pas, leur économie est assez...
21:12ils ont fait le travail, ils ont fait les économies
21:15ce que nous refusons de faire
21:17quand l'autre Beyrou parlait de 44 milliards d'économies
21:21il était en fait en train de parler d'impôts
21:23et aujourd'hui on va se retrouver avec des impôts nouveaux
21:27ils ont trouvé Zuckman quelque part
21:29complètement bidon mais c'est une création du web
21:35on va avoir une taxe magique et des impôts magiques
21:39mais tout ça, ça va faire quoi ?
21:40ça va encore alourdir l'économie française
21:43et la rendre de moins en moins compétitive
21:45qui est-ce monsieur Zuckman ?
21:46moi je suis très inquiet de voir dans les manifestations
21:49des banderoles dénonçant l'austérité en France
21:52parce que si aujourd'hui les manifestants considèrent
21:55que ce budget, que le budget Beyrou est un budget d'austérité
21:59ils vont devoir s'accrocher
22:01parce qu'ils n'ont encore rien vu
22:03parce que la douloureuse elle va arriver à un moment
22:04elle arrivera après 2027 à mon sens
22:06mais il n'y a pas d'austérité aujourd'hui
22:08moi je rappelle à longueur de temps
22:10que les dépenses de prestations et de protection sociale en France
22:13c'est 850 milliards d'euros par an
22:15donc il y a des économies à faire quand même
22:18on peut faire des économies
22:19le prochain président de la République
22:21sera obligé de s'y atteler
22:23parce qu'il faut flécher l'argent différemment
22:26on a besoin d'argent pour la défense
22:29pour la sécurité, pour la santé, pour l'éducation
22:31oui, les prestations sociales
22:32on va devoir revoir notre système de protection
22:35c'est obligatoire
22:36si on fait 10% d'économies sur les 900 milliards
22:44c'est pas 850, c'est malheureusement 900 milliards
22:46alors on est passé à 900 maintenant
22:47ça vous dégage 90 milliards d'euros
22:52c'est-à-dire 3 points de PIB
22:53c'est-à-dire que du coup le budget
22:55on y est presque au 3%
22:57on est en dessous des 3%
22:59mais le budget
22:59le budget de l'EIRO est proposé d'aller à 44 milliards
23:03donc on était moitié moins
23:05avec des impôts
23:06mais avec des impôts
23:06mais avec des impôts
23:07pas avec des économies
23:08mais enfin la dépense n'était pas drastique
23:10on voyait bien qu'ils ne s'étaient pas attelés
23:11à fermer des agences
23:13qui étaient inutiles
23:13ils n'ont pas fait ce travail-là
23:15et personne ne le fait
23:16alors que ça c'est pas forcément
23:17enfin je veux dire pardon
23:18mais fermer les agences françaises
23:19dont personne n'a jamais entendu parler
23:20c'est pas quelque chose de forcément
23:22Ah non parce que vous allez
23:23vous allez faire de la peine
23:26à 10 personnes là
23:27100 personnes là
23:29il y a des associations
23:30il faut voir le monde associatif
23:31qui vit de la main de l'Etat
23:32c'est considérable
23:34l'accompagnement des migrants en France
23:36c'est entièrement des associations
23:37Est-ce qu'ils vont se faire entendre
23:38et est-ce que ça va forcément
23:40avoir la discussion ?
23:41Moi je le ferai
23:42de toute façon il n'y a pas le choix
23:43L'AME
23:43est-ce que quelqu'un va s'atteler
23:45au mammouth de l'AME ?
23:45Là aussi
23:46c'est scandaleux
23:47quand vous pensez que
23:47la balnéothérapie était offerte
23:50gratos à des migrants
23:51qu'au Bois de Boulogne
23:53aujourd'hui
23:54vous avez des transgenres
23:56qui ont un visa spécial
23:58transgenre
23:59parce que ça va être couvert
24:00par le contribuable français
24:01mais il faut être à la ramasse
24:02on sait ce que c'est
24:03ce que c'est qu'une transition
24:04et combien ça coûte
24:05et on fait venir
24:06des malheureux péruviens
24:08au je ne sais où
24:08avec cette information
24:12que s'ils sont transgenres
24:13ils pourront avoir
24:14et accès à des papiers
24:16et une couverture gratuite
24:17pour la transition
24:18tout ça avec ces mêmes associations
24:20dont vous parliez
24:21qui sont subventionnées
24:22grâce à un enfant
24:23non mais attendez
24:24il y a un moment
24:24où tout ça doit s'arrêter
24:25il y a peu de cohérence
24:26comment voulez-vous ensuite
24:28que ces gens ne manifestent pas
24:29parce qu'eux
24:29ils payent la note
24:30ils travaillent
24:32ceux-là
24:32le type qui a un travail modeste
24:34je ne sais pas moi
24:34à l'RATP
24:35à l'SNCF
24:36lui
24:37souvent je parle
24:38à des gens comme ça
24:39ils me disent
24:39mais en haut
24:40ils n'entendent pas
24:40non seulement ils n'entendent pas
24:42mais ils s'en foutent
24:43ils se partagent les postes
24:44et vas-y
24:44je te donne la cour des comptes
24:45tu me donnes le conseil d'état
24:47et regardez le recasage
24:49à coup de 15 000 euros par mois
24:51mais c'est absolument scandaleux
24:53et je sais
24:54enfin
24:55je parle comme quelqu'un
24:56qui connaît le fonctionnement
24:57de la machine
24:58vous avez vu tout ça
24:58c'est scandaleux
25:00et là j'apprends
25:01que monsieur Moscovici
25:02pourrait changer de cour des comptes
25:04alors Macron
25:04au visage de le mettre
25:05à la cour des comptes européennes
25:06lui qui vient de faire entrer
25:08madame Ballot-Vedkacem
25:09et quelques autres amis socialistes
25:10à 15 000 par mois
25:12alors qu'ils n'ont aucune compétence
25:13en matière de compte public
25:15mais qu'est-ce que c'est que ce pays
25:16mais où on va comme ça
25:18vous comprenez donc la colère
25:20aujourd'hui
25:20ah bah moi je la partage
25:21très honnêtement
25:22on va retourner sur zone
25:24si je puis dire
25:25à Paris
25:26avec une de nos équipes
25:27est-ce que les choses ont évolué
25:29on est un petit peu plus
25:30on voit plus à l'image
25:30de la présence policière
25:31donc peut-être qu'ils sont déjà arrivés
25:34aux abords de la place de la nation
25:35alors effectivement
25:39le pré-cortège arrive petit à petit
25:41aux abords de la place de la nation
25:42ici on est place Léon Blum
25:44à quelques centaines de mètres
25:45de la place de la nation
25:46le cortège officiel n'a pas encore atteint
25:48le point où nous sommes
25:50mais on est ici
25:51parce que ça a été le lieu
25:52de regarde de tensions
25:55il y a quelques minutes
25:56alors des tensions assez brèves
25:57c'est vrai
25:58à peine quelques minutes
25:59d'échange de projectiles
26:01et de gaz lacrymogènes
26:03l'air en a été envahi
26:04assez rapidement
26:05d'ailleurs ce qui a permis
26:06de disperser les éléments radicaux
26:08les quelques manifestants
26:09qui se mêlaient
26:10à ces éléments radicaux
26:12mais le retour au calme
26:14est désormais fait
26:15ça a été assez rapide
26:16on assiste là actuellement
26:17à un déploiement
26:18assez impressionnant
26:20de renforts
26:21de police
26:22tout aux abords
26:23de cette place Léon Blum
26:24parce qu'effectivement
26:25le cortège officiel
26:26va arriver par ici
26:27il y a eu également
26:28quelques vitrines
26:30en tout cas
26:30quelques panneaux publicitaires
26:32qui ont été brisés
26:33quelques feux de poubelle
26:35mais ce sont les seuls incidents
26:37notables
26:37de cette manifestation
26:39donc qui
26:39vraiment globalement
26:40par rapport à d'autres manifestations
26:42que nous avons couvert
26:43et que nous avons vécu
26:44sont
26:45cette manifestation
26:46et donc beaucoup plus calme
26:47jusque là
26:48en tout cas
26:49par rapport à d'autres manifestations
26:50que nous avons vécues
26:51Merci beaucoup
26:53on reparle d'Emmanuel Macron
26:55c'est vrai qu'on voit là
26:57un homme qui s'est rêvé
26:58inventé un destin
26:59et qui s'y accroche
27:01coûte que coûte
27:02je rappelle
27:02au détriment
27:04et au mépris même
27:05de tout un peuple
27:06on rappelle qu'on est quand même
27:0768 millions dans ce pays
27:08il ne veut rien lâcher
27:09il ne veut pas rendre les clés
27:10en fait
27:10je rappelle quand même
27:11qu'Emmanuel Macron
27:12a fait campagne en 2017
27:14et s'est fait élire
27:16en disant que son ambition
27:17était de rassembler les français
27:18et il a fait tout l'envers
27:19et voilà où nous en sommes
27:21on ne va pas refaire
27:22aujourd'hui
27:24tout ce qui pose problème
27:25en France
27:26on a fait une liste
27:27déjà assez longue
27:28avec Pierre Lelouch
27:29mais la réalité
27:30est qu'Emmanuel Macron
27:31a sans doute été
27:33le pire président
27:34que nous ayons connu
27:35sous la 5ème république
27:35enfin si on fait le bilan
27:37d'Emmanuel Macron
27:38mais qu'est-ce qu'il a réussi
27:39citez-moi quelque chose
27:40qu'il aurait réussi
27:41en matière de politique intérieure
27:43ou en matière de politique étrangère
27:44non mais sincèrement
27:45je suis journaliste politique
27:47je suis incapable
27:48de vous dire
27:49ce qu'il a réussi
27:49alors quand on pose la question
27:51à ses soutiens
27:51la première chose
27:52qui lui revient à l'esprit
27:53c'est de dire
27:54il a dédoublé
27:55les classes de CP
27:56dans les zones
27:57dans les zones
27:58prioritaires
28:00la belle affaire
28:01il a fait baisser le chômage
28:02et en plus
28:03on ne voit même pas
28:04le résultat
28:04dans les classes de PISA
28:05et le chômage
28:06est en train de remonter
28:07et il y a des prévisions
28:08qui nous disent
28:09que le chômage en 2027
28:10sera peut-être à 9%
28:11non mais dites-moi
28:12ce qu'il a réussi
28:13ma question est tout à fait sérieuse
28:15si vous arrivez à me dire
28:16est-ce qu'il y a un domaine
28:16dans lequel
28:17l'Ukraine
28:18même l'Ukraine
28:19il a pas signé la paix encore
28:21l'apprentissage
28:22a été
28:22la remise en ordre
28:23de l'apprentissage
28:24c'était un succès
28:24mais pas le bac
28:25pour tout le monde
28:27qui est une tragédie
28:28parce que vous avez
28:28600 000 mecs
28:29qui arrivent
28:30au parcours sup après
28:31et qui n'ont pas de boulot
28:32en sortant
28:32tout le monde n'est pas fait
28:34pour être spécialiste
28:35de physique quantique
28:36il y a des chimétiques
28:37qui meurent entre temps
28:37faute d'être prouvé
28:39c'est ça
28:39de l'artisanat
28:40essayer de trouver quelqu'un
28:42demander aux artisans
28:43s'ils arrivent à trouver
28:44des jeunes pour travailler
28:45le problème
28:46c'est aussi
28:47sa gestion du Covid
28:48a fait que
28:48le pays s'est habité
28:49à ne plus travailler
28:50du tout
28:51ni les garçons de café
28:52ni les cadres
28:53tout le monde travaille à la maison
28:54demandez au chauffeur de taxi
28:56parrainien
28:56ils vous expliquent
28:57que le jeudi
28:57ils partent en week-end
28:58les gens
28:58parce que télétravail
29:00on a fait une génération
29:00de fainéants
29:01je crois que la notion
29:02de travail a été
29:03sérieusement massacrée
29:05et je ne sais pas
29:06comment on va faire
29:06parce que les jeunes
29:07d'aujourd'hui
29:08ils arrivent
29:09chez un demandeur d'emploi
29:10mais c'est très intéressant
29:12de parler
29:12à un garagiste
29:14à un plombier
29:14comment ça se passe
29:16quand quelqu'un
29:16vient chercher du travail
29:17la première question
29:18c'est les vacances
29:20la deuxième question
29:21c'est les tickets restaurants
29:22la troisième
29:23c'est le comité d'entreprise
29:24on est dans un système
29:26où le travail
29:27n'est plus du tout
29:28le ciment
29:29qui fait la société
29:30c'est l'assistance
29:32le droit à la paresse
29:32comment voulez-vous
29:33c'est une partie de cette jeunesse
29:35c'était Sandrine Rousseau
29:35qui avait dit ça
29:36je revendique le droit à la paresse
29:38pour en venir à monsieur Macron
29:41je crois que le secret
29:42de cet homme-là
29:43c'est le narcissisme
29:44il ne voit les choses
29:46que par lui
29:46il veut être au centre
29:47de la photo
29:47il adore les sommets
29:49pour ça
29:49parce qu'il est au centre
29:50de la photo
29:50tant qu'il peut parler
29:52et faire des...
29:52moi j'ai connu
29:53comme député de l'opposition
29:54je l'ai vu
29:55il était à l'époque
29:56ministre des finances
29:57c'est un type
29:58qui répondait
29:59à chaque amendement
30:00pendant 15 minutes
30:01juste pour démontrer
30:03qu'il était plus intelligent
30:04que le type
30:05qui avait écrit l'amendement
30:05sa loi Macron
30:07a duré 6 mois
30:08jusqu'à ce que
30:08Manuel Valls
30:09d'ailleurs
30:10la fasse passer autrement
30:11elle n'a pas été votée
30:12elle est passée au 49-3
30:14il est fascinant
30:16à regarder
30:16parce que c'est un type
30:17totalement narcissique
30:18il aime au centre
30:20de la photo
30:21le reste n'intéresse pas
30:22la France
30:23ça n'existe pas
30:23la culture française
30:24ça n'existe pas
30:25du tout
30:26il a dit
30:26ça dépend
30:27à quelle audience
30:28il s'adresse en fait
30:28il est capable de vous dire
30:30que c'est une culture
30:31qu'il connait
30:32magnifique
30:33pour dire après
30:34qu'elle n'existe pas
30:35par contre
30:35c'est un super vendeur
30:37quand Lecornu
30:38lui a inventé
30:39le tour de France
30:41avec les cahiers
30:43d'oléances et tout
30:43il allait faire
30:44le grand débat
30:45en manche de chemise
30:46et vas-y
30:47que je te parle
30:47alors qu'il n'a jamais été
30:49élu nulle part
30:50Lecornu lui
30:51lui montrait les maires
30:52parce que c'était
30:52que les petits maires
30:53les petits conseillers généraux
30:55et là
30:55il s'est éclaté
30:56alors revenons
30:57à la notion de
30:58effectivement
30:58c'est un point intéressant
30:59que vous soulevez
31:00je trouve la notion
31:00de rapport au travail
31:02parce qu'on voit aussi
31:03des médecins
31:03et ça participe
31:05de la désertification
31:06médicale de notre pays
31:07qui refusent
31:08d'aller dans des zones
31:09reculées
31:09parce qu'ils veulent aussi
31:10préserver leur temps de loisir
31:12des pharmacies
31:12qui n'arrivent pas
31:13à vendre leur pharmacie
31:14qui sont obligés
31:15de fermer la porte
31:16après une vie de travail
31:17la médecine avant
31:18c'était vu quand même
31:18comme un sacerdoce
31:19comme quelque chose
31:20de complètement
31:21à laquelle on se dédiait
31:22maintenant on veut faire médecine
31:23oui mais
31:24quand même avoir
31:25beaucoup de temps de loisir
31:26sur le côté
31:27à tort ou à raison
31:28mais il ne faut peut-être pas
31:28choisir cette vocation
31:29dans ce cas
31:30vous qui êtes chef d'entreprise
31:33également
31:33Pascal Vitopanelli
31:34vous le voyez aussi
31:35ce changement
31:36ce shift
31:37dans le rapport au travail
31:39des gens que vous pouvez recruter
31:40même si
31:40je ne sais pas
31:41s'ils sont jeunes d'ailleurs
31:42ceux que vous recrutez
31:43et s'ils ont aussi
31:45des exigences
31:46par rapport à la charge
31:47de travail
31:48non seulement je le vois
31:49Nelly très nettement
31:50mais je le ressens
31:51j'ai un mal considérable
31:53dans la sécurité privée
31:55à recruter
31:56voilà
31:57j'ai un mal considérable
31:58à fidéliser
31:59mes agents
32:00et dès lors
32:01qu'on leur propose
32:02un poste
32:03qui est un peu difficile
32:04parce que c'est la réalité
32:06de ce métier
32:06souvent
32:08ils nous quittent
32:09sans forcément
32:09nous prévenir
32:10c'est extrêmement difficile
32:12de faire travailler
32:14aujourd'hui
32:14les jeunes
32:16aujourd'hui même
32:17en Anjou
32:18dans les gens que je connais un peu
32:20j'en connais d'autres
32:21mais en Anjou
32:22on récolte des pommes
32:23ou des poires
32:25savez-vous
32:26qui récolte
32:27les pommes
32:27en Anjou aujourd'hui ?
32:28Les immigrés
32:28ce sont pour une part
32:31des Africains
32:32mais surtout des Bulgares
32:33des familles entières
32:35de Bulgares
32:36ou de Polonais
32:36qui viennent
32:37en caravane
32:38et qui vont récolter
32:39les pommes
32:40parce que les Français
32:41ne les récoltent plus
32:42voilà
32:43vous trouvez pas
32:43après on a des chiffres
32:45de chômage
32:45tout le monde est au bac
32:46tout le monde veut
32:46aller à l'université
32:47personne pour ramasser
32:48et donc
32:49quand on était étudiant
32:51pendant l'été
32:52on allait faire les vendanges
32:53on allait ramasser des pommes
32:54on l'a tous fait
32:55aujourd'hui c'est impensable
32:57alors une image
32:59là qui
32:59effectivement
33:00nous arrive
33:01de Paris
33:02où il y a
33:03un peu de tension
33:04et
33:05c'est pas une charge
33:06à proprement parler
33:07mais on a quand même
33:08des
33:08on voit que les policiers
33:09sont un peu sur
33:10sur les dents là
33:11quand même
33:12c'est les gendarmes
33:12d'ailleurs
33:13c'est la gendarmerie là
33:14les deux
33:14ils sont mélangés
33:15d'accord
33:16est-ce que vous pouvez
33:17nous commenter l'image
33:18ou alors notre journal
33:18est sur le terrain
33:19et puis on revient vers vous
33:20allez-y
33:21sur le terrain
33:21écoutez ce que je peux
33:28vous dire
33:28c'est que depuis tout à l'heure
33:29on les a vus
33:31s'installer
33:32sur les axes
33:34qui se trouvent
33:35tout autour
33:35du boulevard
33:36Voltaire
33:37on vient de les voir
33:38chargés
33:39alors c'est vrai
33:40que nous
33:40on se trouvait bien
33:41avec les ultras
33:42les personnes
33:43extrêmement violentes
33:44depuis le début
33:45de la manifestation
33:46beaucoup
33:46ont été très véhéments
33:48très insultants
33:50envers la police
33:51on a pu également
33:52à l'instant
33:52entendre
33:53des jets
33:54de bouteilles
33:55en verre
33:56c'est vraiment
33:57une manifestation
33:59un parcours
33:59qui est descendé
34:00en plusieurs morceaux
34:02mais là
34:02en tout cas
34:03on assiste à
34:04beaucoup
34:05de véhéments
34:08envers
34:09les forces
34:10de l'ordre
34:10les forces de l'ordre
34:11qui essaient
34:12tant bien que mal
34:13d'apaiser
34:14en tout cas
34:14la situation
34:15mais ce que je peux vous dire
34:16c'est que ça charge
34:17aussi bien
34:18en avançant vers le quartège
34:19qu'en reculant
34:20de là où on se trouvait
34:22plat seul et en gros
34:23merci beaucoup
34:25que font-ils
34:25les policiers
34:26et les gendarmes
34:26à Yohann Maras
34:27ils sont
34:28en train de se regrouper
34:30parce qu'on a l'impression
34:30qu'ils reculent
34:31mais en fait
34:31pas du tout
34:32ils prennent un peu de champ
34:33pour évaluer peut-être
34:34le danger
34:35non et puis
34:36le principe
34:38dans ces manifestations
34:41c'est de
34:42rester mobile
34:43face aux éléments
34:44radicaux
34:45en face
34:46en face
34:47d'eux
34:47qui vont
34:47les prendre
34:48pour cible
34:49parce que
34:49c'est clairement
34:51pour ça
34:53qu'on a ces regroupements
34:54là de collègues
34:54c'est que
34:55au fur et à mesure
34:56que le cortège
34:57passe devant
34:58les effectifs
35:01qui sont
35:01en sécurisation
35:02vous avez des jets
35:03de projectiles
35:04envers mes collègues
35:06donc ils font face
35:07et on se regroupe
35:09on se déplace
35:09avant de
35:11de se remettre
35:13en point fixe
35:14une petite info
35:15selon nos informations
35:17ce qui se passe
35:18précisément
35:18c'est que
35:19les forces de l'ordre
35:20interviennent
35:21pour mettre fin
35:21à une attaque de banque
35:22en fait
35:22au fur et à mesure
35:23certains
35:24pseudo manifestants
35:26essayent
35:27de rentrer
35:29dans des fast food
35:30maintenant
35:30dorénavant
35:31dans une banque
35:32il y a des tentatives
35:33d'intrusion
35:33et au cas par cas
35:35la police
35:35les forces de l'ordre
35:36et donc la gendarmerie
35:37également
35:37interviennent
35:38pour empêcher
35:40cette situation
35:41on les voit
35:42là sur le côté
35:43Pascal Bito Panelli
35:44c'est à dire
35:44qu'ils font une espèce
35:45de cordon
35:45et la manifestation
35:47a repris son cours
35:47finalement ça a marché
35:48l'action qu'ils viennent
35:50de mener là
35:51oui tout à fait
35:52donc au départ
35:53si vous voulez
35:54quand on est au tout départ
35:55dans une manifestation
35:56calme
35:58dans le service d'ordre
35:59on met les unités
36:00en profondeur
36:01de manière à ce qu'il n'y ait
36:02pas ce sentiment
36:03de provocation
36:03dès lors que
36:05les gendarmes mobiles
36:05les CRS
36:06se rapprochent
36:07pour un jalonnement
36:08statique et dynamique
36:09plus rapproché
36:10au contact
36:11ça prouve
36:12que la tension
36:13est là
36:13et que
36:14en les positionnant
36:16ça peut avoir
36:18un effet préventif
36:19et surtout
36:19on est près
36:20des casseurs
36:20pour aller
36:21à l'interpellation
36:22fulgurante
36:23vos commentaires
36:25sur cette action
36:26on a vu encore
36:27des policiers
36:28on les sent quand même
36:30un peu sur les dents
36:31un peu nerveux
36:31non ?
36:32c'est pas de la nervosité
36:33c'est mes collègues
36:34ils sont en train
36:35de juste faire leur travail
36:36comme sur chaque manifestation
36:37vous avez
36:38nos collègues gendarmes
36:40des collègues CRS
36:41on a vu passer
36:42les compagnies d'intervention
36:43de la DOPC de Paris
36:44c'est que des unités
36:45qui sont spécialisés
36:47dans le maintien de l'ordre
36:48et
36:49comme
36:51il vient d'être dit
36:53ils sont dans les
36:56dans les rues parallèles
36:58et dès qu'on commence
37:00à avoir des dégradations
37:01ce qu'on a eu
37:01un petit peu plus tôt
37:03ils vont au contact
37:04pour éviter
37:05justement
37:06que les casseurs
37:07puissent
37:07passer
37:08à l'action
37:10et qu'on revoit
37:11des images
37:12comme ce qu'on a pu connaître
37:13à Paris
37:14avec
37:14des
37:17des boutiques
37:19complètement saccagées
37:20une fois que le cortège
37:22était passé
37:22là le but étant
37:24d'être très mobile
37:25et de
37:26couper
37:27toute action
37:28de casseurs
37:29très rapidement
37:29qu'est-ce qu'on entend là
37:30c'est des tirs
37:31de gaz lacrymogène
37:33ou des tirs de mortier
37:34ça peut être
37:35l'un comme l'autre
37:36oui
37:37là c'est un petit peu compliqué
37:38sur les images
37:39de pouvoir
37:40de pouvoir vous répondre
37:41pour l'instant
37:45donc
37:45c'est difficile
37:46de commenter en direct
37:47une image
37:47où effectivement
37:48il y a beaucoup de monde
37:49il ne se passe pas grand chose
37:51là Pascal Bittopanelli
37:52oui
37:53beaucoup de monde
37:55c'est un peu
37:56une nébuleuse
37:57pour le moment
37:58avec des gens
37:58qui viennent manifester
37:59en plus
38:00il fait très beau
38:01donc des gens
38:01qui viennent manifester
38:03calmement
38:03et c'est leur droit
38:05le plus strict
38:06et malheureusement
38:07cette nébuleuse
38:09de casseur
38:09qui jusque là
38:10n'a pas été très efficace
38:12parce que
38:13bien canalisé
38:14bien cadré
38:15par les forces
38:16de police
38:16et de gendarmerie
38:17mais quand même
38:18des tentatives
38:19d'exaction
38:20dès lors qu'on a
38:21ces cibles symboliques
38:23plus on monte
38:25en dynamique
38:26dans la manifestation
38:27et je pense que
38:28on aura peut-être
38:29un peu de tension
38:30avant la dislocation
38:31mais guerre plus
38:32merci à tous
38:34on va évidemment
38:35conserver cette image
38:36et vérifier
38:37que cette situation
38:38ne s'envenime pas
38:39la suite
38:40ce sera avec vous
38:41Laurence Ferrari
38:42est déjà invitée
38:43c'est le début
38:44de Punchline
38:45sur ces images
38:46de tensions
38:47qui sont en train
38:48de s'accroître
38:48dans le cortège parisien
38:49merci beaucoup Nelly
38:52bonjour à tous
38:53et bonjour à toutes
38:53on est effectivement
38:54en édition spéciale
38:55sur CNew
38:56pour suivre cette journée
38:56de mobilisation
38:57qui sont en train
38:58de s'accroître
38:59qui sont en train
39:00de s'accroître
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