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  • il y a 4 mois
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

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Transcription
00:01L'heure du crime sur RTL. Édition spéciale procès de Cédric Jubilard.
00:07Il va se passer des choses pendant ce procès. On va refaire l'instruction à la barre.
00:11Moi aujourd'hui ce que veulent mes clients, c'est que Cédric explique ce qui s'est passé ce soir-là.
00:17Et où est le corps de Delphine ? C'est ça les vraies questions que l'on doit résoudre pendant ce procès.
00:22Bonjour à toutes et tous. Je suis ravi de vous retrouver pour cette spéciale auditeur consacrée évidemment,
00:27vous l'avez compris, à l'affaire Jubilard. Et au procès de Cédric Jubilard, il va se tenir dès lundi, le 22 septembre.
00:34Ça va durer 4 semaines, c'est un grand procès. Alors je ne dis jamais procès du siècle parce que ça n'existe pas.
00:39Mais on va parler de procès phare, c'est certain, avec un enjeu capital. Est-ce que cet homme est coupable ?
00:44Est-ce qu'on va avoir des aveux ou pas ? Est-ce que les preuves sont suffisantes ?
00:49Vous voyez, il y a beaucoup plus de questions que de réponses et ces questions vous allez nous les poser.
00:53A moi évidemment et puis également à Patrick Tégéraud. Bonjour Patrick.
00:57Bonjour Jean-Alphonse, bonjour à toutes et à tous.
00:59Merci d'être avec nous. Vous êtes notre journaliste et correspondant pour RTL à Toulouse et dans le Grand Sud.
01:03Et surtout, vous connaissez très bien cette affaire. Vous êtes un expert de l'affaire Jubilard.
01:07Donc on aura du plaisir à discuter tous les deux.
01:10On va prendre un premier auditeur qui est une auditrice, je ne sais pas.
01:16Philippe, non c'est Philippe, c'est bien l'auditeur. Bonjour Philippe.
01:19Oui, bonjour Jean-Alphonse Richard.
01:20Comment ça va Philippe ?
01:21Ça va très bien.
01:22Vous allez bien ?
01:22Avant tout de commencer sur le sujet, une pensée particulière pour les deux enfants.
01:26Absolument. Alors là, c'est très important ce que vous venez de dire.
01:30Vous savez, notre attachement dans l'heure du crime aux victimes.
01:33Et les enfants sont victimes dans cette affaire.
01:35Le petit garçon et la petite fille du couple Jubilard.
01:39Évidemment, ce sont deux enfants qui aujourd'hui cherchent leur mère à leur façon.
01:45Et sans doute avec leurs interrogations.
01:47Évidemment, on a une immense pensée pour eux.
01:49Quelle est votre question Philippe ?
01:50Alors moi, ma question, c'est quelles sont les ondes d'ombre qui n'ont pas été éclaircies ?
01:56Il y a quand même le fameux déplacement le jour de la disparition.
02:00Il y a la coupure du téléphone.
02:01Il y a quand même des choses qui sont inquiétantes quand même.
02:04Si vous voulez, le départ ressemble un petit peu à l'affaire Daval.
02:07Il prévient les gendarmes.
02:10Il ne sait pas où est passée sa femme.
02:11C'est choquant.
02:14Alors, est-ce que toutes les pistes ont bien été éclaircies ?
02:16Parce que jusqu'à ce jour, ça va faire cinq ans.
02:20Pas de corps.
02:21Et puis, ce sont des soupçons.
02:23Pas d'aveu.
02:24Pas d'aveu de Cédric.
02:25Et pas d'aveu.
02:26Alors, il y a la religion de l'aveu en France, ça existe.
02:29Effectivement, vous avez bien résumé la situation.
02:31C'est-à-dire qu'on arrive à un procès, je le disais tout de suite,
02:33où il y a plus de questions que de réponses.
02:36Le fait est, c'est que Jubilard, il est au centre du jeu.
02:39Cédric Jubilard aujourd'hui, parce qu'il est seul dans cette maison avec son épouse.
02:43Et ce soir-là, elle disparaît.
02:44Le couple ne s'entend plus très bien.
02:46Ça ne marche pas entre eux.
02:48Alors, il va y avoir des choses troublantes.
02:51Patrick Tégéraud, juste un petit mot là-dessus.
02:54C'est-à-dire qu'on peut dire qu'il y a quelques indices qui sont mis sur la table à ce moment-là par les enquêteurs ?
03:02En fait, comme vous l'avez dit, il n'y a pas de preuves.
03:04Il n'y a pas de corps.
03:06Et puis, les indices matériels sont tous remis en cause.
03:08Ce qui reste véritablement, c'est le comportement de Cédric.
03:12C'est ce qu'en disent aussi l'entourage du couple.
03:15Et tout ça n'est pas très flatteur à son égard.
03:18C'est ça.
03:19Alors, il est présenté, lui, comme, on va le dire un peu plus tard,
03:22comme un homme sans doute un peu brutal, brut de décoffrage.
03:25Vous nous aviez parlé, je me souviens bien de ça, il y a quelques années,
03:28puisqu'on traitait déjà de l'affaire Jubilard.
03:29Elle a cinq ans, cette affaire, comme une espèce de bloc de granit.
03:32Philippe, vous, ce que vous pensez, c'est qu'effectivement, il y a sans doute des indices
03:38qui sont troublants, mais on n'a pas de preuves.
03:41Oui, c'est ça, c'est ça le problème.
03:42C'est qu'il n'y a pas de preuves.
03:43Alors, c'est très difficile sans pouvoir identifier les appels téléphoniques,
03:48parce qu'il y a quand même un portable qui est disparu, quand même.
03:50Alors, ça, c'est le portable, effectivement, de Delphine, qui disparaît.
03:58Curieusement, ce portable, il ne borne jamais très loin de la maison.
04:02Il a été réactivé de manière manuelle par une tierce personne.
04:06Alors, évidemment, là aussi, gros point d'interrogation sur le mari.
04:11Donc, voilà, vous avez le sentiment, Philippe, que tout converge vers le mari,
04:16mais que, finalement, il manque juste le petit déclic pour pouvoir le discriminer totalement, c'est ça ?
04:22Voilà, c'est le petit déclic.
04:24Bon, la brigade des recherches a fait un très bon travail.
04:27Ils ont quand même des éléments dans le dossier.
04:29Il y a des choses qui sont plutôt en défaveur de Cédric.
04:34Mais ce petit déclic, en fait, c'est la petite aiguille qui permettrait de dire,
04:39voilà, c'est lui, c'est le coupable.
04:41Et ce qui est choquant, c'est que c'est un papa, il y a deux enfants, l'épouse est disparue.
04:49Comment, si c'était lui, comment on peut arriver à ne pas avouer,
04:54tout en sachant qu'on est père de famille de deux enfants ?
04:57Alors, est-ce que c'est la consommation de drogue, l'alcool, ou une personnalité qui a un fort caractère ?
05:02On va y venir là-dessus, parce qu'effectivement, il s'est, il faut le dire,
05:05il s'est très peu manifesté, ça fait cinq ans que ça dure,
05:08depuis qu'il est en prison, il s'est très peu manifesté auprès de ses enfants.
05:12Bon, d'abord parce que c'est compliqué, mais il ne leur a jamais parlé directement de l'affaire.
05:16Je crois qu'il y a trois ou quatre lettres qui ont été seulement, qui ont été envoyées aux enfants.
05:20Patrick Tesgiro, je voudrais que vous nous rappeliez en trois mots
05:23les indices accusatoires contre cet homme.
05:27Je pense notamment, par exemple, aux expertises sur les lunettes de Delphine.
05:31Oui, alors les lunettes, c'est un peu confus ça aussi, comme tout dans cette histoire, tout est confus.
05:35Les lunettes, on en trouve une branche sous le canapé,
05:38mais au préalable, on a trouvé quand même le reste des lunettes, les deux verres,
05:41dont un verre un peu déchaussé, posé sur la table de la cuisine, pour faire simple.
05:45Puis en cherchant un peu plus tard, on trouve la branche en dessous.
05:47Alors on apprend que ça fait des mois que les lunettes sont cassées,
05:50que Delphine porte plus volontiers des lentilles de contact pour corriger sa vue.
05:55Mais voilà que les enquêteurs jettent leur dévolu sur ces lunettes
05:59les expertises à grands frais par le CEA, le Centre d'études atomiques,
06:04qui met en évidence qu'il aurait fallu une force très forte pour les briser.
06:09Bon, pourquoi pas ?
06:10Le problème, c'est que, bien, alors oui aussi, on retrouve de l'ADN,
06:13l'ADN de Delphine.
06:16Oui, mais ça, c'est pas très probant, parce qu'effectivement, ils vivent ensemble.
06:21Ils vivent ensemble, quelqu'un a pu marcher sur les lunettes.
06:23Bien sûr, et je rajoute à ça, il y a l'écrit, entendu, on pourra épiloguer là-dessus,
06:27mais l'écrit, entendu, effectivement, par les voisines, etc.
06:32Le téléphone, on en a parlé, le téléphone de Delphine,
06:34qui borne quand même un peu obstinément autour de cette maison.
06:38Donc, évidemment, on se demande, mais cette femme n'est pas partie très loin.
06:42Elle est peut-être restée, là, tout près, dans la maison,
06:44mais le fait est, c'est qu'on ne la trouve pas.
06:46Merci beaucoup, Philippe.
06:48On va retrouver tout de suite Isabelle.
06:51Bonjour, Isabelle.
06:52Allô.
06:53Isabelle, vous êtes avec nous.
06:54Allez-y, dans l'heure du crime.
06:56Bonjour, ravi de pouvoir échanger avec vous.
06:58Merci, nous aussi.
06:59Comment allez-vous ?
07:00Très, très bien, merci.
07:01Très bien.
07:01Alors, qu'est-ce qui vous intéresse, vous, dans cette affaire jubilard,
07:04qui est bien mystérieuse,
07:05mais là, on arrive vraiment à l'heure critique avec ce procès ?
07:10Ou pas.
07:11Ou pas.
07:11Ou pas.
07:12Parce qu'il a une telle personnalité, ce monsieur.
07:15Il s'est taillé tout seul, un costume de suspect numéro un, déjà,
07:18je trouve, par son comportement, par tout ce qu'il est.
07:22Quand même, quatre ans de détention, il n'a jamais dévié de son « je ne suis pas coupable,
07:27c'est pas moi ».
07:28À aucun moment, il a changé sa ligne de défense.
07:32Mais il est quand même très, très fort pour ne pas arriver à ça.
07:35D'un autre côté, quand on écoute les psychiatres qui sont intervenus,
07:40il est menteur, il est manipulateur.
07:42Alors, est-ce que les aveux de cette jeune femme, cet été,
07:45Jennifer, je crois qu'elle s'est faite appeler comme ça,
07:48est-ce que les aveux, ce n'est pas une manipulation de plus
07:50pour mettre un doute raisonnable dans la tête des jurés ?
07:55Est-ce qu'il n'espère pas relancer des investigations ?
07:59Il n'y a quand même qu'un procureur qui peut demander
08:01un complément d'information, d'enquête, de je ne sais pas.
08:05Est-ce qu'il n'espère pas arriver à un stade comme l'affaire Villiers ?
08:07On ne peut pas s'empêcher d'y penser.
08:09Alors, c'est très bien vu, ce que vous racontez.
08:11Parce qu'effectivement, vous connaissez bien le dossier.
08:13L'enquête de personnalité, on peut la résumer.
08:17Un homme autoritaire, extravagant, il est arrogant,
08:19il est séducteur, il est manipulateur,
08:22il a réponse à toutes les questions.
08:23Ce sont les psychiatres qui disent ça.
08:25Aucun sentiment de culpabilité, etc.
08:27Je pourrais en rajouter.
08:30Mais effectivement, là, on est face à une énigme avec Cédric Jubilard.
08:37C'est-à-dire qu'on ne sait plus très bien où est la frontière,
08:40et je pense que lui ne le sait pas non plus, pour tout vous dire.
08:43Où est la frontière entre la vérité, la fiction et la provocation ?
08:49Je pense que c'est quelqu'un qui est aussi dans la provocation permanente.
08:54J'ai tué, je n'ai pas tué, j'ai fait ci, j'ai fait ça.
08:58Il jouit un petit peu de cette provocation.
09:00Ce qu'il avait dit dans une interview à un moment,
09:03ou pas dans une interview, mais il avait lâché à quelqu'un,
09:06je suis passé de Trouduc à monsieur numéro un,
09:09avec une certaine, je ne veux pas faire de vilain jeune mot,
09:11mais avec une certaine jubilation quand même.
09:13Il brille, il brille.
09:14Patrick Tégéraud, un mot là-dessus, c'est important.
09:17Il y a eu cette déclaration de la dernière compagne,
09:21entre guillemets, de Cédric Jubilard.
09:23Je résume très très brièvement.
09:25En prison, elle a reçu ses confessions,
09:27il lui a dit qu'il avait fait une clé au cou de Delphine,
09:30qu'il avait tué Delphine et qu'il était allé l'enterrer,
09:33d'ailleurs de manière assez précise,
09:34dans un coin à une demi-heure, je crois,
09:38de l'endroit où est la maison.
09:40Enfin, il a fait des aveux très circonstanciers.
09:42Qu'est-ce qu'il faut en penser ?
09:43Alors, c'est assez compliqué,
09:46parce que les gendarmes, eux, n'en ont rien pensé,
09:47justement, de ces aveux.
09:48Ils considèrent que c'est complètement saugrenu.
09:50Par contre, il s'était passionné pour des aveux
09:53bien antécédents, qui étaient ceux qui avaient été rapportés,
09:55vous vous souvenez, par Marco, ce co-détenu.
09:58Exact, le co-détenu.
09:59Extrêmement douteux, lui aussi,
10:01il faut bien le reconnaître,
10:02qui, lui, était allé jusqu'à carrément contacter les gendarmes,
10:06en disant, voilà,
10:06Cédric Jubilard m'a confié qu'il avait tué Delphine,
10:12qu'il l'avait enterrée à tel endroit,
10:13qu'en plus, son ancienne compagne, Séverine, le sait,
10:17il en a déjà parlé aussi à elle,
10:19il faut que j'aille la voir,
10:20et il propose même à Cédric,
10:22écoute ce que tu veux, moi je vais sortir bientôt,
10:24je me débrouille, je récupère le corps,
10:25je le déplace,
10:26et pour faire accuser l'amant.
10:27Et les gendarmes suivent tout ça de très près,
10:31et ça ne donne absolument rien.
10:32Et ça ne donne rien,
10:33alors c'est, oui, effectivement,
10:34c'est important de rappeler tout ça,
10:36parce que Jubilard, il n'en est pas à son coup d'essai,
10:38en matière de déclaration, etc.,
10:41et presque d'exhibition, j'ai envie de dire.
10:44Il a envie d'être connu,
10:45Justine Vigneault me donne à l'instant,
10:48une phrase qu'il a prononcée lors de l'enquête,
10:51ou en tout cas auprès de ses amis,
10:52il a dit,
10:53je suis le mec le plus connu du Tarn.
10:55Voilà, il est arrivé,
10:56non, non, mais il l'a dit,
10:57donc c'est arrivé à une espèce de niveau de célébrité
11:00un peu gênante.
11:03Isabelle, vous pensez qu'on va réussir
11:04à savoir ce qu'il a dans la tête,
11:06cet homme, très rapidement ?
11:08Je ne sais pas du tout.
11:09Est-ce qu'il est comme Norman Lelandé,
11:12et qu'il va falloir une goutte de sang dans sa coffre
11:14pour qu'il craque,
11:16et qu'il avoue quelque chose ?
11:17Est-ce qu'il faut la preuve ultime,
11:20le truc devant lequel il ne pourra vraiment rien nier ?
11:23Je suis d'accord avec vous
11:25qu'il faudra un déclic, évidemment,
11:26pour débloquer cet homme.
11:28On se retrouve dans un très court instant.
11:31Spécial Jubilard sur RTL, avec vous.
11:33L'heure du crime sur RTL.
11:35Édition spéciale, procès de Cédric Jubilard.
11:3832, 10, 50 centimes la minute.
11:40Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
11:44C'est l'heure du crime.
11:46Édition spéciale, procès de Cédric Jubilard.
11:48Et je vous retrouve dans cette spéciale Cédric Jubilard.
11:52Le procès qui arrive lundi,
11:54ce sera devant les assises du Tarn, à Albi.
11:56Le procès de Cédric Jubilard, procès fleuve,
11:58qui va durer peut-être plus de 4 semaines.
12:01Évidemment, vous nous posez des questions.
12:03Aujourd'hui, c'est une spéciale auditeur.
12:04Vous nous appelez au 3210,
12:06et vous nous posez des questions sur ce procès qui arrive à grand pas.
12:10Je crois que nous avons Thomas en ligne.
12:13Bonjour Thomas.
12:14Oui, bonjour.
12:15Merci beaucoup d'être avec nous dans l'heure du crime.
12:18C'est un plaisir de vous entendre.
12:20Alors dites-nous, vous, pourquoi vous vous intéressez à cette affaire,
12:23Cédric Jubilard, et à ce procès qui arrive évidemment ?
12:27Écoutez, je pense que comme tout le monde en France,
12:29dès qu'il y a une affaire comme ça, qui n'est pas résolue,
12:31on est obsédé par le fait d'avoir la vérité,
12:34et que quelque part, le fait de penser d'avoir notre propre vérité
12:40sans avoir la preuve,
12:41et bien ça nous rend fou de ne pas avoir soit des aveux,
12:45soit une preuve quelque part,
12:46soit qu'on retrouve un corps.
12:47Ça nous rend tous dingue, je pense.
12:49Oui, bien sûr.
12:49Et effectivement, ce que vous nous dites est exact.
12:52Alors ça nous rend fou.
12:53Alors les aveux, il faut se méfier des aveux,
12:55parce qu'on est un petit peu, en France, un peu obnibulé par les aveux,
12:58mais il y a beaucoup d'histoires où il n'y a pas d'aveux, effectivement.
13:02Mais il y a des histoires où il n'y a pas d'aveux,
13:03mais il y a des preuves.
13:04Là, les preuves, elles sont balbutiantes, c'est compliqué.
13:09Et surtout, et puis ensuite, il n'y a pas le corps,
13:11effectivement, de la compagne de Cédric Jubilard.
13:16Vous, vous vous interrogez sur les recherches, c'est ça ?
13:20Écoutez, moi j'ai cru comprendre que le terrain de recherche
13:23était très compliqué autour de leur domicile.
13:27En fait, j'ai vu beaucoup que ça se voit en sa faveur à Elvie.
13:30Le fait que comme le terrain était très compliqué,
13:32que rechercher était très compliqué et qu'on ne pouvait pas retrouver le corps,
13:36ça joint à sa faveur parce que du coup, pas de corps, pas de preuve et qu'on ne pouvait rien faire.
13:40Alors, pas de corps, pas de preuve, pas de corps ?
13:43Oui, il peut y avoir d'autres preuves, bien sûr.
13:44Il peut y avoir d'autres preuves et puis il y a plein de procès où il n'y a pas de corps.
13:48Mais sur ce que vous dites, sur la géographie, la topographie de ce terrain très compliqué,
13:52c'est vrai qu'on se pose des questions avec les moyens modernes aujourd'hui,
13:54avec les moyens qui ont été employés dans cette affaire qui sont monumentaux,
13:58des radars qui vont regarder dans le sol,
14:01il y a eu des drones, il y a eu des fouilles partout,
14:04des bulldozers qui ont creusé le terrain, etc.
14:08Justement, Patrick Tégéraud, vous êtes avec nous pour cette spéciale auditeur
14:12correspondant RTL à Toulouse.
14:15Vous, vous la connaissez bien, cette région, vous l'avez arpentée pour cette affaire.
14:19Donc, qu'est-ce qui se passe pour qu'on ne trouve pas ce corps, Patrick ?
14:23Écoutez, déjà, il y a des données géographiques toutes simples.
14:26C'est vrai que c'est un gruyère ce qu'on a là.
14:29C'est un pays minier.
14:29D'ailleurs, Cagnac, c'est Cagnac les mines.
14:31C'est un pays minier du 18e, 19e et début 20e siècle.
14:35Le site de Carmeau, qui est bien connu, est juste à côté.
14:37Donc, c'est un gruyère.
14:39Un paysage très accidenté également.
14:41Je dirais, basse montagne, région de Coteau, avec des chemins escarpés, des petites rivières.
14:48Bon, tout ça supposerait quand même qu'on ait déplacé le corps.
14:51Ça, on n'a aucune preuve.
14:53Et puis, bon, ce qu'il y a aussi, c'est qu'on est en plein couvre-feu.
14:57On est en fin de deuxième confinement.
15:00Il y a peu de témoignages possibles sur des allées et venues de véhicules ce soir-là,
15:03puisque tout le monde doit rester chez soi.
15:05Et c'est ça, le problème.
15:08C'est qu'on ne sait pas ce qui peut se passer.
15:09On ne sait pas si un véhicule est passé à tel endroit ou à tel autre.
15:12Bon, reste le bornage des téléphones.
15:15Alors là, ils ont tout fait, les gendarmes.
15:16Ils ont épluché, je crois, plus de 500 fadettes de téléphones
15:21qui bornaient à Cagnac-les mines et aux alentours.
15:23Ils ont appuyé tout le monde.
15:24Ils ont vérifié l'emploi du temps.
15:25Et tout le monde, ils n'ont rien trouvé qui pouvait mener à une trace
15:28ou à une piste du corps de Delphine.
15:31Mais oui, c'est ça.
15:31Vous décrivez bien les moyens considérables qui ont été employés pour cette enquête.
15:36Thomas, vous comprenez mieux la situation.
15:38C'est que, voilà, on ne jette pas la pierre, évidemment, aux gendarmes qui ont enquêté.
15:41Mais ça a l'air très compliqué.
15:43Et moi, avec vous, je vous avoue, Thomas, je suis surpris.
15:46Je suis surpris qu'on ne retrouve pas ce corps dans un périmètre qui est assez restreint,
15:50puisqu'il n'est pas parti très loin, cette nuit-là, Cédric Jubilar.
15:53Et puis, il faut souligner qu'il est la seule personne dans la maison, ce soir-là, avec sa femme.
15:59Il n'y a personne d'autre.
16:00Il n'y a personne d'autre.
16:02Et les enfants, bien sûr.
16:03Et les enfants, pardon.
16:04Et une petite fille qui dort.
16:05Et un petit garçon qui s'est réveillé en disant qu'il a entendu ses parents se disputer.
16:10Et le témoignage, d'ailleurs, de l'enfant, si je ne me trompe pas,
16:13qui dit qu'il a vu une bousculade,
16:15qui ressemble à une petite bagarre entre le sapin et le canapé.
16:19C'est ça.
16:20Ça rajoute quelque chose.
16:21Oui, ça rajoute quelque chose.
16:22Après, c'est la parole d'un enfant.
16:24C'est toujours très compliqué.
16:25Mais elle est souvent importante.
16:26Bien sûr.
16:27Et on l'a écouté, cet enfant.
16:29Il est fragile.
16:29Des psys l'ont écouté.
16:31Il a été pris en charge de manière très, très précise par les enquêteurs.
16:35Merci beaucoup, Thomas.
16:36Avec plaisir.
16:37Merci, à bientôt.
16:38Léonie, on est avec vous.
16:41Bonjour, Jean-Alphonse.
16:41Enfin, dans la spéciale heure du crime, spécial procès jubilard.
16:45Bonjour, Jean-Alphonse.
16:46Vous allez bien ?
16:47Ça va très bien.
16:47Et vous, Léonie ?
16:48Écoutez, merci.
16:49On en vient.
16:50Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
16:51Alors, moi, je me demandais ce qu'on pouvait atteindre du procès, finalement.
16:54Parce que je pense que la famille de Delphine n'attend qu'une chose.
16:59Ce sont des aveux.
17:00Ou à minima, voilà, qui s'expliquent sur l'endroit où on peut retrouver le corps.
17:05Oui.
17:05Et voilà, et je me disais, finalement, là, ça fait quand même plusieurs années qu'il est en prison.
17:10Il ne craque pas, malgré des preuves.
17:13Et là, on a son ex-compagne, du coup, qui a quand même fait un certain nombre d'accusations et de dénonciations.
17:20Donc, je pense que, durant ce procès, s'il ne craque pas durant ce procès, comme Guy Georges a pu le faire à l'époque, en, finalement, lâchant tout et en avouant un certain nombre de meurtres.
17:29Je pense que s'il ne craque pas durant ce procès, malheureusement, je ne suis pas certaine que la famille connaîtra un jour la vérité.
17:35Alors, c'est très important ce que vous nous dites, Léonie.
17:39Parce que, évidemment, vous résumez bien la psychologie de Cédric Jubilard, qui est d'un bloc entier, qui est impénétrable.
17:49Je vais vous dire quand même une petite confidence qu'ont fait les deux frères de Delphine et la sœur de Delphine à leur avocat.
17:57Ils ont dit, moi, ça m'a frappé cette réflexion, ils ont dit, ce type-là, il est tellement égocentrique, il est tellement égoïste, il est tellement sûr de lui, il est tellement prétentieux,
18:09qu'il risque d'avouer le crime, justement, pour qu'il puisse briller et être une vedette, en quelque sorte.
18:16Donc, ça, il résume un petit peu la psychologie de Cédric Jubilard.
18:21Mais, effectivement, c'est compliqué.
18:23Est-ce que, Patrick Trégéraud, vous connaissez bien, vous, les proches, effectivement, de cette famille, vous avez rencontré ses cousins, vous avez rencontré des amis.
18:35Est-ce qu'il est dans la nature, finalement, de Cédric Jubilard, qui est sûr de lui, qui brille, on l'a dit, il a envie de se montrer ?
18:43Est-ce qu'il peut craquer à ce procès ?
18:45C'est quelqu'un qui est insaisissable, en fait, pour l'avoir vu, Cédric Jubilard.
18:49Alors, on l'a aperçu, bien sûr, en train de participer aux recherches pour sa femme, de façon très discrète.
18:54En même temps, comment réagiriez-vous si vous saviez que toutes les caméras, tous les appareils photos du coin sont braqués sur vous en permanence ?
19:01Et puis, il y a cette apparition, aussi, devant la chambre de l'instruction, pour une de ses remises en liberté, où on l'aperçoit toujours un peu recrovillé, toujours retenu sur lui-même.
19:11Il n'est absolument ni arrogant, ni, voilà, c'est quelqu'un qui semble être une toute petite chose perdue dans son coin,
19:19qui me disait son avocat à l'entrée dans cette salle d'audience, il dit, attention, Cédric va peut-être faire une déclaration, tenez-vous prêts, écoutez bien, et tout.
19:27Alors, on s'attends à un type qui va clamer son innocence, et du bout des lèvres, il dit juste, j'ai jamais rien fait à Delphine, j'ai jamais rien fait à Delphine.
19:36Il est très déroutant, hein ?
19:39Complètement, il faut savoir que c'est quelqu'un qui n'a aucun repère familial.
19:43Sa maman avait 16 ans quand il est né, il a été placé quasiment toute son enfance et toute son adolescence,
19:51il n'a créé des liens véritablement avec sa mère que quelques mois avant de se marier.
19:56Enfin, c'est un gamin un peu perdu, qui a fait l'objet, bien entendu, de placements, de suivis psychologiques et compagnie.
20:03C'est un affront de la DAS, quoi, pour parler vulgairement.
20:06C'est un gamin qui n'a pas vraiment de repères, pas de repères sociaux, pas vraiment d'amis, pas du tout de famille.
20:12C'est, voilà, c'est quelqu'un d'un peu perdu.
20:14Et donc, que va-t-il se passer pendant cette audience ?
20:16Est-ce qu'il va avoir cette fierté de vouloir dire, après tout, allez, je vous le dis, c'est moi ?
20:20Va-t-il continuer à dire, ben non, non, c'est pas moi ?
20:23Et d'ailleurs, est-ce que c'est lui ? Je suis bien sûr.
20:25Je suis capable de vous le dire.
20:26Oui, bien sûr, mais personne, pour l'instant, ne peut le dire, évidemment.
20:29Cet homme, il est complètement présumé innocent, il n'a même pas été jugé.
20:33Donc, on ne va pas extrapoler là-dessus.
20:35Léonie, parce que moi, ça m'intéresse beaucoup, ce que vous dites.
20:38Parce que vous dites, finalement, s'il ne passe pas aux aveux, là, à ce procès,
20:43on sait qu'un procès d'assise, c'est comme un théâtre, tout peut arriver.
20:45Des personnes qu'on croyait complètement verrouillées peuvent se révéler d'un seul coup,
20:52donner une vérité qu'on n'attendait pas, donner des détails.
20:55Mais effectivement, vous dites, s'il n'avoue pas là, c'est fini, l'histoire, elle sera pliée, en quelque sorte.
21:03On n'aura rien du tout.
21:05Je pense, oui, parce que ça fait quand même un certain nombre d'années qu'il est en prison,
21:08qu'il a vu des enquêteurs, il n'a jamais cédé.
21:11Donc là, je me dis, durant le procès, il va faire face à des membres de sa famille,
21:15il va peut-être être poussé à bout, peut-être qu'ils vont le pousser dans ses retranchements,
21:19et dans un excès de colère, il va peut-être s'énerver, et là, peut-être divulguer quelque chose.
21:25Mais si, en effet, vous le précisez très justement, il est encore présumé innocent,
21:30mais si, malgré tout ça, il est tout de même condamné, il ira en prison,
21:33et il ne verra plus personne, et je doute qu'il avoue un jour à moins
21:36que nous trouvions une preuve irréfutable, et pourquoi pas le corps à un moment donné.
21:40Et pourquoi pas le corps, ça serait vraiment un formidable coup de théâtre,
21:43mais il y en a eu beaucoup des coups de théâtre dans cette histoire,
21:45donc on peut toujours espérer cette découverte.
21:47On se retrouve dans l'heure du crime spécial auditeur Affaires Jubilard,
21:51et vous pouvez continuer à nous appeler au 3210, à tout de suite.
22:03L'heure du crime sur RTL
22:05Édition spéciale, procès de Cédric Jubilard
22:08Le crime, ça peut être n'importe qui, ça peut être n'importe quelle maman,
22:13du jour au lendemain, qui peut disparaître.
22:15On veut la vérité, on est épuisé, c'est des cauchemars, nuit et jour.
22:19Donc imaginez deux enfants, si non plus leur maman,
22:21que ceux qui savent disent, parlent, les temps,
22:25pour le bien des enfants, pour le bien de la famille.
22:27On ne peut pas rester comme ça.
22:28Et on se retrouve dans cette spéciale auditeur sur le dossier,
22:34vous l'avez compris, Jubilard, avec l'affaire Delphine Jubilard,
22:38et avec ce procès qui arrive, ça sera lundi 22 septembre,
22:43pendant quatre semaines, Cédric Jubilard va être jugé aux assises du Tarn,
22:48et là, effectivement, tout risque de se jouer.
22:50Alors on vient d'entendre un son, c'est la tante de Delphine Jubilard,
22:53c'était sur RTL, elle dit, on ne peut pas rester comme ça,
22:57et il faut que ceux qui savent parlent, ou celui qui sait, parle,
23:01et évidemment, implicitement, on a l'impression que c'est Cédric Jubilard
23:05qui est un petit peu visé par ses propos.
23:08Bonjour Thierry.
23:10François, concernant l'affaire Cédric Jubilard,
23:14c'est vrai qu'on peut s'interroger et se dire,
23:17que va-t-il sortir au procès ?
23:18Peut-être qu'il y a des pièces du dossier qu'on ne connaît pas,
23:21qu'on ne sait pas, que la justice n'a pas porté à connaissance.
23:23Peut-être que Cédric Jubilard va se taire.
23:31Je me permettais de faire un parallèle avec une autre affaire
23:35qui est quand même assez extraordinaire.
23:37Si on prend l'affaire Dupont-Ligonnès,
23:39nous avons les corps, on n'a pas le suspect.
23:41L'affaire Jubilard, on a le suspect, mais on n'a pas le corps.
23:45Mais il y a beaucoup d'affaires, vous savez Thierry,
23:49où effectivement il n'y a pas le corps.
23:51Effectivement, ce n'est pas le premier procès qui va se dérouler
23:54sans qu'on trouve une moindre trace de la victime.
23:57Pourquoi je me permets de dire ça, Jean-Alphonse ?
24:00Parce que je vais mettre le doigt sur une hypothèse
24:02qu'on balaye chaque fois du revers de la main,
24:04mais que moi je garde, très loin, mais que je garde quand même.
24:07Et si Delphine était vivante ?
24:09Alors écoutez, moi tout ce que je peux vous répondre là-dessus,
24:13c'est que d'abord je n'en sais rien évidemment,
24:15mais deux, que les enquêtes qui ont été menées,
24:19les vérifications qui ont été conduites,
24:22tout va dans le sens hélas d'une disparition
24:25et sans doute d'une mort violente,
24:26parce qu'effectivement il y a un élément
24:30qui va contre cette thèse
24:32et qui est un élément vraiment très très puissant,
24:35ce sont les enfants.
24:36On sait que Delphine ne serait jamais partie
24:39sans son petit garçon, sa petite fille.
24:43Non, je l'entends, je l'entends,
24:45mais comment dire,
24:48bien sûr je veux balayer ça aussi,
24:50mais je me permets de mettre des hypothèses,
24:52dans le sens on n'est pas dans la tête des gens,
24:53on ne sait pas ce qui peut se passer
24:54dans la tête d'une personne à un moment de sa vie.
24:57Cet argument est très intéressant.
24:58Patrick Tégéraud, correspondant RTL à Toulouse,
25:01qui est avec nous dans le spécial auditeur de l'heure du crime.
25:04Allez-y Patrick.
25:04Cet argument de la survie de Delphine est très intéressant,
25:07parce que figurez-vous que j'en ai parlé
25:09avec les avocats de la défense de Cédric Jubilard
25:12que j'ai rencontré cette semaine,
25:13bien entendu comme d'autres avocats également dans ce dossier.
25:16Eh bien, il me disait, voilà,
25:17qu'on me démontre après tout,
25:19parce que c'est la principale difficulté de cette affaire,
25:21qu'on me démontre que Delphine Jubilard est décédée,
25:24qu'on me démontre qu'elle est morte après tout.
25:26Pour qu'il y ait un meurtre,
25:27pour qu'il y ait un condamné pour meurtre,
25:29il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui soit mort.
25:31On ne sait même pas si elle est morte.
25:32Vous me direz, c'est la même histoire que l'affaire Viguier
25:34qui a été évoquée d'ailleurs par une autre de nos auditrices tout à l'heure,
25:37vous savez, ce professeur de droit de Toulouse,
25:39qui a été deux fois innocenté
25:42pour le meurtre de sa femme,
25:44et sa femme a totalement disparu.
25:46Il n'y a aucune trace.
25:48Et il a été innocenté deux fois.
25:49Alors, il a été innocenté deux fois,
25:51mais c'est vrai que la justice, elle est fluctuante,
25:53et que les verdicts diffèrent des uns des autres.
25:57L'époque aussi a changé depuis Viguier,
26:00donc effectivement, il y a eu beaucoup de mobilisation
26:01autour de Delphine Jubilard.
26:03Mais c'est une bonne question que vous posez, Thierry.
26:06Effectivement, on peut l'entendre.
26:08En tout cas, c'est une question qui va ressurgir à ce procès.
26:11C'est une évidence.
26:12Oui, bien sûr.
26:13Et puis, je pense que, franchement,
26:14j'aimerais qu'on trouve une issue à ce procès.
26:17Mais je suis sceptique sur l'issue de ce procès.
26:19Je pense qu'on va rester sur des questions,
26:22des questions qui attendent des réponses.
26:24Merci.
26:25Merci infiniment, Thierry.
26:26Évidemment, c'est toujours un plaisir de vous avoir dans l'heure du crime.
26:29Et vous nous appelez quand vous voulez au 3210.
26:31Vous continuez à nous appeler sur cette affaire
26:34et sur le procès de Cédric Jubilard.
26:36Vous faites le 3210.
26:37Et puis, évidemment, on répond tout de suite à vos questions
26:39avec Patrick Tégéraud.
26:42Bonjour, Stéphane.
26:43Oui, bonjour.
26:44Merci beaucoup d'être avec nous dans l'heure du crime.
26:47Vous nous appelez, je crois, d'Avignon.
26:51Est-ce que...
26:52Quelle est votre question, mon cher Stéphane ?
26:54Moi, comme je disais à votre collègue,
26:56tout à l'heure, j'écoute
26:57et tout le monde accuse Cédric Jubilard.
27:00Mais pour l'instant, il n'y a rien du tout.
27:02Et comme j'ai dit, et si ce n'était pas lui ?
27:04Ça s'appellerait une erreur judiciaire, mon cher Stéphane.
27:09Malgré tous les progrès de l'ADN, de tout ce qu'on veut,
27:13l'erreur judiciaire existe encore aujourd'hui.
27:15Et je vous dis, et si ce n'était pas lui ?
27:17Alors, c'est une...
27:19Allez-y.
27:20Oui, parce que bon, il y a toujours son amant.
27:24Moi, j'ai suivi l'affaire dès le départ.
27:26Les infos, les journaux, tout.
27:29Son amant et la femme de son amant,
27:33on ne s'est pas beaucoup intéressé.
27:36Alors, si, si, si.
27:37Les enquêteurs ont travaillé dessus.
27:39Oui, oui, les enquêteurs ont travaillé dessus,
27:42nous dit Patrick, mais c'est exact.
27:44Parce qu'effectivement, on a regardé cet homme,
27:47où est-ce qu'il était, comment ça se passait, etc.
27:50Les relations avec lui.
27:54Mais effectivement, on a aussi d'autres pistes,
27:56beaucoup de pistes qui ont été travaillées,
27:59comme on dit par les enquêteurs,
28:00et qui ont été écartées.
28:01On a écarté le départ volontaire.
28:03Et je le disais, il y a un argument majeur là-dessus,
28:05ce sont les enfants.
28:05Elles ne seraient jamais parties sans ces enfants.
28:07C'est inimaginable.
28:08On a écarté le suicide,
28:10parce que le suicide, on sent quand quelqu'un va mal,
28:12ou alors c'est vraiment très très caché.
28:14Mais enfin, ça a été écarté.
28:16L'accident, on ne trouve rien.
28:18Le rôdeur, il n'y a pas de rôdeur dans ce coin,
28:22dans ce village.
28:23Encore une fois, on est en couvre-feu aussi.
28:25Voilà, et on est en couvre-feu,
28:26donc il n'y a personne.
28:27Et les voisins entendent peut-être des cris,
28:30mais ils n'ont pas vu de rôdeur ou quoi que ce soit.
28:33Quant à l'amant, ça a été creusé.
28:35Patrick Tégéraud, un mot là-dessus ?
28:36Sous ces pistes, elles sont intéressantes,
28:38mais on les a écartées les unes après les autres.
28:41C'est vrai que c'est très très intéressant,
28:42parce que c'est logique, dans toutes les histoires comme celle-ci,
28:45on a d'abord le mari,
28:46et puis on a l'amant.
28:47Et l'amant, donc, on a cherché autour de ce personnage.
28:51Les enquêteurs ont surveillé ses appels téléphoniques,
28:54ont vérifié que le soir de la disparition de Delphine
28:58et la nuit qui a suivi,
29:00il n'avait pas quitté son domicile.
29:01Son téléphone n'a pas bougé.
29:03La domotique de la maison démontre
29:04que les portes ne se sont ouvertes
29:06qu'à partir de 5h du matin.
29:07Quand il est parti travailler,
29:09il l'embauchait à 6h du matin,
29:11dans la grande surface de bricolage
29:13dans laquelle il travaillait à l'époque.
29:14Son téléphone n'a jamais borné à Cagnac-Lémine
29:18parce que Delphine ne le rencontrait
29:20que très loin de chez elle.
29:22Elle voulait protéger sa famille,
29:23protéger ses enfants.
29:24Exactement, c'était un amant,
29:25mais un amant un petit peu à part.
29:27Elle allait faire sa vie avec lui,
29:28ça c'est une certitude,
29:29et ça c'est très important dans le dossier.
29:31Elle allait partir, Delphine.
29:33Et là, il y avait de la colère
29:35chez Cédric Jubilari.
29:36Ça n'est pas caché,
29:37est-ce qu'il a tué à cause de cette colère ?
29:40Eh bien ça, c'est peut-être le procès qui le dira.
29:42Merci beaucoup Stéphane.
29:44Vous continuez à nous appeler au 3210
29:46sur le procès Cédric Jubilari.
29:48Je vous attends,
29:49on répond à toutes vos questions.
29:51Il n'y a pas de tabou sur RTL,
29:53à tout de suite.
29:5314h15, c'est l'heure du crime sur RTL.
29:59Édition spéciale, procès de Cédric Jubilari.
30:023210, 50 centimes la minute.
30:05L'heure du crime, édition spéciale, procès de Cédric Jubilari.
30:09Avec Jean-Alphonse Richard.
30:11Et on se retrouve donc dans cette heure du crime spécial.
30:14Spécial auditeur, c'est vous qui nous appelez au 3210
30:16sur l'affaire Jubilari et sur le procès de Cédric Jubilari
30:20qui arrive, c'est très vite, ça sera lundi.
30:22Procès capital, puisque évidemment,
30:24tout peut arriver à un procès aux assises.
30:26Cédric Jubilari accusé d'avoir fait disparaître Delphine.
30:30Est-ce que c'est lui ? Est-ce que c'est pas lui ?
30:32Et c'est la grande question qui va être au centre
30:34de ce procès, encore une fois, capital.
30:37Bonjour, Florian.
30:41Bonjour Jean-Alphonse, comment allez-vous ?
30:43Ça va très bien, mon cher Florian.
30:45J'espère que vous écoutez l'heure du crime
30:47et que vous suivez cette affaire avec attention.
30:50Comme tout le grand, alors, je ne vais pas dire heureusement
30:52parce que c'est quand même une tragédie,
30:54surtout pour les parents.
30:55C'est-à-dire que je voulais rappeler quelque chose de très important
30:57dans ce genre d'affaires,
30:59qui est d'aussi grande importance
31:00que ce qu'on a pu connaître par le passé,
31:03comme l'affaire Grégory ou des choses comme ça.
31:06Je pense que les citoyens,
31:08enfin, n'ont pas de responsabilité,
31:10mais comme les médias,
31:12on a aussi un peu notre rôle
31:13entre grosses guillemets de commerce, en fait.
31:18Et donc, c'est bon, après, je pense que...
31:21Bon, évidemment, je tiens à préciser
31:22que je n'innocente pas M. Jubilard
31:25au vu des éléments qui apparaissent.
31:28Mais je pense que la justice est là pour trancher
31:29et qu'il faut quand même faire assez attention à ça.
31:33Alors, ce que vous nous dites,
31:34je lis vos propos en filigrane,
31:37vous nous dites que c'est peut-être une instruction
31:38qui est un peu à charge contre Cédric Jubilard, c'est ça ?
31:41Oui, c'est ça, voilà.
31:42Et aussi qu'il est important, comme une manière de raison garder,
31:46de laisser la justice faire son travail
31:47et de ne pas trop...
31:49Alors, vous savez, la défense de Cédric Jubilard,
31:53elle est puissante.
31:54Elle est très costaude.
31:55Ce sont des très bons avocats.
31:56Ils ont beaucoup critiqué, effectivement,
31:57la manière dont l'enquête avait été menée, etc.
32:03Une enquête à charge, ils l'ont dit souvent.
32:04Mais le fait est, c'est qu'aujourd'hui,
32:07il y a un seul personnage.
32:09Et ça, c'est capital dans cette affaire.
32:11Il faut bien le répéter.
32:12Il y a un seul personnage qui surgit.
32:14Alors, on verra s'il sera acquitté.
32:17C'est une possibilité.
32:18S'il sera condamné.
32:19Ça, c'est autre chose.
32:20Il est présumé innocent.
32:21Il faut bien le répéter aujourd'hui.
32:22On n'est pas là pour le juger.
32:23C'est la justice qui va le juger.
32:25Mais, effectivement, là, son « malheur » à Cédric Jubilard,
32:30s'il y a un malheur, c'est qu'il est tout seul.
32:33Tout seul face, effectivement, aux accusations.
32:36Il n'y a personne d'autre dans cette affaire.
32:38On l'a dit tout à l'heure, les autres pistes qui sont nombreuses,
32:40elles ont été travaillées.
32:42C'est une certitude.
32:42Ça, on ne peut pas jeter la pierre aux enquêteurs.
32:45On l'a dit, l'amant, peut-être l'amoureux est conduit aussi,
32:48le rôdeur, tout ça, ça ne marche pas.
32:50Alors, Patrick Tégéraud, est-ce que c'est un dossier qui est à charge ?
32:55Qu'est-ce qu'ils disent, les avocats de Cédric Jubilard, là-dessus ?
32:58Bien sûr.
32:59Pour eux, ils disent que les gendarmes se sont contentés
33:01de travailler sur Cédric Jubilard,
33:03n'ont fait en sorte de monter un dossier pour dire
33:06« ce ne peut être que lui, donc c'est lui ».
33:09Ce qui est un petit peu léger,
33:10puisque tout cela laisse place quand même à pas mal de doutes.
33:13Et puis, on ne peut pas, en effet, remettre en cause le travail des enquêteurs.
33:16Ils ont fait...
33:17Vous savez, le dossier, je regardais ça tout à l'heure,
33:19c'est 15 000 pages, 27 tomes.
33:23C'est absolument monumental,
33:24toutes les vérifications qui ont été faites.
33:26C'est une des enquêtes les plus chères réalisées
33:29par les enquêteurs français.
33:30Je crois qu'elle a coûté presque un demi-million d'euros.
33:33Donc, rien n'a été laissé au hasard.
33:35On parlait tout à l'heure du corps de Delphine.
33:37On l'a recherchée dans la maison,
33:39mais on ne l'a pas recherchée en tapant sur les murs.
33:41Alors, on a fait venir carrément un écho-sondard
33:43pour...
33:44C'est un géoradar.
33:46Un géoradar, pardon, voilà, excusez-moi.
33:48Je ne connais pas très bien ce genre d'appareil.
33:50Qui traverse les murs,
33:51qui ont permis d'établir que le corps n'était pas là.
33:53On a vraiment sorti tous les moyens.
33:56Alors, ce qu'évoquait peut-être notre auditeur,
33:57c'est toute la médiatisation autour de cette affaire.
34:00Je vous donne juste un chiffre à cet égard.
34:03300 journalistes sont accrédités pour le procès qui n'a pas.
34:05Eh bien, parce que c'est un procès qui va, évidemment,
34:08passionner la France.
34:09On veut savoir, on veut savoir,
34:10est-ce qu'on saura ?
34:11Ça, c'est autre chose.
34:12Parce que la vérité ne sort pas toujours d'une cour d'assises.
34:15Merci infiniment, Florian.
34:17Merci beaucoup, Alfonso.
34:18Voilà, d'avoir été avec nous dans cette heure du crime spécial.
34:20Et on vous retrouvera, je suis sûr, sur l'antenne un de ces jours.
34:23Bonjour, Luc.
34:25Oui, bonjour.
34:26Merci beaucoup, vous aussi, d'être avec nous dans l'heure du crime.
34:29Affaire Jubilard, procès Jubilard.
34:31Ça vous intéresse beaucoup, je suppose ?
34:33Oui, ça m'intéresse beaucoup, mais par-delà l'affaire Jubilard,
34:36ça fait quelques années que je m'interroge,
34:39puisque, étant abonné à des revues scientifiques,
34:42ayant travaillé à l'armée,
34:45je sais qu'il existe au moins trois méthodes pour savoir la vérité.
34:49Il y a le détecteur de mensonges cardiaques,
34:52qui est connu,
34:53utilisé dans certaines démocraties,
34:54comme en Amérique,
34:56ou comme nos voisins belges,
34:57ou en Belgique.
34:58Ou au Canada.
34:59On peut refuser,
35:00ou au Canada, on peut refuser,
35:01mais auquel cas, ça donne un faisceau de présomption pour le juge.
35:04Il existe plus efficace,
35:06le détecteur de mensonges cérébrales.
35:08Et enfin, il existe le pint-un-tome.
35:11Petite anecdote,
35:12un journaliste de la BBC
35:13avait voulu montrer qu'il était inefficace.
35:16Il s'était fait des injections en disant qu'il était chirurgien
35:19et qu'il faisait une étude là-dessus.
35:21Au bout de deux injections,
35:22il a avoué la vérité.
35:24On peut échapper à ces méthodes avec un entraînement.
35:28Mais ce n'est pas les gens d'Outreau
35:31ou Cédric Jubilard,
35:32qui n'a subi aucun entraînement,
35:34qui pourraient, je pense, y échapper.
35:37Je sais que c'est interdit en France.
35:38Voilà, je comprends.
35:39Je vais vous répondre tout de suite.
35:41Ce n'est pas interdit,
35:41mais en tout cas, ce n'est pas autorisé, comme on dit.
35:44C'est-à-dire que tous ces procédés,
35:45dont certains, il y en a un qui est particulièrement barbare,
35:48quand même, il faut bien le dire.
35:49Et ensuite, si vous voulez,
35:51tous les experts sont très divisés là-dessus.
35:53Les experts canadiens,
35:55même les Américains,
35:56qui emploient avec parcimonie
35:58le détecteur de mensonges,
35:59il ne faut pas croire que c'est systématique.
36:01Eh bien, c'est une demi-preuve,
36:03en quelque sorte, dans les enquêtes.
36:05Alors, on emploie le détecteur de mensonges cardiaques,
36:08face cérébrale,
36:09et encore moins le patatum.
36:10Et ce que je voulais dire,
36:11c'est que si on nous accusait
36:12de quelque chose qu'on n'avait pas commis,
36:14on serait capable, je pense,
36:16vous et moi,
36:17si on est innocents,
36:18de dire, comme en Belgique,
36:21avec accord,
36:22utiliser le détecteur de mensonges cardiaques,
36:24utiliser le détecteur de mensonges cérébrale,
36:26utiliser le patatum,
36:27et je pense que la jonction des trois
36:29arriverait à la vérité.
36:30Et je me demande quand même,
36:31si pour les choses et les affaires les plus graves,
36:34Maëlys, là,
36:35on ne pourrait pas quand même,
36:37avec une précaution juridique,
36:40sur la décision du juge, l'autoriser.
36:42Non, mais encore une fois,
36:42ce n'est pas autorisé.
36:43Donc, effectivement,
36:44la loi,
36:44on n'est pas là-dessus,
36:45et ce n'est pas dans la philosophie française.
36:48Voilà, c'est comme ça.
36:48Mais effectivement,
36:49pourquoi pas ?
36:50C'est peut-être une idée,
36:50si la technologie évolue,
36:52qui sera intéressante.
36:54Vous restez avec nous,
36:56vous nous appelez au 3210,
36:57sur le procès Jubilard,
36:59et sur l'affaire Jubilard,
37:00évidemment,
37:00c'est une spéciale auditeur
37:01de l'heure du crime aujourd'hui,
37:03et on se retrouve tout de suite.
37:04Et on vous retrouve,
37:21les auditeurs,
37:22évidemment,
37:22au 3210,
37:24on parle de Cédric Jubilard,
37:25son procès arrive très vite,
37:27il arrive lundi,
37:2722 septembre,
37:28il va durer 4 semaines,
37:29c'est un procès majeur
37:31dans le calendrier judiciaire
37:32de cette année,
37:33et on parle aussi
37:33de Delphine Jubilard,
37:35Delphine Jubilard
37:36qui a disparu,
37:37on n'a jamais retrouvé le corps.
37:39Alors,
37:39je pense qu'il faut revenir,
37:40je vais prendre une auditrice,
37:43juste revenir sur le mobile,
37:46peut-être envisageable,
37:47pourquoi Cédric Jubilard
37:49aurait finalement tué sa femme,
37:52ça c'est l'accusation
37:53qui le dit,
37:53il aurait fait disparaître le corps.
37:55Alors,
37:55il faut bien se souvenir
37:56que c'était un couple en crise,
37:57une crise épouvantable,
37:59et on l'a déjà dit,
38:00mais il faut le redire,
38:01Delphine Jubilard,
38:02elle allait quitter le domicile,
38:04elle allait partir,
38:05elle allait refaire sa vie,
38:06elle avait déjà le projet
38:07d'acheter une maison
38:08avec son amant,
38:10elle commençait à s'organiser
38:11pour les enfants,
38:12et effectivement,
38:13il y a eu toute cette montée
38:14en puissance,
38:15on l'a un peu occultée aujourd'hui
38:16avec les derniers événements,
38:17mais il y a eu toute cette montée
38:19en puissance
38:20de Cédric Jubilard,
38:22c'est-à-dire qu'il était fou de rage,
38:24Cédric Jubilard,
38:25il a annoncé partout,
38:26et sur tous les toits,
38:28que cette femme,
38:29il n'en pouvait plus,
38:29que peut-être il allait la tuer,
38:31alors c'était de la colère,
38:32certes,
38:33c'était sans doute même
38:34de la rage,
38:35mais effectivement,
38:36il y a un contexte porteur
38:38autour de Cédric Jubilard,
38:41je ne dis pas qu'il est coupable,
38:42attention,
38:42il est présumé innocent,
38:44on en reste là aujourd'hui,
38:46mais effectivement,
38:47ça pèse lourd
38:48dans les charges,
38:49dans les questions
38:50qui vont lui être posées
38:52à ce procès.
38:53un petit mot là-dessus,
38:54Patrick Tégéraud,
38:56il y a effectivement eu,
38:57il l'a dit plusieurs fois,
38:59et ça,
38:59ça pèse lourd aujourd'hui
39:00dans le dossier,
39:01Cédric Jubilard,
39:01qu'il n'en pouvait plus
39:02de Delphine.
39:04Oui,
39:04il l'a dit souvent,
39:05et alors,
39:05vous savez ce que dit ça,
39:06son avocate,
39:07Emma Franck,
39:08vous en connaissez-vous
39:09beaucoup,
39:09des assassins
39:10qui clament sur les toits,
39:12haut et fort,
39:13pendant des jours et des jours,
39:14des semaines et des semaines,
39:14qui vont tuer leurs victimes ?
39:16C'est vrai que c'est peu fréquent,
39:18sauf dans les cas
39:18de féminicide.
39:20Sauf dans les cas
39:21de féminicide.
39:22Et on est en fin,
39:23il y a tous les éléments
39:25que vous évoquiez,
39:26du fait qu'elle allait
39:28refaire sa vie,
39:28que les avocats
39:29avaient été contactés.
39:30Cédric aussi va
39:31dans ce sens-là,
39:31il contacte aussi un avocat,
39:33ça a l'air de ne pas
39:34trop mal se passer,
39:34il finit peut-être
39:35par donner le change
39:36et dire qu'il l'accepte,
39:37au fond de lui-même,
39:37peut-être qu'il ne l'accepte pas.
39:39Et puis on est à la fin
39:40du confinement.
39:40Bien sûr,
39:41c'est un huis clos difficile.
39:43C'est un huis clos
39:44très très difficile,
39:45anxiogène,
39:46dans cette maison
39:47qui n'est pas finie,
39:48qui est en travaux.
39:49C'est une épouvante.
39:50Enfin, il y a une pression
39:51terrifiante
39:52qui monte au sein
39:54de ce couple.
39:54Et effectivement,
39:55il y a peut-être
39:55eu une explosion.
39:56Je dis bien peut-être,
39:57parce que dans cette affaire,
39:58il faut mettre des peut-être.
39:59Mais rien ne le prouve.
40:00Voilà, des peut-être partout.
40:01Rien ne le prouve.
40:02Rien ne le prouve.
40:02Bonjour Amanda.
40:04Oui, bonjour Jean-Alphonse.
40:05Merci de m'accueillir
40:06une nouvelle fois.
40:07Merci infiniment
40:08d'être avec nous.
40:09C'est toujours un plaisir.
40:10Alors, Amanda,
40:11je sais que vous êtes fan
40:12de faits divers
40:13et fan de l'heure du crime.
40:14Qu'est-ce qu'il faut
40:16retenir, selon vous,
40:17de ce procès qui arrive ?
40:19Ou en tout cas,
40:19qu'est-ce qu'il faut dire
40:20sur ce procès ?
40:21Moi, j'ai hâte déjà
40:23qu'il commence
40:23pour qu'on ait
40:24une autre version
40:25que les journalistes
40:26ou les avocats
40:27et qu'il puisse lui
40:28s'exprimer
40:28ou qu'on puisse avoir
40:29un peu plus de détails
40:30de sa part.
40:31D'être confronté également
40:33au témoignage récent
40:34de son ex-partenaire.
40:38Et là,
40:38j'aimerais bien
40:39connaître votre avis
40:41par rapport justement
40:42à cette surprise presque
40:44du procès
40:45qui arrive
40:46juste avant
40:47le sien.
40:49Et comment
40:49vous l'interprétez ?
40:51Est-ce que c'est fiable ?
40:53Est-ce que ça peut
40:53faire basculer le procès ?
40:55Même son corps ?
40:55Est-ce que son témoignage
40:57peut être capital ?
40:58Comment vous l'envisagez ?
41:00Bien sûr.
41:01Là, vous parlez
41:01du témoignage
41:02de l'ex-petite amie
41:03de Cédric Jubilard,
41:05qui d'ailleurs sera
41:05l'invité
41:06de Marc-Olivier Faugiel
41:07à 8h15
41:08lundi
41:09en direct.
41:10Vous pourrez écouter
41:12évidemment Amanda,
41:12il faudra écouter
41:14RTL à ce moment-là.
41:15Mais effectivement,
41:17ce témoignage,
41:17il est un peu controversé
41:18parce qu'on se demande
41:20pourquoi
41:21Cédric Jubilard
41:22aurait eu
41:23le besoin
41:25de se confier
41:26de cette manière
41:26et surtout
41:27de tout avouer
41:27dans les détails.
41:28c'est une grande question
41:30parce que
41:31Cédric Jubilard
41:32il n'est quand même
41:32pas abruti
41:34j'ai envie de dire
41:35à ce point.
41:36Là,
41:36il se jette
41:37dans la gueule du loup.
41:39Donc effectivement...
41:40Après,
41:40il l'a déjà fait aussi
41:41en parlant
41:43de son histoire
41:43quand même
41:43avec des co-détenus.
41:45Alors après,
41:45est-ce que c'est...
41:45Oui,
41:46mais ce sont chaque fois
41:48ce sont des paroles,
41:49ce sont des mots
41:50et avec Cédric Jubilard,
41:51Cédric Jubilard,
41:52il nous égare.
41:54On a un souci
41:54avec ce garçon
41:55parce qu'on ne voit pas
41:57très bien où il veut en venir.
41:59On est à la fois,
42:00je le disais tout à l'heure,
42:01mais à la fois
42:01dans la provocation
42:02et dans l'affirmation.
42:04Donc c'est très très déroutant.
42:07Un petit mot là-dessus,
42:08Patrick Tégéraud.
42:09Est-ce que cette femme,
42:11la dernière compagne,
42:13l'ex-petite amie
42:13de Cédric Jubilard
42:14qu'on appelle Jennifer
42:16en général,
42:17est-ce qu'elle est fiable ?
42:19Un petit mot là-dessus.
42:20C'est une personne,
42:21enfin,
42:22il ne faut pas dire
42:22de mal des gens comme ça,
42:24mais c'est une personne
42:25qui malheureusement
42:25a vécu très lourd,
42:26très délicat.
42:28Il est dans une situation
42:29psychologique extrêmement fragile.
42:32Bon,
42:33elle connaissait Cédric
42:34par les réseaux sociaux
42:35bien avant qu'il soit
42:36mis en examen,
42:38bien avant qu'il soit
42:39mis en détention.
42:40Elle l'a visité en prison.
42:41Et puis,
42:42il y a eu un petit événement,
42:43vous n'êtes pas sans savoir,
42:44que Cédric a fait l'objet
42:46d'une enquête
42:46parce qu'il l'avait téléphoné
42:47à plusieurs reprises
42:48à Jennifer.
42:49Et effectivement,
42:51on peut se poser
42:52beaucoup de questions,
42:53mais vous nous dites,
42:54en quelque sorte,
42:55Patrick,
42:55je traduis vos propos,
42:56c'est que c'est un témoignage
42:57qui n'est pas totalement avéré.
43:01Et les gendarmes
43:01n'y ont pas cru du tout.
43:02Voilà.
43:03Et les gendarmes
43:04n'y croient pas du tout
43:04et on va voir
43:05ce que ça va donner
43:06effectivement
43:07à ce procès
43:08qui arrive.
43:08Merci beaucoup Amanda
43:10de nous avoir joint
43:12sur le 3210.
43:14Merci à tous les auditeurs
43:15qui nous ont appelés
43:16et aux autres
43:17qui écoutent,
43:18les habitués de l'émission.
43:19Vous êtes toujours aussi nombreux
43:21à nous appeler aujourd'hui.
43:22Merci à l'équipe de l'émission,
43:24rédactrice en chef
43:25Justine Vigneault,
43:26préparation Marie Bossard,
43:27Lisa Canales.
43:28Merci aux standardistes
43:29et à Enzo Castaldi.
43:31La réalisation était en direct
43:33avec Jonathan Griveaux.
43:35Et puis,
43:35je le répète,
43:36lundi,
43:36toujours l'affaire Jubilar.
43:38Si elle vous intéresse
43:38cette affaire,
43:39eh bien soyez sur RTL
43:40à 8h15 en direct.
43:43Marc-Olivier Faugiel,
43:44l'ex-alant Marco
43:45va recevoir
43:46l'ex-petit ami
43:48de Cédric Jubilar.
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