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"Taxer les riches": entre Arnault et Zucman, la guerre est déclarée
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il y a 4 mois
La taxe sur les plus hauts patrimoines, dite taxe Zucman, continue d'attiser la colère des patrons français: le milliardaire Bernard Arnault a attaqué son promoteur samedi qualifié de "pseudo universitaire" et de "militant d'extrême gauche".
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00:00
Que traduit, d'après vous, cette fronde des patrons,
00:04
d'une partie d'entre eux, des grands patrons, disons,
00:07
contre la taxe Juckmann ?
00:09
Je pense qu'ils viennent de comprendre,
00:11
et vous l'avez dit dans votre reportage,
00:13
que l'impunité fiscale, c'est fini.
00:16
Et que les Français ne peuvent plus accepter
00:18
que dans notre pays, plus on est riche,
00:21
moins on paye d'impôts.
00:23
C'est ce que j'appelle le théorème de Louis de Funès,
00:27
vous savez, dans La folie des grandeurs.
00:28
Alors, les riches, c'est fait pour être de plus en plus riches,
00:31
et les pauvres, de plus en plus pauvres.
00:33
Ça, les Français n'en veulent plus.
00:35
Mais Bernard Arnault met en avant le poids des impôts
00:37
qu'il paye déjà, je le cite.
00:39
Je suis certainement le tout premier contribuable
00:41
à titre personnel et l'un des plus importants
00:43
à travers les sociétés que j'ai créé.
00:44
Ce n'est pas ce que montrent les chiffres.
00:45
Ce n'est pas ce que montrent les chiffres.
00:47
Et on en a fait la démonstration.
00:49
L'impôt en France est dégressif.
00:51
Plus vous gagnez d'argent, moins vous payez d'impôts.
00:55
Et moi, je voudrais rappeler à M. Arnault,
00:58
la Constitution, celle de 1789,
01:02
et son article 13, 1789, je vous le lis,
01:05
une contribution commune et indispensable,
01:08
elle doit être également répartie entre tous les citoyens
01:11
en raison de leur faculté.
01:14
1789, ce n'est pas un texte de l'extrême-gauche, là.
01:17
C'est la révolution française, c'est l'identité de la France.
01:21
L'identité de la France, c'est l'égalité fiscale.
01:24
C'est ce que les Français réclament aujourd'hui.
01:25
Pierre Gattaz, ancien patron des patrons,
01:28
autre réaction forte hier sur ce plateau.
01:31
Écoutez.
01:32
C'est une arme de destruction massive de l'économie.
01:35
Je vais vous donner un exemple.
01:36
Vous allez ruiner l'investissement
01:38
parce que vous allez mettre moins d'argent dans l'innovation,
01:40
dans les équipements, dans la formation des gens, etc.
01:43
Et donc, petit à petit, vous allez couler la boîte.
01:45
Et qu'est-ce qui va se passer ?
01:46
Il va se passer que, vu cette perspective-là,
01:49
les enfants ou les gens ou les propriétaires des boîtes
01:51
vont partir.
01:52
Ils vont vendre, ils vont partir.
01:54
Ils vont se dire, mais c'est de la folie.
01:55
Autant de réactions épidermiques qui montrent quoi ?
01:57
Que l'idée fait bel et bien son chemin,
02:00
même si, in fine, on n'arrive pas à une taxe Zuckman,
02:04
mais quelque chose qui y ressemblerait ?
02:06
Ce qui est certain, c'est qu'il y a eu une campagne,
02:08
une bataille culturelle livrée hors normes
02:11
par Gabriel Zuckman et toute une partie de la gauche
02:13
qui aboutit à ce sondage de l'IFOP
02:16
dans lequel 86% des Français adhèreraient à cette taxe Zuckman.
02:24
Moi, ce que je vois quand même, c'est que quand j'appelle
02:27
Frédéric Dhabi, le patron d'opinion de l'IFOP,
02:29
pour lui dire un petit peu
02:30
est-ce que les Français sont bien au fait des conséquences
02:32
de la taxe Zuckman, il dit qu'il n'est pas du tout sûr
02:34
que les personnes interrogées fassent la différence
02:36
entre revenu et patrimoine, stock et flux,
02:38
et les notions d'économie qui permettent
02:40
de saisir les implications de la taxe Zuckman.
02:42
En revanche, ce que perçoivent les Français,
02:44
effectivement, c'est ce besoin de justice fiscale
02:47
selon un clivage bien connu
02:48
entre les petits et les gros,
02:51
une désignation quelque part de ces 1800 foyers fiscaux
02:54
comme le remède à tous nos problèmes.
02:56
Je crois que c'est largement illusoire
02:57
et honnêtement, Gabriel Zuckman,
03:00
sans aller l'attaquer sur le terrain
03:02
de son sérieux académique,
03:05
qui est incontestable, il est médaillé...
03:07
Une pseudo-compétence universitaire
03:09
qui elle-même fait largement débat
03:11
d'après Bernard Marlowe.
03:11
Écoutez, moi, on peut dire dans le même temps
03:13
qu'il est médaillé Clark,
03:16
c'est une haute distinction en matière d'économie,
03:18
c'est un peu l'antichambre, si vous voulez,
03:19
du prix Nobel, mais dans le même temps,
03:20
moi, ce que je vois, c'est que Gabriel Zuckman,
03:22
ceux qui en parlent le mieux,
03:23
c'est au fond ses confrères économistes
03:25
et ses consorts économistes.
03:26
Quand on appelle, par exemple, des gens
03:27
du côté de l'Observatoire français
03:29
des conjonctures économiques,
03:30
pourtant pas très classées à droite,
03:32
et plutôt keynésiens proches
03:33
du Parti Socialiste, ils vous disent
03:34
qu'on a de sérieux doutes
03:36
sur la faisabilité, le rendement même.
03:39
Mathieu Plannes, par exemple,
03:40
éminent économiste de l'OFCE,
03:41
vous dit qu'il a des doutes sur le rendement
03:43
et la faisabilité de cette taxe Zuckman
03:45
dans un contexte quand même, rappelons-le,
03:46
d'économie ouverte, donc de concurrence fiscale.
03:49
Isabelle Tissaint-Jean.
03:50
Oui, alors...
03:51
Sur ce que dit Bernard Arnault,
03:53
la façon peut-être même dont il s'en prend
03:54
quasiment personnellement à Gabriel Zuckman.
03:56
Qui lui répond ?
03:57
Ce qui est excessif, vous connaissez l'adage,
04:00
est insignifiant.
04:01
Sauf que là, il y a quelque chose derrière
04:05
qui est l'attaque à Dominem, premièrement,
04:07
et puis une attaque contre, encore une fois,
04:11
dans un moment où on a vu dans le sujet d'avant
04:13
ce qui se passe aux Etats-Unis,
04:15
contre la recherche et l'activité scientifique.
04:18
C'est de ça dont il s'agit aussi
04:20
quand il remet en cause
04:22
les compétences de Gabriel Zuckman,
04:24
ce qui, franchement...
04:25
Bernard Arnault fait du Trump.
04:26
Franchement, il tombe dans quelque chose
04:28
que je trouve extrêmement nauséeux et démagogique.
04:32
Donc ça, c'est la première chose.
04:33
Qu'il y ait des débats à l'intérieur du milieu des économistes,
04:36
que ça soit une discipline où il y a des enjeux,
04:39
il y a des différences d'appréciation,
04:42
c'est une discipline hautement politique,
04:44
mais structurellement.
04:46
Donc il y a des différences.
04:47
Donc le 100 ans sur certaines choses, par exemple,
04:49
quand Gabriel Zuckman dit que le cadre fiscal
04:51
n'a aucune importance sur les décisions d'investissement.
04:54
Après que la taxe Zuckman touche un point,
04:59
un vrai problème de répartition
05:01
et d'inadaptation de notre instrument fiscal
05:04
à cette nouvelle répartition,
05:07
et ce n'est pas propre à la France,
05:08
c'est international et ça fait plusieurs décennies.
05:11
Mais c'est comme s'il y avait une énorme fuite du système.
05:15
Maintenant, la taxe Zuckman essaye d'y répondre.
05:18
Le problème, ce n'est pas tant le fait que,
05:22
ce qu'on peut penser,
05:23
ce n'est pas tant les départs,
05:25
c'est effectivement qu'il y ait toute une stratégie
05:26
d'optimisation fiscale
05:28
qui fasse, et d'où la position de Mathieu Plannes
05:31
ou d'autres gens,
05:32
qui consiste à dire,
05:33
bon, ok, on va le mettre en place,
05:35
mais il n'est pas sûr qu'on arrive aux 20 milliards.
05:38
Ceci étant, il est clair que dans l'équation budgétaire,
05:42
étant donné la situation du pays,
05:44
il va falloir quand même
05:46
qu'on trouve un moyen d'aller chercher la fiscalité
05:50
dans cette partie, encore une fois,
05:52
cette toute petite partie de la population.
05:56
C'est la raison pour laquelle c'est le débat du moment.
06:00
Quoi qu'on en pense, Jérémy.
06:02
Et donc, chacun dans la classe politique
06:04
est obligé de se positionner.
06:05
Que dit, par exemple, c'est intéressant, Marine Le Pen ?
06:08
Aujourd'hui, dans une interview.
06:10
Ce matin, elle défend sa position
06:11
dans les colonnes du JDD.
06:13
Elle veut revenir à une forme d'ancienne ISF
06:16
dans laquelle elle retirerait un certain nombre de points,
06:19
notamment la résidence principale
06:21
ne sortirait du calcul de l'impôt.
06:23
On exclurait aussi les biens professionnels.
06:25
C'est un peu le débat qu'on a aujourd'hui
06:26
autour de la taxe Zutman.
06:27
Et puis, il y aurait aussi une forme d'exonération
06:30
pour les PME.
06:31
75 parties de ces entreprises
06:34
pourraient être défalquées, grosso modo, de l'impôt.
06:36
Alors, en fait, Marine Le Pen,
06:38
elle essaye de se raccrocher au débat.
06:40
Et elle avait une difficulté, Marine Le Pen.
06:41
C'était qu'elle ne pouvait pas s'engager
06:43
clairement, purement, simplement,
06:44
sur la taxe Zutman.
06:45
Pourquoi ?
06:45
Parce que son électorat
06:46
est complètement divisé sur le sujet.
06:49
Il y a l'électorat populaire de Marine Le Pen
06:51
qui est favorable à ce qu'il y ait davantage,
06:53
finalement, que les riches soient mis davantage
06:54
à contribution.
06:55
Et puis, petit à petit,
06:57
l'électorat de Marine Le Pen
06:58
s'est agrandi,
06:59
ses conseillers aussi,
07:00
et ils sont extrêmement vigilants
07:02
à ce que pensent les riches
07:03
et, notamment, les petits
07:05
et les grands patrons.
07:06
Alors, avec cette mesure,
07:07
finalement, elle contente un petit peu tout le monde.
07:09
Ce qu'elle ne dit pas,
07:09
c'est combien cela pourrait rapporter
07:11
et est-ce que, finalement...
07:13
Elle table sur environ 3 milliards.
07:15
3 milliards, c'est loin de la taxe Zutman.
07:17
Mais, dans les faits,
07:17
est-ce que c'est vraiment 3 milliards
07:19
qui rentrerait dans les caisses ?
07:20
A priori, on n'en est pas encore...
07:22
Pierre Ouzugias, le communiste que vous êtes...
07:24
Que dit-il de cette idée de Marine Le Pen
07:27
d'impôt sur la fortune financière ?
07:30
C'est de nature à vous satisfaire ?
07:32
On est prêts à travailler.
07:34
On est prêts à travailler.
07:35
Et au Sénat...
07:36
Avec le RN, notamment,
07:37
sur ce type d'idée ?
07:38
Avec tout le monde.
07:39
Et même avec M. Beyrou,
07:41
on lui avait dit.
07:42
Ah, c'est fini.
07:43
Il a démissionné,
07:44
c'est peut-être parce qu'il ne voulait pas
07:45
le débat là-dessus, d'ailleurs.
07:46
C'était une façon très subtile
07:49
d'éviter le problème.
07:51
Mais au Sénat,
07:52
on a eu un débat sur la taxe Zutman,
07:54
on a eu les mêmes problèmes que...
07:57
Enfin, les mêmes oppositions que M. Arnaud.
07:59
C'est-à-dire, grosso modo,
08:00
on est d'extrême-gauche.
08:02
Ce qu'on veut, c'est tuer tous les patrons.
08:05
Je caricature, mais le débat,
08:07
c'était celui-là.
08:07
Non, nous, on est prêts à aller au fond
08:09
pour trouver des mesures
08:11
qui, fiscalement, permettent aujourd'hui
08:14
de rétablir une forme de justice.
08:16
On ne peut pas considérer que,
08:18
parce qu'on a de l'argent,
08:19
on a des moyens...
08:20
Vous entendez ceux qui disent,
08:22
y compris chez certains patrons,
08:26
la taxe Zutman,
08:28
certains ne sont pas foncièrement contre,
08:30
mais pointent du doigt quand même des imperfections.
08:32
Mais bien sûr, mais on n'est pas travaillé.
08:33
Il semble rédhibitoire.
08:35
Mais ce que je dirais à M. Arnaud,
08:37
qui est l'ami de M. Trump,
08:39
M. Arnaud a accepté,
08:41
sans coups ferrères,
08:42
l'augmentation de 15% des frais de douane.
08:45
Ça, ça touche directement ses profits.
08:47
Donc, il accepte l'impôt Trump,
08:51
vous me permettrez de l'appeler comme ça,
08:53
mais il n'accepte pas les impôts en France.
08:56
Je lui pose la question,
08:56
est-ce que vous êtes vraiment patriote ?
08:59
Est-ce que vous êtes vraiment patriote
09:00
quand vous acceptez les impôts Trump
09:02
et pas les impôts en France ?
09:04
La question, elle est là aussi.
09:05
Retrouvons Hugo Capelli.
09:07
Bonjour Hugo, vous suivez pour BFM TV
09:08
tout le week-end la rentrée du camp présidentiel
09:11
de Renaissance dans le Pas-de-Calais à Arras.
09:13
Comment les macronistes,
09:15
ceux qui en sont encore
09:18
ou aussi ceux qui tentent de s'en éloigner un petit peu d'ailleurs,
09:21
comment se positionnent-ils dans ce débat ?
09:23
Pense-t-ils d'ailleurs tous la même chose ?
09:24
D'abord, c'est une rentrée spéciale
09:28
pour le parti politique Renaissance.
09:30
Rentrée spéciale parce que pour la première fois
09:32
depuis un an,
09:33
c'est un membre de ce parti qui est à Matignon
09:36
qui est Premier ministre.
09:36
En l'occurrence, Sébastien Lecornu
09:38
qui était présent à Arras vendredi soir
09:40
auprès des députés de son camp
09:42
mais qui ne sera pas là aujourd'hui.
09:44
C'est vrai qu'il y a cette question
09:45
qui est sur toutes les lèvres.
09:46
Comment peut-il rester en poste ?
09:47
Comment peut-il apporter de la stabilité politique ?
09:50
Ça fera partie du message
09:52
que portera Gabriel Attal,
09:53
le patron de ce parti cet après-midi
09:55
lors d'un meeting qu'il tiendra.
09:58
Il souhaite que Sébastien Lecornu réussisse.
10:00
Pour ça, Sébastien Lecornu
10:01
va devoir trouver un terrain d'entente,
10:03
faire des accords avec la gauche,
10:05
notamment avec le Parti Socialiste.
10:07
On ne connaît pas encore
10:08
les intentions du Premier ministre.
10:10
Il a dit devant les députés de son camp
10:12
qu'on va s'en sortir dans le compromis.
10:14
Alors certains députés,
10:16
certaines personnalités du parti Renaissance
10:18
poussent pour qu'il y ait une taxation
10:20
des personnalités françaises.
10:22
Les plus riches,
10:23
c'est par exemple la proposition
10:24
que fait Yael Broun-Pivet,
10:26
la présidente de l'Assemblée nationale.
10:27
Est-ce que c'est une piste
10:28
qui va vraiment intéresser Sébastien Lecornu ?
10:31
Parce que ce que l'on sait,
10:31
c'est qu'en coulisses,
10:32
le Premier ministre est très opposé
10:34
à cette proposition
10:35
qui fait débat depuis plusieurs jours maintenant.
10:37
Merci Hugo.
10:38
Antoine Oberdorf,
10:39
c'est bel et bien
10:39
le nouveau Premier ministre
10:41
qui va devoir,
10:42
et très vite,
10:43
si possible,
10:43
avancer ses pions là-dessus.
10:45
Absolument,
10:45
parce que c'est la pierre angulaire,
10:47
on l'aura compris,
10:48
de la condition même de la survie
10:49
de Sébastien Lecornu
10:50
à Matignon.
10:51
Le problème pour lui,
10:52
c'est aussi le cœur du réacteur
10:54
des fondamentaux macronistes.
10:56
Donc si vous voulez,
10:57
il y a un doute
10:58
à l'issue des consultations,
10:59
de la première vague de consultations
11:00
et des oppositions
11:00
sur les marges de manœuvre
11:02
dont dispose Sébastien Lecornu
11:03
vis-à-vis du président de la République.
11:05
Et le sentiment
11:05
assez partagé en réalité,
11:07
c'est qu'il n'en a aucune.
11:08
Donc,
11:09
il a très poliment dit
11:10
à tous ses interlocuteurs,
11:11
les communistes,
11:12
les socialistes,
11:13
cette expression de justice fiscale.
11:15
Il a éventuellement avancé
11:17
également le mot de rupture,
11:18
mais en ne lui donnant
11:19
jamais aucun contenu.
11:21
Donc c'est quand même
11:21
l'ambiguïté majeure
11:23
dans laquelle se trouve
11:24
Sébastien Lecornu,
11:26
et l'ambiguïté pourrait se dénouer
11:27
dès l'ouverture
11:28
de la session parlementaire.
11:29
Pour l'instant,
11:29
il ne s'avance pas,
11:30
le nouveau Premier ministre,
11:31
en tout cas sur la taxation
11:32
des plus fortunés.
11:34
Il ne s'avance pas,
11:34
mais il a fait une déclaration
11:35
la semaine dernière
11:36
à la presse codinienne régionale
11:37
et notamment à la Provence
11:38
dans laquelle il dit
11:39
qu'il fallait travailler
11:40
à cet effort de justice fiscale
11:41
sans idéologie.
11:43
Attention néanmoins,
11:43
là aussi,
11:44
à ne pas toucher
11:44
au patrimoine professionnel.
11:46
Donc en réalité,
11:46
ça veut dire
11:47
qu'il n'y aura pas de taxe Zutman.
11:48
Ça veut dire
11:48
qu'il peut que le gouvernement
11:50
et quand même,
11:51
malgré tout,
11:51
des missionnaires
11:52
est en train de travailler
11:52
sur le sujet
11:53
et l'Élysée a fait fuiter
11:54
il y a quelques jours
11:55
qu'il n'était pas complètement
11:56
opposé à la mise en place
11:57
d'une taxe sur les hauts patrimoines.
11:59
Donc il y a quelque chose
12:00
qui est en train d'être construit
12:01
avec cette difficulté
12:02
qui est double.
12:03
Il faut que cette taxe
12:04
permette à la fois
12:05
de gagner de l'argent
12:07
pour les cases de l'État
12:08
et il faut aussi
12:09
que le dispositif
12:10
soit assez solide
12:10
pour ne pas esquiver
12:11
cette nouvelle taxe
12:12
parce que si c'est pour imposer
12:13
une taxe qui n'est pas populaire
12:14
et qui embête
12:15
les milieux financiers
12:16
et en plus de ça
12:17
qui n'a aucun effet
12:19
parce qu'en fait
12:19
ils pourront continuer
12:20
à esquiver le dispositif,
12:21
en réalité,
12:22
politiquement,
12:23
ça fonctionnera pas.
12:24
La phrase de fin,
12:26
Isabelle Thyssen.
12:27
Toute la difficulté,
12:28
c'est que si effectivement
12:29
on veut adapter
12:31
l'instrument fiscal
12:32
à cette répartition
12:34
où il y a une très grande
12:37
inégalité là,
12:39
eh bien forcément,
12:40
étant donné la structure
12:42
de la richesse
12:44
de cette frange
12:46
de la population,
12:47
les 1800 personnes,
12:48
eh bien 80%
12:50
c'est des actions,
12:54
donc c'est les biens professionnels.
12:57
On n'a pas fini d'en débattre.
12:58
Voilà, donc on est obligé
13:01
d'aller, de cibler ça.
13:03
De passer par ce débat.
13:03
Merci à tous.
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