- il y a 4 mois
- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Véronique Jacquet est avec nous, Gilles-William-Golnadel, Geoffroy Lejeune, Philippe Bilger, bonsoir à tous.
00:05Je vais vous raconter une coulisse de notre émission.
00:09Avant d'entrer en plateau, tous les jours, à quelques pas d'ici, nous sommes en dehors du studio et il y a une télévision,
00:19et c'est l'émission de Christine Kelly que nous écoutons ensemble.
00:22Et puis c'est vrai que parfois, on écoute l'émission de Christine, mais on parle entre nous parce qu'on est en train de préparer l'émission qui va arriver.
00:31Et le témoignage qu'on vient d'entendre, pendant une demi-heure, aucun de vous n'a pris la parole et nous écoutions tout simplement la mer de Philippine.
00:43C'est un témoignage bouleversant, poignant.
00:44Donc je pense que des téléspectateurs qui viennent d'écouter l'émission de Christine sont encore dans cette émotion.
00:53Et je voulais la traduire simplement par quelques mots.
00:56Je sais que vous écoutiez, Véronique, vous écoutiez.
00:59Vous écoutiez avec beaucoup de...
01:01Moi je suis bouleversée évidemment parce que quand on perd son enfant, c'est irréparable.
01:06Et cette femme, elle a montré son cœur, elle a montré ses tripes, elle a montré son âme en disant je ne suis pas capable de pardonner aux meurtriers, bien que chrétiennes.
01:15Et elle était terriblement humaine, elle nous a donné une leçon de dignité.
01:19Et j'ai trouvé qu'elle a aussi souligné quelque chose de très beau, c'est qu'elle a parlé de sa fille en disant elle voulait toujours faire tout ce qu'il y avait de mieux, tout ce qu'il y avait de bien.
01:27Et elle voulait que les autres grandissent avec elle et fassent aussi ce qu'il y avait de mieux et de bien.
01:31Et donc quelque part on voit se percuter l'acmé de ce qu'il y a de meilleur dans notre civilisation, de ce que l'homme peut donner de meilleur, de ce qu'une jeune femme peut donner de meilleur.
01:41Enfin c'est la barbarie la plus effroyable, le mystère du mal.
01:44Christine est là d'ailleurs et Christine est passée à nous voir quelques secondes parce que l'émission est dans un autre studio.
01:52Je disais que nous faisons cette émission depuis longtemps et que généralement quand vous faites votre émission,
01:59on est devant la télévision et il nous arrive évidemment d'échanger entre nous et de parler parce qu'on prépare l'émission qui arrive.
02:06Et là pendant une demi-heure j'ai vu les visages et les uns et les autres écouter le témoignage très puissant qu'on a écouté pendant une demi-heure.
02:16Il n'y a pas grand chose à dire d'autre que d'écouter ce témoignage et je sais que vous avez raccompagné la mère de Philippine il y a quelques instants.
02:27On lui a offert un olivier et son mari nous disait que sur la tombe de Philippine on leur a voulu un olivier.
02:34Vous vous rendez compte ? Les torturer jusqu'à leur tombe.
02:38Et moi ce que je retiens de cet entretien à Pascal c'est le ni oubli ni pardon.
02:45Ça me donne des frissons à l'heure où la veuve de Charlie Kirk, elle dit pardon, elle dit je ne peux pas pardonner.
02:52Je suis chrétienne mais je n'y arrive pas.
02:54Alors il y a ça, chacun retient.
02:56Moi je retiens aussi à la fin de l'entretien, elle dit voilà mon fils va se marier.
03:02Et la vie est là.
03:04Et la vie est là.
03:05Et je ne veux pas qu'être une grand-mère dit-elle etc.
03:10Et c'est tout le miracle.
03:14La vie est abominable et elle est miraculeuse.
03:16C'est-à-dire qu'elle est là.
03:18Elle est là la vie et elle continue.
03:20Et son fils donc se marier et il aura des enfants etc.
03:24Donc c'est intéressant d'ailleurs parce que chacun dans ces cas-là retient parfois des choses qui le touchent.
03:31Peut-être, ça répond peut-être, je ne sais pas, une histoire personnelle, que sais-je.
03:35Mais la vie est là, la vie est là.
03:36La vie est là.
03:37Et c'est touchant de voir que c'est sur la tombe de Philippine qu'elle est en paix.
03:43Elle me l'a dit à plusieurs reprises.
03:45Quand je suis sur sa tombe, je suis en paix.
03:47Et elle m'a dit qu'elle ne comprend pas comment ceux qui n'ont pas de corps, ceux qui n'ont rien pour faire leur deuil,
03:54comment ils font pour tenir, elle dit qu'elle ne peut même pas imaginer.
03:57J'ai été touchée aussi, Pascal, par sa solitude, ses interrogations.
04:03C'est-à-dire que nous, on commente souvent, mais on ne peut pas imaginer qu'ils n'ont pas d'informations,
04:08qu'ils sont délaissés, qu'ils sont dans les interrogations, qu'ils attendent six mois pour savoir que le corps n'a pas été brisé,
04:17qu'il n'y a pas d'os brisé, qu'ils se posent plein de questions et que personne ne répond à leurs questions.
04:22On ne peut même pas imaginer cette solitude.
04:26Merci d'être passé par notre studio, bien évidemment.
04:29Et je ne pouvais pas ne pas commencer cette émission.
04:32J'imagine que beaucoup de gens qui nous écoutent actuellement ont écouté ce témoignage.
04:36Et ils étaient sans doute sous cette émotion.
04:39Et c'est pourquoi vous êtes venus quelques secondes sur ce plateau.
04:44Alors l'actualité, vous le savez, aujourd'hui, c'est la reconnaissance par Emmanuel Macron de l'État palestinien.
04:52Et je vous propose de voir le sujet d'Augustin de Honadieu.
04:57À quelques heures de la reconnaissance d'un État palestinien par la France, Emmanuel Macron fait cette annonce à la télé américaine.
05:04« Mais vous ne faites pas de la libération des otages une condition avant la reconnaissance. »
05:11« Pour nous, ce sera une exigence très claire avant d'ouvrir, par exemple, une ambassade en Palestine. »
05:16Quelques heures plus tôt, Emmanuel Macron expliquait sur les réseaux sociaux sa vision pour le Proche-Orient.
05:22« Ce que veut la France, ce sont deux États vivant en paix côte à côte.
05:27Un État d'Israël qui reconnaît un État de Palestine, un État de Palestine qui reconnaît un État d'Israël.
05:32Un État de Palestine qui sera démilitarisé et qui vivra en paix aux côtés d'Israël. »
05:37Mais pour Benyamin Netanyahou, même si Emmanuel Macron exclut le Hamas,
05:41tout comme les 145 autres chefs d'État membres de l'ONU, cela ne changera rien.
05:47« J'ai un message clair pour les dirigeants qui reconnaissent un État palestinien après le massacre atroce du 7 octobre.
05:53Vous offrez une récompense énorme au terrorisme.
05:55J'ai un autre message pour vous.
05:57Cela n'arrivera pas.
05:58Aucun État palestinien ne verra le jour à l'ouest du Jourdain. »
06:02Emmanuel Macron doit prendre la parole devant l'Assemblée Générale de l'ONU à 15h, heure de New York, soit 21h, heure de Paris.
06:09Le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et le Portugal ont déjà reconnu l'État palestinien hier.
06:14C'est un jour habituellement très joyeux pour les juifs, pour les français juifs et tous ceux que j'ai croisés aujourd'hui,
06:22justement à l'aune de ce que d'habitude ce jour, c'est un des jours les plus sombres, puisque c'est le nouvel an juif,
06:30un des jours les plus sombres qu'ils vivent chez William Goldadel.
06:34Oui, je vous mentirai en disant que je suis dans une gaieté particulière.
06:39J'ai deux choses à dire.
06:40La première, c'est que moi j'ai toujours été pour les deux États.
06:46Et d'ailleurs, l'État d'Israël, ça a été le premier à reconnaître d'une certaine manière l'État de Palestine en 1948.
06:54En acceptant l'huile partage, ce sont les Arabes de Palestine, ou en tous les cas leurs dirigeants,
07:00qui ont constamment refusé un État parce qu'ils sont beaucoup plus intéressés par la destruction du seul État juif.
07:09Ils considéraient comme une sorte de péché de ne pas faire en sorte que l'ensemble de la Palestine, qui est musulmane, soit partagé.
07:16Il leur a été proposé en 1948, en 1967, trois fois par des gouvernements travaillistes.
07:22Ça a été toujours non.
07:23Et la deuxième chose que je veux vous dire, quand moi j'observe, M. Macron, l'explication psychologique est bien meilleure que l'explication politique.
07:36D'abord, c'est le reniement constant, constant de sa propre parole.
07:41Il avait proposé des conditions que je faisais miennes, à savoir reconnaître un État de Palestine,
07:47sous les conditions préalables de la fin du Hamas, du désarmement des otages, de la reconnaissance par l'Arabie Saoudite.
07:54Et c'est lui-même qui me donne d'habitude ses reniers.
07:58Et puis la seconde, pardon de vous le dire aussi sur le plan psychologique,
08:02il va avoir une satisfaction narcissique ce soir d'exister mondialement,
08:07qui va un tout petit peu compenser ses déceptions nationales,
08:11mais très vite, très vite, il va revenir à Paris et ce plaisir narcissique va vite disparaître.
08:19J'espère que ce n'est pas ça, j'espère que ce n'est pas ça qui conduit la politique d'un pays.
08:22Je n'ai pas d'autre explication.
08:24Non, je ne crois pas.
08:25Que dites-vous ?
08:26Non, je dis que ça n'est heureusement pas que ça.
08:29Parce qu'évidemment, on peut regretter que, contrairement à ce qu'il avait prévu,
08:36le président de la République fasse cette reconnaissance au début d'un processus et pas à la fin.
08:43Comme il l'avait annoncé, il espérait faire cette reconnaissance
08:47qui consacrerait un véritable progrès dans les rapports entre les partis.
08:52Ça n'est pas le cas.
08:53Mais moi, je me demande, et je ne dire pas ça, un article a été très complet là-dessus
09:00qui a expliqué l'évolution du président depuis la barbarie du 7 octobre
09:06jusqu'à la reconnaissance aujourd'hui de l'État palestinien.
09:12Je me demande s'il n'y a pas...
09:13Les conditions, ce n'est pas le 7 octobre.
09:15Les conditions, il y a six mois, ils disaient le contraire.
09:17Il y a trois mois.
09:17Non, mais bien sûr.
09:18Oui, mais vous biaisez.
09:20Vous dites la construction intellectuelle depuis le 7 octobre.
09:23Il y a trois mois, il disait le contraire.
09:24Oui, mais non, non.
09:25Il y a trois mois, il ne disait pas totalement le contraire.
09:28Il posait les trois conditions.
09:29Mais simplement, il a...
09:31C'est une manière de mettre en perspective...
09:33Il a été confronté, Pascal, à des oppositions,
09:37notamment à l'égard de Netanyahou.
09:39Je pense que la résistance que celui-ci a manifestée
09:43a fortement influencé...
09:47Et en quoi ça a influencé ?
09:48Je veux dire, parce qu'il sentait...
09:50Ça ne devrait pas influencer.
09:51C'est difficile tout de même de ne pas tenir compte
09:55d'une opposition qui est fondée, à l'époque,
09:59croyaient-ils, sur des principes valables.
10:02Et deuxième élément, enfin, il a été profondément choqué
10:07par ce qui s'est passé à Gaza.
10:09Du coup, il a renoncé en trois mois aux otages.
10:11Il a renoncé aux otages.
10:13Il a renoncé à l'exigence de la fin du Hamas.
10:17Je veux expliquer qu'il n'y a rien de...
10:21Il y a un consensus.
10:23Et Xavier Bertrand le dit d'une phrase assez simple.
10:26D'ailleurs, reconnaître un État palestinien sans condition,
10:28ce n'est pas avancer vers la paix,
10:29vers la paix, c'est offrir une victoire au Hamas.
10:32Qu'il a rebergé, d'ailleurs.
10:33C'est très gentiment.
10:34Voilà, et il y a consensus là-dessus.
10:37C'est-à-dire que c'est l'absolution du Hamas.
10:38Ce soir, le Hamas peut dire
10:40« J'ai bien fait de faire le 7 octobre. »
10:41Je suis désolé de le dire comme ça.
10:43Vous le voyez comme ça.
10:44Mais tout le monde le voit comme ça.
10:45Tout le monde le voit comme ça, Philippe.
10:47C'est-à-dire que s'il n'y avait pas eu le 7 octobre,
10:49il n'y aurait pas la reconnaissance aujourd'hui.
10:51Donc le Hamas, aujourd'hui, doit se dire
10:53« Nous avons bien fait. »
10:54C'est notre victoire.
10:56Voilà ce que le Hamas doit se dire ce soir.
10:58Et c'est horrible.
10:59Et c'est horrible.
11:00Qui peut contester ce que je dis là ?
11:02Beaucoup n'ont pas ce point de vue.
11:03Non, non, c'est vrai.
11:04Mais beaucoup l'ont surtout.
11:05C'est vrai qu'il y a un service public.
11:05À l'extrême-gauche, effectivement,
11:07Mélenchon n'a pas ce point de vue.
11:08Je suis d'accord avec vous.
11:10Mais hormis Mélenchon,
11:11hormis la gauche,
11:12hormis l'extrême-gauche,
11:13je m'aperçois que de Marine Le Pen,
11:14à Ex-Youti, à Xavier Bertrand,
11:15pour une fois, tout le monde est d'accord.
11:18Pardonnez-moi.
11:19Ils donnent la victoire au Hamas.
11:21Ils donnent aussi ce soir la victoire
11:23à la gauche et à l'extrême-gauche.
11:25Bien sûr.
11:25Avec leur centaine de mairies qui pavoisent
11:27en mettant le drapeau palestinien,
11:29qui est le symbole de la haine des Juifs en France.
11:32C'est comme ça que maintenant on l'interprète.
11:33Mais où il est mis ce drapeau palestinien ?
11:35Où il est mis ?
11:36Sur toutes les mairies...
11:38Certaines.
11:39Et les mairies où on retrouve ?
11:41Où il y a un électorat LFI et arabo-musulman.
11:45Voilà, ils ont les choses.
11:47Effectivement.
11:48Si vous voyez, c'est à Saint-Denis,
11:50c'est à Nantes, c'est à Rennes.
11:52Voyez où le drapeau palestinien a été mis au fronton des mairies.
11:59Écoutez Palamarre.
12:02Monsieur le Président, lundi soir à l'ONU à 21h30,
12:06vous reconnaîtrez l'État palestinien.
12:08Vous aurez droit à un tonnerre d'applaudissements
12:11de la part des États voyous.
12:13Applaudissements qui vous manquent tant en France.
12:16Mais vous aurez droit aussi à un silence de mort,
12:18si j'ose dire.
12:20Des otages du Hamas qui, sous terre,
12:21entendront votre discours.
12:23Le Hamas fera un plaisir de le diffuser.
12:27Le procès de Nuremberg aura marqué la fin du nazisme.
12:30L'offrande faite au Hamas
12:32marquera l'avènement de ce nouveau nazisme.
12:35Et c'est vous, en personne,
12:37qui leur ferez ce cadeau sur un plateau d'argent.
12:40Que devez-vous au Qatar, financier du Hamas,
12:43pour vous poser en champion, mon frère,
12:45de la cause palestinienne ?
12:46Que devez-vous à l'Algérie pour vous taire
12:49et laisser mourir en prison ?
12:50Boilem sans salle.
12:51Qu'avez-vous promis à la Syrie pour accueillir
12:54Tapie Rouge, Rouge 100,
12:57un ancien terroriste devenu président ?
13:00Monsieur le Président,
13:0178% des Français désapprouvent votre initiative.
13:0572% des Français vous demandent un référendum
13:09sur l'immigration,
13:10mais vous ne les écoutez pas,
13:11vous n'écoutez plus personne.
13:12Lundi, à 21h30,
13:15au moment où vous donnerez votre bénédiction
13:18à ce nouvel État Hamas,
13:19la communauté juive de France
13:21trempera un quart de pomme
13:23dans un pot de miel,
13:25rituel immuable,
13:26pour célébrer ce nouvel an juif.
13:29Mais ce soir-là,
13:31ce miel aura, par votre faute,
13:34un goût de fiel.
13:36C'est très juste et très émouvant.
13:37Les drapeaux palestiniens,
13:40je vous l'ai dit,
13:41à Saint-Denis notamment,
13:43on pourrait voir le sujet d'ailleurs
13:44de Vincent Farandès,
13:46puisque ces drapeaux ont été mis aujourd'hui,
13:50en dépit d'ailleurs de la loi,
13:52puisque la loi interdit,
13:54a priori de,
13:55c'est pas a priori d'ailleurs,
13:56la loi interdit de pavoiser
13:57les drapeaux des frontons des mairies.
14:00Vous voyez le sujet de Vincent Farandès.
14:05Sous les applaudissements,
14:06le drapeau palestinien,
14:08a été hissé ce matin
14:09sur le fronton de la mairie de Saint-Denis.
14:12Un acte symbolique,
14:13porté par le maire de la ville,
14:14Mathieu Anotin,
14:15et soutenu par Olivier Faure,
14:17premier secrétaire du Parti Socialiste.
14:19C'était important pour nous
14:20de nous réunir avec une forme de solennité
14:22pour affirmer cette volonté,
14:25finalement,
14:26d'accompagner une position diplomatique
14:29française nouvelle
14:31et de lui donner de la force.
14:33Ce drapeau-là n'est pas
14:34le drapeau du Hamas.
14:35Il est le drapeau de femmes et d'hommes
14:38qui ont le droit,
14:39eux aussi,
14:40à la liberté
14:40et à l'autodétermination.
14:42Du côté de la France insoumise,
14:44cette décision va dans le bon sens,
14:46selon Éric Coquerel.
14:47Sur ce sujet-là,
14:49il y a la règle et l'esprit.
14:50Et l'esprit,
14:51c'est qu'aujourd'hui,
14:52le fait d'afficher sa solidarité
14:54vis-à-vis du peuple palestinien,
14:56me semble,
14:57est une bonne décision
14:58que prennent les maires.
14:59Une position purement électoraliste
15:01pour Elie Korshia,
15:02président du consistoire central
15:04israélite de France.
15:05Ce qui me gêne,
15:06c'est cette porosité de plus en plus,
15:07et on le voit avec cette déclaration
15:08d'Olivier Faure,
15:09cette porosité
15:10entre les agissements,
15:13les déclarations de LFI
15:15sur le parti socialiste
15:16jusqu'à son premier secrétaire.
15:18Plus d'une cinquantaine de mairies
15:19se sont jointes à l'initiative,
15:21comme ici, à Nantes.
15:22Mais Bruno Retailleau
15:24avait auparavant demandé
15:25au préfet
15:25de faire respecter
15:27un principe de neutralité
15:28des services publics.
15:30Ainsi,
15:31certaines de ces mairies,
15:32comme Corbeil-Esson
15:33ou Malakoff,
15:34ont été sommées
15:35par la justice
15:35de retirer
15:36les drapeaux palestiniens.
15:39Et donc,
15:40la mairie de Nantes,
15:41c'était la mairie de Nantes
15:42qu'on voyait,
15:43effectivement,
15:43qui met ce drapeau
15:46malgré la loi,
15:48en contradiction avec la loi.
15:50Moi,
15:50je suis quand même
15:50100% sur l'explication psychologique
15:52de Gilles William,
15:53c'est-à-dire que
15:54la solution à deux États,
15:57ça a toujours été
15:57la position française
15:58quasiment depuis le début.
16:01Et personne ne se pose
16:01la question
16:02pourquoi les sept prédécesseurs
16:03d'Emmanuel Macron
16:04se sont empêchés de le faire.
16:05On était,
16:06la France était pour,
16:07mais aucun n'a reconnu
16:08l'État de Palestine.
16:09Le général de Gaulle
16:09ne l'a pas fait,
16:11le Pompidou ne l'a pas fait,
16:12Giscard, etc.
16:13Même François Hollande
16:13ne l'a pas fait.
16:14Pourquoi ?
16:14Parce que les conditions
16:15n'ont jamais été remplies.
16:16Aujourd'hui,
16:16je suis désolé,
16:17on est en plein flou,
16:18c'est épouvantable.
16:19Comme dit souvent Vincent Arouet,
16:20quelles frontières,
16:21quelle autorité,
16:22qu'est-ce que ça va...
16:23Il n'y a pas d'État.
16:25Il n'y a pas d'État.
16:25Il n'y a pas de frontières.
16:26Il n'y a pas...
16:27Il y a un peuple
16:28qui demande...
16:30Qui est éclaté partout
16:31dans la région, etc.
16:31Qui demande à être précisé,
16:33si j'ose dire.
16:33Donc, à part la volonté,
16:35en effet, narcissique,
16:37de dire,
16:37j'ai marqué l'histoire
16:38parce que c'est moi
16:38qui l'ai fait,
16:39et on retrouve souvent ça
16:40chez Emmanuel Macron,
16:41la volonté d'être le premier
16:42à faire quelque chose
16:42que la France s'empêchait
16:43de faire depuis longtemps,
16:45c'était aussi sa grande histoire
16:46de réconciliation avec l'Algérie.
16:52Et là, c'est à peu de frais
16:53parce que ce n'est pas compliqué
16:54d'aller prononcer un discours
16:55à l'ONU.
16:56Je ne vois pas.
16:56Je ne comprends pas.
16:57Je voudrais dire un mot
16:58sur les drapeaux.
16:59Si je peux ?
17:00Très rapidement.
17:01Très court.
17:02Très court.
17:03La preuve de l'hypocrisie
17:06de M. Faure,
17:08c'est d'expliquer que...
17:10Mais c'est aussi en soutien
17:11à l'État d'Israël.
17:13Il n'est pas contre
17:13l'État d'Israël.
17:15Pardon de vous le dire,
17:16ça serait tellement simple,
17:17au-delà des problèmes légaux,
17:19de mettre les deux drapeaux
17:20israéliens et palestiniens.
17:23Moi, ça ne me dérangerait pas du tout.
17:24Mais il ne peut pas,
17:25puisque fort, faire ça
17:26parce qu'il décevrait son électorat.
17:28Anne Hidalgo l'a fait
17:29sur la tour Eiffel.
17:29L'a fait, oui, elle a eu raison.
17:30Et elle se fait insulter.
17:31Oui, elle a eu raison.
17:32Non, mais...
17:33Mélenchon...
17:33Mais Jean-Luc Mélenchon
17:34a dénoncé il y a soir
17:35le fait qu'il y ait
17:36deux drapeaux sur la tour Eiffel
17:38en traitant l'État d'Israël.
17:39Ça déclarerait la clientèle.
17:41Mais non, mais il est clair,
17:42si on mettait une carte électorale
17:45avec une carte des drapeaux,
17:47eh bien, vous verriez
17:49qu'il y a évidemment des similitudes
17:51là où il y a un électorat
17:54qui regardera ce drapeau
17:56avec plus d'intérêt.
17:59On va marquer une pause
18:01et on parlera de France Télévisions
18:03et de ce qui s'est passé hier soir,
18:05notamment dans l'émission
18:06du service public.
18:07Absolument, on a beaucoup parlé ce matin
18:10et je voulais vous monter en teasing
18:12avec quatre chapitres
18:13qui étaient proposés hier.
18:14Le premier, c'était
18:16Le Temps de la Purge,
18:17Donald Trump,
18:17Donald Trump, Le Temps de la Purge.
18:19Le deuxième,
18:20Donald Trump, Apocalypse Now.
18:23Troisième chapitre,
18:23dans la même émission
18:24que j'ai regardée pendant une heure,
18:26Un Moment Reichstag
18:27et quatrième chapitre de l'émission,
18:30La Bascule Autoritaire.
18:31Bon, le service public
18:33est en roue libre.
18:34Incroyable.
18:35Une tonalité homogène.
18:37Non, mais cette émission,
18:38c'est une œuvre d'art.
18:39Hier soir, j'invite tout le monde
18:40à la regarder en replay.
18:42En fait, ce n'est plus possible.
18:43On pensait, on espérait.
18:44On espérait naïvement
18:45qu'il se calmerait peut-être
18:46après la tempête.
18:47C'est encore pire.
18:48C'est la fuite en avant.
18:49La personne qui anime cette émission
18:51avait prédit brillamment
18:52la victoire de Kamala Harris.
18:53Mais je vous le ferai écouter.
18:54On peut comprendre qu'il se branche un peu.
18:55Mais ce monsieur qui ne connaît rien à rien,
18:59en tout cas pas de l'Amérique,
19:00il ne sait pas de quoi il parle.
19:02Et là encore, qu'il y ait,
19:04ces positions hier ne me gênent pas,
19:05mais qu'il y ait sur le service public
19:07un point de vue contradictoire.
19:09Quelqu'un qui défend Trump.
19:11Ce qui est quand même la moindre des choses.
19:13Un pro-Trump.
19:14Un pro-Trump sur le plateau.
19:16Voilà, qui arrive sur le plateau.
19:19Ce n'est pas des nazis.
19:20Pas la moindre contradiction.
19:22C'est ça le scandale.
19:23Et effectivement.
19:24Et la réunion de Kirk hier,
19:26l'hommage à Kirk,
19:27est vue comme une cérémonie nazie.
19:30Donc on en parlera.
19:31Comme l'Amérique, on va juste arrêter.
19:32En fait, c'est juste un grand stade de sport
19:35avec une réunion politique.
19:37Où la veuve a commencé par pardonner l'assassin.
19:40Exactement.
19:40C'est très nazi ça.
19:41Donc effectivement,
19:43des réunions politiques dans un stade,
19:45il y en a eu des dizaines,
19:46des centaines, des milliers.
19:47Et hier soir,
19:51on explique que c'est une réunion nazie
19:52que ça fait penser à une réunion nazie.
19:54C'est simplement...
19:55Aux Etats-Unis des années 30.
19:57Donc, et vous avez ces gens-là
19:58qui s'expriment en toute liberté
20:00sous le service politique.
20:01Non, mais que personne n'ait réagi.
20:03Vous avez totalement raison.
20:04Pour dire, par exemple,
20:06à Judith Pérignon
20:07que la comparaison était scandaleuse.
20:10Mais elle n'est pas scandaleuse,
20:11elle est bête.
20:12Oui, enfin là.
20:13Ça n'est pas incompatible.
20:15Elle est bête.
20:15Elle est bête.
20:17Mais elle est effectivement aussi...
20:18Elle est bête et immonde.
20:19Elle est immonde, bien sûr.
20:20Mais bon.
20:22À tout de suite.
20:27À la une du journal du dimanche hier,
20:30une présidente ne devrait pas dire ça.
20:31Geoffroy Lejeune,
20:32et je rappelle que vous dirigez
20:33le journal du dimanche,
20:34Mme Le Pen a demandé
20:35à ce que Mme Ernotte quitte son fauteuil.
20:39Elle n'est absolument pas dans son rôle,
20:40dit-elle.
20:41Et ce type de sortie devrait conduire à son départ
20:43parce qu'il ne revient pas
20:44à la présidente de France Télévisions
20:46de distribuer des brévets
20:47d'honorabilité aux chaînes privées.
20:49Je vous rappelle qu'elle a dit
20:50la semaine dernière
20:50que CNews était une chaîne d'extrême droite.
20:52Elle était présidente.
20:53Elle est devenue militante.
20:55Et d'ailleurs,
20:56quand on est fonctionnaire,
20:58on est tenu à droit de réserve.
21:00De droit de réserve.
21:00Ah oui, normalement.
21:01Ça pourrait être même poursuivi ?
21:04Oui, on pourrait.
21:04On pourrait,
21:05même si l'obligation de réserve,
21:07maintenant,
21:08s'est un peu dilatée,
21:10mais pourquoi pas ?
21:11Donc, ça, c'est...
21:13Écoutez ce que disait Marion Maréchal
21:14ce matin,
21:15qui abordait la collusion
21:17entre le service public
21:18et la gauche,
21:21mais qui ouvrait
21:22sur ce qui s'est passé,
21:23évidemment,
21:23avec l'émission de France 5,
21:25dont on parlait
21:25il y a quelques instants.
21:27On a le sentiment
21:28d'une espèce de collusion,
21:30dont on avait quand même
21:31le pressentiment,
21:32mais aujourd'hui manifeste.
21:32Et je suis d'autant plus choquée
21:33que Mme Ernot,
21:35en effet,
21:35qui est la patronne
21:36de France Télévisions,
21:37elle-même va jusqu'à aujourd'hui
21:38sortir de son devoir légal
21:41imposé par la loi de neutralité
21:42pour attaquer,
21:43notamment,
21:44le groupe Bolloré-C News
21:45en expliquant que c'est
21:46une chaîne d'extrême droite.
21:48J'ai vu même le traitement
21:49de l'hommage à Charlie Coeur
21:50qui erre sur France 5,
21:51donc encore le service public,
21:52une journaliste qui explique
21:53que ce rassemblement
21:54lui rappelle
21:55les rassemblements nazis.
21:56J'ai une proposition
21:57à faire à tous ces gens.
21:57« Écoutez, démissionnez de vos postes,
22:00montez une chaîne publique,
22:01je ne sais pas,
22:02appelez ça Gauche News,
22:03tiens, voilà, G News,
22:05et puis demain,
22:05faites-vous financer
22:06par M. Pigasse,
22:07faites-vous financer
22:08par M. Soros,
22:09et puis on verra
22:10le public que vous avez. »
22:12On va écouter
22:13Dominique de Villepin
22:14qui a été interrogé hier
22:15sur Radio-G,
22:15mais ce soir, par exemple,
22:16il était l'invité de France 2.
22:18À quel titre ?
22:20À quel titre ?
22:20Une question.
22:21Pourquoi M. Villepin,
22:23qui représente,
22:24il n'est pas élu,
22:25il n'a jamais été élu d'ailleurs,
22:26il n'a jamais été élu,
22:28il est ancien Premier ministre,
22:30mais pourquoi lui donner
22:31cette tribune
22:33dans un journal de 20 heures
22:35voté par Léa Salamé ?
22:37Au nom de quoi ?
22:39C'est très simple,
22:40c'est parce qu'il va dire
22:41ce qu'ils ont envie qu'il dise.
22:42Exactement.
22:44Donc, c'est là qu'on voit
22:45le choix idéologique
22:47de France Télévisions.
22:50Alors, écoutez ce que disait M. Villepin
22:51parce qu'il parlait de nous hier
22:52sur Radio-G.
22:54Cette mise en cause de chez nous
22:55vous choque ou pas ?
22:56Je pense que c'est une chaîne
22:58d'opinion, cela a été dit,
23:01mais je crois que surtout
23:01c'est une chaîne à sensation.
23:03Je crois que le but, c'est...
23:04Non, mais d'extrême droite ou pas ?
23:05C'est ça la question ?
23:06Non, il faut être plus,
23:07ce n'est pas à moi
23:08à mettre dans des cases
23:09tel et tel média.
23:12Mais chaîne à sensation,
23:13c'est-à-dire en permanence
23:14chercher à faire monter
23:16une mayonnaise,
23:17chercher à jouer
23:18d'un certain nombre de faits,
23:20y compris de faits divers,
23:22dans une interprétation
23:23qui est toujours la même,
23:24qui est l'interprétation identitaire
23:27qui conduit à la recherche
23:28de boucs émissaires
23:29et on désigne en permanence
23:31un certain nombre de personnes
23:32à abattre
23:33ou de groupes à abattre.
23:34Et je trouve que cela,
23:36dans notre République,
23:37est un véritable fléau.
23:38C'est jamais éteillé,
23:39c'est des propos vagues,
23:40c'est des propos généraux,
23:42il n'y a jamais l'ombre
23:42d'un exemple
23:45qui éteillerait ce qu'il dit.
23:47C'est moins bête
23:47que Delphine Ernotte.
23:49Oui, c'est moins bête.
23:49Oui, mais je suis d'accord
23:50avec vous,
23:51mais Monteckel Mayonnaise...
23:53Oui, non, non, mais...
23:54On témoigne d'une réalité
23:56qui existe.
23:58C'est moins bête,
23:58on ne désigne personne,
24:01je ne désigne personne,
24:02tout ça n'a pas
24:03beaucoup de sens.
24:03C'est peut-être mieux dit,
24:05mais enfin, moi,
24:05oui, moi, je trouve ça assez bête.
24:06Je considère,
24:08ça aurait été désobligeant
24:09que M. Villepin
24:11a toujours été
24:12un petit peu surévalué
24:13intellectuellement.
24:14Mais il a fait
24:15des déclarations hier
24:16qui ont beaucoup plu,
24:17évidemment.
24:18Oui, bien sûr,
24:19il correspond à ce que
24:20l'espace médiatique
24:22veut entendre.
24:22Alors, M. Mélenchon
24:23a mieux habillé.
24:24Mme Philippetti,
24:26qui également a parlé
24:26de CNews,
24:27tout le monde,
24:28qui a parlé de Charlie Kirk
24:31et de ce qui s'est passé
24:32hier aux Etats-Unis.
24:35Je vous propose,
24:35elle était ancienne ministre,
24:36Mme Philippetti,
24:38de la culture.
24:39Et je vous propose
24:40d'entendre ce qu'elle a dit
24:42sur cet événement
24:42parce que là aussi,
24:43c'est assez sidérable.
24:45Vous voyez,
24:45ça, c'est un stade
24:46qu'on venait
24:47que des cérémonies
24:49politiques
24:50et même parfois religieuses,
24:52lorsque le pape
24:54est arrivé à Marseille
24:55au stade Vélodrome,
24:56il était précisément
24:57dans un stade
24:58de football.
24:59Des cérémonies de ce type,
25:01il y en a depuis
25:02la nuit des temps.
25:03on accueille
25:05un homme politique
25:06ou une personnalité
25:08importante
25:09dans un stade
25:10pour le saluer.
25:11C'est ce qui s'est passé hier,
25:12en l'occurrence,
25:12pour rendre hommage
25:13à Charlie Kirk.
25:14Eh bien, écoutez
25:15ce qu'en dit
25:15Mme Philippetti.
25:16Ça m'inspire
25:18du dégoût
25:19et de la crainte.
25:21Pourquoi ?
25:22Dégout parce que d'abord,
25:24tous les mouvements
25:25fascistes,
25:26fascistoïdes,
25:28ont toujours
25:28comme caractéristique
25:29de se victimiser
25:31et ils instrumentalisent
25:33évidemment
25:34leur prétendu héros
25:36mort au combat,
25:38tout ça entre guillemets,
25:40pour justement
25:41amplifier ce mouvement
25:42de victimisation
25:43qui est vraiment
25:44leur marque de fabrique.
25:45et de la crainte
25:46parce qu'effectivement
25:47le déchaînement
25:49à la fois religieux,
25:52messianique,
25:53idéologique
25:54auquel on assiste
25:57est de très mauvais augure
25:59pour la suite.
26:00Ce sont des gens
26:00qui sont en eux-mêmes
26:02très violents
26:03et la violence
26:05qui s'est exercée
26:06contre ce Charlie Kirk
26:09est le reflet
26:10de la violence
26:11qu'eux-mêmes
26:11transmettent
26:12à la société américaine
26:14mais aussi au monde entier.
26:15C'est ça qui me fait peur
26:15à moi.
26:16Ils sont tellement violents
26:17que la femme de Charlie Kirk
26:19en pleurant hier
26:20a dit qu'elle pardonnait
26:22à l'assassin de son mari
26:23et que ça a été applaudi
26:25par tout le public.
26:27Voilà, voilà où on en est.
26:28Alors, c'est pareil
26:29madame.
26:29Elle témoigne quand même
26:30d'une intolérance crasse,
26:32elle est complètement bornée
26:33alors que justement
26:34à la limite
26:35qu'a fait la force
26:36de Charlie Kirk
26:36qu'on l'aime
26:37ou qu'on ne l'aime pas
26:37c'est qu'il allait débattre
26:39dans les universités
26:41avec les étudiants
26:42qui étaient contre lui
26:42et ce qu'elle
26:43elle ne supporte pas
26:44c'est qu'elle a un logiciel
26:45d'universitaire
26:46et ce que la gauche américaine
26:47n'a pas supporté
26:48et la gauche française non plus
26:50c'est que justement
26:51Charlie Kirk
26:51allait les chercher
26:52sur le terrain
26:53du débat d'idées,
26:54des arguments
26:55dans leur bien-pensance
26:58d'universitaires.
26:58C'est ça qui les fait
26:59sauter au plafond.
26:59En fait, on ne peut plus parler.
27:01On ne peut plus parler,
27:02on ne peut plus débattre.
27:02Philippe Bidger
27:03on ne peut plus échanger.
27:04Justement, ce qui m'a...
27:05On ne peut plus échanger
27:06moi je veux bien
27:06que madame Philippe Etty
27:07vienne demain soir
27:08si elle veut d'ailleurs
27:09mais on ne peut plus échanger
27:11avec des gens
27:11qui à partir du moment
27:13où tu n'es pas d'accord
27:14avec eux
27:14te traitent de fasciste,
27:16d'extra-droit,
27:16de fachoui.
27:18Tu n'as plus de discussion.
27:18Mais ce qui me frappe
27:19c'est précisément
27:20et là je vais retomber
27:22dans la naïveté
27:23qu'on me reproche souvent
27:25à juste titre.
27:26Vous avez beaucoup
27:26de détour
27:27mais vous êtes pas naïf.
27:28Non mais je veux dire
27:29au-delà de l'idéologie
27:30est-ce qu'on n'est pas capable
27:32même des adversaires
27:34d'avoir une certaine
27:36densité humaine ?
27:38Je ne sais pas
27:38voilà un homme
27:39qui est assassiné
27:41dans des conditions atroces
27:42qu'il pense ça
27:44ou qu'il pense autre chose
27:45on pourrait attendre
27:46de ces gens-là
27:47quelque chose...
27:49Pas à la gauche.
27:50Jamais.
27:50C'est tout de même
27:51inimaginable.
27:52Et c'est comme ça
27:53c'est l'extrême gauche
27:54c'est la gauche
27:54ils sont...
27:56En l'occurrence
27:57Mme Philippe Pétier
27:58elle est dans son bon droit.
28:01Un homme de gauche assassiné
28:02un homme de droite assassiné
28:04parce qu'il disait
28:04des choses qui lui plaient pas
28:05ben voilà
28:07il aurait dû réfléchir avant.
28:10Il l'a bien cherché.
28:11Voilà c'est ça
28:12que j'ai entendu.
28:13Mais je vous signale
28:13c'est la même chose
28:14sur Boilem sans salle
28:15toute proportion gardée.
28:17C'est pareil
28:18il est dans sa jaune
28:20vous savez vu
28:21ce qu'il a écrit
28:21un peu c'est...
28:22Et c'est tout
28:23et on n'en parle plus
28:24et de Gallimard
28:25jusqu'à tout
28:26le monde médiatique
28:27il l'a bien cherché
28:28c'est quand même
28:29il est un peu responsable
28:31c'est pareil
28:31Non mais il y a tout
28:33c'est caricatural
28:35parce qu'il y a tous
28:36les ingrédients
28:37de la pensée
28:40ou de la non-pensée
28:41d'extrême gauche
28:41il y a la nazification
28:43de l'adversaire
28:44il y a les bons martyrs
28:45et les mauvais martyrs
28:47quand il s'agissait
28:48de George Floyd
28:49on parle d'un jeune homme
28:52de 31 ans
28:53qui n'a jamais été condamné
28:54Charlie
28:54quand il s'agissait
28:56de George Floyd
28:57qui avait quand même
28:58un passé
28:59si je peux me permettre
29:00Oui
29:00ce qui n'excuse pas
29:01la scène que le monde entier
29:03Je dis simplement
29:04que Charlie Kirk
29:05n'a jamais été condamné
29:06jamais rien
29:07Non mais je sais bien
29:08je sais bien
29:09que je viens d'attenter
29:10alors à un martyr
29:12labellisé
29:13Je signale que
29:14M. Castaner
29:15voulait que les policiers
29:16mettent un genou par terre
29:17Je ne sais pas si vous voyez
29:19Heureusement qu'on a échappé à ça
29:21Ce que je veux dire
29:22il y a des martyrs
29:23de...
29:24Il y a des martyrs
29:25de bonne à loi
29:26et il y a des martyrs
29:27de mauvaise à loi
29:28et donc là
29:29il n'était pas...
29:30Non mais je veux dire
29:31la cérémonie en question
29:33c'était une cérémonie
29:34en hommage
29:35à un homme
29:36Alors écoutons
29:37je vous coupe
29:38parce que j'avais compris
29:39ce que vous vouliez dire
29:40mais écoutons
29:41et puis parce que c'était long
29:43un peu peut-être
29:43alors qu'il faut écouter
29:44Judith Pérignon
29:45parce que Judith Pérignon
29:46elle était dans cette émission
29:48hier
29:48mais Judith Pérignon
29:50que je ne connaissais pas
29:51d'ailleurs
29:51c'est une journaliste
29:53de Libération
29:54je veux bien le croire
29:55une femme
29:56qui a un sacré talent
29:57mais sûrement
29:58non non
29:59mais j'en suis sûr
30:00je ne le dis pas
30:01pour l'excuser
30:02mais c'est hallucinant
30:03comment on...
30:04J'en suis sûr
30:04alors vous allez entendre
30:06la manière
30:06ça n'a pas sauté aux yeux
30:09sur les portraits
30:10et vous allez voir
30:11vous allez voir
30:12donc le présentateur
30:13qui a l'impression
30:14que pour lui
30:15il explique que les images
30:17sont tournées
30:19ce qui est classique
30:20là aussi
30:20par la production
30:21en l'occurrence
30:23qui a organisé
30:23comme dans tous les meetings
30:24comme dans tous les meetings
30:25du monde
30:25mais déjà
30:26il imagine
30:27que c'est une
30:28c'est vrai qu'on est lassé
30:31de ces gens-là
30:32mais qu'ils aillent ailleurs
30:33que sur le service public
30:34c'est toujours
30:35c'est nous qui payons
30:37et nous le payons
30:39et même indépendamment
30:39de la question financière
30:40du service public
30:41c'est plus grave que ça
30:42en réalité
30:42Écoutez-le si vous voulez
30:43Alors écoutons
30:44Écoutons ce monsieur
30:46En fait
30:48la première fois
30:49que j'ai vu l'image
30:50avec vous
30:51j'ai pensé
30:52à ces rassemblements nazis
30:53qu'il y avait
30:53aux Etats-Unis
30:54dans les années 30
30:55il y avait des grands rassemblements
30:56Et au Madison Square Garden
30:57Totalement
30:58voilà
30:58le Madison Square Garden
30:59et Franklin Roosevelt
31:01était très conscient
31:02que le nazisme
31:04était aussi
31:04aux Etats-Unis
31:05il n'arrêtait pas
31:06de le dire
31:06et c'est vrai que
31:07c'est quelque chose
31:08qu'on a l'image
31:08des Etats-Unis
31:09qui ont débarqué
31:10sauvé l'Europe
31:11ce qui est vrai aussi
31:12ce qui est vrai aussi
31:13mais Roosevelt
31:15FDR
31:15était très conscient
31:16que le nazisme
31:18était aux Etats-Unis
31:19le suprémacisme
31:19blanc américain
31:20est complètement connecté
31:22à la pensée raciale
31:23d'Hitler
31:24donc tout ça
31:25est très lié
31:26et ces images-là
31:27me renvoient
31:28à ces rassemblements
31:29des années 30
31:30il faut savoir
31:31qu'il y avait même
31:31des députés américains
31:33qui étaient complètement
31:34contre l'intervention
31:35des Etats-Unis
31:36dont les discours
31:37étaient visés
31:37par le Reich
31:38directement en Allemagne
31:39Bon et là
31:40on n'a pas mis
31:40le lancement
31:41du présentateur
31:42mais qu'est-ce que
31:43vous voulez je vous dis
31:44Pas une seule contradiction
31:45Non le modérateur
31:47Elle peut dire n'importe quoi
31:49Je me permets
31:49de vous indiquer
31:50comme ça au passage
31:51que vous n'entendrez jamais
31:53par contre
31:54une comparaison
31:55entre le Hamas
31:56et les nazis
31:58alors que quand même
31:59le 7 octobre
32:00on pourrait penser
32:01que ça ressemble
32:02c'est ça
32:03l'extrême-gauche médiatique
32:04Non mais tout de même
32:05J'aimerais
32:06insister sur un point
32:07par rapport à ce qu'a dit
32:08Aurélie Fini
32:09Philippetti
32:09et Judith Pérignon
32:10je ne vais pas redire
32:11ce que tout le monde
32:12a très bien dit ici
32:13sur la bêtise
32:14l'humanité de ses propos
32:15sur le plan politique
32:16en revanche moi hier
32:16j'ai regardé
32:17je connais très mal
32:18la droite américaine
32:18j'ai regardé les 5 heures
32:19de l'hommage à Charlie Kerr
32:21j'ai regardé tous
32:21les discours
32:22début à la fin
32:23et j'ai été frappé
32:24par une chose
32:25que je ne soupçonnais
32:25absolument pas
32:26c'est qu'en réalité
32:27contrairement d'ailleurs
32:28à ce qu'ils disent
32:28il y a un rapport au réel
32:29qui est devenu très problématique
32:31dans la gauche française
32:32j'ai été frappé par une chose
32:33c'est qu'ils n'ont parlé
32:35du début à la fin
32:36ça a duré 5 heures
32:36que d'amour
32:38tous
32:38tous les intervenants
32:40qui se sont succédés
32:41l'amour qu'ils avaient
32:42pour Charlie Kerr
32:43l'amour que Charlie Kerr
32:44leur avait témoigné
32:45notamment cette femme
32:46qui raconte
32:46qu'il a payé
32:48le respirateur
32:49de son mari
32:50qui était en phase
32:50terminale de cancer
32:51et qu'elle ne l'a appris
32:52qu'après
32:52le bien que cet homme
32:54a fait dans ses vies
32:55dans les vies de ces gens là
32:56l'amour qu'il lui portait
32:58la dévotion à ce combat
32:59qu'ils avaient ensemble
33:00l'amour des autres
33:01l'amour des ennemis
33:03ils n'ont pas arrêté
33:03d'en parler
33:04de prier pour ses ennemis
33:05ils l'ont tous dit
33:06tous ces gamins
33:08sur les campus
33:08que Charlie Kerr
33:08allait essayer
33:09de convertir
33:10ou de sauver
33:11c'était pour leur bien
33:11parce qu'il les aimait
33:12sa femme l'a dit
33:14et tout le monde
33:15a parlé de l'amour de Jésus
33:16ils sont
33:17au fond de même
33:18je suis désolé
33:19c'est le problème
33:20et la haine
33:21et la haine en face
33:23et ce qui est sidérant
33:24c'est qu'en réalité
33:25leurs opposants
33:27ne leur renvoient
33:27que de la haine
33:28moi c'est ça
33:29qui m'a le plus frappé
33:29qui était l'animateur
33:31c'est Rissouli
33:32ou quelqu'un
33:33de Snégaroff
33:34comment il s'appelle ?
33:35Thomas Snégaroff
33:36ah c'est lui
33:37ne soyez pas dépités
33:40comme ça
33:40non mais ça ne m'étonne pas
33:42mais quelque part
33:43non mais ils sont énervés
33:45je pense parce qu'ils sont désarmés
33:46parce qu'ils voient aussi
33:48un meeting
33:48non mais ils voient
33:49un meeting
33:50d'une nouvelle forme
33:51c'est-à-dire qu'il y avait
33:51une croisade politique
33:53quand même pour rendre hommage
33:54à Charlie Kerr
33:55mais il y avait aussi
33:55une croisade religieuse
33:56il y avait une démonstration
33:58de foi
33:59et là
34:00la gauche française
34:01elle est complètement désarmée
34:02elle n'a pas le logiciel
34:03pour comprendre ce monde-là
34:05voilà
34:06et du coup
34:07ça suscite de la haine
34:09parce qu'en plus
34:09ils voient qu'ils ont du succès
34:10ça n'est pas que ça
34:12je suis désolé
34:13ils ont détesté
34:14les chants chrétiens
34:16là
34:16oui
34:17bien sûr
34:18il y a aussi
34:18de l'antichristianisme
34:19mais pour Martin Luther King
34:21ou pour George Floyd
34:23il y avait des négros spirituoles
34:25et ça
34:25ça leur plaisait
34:26si vous ne voyez pas
34:27la dimension aussi
34:28de racisme anti-blanc
34:30les blancs
34:31n'ont pas le droit
34:32de chanter des chants chrétiens
34:34voilà
34:34pensez à cette dimension-là
34:36il y a certainement
34:36vous avez raison
34:37il y a certainement
34:38un peu de ça
34:39bien sûr
34:39et là je vous rejoins
34:41on le voyait dans les propos
34:42de Philippe Petit
34:43puis on le voyait
34:44il y a une forme de haine
34:45de rancœur
34:47de ressentiment
34:48aujourd'hui
34:49de méchanceté
34:50dans les termes
34:52qui sont employés
34:53qu'on retrouve uniquement
34:54de ce côté-là
34:55de violence
34:56de brutalité
34:56tout droit collectif
34:58qui n'est pas la leur
34:59voilà
34:59mais il y a
35:00je vous assure
35:01quand vous voyez
35:02Jean-Luc Mélenchon
35:03quand vous voyez
35:03Mme Panot
35:04quand vous voyez
35:05ces prises de position-là
35:07ce sont des gens
35:08vous parliez de psychologie
35:09tout à l'heure
35:10de personnalité
35:11effectivement
35:12je préfère entendre
35:13la femme de Charlie Kirk
35:15que Mme Thiel de Panot
35:17mais ce ne serait pas grave
35:18Pascal
35:19s'il ne donnait pas
35:20en permanence
35:21des leçons d'humanisme
35:23oui
35:23vous l'avez raison
35:24vous l'avez très bien dit
35:25vous l'avez raison
35:26je n'ai jamais vu
35:28de toute ma vie
35:28j'ai même pleuré
35:29pour vous dire
35:29à un moment donné
35:30pourtant je ne pleure jamais
35:30une telle démonstration
35:32de beauté
35:33de joie
35:33et de foi
35:34on va terminer
35:37alors il y avait
35:38beaucoup d'autres
35:39sujets d'actualité
35:41que je voulais aborder
35:42mais je pense
35:43qu'on aura uniquement
35:44le temps de parler
35:44de l'affaire Jumillard
35:46est-ce que ça vous intéresse
35:48l'affaire Jumillard ?
35:49est-ce que au fond
35:49oui
35:50oui
35:51oui ça m'intéresse
35:52qu'est-ce qui vous intéresse ?
35:53eh bien je dirais
35:55le mystère
35:58qui reste
35:59et je me projette
36:03très rarement
36:04en me disant
36:05au fond
36:06j'aurais aimé
36:06être avocat général
36:08dans une affaire
36:10je n'y pense plus
36:11mais là
36:11j'aurais bien aimé
36:12et qu'est-ce que vous auriez fait ?
36:14alors c'est une hypothèse
36:16parmi d'autres
36:17je pense que
36:18d'après ce que j'ai lu
36:19entendons-nous
36:20malgré l'absence
36:22d'aveu
36:23d'ADN
36:23je pense
36:24qu'il y a des éléments
36:26des présomptions
36:27qui permettraient
36:29à un avocat général
36:30de requérir
36:31la culpabilité
36:33et
36:34j'aurais
36:35choisi
36:36un créneau
36:37je me demande
36:38si cet être-là
36:40avec tout ce qu'on sait
36:42de lui
36:42ne reste pas
36:45en réalité
36:46de nous
36:48duper
36:49et
36:50de se flatter
36:51d'avoir commis
36:52un crime parfait
36:53en quelque sorte
36:54parfait
36:55puisqu'on n'a pas
36:56le cadavre
36:56et qu'il a fait
36:58des aveux
36:58qui pourraient laisser
37:00penser
37:00qu'il allait
37:02en quelque sorte
37:03reconnaître
37:04mais ces reconnaissances
37:06semble-t-il
37:07nous égarent
37:08encore davantage
37:09écoutez Juliette Sada
37:10qui était présente
37:11pour le premier jour
37:11une première journée
37:14de procès
37:15qui a été
37:15très dense
37:16Cédric Jubilar
37:17est arrivé tôt
37:18ce matin à Albi
37:19il est arrivé
37:20à bord d'une voiture
37:21de police
37:21il s'est un petit peu
37:22précipité
37:23à l'intérieur du tribunal
37:25il était escorté
37:26menotté
37:26cagoulé
37:27son visage
37:28était dissimulé
37:29par un linge noir
37:30il est ensuite
37:31apparu dans le box
37:32des accusés
37:33changé physiquement
37:34il a beaucoup maigri
37:35le visage creusé
37:36le crâne dégarni
37:38il s'est présenté
37:39à la cour
37:40sous de nombreux regards
37:42des journalistes
37:43des curieux
37:44tous sont venus
37:45pour voir
37:46le procès
37:47de celui
37:47qui a réaffirmé
37:49son innocence
37:50une enquêtrice
37:51de personnalité
37:52a également été
37:53entendue
37:54elle a rencontré
37:54par deux fois
37:55Cédric Jubilar
37:56à la prison
37:56de Toulouse
37:57elle est revenue
37:58sur l'enfance
37:59traumatisante
38:00sur son parcours
38:02cabossé
38:03elle a dépeint
38:03une personnalité
38:04imbue d'elle-même
38:05provocatrice
38:06Cédric Jubilar
38:08a réagi
38:09à ce portrait
38:09il a dit
38:10dans l'ensemble
38:11je suis assez d'accord
38:12j'aime prendre de la place
38:13être imposant
38:14et me montrer
38:15ça c'est une certitude
38:16la journée de mardi
38:18sera consacrée
38:19à l'audition
38:20des gendarmes
38:21intervenus
38:22le lendemain
38:23de la disparition
38:24de Delphine
38:25à l'appel
38:25de Cédric Jubilar
38:27c'est la première fois
38:28me semble-t-il
38:29qu'une enquête
38:30de personnalité
38:31Gaëlle Carreau
38:32prend la parole
38:33j'ai l'impression
38:33que dans les procès
38:34elle prend la parole
38:36médiatiquement
38:37j'ai l'impression
38:37que c'est la première fois
38:39elle a pris la parole
38:40là je voulais
38:41vous la faire écouter
38:42justement
38:42parce que d'habitude
38:43j'ai l'impression
38:43que ça se passe
38:44à l'intérieur du tribunal
38:45absolument
38:45je croyais que vous parliez
38:47du témoin
38:49de l'enquêteur
38:50voilà
38:50et là
38:51écoutez-la
38:51parce qu'elle a pris
38:52la parole
38:52en dehors du tribunal
38:53oui c'est une enfance
38:56cabossée
38:56il n'y a jamais
38:57effectivement
38:57il part
38:58il revient
38:59il est placé
39:00il n'y a pas de place
39:01pour lui
39:01on sait que
39:02lorsqu'il est prêt
39:03à se faire attraper
39:05c'est-à-dire que
39:05sur certains actes
39:06effectivement
39:07il peut le voyer
39:08donc là-dessus
39:09il peut
39:10amener
39:11quelques petites manipulations
39:13quelques petites fourberies
39:14d'un autre côté
39:15moi je trouve
39:16qu'il n'est pas manipulateur
39:18dans ce qu'il laisse avoir
39:20de sa personnalité
39:21c'est une personnalité
39:22qui n'est pas appréciée
39:23du tout
39:24et à aucun moment
39:25que ce soit
39:25avec ses proches
39:26ou avec moi
39:27il essaie de changer
39:28quoi que ce soit
39:28il dit
39:29qu'il est
39:30il dit
39:31je suis un connard
39:32et j'assume
39:32et c'est vrai
39:33voilà
39:34de ce côté-là
39:35il n'y a aucune volonté
39:36de manipuler
39:37de la part de Cédric Jubilard
39:38il ne m'a pas
39:39parlé spontanément
39:40de Delphine
39:40lors des entretiens
39:41mais comme il ne m'a pas
39:42parlé spontanément
39:43non plus
39:44de son enfance
39:45maltraitée
39:46donc pour moi
39:47ça ne fait pas de différence
39:48c'est pas quelqu'un
39:49qui se livre spontanément
39:50tout simplement
39:50vous avez raison
39:53elle aurait dû se taire
39:54moi je n'ai jamais vu ça
39:55et lorsqu'on est enquêteur
39:58ou enquêtrice de personnalité
39:59on ne parle pas
40:01lorsque
40:02c'est une dérive
40:04qui est absolument
40:06fondale
40:06mais moi ça m'a surpris
40:07aussi
40:07mais vous avez totalement
40:08raison
40:09la première fois
40:10que vous me dites
40:10que j'ai raison
40:11Philippe
40:11depuis qu'on est ensemble
40:13depuis 10 ans
40:14qu'on travaille ensemble
40:14Ah mais
40:16ça vous arrive
40:17mon cher Pascal
40:18Bon et je disais
40:20est-ce que ça vous intéresse
40:21ou pas
40:22ces faits divers
40:22est-ce que ça vous passionne
40:24tout le monde a un avis
40:24parfois
40:25parce qu'il y a un mystère
40:26Non mais c'est une question
40:27de déformation
40:28je pense
40:28professionnelle
40:29parce que moi
40:30en tant qu'avocat
40:32j'ai qu'une seule peur
40:33c'est l'erreur judiciaire
40:35d'autant plus
40:36qu'il est antipathique
40:37et comme il est antipathique
40:38Il est antipathique
40:39oui
40:39il a tué sa femme
40:40effectivement
40:41Non non
40:41ça c'est vous qui le dites
40:43vous venez
40:44d'attenter
40:45à sa présomption
40:46d'innocence
40:46Non je dis si
40:47Non
40:47tout le monde le décrit
40:49comme antipathique
40:50il en joue presque
40:52donc moi
40:52je crains
40:54je ne sais pas
40:54je ne connais pas le dossier
40:55mais moi
40:56on le connait le dossier
40:57d'ailleurs on dit
40:57vous connaissez le dossier
41:00je ne sais pas combien
41:00il y a de cotes
41:01arrêtez de dire
41:02que vous connaissez le dossier
41:03monsieur Proulx
41:03je vous en supplie
41:04Alors je vais dire
41:05on connait
41:06une partie du dossier
41:08parce que c'est ainsi
41:09moi j'ai reçu
41:09quelqu'un qui a écrit
41:11un livre dessus
41:11qui s'appelle
41:11Dominique Rizet
41:12on connait une partie
41:13c'est comme dans l'affaire Grégory
41:15il y a un moment
41:15on commence à connaître
41:17la dérive
41:17je n'ai pas lu
41:18les 500 pages
41:19pardon la dérive
41:20ce que je crains moi
41:20c'est les dérives médiatiques
41:21on parle
41:22d'un dossier
41:23qu'on ne connait pas
41:24acte 1
41:24acte 2 même
41:25la dame
41:26qui dit plutôt
41:26des choses intelligentes
41:27mais moi je n'aime pas
41:29c'est ce que vient de dire
41:30Philippe
41:31cette tendance maintenant
41:32hors du prétoire
41:34à faire le procès
41:35c'est une dérive terrible
41:38parce qu'on sait bien
41:39c'est Moro Diavéré
41:40qui le disait
41:41lorsque l'opinion publique
41:43entre dans le prétoire
41:44la justice disparaît
41:47il faut faire attention
41:48avec ça
41:48est-ce que vous connaissez
41:50Jennifer ?
41:51Jennifer c'est l'ex
41:53vous voyez vous ne suivez pas
41:54c'est l'ex compagne
41:55de monsieur Jubilard
41:57d'accord
41:57qu'elle a rencontré
41:58donc en prison
41:59c'est une des compagnes
42:00oui oui qui parle
42:00donc écoutez ce qu'elle a dit
42:02il m'a dit
42:05elle va me faire chier
42:06avec les enfants
42:07et avec la maison
42:08et j'ai dit
42:08mais c'est vrai que
42:09toutes les personnes
42:10qui divorcent
42:11ça se passe pas en temps
42:11t'aurais dû la laisser par
42:12il me dit
42:13non non je ne comprends pas
42:14je lui dis
42:15mais t'es au courant
42:15qu'en plus là
42:16tu vas prendre 30 ans
42:17il me dit
42:17non j'ai une chance
42:18d'être acquittée
42:18et puis dans tous les cas
42:19c'était le risque à prendre
42:21et puis avec toi
42:21la prison c'est le club med
42:22il me dit
42:23que c'était à refaire
42:24il referait
42:24il m'a dit
42:25qu'en fait
42:25elle allait vers le canapé
42:27il l'a crappé
42:28il a fait une clé de coude
42:29il l'a mis sur notre main
42:30sur le front
42:30et qu'en l'étranglant
42:32il s'est fait une sorte
42:33de lésion sur le bras
42:34que le légiste l'a vu
42:36et que pour s'en expliquer
42:37il a dit
42:38qu'en fait
42:39il avait fait ça
42:39avec du parquet flottant
42:41il m'a dit
42:41qu'il n'avait pas de complice
42:42qu'il avait fait
42:42de vrais aveux
42:43à personne à part à moi
42:44il m'a dit
42:45que c'était très méditaire
42:46il m'a dit
42:46ce soir-là
42:47c'était parfait
42:47parce que le lendemain
42:48il y avait un déconfinement
42:49je crois
42:49quelque chose comme ça
42:50il m'a dit
42:51le fait qu'elle soit devant
42:52la France
42:52a un incroyable talent
42:53et que ce soit la finale
42:54et qu'elle regardait
42:55avec le petit
42:55quand il m'a dit
42:57le lendemain
42:57c'était un déconfinement
42:58je crois que c'est ça
42:59je ne veux pas dire
42:59que c'est un déconfinement
43:01déconfinement le lendemain
43:02il avait prévu
43:02que ce soit ce soir-là
43:03vraiment
43:04Philippe Bilger
43:05que vaut devant un tribunal
43:07un témoignage comme celui-là
43:09en tout cas
43:10moi j'aurais
43:11pour rester sincère
43:13j'en tirerais
43:14je le considérerais
43:16comme valable
43:17il serait un élément
43:19de plus
43:20qui évidemment
43:22viendrait conforter
43:23la thèse de l'accusation
43:25si celle-ci est persuadée
43:28durant l'oralité
43:29des débats
43:30qu'il n'y a pas
43:31un doute substantiel
43:33en faveur de
43:33mais il y a un doute
43:34par définition
43:35on dit toujours
43:36ça bénéficie
43:37le doute bénéficie
43:40à l'accusé
43:41en fait c'est jamais vrai
43:43si
43:43pardonnez-moi
43:46là
43:47il n'y a pas de preuve
43:48il n'y a pas d'aveu
43:49donc là
43:50il devrait
43:50si on allait jusqu'au bout
43:52de cette logique
43:52et ce n'est pas mon avis
43:53que je donne là
43:54mais il ne devrait
43:55même pas
43:56comparer
43:56à l'intime conviction
43:57il ne devrait même pas
43:58comparer
43:59à être prisonnier
44:00mais si
44:00parce que par définition
44:02il n'y a pas de preuve
44:03et pas d'aveu
44:03donc c'est une construction
44:05donc cette dame-là
44:07je veux bien
44:07mais c'est pour ça
44:08qu'il y a un doute
44:09puisqu'il n'y a pas de preuve
44:09pas d'aveu
44:10à partir du moment
44:12où il n'y a pas de preuve
44:12pas d'aveu
44:13pour moi il y a doute
44:13maintenant
44:14comme on n'est pas d'accord
44:15sur le mot doute
44:16mais cette dame
44:17elle parle
44:18je peux dire
44:18parce qu'il n'y a qu'elle
44:18qui parle
44:19c'est rien en fait
44:20c'est un témoignage
44:21on peut considérer
44:22que s'il n'y a pas une preuve
44:23dans tous les dossiers
44:24on peut considérer
44:25ils sont quittés
44:26on peut considérer
44:28c'est une manière
44:29vous ne le contredirez pas
44:30que s'il n'y a pas de preuve
44:32s'il n'y a pas de corps
44:34et s'il n'y a pas d'aveu
44:35à partir de ce moment-là
44:36où ces trois choses
44:37n'existent pas
44:38il y a toujours doute
44:39bien sûr
44:39oui mais
44:40ce sont des preuves
44:43fondamentales
44:44qui manquent
44:45mais ça
44:46il n'y a pas de preuves
44:47fondamentales ou pas
44:48il n'y a preuves ou pas
44:48ça ne veut rien dire
44:49mais non
44:49mais une affaire criminelle
44:51offre les preuves
44:52qu'elle peut
44:53je veux dire
44:54c'est magnifique
44:55mais non
44:56mais Cédric Jubilard
44:58elle offre les preuves
44:59qu'elle peut
44:59Cédric Jubilard
45:01a pu cacher le corps
45:03on ne l'a pas retrouvé
45:04il n'y a pas d'ADN
45:06il n'y a pas d'aveu
45:07l'aveu c'est une habileté
45:09je suis presque provocateur
45:11parce que sur le fond
45:12mais vous avez raison
45:13sur le fond
45:14tout le monde
45:14tout le monde a le même avis
45:16faites attention à ce que vous dites
45:17et Dominique Rizet
45:18l'autre jour
45:19l'a synthénisé très bien
45:20il a dit au fond
45:21je pense que c'est lui
45:22qui a tué
45:23mais si je vais au bout
45:25de la logique
45:26je l'acquitte
45:27parce que je n'en ai pas la preuve
45:28mais il y a
45:29il y a d'autres
45:30voilà c'était sa parole à lui
45:31c'est pas la mienne
45:32mais il y a d'autres éléments
45:34que ceux que vous évoquez
45:35qui peuvent être
45:36qui peuvent forger
45:38une conviction
45:38une conviction
45:39mais une conviction
45:40ce n'est pas une preuve
45:40non
45:41il n'y a pas de nom
45:42mais Pascal a arrêté
45:45d'être un peu maniquaire
45:46des preuves
45:47ah oui je veux des preuves
45:49en fait
45:49excusez-moi de vouloir des preuves
45:50et bien
45:51avocat général
45:52je tenterai
45:53à vous en trouver
45:54vous en fabriquez même
45:55de donner tout ce qui permet
45:57de considérer
45:58qu'il est coupable
45:59et la cour d'acide
46:00trancherait
46:01et il aurait un excellent
46:03il aurait des avocats
46:04qui contrediraient
46:05ma thève
46:0620h59
46:07c'est notre ami
46:09Gauthier Lebrecht
46:10qui arrive
46:10et qui va pouvoir
46:13écouter le président Macron
46:15et le décrypter j'espère
46:17à quelle heure il parle
46:18c'est maintenant a priori
46:19normalement c'est 21h
46:20mais
46:20il est toujours en retard
46:22alors là c'est pas totalement lui
46:23c'est aussi l'ONU
46:25donc
46:25on va voir s'il est
46:27à l'heure ou pas
46:28pour le moment
46:29il va être en retard
46:31alors regardez
46:32il s'approche
46:34des gens
46:35donc là on est dans les images
46:36en direct
46:37donc il a son moment
46:38voilà
46:39et vous parliez tout à l'heure
46:41le président
46:42alors il faut espérer
46:43évidemment qu'il n'y ait pas
46:44que ça qui le motive
46:46mais
46:46comme nous n'avons jamais été
46:48dans un autre cerveau
46:49nous
46:50nous avons du mal
46:52à comprendre l'autre
46:53chers camarades
46:54j'ai une intime conviction
46:55je crois
46:57j'ai peut-être abusé
46:59moi-même
47:00de l'explication
47:01narcissique
47:02mais
47:02elle n'est pas la seule
47:04je veux dire
47:05il faut parfois
47:07créditer les gens
47:08d'intention pure
47:11vous êtes
47:11oui
47:12vous êtes quand même
47:13plus indulgent
47:14envers monsieur Macron
47:15qu'envers monsieur Jubilard
47:16mais parce que
47:20tout de même
47:20ils n'ont pas
47:21la même moralité
47:22on ne va pas comparer
47:27le modérateur
47:28que je suis
47:29va éviter
47:30il est indispensable
47:32que vous modériez
47:32j'étais sur le terrain
47:33de l'intime conviction
47:34oui
47:35je ne voudrais pas
47:36que votre parole
47:37soit mal interprétée
47:38je ne voudrais pas
47:39etc
47:39bon
47:40je remercie
47:42qui était avec nous
47:43ce soir
47:44je remercie
47:45Nicolas Bayet
47:47qui était à la réalisation
47:47Yanis Capra
47:48qui était à la vision
47:49merci à Raphaël Lissac
47:51qui était au son
47:51Benjamin O
47:52et Lucas Consalvel
47:53Astrig Yalik
47:55était là
47:56toutes ces émissions
47:56se sont retrouvées
47:57sur cnews.fr
47:58à demain
47:59et à l'instant
48:00avec l'ami Gauthier
48:02le drapeau palestinien
48:07est devenu comme le
48:08Che Guevara
48:09qu'il y avait auparavant
48:10les gens ne comprennent
48:11même pas ce que c'est
48:12le drapeau palestinien
48:13la plupart des gens
48:13qui le mettent
48:14ne comprennent pas
48:15où se trouve
48:16ni la Palestine
48:17ni l'Israël
48:17et qu'est-ce que ça représente
48:19ça représente aujourd'hui
48:21la volonté
48:22de la disparition
48:23de mon pays
48:24ce n'est pas
48:25pour la libération
48:26d'un peuple
48:27qui soit des empris
48:27mais pour la disparition
48:29d'Israël
48:29ce que fait aujourd'hui
48:30le président Macron
48:31avec cette décision
48:32et ce qu'il a mené
48:33disons d'autres pays
48:34dans cette décision
48:36c'est de créer
48:37une atmosphère
48:38qui en fin de compte
48:39mènera à d'autres
48:41tours de violence
48:41vous savez
48:42ce qui est pire en plus
48:43c'est qu'il crée
48:45des espoirs
48:46et des attentes
48:47envers la population
48:49palestinienne
48:49et ces attentes
48:50ne pourront pas être
48:50rencontrées
48:51ne pourront pas être remplies
48:52pourquoi il n'y aura pas
48:53d'état palestinien ?
48:54Non parce qu'il n'y aura
48:54pas d'état palestinien
48:55dans les conditions
48:56où se trouvent
48:56il n'y aura pas
48:57d'état palestinien
48:57éventuellement
48:58dans plusieurs
48:59je ne sais pas
49:00combien d'années
49:00il y aura peut-être
49:02un début
49:02quand les choses
49:03se calmeront
49:03un début
49:04de processus
49:06diplomatique
49:06mais je ne sais pas
49:08où il menera
49:08mais le fait
49:09c'est qu'aujourd'hui
49:10les palestiniens
49:11attendent
49:12et espèrent
49:13qu'il y aura
49:14une création
49:14d'un état
49:14immédiatement
49:15ça ne va pas se passer
49:16et donc il va y avoir
49:17des violences
49:18à cause de cela
49:19et le sang
49:19des israéliens
49:21et le sang
49:21des palestiniens
49:22qui tombera
49:23pendant ces violences
49:24est sur le dos
49:25de ces dirigeants
49:26qui ont pris
49:26ces décisions
49:27je pense qu'il y a
49:28aussi une volonté
49:29de faire pression
49:29sur Israël
49:30par l'isolement
49:32je pense que le président
49:33l'a dit d'une façon
49:33très claire
49:34dans l'interview
49:35qu'il a donnée
49:35à la chaîne israélienne
49:37il y a cette volonté
49:38de créer l'isolement
49:39d'Israël
49:39et donc de faire pression
49:40sur le gouvernement israélien
49:41de changer sa politique
49:42ça ne servira à rien
49:43vous savez
49:44ceux qui nous connaissent
49:45un peu
49:45disons
49:47le peuple juif
49:49et l'état d'Israël
49:50ce genre d'oppression
49:51ne sert à rien
49:51au contraire
49:52ça crée
49:53une unité
49:54entre eux
49:54chez nous
49:54et cette unité
49:55renforce justement
49:57ceux qui font
49:58la politique
49:59ce que nous voulons
50:00c'est simple
50:01la libération
50:01de nos otages
50:02le démantèlement
50:03du Hamas
50:04la différence
50:04entre notre façon
50:06de voir les choses
50:07notre politique
50:09et disons celle
50:09par exemple
50:09de M. Macron
50:10M. Macron pense
50:11qu'en demandant
50:12gentiment au Hamas
50:12de se désarmer
50:13ils le feront
50:14nous vivons
50:15à compter d'eux
50:15nous ça fait des années
50:17et des années
50:17des décennies
50:18que nous avons ce combat
50:19avec le Hamas
50:20nous savons
50:20qu'ils ne se désarmeront pas
50:22simplement
50:23parce qu'on leur demande
50:23gentiment de le faire
50:24avant d'arriver
50:25à la paix
50:26vraiment
50:26il faut créer
50:27cette atmosphère
50:28de paix
50:28et une atmosphère
50:29de paix
50:29une réforme
50:30fondamentale
50:31dont on parle
50:31avec
50:32dont les palestiniens
50:33ont besoin
50:33d'accepter
50:34la présence d'Israël
50:35d'accepter le fait
50:36que nous soyons là
50:37et que nous allons
50:38rester là
50:39d'apprendre
50:40dans leurs livres
50:41les valeurs
50:43de paix
50:44c'est au moins
50:45deux générations
50:46d'accepter
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