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Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDProsWE à 9h le samedi et le dimanche
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00:00:00Quasiment 9h sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros.
00:00:05A la une ce matin, il vous sera très difficile de taxer Jean-Michel Apathy de sarkozisme primaire.
00:00:11Lisez le temps des tempêtes de l'ancien président ou les amateurs du journaliste
00:00:14et vous aurez un avant-goût des relations qu'entretenaient les deux hommes.
00:00:19Jean-Michel Apathy a beau vouloir raser le château, être en opposition sur bien des sujets avec Nicolas Sarkozy,
00:00:24il garde une certaine idée de la justice.
00:00:26Sur cette affaire, il n'a pas la morgue des journalistes de surface.
00:00:30Qui sabre le champagne, ivre de haine, inconscient du tournant historique majeur.
00:00:35Une décision aberrante, inquiétante et finalement injuste, tweet Apathy.
00:00:40Son message est lu plus de 800 000 fois en moins de 24 heures, applaudi à gauche comme à droite.
00:00:46Dans la classe politique aussi rares sont les justes, nombreux sont les pleutres.
00:00:50Le doigt sur la couture du pantalon, conscient que l'autorité est devenue pouvoir judiciaire.
00:00:54Vivons cachés, vivons heureux pour ne pas être rattrapés par une dame justice obèse
00:00:59qui a pris du galon au gré des milliers de lois votées par des députés boulimiques,
00:01:04législateurs de l'instant, formant un code de procédure pénale pléthorique devenu incohérent.
00:01:09Répétons-le, autant que faire se peut, pas de financement illégal de campagne,
00:01:14pas d'enrichissement personnel, pas de pacte de corruption,
00:01:17pas de risque d'évasion, pas de risque de réitération.
00:01:20Et trois juges ont décidé de l'envoyer en prison pendant cinq ans en sortant l'association de malfaiteurs.
00:01:26La justice sort ébranlée par cette décision inique.
00:01:30La charge de la preuve, le principe de culpabilité, de nécessité des peines,
00:01:34le double degré de juridiction, tout cela vole en éclats pour mettre à terre un homme
00:01:39qui garde la tête haute quand tout le monde rase les murs.
00:01:42– Étonnant, non ?
00:01:45– On m'avait dit que j'allais citer, j'en mis à la pâtie dans un édito.
00:01:48– Oui, il remonte dans mon estime.
00:01:50– Ouh là, ouh là, restez prudents sur cette affaire.
00:01:54Le point sur l'information, c'est avec vous Marine Sabourin. Bonjour Marine.
00:01:57– Bonjour Eliott, bonjour à tous.
00:01:58La marine française a saisi lundi près de 10 tonnes de cocaïne sur un bateau de pêche.
00:02:03Au large des côtes d'Afrique de l'Ouest, le bateau n'était immatriculé dans aucun état.
00:02:07L'équipage va être remis à la justice française.
00:02:10Cette intervention s'est déroulée dans le cadre de la mission navale Corimbe
00:02:13où la France assure sa présence dans la région et dans le golfe de Guinée.
00:02:17On l'a appris très tôt ce matin, deux migrants sont décédés cette nuit
00:02:20lors de la traversée de la Manche au sud de Boulogne-sur-Mer.
00:02:22Le drame s'est produit lorsqu'une centaine d'hommes tentaient de prendre la mer.
00:02:25Une soixantaine de personnes seraient actuellement prises en charge par la protection civile.
00:02:29Et puis c'était une prise de parole attendue, celle de Benyamin Netanyahou à la tribune de l'ONU.
00:02:34Hier, le premier ministre israélien s'en est pris aux pays occidentaux,
00:02:37dont la France, qui ont reconnu l'état de Palestine.
00:02:39Il a également annoncé vouloir, je cite, finir le travail contre le Hamas
00:02:42aussi vite que possible dans la bande de Gaza.
00:02:45Voilà pour l'essentiel de l'actualité, Eliott.
00:02:47Merci beaucoup Marine Sabourin pour le point sur l'information.
00:02:50On est avec Françoise Laborde, qu'on est heureux de retrouver le samedi matin.
00:02:54Chère Françoise, bonjour.
00:02:56Charlotte Dornelas, qui prête comme chaque samedi matin pour me gronder.
00:02:59On est avec Georges Fenech, Joachim Lefloquimat,
00:03:02et Philippe Ballard, vous êtes député de l'Oise, porte-parole du Rassemblement national.
00:03:06Juste avant qu'on prenne l'antenne, on parlait de ce fameux tweet de Jean-Michel Apathy.
00:03:12Vous avez dit, Françoise Laborde, je suis tombé sur les fesses en lisant la déclaration de Jean-Michel Apathy.
00:03:17Parce que rares sont les voix qui ont le courage de dénoncer une décision unique.
00:03:23Ils ne soutiennent pas l'homme, ils le combattent depuis des années.
00:03:27Mais la question n'est pas de savoir qui a été condamné,
00:03:30mais pourquoi il a été condamné et dans quelles conditions.
00:03:33Et c'est très intéressant de voir que les voix du côté de la classe politique ou médiatique s'élèvent.
00:03:39Elles sont prudentes, elles ont peur, bien sûr.
00:03:41Mais il y a plus de gens du côté de la classe politique qui se taisent.
00:03:44Il faut raser les murs.
00:03:45Du côté de la droite, c'est Courage Fuyon, par exemple.
00:03:48Alors pourquoi je vous dis ça ?
00:03:49Et je pense aux téléspectateurs qui n'ont pas Twitter,
00:03:51qui n'ont pas lu le message de Jean-Michel Apathy,
00:03:53qu'on ne peut pas taxer de soutien de Nicolas Sarkozy.
00:03:59Alors je vais vous lire.
00:04:00Le problème avec Jean-Michel Apathy, c'est que ce n'est pas des tweets, c'est des livres.
00:04:02C'est incroyable, ça.
00:04:04C'est une nouvelle.
00:04:06C'est une nouvelle pour Jean-Michel Apathy.
00:04:07Pour faire court.
00:04:08Mais ça mérite du détail.
00:04:09Oui, pour le coup, là, il y en a du détail.
00:04:11Si je lis tout le tweet, l'émission est terminée.
00:04:13Je vous dis au revoir.
00:04:14Vous n'avez même pas le temps d'analyser.
00:04:15L'enquête judiciaire a échoué à retrouver l'argent libyen.
00:04:18C'est un constat, pas une critique.
00:04:20L'enquête n'a pas établi que l'ancien président savait.
00:04:22Quoi d'ailleurs ?
00:04:23Aucune trace écrite, aucun enregistrement sonore, aucun témoignage sérieux.
00:04:26Les trois juges du tribunal correctionnel de Paris ont enjambé les difficultés d'une manière curieuse qu'il faut expertiser.
00:04:33A propos des voyages en Libye de Brice Hortoffeux et Claude Guéant, voyages curieux et fantaisistes,
00:04:37oui, les magistrats disent de l'ancien président qu'ils ne pouvaient ne pas savoir.
00:04:41Donc ils savaient ? Ils savaient quoi ?
00:04:43La justice ne le sait pas.
00:04:45Elle ne peut pas être rendue ainsi sur l'affirmation que l'ignorance est impossible.
00:04:49Cela revient à enfermer quelqu'un par l'absurde, à le priver de sa liberté par un raisonnement que rien ne corrobore, que personne ne valide.
00:04:57Cette décision porte en elle quelque chose d'effrayant.
00:05:01Mais la loi est-elle appliquée ici en respectant l'esprit de sa rédaction ?
00:05:05A l'évidence non, puisque l'enfermement immédiat vise surtout à prévenir une récidive.
00:05:09Ici, le risque est inexistant.
00:05:12Donc les juges ont été trop loin.
00:05:14Ils l'ont fait volontairement pour des raisons que j'ignore.
00:05:17Et je ne me permets à personne ici d'insinuer que je ne peux pas ne pas savoir.
00:05:23Parce que franchement, je ne comprends pas comment des juges ont pu rendre au nom du peuple français une décision aussi aberrante, inquiétante et finalement injuste.
00:05:32Et qu'est-ce qui est intéressant dans ce message-là ?
00:05:35C'est qu'il a été en quelque sorte validé, cautionné, applaudi parfois par des gens qui sont en opposition depuis des années, idéologiquement avec Jean-Michel Apathy,
00:05:44par des hommes de droite comme des hommes de gauche.
00:05:46Et je vais vous citer le tweet de François de Rugy, l'ancien président de l'Assemblée nationale.
00:05:51Qui dit, je suis très souvent en désaccord avec Jean-Michel Apathy, qui ne peut être soupçonné pas plus que moi d'être un soutien politique de Nicolas Sarkozy.
00:05:57Mais je dois dire qu'il exprime bien ce que nous sommes nombreux à penser de cette décision de justice et l'incompréhension qu'elle suscite.
00:06:04Et passons sur la gymnastique intellectuelle de la gauche qui consiste à se féliciter bruyamment que le doute, l'absence totale de preuves,
00:06:10n'ait pas profité aux accusés alors qu'elle ne cesse de justifier l'absence ou la faiblesse de pleines de prison.
00:06:16Mais lorsque les risques de récidive sont avérés et lourds de conséquences pour la protection de la société.
00:06:23Et j'étais curieux d'avoir votre avis.
00:06:25Et je vais d'abord me tourner vers l'homme politique, le porte-parole du Rassemblement national.
00:06:29Un exemple très concret, Marine Le Pen, elle défend des principes.
00:06:34Elle l'a dit jeudi soir chez nos confrères d'LCI.
00:06:37Elle aurait eu la même réaction pour Nicolas Sarkozy comme pour Jean-Luc Mélenchon.
00:06:42Oui, elle l'a dit, écrit même sur Twitter également.
00:06:47Nous, ce qui nous gêne, c'est la négation du double degré de juridiction.
00:06:51En généralisant donc cette exécution provisoire qui touche Marine Le Pen depuis le 31 mars dernier.
00:06:57Et évidemment, quelle que soit la personnalité politique mise en cause, on a exactement la même réaction.
00:07:04Parce que, si on va au bout du raisonnement, Nicolas Sarkozy a fait appel.
00:07:07Donc il est présumé innocent.
00:07:11Et on verra ce qu'il advient lors de l'appel.
00:07:13Mais on risque d'envoyer, enfin on risque, a priori, malheureusement il va aller en prison.
00:07:18Donc on envoie quelqu'un en prison qui est présumé innocent.
00:07:21Ça va quand même loin.
00:07:22Et j'ai d'autant plus de facilité à le dire que ça a été un adversaire politique pour nous.
00:07:27On l'a combattu lors de la présidentielle de 2007, lors de la présidentielle de 2012.
00:07:32Mais ce qui est arrivé à Nicolas Sarkozy, enfin on peut reprendre ses propos de Jean-Michel Apathy,
00:07:38c'est aberrant, c'est inquiétant et c'est injuste.
00:07:40Il y a une dérive très très inquiétante, à la fois pour le système juridique français et pour la démocratie.
00:07:45Il ne faut pas avoir peur des mots quand même.
00:07:46Mais vous dites qu'il ne faut pas avoir peur des mots.
00:07:48Je peux vous dire que sur les 577 députés, je mets de côté ceux qui ont des patients tristes,
00:07:54qui se réjouissent de ce qui est en train de se passer, sans avoir même conscience que demain ça peut leur arriver.
00:07:59Et ça va peut-être leur arriver.
00:08:01Donc là ils jubilent, ils pleureront demain.
00:08:03Mais ils n'ont pas conscience que l'autorité judiciaire à travers ces décisions-là a basculé dans quelque chose d'autre,
00:08:10qui n'était pas dans la constitution, dans la séparation des pouvoirs.
00:08:14C'est que l'autorité est devenue pouvoir judiciaire.
00:08:18Et là je me tourne vers vous Georges Fenech parce que c'est vrai que c'est toujours difficile de commenter une décision de justice.
00:08:23Non pas du tout.
00:08:24Vous dites non pas du tout.
00:08:25Si, je l'ai.
00:08:26C'est tellement flagrant ici.
00:08:27Alors vous dites c'est flagrant, mais il y a des décisions de justice historiques qui font consensus.
00:08:33Il y a des plaidoiries qui resteront dans l'histoire.
00:08:36Et là aujourd'hui on sort d'une décision de justice en première instance qui ébranle la justice avec un grand J.
00:08:42Parce que le sentiment qui ressort, et vous dites c'est flagrant, pour bon nombre de Français, c'est l'injustice.
00:08:47Je me permets d'ouvrir et de fermer une parenthèse.
00:08:49Visiblement, la présidente de la cour qui a rendu cette décision du tribunal a été victime de menaces de mort.
00:08:59On lui apporte évidemment tout notre soutien.
00:09:00C'est un scandale absolu.
00:09:02Et que les personnes qui menacent cette présidente soient condamnées et fermement.
00:09:07D'abord je voudrais saluer la réaction de M. Apathy et de M. De Rugy.
00:09:10Ça me soulage un petit peu de voir qu'il y a des personnalités qui ne soient pas des soutiens effectivement des classifications.
00:09:16Mais qui sont attachées à notre justice et au principe de notre justice.
00:09:20Ceci étant dit, contrairement à ce que dit Philippe Ballard, il n'y a pas que le non-respect du double degré de juridiction qui me gêne.
00:09:27Tout me gêne dans cette...
00:09:28A commencer d'abord par cette composition du tribunal.
00:09:32Il faut le dire, il ne faut pas hésiter à le dire.
00:09:35Je regrette et je déploie et je condamne ces menaces de mort.
00:09:38Mais la présidente de ce tribunal, c'était une adversaire politique.
00:09:43Qui a manifesté en 2011.
00:09:45En 2011 devant le tribunal de Nice.
00:09:46Elle rassemble une centaine de personnes avec sa couleur syndicale, l'USM.
00:09:52Qui était extrêmement violent à l'époque aussi.
00:09:54Et pas que le syndicat de l'administration contre la politique de Nicolas Sarkozy jugait vraiment trop sécuritaire.
00:10:01Et donc quand vous venez ensuite juger la personne que vous avez critiquée publiquement, attaquée publiquement.
00:10:07Vous savez, à Rome on disait que la femme de César doit être irréprochable.
00:10:12C'est la notion de, comment vous dire, d'apparence.
00:10:16L'impartialité c'est déjà une notion d'apparence telle que d'ailleurs définie par la Cour européenne des droits de l'homme.
00:10:21Donc déjà je ne comprends pas que sa défense, pardon de le dire, n'ait pas demandé la récusation déjà.
00:10:27Ça, ça me gêne beaucoup.
00:10:29Ensuite, on a piétiné non seulement le double degré de juridiction, mais on a piétiné la charge de la preuve qui incombe à l'accusation.
00:10:36Là on dit à Nicolas Sarkozy, prouvez que vous ne saviez pas.
00:10:39Vous, d'après nous, vous ne pouviez pas ne pas savoir.
00:10:42Mais enfin, je ne peux pas rapporter de preuve négative, ça n'existe pas.
00:10:45On a piétiné la charge de la preuve.
00:10:50Le principe de culpabilité, je disais, la nécessité des peines, le double degré de juridiction, la nécessité de la peine.
00:10:55Pourquoi est-ce nécessaire aujourd'hui de mettre derrière les barreaux, avec mandat de dépôt, Nicolas Sarkozy ?
00:11:02Je termine, si vous permettez, juste un truc.
00:11:05Association de malfaiteurs.
00:11:07Et l'association de malfaiteurs, c'est une association, un groupement d'individus qui se réunissent pour commettre des méfaits, on est d'accord.
00:11:14Mais là, c'était un ministre, des collaborateurs, c'est fonctionnel leur association.
00:11:20Ce sont des ministres, des collaborateurs.
00:11:21Ils ne se sont pas créés pour commettre des méfaits, c'était au gouvernement.
00:11:26Alors après, qu'il y ait des infractions qui peuvent se commettre, c'est autre chose.
00:11:30Mais cette notion d'association de malfaiteurs, moi je l'utilisais pour la drogue.
00:11:35Vous pouvez rajouter aussi une chose, c'est que le point de départ, quand même, c'est un papier de Mediapart.
00:11:40Qui est très probablement faux.
00:11:41Qui est très probablement, on va rester prudent, mais visiblement...
00:11:44Non, c'est juste la Présidente.
00:11:45C'est faux, donc ça repose, on peut rajouter ça aussi.
00:11:49Là, ça fait beaucoup quand même à l'arrivée.
00:11:50Rappelons-le aux téléspectateurs, mais je pense qu'ils l'ont compris, les Français ne sont pas dupes,
00:11:55publiés pendant la campagne de 2012.
00:11:57Dans l'entre-deux-tours.
00:11:57L'entre-deux-tours, voilà.
00:11:59Et puis juste une phrase, mais quand Jacques Chirac a...
00:12:01Ça commence à faire beaucoup, 2012, 2017, François Fillon, aujourd'hui l'exécution provisoire pour Marine Le Pen.
00:12:09Vous avez été perquisitionné, hein, cet état.
00:12:11Oui, c'est dans le siège.
00:12:13Vous ne l'avez pas oublié ?
00:12:13Le siège, là.
00:12:14Le siège.
00:12:14Oui, le siège.
00:12:15Oui, bah le siège.
00:12:16Vous allez voir ce qui peut se passer.
00:12:18Ça pourra ressortir dans les semaines ou les mois qui viennent.
00:12:21Juste une phrase.
00:12:21Quand Jacques Chirac a réintroduit dans le droit le délit d'association de malfaiteurs,
00:12:25il avait fait pour lutter contre le terrorisme islamique.
00:12:27On voit que c'était au moment où il y avait des attentats à Paris.
00:12:31Donc on voit que c'est quelque chose qui est censé cibler les terroristes, les narcotrafiquants,
00:12:36ceux qui présentent un risque extrêmement grave du point de vue de l'ordre public.
00:12:40On en est très loin, évidemment, avec Nicolas Sarkozy.
00:12:42Mais j'aimerais qu'on puisse, dans la réflexion, avancer un tout petit peu,
00:12:45puisque cette réflexion-là, on l'a eue hier et après la décision de justice.
00:12:51Ce qui m'intéresse aujourd'hui, c'est de voir qu'il y a, dans ce monde médiatico-politique,
00:12:57des gens qui ne défendent pas l'homme, et la question n'est pas de savoir qui a été condamné,
00:13:02le personnage, mais qui défendent une idée de la justice, des principes qui sont fondamentaux,
00:13:08qui nous permettent aujourd'hui de ne pas trembler si on se retrouve accusé de quelque chose.
00:13:15Est-ce que vous avez confiance en la justice ? C'est ça qui est essentiel.
00:13:18Vous avez dit tout à l'heure, à juste titre, que j'avais été saisie de stupeur en lisant le tweet de Jean-Michel Apathy.
00:13:24Et comme j'ai très mauvais esprit, comme vous le savez, je me suis dit,
00:13:27mais pourquoi il a écrit ça ? Parce qu'après tout, on sait très bien que ce n'est pas sa famille politique
00:13:31et qu'en effet, il a écrit un très très long tweet pour dire, en gros, je ne me reconnais pas dans cette justice-là
00:13:37et cette justice est injuste et n'est fondée en rien.
00:13:40Et moi, je me suis demandé pourquoi il avait écrit ce long tweet,
00:13:42parce qu'on ne peut pas soupçonner Jean-Michel Apathy, ni d'indulgence, ni de complaisance,
00:13:46ni de gentillesse à l'égard de quiconque et surtout pas à l'égard de Nicolas Sarkozy.
00:13:51Et donc, je me dis, peut-être que c'est aussi pour deux raisons.
00:13:53D'abord, parce que le vent tourne et parce que peut-être que Jean-Michel Apathy,
00:13:56qui est un homme du Sud-Ouest et homme des médias depuis un certain temps,
00:14:00habitué à sentir le vent et qui se dit, peut-être que là, les juges sont allés trop loin
00:14:04et qu'il est en moi aussi, que je prenne une position un peu différente.
00:14:07Donc, c'est intéressant sur, en effet, le fond de l'opinion publique.
00:14:11Et puis, la deuxième chose que je trouve, en effet, très intéressante,
00:14:15c'est que, du coup, tout le monde commence à se préoccuper, en effet,
00:14:19de la mainmise des juges, au sens large, sur la politique française.
00:14:23Moi, qui étais au CSA, je peux vous le dire, pendant de nombreuses années,
00:14:26la hantise du CSA, c'était le Conseil d'État.
00:14:29Je vais dire, à quoi ça sert d'avoir des autorités administratives indépendantes
00:14:31si vous ne pouvez pas bouger un poil et une oreille sans que vous disiez
00:14:34« Ah, les juges du Conseil d'État vont me tomber dessus ».
00:14:37Et le Conseil d'État, c'est comme le Conseil constitutionnel, c'est comme plein d'autres.
00:14:40Ils sont nommés, ils sont irrévocables, tout va très bien, Madame la Marquise.
00:14:44Et en fonction de... Ils sont pratiquement là à vie.
00:14:48Donc, c'est vrai que ce gouvernement des juges a quelque chose de préoccupant.
00:14:52Et si vous regardez toutes les décisions politiques qui ont été prises,
00:14:56y compris pour modifier notre appareil législatif, le regroupement familial...
00:15:00Ça reviendra dans un instant, parce que si les juges utilisent ces lois-là,
00:15:03c'est parce qu'elles ont été votées.
00:15:04C'est-à-dire que l'irresponsabilité, pour ne pas dire l'incompétence,
00:15:08elle a commencé à l'Assemblée nationale et je ne vise personne lorsqu'elle dit ça.
00:15:13Parfois des décrets.
00:15:14Parfois des décrets, vous avez raison.
00:15:15Mais ce qui est intéressant, c'est que cette fameuse République des juges,
00:15:18ce n'est pas maintenant qu'on en parle, certains alertaient depuis plus de 30 ans.
00:15:21Un homme qui était journaliste à l'époque, 97, au Figaro, Éric Zemmour,
00:15:28interrogé par notre ami et regretté Gérard Leclerc.
00:15:30Écoutez, parce que la tartufferie, c'est qu'aujourd'hui, certains se réveillent,
00:15:34ils auraient pu le dire il y a 30 ans.
00:15:35Ils auraient pu dire, attention, ce qui est en train de se passer,
00:15:37c'est une dérive où l'autorité va devenir pouvoir judiciaire.
00:15:42Vous dites que derrière tout ça, il y a un danger pour la démocratie,
00:15:44le gouvernement des juges.
00:15:46C'est exactement la logique de votre première question.
00:15:49C'est-à-dire, ils appliquent les lois qu'ils veulent.
00:15:51Donc, la loi est votée par le Parlement, qui est le représentant du peuple.
00:15:54Donc, les juges, au nom de leur idéologie, ne respectent pas le suffrage universel
00:15:59et, au contraire, veulent se mettre à la place du suffrage universel.
00:16:03Vous savez, il y a eu une rencontre entre préfets et juges, d'un mot,
00:16:07qui était secrète, et on a bien vu la différence.
00:16:10Quand les préfets parlaient république, suffrage universel, respect de la loi,
00:16:13les juges parlaient droit de l'homme, état de droit.
00:16:16Mais l'état de droit sans les droits de l'État, ce n'est plus la démocratie,
00:16:19et en tout cas, ce n'est plus la République.
00:16:20Charlotte Bornella, c'est vous qui suivez ce monde judiciaire depuis quelques années.
00:16:26Oui, moi, je ne suis pas très étonnée par le tweet de Jean-Michel Apathy.
00:16:30Je vais peut-être moi-même vous étonner, mais ce n'est pas la première fois
00:16:32qu'il prend position sur des principes de manière étonnante par rapport à ce que lui pense.
00:16:37Je pense notamment au moment où il y avait eu la chasse à l'homme contre Stérin,
00:16:42où Jean-Michel Apathy, dans Quotidien, avait expliqué que Stérin faisait quand même
00:16:46exactement ce qu'il voulait de son argent.
00:16:47Ce n'était pas une position très répandue, ni dans son monde à lui,
00:16:54ni sur le plateau de Quotidien en particulier.
00:16:56Donc, vous voyez, il est capable, sur certains principes, au minimum,
00:17:00de continuer à se poser des questions.
00:17:01Parce que la vérité, c'est que le vrai sujet,
00:17:04et moi, je déplore assez régulièrement que la justice soit politisée de toutes parts,
00:17:08c'est vrai de la part de certains magistrats,
00:17:10c'est très vrai de la part de ceux qui commentent les décisions de justice aussi,
00:17:14surtout quand elles touchent des hommes politiques.
00:17:16Et il n'y a qu'à voir ces derniers jours, quand ça concerne quelqu'un de qui on est plutôt proche,
00:17:20on a tendance à se dire que c'est honteux.
00:17:22Et quand ça touche l'adversaire politique, ça l'est moins.
00:17:26Et après tout, heureusement que la justice est passée.
00:17:28Vous voyez, c'est un discours.
00:17:29Donc moi, je trouve précieux, en effet, que des gens prennent du recul sur ces décisions
00:17:33et les analyses pour ce qu'elles sont.
00:17:35Le fond du dossier, ni Jean-Michel Apathy, ni nous ne le connaissons.
00:17:38La gravité de l'accusation est réelle.
00:17:41C'est-à-dire que si, en effet, les quatre infractions pour lesquelles il était poursuivi sont gravissimes,
00:17:48et on ne peut que constater qu'il y en a trois qui tombent,
00:17:51ne reste que l'association de malfaiteurs qui, en plus, dans l'instruction, arrive en dernier.
00:17:56Il faut quand même le noter aussi.
00:17:57Et on peut remarquer une autre chose dans l'exercice seul de la justice.
00:18:02C'est que pour l'association de malfaiteurs seul, le prévenu en court cinq ans de prison.
00:18:07Il est rarissime que l'on voit des personnes prendre le maximum légal,
00:18:12surtout sur une infraction financière.
00:18:14Il y en a encore dix ans, là. Pardon, Charlotte.
00:18:14Là, c'est prévu dix ans.
00:18:16Non, sur l'association de malfaiteurs seul.
00:18:18Lorsque l'association de malfaiteurs vise des faits comme la corruption prévenue de dix ans,
00:18:23Oui, mais la corruption tombe.
00:18:25Oui, mais ça reste quand même.
00:18:26Ah, OK.
00:18:27Bon, alors, je vous donne la parole dans un instant, Joachim Lefloquimad,
00:18:32mais on est en direct avec le sénateur Stéphane Lerudillier.
00:18:35Si vous êtes en direct avec nous, c'est que vous avez adressé, monsieur le sénateur,
00:18:38une lettre à Emmanuel Macron, puisque vous demandez une grâce présidentielle partielle.
00:18:44Je précise, parce que c'est important de rappeler que c'est partielle
00:18:46au bénéfice du président Nicolas Sarkozy.
00:18:48Et vous dites, cette exécution, c'est vraiment sur l'exécution provisoire qui a pour effet de précipiter une incarcération
00:18:54avant que la justice ne soit prononcée de manière définitive.
00:18:58Pourquoi avoir adressé cette lettre au président de la République ?
00:19:03Et est-ce qu'aujourd'hui, cette lettre est restée lettre morte ?
00:19:06Alors, l'Élysée a accusé réception hier midi de cette lettre.
00:19:12L'idée étant d'utiliser l'article 17 de la Constitution.
00:19:17Le président de la République a un droit de grâce.
00:19:19Et effectivement, ce droit de grâce est individuel.
00:19:22Il est discrétionnaire et non soumis à un contrôle juridictionnel.
00:19:29Et l'idée dans tout ça, c'est d'empêcher incontestablement l'ancien chef de l'État
00:19:36à être incarcéré d'ici quelques semaines sur, encore une fois, des griefs
00:19:46qui, et ça a été très bien dit sur votre plateau,
00:19:50qui, mis à part l'association de malfaiteurs,
00:19:54tous les griefs sont tombés, il n'y a pas de preuve,
00:19:57et pour autant, on a cette exécution provisoire.
00:20:01Et je rappelle que l'exécution provisoire en matière pénale
00:20:03n'a pas de recours possible pour le justiciable,
00:20:08contrairement au niveau de la procédure civile.
00:20:12Et il est vrai que nous avons une responsabilité.
00:20:14Le législateur, dès lors qu'il a introduit cette exécution provisoire
00:20:17dans le Code pénal, aurait dû quand même s'interroger
00:20:20sur le fait qu'il puisse avoir une possibilité de recours du justiciable
00:20:25par rapport à une juridiction qui ne jugerait que l'exécution provisoire
00:20:30par rapport au profil.
00:20:31Et vous l'avez très bien dit dans votre édito.
00:20:33Quel est le risque aujourd'hui par rapport à Nicolas Sarkozy ?
00:20:36Il n'a jamais fui la justice,
00:20:39il n'aura sans doute pas de trouble à l'ordre public
00:20:41dès lors qu'il sera en liberté,
00:20:44et il n'y a aucun risque de réitération des faits,
00:20:47puisqu'il n'est plus président de la République.
00:20:49Donc, on voit bien que cette exécution provisoire n'a pas de sens en elle-même.
00:20:54Et c'est la raison pour laquelle je demande au président de la République,
00:20:56et seul le président de la République peut le faire,
00:20:59peut sursoir à cette exécution provisoire
00:21:02afin d'éviter l'incarcération de l'ancien chef de l'État.
00:21:05Je vous sais presser, monsieur le sénateur,
00:21:07je voudrais quand même vous poser une question sur votre famille politique.
00:21:10Parce que, pardonnez-moi, ma grand-mère avait une expression,
00:21:13c'est avoir le trouillomètre à zéro.
00:21:15J'ai vu les réactions de certains, et ils sont très rares,
00:21:19à avoir apporté un soutien,
00:21:21mais surtout s'émouvoir et condamner cette décision de justice.
00:21:26Je pense à François-Xavier Bellamy,
00:21:28je pense à David Lysnard,
00:21:29ou je pense encore à Gérard Larcher.
00:21:31Mais après, vous avez une grande famille politique,
00:21:34et très peu sont ceux qui sont allés,
00:21:38non pas seulement apporter leur soutien à Nicolas Sarkozy,
00:21:41mais dénoncer ce qui est en train de se passer.
00:21:43Alors, la question que je me pose, c'est
00:21:45que se passe-t-il au sein de votre famille politique ?
00:21:47Est-ce que vous avez peur de cette autorité judiciaire
00:21:49qui a désormais peut-être un peu plus de pouvoir que vous n'en avez ?
00:21:54Il y a sans doute un peu de cela,
00:21:56mais je pense qu'il faut être très, très lucide.
00:21:59Vous savez, moi, j'ai été très, très effrayé
00:22:02de la condamnation de Marine Le Pen
00:22:04avec l'exécution provisoire.
00:22:06Et si je demande la grâce partielle pour Nicolas Sarkozy,
00:22:11au même titre, on pourrait la demander pour Marine Le Pen,
00:22:14parce que vous voyez bien que l'autorité judiciaire,
00:22:17le pouvoir judiciaire, on peut appeler cela comme cela aujourd'hui,
00:22:21veut empêcher une candidate à se présenter à l'élection présidentielle,
00:22:26et en même temps, désacralise un ancien président de la République.
00:22:30On voit bien que c'est l'exécutif aujourd'hui,
00:22:32le pouvoir exécutif au plus haut niveau qui est attaqué par le pouvoir judiciaire
00:22:36et également le pouvoir législatif,
00:22:38dès lors que le Conseil constitutionnel, parfois,
00:22:41vient annuler des dispositions qui sont de bon sens
00:22:44et qui permettraient de faire évoluer la société dans le bon sens.
00:22:47Eh bien, écoutez, merci, M. le sénateur.
00:22:49Sénateur a l'air des bouches du Rhône d'avoir réagi
00:22:52sur notre antenne en direct dans l'heure des proches.
00:22:56Je vous sens sceptique, Georges Fenech.
00:22:57Parce qu'on sait bien, je dis, M. le sénateur,
00:23:00qu'une grâce présidentielle, qu'elle soit d'ailleurs totale ou partielle,
00:23:05ne peut intervenir qu'une fois que le jugement est défini,
00:23:08la nomination définitive.
00:23:09J'entends.
00:23:10D'ailleurs, cours d'appel, cours de cassation.
00:23:12Mais à travers, moi, ce que je comprends,
00:23:14c'est qu'à travers cette lettre,
00:23:15c'est d'interpeller le président de la République
00:23:17sur les principes fondamentaux.
00:23:18C'est lui le chef de l'État.
00:23:20Et quand je dis que la famille LR a le trouillomètre à zéro,
00:23:24pardonnez-moi, vous dites « oh oui ».
00:23:25Moi, j'ai parlé de service minimum.
00:23:27Vous dites service minimum.
00:23:28C'est-à-dire, vous envoyez limite des messages de condéléance.
00:23:30Je suis un ami, il a mon soutien.
00:23:33Ce n'est pas ça, le problème.
00:23:34Ça, c'est bien de le dire.
00:23:35Mais le problème, c'est un problème institutionnel
00:23:37de fonctionnement de notre justice
00:23:38qui, encore une fois, a foulé au pied
00:23:41un grand nombre de principes généraux du droit.
00:23:44Écoutez, on revient dans un instant
00:23:45parce qu'on va se poser la question.
00:23:46Et maintenant, on va parler aussi
00:23:48de l'univers médiatique
00:23:50qui s'est délecté de cette décision judiciaire.
00:23:54Et puis, puisque vous êtes avec nous,
00:23:55Philippe Ballard, je rappelle que vous êtes porte-parole
00:23:57du Rassemblement national,
00:23:58on reviendra sur les déclarations hier
00:24:00de Sébastien Lecornu
00:24:02qui a éteint l'étoile filante Zuckmann.
00:24:05Il tend la main aux députés du PS.
00:24:07Alors, sa main gauche est vers le PS.
00:24:09Est-ce que sa main droite est vers le Rassemblement national ?
00:24:12Est-ce que vous aussi, vous tendez la main
00:24:14à Sébastien Lecornu ?
00:24:15Je pourrais vous répondre.
00:24:16Je voudrais juste rajouter quelque chose
00:24:17sur ce que disait mon collègue rapidement à LR.
00:24:20Bon, il pourrait peut-être écrire un courrier similaire
00:24:22pour Marine Lecornu
00:24:23puisqu'il a l'air de la défendre.
00:24:24Et je suis d'accord, c'est quand le jugement est définitif.
00:24:26Mais vous savez, au mois de juin dernier,
00:24:28dans ce qu'on appelle la niche,
00:24:30alors ça ne parle pas aux gens,
00:24:31il y a une journée qui est réservée à un groupe
00:24:33et ce groupe parlementaire dépose
00:24:35les propositions de loi
00:24:36que l'UDR, nos alliés et amis ciottistes,
00:24:41avaient déposé une proposition de loi
00:24:42justement pour revenir sur cette exécution,
00:24:45entre autres, sur cette exécution provisoire.
00:24:47Ça a été black-boulé.
00:24:49Par qui ?
00:24:49Par tout le monde.
00:24:50Par tout le monde.
00:24:51Il y avait le groupe RN, il y avait le groupe UDR
00:24:53et après, il y avait tout le monde contre nous.
00:24:55Donc des fois, il y a un effet boomerang
00:24:56qui peut se produire dans la vie politique.
00:24:58Ces textes de loi ont été votés il y a quelques années.
00:25:00Moi, je n'étais pas encore député.
00:25:02Et maintenant, on voit les dégâts que ça peut commettre.
00:25:03Il y avait peu de gens qui s'y opposaient dans l'Assemblée.
00:25:05Et personne ne s'y opposait.
00:25:07Mais encore maintenant, repassez-vous les débats.
00:25:10Mais ce qu'on entendait sur les bancs,
00:25:12alors de gauche, je ne vous dis pas
00:25:13quand on voit les réactions de Manon Bré
00:25:14ou de Mme Tondelier avant-hier,
00:25:16on a très bien compris,
00:25:18mais même du côté du Bloc central et LR,
00:25:21mais bon, ils ne sont jamais là.
00:25:22Donc il y a eu tout un peu de réaction.
00:25:23Il y en a peut-être un qui n'est pas dans l'instant.
00:25:26Non, ce n'est pas François-Xavier.
00:25:28Qui n'a pas réagi.
00:25:29Il y en a un seul qui fait partie des plus grands
00:25:31aujourd'hui responsables politiques,
00:25:32qui sera peut-être candidat à la présidentielle.
00:25:34C'est qui ?
00:25:35Jean-Luc Mélenchon.
00:25:38Une réaction pour l'instant.
00:25:39Il est peut-être aussi, lui, dans ses petits...
00:25:41Il se dit peut-être que le prochain, ça peut être...
00:25:43Je ne suis pas sûr que ce soit dessoulié.
00:25:45Je pense qu'il est bien conscient
00:25:47de ce qui peut se passer pour Jean-Luc Mélenchon.
00:25:48Il était parti en 2018 en croisade
00:25:50quand il a fait le l'offert.
00:25:51Depuis 62 heures, tout le monde a réagi.
00:25:53Le seul qui n'a pas réagi pour l'instant,
00:25:54je vous parle des plus grands chefs
00:25:56des partis politiques, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:25:58Et M. Bayrou non plus.
00:25:59M. Bayrou non plus.
00:26:00M. Bayrou ?
00:26:01Il attend sa décision d'un appel aussi.
00:26:03Ah bah écoutez, je ne sais pas...
00:26:04Ah bah c'est une bonne...
00:26:05Tiens, je vais regarder ici, M. Bayrou.
00:26:06Tiens, je regarde pendant la pub,
00:26:07on revient dans un instant.
00:26:08Ils vont tous y passer.
00:26:10Vous le promettez.
00:26:10Vous savez, chers téléspectateurs,
00:26:14l'ancien président Nicolas Sarkozy
00:26:16sera convoqué le 13 octobre
00:26:17devant un magistrat du parquet national financier
00:26:19pour définir sa date de détention.
00:26:22Alors qu'attend Nicolas Sarkozy ?
00:26:24On va voir le sujet de Charlotte Dierry.
00:26:27Il n'échappera pas à la case prison.
00:26:30Reconnu coupable d'association de malfaiteurs,
00:26:32Nicolas Sarkozy va être incarcéré
00:26:34dans les prochains jours.
00:26:35L'ancien chef de l'État
00:26:37bénéficiera d'un régime particulier
00:26:39en raison de son statut.
00:26:41C'est dans une cellule individuelle,
00:26:43sécurisée et surveillée
00:26:45qu'il devrait être écroué.
00:26:47L'administration pénitentiaire
00:26:48devrait également prévoir un isolement
00:26:50au sein d'une unité réservée aux personnalités.
00:26:54Nicolas Sarkozy devra toutefois
00:26:56se soumettre à certaines règles
00:26:57comme tout autre détenu.
00:26:59Il va rentrer avec ses sacs,
00:27:01comme tout le monde.
00:27:01On va regarder s'il n'y a pas de choses
00:27:05qui sont interdites,
00:27:08comme le parfum par exemple.
00:27:09Il y a de l'alcool, on ne peut pas.
00:27:11Les livres, je conseille d'emmener
00:27:13beaucoup de livres.
00:27:14Les livres doivent avoir
00:27:15une couverture souple.
00:27:17Il ne peut pas avoir d'objet tranchant.
00:27:19Tous les objets de valeur sont enlevés.
00:27:22La première chose qu'il va faire,
00:27:24c'est qu'il va être fouillé.
00:27:25Il ne devrait pas disposer
00:27:26de plus de parloirs que ses co-détenus,
00:27:29c'est-à-dire un par semaine,
00:27:30ni plus d'opportunités
00:27:32de téléphoner à ses proches.
00:27:34Une fois incarcéré,
00:27:35l'ancien président de la République
00:27:36pourra demander des aménagements de peine,
00:27:39comme un bracelet électronique
00:27:40ou une assignation à résidence
00:27:42sous surveillance.
00:27:43Des décisions qui pourront être prises
00:27:45en fonction de son comportement
00:27:47en détention et de sa dangerosité.
00:27:49Pour espérer une libération conditionnelle
00:27:51anticipée,
00:27:52l'ancien chef de l'État de 70 ans
00:27:54pourrait faire valoir son âge
00:27:56pour obtenir des dispositifs spécifiques,
00:27:58comme le prévoit la loi.
00:28:00Ce qui est intéressant également
00:28:01sur cette affaire,
00:28:02c'est le traitement médiatique.
00:28:03C'est que dans un camp,
00:28:05dans un champ médiatico-politique,
00:28:08vous en avez certains
00:28:09qui jubilent les unes hier
00:28:11de libération et de l'humanité.
00:28:13Regardez,
00:28:13l'atoll,
00:28:15casse-prison pour l'humanité.
00:28:18Il y a une sorte
00:28:19de vouloir sabrer le champagne
00:28:22en quelque sorte
00:28:23de ce qui est en train de se passer
00:28:24sans prendre conscience
00:28:25des conséquences
00:28:26que cette décision a aujourd'hui.
00:28:29Joachim Leflaque.
00:28:29Oui,
00:28:30mais c'est un jeu extrêmement dangereux,
00:28:32je crois,
00:28:32parce que certains sabrent le champagne
00:28:34aujourd'hui,
00:28:34ont le sentiment
00:28:35que la justice progresse,
00:28:38qu'elle est rendue,
00:28:38mais ne se rendent pas compte
00:28:39qu'il y a une présomption
00:28:40de partialité
00:28:42sur la justice
00:28:43qui monte de plus en plus
00:28:44chez les Français.
00:28:45Il y avait un sondage
00:28:45l'an dernier
00:28:46qui montrait que 65% d'entre eux
00:28:47considèrent la justice partielle.
00:28:50Et moi,
00:28:50je dis à ces gens-là,
00:28:51attention au retour du feu,
00:28:52regardez ce qui s'est passé
00:28:53aux États-Unis.
00:28:54Trump a été harcelé
00:28:55d'un point de vue judiciaire
00:28:56et ça ne l'a pas empêché
00:28:57de revenir au pouvoir derrière
00:28:59et de prendre des mesures
00:29:00pour reprendre en main
00:29:02de manière drastique
00:29:03la justice.
00:29:04Et je ne vois pas
00:29:04pourquoi ce qui a été possible
00:29:05aujourd'hui aux États-Unis
00:29:07ne sera pas possible
00:29:09demain en France.
00:29:10Je pense que certains
00:29:10vont vers des déconvenus
00:29:12très violents
00:29:12du fait de leur inconséquence.
00:29:14Et je vous propose
00:29:14d'écouter à présent
00:29:15Jean-Yves Leborgne,
00:29:15c'est l'avocat
00:29:16d'Éric Woerth
00:29:18qui était évidemment
00:29:19lui aussi visé dans ce procès,
00:29:21qui a été relaxé
00:29:22et qui réagissait hier
00:29:24sur Europe 1.
00:29:26Il était notre invité
00:29:27entre 11h et 13h.
00:29:29Et je vous propose
00:29:29de l'écouter
00:29:30parce que lui dit
00:29:30je n'ai jamais compris
00:29:31qu'il puisse exister
00:29:32en France
00:29:32des procureurs privés.
00:29:34Et lorsqu'il dit ça,
00:29:35il pense évidemment
00:29:35à Mediapart.
00:29:36Peu aujourd'hui
00:29:38s'intéresse
00:29:39sur Mediapart,
00:29:41160 à 200 articles
00:29:42en l'espace de 12 ans
00:29:45qui ont lancé
00:29:46cette affaire
00:29:47avec un document
00:29:49qui est probablement
00:29:50un faux,
00:29:50ce ne sont pas mes mots,
00:29:51mais ceux de la présidente.
00:29:53Relaxé,
00:29:53mais permettez-moi
00:29:54de vous demander
00:29:54qui réparera son préjudice
00:29:57de 10 années
00:29:57de vie politique
00:29:58bafouée
00:30:00où il n'a pas pu exercer
00:30:01des fonctions mystérielles
00:30:02par exemple.
00:30:03Le préjudice,
00:30:04il l'a subi,
00:30:05M. Rieckveur.
00:30:06Et il ne peut demander
00:30:07réparation
00:30:08à personne.
00:30:09Il n'y aura aucun juge
00:30:11d'instruction
00:30:12ou qui que ce soit
00:30:12qui engagera
00:30:13sa responsabilité.
00:30:15Vous voyez ce que je veux dire ?
00:30:15Le mal est fait.
00:30:17C'est essentiel.
00:30:17Le mal est fait.
00:30:18C'est essentiel ce que vous dites.
00:30:19Jean-Yves Le Borne.
00:30:21Le problème,
00:30:22il est peut-être plus général,
00:30:24c'est que fleurit en France
00:30:26un certain nombre
00:30:27d'associations
00:30:29ou de médias
00:30:30qui se prennent
00:30:31pour des incarnations
00:30:33de la vertu
00:30:34et de la justice,
00:30:35qui considèrent
00:30:36que le parquet
00:30:37n'est pas suffisant.
00:30:39Je n'ai jamais compris
00:30:41qu'il puisse exister
00:30:42en France
00:30:42des procureurs privés.
00:30:44Comme procureurs privés,
00:30:46on a indiscutablement
00:30:47Mediapart.
00:30:49On a aussi
00:30:50un certain nombre
00:30:51d'associations
00:30:52dont je ne citerai pas le nom
00:30:53mais tout le monde
00:30:54les connaît
00:30:54parce que je ne veux
00:30:55quand même pas
00:30:56concentrer
00:30:57toutes les détestations
00:30:59et les haines.
00:31:00Mais j'oserais dire
00:31:01qu'il n'y a pas
00:31:03de légitimité
00:31:04à ce qu'une association
00:31:06s'empare
00:31:07d'un problème public
00:31:09pour dire
00:31:09qu'elle le représente.
00:31:10Je reçois un message
00:31:12d'un élu
00:31:13Les Républicains
00:31:14qui me dit
00:31:14l'expression
00:31:15de votre grand-mère
00:31:16Trouillot
00:31:16maître à zéro
00:31:16est vraiment appropriée
00:31:17au parti LR
00:31:18malheureusement
00:31:19qui est le mien.
00:31:20Quelle proie facile
00:31:20nous sommes pour la justice
00:31:22nous les élus.
00:31:23Le terme de proie
00:31:24me sidère dans ce message.
00:31:26Je pense qu'il y a deux choses.
00:31:28Chez les journalistes
00:31:29on vit dans les ravages
00:31:30du fantasme du Watergate
00:31:32avec une volonté
00:31:32de se payer les puissants
00:31:33à tout prix
00:31:34et du point de vue
00:31:35du gouvernement des juges
00:31:36on a le passage du juge
00:31:37comme bouche de la loi
00:31:38au juge justicier
00:31:39au juge rédempteur
00:31:40mais ça encore une fois
00:31:41ça n'a été possible
00:31:42qu'avec la complicité du politique
00:31:43moi j'en veux moins
00:31:44aux juges qui exploitent
00:31:45les marges de manœuvre
00:31:46qu'on leur laisse
00:31:47qu'aux politiciens
00:31:48qui pendant des décennies
00:31:49ont été extrêmement lâches
00:31:50ont accompagné
00:31:51voire ont accéléré
00:31:51une lame de fond
00:31:52c'est eux qui ont voté
00:31:53toutes les lois de moralisation
00:31:54c'est les mini-successifs
00:31:56qui ont laissé faire
00:31:56le syndicat de la magistrature
00:31:57c'est eux qui ont révisé
00:31:59la constitution
00:31:59pour faire primer
00:32:00le droit européen
00:32:00sur la loi nationale
00:32:01c'est eux qui doivent
00:32:02rendre des comptes aujourd'hui
00:32:03C'est pas que la justice
00:32:04c'est évidemment
00:32:05il y a la justice
00:32:06avec un grand J
00:32:07mais qui exploite
00:32:08les lois
00:32:09qui ont été votées
00:32:09par les politiques
00:32:11avec un tout petit P
00:32:11C'est le politique
00:32:11qui nous a mis dans l'abîme
00:32:12et qui peut nous en sortir aujourd'hui
00:32:13Et les députés
00:32:14avec un tout petit D
00:32:15M. le député
00:32:16Non mais absolument
00:32:16je parlais des faits
00:32:17Boumang tout à l'heure
00:32:18et puis vous soulignez
00:32:20effectivement le point de vue
00:32:21tout ce qui nous vient
00:32:22de l'Europe
00:32:22les jurisprudences
00:32:24de la Cour européenne
00:32:25des droits de l'homme
00:32:25les jurisprudences
00:32:26de la Cour européenne
00:32:27de justice
00:32:29et tout ça
00:32:30on est en train
00:32:31de le payer
00:32:31c'est pour ça que
00:32:32in fine
00:32:33dans le programme
00:32:34de Marine Le Pen
00:32:35il y avait ce référendum
00:32:36pour nous mettre à l'abri
00:32:37de toutes ces jurisprudences
00:32:39et des décisions
00:32:40du Conseil constitutionnel
00:32:42qui parfois mettent à mal
00:32:43des textes
00:32:43qui sont votés
00:32:44à l'Assemblée nationale
00:32:45on parlait tout à l'heure
00:32:46de la justice
00:32:47c'est une proposition de loi
00:32:48de Gabriel Etal
00:32:49on l'a votée
00:32:50elle ne va pas à ces lois
00:32:51mais elle allait
00:32:51dans le bon sens
00:32:52on censure
00:32:53même chose pour les narcotrages
00:32:54mais là c'est le Conseil constitutionnel
00:32:56c'est les grands sages
00:32:57ils s'arrogent des droits
00:32:59qu'ils n'ont pas à voir
00:33:00remarque très intéressante
00:33:01d'un téléspectateur
00:33:02qu'on salue
00:33:03pourquoi il n'y a aucune réaction
00:33:04des juges de droite
00:33:05ou autres
00:33:06sur cette condamnation
00:33:07qui pour de nombreux français
00:33:09la trouvent incompréhensible
00:33:11ayez ce courage
00:33:11la liberté d'expression
00:33:12vous en donne le droit
00:33:13et vous répondez
00:33:14mais c'est intéressant
00:33:14les téléspectateurs
00:33:15ne se parlent
00:33:16mais ça c'est une question
00:33:16très intéressante
00:33:17de devoir de réserve
00:33:18parce qu'il y a
00:33:18dans l'exercice de la justice
00:33:20de manière générale
00:33:20parce que par ailleurs
00:33:21là on est focalisé
00:33:22sur la question de la justice
00:33:23qui touche
00:33:24la vie politique
00:33:25et il y a une
00:33:26comment dire
00:33:27une schizophrénie
00:33:28dans notre manière d'aborder
00:33:29on se dit
00:33:29mais comment c'est possible
00:33:30d'avoir
00:33:31un discours général
00:33:34d'inquiétude
00:33:34du pouvoir
00:33:36pris par la justice
00:33:37et justice
00:33:38à laquelle on reproche
00:33:39le reste du temps
00:33:40une prise en considération
00:33:42mais une prise en considération
00:33:44structurelle
00:33:45donc par le biais
00:33:45de la loi
00:33:46cette fois-ci
00:33:46de droit de la défense
00:33:48complètement
00:33:48au détriment
00:33:50des victimes
00:33:51donc la construction
00:33:51de la justice
00:33:52en plus
00:33:53se fait
00:33:53à deux vitesses
00:33:55je pense que c'est
00:33:56le plus inquiétant
00:33:56en réalité
00:33:57c'est qu'on se dit
00:33:58mais sur quoi
00:33:58va-t-on tomber
00:33:59et bien sûr
00:34:01on ne comprend pas
00:34:02ce qui va se passer
00:34:02mais la question
00:34:03est intéressante
00:34:04parce que par ailleurs
00:34:04tout le
00:34:05comment dire
00:34:06notre manière
00:34:07d'aborder la justice
00:34:08ne se fait jamais
00:34:10par le biais des magistrats
00:34:11enfin rarement
00:34:12on a Georges
00:34:13ce matin sur le plateau
00:34:14mais très rarement
00:34:15parce qu'il y a un devoir
00:34:15de réserve
00:34:16donc en plus
00:34:17on a aussi un commentaire
00:34:18de la justice
00:34:19qui est très régulièrement
00:34:20fait par des avocats
00:34:21ou alors par des syndicats
00:34:23pardonnez-moi
00:34:23le devoir de réserve
00:34:24le syndicat de la magistrature
00:34:26le syndicat de la magistrature
00:34:27en toute impunité
00:34:28mais le syndicat de la magistrature
00:34:29lisez
00:34:29je le dis aux téléspectateurs
00:34:30lisez le communiqué
00:34:32du syndicat de la magistrature
00:34:33en 2012
00:34:34au moment de la campagne présidence
00:34:35lisez
00:34:36lisez ce communiqué
00:34:37je l'ai
00:34:38je l'ai
00:34:38bah vous l'avez
00:34:39ils ont continué
00:34:40par la suite
00:34:40je peux vous le citer
00:34:42par coeur
00:34:42par coeur
00:34:43oui pratiquement
00:34:44vous faites une Philippe de Villiers
00:34:45allez-y vous n'avez pas de notes
00:34:46je vais faire mon Philippe de Villiers
00:34:48vous pouvez essayer
00:34:49il est sur le
00:34:50c'est à peu près ça
00:34:52le 6 mai 2012
00:34:56monsieur Sarkozy
00:34:57a été battu
00:34:59et nous sommes satisfaits
00:35:02de cette défaite
00:35:03de celui qui
00:35:05pendant 10 ans
00:35:06n'a cessé de torturer
00:35:07la justice
00:35:08de la maltraiter
00:35:09en tant que service public
00:35:10et sur les grands principes généraux
00:35:12en raison de son fantasme sécuritaire
00:35:15donc aujourd'hui
00:35:16monsieur Sarkozy
00:35:17vous partez
00:35:18adieu
00:35:18bon vent
00:35:19on peut en rajouter
00:35:24une couche
00:35:25de ce SM
00:35:26le fameux mur des comptes
00:35:27parce qu'il faut toujours le rappeler
00:35:28je pense que les gens associent
00:35:29il y a un an
00:35:30au moment des législatives
00:35:31quasiment même communiqué
00:35:33de la part du syndicat
00:35:34à la magistrature
00:35:35pour faire obstacle
00:35:36au rassemblement national
00:35:37et empêcher Jordan Bardella
00:35:38d'arriver à Matignon
00:35:39et au moment de la présidentielle
00:35:412022
00:35:41rebelote
00:35:42et en 2017
00:35:43même chose
00:35:44et la fameuse harangue de Baudot
00:35:45qu'on cite tout le temps
00:35:46mais qui disait
00:35:46quand même soyez par sûr
00:35:47on est en train de faire
00:35:48cette philosophie là
00:35:48votre téléspectateur
00:35:50a posé une question
00:35:51pourquoi les juges de droit
00:35:52je peux répondre
00:35:52elle y a répondu Charlotte
00:35:53mais peut-être que vous pouvez
00:35:54apporter une autre précision
00:35:55parce que lorsque j'étais
00:35:56dans la magistrature
00:35:57j'avais moi une sensibilité
00:35:58de droite
00:35:59à l'époque déjà
00:36:00et je me suis élevé
00:36:01contre ça
00:36:02on l'a créé
00:36:03avec des collègues
00:36:04l'association professionnelle
00:36:05des magistrats
00:36:06pour dénoncer
00:36:07cette politisation
00:36:08de la justice
00:36:09comment c'est terminé
00:36:10je me suis retrouvé
00:36:11quasiment menotte au poignet
00:36:12devant un tribunal correctionnel
00:36:14poursuivi par Mme Guigou
00:36:15garde des Sceaux
00:36:16pour des motifs fallacieux
00:36:18voyez-vous
00:36:18et mon syndicat
00:36:19a terminé ses jours
00:36:21comme ça
00:36:21ça a été la débandade
00:36:23ça a été un terrorisme
00:36:24intellectuel
00:36:24au sein de la magistrature
00:36:26tout ce qui n'était pas
00:36:27dans le sens
00:36:28de la doxa
00:36:28du syndicat d'administrature
00:36:29avait la carrière brisée
00:36:31et leur réputation
00:36:33définitivement brisée également
00:36:34j'en suis un exemple
00:36:36vivant je veux dire
00:36:38c'est pour ça qu'aujourd'hui
00:36:39je me réjouis
00:36:40quand on peut enfin
00:36:42sur un média
00:36:42dire un point de vue
00:36:44contradictoire au leur
00:36:45non mais ce qui est intéressant
00:36:46il y a des magistrats
00:36:47qui font bien leur travail
00:36:47il y a 150 sous protection policière
00:36:49je crois
00:36:50parce qu'ils luttent
00:36:51contre les narcotrafiquants
00:36:52par la part des choses
00:36:53sur la forme
00:36:54c'est de voir
00:36:55que tout le monde
00:36:55rase les murs
00:36:56que tout le monde a peur
00:36:57depuis 48 heures
00:36:58et que le premier visé
00:37:00sortir de la décision
00:37:02va prendre la parole
00:37:04va pas hurler
00:37:04va pas sortir de ses gonds
00:37:07va pas s'effondrer
00:37:09bien au contraire
00:37:10va garder la tête haute
00:37:11et expliquer en quoi
00:37:13cette décision
00:37:14non pas pour lui
00:37:15mais pour la France
00:37:16c'est sa vision des choses
00:37:17pour la France
00:37:18ébranle des droits
00:37:20qui sont fondamentaux
00:37:21et ce décalage là
00:37:23que vous l'acceptiez ou non
00:37:25que vous partagiez
00:37:26les positions ou non
00:37:27en fait des hommes d'état
00:37:29c'est ça les hommes d'état
00:37:30c'est d'avoir conscience
00:37:32dans ce genre de moment
00:37:33qui vous dépasse
00:37:34qui vous surpasse
00:37:35c'est pas sa propre personne
00:37:39vous voyez ce que je veux dire
00:37:40oui mais au delà de ça
00:37:40il en manque peut-être un peu
00:37:42la question qui vient
00:37:43parce qu'on va pas se dire
00:37:44désormais pour
00:37:45pour comprendre
00:37:46les décisions de justice
00:37:47on va écouter
00:37:48les avocats
00:37:49d'un côté ou de l'autre
00:37:50ou les personnes
00:37:51directement visées
00:37:52par la décision de justice
00:37:53parce qu'on aura
00:37:54par la force des choses
00:37:55au delà de ce cas là
00:37:56une vision biaisée
00:37:58mais la question
00:37:58et moi je trouve
00:37:59qu'elle est extrêmement intéressante
00:38:01c'est qui explique
00:38:02aux français
00:38:03au nom desquels
00:38:05les décisions sont rendues
00:38:06le fondement de la décision
00:38:07et il y a un devoir
00:38:09des réserves des magistrats
00:38:10bien sûr
00:38:10les syndicats s'expriment
00:38:11et les syndicats
00:38:12ils s'expriment de manière générale
00:38:13sur une vision de la justice
00:38:15jamais la décision elle-même
00:38:17n'est expliquée
00:38:18c'est vrai dans ce cas là
00:38:19mais c'est vrai
00:38:19dans beaucoup d'autres décisions
00:38:21quotidiennes
00:38:22qui touchent infiniment plus
00:38:23les français en réalité
00:38:24que ce genre de décision
00:38:25et que parfois
00:38:26nous ne comprenons pas
00:38:27d'ailleurs je trouve
00:38:29que c'est intéressant
00:38:30depuis un certain temps
00:38:31vous avez par exemple
00:38:32la procureure de Paris
00:38:34qui en passait
00:38:36les émeutes
00:38:36ou passait
00:38:37les manifestations
00:38:39va faire des conférences
00:38:40de presse
00:38:40pour expliquer
00:38:41il y a eu tant d'interpellations
00:38:42tant de comparations immédiates
00:38:44pourquoi ces gens
00:38:45n'ont pas été en détention provisoire
00:38:46etc.
00:38:47donc il y a
00:38:47une prise de conscience
00:38:48ça me fait penser
00:38:50à la déclaration
00:38:50d'Eric Dupond-Moretti
00:38:52il y a quelques jours
00:38:53qui au sujet
00:38:54de Tourcoing
00:38:55vous savez
00:38:56qui a preuve d'ailleurs
00:38:57que le principe
00:38:58n'est pas tellement
00:38:58que des présumés innocents
00:38:59soient en prison
00:39:00parce que la détention provisoire
00:39:01je ne pense pas
00:39:01que leur métier est en cause
00:39:02elle est parfois nécessaire
00:39:04c'est le fait
00:39:04de cette nécessité
00:39:05qui n'est pas expliquée
00:39:06en l'occurrence
00:39:06dans ce cas précis
00:39:08et Eric Dupond-Moretti répond
00:39:10le prix de l'indépendance
00:39:11de la justice
00:39:13c'est parfois
00:39:14des décisions incompréhensibles
00:39:15moi pardon
00:39:16je refuse cette phrase
00:39:17en fait
00:39:17c'est non
00:39:18l'indépendance de la justice
00:39:20par rapport
00:39:20évidemment aux politiques
00:39:21en tant qu'ils exercent
00:39:22le pouvoir
00:39:23évidemment est un bien précieux
00:39:24en revanche si la décision
00:39:26qui est prise
00:39:26est incompréhensible
00:39:28pour tout le monde
00:39:29j'imagine
00:39:29puisqu'il reconnaît
00:39:30lui-même
00:39:31qu'elle est incompréhensible
00:39:32et bien ça n'est pas satisfaisant
00:39:34c'est impossible
00:39:34de poursuivre
00:39:35et d'imaginer
00:39:36que les gens puissent avoir confiance
00:39:37s'ils ne peuvent pas
00:39:38comprendre des décisions de justice
00:39:40donc il faudrait les expliquer
00:39:42avançons
00:39:42avançons
00:39:43mais de toute façon
00:39:43c'est la première étape
00:39:44c'est vrai que je ne m'attendais pas
00:39:46à ce qu'on ait
00:39:46mais c'est un débat
00:39:47qui est absolument passionnant
00:39:48sur la justice
00:39:48non mais l'explication
00:39:49juste un mot
00:39:50il nous reste 6 minutes
00:39:51l'explication ne suffit pas
00:39:56me semble-t-il
00:39:57parce qu'on peut expliquer
00:39:59dans tous les sens
00:40:00pourquoi le juge a décidé
00:40:01d'appliquer l'exécution provisoire
00:40:03de la peine
00:40:03elle reste incompréhensible
00:40:04et j'ai ouvert la parenthèse
00:40:07mais il faudrait peut-être
00:40:08le dire encore une nouvelle fois
00:40:09et il faudrait se répéter
00:40:10que la présidente
00:40:12de la chambre correctionnelle
00:40:13soit menacée de mort
00:40:15et qu'il y ait des enquêtes
00:40:16qu'elle soit menacée de mort
00:40:17c'est un scandale absolu
00:40:18mais c'est aussi insupportable
00:40:19insupportable
00:40:20et espérons que les sanctions
00:40:28soient extrêmement fermes
00:40:30puisqu'il y a eu
00:40:30beaucoup de débats
00:40:31sur les pétitions
00:40:32je terminerai là-dessus
00:40:32vous savez qu'il y a
00:40:33des pétitions aujourd'hui
00:40:34une vingtaine de pétitions
00:40:35pour apporter son soutien
00:40:36à Nicolas Sarkozy
00:40:37et demander à justement
00:40:38sucrer et supprimer
00:40:40cette histoire
00:40:41d'exécution provisoire
00:40:42c'est dire à quel point
00:40:44les français sont marqués
00:40:46par la décision judiciaire
00:40:47ce qui est révélateur
00:40:48c'est que maintenant
00:40:48ce soit la décision
00:40:49il nous reste 5 minutes
00:40:52avant la pause
00:40:53et je sais que vous quittez
00:40:54notre plateau à 9h50
00:40:55Philippe Ballard
00:40:56vous êtes porte-parole
00:40:57du Rassemblement National
00:40:58est-ce que Sébastien Cornu
00:41:00vous a convaincu
00:41:01sur ses premiers mots
00:41:02interview hier
00:41:03alors ce qui est intéressant
00:41:05c'est qu'il éteint
00:41:06l'étoile filante
00:41:07Gabriel Zuckman
00:41:09on nous avait fait le coup
00:41:10avec Lucie Castet
00:41:11qui était la
00:41:11la future ministre
00:41:13première ministre
00:41:14à Matignon
00:41:15c'était les médias
00:41:16qui voulaient ça
00:41:16la gauche
00:41:18qui voulait ça
00:41:18Lucie Castet
00:41:19elle est portée disparue
00:41:20on a eu Zuckman
00:41:21ensuite
00:41:21Gabriel Zuckman
00:41:22la taxe Zuckman
00:41:23que dit Sébastien Lecornu
00:41:25est-ce que la taxe Zuckman
00:41:26est la bonne réponse
00:41:27la seule réponse
00:41:28personnellement
00:41:28je ne le crois pas
00:41:29pour deux raisons
00:41:30la première est le fait
00:41:31de taxer le patrimoine
00:41:32professionnel
00:41:32et plus particulièrement
00:41:33l'outil de travail
00:41:34je suis frappé de voir
00:41:35que les impacts
00:41:36en termes d'emploi
00:41:36d'investissement
00:41:37et de compétitivité
00:41:38ne sont pas suffisamment
00:41:39pris en compte
00:41:39dans ce débat
00:41:40l'entreprise
00:41:40n'est pas que l'affaire
00:41:42du patron
00:41:42la deuxième raison
00:41:43est que nous avons besoin
00:41:44des capitaux français
00:41:45pour défendre
00:41:45notre souveraineté économique
00:41:46vis-à-vis de certaines
00:41:47prédations étrangères
00:41:48enfin il y a un débat technique
00:41:50car le président
00:41:50du conseil d'analyse économique
00:41:52établit le rendement
00:41:53de cette taxe Zuckman
00:41:54à moins de 5 milliards d'euros
00:41:55et non 15 ou 25
00:41:57comme parfois avancé
00:41:59Sébastien Lecornu
00:42:00qui dit non
00:42:01au retour de l'impôt
00:42:02sur la fortune
00:42:03qui explique
00:42:04qu'il y aura
00:42:05des augmentations d'impôts
00:42:06mais qu'en même temps
00:42:06il y aura des baisses
00:42:07sur certains impôts
00:42:08je n'ai pas bien compris
00:42:09le système
00:42:10il tend la main
00:42:11aux députés
00:42:12du parti socialiste
00:42:13cette phrase
00:42:14est pas mal quand même
00:42:15je tends la main
00:42:15à tous les parlementaires
00:42:16et en particulier
00:42:17à ceux du parti socialiste
00:42:18parti qui a deux données
00:42:20deux présidents à la France
00:42:21on a vu le résultat
00:42:22des deux présidents
00:42:23mais ça
00:42:24il ne le précise pas
00:42:25alors il tend la main
00:42:27à tous les parlementaires
00:42:28j'essaye de faire
00:42:29Sébastien Lecornu
00:42:30je tends la main
00:42:31vers tous les parlementaires
00:42:32et on est un parlementaire
00:42:33est-ce que vous
00:42:34vous rendez cette main
00:42:35en quelque sorte
00:42:36vous lui dites
00:42:37allez chiche
00:42:38écoutez vous vous souvenez
00:42:39quand Marine Le Pen
00:42:40et Jordan Marlella
00:42:41sont allés rencontrer
00:42:42monsieur Lecornu
00:42:43il y a une dizaine de jours
00:42:44à peu près
00:42:44à la sortie
00:42:45c'était
00:42:46c'est la rupture
00:42:47ou la censure
00:42:49durant l'entretien
00:42:51d'après Marine Le Pen
00:42:52et Jordan Marlella
00:42:53il a parlé de rupture
00:42:54moi quand j'ai lu
00:42:55l'interview du Parisien
00:42:56hier
00:42:56j'ai cherché la rupture
00:42:58alors après
00:42:59pour prendre point par point
00:43:00la taxe Zuckman
00:43:00oui c'est non
00:43:01archi non
00:43:02c'est on frappe
00:43:03les outils de travail
00:43:04c'est non
00:43:04mais moi ce qui me frappe
00:43:05c'est que depuis
00:43:06j'ai fait votre métier
00:43:07moi pendant quasiment 40 ans
00:43:09et au mois de septembre
00:43:10depuis 40 ans
00:43:11le débat budgétaire
00:43:12en fait il tourne
00:43:13autour de
00:43:14plus d'impôts
00:43:15quel impôt en plus
00:43:17plus de taxes
00:43:18mais il y a une paresse
00:43:19intellectuelle
00:43:20dans ce pays
00:43:20qu'on retrouve en ce moment
00:43:21à aucun moment
00:43:23on se dit
00:43:23mais où est-ce qu'on peut
00:43:24faire des économies
00:43:25parce qu'il y a 46%
00:43:26de prélèvements obligatoires
00:43:27dans le pays
00:43:27par rapport au PIB
00:43:2856% de dépenses
00:43:30on sait très bien
00:43:30qu'il y a des dépenses
00:43:31il y aurait mais des dizaines
00:43:33de milliards à aller chercher
00:43:34moi je renvoie à la lettre
00:43:35du 25 juillet
00:43:36que Marine Le Pen
00:43:37avait adressée à François Bayrou
00:43:38ancien Premier ministre
00:43:39dans laquelle elle détaillait
00:43:40ses lignes vertes
00:43:41c'était pas les lignes rouges
00:43:42c'était allez-y
00:43:43sur l'immigration
00:43:43sur notre contribution
00:43:45au budget de l'Union Européenne
00:43:46sur l'état obèse
00:43:47qu'il faut absolument
00:43:48dégraisser
00:43:49comme aurait dit quelqu'un
00:43:50donc vous censurez
00:43:50ou vous censurez pas
00:43:51on va attendre
00:43:52parce que là moi
00:43:52dans ce que j'ai lu hier
00:43:54je sais pas
00:43:55il n'y a pas d'annonce
00:43:55il n'y a rien
00:43:58on ne peut pas se prononcer
00:43:58là dessus
00:44:01la discussion budgétaire
00:44:03et in fine
00:44:04on verra
00:44:05on prendra
00:44:05notre décision
00:44:06un nouveau gouvernement
00:44:07qui devrait arriver
00:44:08le 1er octobre
00:44:08vraiment juste avant
00:44:09la reprise
00:44:10oui en fin de semaine prochaine
00:44:13en fin de semaine prochaine
00:44:14imaginons qu'il y ait
00:44:15par exemple
00:44:16dans ce gouvernement
00:44:18des membres
00:44:19du parti écologique
00:44:20des verts
00:44:22mais des verts
00:44:22qui sont très très proches
00:44:23de Marine Tondelier
00:44:24donc des verts
00:44:25qui ont potentiellement
00:44:26participé
00:44:27c'est même parti votre question
00:44:27non mais attention
00:44:28qui ont participé
00:44:29de près ou de loin
00:44:30à Sainte-Solines
00:44:31avec 66 gendarmes
00:44:33qui ont été blessés
00:44:34à Sainte-Solines
00:44:35avec un ministre
00:44:36de l'Intérieur
00:44:36à l'époque
00:44:37qui parlait
00:44:37d'éco-terrorisme
00:44:39vous censurez
00:44:40or notre censure
00:44:40c'est un très mauvais signal
00:44:42après on en parlera
00:44:42entre nous
00:44:43Marine Le Pen
00:44:43nous fera part
00:44:44et Jordan Barret
00:44:44leur position
00:44:45enfin oui
00:44:46si c'est pour mettre
00:44:47des écolos dingos
00:44:49au gouvernement
00:44:50ça serait quand même
00:44:51un très très mauvais signal
00:44:52bon voilà ce qu'on pouvait dire
00:44:54sur Sébastien Lecornu
00:44:55je vais remercier
00:44:55Philippe Ballard
00:44:56d'être venu sur le plateau
00:44:58ce qui est vrai
00:44:59c'est que pour l'instant
00:44:59c'est White and Sea
00:45:00on attend
00:45:01il n'y a pas de
00:45:02non mais c'est intéressant
00:45:03ce qui m'a marqué
00:45:04la taille
00:45:05Juckman
00:45:05allez c'est fini
00:45:06Fouera
00:45:07à Fouera
00:45:07à Fouera
00:45:08il n'y a pas parlé
00:45:10qu'il y a un problème
00:45:11d'ordre démocratique
00:45:11on a quand même un parti
00:45:12qui a fait 1,7%
00:45:13à la présidentielle
00:45:14et qui fait la pluie
00:45:15et le beau temps
00:45:15et je comprends
00:45:16le sentiment de dépossession
00:45:17qui amine les français
00:45:18quand vous tapez
00:45:19dans la main
00:45:20de Jean-Luc Mélenchon
00:45:21et que vous gardez
00:45:21un certain nombre de sièges
00:45:22parce que vous avez fait
00:45:23le nouveau Front Populaire
00:45:24c'est normal
00:45:25qu'il y ait pas mal
00:45:26et donc il faut en revenir aux yeux
00:45:29ah oui tout à fait
00:45:30les dissolutions
00:45:31et il y a eu ce fameux
00:45:32ce qu'on a appelé
00:45:32le Front Républicain
00:45:33où les Mélenchonistes
00:45:34ont voté pour les Macronistes
00:45:35et les Macronistes
00:45:36ont voté pour les Mélenchonistes
00:45:37et le soir du deuxième tour
00:45:39ils commençaient
00:45:40à s'embrouiller
00:45:40c'était merveilleux quand même
00:45:41c'était juste pas de problème
00:45:42c'était pour nous empêcher
00:45:43on revient dans un instant
00:45:44s'il vous plaît
00:45:44parce que je veux qu'à 10h
00:45:46on parle d'un sujet
00:45:47ô combien sensible
00:45:48chère Françoise
00:45:49ô combien important
00:45:50puisque Claire Géronomini
00:45:52vous savez c'est cette jeune femme
00:45:53qui a été violée
00:45:54il y a deux ans
00:45:56multicondamnée
00:45:57trois OQTF
00:45:58qui étaient dehors
00:45:59elle a eu le courage
00:46:00de prendre la parole
00:46:00il s'avère que ce procès
00:46:02de remercier la justice
00:46:02qui a été parfaite
00:46:03dans son cas
00:46:04exactement
00:46:04dans son cas
00:46:06c'est du bien de l'entendre
00:46:06mais
00:46:07et d'ailleurs
00:46:08j'ai pas voulu aller
00:46:08sur le terrain
00:46:09de la peine
00:46:10c'est 18 ans de réclusion
00:46:12mais il y a 9 ans de sûreté
00:46:13c'est un avis très personnel
00:46:15un homme qui viole
00:46:16dans la même journée
00:46:17deux personnes
00:46:18qui a été condamnée
00:46:19à 11 fois
00:46:21trois OQTF
00:46:22les faits sont tellement horribles
00:46:24moi je voudrais
00:46:24qu'il soit à l'ombre
00:46:25toute sa vie
00:46:26mais c'est
00:46:26une interdiction
00:46:27de territoire français
00:46:27j'entends
00:46:28mais c'est ce que je veux dire
00:46:29c'est très très personnel
00:46:30mais je ne veux pas aller
00:46:31sur ce débat
00:46:31en revanche
00:46:32ce qui me surprend
00:46:33ce qui me perturbe
00:46:35c'est que hier
00:46:35par exemple
00:46:36au procès
00:46:37l'agence France Presse
00:46:39n'était même pas présente
00:46:41il n'y a pas eu
00:46:42une dépêche
00:46:43de l'agence France Presse
00:46:44sur la décision de justice
00:46:46et l'attitude des associations
00:46:47aussi
00:46:47et on va parler
00:46:48de l'attitude des associations
00:46:49dites féministes
00:46:50qui ont attaqué
00:46:51le messager
00:46:52plutôt que le message
00:46:53plutôt que l'agresseur
00:46:54plutôt que l'agresseur
00:46:55c'est vrai
00:46:56Il est 10h sur CNews
00:47:00l'information avec Marine Sabourin
00:47:02rebonjour Marine
00:47:03rebonjour Elliot
00:47:04bonjour à tous
00:47:05Sébastien Lecornu
00:47:06va à nouveau recevoir
00:47:07les formations politiques
00:47:08du Parlement
00:47:09vendredi prochain
00:47:10dans les colonnes du Parisien
00:47:11le Premier ministre
00:47:12promet un gouvernement
00:47:13début octobre
00:47:14il assure avoir déjà écarté
00:47:15plusieurs demandes
00:47:16de la gauche
00:47:17l'état de catastrophe naturelle
00:47:19vient d'être reconnu
00:47:20dans 127 communes
00:47:21des Bouches du Rhône
00:47:22des Côtes d'Armor
00:47:23du Vaucluse et du Var
00:47:24communes touchées dimanche
00:47:25et lundi dernier
00:47:26par des inondations
00:47:27et orages particulièrement violents
00:47:28l'annonce a été faite
00:47:29ce matin sur X
00:47:30par le ministre
00:47:31démissionnaire de l'Intérieur
00:47:32et puis à l'international
00:47:34les sanctions de l'ONU
00:47:35contre l'Iran
00:47:35seront rétablies
00:47:36dès ce soir
00:47:37la raison
00:47:37l'échec de négociations
00:47:39entre Téhérans
00:47:40et les Occidentaux
00:47:40qui réclamaient des gages
00:47:41sur le programme nucléaire iranien
00:47:43l'Iran rappelle aujourd'hui
00:47:44pour des consultations
00:47:45ses ambassadeurs
00:47:46en France
00:47:47en Allemagne
00:47:47et au Royaume-Uni
00:47:48Si Marine Sabourin
00:47:50pour le point sur l'information
00:47:51le verdict est tombé
00:47:52ce vendredi
00:47:5318 ans de réclusion criminelle
00:47:54à l'encontre
00:47:55de cet homme
00:47:56de 27 ans
00:47:57de nationalité centrafricaine
00:47:59sous le coup
00:47:59d'une obligation
00:47:59de quitter le territoire
00:48:00pas une mais trois
00:48:01il s'était un multirécidiviste
00:48:04plus de 11 condamnations
00:48:05il a été accusé
00:48:06de viol sur deux femmes
00:48:07dans la même journée
00:48:08dont Claire Géronimie
00:48:09Claire Géronimie
00:48:11vous la connaissez
00:48:11chers téléspectateurs
00:48:12parce que depuis deux ans
00:48:13femme qui a eu le courage
00:48:14de prendre la parole
00:48:15de raconter l'enfer
00:48:16qu'elle a vécu il y a deux ans
00:48:18et elle se bat
00:48:19pour que son drame
00:48:21n'arrive pas
00:48:22à d'autres femmes
00:48:23elle a lancé une association
00:48:24qui s'appelle
00:48:24Éclat de Femmes
00:48:25elle a été stigmatisée
00:48:27par certains médias
00:48:27parce qu'elle a osé dire
00:48:29que ce drame
00:48:29n'aurait pas dû arriver
00:48:30puisque cet homme
00:48:31n'avait rien à faire
00:48:32sur notre sol
00:48:32elle a été stigmatisée
00:48:34par des associations
00:48:35dites féministes
00:48:36je vous propose
00:48:37de voir le sujet
00:48:38d'Inas Alikan
00:48:39puisque les équipes
00:48:40de CNews étaient sur le terrain
00:48:41les équipes d'Europe 1
00:48:42étaient sur le terrain
00:48:43il manquait quand même
00:48:44juste l'agence France Presse
00:48:46qui est la plus grande agence
00:48:47française justement
00:48:48pour la presse
00:48:49et qui n'était pas présente
00:48:50au procès
00:48:51hier et au rendu
00:48:52à la décision de justice
00:48:53il cumulait déjà
00:48:5612 condamnations
00:48:57et plusieurs obligations
00:48:59de quitter le territoire français
00:49:00désormais
00:49:01l'agresseur
00:49:03de Claire Géronimi
00:49:04dormira derrière
00:49:05les barreaux
00:49:06il a été condamné
00:49:07ce vendredi
00:49:08à 18 ans de prison
00:49:09pour viol en récidive
00:49:11un verdict
00:49:12qui est tombé
00:49:13après 3 jours
00:49:14d'un procès éprouvant
00:49:15mais nécessaire
00:49:16le message vraiment
00:49:17d'espérance
00:49:17que je vais faire passer
00:49:19à travers ce procès
00:49:20c'est que la justice
00:49:20est capable d'être
00:49:21à la hauteur
00:49:22il faut continuer
00:49:23à porter plainte
00:49:24justement pour condamner
00:49:26tous ces agresseurs
00:49:27parce que
00:49:27justement
00:49:28tout simplement
00:49:29si mon agresseur
00:49:30n'avait pas eu
00:49:31d'autres plaintes
00:49:31de violences sexuelles
00:49:33juste avant nous
00:49:33je ne pense pas
00:49:35qu'il aurait eu 18 ans
00:49:35ce vendredi
00:49:36des membres
00:49:37du collectif féministe
00:49:39Némésis
00:49:39étaient présentes
00:49:40devant le tribunal
00:49:41pour soutenir
00:49:42les victimes
00:49:43elles aussi
00:49:44accueillent
00:49:45cette condamnation
00:49:46avec soulagement
00:49:47enfin
00:49:47il a une vraie peine
00:49:48il a aussi été
00:49:49interdit
00:49:50définitivement
00:49:51du territoire français
00:49:52à voir comment
00:49:53est-ce que ça va
00:49:53se traduire réellement
00:49:54est-ce qu'on va réussir
00:49:55à le renvoyer
00:49:56en république centrafricaine
00:49:58mais évidemment
00:49:59c'est une victoire
00:50:00et c'est un soulagement
00:50:01c'est bien pour Claire
00:50:02pour Mathilde
00:50:03mais aussi pour
00:50:04je pense
00:50:04beaucoup de victimes
00:50:05qui en ont marre
00:50:06de voir une justice
00:50:07parfois trop laxiste
00:50:08si pour Claire et Mathilde
00:50:10la page du procès
00:50:11s'éclose hier
00:50:12une autre
00:50:13reste à écrire
00:50:14longue et complexe
00:50:15celle aussi
00:50:16celle de la reconstruction
00:50:17on ira dans un instant
00:50:19sur la question
00:50:20des associations féministes
00:50:21qui ont refusé
00:50:22de soutenir Claire Géronimie
00:50:23et qui ont alerté
00:50:25selon elle
00:50:25sur la récupération
00:50:28de l'extrême droite
00:50:30mais une simple question
00:50:31et je me tourne vers vous
00:50:32Charlotte Dornelas
00:50:33l'interdiction
00:50:36de territoire français
00:50:37qu'est-ce que ça change
00:50:37par rapport à l'obligation
00:50:39de quitter le territoire français ?
00:50:40C'est une décision
00:50:40qui est judiciaire
00:50:41c'est une interdiction
00:50:42judiciaire de territoire
00:50:43et non pas administrative
00:50:44donc d'abord
00:50:46il y a moins de recours
00:50:46possible
00:50:48après la question
00:50:49reste la même
00:50:50sur l'organisation
00:50:50du départ forcé
00:50:51de cet homme
00:50:53et il sera très probablement
00:50:54pris en charge
00:50:55à la sortie de la prison
00:50:56et dans la mesure
00:50:58de la collaboration
00:50:59de son pays d'origine
00:51:02voilà
00:51:02renvoyé à domicile
00:51:04mais c'est tout l'enjeu
00:51:05justement de
00:51:05vous savez
00:51:06ces personnes qui sortent
00:51:06de prison
00:51:07et dont on organise le départ
00:51:08clairement
00:51:09cet individu
00:51:10qui doit faire
00:51:1018 ans de prison
00:51:11avec 9 ans de sûreté
00:51:12donc il peut demander
00:51:14une libération
00:51:14à partir de 9 ans
00:51:16comme tout le monde
00:51:17vous avez à la moitié
00:51:17de la peine
00:51:18merci à nos hommes politiques
00:51:19vous avez raison
00:51:20Charlotte de le préciser
00:51:22mais est-ce que ça veut dire
00:51:22que cet homme
00:51:23une fois qu'il sort
00:51:24de la prison
00:51:25on le prend
00:51:26on le met
00:51:27dans une voiture de police
00:51:29ensuite on le met
00:51:30dans un avion
00:51:30et il rentre chez lui
00:51:32c'est une fonction administrative
00:51:32et normalement
00:51:33on organise
00:51:34exactement comme on le voit
00:51:36en effet son départ
00:51:37avec parfois
00:51:38certains échecs
00:51:39soit en raison
00:51:40de la procédure elle-même
00:51:42qui est extrêmement compliquée
00:51:43et là encore une fois
00:51:44qui n'a cessé
00:51:45de se complexifier
00:51:46au fil des années
00:51:47grâce à nos législateurs
00:51:49successifs
00:51:49et ensuite
00:51:51avec la collaboration
00:51:51via le laissé-passer consulaire
00:51:53du pays d'origine
00:51:54en l'occurrence
00:51:54la République centrafricaine
00:51:55si pas de laissé-passer consulaire
00:51:57qu'est-ce qui se passe ?
00:52:00sans laisser passer consulaire
00:52:01on ne peut pas le renvoyer
00:52:02et donc il est dehors ?
00:52:04en France ?
00:52:05pas au bout de 9 ans
00:52:06je ne pense pas
00:52:06mais allons jusqu'à 18 ans
00:52:08à la fin de sa peine
00:52:09à la fin de sa peine
00:52:11il pourrait
00:52:11comment sera la loi
00:52:12dans 18 ans ?
00:52:13non mais parce que
00:52:14c'est des questions
00:52:15légitimes qu'on se pose
00:52:16c'est-à-dire
00:52:17que c'est des questions
00:52:18légitimes qu'on se pose
00:52:19c'est-à-dire que cet homme
00:52:20n'avait déjà rien à faire
00:52:22sur notre sol
00:52:22de qui avait été victime
00:52:25la malheureuse Philippine ?
00:52:27vous avez raison ?
00:52:28d'un individu
00:52:29qui avait été condamné
00:52:30pour viol en 2021
00:52:31et Philippine
00:52:32c'était l'année dernière
00:52:33et relâché
00:52:34et relâché
00:52:35alors il y a un autre sujet
00:52:36dans le sujet
00:52:37relâché en raison d'ailleurs
00:52:38de l'absence de collaboration
00:52:40du pays d'origine
00:52:40c'est ce que nous
00:52:41voilà
00:52:41il y a un autre sujet
00:52:43dans le sujet
00:52:44et c'est très important
00:52:45c'est que Claire Géronimi
00:52:47elle a eu le courage
00:52:48encore une fois
00:52:48de prendre la parole
00:52:49d'accord ?
00:52:50c'est une force
00:52:52de la nature
00:52:53c'est une résilience
00:52:53que peu ont
00:52:54et elle dénonce
00:52:56dans son traumatisme
00:52:58un autre traumatisme
00:52:59ce sont ces associations
00:53:01dites féministes
00:53:02qui ont en fait
00:53:03le féminisme
00:53:04à géométrie variable
00:53:05et qui n'ont pas soutenu Claire
00:53:07il y a deux ans
00:53:09quand elle a pris la parole
00:53:10pourquoi ?
00:53:11parce qu'elle a osé dénoncer
00:53:12le fait que c'était
00:53:13un autre QTF
00:53:14un étranger
00:53:15sous le coup de
00:53:15non pas une
00:53:16mais trois OQTF
00:53:17écoutez Claire Géronimi
00:53:19qui interpelle
00:53:20ces dites associations
00:53:21féminines
00:53:21je trouve ça dommage
00:53:23parce que
00:53:24comment dire
00:53:25peut-être qu'il y a
00:53:26certains médias
00:53:26qui commencent
00:53:27à nous soutenir
00:53:28mais encore une fois
00:53:29comme je le dis
00:53:30vous avez été
00:53:30parmi les premiers
00:53:31à écouter mon histoire
00:53:32à commencer à vraiment
00:53:34parler de cette agression
00:53:35parce que
00:53:36forcément
00:53:36mon agresseur
00:53:37était sous OQTF
00:53:38et ça dérange
00:53:39je pense que
00:53:40encore une fois
00:53:40pour l'agence France Presse
00:53:41ça dérange
00:53:42et j'ai envie aussi
00:53:43de faire remarquer
00:53:45quelque chose
00:53:46justement
00:53:46à tout le monde ici
00:53:48c'est que
00:53:48la présidente
00:53:50de la fondation
00:53:51des femmes
00:53:51nous a critiqués
00:53:53énormément critiqués
00:53:54pendant le procès
00:53:55parce que
00:53:56l'extrême droite
00:53:56récupérait
00:53:57justement ce procès
00:53:58en attendant
00:53:59je trouve que
00:54:00c'est tellement dommage
00:54:01de devoir faire
00:54:02de la politique
00:54:03de mettre
00:54:03de l'agenda politique
00:54:04là-dedans
00:54:04c'est censé être
00:54:06une association
00:54:06qui soutient
00:54:07toutes les victimes
00:54:08mais en attendant
00:54:08moi j'ai une réelle question
00:54:09pour cette présidente
00:54:11elle était où
00:54:11il y a deux ans
00:54:11parce que moi
00:54:12j'ai demandé de l'aide
00:54:12à la fondation des femmes
00:54:13c'est juste
00:54:15elle était où
00:54:15elle n'était pas là
00:54:16et comme de par hasard
00:54:17elle vient taper
00:54:18pendant le procès
00:54:19c'est très très déplacé
00:54:20pour Mathilde
00:54:20et pour moi-même
00:54:21la fondation des femmes
00:54:23est reconnue
00:54:23d'utilité publique
00:54:24par le décret
00:54:25du 4 juillet 2024
00:54:27ce qui lui donne
00:54:28un statut légal
00:54:29susceptible
00:54:29d'ouvrir l'accès
00:54:30à certaines subventions
00:54:32ou avantages publics
00:54:33la fondation des femmes
00:54:35a refusé
00:54:36du moins n'a pas soutenu
00:54:37ce que dit Claire
00:54:38il y a deux ans
00:54:39d'apporter son soutien
00:54:41je vais juste vous citer
00:54:42la présidente
00:54:43de la fondation des femmes
00:54:44je vous donne la parole
00:54:46juste après
00:54:46je voudrais qu'on découvre
00:54:47sa déclaration
00:54:47parce qu'elle a fait
00:54:48un message sur Instagram
00:54:49tout à coup
00:54:50on les voit s'engager
00:54:52en faveur des victimes
00:54:53dans un procès
00:54:54pour viol
00:54:54incroyable
00:54:55et elle explique
00:54:56que c'est
00:54:57elle qui ne dénonce
00:54:58jamais les violences
00:54:59sexuelles contre les enfants
00:55:00par exemple
00:55:00dans les établissements
00:55:01catholiques
00:55:02ou par les curés
00:55:02tout d'un coup
00:55:03les voilà
00:55:03qui s'affairent
00:55:04autour de cette histoire
00:55:05cette histoire de viol
00:55:06ça leur permet
00:55:08de nous mettre
00:55:08un petit taquet
00:55:09de se dire
00:55:10mais où sont les féministes
00:55:10les féministes
00:55:11elles sont en train
00:55:12d'aider toutes les femmes
00:55:12toutes les victimes
00:55:13quelle que soit leur religion
00:55:14et quelle que soit
00:55:15leur opinion politique
00:55:17visiblement
00:55:17Anne-Cécile
00:55:18Melfred
00:55:19il faut
00:55:19puisque c'est clair
00:55:20j'éronimie
00:55:21dit-elle en attaquant
00:55:23une femme
00:55:24qui est précisément
00:55:24une victime
00:55:24alors moi
00:55:27j'annonce la couleur
00:55:28je suis une féministe
00:55:29convaincue
00:55:30et je suis la féministe
00:55:31qu'un historique
00:55:32c'est à dire que moi
00:55:33je suis une féministe
00:55:34universaliste
00:55:35version Elisabeth Badinter
00:55:36on défend les droits
00:55:37des femmes partout
00:55:38dans toutes les circonstances
00:55:39que ce soit à Paris
00:55:41à l'étranger
00:55:42à l'autre bout du monde
00:55:43contre les mutilations
00:55:44génitales des petites filles
00:55:45contre les violeurs
00:55:46contre tout
00:55:47quelle que soit leur religion
00:55:48donc c'est vrai que moi
00:55:49ça me révolte
00:55:50d'entendre des soi-disant
00:55:51féministes
00:55:52qui ne sont pas plus féministes
00:55:53je ne ferai pas de comparaison
00:55:54attaquer quelqu'un
00:55:56sous prétexte
00:55:57que son cas est récupéré
00:55:58par l'extrême droite
00:55:59je veux dire
00:55:59on a tout lu
00:56:01comme imbécilité
00:56:02et là c'est quand même
00:56:03le summum de l'imbécilité
00:56:05une victime est une victime
00:56:06je veux dire
00:56:07quelle que soit
00:56:07la personne
00:56:09qui le soutient
00:56:09moi ce que je voudrais dire
00:56:11c'est que
00:56:11aujourd'hui
00:56:12et c'est ça qui est terrible
00:56:13pour les féministes
00:56:15dont je fais partie
00:56:16c'est que
00:56:16notre travail historique
00:56:18il est s'abordé
00:56:20par ces nouvelles tendances
00:56:21moi j'ai créé une association
00:56:23il y a 20 ans
00:56:24qui s'appelait
00:56:24pour les femmes
00:56:25dans les médias
00:56:25dont je suis partie
00:56:26entre temps
00:56:27pour des divergences politiques
00:56:29justement
00:56:30parce que je trouve
00:56:31que quand on est féministe
00:56:32il ne peut pas y avoir
00:56:32de politiquement correct
00:56:33on défend les victimes
00:56:35point final
00:56:35et on se fiche de savoir
00:56:37d'où viennent les victimes
00:56:38quelle est leur couleur de peau
00:56:39quelle est leur confession religieuse
00:56:40et dans quelles circonstances
00:56:42elles ont été violées
00:56:42ou mutilées
00:56:43ou mutilées
00:56:45donc
00:56:45c'est pseudo féministe
00:56:47et moi je connais un peu
00:56:49Anne-Cécile Maïsfer
00:56:50je veux dire
00:56:50qu'elle s'attaque
00:56:51alors la fondation des femmes
00:56:52on est content pour eux
00:56:53parce qu'ils touchent des subventions
00:56:54et c'est très bien
00:56:55mais je veux dire
00:56:55qu'elle s'attaque
00:56:56de la sorte
00:56:57parce que politiquement
00:56:58elle n'est pas sur la même ligne
00:56:59que Nemesis
00:57:01ou Éclat de Femmes
00:57:02je trouve ça absolument honteux
00:57:03c'est Simone de Beauvoir
00:57:04qui disait que le pire ennemi
00:57:05des femmes
00:57:05c'était les femmes elles-mêmes
00:57:07et c'est vrai que
00:57:07quand on voit le silence
00:57:08Simone de Beauvoir
00:57:09elle était bien placée
00:57:09parce que comme féministe
00:57:11elle n'a pas toujours été exemplaire
00:57:13mais quand on voit le silence
00:57:14si je peux finir
00:57:15quand on voit le silence
00:57:16assourdissant
00:57:17des associations agrées
00:57:19des associations subventionnées
00:57:20on se dit que cette pensée
00:57:21de Simone de Beauvoir
00:57:22était tout de même juste
00:57:23puisque c'est toujours
00:57:24la même logique
00:57:24in fine qui prévaut
00:57:25les bonnes victimes
00:57:28les bons coupables
00:57:28ceux dont il ne faut pas parler
00:57:30c'est le cas pour la malheureuse Claire Géronimie
00:57:32mais ça a été le cas aussi en Allemagne
00:57:34lors des viols de Cologne
00:57:35ça a été le cas en Angleterre
00:57:36quand des jeunes prolétaires blanches
00:57:38ont été prises pour cibles
00:57:38par des gangs de Pakistanais
00:57:40maintenant moi j'en veux moins
00:57:42aux associations
00:57:42j'en veux moins aux médias
00:57:43qu'aux politiques
00:57:44qui par son impuissance consentie
00:57:46son impuissance fabriquée
00:57:47a rendu ce genre de drame possible
00:57:49vous avez raison en partie
00:57:50mais vous pouvez
00:57:51sur un même pied d'égalité
00:57:54les politiques qui ne sont pas allés
00:57:56sur ce terrain là
00:57:57et les médias qui les refusent
00:57:58les trois sont coupables
00:57:59mais s'il n'y avait pas eu
00:58:00la fraîche du politique de base
00:58:02il n'y aurait pas eu ensuite
00:58:03les discours à ce sujet
00:58:04mais moi j'aimerais
00:58:04pourquoi la FP
00:58:05pourquoi la FP
00:58:06n'était pas hier au procès
00:58:09par idéologie
00:58:09pourquoi il n'y avait pas de dépêche
00:58:10de l'agence France
00:58:11par idéologie
00:58:12écoutez j'aimerais poser la question
00:58:13aux responsables de la FP
00:58:14pourquoi
00:58:15et hier je vous assure
00:58:17que je voulais plus de précisions
00:58:18sur le dossier etc
00:58:19donc naturellement
00:58:21vous avez
00:58:22l'agence France Presse
00:58:24je tape Claire Géronimie
00:58:25une première fois
00:58:25je ne trouve rien
00:58:26une deuxième fois
00:58:27je ne trouve rien
00:58:27je me dis il y a un problème
00:58:28avec mon...
00:58:29c'est impossible
00:58:29ça a sidéré la France
00:58:31ce qui s'est passé
00:58:32pour Claire Géronimie
00:58:33et pour Mathilde
00:58:35les deux victimes
00:58:36coup sur coup
00:58:36violées par cet individu
00:58:38d'accord
00:58:38vous avez même
00:58:39les policiers
00:58:40les enquêteurs
00:58:41qui disent
00:58:41franchement
00:58:42j'ai quasiment
00:58:44jamais vu ça
00:58:45Georges Fenech
00:58:45rien
00:58:46rien
00:58:46pas un mot
00:58:47pas une phrase
00:58:48sur la décision de justice
00:58:50mais c'est révélateur
00:58:51de la dérive
00:58:51de l'agence France Presse
00:58:52moi je préfère me taire
00:58:54tellement j'ai peur
00:58:56que monsieur Dupond-Moretti
00:58:59m'accuse de mettre le pied
00:59:00sur le cercueil de Lola
00:59:02d'autres victimes
00:59:03pour des questions purement politiques
00:59:08et d'instrumentalisation
00:59:09on en est là aujourd'hui
00:59:11dès lors que vous parlez des victimes
00:59:13vous êtes soupçonné
00:59:15d'instrumentaliser
00:59:17le malheur des autres
00:59:18sauf que ce qu'ils appellent
00:59:19instrumentaliser
00:59:20c'est tirer de leçons politiques
00:59:21pour éviter que ce genre de drame
00:59:22se répète
00:59:22mais c'est évident
00:59:23rechercher les dysfonctionnements
00:59:25pour empêcher que ça se reproduise
00:59:27autre sujet à présent
00:59:28on va parler de la violence
00:59:29contre les mineurs
00:59:31dans les lycées
00:59:32le 19 septembre dernier
00:59:34Sacha
00:59:3512 ans et demi
00:59:35alors c'est même pas le lycée
00:59:36là c'est un enfant
00:59:37termine une heure plus tôt
00:59:38ses cours
00:59:39avec deux de ses amis
00:59:40écoutez attentivement
00:59:42parce que cette histoire
00:59:43est là aussi terrifiante
00:59:44il décide d'acheter des bonbons
00:59:46croise le regard
00:59:46d'un jeune homme de 15 ans
00:59:47agressif
00:59:48qui revient avec deux autres jeunes
00:59:50les deux amis de Sacha
00:59:51réussissent à s'enfuir
00:59:52Sacha est rattrapé
00:59:53par les trois jeunes de 15 ans
00:59:54qui le passent à tabac
00:59:55et sans l'arrêt d'un homme
00:59:57à moto
00:59:58qui passait par là
00:59:58aujourd'hui
01:00:00Sacha
01:00:01ne serait peut-être pas
01:00:02il est traumatisé bien sûr
01:00:03mais aurait des blessures
01:00:04encore plus graves
01:00:05il garde des traces
01:00:07sur sa jambe
01:00:08sa semaine à l'école
01:00:09s'est bien passée
01:00:09ses parents et ses professeurs
01:00:11restent vigilants
01:00:12et le père de Sacha
01:00:14Jean-Jacques a eu le courage
01:00:15de prendre la parole
01:00:16là aussi
01:00:17c'est-à-dire que les parents
01:00:18alertent
01:00:19je vous propose d'écouter
01:00:20d'abord le père de Sacha
01:00:21sur les faits
01:00:23un garçon est passé
01:00:28âgé d'une quinzaine d'années
01:00:30d'après mon fils
01:00:31et aura croisé le regard de mon fils
01:00:34en lui disant
01:00:35qu'est-ce que t'as toi ?
01:00:37et mon fils lui aura dit
01:00:39rien
01:00:39tout va bien
01:00:40rien
01:00:41et donc cet individu est revenu
01:00:44avec deux de ses copains
01:00:45c'est mon fils
01:00:46qui lui n'a pas réussi
01:00:47à s'extirper
01:00:48il a été pris
01:00:49on va dire
01:00:52pour cible
01:00:53et donc les individus
01:00:55l'ont plaqué au sol
01:00:56en lui assignant
01:00:58des coups de pied
01:01:00dans les jambes
01:01:00une personne
01:01:01sur une moto
01:01:02a vu la scène
01:01:04et donc c'est
01:01:06donc
01:01:06merci à lui
01:01:08il s'est manifesté
01:01:09pour dissiper le groupe
01:01:11on est surpris
01:01:12par l'heure
01:01:13à laquelle c'est arrivé
01:01:14par la gratuité de l'acte
01:01:16par le fait que
01:01:17c'est un endroit
01:01:18qui est fréquenté
01:01:19et c'est un endroit
01:01:20classé de Montpellier
01:01:23et justement
01:01:24aujourd'hui
01:01:25il veut dénoncer
01:01:25ce qui s'est passé
01:01:26et il a pris la parole
01:01:27traitement médiatique
01:01:28là aussi
01:01:28service minimum
01:01:29très peu de réactions
01:01:31là-dessus
01:01:32Joachim Lefloquimian
01:01:33vous avez écrit
01:01:33sur la situation à l'école
01:01:35et évidemment
01:01:36il y a tout un pan
01:01:37sur la question de la violence
01:01:38oui j'ai écrit
01:01:39que l'école brûlait
01:01:40que la classe dirigeante
01:01:42et la justice
01:01:42regardent ailleurs
01:01:43et qu'on voit
01:01:44ce genre de drame
01:01:45qui n'a rien d'isolé
01:01:46encore une fois
01:01:48je me dis
01:01:49que je persiste
01:01:50et je signe
01:01:51toutes les statistiques
01:01:52sont absolument alarmantes
01:01:53sur le sujet
01:01:53et montrent que l'école
01:01:54n'est plus un sanctuaire
01:01:55mais un réceptacle
01:01:56de la violence
01:01:56de la fracturation
01:01:57de la haine
01:01:58qui croit dans la société
01:01:59c'est plus de 114%
01:02:00d'incidents graves
01:02:01à l'école publique
01:02:02sur 3 ans
01:02:03c'est 100 000 professeurs
01:02:04menacés
01:02:05et agressés chaque année
01:02:06pourquoi je parle des professeurs
01:02:07tout simplement
01:02:08parce que dans quelques jours
01:02:09on va commémorer
01:02:09le 5ème anniversaire
01:02:11de la mort
01:02:11de la décapitation
01:02:12de Samuel Paty
01:02:13Samuel Paty
01:02:14il avait eu un mot
01:02:14assez méconnu
01:02:15quelques jours
01:02:16avant sa mort
01:02:16il avait dit
01:02:17vouloir que sa vie
01:02:18et que sa mort
01:02:18servent à quelque chose
01:02:20or quand je vois
01:02:20ce qui s'est passé
01:02:21ces 5 dernières années
01:02:22j'ai un peu le sentiment
01:02:23que Samuel Paty
01:02:24est mort en vain
01:02:25quand je vois
01:02:25ces drames
01:02:26qui se multiplient
01:02:27quand je vois
01:02:27les politiques
01:02:27qui regardent ailleurs
01:02:28quand je vois
01:02:28Mme Borne
01:02:29qui explique
01:02:29qu'il ne faut pas
01:02:30légiférer à chaud
01:02:31quand je vois
01:02:31ces experts
01:02:32qui ont pignon sur rue
01:02:33à l'éducation nationale
01:02:33Eric Debarbieux
01:02:34par exemple
01:02:35qui a été délégué
01:02:35ministère à la lutte
01:02:36contre la violence scolaire
01:02:37qui nous dit
01:02:38qu'il n'y a pas plus
01:02:38de victimes
01:02:39aujourd'hui qu'hier
01:02:40je me dis que oui
01:02:41peut-être Samuel Paty
01:02:42est bel et bien
01:02:42mort en vain
01:02:43et j'ai un peu honte
01:02:44pour ce que devient
01:02:44l'école
01:02:45cette école
01:02:46qui a fait la francière
01:02:47et qui est en train
01:02:47je crois
01:02:48de la défaire aujourd'hui
01:02:49je rappelle votre ouvrage
01:02:50main basse
01:02:50sur l'éducation nationale
01:02:51en cas de sur un suicide
01:02:52à 6T
01:02:53vous parlez de ces
01:02:53nombreuses victimes
01:02:54on pourrait parler
01:02:55de Lorraine Anand
01:02:56de Mélanie Anogent
01:02:57et cette semaine
01:02:57une professeure de musique
01:02:58dans un collège
01:02:59les victimes
01:02:59des attaques au couteau
01:03:00dans les écoles
01:03:00dans l'indifférence générale
01:03:02parce qu'une prof
01:03:03qui se fait attaquer
01:03:04au couteau au visage
01:03:04aujourd'hui
01:03:05c'est un tweet
01:03:06un tweet de politicien
01:03:08c'est un bingo
01:03:09façon tchat GPT
01:03:10de l'impuissance politicienne
01:03:11et on passe à une autre action
01:03:12Ladislas Giscard d'Estaing
01:03:13Félix Perola
01:03:14qui ont recueilli
01:03:15et les propos sont recueillis
01:03:16par Régine Delfour
01:03:17sur les agressions
01:03:18dans les écoles
01:03:18des armes blanches
01:03:21dans les sacs des élèves
01:03:22un fléau
01:03:23dans le viseur du gouvernement
01:03:24avant même la rentrée
01:03:26Elisabeth Borne se félicitait
01:03:28les opérations de fouilles
01:03:29à l'école
01:03:29Depuis le mois de mars
01:03:31et la diffusion
01:03:32d'un télégramme conjoint
01:03:33avec Bruno Retailleau
01:03:34près de 400 armes
01:03:35ont été saisies
01:03:36lors de plus de 6200 fouilles
01:03:38menées partout en France
01:03:40Désormais
01:03:41tout élève
01:03:42qui introduit une arme
01:03:43dans un établissement
01:03:44sera traduit systématiquement
01:03:46devant un conseil
01:03:47de discipline
01:03:48Malgré les résultats
01:03:49annoncés depuis mars
01:03:50les violences
01:03:51qui impliquent un couteau
01:03:52ont continué
01:03:53Le 24 avril dernier
01:03:54à Nantes
01:03:55Lorraine
01:03:5515 ans
01:03:56avait été tué
01:03:57de 57 coups de couteau
01:03:58par un adolescent
01:03:59de son lycée
01:03:59Deux mois après ce drame
01:04:01c'est une surveillante
01:04:02à nos gens
01:04:03qui était mortellement
01:04:04agressée à l'arme blanche
01:04:05par un collégien
01:04:06de 14 ans
01:04:06Des tragédies
01:04:08qui font écho
01:04:09à celles survenues
01:04:09cette semaine
01:04:10Ce mercredi
01:04:11à Benfeld
01:04:12dans le Barin
01:04:12une professeure de musique
01:04:14sexagénaire
01:04:14a été agressée
01:04:16au couteau
01:04:16par un de ses élèves
01:04:17elle est depuis mercredi
01:04:18hors de danger
01:04:19Georges Fenech
01:04:22qu'est-ce qu'on peut dire
01:04:22de plus
01:04:23là-dessus
01:04:23On a souvent expliqué
01:04:26les raisons
01:04:27qui aujourd'hui
01:04:29nous ont amené
01:04:30à une faillite
01:04:31tant au niveau
01:04:33de l'éducation nationale
01:04:34et ça va être très bien
01:04:35d'être rappelé
01:04:36par Joachim
01:04:36qu'au niveau
01:04:37de la justice
01:04:38avec l'incapacité
01:04:39de l'institution judiciaire
01:04:40à rendre
01:04:42ces mineurs
01:04:43responsables
01:04:44de leurs actes
01:04:45les parents
01:04:45responsables
01:04:46de leurs mineurs
01:04:47et donc
01:04:47on en arrive
01:04:48aujourd'hui
01:04:49à une situation
01:04:50des plus graves
01:04:52car il s'agit
01:04:53quand même
01:04:53En l'occurrence
01:04:54c'était l'Etat son parent
01:04:54Comment ?
01:04:55En l'occurrence
01:04:56le dernier
01:04:56c'était l'Etat
01:04:57son parent
01:04:57était placé
01:04:58Oui
01:04:58mais l'Etat aussi
01:04:59Mais bien sûr
01:05:01bien sûr
01:05:01donc voilà
01:05:02Sur le professeur de musique
01:05:03oui c'est un enfant
01:05:04de la zone
01:05:04mais moi j'ai dit
01:05:05à plusieurs reprises
01:05:06que l'Etat
01:05:07ne jouait pas son rôle
01:05:08la situation
01:05:09de l'être sociale
01:05:10à l'enfant
01:05:10c'est une honte
01:05:11et que ces enfants
01:05:13qui sont plongés
01:05:14dans la violence extrême
01:05:15parce qu'ils ont été placés
01:05:17parce qu'ils étaient
01:05:17de famille violente
01:05:18et que les foyers d'accueil
01:05:19sont des zones de violence
01:05:20et que les familles d'accueil
01:05:21sont aussi parfois
01:05:22maltraitantes
01:05:24et ce sont des bombes
01:05:25à retardement
01:05:25je veux dire
01:05:26il y a à peu près
01:05:26300 000 enfants
01:05:27qui sont pris en charge
01:05:28par la ZEU
01:05:28et c'est un vrai problème
01:05:30en France
01:05:30Mais le problème
01:05:31c'est l'incapacité
01:05:31à penser une politique
01:05:32articulée entre la rue de Grenelle
01:05:33les autres ministères
01:05:35Matignon et l'Elysée
01:05:36parce qu'en réalité
01:05:36à l'école
01:05:37encore une fois
01:05:37elle n'est qu'un réceptacle
01:05:38de problèmes
01:05:38qui préexistent dans la société
01:05:39ce qu'il faudrait
01:05:40c'est une vraie
01:05:41remise à plat
01:05:43de la justice des mineurs
01:05:44c'est construire
01:05:45des centres éducatifs fermés
01:05:46et des internets dédiés
01:05:47pour sortir les jeunes
01:05:48hyper violents
01:05:49et radicalisés
01:05:49venus sur le terrain
01:05:50c'est ça le drame
01:05:51On sait ce qu'il faut faire
01:05:52Une dernière déclaration
01:05:53un dernier sujet
01:05:54qui est passé
01:05:54inaperçu
01:05:56et pourtant
01:05:57c'est quand même
01:05:57très intéressant
01:05:58la démocratie
01:05:59est en danger
01:06:00c'est le résultat
01:06:01de décennies
01:06:02d'aveuglement
01:06:02des élites
01:06:03face au monde
01:06:04en bouleversement
01:06:06a estimé jeudi
01:06:07le ministre
01:06:08démissionnaire
01:06:09des affaires étrangères
01:06:10Jean-Noël Barraud
01:06:11qui était à Harvard
01:06:13c'est intéressant
01:06:14il a fait la leçon
01:06:15à Harvard
01:06:15et en anglais
01:06:16il a dit
01:06:16la France
01:06:17est aussi disposée
01:06:19à soutenir
01:06:19les universités
01:06:20confrontées
01:06:21à la menace
01:06:22du contrôle gouvernemental
01:06:23à la restriction
01:06:25de leur financement
01:06:26aux contraintes
01:06:27liées à leur programme
01:06:28ou à leur projet
01:06:29de recherche
01:06:30c'est très intéressant
01:06:30Jean-Noël Barraud
01:06:31qui dit ça
01:06:32à Harvard
01:06:33sur la situation
01:06:35d'Harvard
01:06:35et on connait
01:06:36les tensions
01:06:36entre Donald Trump
01:06:37qui ne veut juste
01:06:38pas d'antisémite
01:06:39à Harvard
01:06:39et qui veut juste
01:06:41savoir
01:06:41si vous avez
01:06:42des idéologues
01:06:43ou des universitaires
01:06:44si vous avez
01:06:45des antisémites
01:06:46ou des étudiants
01:06:47j'imagine
01:06:50qu'il va y avoir
01:06:50une sorte de
01:06:51levée de bouclier
01:06:52d'accusation
01:06:54d'ingérence
01:06:54de Jean-Noël Barraud
01:06:55je pense qu'on peut
01:06:56l'écouter d'ailleurs
01:06:56Jean-Noël Barraud
01:06:57à Harvard
01:06:58écoutons-le
01:06:59La France
01:07:01est aussi disposée
01:07:02à soutenir
01:07:02les universités
01:07:03confrontées
01:07:03à la menace
01:07:04du contrôle
01:07:04gouvernemental
01:07:05à la restriction
01:07:06de leur financement
01:07:07aux contraintes
01:07:08liées à leur programme
01:07:09ou à leur projet
01:07:09de recherche
01:07:10nous soutenons
01:07:11les étudiants
01:07:11ici à Harvard
01:07:12et ailleurs
01:07:13très intéressant
01:07:14ingérence
01:07:14ou pas ingérence
01:07:15complètement
01:07:16vous dites complètement
01:07:17moi je pense
01:07:18qu'il a le droit
01:07:19de dire ce qu'il veut
01:07:19ingérence
01:07:20et arrogance
01:07:21vous dites ingérence
01:07:22et arrogance
01:07:22moi je pense
01:07:23que c'est très bien
01:07:23qu'il dise
01:07:23ce qu'il veut
01:07:24simplement
01:07:25il ne supporte pas
01:07:26quand Jay Divens
01:07:26à Munich
01:07:27explique qu'il y a
01:07:28un problème
01:07:28sur la liberté
01:07:29d'expression
01:07:29il y a des ingérences
01:07:31qui du point de vue
01:07:32du système
01:07:32sont plus supportables
01:07:33que d'autres
01:07:34maintenant au-delà
01:07:34de l'ingérence
01:07:35sur le fond du problème
01:07:36c'est un discours
01:07:37qui me paraît aberrant
01:07:38on a suffisamment
01:07:39de dérives académomilitantes
01:07:40dans les facultés françaises
01:07:41pour ne pas en rajouter
01:07:42en prenant
01:07:43des étudiants américains
01:07:44qui sont ciblés
01:07:45parce qu'ils font
01:07:46de l'idéologie
01:07:47et pas de la production
01:07:47de savoir
01:07:48est-ce que vous pensez
01:07:49que la démocratie
01:07:50est en danger
01:07:50dans les universités françaises
01:07:52est-ce qu'il tiendrait
01:07:53ces propos-là
01:07:54à l'université nanterre
01:07:56est-ce qu'il dirait ça
01:07:57il faut quand même
01:07:57se rappeler aussi
01:07:58que la présidente de Harvard
01:07:59si je ne m'abuse
01:08:00a été priée
01:08:01de rendre son mandat
01:08:03parce qu'elle n'arrivait pas
01:08:04à définir
01:08:06ce qu'était l'antisémitisme
01:08:08et ce qui s'était passé
01:08:08le 7 octobre
01:08:09et donc en effet
01:08:10à l'issue d'une audition
01:08:11au Sénat américain
01:08:12elle a été remerciée
01:08:13si je puis dire
01:08:14donc c'est quand même
01:08:15assez croquignolé
01:08:16si vous me passez l'expression
01:08:17de voir que Jean-Noël Barraud
01:08:18dit écoutez
01:08:19ne vous inquiétez pas
01:08:19il y a de la place
01:08:20alors c'est vrai
01:08:21que s'ils vont à Sciences Po
01:08:21ils ne vont pas être désorientés
01:08:23question ambiance
01:08:25et question ligne idéologique
01:08:27pardonnez-moi
01:08:27mais j'aimerais bien
01:08:28que Jean-Noël Barraud
01:08:29fasse le même discours
01:08:30sur la démocratie
01:08:31la liberté d'expression
01:08:32qu'il le fasse
01:08:33dans une université à Alger
01:08:34et puis
01:08:35qu'il aille en...
01:08:36qu'il aille dire
01:08:37à son collègue
01:08:38la ministre de l'enseignement supérieur
01:08:39que l'islamo-gauchisme
01:08:39est une réalité
01:08:40dans beaucoup de facs françaises
01:08:41ce serait-ce qu'à Lyon
01:08:42ou à Grenoble
01:08:43ou à Paris
01:08:43qui commence par Lyon
01:08:45Grenoble Paris
01:08:46ensuite qu'il aille faire un tour
01:08:47peut-être à l'université d'Alger
01:08:48et puis ensuite
01:08:49qu'il fasse la leçon
01:08:50à Donald Trump
01:08:51pourquoi pas
01:08:51en tout cas
01:08:52Charlotte a raison
01:08:53on est passé du discours
01:08:54de Sojenilcine à Harvard
01:08:55au discours de Barraud à Harvard
01:08:57et c'est vrai qu'on parlait
01:08:58on parle du niveau
01:09:00qui monte sur beaucoup de sujets
01:09:01on en a un bel exemple
01:09:02mais vous l'avez chuchoté
01:09:04ou vous l'avez dit
01:09:05je ne l'ai pas dit très fort
01:09:06nous étions en train de l'écouter
01:09:08vous auriez dû
01:09:09parce que c'est très fort
01:09:10c'est passé quelques années
01:09:10entre les deux
01:09:11mais ce sera mon seul commentaire
01:09:12relisé
01:09:13Sojenilcine à Harvard
01:09:14ça vaut 100 fois
01:09:15un commentaire
01:09:16sur Jean-Noël
01:09:17et bien écoutez
01:09:18le message est transmis
01:09:20dans un instant
01:09:21c'est Brigitte Millot
01:09:22qui nous
01:09:23on change de sujet
01:09:24on va parler santé bien sûr
01:09:25comme chaque samedi matin
01:09:26avec Brigitte Millot
01:09:27qu'on salue
01:09:28qui nous parlera
01:09:29microbiote
01:09:31dans ce monde invisible
01:09:33qui grouille de nos intestins
01:09:34et qui est un facteur clé
01:09:36de notre santé globale
01:09:37le mot grouilleux
01:09:38là c'est trop tôt
01:09:39merci encore
01:09:40bravo pour tout ce qu'on fait
01:09:42elle est adorable
01:09:43elle m'envoie tous les jours
01:09:44enfin tous les vendredis
01:09:45j'ai le petit message de Brigitte
01:09:47et puis je suis très attentif évidemment
01:09:48à Brigitte Millot
01:09:50cette émission de santé
01:09:51bonjour docteur Millot
01:09:52bonjour à tous les téléspectateurs
01:09:53je vous souhaite un excellent samedi
01:09:54vous restez bien évidemment sur CNews
01:09:56nous on se retrouve à 19h
01:09:58pour face à Mathieu Bocoté
01:09:5920h pour l'heure des pros 2
01:10:00merci à tous les quatre
01:10:01c'était un plaisir d'être avec vous
01:10:03l'info se poursuit
01:10:04merci à tous les téléspectateurs
01:10:09merci à tous les téléspectateurs
01:10:10merci à tous les téléspectateurs
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