- il y a 3 mois
Regardez Le journal RTL avec Amandine Bégot du 06 octobre 2025.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, c'est sans aucun doute l'une des plus graves crises politiques qui ait jamais connu notre pays, à peine son gouvernement nommé.
00:11Sébastien Lecornu a donc présenté ce matin sa démission, un coup de théâtre, coup de tonnerre même.
00:16Que va-t-il se passer maintenant ? C'est la grande question, faut-il à nouveau dissoudre l'Assemblée, nommer un nouveau Premier Ministre ?
00:24Emmanuel Macron doit-il, va-t-il sortir du silence ou même démissionner comme le demandent certains ?
00:29RTL Midi est donc en édition spéciale, on va prendre le temps de tout vous expliquer, entendre les réactions des uns et des autres à gauche comme à droite,
00:37et vous entendre comme chaque jour, vous avez la parole sur RTL, vous réagissez dès à présent par téléphone au 3210 via l'application RTL,
00:46vous cliquez sur l'onglet réagir ou par SMS, vous nous envoyez vos messages au 64900 en commençant par le mot Midi.
00:54Guillaume vient de nous laisser un message au 3210.
00:56Comme le dit le Premier Ministre, je pense qu'il est à minimum temps d'écouter les Français,
01:01et donc soit de dissoudre l'Assemblée Nationale, soit que M. Emmanuel Macron démissionne.
01:08La météo avec vous Louis Baudin, bonjour.
01:10Bonjour.
01:11C'est bien moins agité qu'en politique.
01:14Ah ça c'est vrai, l'anticyclone revient avec lui un temps plus sec et plus calme.
01:18RTL Midi
01:19Son gouvernement n'aura donc duré qu'une douzaine d'heures à peine.
01:26Il était un peu moins de dix heures ce matin quand l'Elysée a annoncé la démission de Sébastien Lecornu.
01:31Le Premier Ministre qui a ensuite pris la parole depuis Matignon,
01:35sept minutes pour expliquer les raisons de son échec.
01:37Être Premier Ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment,
01:44mais on ne peut pas être Premier Ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies.
01:47Il suffirait de peu pour que ça fonctionne.
01:49J'avais dit ici même, on va y arriver, et je veux le redire,
01:52dans le secret des échanges que j'ai pu avoir, il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver.
01:56Et en étant plus désintéressé, pour beaucoup, en sachant aussi faire preuve d'humilité,
02:03peut-être aussi un peu parfois d'effacement de certains égaux,
02:07toujours avoir le sens de l'intérêt général, ce qui compte c'est ce qu'on va faire.
02:11Je suis un militant et j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent,
02:14mais il faut toujours préférer son pays à son parti.
02:17Merci à toutes et à tous.
02:18Sébastien Lecornu sur le perron de Matignon.
02:21C'était ce matin Matignon où l'on vous retrouve.
02:23Arthur Bélier, bonjour.
02:24Bonjour.
02:24Un Premier ministre qui prend la parole quelques minutes seulement après l'annonce de sa démission,
02:28c'est du jamais vu.
02:30Oui, seul, dans la cour de Matignon, sans aucune note.
02:32Le regard froncé, droit dans la caméra, pour une allocution organisée dans la précipitation,
02:37dans le creux de la nuit.
02:38Après 28 jours à Matignon, après une heure dans le bureau d'Emmanuel Macron ce matin pour remettre sa démission,
02:43Sébastien Lecornu cible sans détour les partis politiques d'opposition comme ceux de son propre socle.
02:49Et entre les lignes et dans sa voix, on sent l'amertume, notamment contre le parti LR.
02:53Les Républicains qui, en un poste hier soir sur les réseaux sociaux, ont précipité.
02:57Ce matin, sa chute.
02:59Les appétits partisans, les égaux, le manque d'humilité, les lignes rouges, tout y passe.
03:02Les conditions n'étaient plus remplies, constate impuissant l'homme de 39 ans,
03:07qui dans quelques minutes sera rejoint par ses 18 très éphémères ministres,
03:11et qui vont le rejoindre ici à Matignon pour un premier et un dernier déjeuner,
03:1517 heures seulement après avoir été nommé.
03:18Arthur Bélier en direct de Matignon pour RTL.
03:20Et maintenant, et maintenant, que va-t-il, que peut-il se passer ?
03:23C'est bien sûr la grande question.
03:26Chaque parti est en ce moment en train de se réunir pour décider de la stratégie à adopter.
03:31Écoutez d'abord Marine Le Pen qui appelle à une nouvelle dissolution.
03:35Ça règle la question de la censure, et maintenant ça pose une question au président de la République.
03:40Est-ce qu'il peut continuer à résister à la dissolution ?
03:44Je l'appelle à dissoudre l'Assemblée nationale, car nous sommes au bout du chemin.
03:48Il n'y a pas de solution, il n'y en aura pas plus demain.
03:51Et par conséquent, la seule décision sage dans ces circonstances
03:56et prévue par la Constitution de la CQM République, c'est d'en revenir aux urnes
04:00et que les Français donnent une direction au pays.
04:03On est au bout de la blague, Emmanuel Macron, en résistant, comme il le fait,
04:08de manière irrationnelle aux institutions, est en train de mettre le pays
04:12dans une situation terriblement compliquée.
04:14Marine Le Pen au micro RTL de Charles Ducrot.
04:17Les LR sont réunis en ce moment même au siège des Républicains.
04:21Réunion du bureau stratégique, initialement prévue pour décider du maintien
04:24ou non des Républicains au sein du gouvernement.
04:27Julien Fautra, bonjour. Vous êtes sur place pour RTL.
04:30L'ordre du jour a bien sûr été complètement chamboulé.
04:32Oui, parce que les Républicains ont été pris de court par cette démission.
04:36On est sidérés, répète depuis hier, des élus LR, comme si eux-mêmes ne savaient plus
04:41très bien où ils habitent.
04:42Pour Valérie Pécresse, la balle est dans le camp du chef de l'État.
04:45Le Président de la République, il a encore une arme dans sa manche.
04:48Il peut faire un référendum.
04:49Un référendum sur les sujets qui concernent les Français.
04:52Un référendum sur l'immigration.
04:54Un référendum sur le rétablissement des finances publiques.
04:57Je crois qu'aujourd'hui, il faut donner la parole aussi.
05:01Comment expliquer qu'on a voulu participer au gouvernement
05:03et une fois l'annonce qu'on ne veut plus, impossible pour Michel Tabarro,
05:07voix minoritaire en interne, dont le frère Philippe était au gouvernement
05:11il y a encore quelques heures.
05:12C'est une décision de M. Retailleau que je regrette.
05:16La situation de la France est suffisamment compliquée
05:18pour pas que les Républicains, qui sont censés être un parti de gouvernement,
05:22compliquent encore plus ces choses.
05:23Donc aujourd'hui, je considère que c'est une déception
05:26concernant le fonctionnement de notre famille politique.
05:30C'est le gouvernement le plus macroniste.
05:32On ne peut plus se compromettre, explique un cadre.
05:34On doit expliquer en permanence à nos électeurs
05:36pourquoi on va au gouvernement Macron.
05:38Mais avec le retour de Bruno Le Maire, on n'y arrive plus.
05:41Julien Fautrin, en direct du siège des Républicains à Paris pour RTL.
05:45Voyons à présent ce que l'on en dit en Vendée,
05:47dans le fief de Bruno Retailleau.
05:49Mathieu Lopineau, vous êtes rendu à Saint-Malo-du-Bois.
05:52C'est là que vit le patron des Républicains.
05:53Les habitants sont un peu déboussolés,
05:56même s'ils restent fidèles à Bruno Retailleau.
05:58Oui, ici, Bruno, comme on l'appelle, est une fierté locale.
06:02Dans l'ensemble, nous, on trouve un Vendée qui fait du bon boulot.
06:05C'est un gars du coin, on le connaît, il fait sa part de boulot,
06:08il essaye de faire quelque chose.
06:09Vous restez fidèle, justement, à Bruno Retailleau ?
06:11Oui.
06:12Régis croise régulièrement Bruno Retailleau dans les rues de Saint-Malo-du-Bois.
06:15Pour lui, c'est l'homme de la situation.
06:17C'est le bazar un peu dans notre pays.
06:19Je pense qu'il était capable de mettre de l'ordre.
06:20Le fautif, pour Patrice, c'est avant tout Emmanuel Macron.
06:24C'est en deux parce qu'il s'en fout de nous.
06:27Et puis, il nous laisse tomber un peu, je trouve.
06:29C'est quoi, vous craignez quoi ? Une deuxième dissolution ?
06:31Ah bah oui, oui, tout à fait.
06:33Et puis après, ça va recommencer de nouveau.
06:35Et plus que le jour, on élira un nouveau président.
06:39Vous pensez que ça va être comme ça jusqu'en 2027 ?
06:41Oui, je crois. Je suis pessimiste.
06:42Et la démission du gouvernement, là, une énième démission du Premier ministre ?
06:46Il fallait s'en douter.
06:47En revanche, dans l'ensemble, l'indifférence domine.
06:49Ici, ce matin, beaucoup de Vendéens ont balayé le sujet d'un revers de la main.
06:53Saint-Malo-du-Bois semble bien loin de l'agitation politique que vit Bruno Retailleau.
06:58À Saint-Malo-du-Bois, en Vendée, le reportage pour RTL de Mathieu Lopinot.
07:02Bonjour Marine Tondelier.
07:03Bonjour.
07:04Et merci beaucoup d'être en direct avec nous sur RTL, patronne des écologistes.
07:07On a entendu Marine Le Pen réclamer une nouvelle dissolution.
07:12Et vous, que demandez-vous ?
07:15Écoutez, s'il y a une dissolution, nous serons au rendez-vous.
07:17Nous n'avons pas peur du vote des Français.
07:19Mais je rappelle que ce n'est pas cette Assemblée nationale actuelle qui est illégitime.
07:24C'était le gouvernement Le Cordu, et avant lui, le gouvernement de François Bayrou,
07:29et avant lui, le gouvernement de Michel Barnier.
07:33Pourquoi ? Parce que les Français avaient massivement, avec un taux de participation record,
07:37demandé une cohabitation, et qu'Emmanuel Macron a plongé le pays dans une crise de régime
07:42en refusant de prendre en compte le résultat d'une élection qu'il avait lui-même demandé.
07:49Donc nous, nous ne demandons pas spécialement la dissolution.
07:51Nous disons juste que si elle arrive, nous sommes prêts.
07:54Ce que nous disons aussi, c'est que si Emmanuel Macron décidait de prononcer une dissolution,
07:59c'est vraiment qu'il préfère le chaos et ne jamais prendre en compte les résultats
08:05de l'élection qu'il a perdus.
08:06Il préfère en réorganiser une autre.
08:07Nous pensons qu'avant la case dissolution, il y a une autre case qui aurait dû être
08:11tentée par le Président de la République, qui l'aurait d'ailleurs dû tenter
08:14dès les premières minutes du juillet 2024, c'est nommer un Premier ministre de gauche
08:21et écologie.
08:22Est-ce que vous lui demandez aujourd'hui, Marine Tondelier, à Emmanuel Macron de nommer
08:25un Premier ministre de gauche ?
08:27Non mais moi, ce que je demande à Emmanuel Macron, c'est de se rendre compte du chaos
08:31dans lequel il a plongé le pays et toute la vie politique et de se rendre compte.
08:36Moi, je me mets à la place des Français.
08:37Je suis une chef de parti, mais je suis aussi une citoyenne.
08:40Et franchement, j'ai honte du spectacle qui est donné.
08:42Parce qu'on nous a refusé de nommer un Premier ministre de gauche et écologiste en nous
08:46disant, comme argument, que ce ne serait pas stable et que le seul qui pouvait être
08:50stable, c'était M. Barnier.
08:52Résultat, c'est le Premier ministre qui a duré le moins longtemps de la cinquième
08:54République.
08:55Mais très bien, Marine Tondelier.
08:55Qu'est-ce que vous demandez aujourd'hui au chef de l'État ?
08:58Qui démissionne avant même sa déclaration de politique générale, parce qu'au sein
09:03même de leur camp, qui était censé être le seul camp compact qui pouvait être une
09:06alternative, c'est n'importe quoi avec un ministre de l'Intérieur qui invente.
09:11Il y avait avant, vous savez, des soutiens sans participation.
09:13Lui, il invente la participation sans soutien.
09:15Mais vous voulez quoi aujourd'hui ? On sait où on en est.
09:18Eh bien nous, nous voulons premièrement réinterroger les institutions de ce pays.
09:21La Ve République, ça n'est plus possible, on le dit depuis des années.
09:24Donc à un moment, il va falloir se poser la question d'une constituante qui instaure
09:29un travail avec les Français sur de nouvelles institutions.
09:31Pardon Marine Tondelier, je vous coupe, mais Emmanuel Macron a trois solutions.
09:34Soit il nomme un nouveau Premier ministre.
09:36Donc vous souhaitez un Premier ministre de gauche.
09:37Vous avez compris que cette option avait ma préférence avec le Premier ministre de gauche.
09:40On est d'accord.
09:41De gauche, vous, vous seriez pas à l'allée ?
09:43Mais madame, vous avez bien compris que notre avis, par ailleurs, comptait très peu,
09:48puisqu'il n'y a jusque-là jamais suivi.
09:50Donc nous, ce qu'on pense, c'est que quand c'est un tel chaos,
09:54pour la première fois de la Ve République, un Premier ministre, François Bayrou,
09:58qui demande en fait un vote de confiance et qu'il perd,
10:01puis là maintenant, autre nouveauté dans la Ve République,
10:03première fois que ça arrive, un Premier ministre qui démissionne
10:07avant même son discours de politique générale.
10:09Quand il y a ça, on ne peut pas se dire, du coup, on continue tout comme avant
10:12et on accélère encore.
10:13On est obligé de changer de cadre complètement.
10:15et sur les politiques qui sont menées et dans la manière dont on fait la politique.
10:18Il faut qu'il reconnaisse qu'il n'a plus de la majorité, qu'il n'a plus la main,
10:24qu'il n'a fait que des mauvais choix depuis un an
10:27et que la première chose en politique dont on doit être capable,
10:30c'est de reconnaître ses erreurs, de faire preuve d'humilité
10:33et de se remettre en question ce que le camp Macronise jusqu'ici n'a jamais été capable de faire.
10:37Il n'a jamais été capable de faire.
10:40Il fait ce qu'il veut, comme d'habitude.
10:42Mais nous, on doit proposer une alternative
10:45et donc c'est pour ça qu'on a demandé à chacun de nos partenaires politiques
10:47de se rencontrer cet après-midi.
10:49Ces rendez-vous ont commencé, ils sont en cours.
10:51Nous allons voir le Parti Socialiste, nous allons voir le Parti Communiste,
10:55nous allons voir la France Insoumise, nous allons voir les partis aussi
10:57qui constituent notre groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale.
11:01L'urgence là, c'est de se poser et de travailler à des solutions pour les Français,
11:05ce n'est pas des petites solutions entre appareils politiques,
11:08des solutions de réponse urgente aux problèmes des Français
11:11qui doivent bien se demander, pendant que tous les partis politiques s'occupent d'eux-mêmes,
11:14qui est en train de s'occuper d'eux, de leur quotidien et de leur avenir.
11:17J'ai une dernière question Marine Tondelier.
11:19Jean-Luc Mélenchon demande l'examen immédiat à l'Assemblée
11:21de la motion de destitution d'Emmanuel Macron
11:23qui a été déposée par la France Insoumise.
11:25Est-ce que les écologistes pourraient voter pour ?
11:27Les écologistes sont un certain nombre à l'avoir signé, je vous rappelle.
11:31Et il n'était pas très nombreux à l'avoir fait, il y en avait deux ou trois.
11:34Et là où la moitié du groupe écologiste a décidé de la signer,
11:37c'est quand M. Macron a nommé M. Lecornu.
11:40Parce qu'ils se sont dit, mais en fait, la destitution,
11:42c'est une question qui finira par se poser,
11:44est-ce qu'il faut la poser là, on ne sait pas, ça dépend de lui.
11:46Et le soir même, ils nomment M. Lecornu.
11:48Les députés écologistes, ils étaient estomaqués.
11:51Ils disaient, mais à quel moment ils vont prendre en compte
11:53le fait qu'on est dans une démocratie
11:54et qu'il faut prendre en compte une chose aussi simple que le vote des Français.
11:57Vous voyez, il y a un côté vraiment désespérant.
11:59On ne sait plus quoi leur dire, on ne sait plus comment leur expliquer.
12:02et franchement, c'est inquiétant pour notre démocratie.
12:05Notre démocratie est en crise, elle est malade.
12:07Il va falloir tout changer.
12:09Ce qui nous dirige et la manière dont il dirige.
12:11Merci beaucoup Marine Tondelier d'avoir été en direct avec nous sur RTL.
12:15Allons voir justement ce qui se passe à l'Elysée.
12:18Thomas Després, bonjour.
12:19Bonjour.
12:20Vous êtes sur place pour RTL.
12:22Le président finalement a trois options, Thomas.
12:23Exactement, la première, ce serait la nomination d'un nouveau Premier ministre.
12:28Un Premier ministre qui pourrait être de gauche,
12:30comme on appelle à l'instant Marine Tondelier sur notre antenne.
12:33C'est en tout cas le seul profil qu'Emmanuel Macron n'a pas testé depuis la dissolution.
12:37Selon nos informations, certains proches du président poussent en coulisses pour cette hypothèse.
12:42Et ce, depuis plusieurs jours maintenant.
12:44Deuxième option, on l'a entendu un peu plus tôt dans la bouche de Marine Le Pen,
12:48c'est cet appel à une nouvelle dissolution.
12:50Et puis, troisième option, Amandine, la plus explosive, la moins probable aussi,
12:55mais aux yeux de la Constitution, elle existe.
12:57Ce serait donc la démission du président de la République.
13:00Quoi qu'il en soit, la parole du chef de l'État, elle est aujourd'hui plus que jamais attendue.
13:04Mais pour l'heure, autour de lui, c'est silence radio.
13:06Pas de son, pas d'image de la part de ses conseillers depuis ce communiqué
13:10annonçant la démission de Sébastien Lecornu envoyé à 9h38 ce matin.
13:15Emmanuel Macron qui depuis n'a rien changé à son programme.
13:18Il s'est rendu, comme prévu, au Panthéon, de l'autre côté de la Seine,
13:22pour des repérages avant la cérémonie hommage à Robert Bannenter.
13:25Toujours prévu jeudi soir, avant de regagner.
13:28Il y a une grosse demi-heure maintenant environ, le Palais de l'Élysée.
13:31Le téléphone vissé à l'oreille.
13:32Thomas Despré, en direct de l'Élysée pour RTL.
13:35Merci à vous.
13:36Bonjour Vincent Serrano.
13:37Bonjour.
13:38Alors, vous êtes-vous dans l'heure à Vernon.
13:40C'est le fief de Sébastien Lecornu.
13:42Je crois que vous avez même appris à certains habitants qu'il démissionnait.
13:46Oui, c'est une commune vraiment plongée dans un léger brouillard.
13:49Il fait froid, y compris dans la tête des Vernonnais.
13:51Bouche bée, vous l'avez dit, lorsqu'on leur apprend la démission de Sébastien Lecornu,
13:55puisque beaucoup ce matin n'étaient pas au courant.
13:58Au camp ?
13:59Ce matin.
14:00Non, il n'y avait pas démissionné ce matin.
14:01Non, non, non.
14:02Je ne savais pas, moi.
14:03Vous t'es fouillé ou quoi ?
14:04Ce matin, je crois que c'est une bêtise.
14:06Il a fait son gouvernement hier au soir.
14:08Eh oui, mais ça va très vite, parfois, en politique.
14:11Un rire jaune, quand même, pour certains, mesdames.
14:13À côté, je vous vois mettre votre main comme ça devant votre bouche.
14:16Trois semaines, oui.
14:17Il a battu tous les records.
14:18Il était bien en tant que maire.
14:20Et puis, je crois que ça a été un bon ministre aussi.
14:22La ville, elle est belle et tout.
14:23Ça continuait.
14:24Il était jeune à l'époque.
14:25Je crois qu'il était respectueux et tout.
14:27Je vous sens un peu abattu.
14:28Ben, oui, c'est inquiétant quand même avec tout ce qui se passe.
14:31De ne pas avoir un gouvernement.
14:33Victime des LR.
14:34Pourquoi ils se sont réunis après la constitution des différents ministères ?
14:38Oui, c'est triste.
14:39Ben, oui, je ne sais pas.
14:39Ça, je ne comprends pas.
14:40C'est du grand n'importe quoi.
14:42Et puis, les questions fusent chez Madina,
14:44qui était pourtant fière d'avoir un premier ministre originaire de sa ville.
14:47Bon, alors maintenant, qu'est-ce qui va se passer ?
14:49Ils vont reprendre les mêmes après ?
14:51Non, ce n'est pas possible.
14:53Là, je regrette ce qu'il a fait, monsieur Lecornu.
14:56Parce que là, il n'aurait pas dû reprendre un peu la même équipe.
14:59Sans rancune, elle est déjà impatiente de le croiser à nouveau.
15:02dans les rues de Vernon.
15:03Vincent Serrano, en direct de Vernon, dans l'heure pour RTL.
15:07Vous restez avec nous.
15:08L'édition spéciale, bien sûr, se poursuit.
15:10On verra dans un instant les conséquences économiques de cette dissolution.
15:15Le CAC, par exemple.
15:16Le CAC 40 à Paris, dans le rouge.
15:18A tout de suite.
15:18Amandine Bégaud, RTL Midi, édition spéciale.
15:24Amandine Bégaud, RTL Midi, édition spéciale.
15:28Édition spéciale d'RTL Midi, après la démission de Sébastien Lecornu.
15:33Premier ministre le plus éphémère de cette cinquième République.
15:37Un peu plus de douze heures après l'annonce de son gouvernement.
15:40Il a donc remis sa démission à Emmanuel Macron, qu'il a accepté.
15:43C'était tout à l'heure, peu avant dix heures.
15:46Que va-t-il se passer maintenant ?
15:48Faut-il dissoudre à nouveau l'Assemblée ?
15:51Nommé un nouveau Premier ministre,
15:53ou carrément on appelait à la démission d'Emmanuel Macron.
15:56J'attends vos appels dès à présent au 3210.
15:59Et on va en débattre avec vous dans quelques toutes petites minutes.
16:02Écoutez Françoise qui vient de nous laisser un message.
16:04Une crise de régime, c'est le moins qu'on puisse dire.
16:07Notre président est peut-être aussi démissionnaire, pourquoi pas ?
16:10Mais pour élire qui ? Et face à qui ?
16:13Voilà, pour élire qui ? Face à qui ?
16:15Des questions auxquelles on tentera de répondre dans quelques minutes.
16:19Mais d'abord, voyons les répercussions économiques
16:21qui sont déjà bien réelles après ce coup de tonnerre.
16:24Bonjour Martialiou.
16:25Bonjour.
16:25La Bourse de Paris est en chute libre,
16:27moins 1,5% pour le CAC 40.
16:30Et alors sur les 40 valeurs, seules 3 sont dans le vert.
16:32Oui, et si vous voulez savoir s'il y a un risque de crise financière,
16:35il suffit de regarder qui est en baisse très fortement sur le CAC 40 aujourd'hui.
16:39Les plus fortes chutes, c'est Société Générale,
16:42moins 5,7%,
16:43BNP Paribas, moins 4,45%,
16:46Crédit Agricole, moins 4,35%
16:48et AXA, moins 3,67%.
16:49Donc, les banques et les assurances sont les plus exposées
16:52si la dette française explose et devient insupportable pour le budget français.
16:55C'est pour ça qu'elles sont en chute.
16:57Les taux d'intérêt de la France ont d'ailleurs bondi depuis ce matin
17:00pour se rapprocher de ceux de janvier 2011.
17:02C'est-à-dire la crise de l'euro.
17:04Et à la fin du mois, je rappelle que l'agence Moody's va donner sa note.
17:08On risque d'avoir une nouvelle dégradation vu le contexte.
17:10Parmi les autres secteurs qui plongent,
17:12vous avez les entreprises qui dépendent beaucoup de la commande publique
17:14ou les anciens monopoles.
17:16Bouygues, Vinci, Veolia, Engie.
17:19Et puis enfin, les entreprises très exposées à l'international,
17:22mais très associées aussi à l'image de la France.
17:24Et là, c'est le luxe, particulièrement avec Hermès, Kering et LVMH
17:29qui chutent au même rythme que le CAC.
17:30Il va falloir voir si cette chute est durable ou pas.
17:33Bonjour Michel Picon.
17:34Bonjour.
17:35Vous êtes le président de l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité
17:38qui représente notamment les artisans, les commerçants
17:41ou encore les professions libérales.
17:43Vous êtes souvent venu ici à RTL nous dire
17:46à quel point la stabilité politique était essentielle
17:49pour la bonne santé de notre économie.
17:51Bon ben là, on n'y est pas quoi.
17:54Non, on n'y est pas.
17:56Franchement, nos appels sont malheureusement restés vains.
17:59Tout ce qui se passe aujourd'hui est affligeant.
18:02Je pense à toutes ces entreprises qui sont en difficulté.
18:06Ce matin, on nous a annoncé un triste record
18:09du nombre de défaillances d'entreprises.
18:11On devrait atteindre 69 000 cette année
18:14plus les 70 000 qui ferment leur rideau
18:16parce que le chiffre d'affaires ne se fait pas,
18:19parce que les carnets de commandes ne se remplissent pas.
18:22et face à ça, la classe politique
18:23qui est incapable d'apporter une réponse au pays
18:28autre celle que l'instabilité.
18:31On ne sait pas ce qu'ils cherchent.
18:32Incapable de trouver pendant dix mois
18:35un dénominateur commun d'action
18:36pour donner à notre pays un budget
18:39et offrir la stabilité dont l'économie de notre pays a besoin.
18:43On vous sent abattu et en colère en même temps,
18:46Michel Picon.
18:47Qu'est-ce que vous avez envie de leur dire à ces politiques ?
18:50Je ne sais plus quoi leur dire.
18:52Soyez raisonnable.
18:53Oubliez vos timings de carrière
18:55parce qu'au fond, les positions des uns et des autres,
18:59elles ne sont prises qu'en fonction de leurs propres intérêts électoraux.
19:04C'est consternant.
19:05L'arrivée de M. le maire crée un vrai problème, etc.
19:10Moi, je ne suis pas le porte-parole de M. le maire,
19:12mais je ne connais pas beaucoup de gens aujourd'hui
19:14qui veulent rembourser à l'État ce que M. le maire a mis en œuvre à l'époque.
19:18Mais au fond, est-ce que c'est M. le maire, ministre des Armées,
19:22qui gêne ou est-ce que c'est un futur candidat à l'élection présidentielle
19:26qu'il faut éliminer ?
19:28Tout ça, on en a marre.
19:29Vraiment, on en a marre.
19:30Il y a trois options sur la table, Michel Picon.
19:33Emmanuel Macron nomme un nouveau Premier ministre.
19:36Pourquoi pas de gauche ?
19:37Deuxième option, la dissolution.
19:39Troisième, démission du Président de la République.
19:41Vous, Président de l'UDP, vous choisissez quoi ?
19:44Celle qui nous apportera la stabilité.
19:46Je désespère que cela puisse arriver.
19:50Je pense qu'un nouveau Premier ministre va se heurter
19:53aux mêmes intransigences.
19:56Et puis, une dissolution n'amènera pas un Parlement
20:00avec une majorité absolue qui donnera de la stabilité.
20:03Donc, il faudrait une élection présidentielle ?
20:06Non, il faut que chacun retrouve la raison.
20:09Dis alors les échéances, une nouvelle élection présidentielle,
20:12je pense que si on rentre là tous les deux ans,
20:15il va falloir faire une élection présidentielle
20:17parce qu'on est dans une période
20:18où personne n'acceptera le résultat d'une élection présidentielle.
20:22Et à chaque fois, le nouveau président,
20:24au bout de deux ans, on va demander sa démission,
20:27faire des institutions et des règles du jeu.
20:28Ça se respecte, me semble-t-il.
20:31Non, mais il faut être responsable
20:32pour faire en sorte que pendant ces dix mois,
20:35le pays fonctionne.
20:36Et ça, c'est ahurissant, ahurissant.
20:39Ces postures, ces lignes rouges,
20:44ces façons de mépriser, au fond, l'intérêt général.
20:48Merci beaucoup, Michel Picon,
20:50d'avoir été en direct avec nous sur RTL,
20:52président de l'U2P.
20:53Si vous aussi, vous êtes chef d'entreprise,
20:56artisan, commerçant,
20:57vous vous inquiétez pour l'économie
21:00après cette nouvelle démission.
21:02Appelez-nous 3210.
21:04J'attends vos témoignages
21:05et on vous en écoute dans un instant.
21:07Avant cela, on part pour Léonion, en Gironde.
21:10Clara et Charry, c'est là que vous vous êtes rendus,
21:12ce matin, à la rencontre des lecteurs,
21:14on va dire, complètement désabusés.
21:16Dans les rues de Léonion,
21:17les habitants sont un peu lassés.
21:20Je ne suis même plus,
21:21parce qu'il faut suivre au jour le jour.
21:23Floriane téléphone à la main,
21:24esquisse tout de même un sourire.
21:26Vous m'avez interpellée
21:27quand je lisais un message de mon frère
21:29qui disait, franchement,
21:30c'est à Arlette Grusse, le gouvernement.
21:32Ben voilà, c'est le cirque tout le temps.
21:34Et ils ne sont jamais d'accord.
21:36C'est des petites guerres.
21:36Il faudrait changer tout le monde, en fait.
21:38On reprend toujours les mêmes personnes.
21:40Donc les gens en ont marre.
21:41Annick, elle, pense que...
21:42Ben que c'est le bordel.
21:44Son rire est un peu forcé,
21:45car en réalité,
21:46les rebondissements politiques l'inquiètent.
21:47On ne peut plus faire confiance.
21:49Et je ne sais pas où on va.
21:51Je suis sans voix.
21:53Mais quand il s'agit d'envisager la suite,
21:55l'exercice laisse perplexe les habitants.
21:57Je n'ai pas d'idée.
21:59C'est le gros point d'interrogation.
22:01C'est l'incertitude, le flou.
22:04Le plus absolu.
22:05Il n'y a pas 36 000 choix.
22:07C'est les trois choix, là.
22:08Donc soit Macron démissionne,
22:09soit une dissolution.
22:10Mais on a vu que ça ne servait pas à grand-chose.
22:12Donc après, je ne sais pas trop.
22:15Et Annick conclut agacée.
22:17Même si on vote à nouveau,
22:18on arrivera de toute façon au même résultat.
22:20En géronde, le reportage pour RTL
22:22de Clara et de Chary.
22:23La météo.
22:24Louis Baudin.
22:25Après la pluie, vient le beau temps.
22:27Après ce week-end bien agité,
22:28ça y est, tout est calme.
22:29Tout est calme.
22:30C'est vrai que l'anticyclone
22:31revient s'installer sur la France.
22:32Alors, il laisse encore quelques nuages
22:34en ce moment, là,
22:35entre la Normandie et l'Île-de-France
22:36dans les régions du Nord-Est.
22:38Mais il ramène déjà du temps sec.
22:39Et cet après-midi,
22:40les éclaircies finiront par se montrer,
22:42y compris dans ces régions du Nord.
22:43Je dis éclaircies.
22:44Ce ne sera pas encore du ciel tout bleu.
22:45Non, le ciel tout bleu,
22:46on le retrouvera dans le sud
22:47de l'Atlantique
22:48jusqu'aux Alpes et à la Méditerranée.
22:50Méditerranée où nous avons un peu de Mistral
22:52et d'Autramontane
22:53jusqu'à 70 km heure.
22:54Et puis les températures,
22:56elles vont repartir lentement à la hausse.
22:58entre 15 et 19 degrés dans la moitié Nord,
23:00c'est quasiment de saison.
23:0119 à 24 degrés dans la moitié Sud.
23:03Bon, et la semaine,
23:04elle s'annonce comment, Louis ?
23:05Anticyclonique.
23:06Ça va durer jusqu'au week-end inclus
23:08avec quelques nuages,
23:09quelques brumes le matin
23:10dans la moitié Nord.
23:12Et puis l'après-midi,
23:12plutôt de belles éclaircies,
23:14des températures qui vont grimper.
23:16On se rapprochera des 20 degrés
23:17dans la moitié Nord
23:18jusqu'à 25 dans le Sud.
23:20Ce type de temps va nous accompagner
23:21jusqu'au week-end inclus,
23:23je le répète.
23:23Voilà une bonne nouvelle,
23:24comme quoi il y a des bonnes nouvelles
23:25aussi dans l'actualité.
23:26Merci beaucoup, Louis.
23:28Vous restez avec nous.
23:29Cette édition spéciale se poursuit.
23:31Vous avez la parole
23:31dans un tout petit instant
23:32après cette démission
23:34de Sébastien Lecornu.
23:35Que faut-il faire ?
23:36Dissoudre l'Assemblée,
23:38nommer un nouveau Premier ministre
23:40ou encore une démission
23:42d'Emmanuel Macron.
23:43On va en débattre
23:43dans un tout petit instant.
23:44A tout de suite sur RTL.
23:45RTL midi, édition spéciale.
Écris le tout premier commentaire