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  • il y a 3 mois
Avec Martine Brousse, présidente de La Voix de l’Enfant

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##C_EST_QUOI_LE_PROBLEME-2025-10-23##

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Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jean-François Aquili.
00:05Dans un instant, dans une dizaine de minutes, en fait, le débat de La Vérité en Face,
00:11vous appelez au 0826 300 300 autour de la jeunesse déclassée.
00:15Vous savez, quand on a 30 ans aujourd'hui, quand on avait 30 ans, en 1970, les temps ont bien changé.
00:21En attendant, allez, 9h21, c'est quoi le problème ?
00:25Félix Mathieu, avec vous, on parle du secteur de la petite enfance qui a bien du mal à recruter, et notamment les crèches.
00:33Oui, beaucoup de structures sociales d'aide à l'enfance ou bien de crèches ont du mal à trouver des salariés,
00:38donc elles pallient un peu l'urgence en recrutant comme elles peuvent.
00:4213 500 postes sont vacants dans les crèches, des métiers sans doute pas assez valorisés,
00:46notamment en termes de rémunération, pas assez de candidats.
00:49Ces structures font donc, avec les moyens du bord, au jour le jour, au risque, au risque de recruter parfois vite et mal.
00:56En n'étant pas assez regardante, on l'a vu récemment, plus de 1700 personnes ont été écartées des métiers liés à l'enfance
01:02à cause de leurs antécédents judiciaires.
01:04Jusqu'ici, les employeurs étaient censés vérifier par eux-mêmes les profils des candidats,
01:08par exemple en envoyant des demandes de vérification du casier judiciaire à l'administration.
01:13Bien souvent, ça ne suivait pas vraiment, la demande se perdait,
01:16ou même, il n'y avait aucune vérification quand il fallait trouver quelqu'un la veille pour le lendemain.
01:20Du coup, la logique a été inversée.
01:22Désormais, Félix, c'est au candidat de fournir obligatoirement une attestation, comment vous dites, d'honorabilité.
01:29Oui, c'est le terme employé à un nouveau système pour écarter les potentiels prédateurs sexuels
01:34des foyers de la protection de l'enfance, des crèches, des assistants familiaux ou bien des assistantes maternelles.
01:40La plateforme vérifie donc leur casier judiciaire,
01:42mais elle recoupe aussi avec le fichier des auteurs d'infractions sexuelles.
01:46Et résultat donc, 1733 personnes n'ont pas eu leur attestation.
01:50Elles ont été écartées presque...
01:52C'est du monde, hein ?
01:52Bah oui, ça fait beaucoup, presque 1% des professionnels de l'aide sociale à l'enfance,
01:57écartés pour des antécédents incompatibles avec le travail auprès d'enfants.
02:01C'est par exemple des condamnations pour détention d'images pédopornographiques.
02:05Ces personnes devront être licenciées pour motifs personnels.
02:07Et ce nouveau système de recoupement des fichiers vient d'être généralisé à l'ensemble du territoire.
02:11Oui, parce que c'est plus de 1700 personnes écartées.
02:14Donc c'était seulement dans 29 départements pilotes où la mesure avait été expérimentée.
02:18Mais depuis octobre, donc, c'est désormais sur tout le territoire ce recoupement.
02:23Un million de personnes vont être passées au crible comme ça,
02:26ou doivent déjà l'avoir été même.
02:28Un million de personnes, l'année prochaine, ce sera élargi aussi aux candidats à l'adoption
02:32ainsi qu'aux salariés des secteurs du handicap ou des personnes âgées.
02:35Voilà donc pour le décor qui est planté avec vous, Félix.
02:38Bonjour Martine Brousse.
02:40Bonjour.
02:41Vous présidez, bienvenue sur l'antenne de Sud Radio Martine Brousse,
02:44vous présidez la voie de l'enfant.
02:46Est-ce que, comme moi, ce chiffre de 1733 personnes écartées, ça vous a fait bondir ?
02:55Absolument pas. Ce n'est que la pointe de l'iceberg.
02:58Et je pense que vous avez bien souligné justement qu'il n'y a que 29 départements.
03:03Donc, vous voyez, on va pouvoir multiplier au moins par 5,
03:07puisqu'il y a plus de 100 départements en France.
03:11Donc, je pense que nous sommes loin de la réalité.
03:15Et de plus, nous ne touchons que petite enfance.
03:20Ça veut dire que quand nous allons, et quand ce fichier, c'est ce que nous demandons,
03:25la voie de l'enfant et les associations,
03:27ce fichier doit permettre, même à des familles qui recherchent
03:32pour garder leur enfant, qu'elle puisse, mais ça pour le moment,
03:38ce n'est pas encore possible, mais nous allons l'obtenir,
03:41demander que la personne présente ce certificat d'honorabilité.
03:45Ça sera une sécurité.
03:46Vous savez que nous avons énormément, malheureusement,
03:50de situations d'agressions sexuelles chez des animateurs,
03:54chez des baby-sitters.
03:55Donc, nous sommes là pour, avant tout, protéger les enfants.
04:00Je crois que le gouvernement et la haute commissaire à l'enfance,
04:03madame Sarah Elahiri, a pris ce sujet à bras-le-corps.
04:07Allons jusqu'au bout.
04:08Oui, c'est la moindre des choses sur ce certificat.
04:11Félix Mathieu.
04:12D'ailleurs, c'est déjà en vigueur depuis octobre, ce certificat.
04:14On devrait bientôt savoir peut-être combien de personnes au niveau national
04:18ont pu être écartées comme ça.
04:20Tout à fait, mais au niveau de la petite enfance.
04:23C'est-à-dire que pour le moment, par exemple, nous, les associations,
04:27en tant que présidentes, je ne peux pas demander ce certificat d'honorabilité.
04:33Donc, tout de même, nos associations de quartier ne peuvent pas le demander.
04:38Pour l'instant, vous n'y avez pas accès, vous ne pouvez pas faire la démarche.
04:41Non, non, non, c'est pour ça.
04:43Et ce qui est intéressant, c'est que ce n'est pas l'employeur qui demande.
04:46C'est la seule chose, l'employeur demande que la personne présente,
04:50ce certificat.
04:51Donc, il n'y a pas de démarche de l'employeur pour faire une espèce de recherche
04:55de je ne sais quoi.
04:56C'est vraiment, d'accord, présentez-nous votre certificat d'honorabilité.
05:01En tout cas, le fait que ce chiffre témoigne du fait que jusqu'ici,
05:04ce problème des risques liés à la pédocriminalité,
05:07ce n'était pas assez pris au sérieux dans notre pays.
05:10Alors, je ne dirais pas que ce n'était pas pris au sérieux.
05:12C'est vous, les médias, qui avez permis, par l'information,
05:15la circulation de l'information, les mesures, les associations, la justice,
05:20que l'on prenne conscience de l'importance des violences qui sont faites aux enfants.
05:26Je rappelle aussi que 80%, plus de 80%, sont intra-familial.
05:31Donc, ce qu'il faut, c'est prendre le sujet dans sa globalité
05:34et faire en sorte qu'aujourd'hui et demain,
05:38des mesures soient véritablement appropriées pour mieux protéger les enfants.
05:43Mais on découvre au fur et à mesure, regardez, il y a 15 ans,
05:47on ne parlait pas du numérique, on ne parlait pas des réseaux sociaux.
05:50Donc, je pense qu'il faut, au contraire, encourager ce qui est mis en œuvre aujourd'hui,
05:56parce que cela va nous permettre de mieux protéger les enfants.
05:59Des antécédents, ça ne veut pas dire évidemment que ces 1733 personnes
06:04qui ont été écartées étaient passées à l'acte dans leur fonction,
06:08mais il y avait un vrai risque.
06:11Tout à fait. Cette démarche, elle est aussi une démarche préventive.
06:14C'est-à-dire que des personnes qui ont été condamnées
06:16pour détention de photos pédopornographiques et autres,
06:21n'auront plus accès aux enfants.
06:23C'est de la prévention.
06:26Nous ne savons pas à quel moment un auteur va passer à l'acte.
06:30Donc, pour tout, en ce qui concerne les enfants,
06:33mettons tout en œuvre pour prévenir les passages à l'acte.
06:37Oui, Félix Mathieu, dernière question.
06:39On parle par exemple de détention d'images pédopornographiques.
06:42Quelles peuvent être les infractions autres
06:45qui justifieraient de ne pas avoir cette attestation ?
06:48On parle bien seulement d'infractions en lien avec la délinquance sexuelle.
06:53Oui, nous souhaitons que, par la suite,
06:57ça soit élargi comme est le FIGES.
06:59Le FIGES recouvre toutes les formes de violence.
07:02Le fichier dont vous avez parlé.
07:06Donc, il faudra que le certificat d'honorabilité
07:11prenne en compte toutes les condamnations
07:14d'acte de toute forme de violence.
07:17Et vous diriez, en conclusion, rapidement, Martine Brousse,
07:21pardonnez-moi, les choses avancent quand même à vos yeux.
07:24C'est du positif.
07:26Tout à fait.
07:26Je crois qu'il faut qu'on arrête de dire
07:28ça ne va pas, ça ne va pas.
07:30Parce qu'après, moi, je comprends que les gens
07:31n'appellent pas ce fameux, notre numéro vert national,
07:34le 119, comme je dis toujours, le 119.
07:37Vous avez un doute, un enfant est en danger,
07:39appelez le 119.
07:40Mais à force de dire que ça ne va pas,
07:42pourquoi voulez-vous que les gens appellent ?
07:44Bien sûr.
07:44De toute façon, ils vont dire qu'on ne pourra rien faire.
07:46Oui, ça ne sert à rien, on n'appelle pas.
07:47Il y a encore des choses.
07:49Il y a encore même, peut-être que le 119 aura une difficulté
07:51parce que beaucoup d'appellent de ne pas répondre tout de suite.
07:54Mais faisons.
07:55Vous savez, c'est comme s'il y avait, au moment du Covid,
07:58on avait dit, bon, de toute façon, on n'a pas les moyens,
08:00on n'y va pas.
08:01Ou toute autre infection.
08:03Allons-y.
08:04Allons-y ensemble.
08:06Et je suis persuadé que nous protégerons mieux les enfants
08:08aujourd'hui et demain.
08:09Et l'appel est lancé avec vous.
08:10Merci beaucoup Martine Brousse, présidente de la Voix de l'Enfant.
08:17Et merci, mon cher Félix Mathieu.
08:20Dans un instant, le débat de la vérité en face.
08:24Vous nous appelez au 0826 300 300.
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