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  • il y a 2 mois
Tout pour Investir, la masterclass. Entretien exclusif, signaux faibles sur les marchés, décryptage géopolitique et toutes vos questions. Une émission qui démystifie l’économie. Un regard expert avec Christopher Dembik.

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00:00BFM Business, tout pour investir, la masterclass Christopher Dembic.
00:10Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle masterclass, une actualité extrêmement chargée.
00:15On a aussi bien les résultats trimestriels, des tensions sur la liquidité aux Etats-Unis.
00:19Bien évidemment, en France, on a ce long et éternel débat sur le budget.
00:24On y reviendra notamment avec mon invité Thomas Djébin.
00:26On va essayer de regarder au niveau des chiffres, prendre un peu plus de recul pour mieux comprendre ce qui se passe.
00:32Et on a aussi une nouvelle séquence, ça va vous surprendre j'espère, en tout cas ça va vous intéresser, qui va arriver en première partie.
00:38Bien évidemment, comme chaque semaine, vous pouvez nous poser vos questions, on y répondra en seconde partie.
00:43On a déjà quelques questions, notamment sur comment investir sur les terres rares.
00:47Est-ce qu'il faut couvrir du fait du risque de change ? On l'a vu, c'était un peu compliqué si on était basé en Europe et qu'on investissait aux Etats-Unis cette année.
00:54Tout cela, on y répondra en seconde partie.
00:57Tout pour investir, c'est parti !
01:00Comme d'habitude, on commence avec les signaux faibles et cette semaine, c'est un sujet qui revient assez régulièrement sur la table.
01:13C'est tout simplement la question des banques régionales américaines.
01:16Mais au-delà de cela, il y a un sujet qui est un peu plus important du point de vue du marché.
01:19Je vous le disais, dans une précédente masterclass, il y a finalement quelques concepts sur les marchés en économie qui comptent.
01:25Un de ces concepts, c'est notamment les flux, suivre ce qui se passe du côté des fonds spéculatifs.
01:29Et un autre concept qui est important aujourd'hui et qu'on va évoquer, c'est le concept tout simplement de la liquidité.
01:34Plus on a de liquidité, on le sait très bien, c'est plutôt des marchés qui sont assez positifs.
01:38Liquidité banque centrale, liquidité liée au crédit bancaire.
01:41Donc on va essayer de regarder à cet égard, en s'instardant notamment sur le sujet américain.
01:46On a eu, alors ça s'est un peu atténué parce que les résultats trimestriels ont été sur le devant de la scène.
01:51Mais on a eu finalement, il y a quelques jours de cela, cette thématique des banques régionales américaines qui est revenue sur la table.
01:58Et vous aviez eu tout simplement des incertitudes à cet égard.
02:01Pourquoi ? Parce qu'on a eu deux banques régionales américaines qui annonçaient que dans leur bilan,
02:05elles avaient des prêts commerciaux douteux.
02:07Donc éventuellement, bien sûr, un impact derrière cela.
02:10Ça a créé des tensions sur les banques régionales américaines.
02:12Ça a créé de la tension sur la liquidité.
02:14Et on va voir ensemble un concept, avant d'en parler avec mon invité,
02:17qui est aussi important pour palper justement ce sujet de la liquidité.
02:21C'est la facilité de reverse repo aux Etats-Unis.
02:24Elle est à l'heure actuelle extrêmement basse.
02:26Qu'est-ce que c'est la facilité de reverse repo aux Etats-Unis ?
02:29C'est tout simplement ce qui permet aux institutions financières,
02:32elles peuvent placer, si elles le souhaitent,
02:34leur liquidité exsangentaire auprès de la réserve fédérale,
02:37en échange de bons du trésor américain.
02:39Et vous avez un accord de rachat le lendemain.
02:42En règle générale, quand vous avez cette facilité de reverse repo,
02:45et vous le voyez justement à l'écran,
02:47qui est plutôt négative ou en tout cas qui est très basse,
02:50ça veut dire que vous avez une liquidité qui est plus rare dans le système.
02:53En revanche, lorsque cette facilité est plutôt extrêmement élevée,
02:57ça veut dire que les banques, les institutions financières aux Etats-Unis,
02:59elles ont énormément d'opportunités d'investissement.
03:02Et finalement, elles trouvent suffisamment d'investissements et d'opportunités,
03:06notamment du côté des bons du trésor américains,
03:09qui peuvent être une option. Aujourd'hui, le fait qu'on a la facilité de reverse repo,
03:13qui est plutôt très très basse,
03:15ça montre qu'on a une liquidité qui est rare.
03:17Alors, on va essayer de le regarder avec mon invité aujourd'hui,
03:19et aussi voir du côté européen, bien sûr, ce qui se passe.
03:22Ravi de vous retrouver, Valentin Bissat,
03:24vous êtes chef économiste et stratégiste senior chez Mirabeau Asset Management.
03:28Bonjour.
03:28Bonjour.
03:30Première question, avant on va se focaliser d'abord sur les Etats-Unis,
03:33et ensuite sur le côté européen, qui est un peu différent.
03:36Mais finalement, quand on voit ce problème de liquidité aux Etats-Unis,
03:39est-ce que réellement, il y a un manque de liquidité dans le système ?
03:43Ou plutôt, peut-être que la liquidité est un peu mal répartie ?
03:47Oui, alors effectivement, comme vous le dites,
03:49je ne pense pas que pour l'instant, il y ait un manque de liquidité.
03:51Les réserves des banques aux Etats-Unis sont de 3 000 milliards de dollars,
03:55donc elles sont extrêmement importantes.
03:58Par contre, on voit effectivement certaines tensions sur la partie courte des taux américains,
04:02qui laissent à penser quand même qu'une partie de cette liquidité a de la peine à se déployer.
04:08Est-ce qu'on pourrait avoir, la semaine prochaine,
04:12puisqu'on a la réunion de la Réserve fédérale américaine,
04:15bon, je pense que c'est assez consensuel qu'elle va baisser les taux directeurs,
04:18on ne va pas revenir sur cela,
04:19mais est-ce qu'on pourrait avoir justement la fin du quantitative easing du côté américain,
04:23ce qui sera un moyen d'apporter un peu plus de liquidité,
04:26en tout cas dans le système bancaire ?
04:28Est-ce que ça fait partie des options qui sont sur la table, selon vous ?
04:31Ça fait partie des options.
04:33La Fed, effectivement, alors le consensus est plutôt d'imaginer la Fed
04:37mettre fin au quantitative tightening en décembre,
04:40mais il y a la possibilité qu'elle le fasse dès la semaine prochaine.
04:43Concrètement, actuellement, la Fed réduit la taille de son bilan de 40 milliards de dollars par mois,
04:47principalement sur des MBS, donc des titres adossés à des créances hypothécaires,
04:52et 5 milliards de l'obligation du Trésor.
04:55Donc c'est possible qu'ils le fassent la semaine prochaine ou en décembre.
04:59Concrètement, ça ne change pas grand-chose en termes de timing,
05:02mais c'est effectivement une des solutions qui pourraient être mises en œuvre.
05:06Du côté européen, puisque c'est aussi à ce sujet-là qui vient sur la table,
05:10alors on l'a vu, ce qui a fait émerger les inquiétudes du côté américain,
05:14c'était plutôt la question des prêts commerciaux.
05:17On sait que ça a été un sujet il y a quelque temps de cela en Europe,
05:20plus quand même du côté des banques régionales,
05:22quelques banques régionales allemandes aussi qui a été exposées,
05:24mais j'oserais dire qu'il y avait moins de psychoses que du côté américain.
05:28Est-ce qu'on a un sujet en Europe, sachant qu'on va avoir les résultats trimestriels,
05:32de problèmes sur les prêts commerciaux en Europe
05:35et qui pourraient impacter le bilan des banques européennes ?
05:39Alors pour l'instant, ce n'est pas quelque chose qu'on voit en Europe.
05:41Effectivement, il y a toujours des craintes quand le secteur financier,
05:45que ce soit aux États-Unis ou ailleurs,
05:47compte tenu de l'intégration du système financier mondial,
05:50que ces impacts se retransmettent à d'autres régions.
05:55Au niveau des banques européennes, on ne voit pas ce risque actuellement.
05:57Il y a effectivement Deutsche Bank qui a dans son bilan
06:00une certaine exposition au crédit commercial immobilier commercial aux États-Unis.
06:08Donc peut-être au niveau de la Deutsche Bank, on pourrait avoir quelques impacts.
06:12On l'avait déjà remarqué d'ailleurs durant le premier semestre, avec certaines pertes sur un certain montant de ses prêts.
06:19Par contre, pour le reste du secteur financier européen, on estime que ces craintes sont assez fermées.
06:25Donc vous vous attendez plutôt à des bons résultats trimestriels du côté des banques européennes ?
06:29Alors bon, certes, ce ne sera certainement pas aussi bon que le côté américain,
06:32parce que le côté américain, on a vu, en tout cas dans les premiers résultats,
06:35il y a les activités de trading qui ont vraiment porté à cet égard.
06:38Mais pour vous, il n'y a pas d'inquiétude particulière et il y a potentiellement même toujours
06:42une capacité de hausse des valeurs bancaires européennes en bourse.
06:45Parce qu'il faut rappeler, certaines, elles sont sur des hausses quasiment proches de 100%
06:49pour certaines grandes valeurs bancaires européennes.
06:52Non, tout à fait. Sur la saison des résultats, effectivement, on peut s'attendre
06:55à ce que certaines banques européennes qui ont des activités de banques d'investissement,
07:00qu'ils aient effectivement un boost sur les revenus, notamment en provenance de tout ce qui est trading actions,
07:04qui a beaucoup bénéficié de la volatilité sur les marchés actions.
07:08Donc ça, c'est effectivement une poche sur laquelle on pourrait imaginer qu'il y ait un boost de revenus.
07:13Plus généralement, quand même aussi sur le crédit, on s'attend aussi à une accélération.
07:19Et pour les banques qui sont actives dans la gestion de fortune,
07:22c'est aussi lié finalement à la bonne tenue des marchés financiers.
07:26Les banques qui ont une part importante liée au revenu de la gestion de fortune
07:31pourraient également tirer leur épingle du jeu.
07:33Et de manière plus générale sur le secteur, on reste effectivement positif sur les banques européennes.
07:38On a eu effectivement une hausse assez importante déjà depuis le début de l'année.
07:42Mais les valorisations en Europe, que ce soit de manière absolue ou relativement au marché américain,
07:47sont encore attractives.
07:49Donc on ne peut imaginer une poursuite de la hausse des valorisations en Europe.
07:52Et si on regarde du côté des pré-commerciaux en Europe,
07:56bien évidemment, je vais vous demander sur la Banque centrale européenne,
07:58je pense qu'il n'y a pas une grande incertitude sur l'issue de la réunion de la semaine prochaine,
08:03puisque c'est à peu près le statu quo.
08:05Certains membres du conseil des gouverneurs laissent entendre
08:07que si la situation se dégrade réellement, on pourra avoir une baisse de 25 points de base.
08:11Je vous avoue que ça ne me paraît pas être aujourd'hui crucial.
08:13Est-ce que vous pensez, malgré tout, avec un taux terminal soit 2%,
08:18soit effectivement un peu plus bas, 1,75%,
08:20est-ce que ça peut être un levier suffisant pour le secteur de l'immobilier commercial
08:24qui reste quand même un peu en difficulté des deux côtés de l'Atlantique,
08:27et là on va s'intéresser plutôt à l'Europe,
08:29ou finalement ça ne change pas vraiment la donne
08:31et c'est beaucoup plus structurel qu'autre chose ?
08:34Non, effectivement, entre 1,75% ou 2%,
08:36ce n'est pas fondamentalement ça qui va changer la capacité finalement,
08:41qui va avoir un impact sur l'activité réelle.
08:43Ce qui est important, c'est finalement le message qui est transmis par la Banque centrale européenne
08:47et comment ça retranscrit notamment sur la partie longue des taux d'intérêt.
08:52Donc, de notre point de vue, on pense quand même que la BCE va baisser les taux de 25 points de base
08:56d'ici la fin de l'année,
08:58notamment parce qu'on est plutôt sceptique en tout cas sur la croissance sur le troisième trimestre,
09:03éventuellement sur le quatrième trimestre en Europe.
09:06Par contre, il pourrait y avoir une reprise de la croissance sur 2026
09:10avec notamment les plans de relance en Allemagne et sur le secteur de la défense aussi,
09:15et ça, ça pourrait être en soutien à l'activité qui pourrait bénéficier à l'activité réelle également.
09:19Donc, en un mot pour vous, c'est moins 25 points de base en décembre, c'est ça pour la BCE ?
09:25Tout à fait, compte tenu d'une désinflation qui pourrait se poursuivre durant le quatrième trimestre,
09:29notamment avec des prix, une déflation à portée de Chine et aussi une croissance économique à Abdon.
09:35On reviendra justement sur la Chine en deuxième partie dans la partie géopolitique,
09:39puisqu'on a eu les annonces du quatrième plénum et vous avez aussi des rencontres avec Donald Trump.
09:44Merci beaucoup Valentin Bissat, vous êtes chef économiste chez Mirabo Asset Management.
09:48On se retrouve dans un instant pour une nouvelle séquence qui est d'actualité,
09:53vous allez le voir, une séquence de fact-checking.
09:56Tout pour investir, la masterclass, vrai ou faux ?
10:01Alors, on a décidé de lancer cette séquence de fact-checking économique,
10:04parce que la réalité, c'est que dans les faits, on voit qu'on a énormément d'idées en France,
10:09mais la plupart du temps, quand même, il y a aussi des contre-vérités qui sont souvent mises en avant.
10:13Alors, bien évidemment, dans le cadre du débat budgétaire aujourd'hui,
10:17qui a lieu dans les cadres notamment de la Commission des Finances,
10:19vous avez énormément de chiffres qui sont mis en avant, énormément d'annonces,
10:23et finalement, rien ne nous a été épargné.
10:26Vous avez eu aussi bien une taxe éventuelle sur le luxe qui serait énorme.
10:30Vous avez la remise en cause aussi de certains avantages fiscaux.
10:33Alors, attention, bien sûr, tout n'est même pas adopté en Commission des Finances.
10:36Et ensuite, vous avez le filtre du Parlement qui va jouer.
10:39Mais on a eu un focus, on l'a vu, il y avait une petite obsession ces derniers jours
10:43au niveau de la Commission des Finances.
10:45C'est le plan d'épargne-retraite.
10:46Et je vous invite à écouter le propos d'Aurélien Lecoq,
10:49qui est député LFI et qui est membre de la Commission des Finances.
10:54Peut-être que s'il y a aussi des trous dans les caisses de retraite,
10:57c'est parce que vous avez mis en place aux bénéfices uniquement des plus riches,
11:00comme ça a été démontré tout à l'heure,
11:02de retraite par capitalisation et donc d'argent qui échappe
11:05non seulement au fisc et à l'impôt, mais aussi à la cotisation sociale.
11:11Donc, ça permet un régime d'exception pour travailleurs fortunés
11:15et encore je dis travailleurs, c'est un grand mot.
11:18Ça permet un régime d'exception pour les plus riches de ce pays
11:20qui vont moins cotiser en mettant de l'argent de côté
11:23et en utilisant cet argent uniquement pour eux.
11:26C'est vous qui êtes en train de détruire le système de retraite.
11:28Donc oui, il faut supprimer le PER.
11:30Alors, je vous avoue que je ne peux pas m'empêcher de sourire quand j'ai entendu ça.
11:33On va revenir sur un point qui est très précis, on ne va pas revenir sur le débat de la capitalisation,
11:38mais on va revenir sur un point qui est très précis.
11:40Le plan d'épargne-retraite est exclusivement aux bénéfices des plus riches.
11:44Alors, quand on regarde les chiffres, et on va le voir aussi avec mon invité par la suite,
11:48on va prendre du recul en regardant les chiffres,
11:50malheureusement, j'oserais dire, le plan d'épargne-retraite est très très loin
11:53d'être un outil uniquement pour les riches.
11:55Juste regardons très très clairement de quoi on parle.
11:57Alors, le plan d'épargne-retraite en France, en termes de stock, donc d'encours,
12:01on est à 110 milliards d'euros.
12:04Vous avez 11 millions de Français, certainement beaucoup d'entre vous qui nous écoutez aujourd'hui,
12:09qui ont souscrit un plan d'épargne-retraite.
12:11Quand on fait un calcul assez simple pour avoir une moyenne,
12:14on tombe finalement en termes d'encours par plan d'épargne-retraite souscrit,
12:18vous êtes un encours de simplement 10 900 euros.
12:22Alors, c'est très très loin de viser les plus riches.
12:25Et surtout, bien sûr, vous avez certaines exonérations fiscales qui peuvent se mettre en place.
12:29Une exonération fiscale, notamment, qui peut monter jusqu'à 37 000 euros par an.
12:33Je doute quand même que Bernard Arnault ou d'autres milliardaires
12:36utilisent le plan d'épargne-retraite pour avoir cette petite exonération de 37 000 euros.
12:41Pourquoi on revient sur cette séquence, finalement,
12:43et on en reviendra par la suite toujours dans ce vrai ou faux,
12:46c'est que fondamentalement aujourd'hui,
12:48on a besoin dans le débat budgétaire, et notamment français,
12:50mais plus globalement en économie,
12:52d'être clair sur les chiffres et d'arrêter d'être dans des éléments de langage.
12:56Aujourd'hui, très clairement, le PER est un outil, certes, de capitalisation,
13:01mais au bénéfice du plus grand nombre,
13:03parce qu'encore une fois, revenons en chiffres,
13:05on a en moyenne sur un PER uniquement 10 900 euros.
13:09Donc, exclusivement pour les plus riches,
13:12c'est très peu cohérent à cet égard.
13:14Merci encore à toutes et à tous.
13:16Et bien sûr, encore une fois, n'hésitez pas à poser vos questions,
13:19et notamment si vous avez des suggestions de fact-checking économique,
13:22on pourra y revenir.
13:23Et dans un instant, bien évidemment,
13:25on va avoir le grand entretien.
13:27On va prendre vraiment de la hauteur sur les chiffres de l'économie française,
13:30les chiffres de la dette sociale, etc.
13:32Pour investir, la masterclass, l'entretien.
13:36On continue, et effectivement,
13:37on va discuter un peu de la situation budgétaire française.
13:40On l'a vu avec cette nouvelle séquence de fact-checking,
13:42bien évidemment, il y a énormément d'inepties,
13:45on peut le dire économiques,
13:46qui sont en cours à l'heure actuelle à la Commission des Finances.
13:49Merci d'être parmi nous.
13:51Thomas Gjébin, vous êtes responsable du programme
13:53Macroéconomie et Finances International au CEPI.
13:56On a discuté, avant de commencer l'émission,
13:58vous m'avez déjà, en l'espace de quelques secondes,
14:00sorti beaucoup de chiffres,
14:01et c'est justement l'intérêt aujourd'hui de cette discussion.
14:04C'est de prendre du recul,
14:05voir où est-ce qu'il y a des marges de manœuvre,
14:07voir quels sont vraiment les chiffres à cet égard-là.
14:10Avant qu'on commence,
14:11je vous propose juste de regarder deux citations,
14:13je l'ai mentionné, du livre « Banlan »
14:15qui a été préfacé par Michel Rocard en 1991 sur les retraites,
14:20et ça va nous permettre de se rendre compte
14:22que finalement, en l'espace d'un peu plus de 30 ans,
14:24la France a peu changé.
14:29Donc vous allez voir dans un instant,
14:31normalement, ces deux citations du livre blanc.
14:34Le point important, en tout cas,
14:35c'était l'idée de mettre en avant
14:36deux points qui étaient mis en avant par Michel Rocard.
14:39Un premier aspect, c'était simplement de dire
14:41« Vous avez aujourd'hui une situation,
14:43vous voyez à l'écran,
14:44si on ne met pas en avant un âge de départ à la retraite
14:47qui est beaucoup plus tard,
14:48automatiquement, vous allez avoir une remise en cause
14:51du système par répartition,
14:53et il met en avant effectivement
14:54qu'il va falloir travailler plus longtemps. »
14:55Donc c'est un peu le débat budgétaire
14:57sur les retraites depuis à peu près plus de 30 ans,
15:00voire même plus à cet égard.
15:01Ça a assez peu évolué.
15:02Comment vous le jugez ?
15:03Justement, cette question,
15:05on ne va pas passer sur la capitalisation,
15:07parce que je pense que c'est très complexe,
15:09la mise en œuvre n'est pas aussi aisée
15:10qu'on le met en avant, mais en revanche,
15:12comment on conserve,
15:13en se basant sur les exemples européens,
15:15un système de répartition ?
15:16Est-ce que la France peut être le seul pays en Europe
15:19où finalement les lois de l'économie ne s'appliquent pas
15:21et on décide de partir à 62, voire 60 ans,
15:24selon certains programmes,
15:25avec une retraite complète ?
15:27Oui, je pense que ça va au-delà
15:28de la question de la répartition
15:29et de la capitalisation.
15:31On a un problème démographique.
15:32Vous avez cité Michel Rocard,
15:34et c'est vrai que c'est un problème démographique
15:36qu'on connaît depuis très longtemps.
15:38Juste à nouveau, un chiffre peut-être pour illustrer,
15:43dans les années 60,
15:45la grande période un peu de notre régime de retraite,
15:49on avait 4 actifs pour un retraité.
15:53Dans les années 90,
15:54on avait encore,
15:55donc à peu près le moment du livre blanc,
15:583 actifs pour un retraité.
16:00Et c'était stable ?
16:01En tout cas, c'était un système
16:02qui fonctionnait à ce moment-là ?
16:04Fonctionnait à ce moment.
16:04Aujourd'hui, on est à 1,7 actif pour un retraité,
16:09et demain, on sera plutôt vers 1,4 actif pour un retraité.
16:12Donc juste, ces simples données statistiques,
16:15ces données démographiques,
16:16elles montrent bien le problème structurel
16:19qu'on a dans l'économie française.
16:21Donc évidemment,
16:22ce vieillissement de la population,
16:24c'est quelque chose qui concerne
16:26l'ensemble des pays avancés,
16:28même aujourd'hui,
16:30des pays comme la Chine.
16:31Mais on a un problème spécifique en France
16:33qui s'ajoute à cette question
16:35du vieillissement de la population,
16:36c'est le fait qu'on met
16:38beaucoup plus d'argent en proportion
16:40sur les retraites
16:42que chez nos voisins.
16:45En moyenne,
16:46la part des dépenses consacrées
16:49aux retraites en France,
16:49c'est autour de 14 points de PIB.
16:52Si on se compare avec les autres pays européens,
16:54on est autour de 2,
16:56entre 2 et 3 points de PIB
16:57en plus que chez nos voisins.
16:59Alors, comment on explique ce décalage ?
17:02En fait, ce qui se passe,
17:05déjà, peut-être qu'il faut voir
17:06la tendance de long terme,
17:08c'est-à-dire que
17:09quand on parle des dépenses publiques
17:12dans le débat,
17:14on pense souvent aux dépenses de l'État,
17:16aux dépenses de fonctionnement,
17:17ou par exemple aux dépenses sociales.
17:20Mais ce qu'il faut voir,
17:21c'est que ce qui augmente tendanciellement
17:23depuis le début des années 2000,
17:25c'est véritablement
17:26les dépenses de protection sociale.
17:27et il y a deux postes
17:29qui expliquent plus de 50%,
17:32près de 50% des dépenses publiques,
17:34c'est les retraites,
17:35près de 25%,
17:36et la santé.
17:38Et ces deux postes,
17:39depuis le début des années 2000,
17:41augmentent beaucoup plus rapidement
17:42que le PIB,
17:43que le produit intérieur,
17:44près de 2% au volume par an.
17:47Et donc, c'est là où, en fait,
17:48si on se compare,
17:50par exemple,
17:50par rapport à un pays
17:51comme l'Allemagne,
17:53l'Allemagne,
17:53il y avait aussi
17:54le même type de vieillissement démographique,
17:56mais il y a eu des réformes
17:57qui ont été entreprises,
17:58notamment dans les années 2000,
18:00qui ont permis
18:01de réduire
18:02cette part
18:03des dépenses publiques
18:04dans le PIB.
18:05En Allemagne,
18:06par exemple,
18:07entre 2000 et 2010,
18:09les dépenses publiques
18:10de retraite
18:10ont baissé
18:11de près de 3 points de PIB.
18:13Donc, il faut se rendre compte
18:13de l'ampleur du choc.
18:15Vous avez un vieillissement
18:16de la population
18:17et vous baissez
18:18les retraites
18:20de 3 points de PIB.
18:20les pensions
18:22corrigées
18:23de l'inflation,
18:24les pensions réelles
18:25en Allemagne,
18:26elles ont baissé
18:27de près de 10%
18:28entre 2000
18:29et 2014.
18:31Ce que la France
18:31n'est pas prête à faire,
18:32pour deux raisons électorales
18:33aussi, bien évidemment,
18:34mais on voit,
18:35le débat sur le niveau
18:36des pensions
18:36est compliqué en France.
18:37C'est très compliqué,
18:38on voit bien le débat
18:39sur le gel des pensions,
18:40sur la non-indexation
18:42des pensions.
18:42Donc, ce n'est pas critique
18:43et on ne peut pas...
18:45Enfin, c'est toujours compliqué
18:46puisque, évidemment,
18:47il y a une partie
18:47des retraités
18:48qui vivent mal,
18:49il y a évidemment
18:50des problèmes
18:51de pouvoir d'achat.
18:53Donc, tout ça,
18:54c'est vrai.
18:55Mais ce qu'il faut voir,
18:55c'est qu'en effet,
18:56il y a un problème
18:57de répartition
18:58de la dépense totale
19:01et, in fine,
19:02si vous dépensez
19:032 ou 3 points de PIB
19:07en plus
19:07pour les retraites,
19:09c'est de l'argent
19:09que vous mettez en moins
19:10sur l'éducation,
19:11sur l'investissement
19:13et c'est aussi...
19:15Ça freine aussi
19:17vos perspectives
19:18de croissance
19:19parce qu'en fait,
19:20vous devez financer
19:21ces dépenses supplémentaires
19:22par rapport
19:23à vos voisins
19:23et donc,
19:24ça veut dire aussi,
19:25in fine,
19:25ça se matérialise
19:26par des taux
19:27de prélèvement
19:27obligatoires,
19:28notamment sur les entreprises
19:29qui sont plus élevées
19:30également que chez nos voisins.
19:32Donc, tout ça,
19:33en fait,
19:34ce qu'il faut bien voir,
19:34c'est que quand on parle
19:35de dépenses publiques,
19:36en termes d'agrégats,
19:38ce qui compte véritablement,
19:39c'est les dépenses
19:40de retraite
19:40et les dépenses de santé
19:41et c'est également ça
19:43qui augmente
19:44le plus vite.
19:45Sur la question
19:46des retraites spécifiquement,
19:47est-ce qu'une des solutions
19:48qui est en tout cas
19:50mise en avant
19:50dans le débat,
19:51c'est l'âge de départ
19:52plus tard
19:53et éventuellement
19:54aussi un ajustement
19:55des retraites ?
19:56Si on regarde l'Espagne,
19:57par exemple,
19:58ils ont effectivement
19:59fait ce recul
20:00d'âge de départ
20:01à la retraite,
20:01on est à 67 ans,
20:03l'âge de départ effectif
20:04est en revanche
20:04autour de 68-69
20:05parce que justement,
20:06le niveau des pensions,
20:07alors il y a eu
20:08l'austérité,
20:09mais il n'y a pas eu
20:10que ça qui a joué,
20:11le niveau des pensions
20:11est plus bas,
20:12donc il part finalement
20:12en réalité
20:13beaucoup plus tard.
20:15Est-ce que finalement,
20:17plus tard devra accepter
20:18ces deux choix,
20:19à la fois âge de départ
20:20plus tard,
20:21mais surtout ce débat
20:22sur le niveau des pensions ?
20:23Oui, c'est ce que vous voyez
20:24dans les rapports du corps.
20:27Oui, ils sont très bien
20:27effectivement.
20:28On voit bien
20:29qu'il faut augmenter
20:30au moins de deux ans
20:31l'âge effectif
20:32de départ à la retraite,
20:34près de 66 ans,
20:34il faudrait passer
20:36même à 66 ans
20:37si vous voulez
20:37équilibrer
20:39votre régime.
20:41Donc oui,
20:42compte tenu
20:42de notre structure
20:44démographique,
20:45inévitablement,
20:47on va devoir
20:48travailler plus longtemps.
20:50Il y a un autre chiffre
20:50qui peut permettre
20:51d'éclairer aujourd'hui
20:52ce débat économique
20:54et démographique,
20:55c'est qu'on a
20:56aujourd'hui
20:57qu'il y a 40%
20:58de la population,
20:59c'est-à-dire les actifs,
21:00qui financent
21:01tout le reste.
21:02Énorme.
21:03On voit bien
21:04le déséquilibre et tout.
21:06Donc là,
21:06ça dépasse
21:07les questions
21:08de gauche-droite.
21:09C'est vraiment,
21:09on a un problème
21:10démographique majeur
21:11et donc,
21:12inévitablement,
21:13comme on n'a pas
21:14assez d'actifs,
21:15il faudra travailler
21:17plus longtemps.
21:18Je ne vais pas ouvrir
21:19la boîte de Pandore
21:19sur l'immigration
21:20parce que ça nécessiterait
21:21une autre émission,
21:22mais en revanche,
21:22sur le taux d'emploi,
21:23on sait que notre taux d'emploi
21:24typiquement en France
21:25est beaucoup plus bas
21:26par exemple
21:27que l'Allemagne.
21:28Bien sûr,
21:29les solutions
21:30ne sont pas aisées,
21:30mais est-ce qu'on aurait
21:31éventuellement intérêt
21:32à se focaliser aussi
21:33sur ce taux d'emploi,
21:34l'augmenter ?
21:35Et selon vous,
21:36du point de vue économique,
21:37qu'est-ce qui est en général
21:38le plus efficace
21:39à cet égard ?
21:40Quand on parle
21:41des problèmes
21:42de taux d'emploi
21:43en France,
21:44en fait,
21:44on parle du problème
21:45de taux d'emploi
21:46chez les jeunes
21:47qui est plus faible
21:48que chez nos voisins
21:49et chez les seniors.
21:51Et donc,
21:52c'est là où justement
21:52les réformes des retraites
21:54ou l'allongement
21:55de la durée de cotisation
21:56ou un départ plus tardif
21:59à la retraite,
22:01les études tondent
22:02à montrer que ça,
22:03ça avait un effet positif
22:05sur le taux d'emploi
22:07des seniors.
22:08C'est notamment
22:08ce qu'on observe.
22:09Là, il y a eu
22:09parmi les bonnes choses
22:11qui se sont passées
22:12à ces dernières années,
22:13c'est cette augmentation
22:14assez significative
22:16du taux d'emploi
22:16des seniors.
22:18Et une des explications,
22:19c'est justement
22:19cet allongement
22:20de la durée
22:22de cotisation.
22:23Donc oui, ça,
22:24quand on parle
22:24des retraites,
22:25c'est évidemment
22:26intimement lié
22:27aussi à ce taux
22:29d'emploi des seniors.
22:30Après, sur les jeunes,
22:31ce qui est un autre volet,
22:32là, il y a d'autres solutions.
22:35L'apprentissage
22:35qui a eu un peu plus
22:37d'engouement,
22:37on va dire,
22:38depuis 2017,
22:39parce qu'il y a eu aussi
22:39des mesures de soutien
22:40au niveau des entreprises.
22:41Là, il y a un débat,
22:42d'ailleurs,
22:42pour revenir sur celle-ci.
22:43Est-ce que ça a aidé
22:44quand même un peu
22:45à l'insertion professionnelle ?
22:46Est-ce qu'on a des chiffres
22:47qui prouvent qu'effectivement,
22:48c'était plutôt efficace
22:48ou finalement,
22:50c'est un coup d'épée dans l'eau ?
22:51Non, je pense que là aussi,
22:53c'était pour essayer
22:53de s'inspirer,
22:54toujours on essaye
22:55de s'inspirer de l'Allemagne.
22:57C'est un peu tôt
22:57pour savoir
22:58ce que ça avait donné,
22:59mais c'est vrai
22:59qu'en tout cas,
23:00sur les chiffres de l'emploi,
23:01c'était positif
23:02et les retours,
23:03c'était plutôt que même
23:05s'il y avait une question
23:06de ciblage,
23:08comme souvent
23:08sur les politiques publiques,
23:09ça avait plutôt
23:10un effet positif
23:11d'intégration
23:12sur le marché du travail.
23:15J'ai envie de vous demander,
23:16alors c'est vraiment
23:17un avis très personnel,
23:18mais vous avez suivi
23:19le débat
23:20au niveau de la commission
23:21des finances
23:21qui va encore perdurer
23:22sur les différentes mesures.
23:24Quel est un peu
23:24votre ressenti ?
23:26Y compris sur ce plateau,
23:29sur BFM Business,
23:30on se dit souvent
23:30le Parlement actuel,
23:33c'est un Parlement
23:33finalement assez peu compétent.
23:35Est-ce qu'il y a un réel
23:36aussi problème
23:36de compétence
23:37des responsables politiques,
23:38y compris à la commission
23:39des finances,
23:40ou finalement,
23:40c'est juste l'idéologie
23:41qui l'emporte
23:42et là, bien sûr,
23:42c'est un autre sujet ?
23:44Je dirais deux choses.
23:45D'une part,
23:46il y a un problème
23:47de diagnostic.
23:49Est-ce que notre économie,
23:53elle souffre
23:53d'un problème de demande,
23:55d'un problème
23:56de pouvoir d'achat
23:57ou est-ce qu'elle souffre
23:58d'un problème d'offre
23:59et en particulier
24:00d'une désindustrialisation
24:01très forte ?
24:03Et en fait,
24:03selon que vous pensez
24:05que votre économie
24:06souffre d'un problème
24:07de demande,
24:07vous allez favoriser
24:10plutôt des mesures
24:10sur les ménages
24:11et si vous pensez
24:12au contraire
24:13que l'économie française
24:14souffre d'un problème
24:15de compétitivité
24:16et qu'on décroche
24:17à cause de ça,
24:18vous allez plutôt
24:19être favorable
24:19pour des mesures
24:20sur les entreprises.
24:21J'ai le sentiment
24:21qu'on a un Parlement
24:22plus sur l'aspect
24:23demande, non ?
24:24Quand on voit
24:25les contre-propositions
24:27qui ont été proposées hier,
24:29on est clairement
24:30sur un axe
24:31où il faut privilégier
24:33la consommation
24:34des ménages.
24:35Mais ce qui est aujourd'hui,
24:36enfin,
24:36ce qui est traditionnellement
24:37et structurellement
24:38en France,
24:39le principal déterminant
24:40de la croissance.
24:41Donc,
24:42d'une certaine mesure,
24:43ces contre-projets,
24:45ils sont très révélateurs
24:47de ce qui est devenu
24:48aujourd'hui
24:49l'économie française.
24:51On parle souvent,
24:52quand on parle
24:54de ce qui s'est passé
24:55depuis 2017,
24:57on parle souvent
24:58de baisse d'impôt
25:00sur les riches
25:00ou d'une politique
25:01de l'offre.
25:02Et là,
25:02je pense aussi
25:02que c'est intéressant
25:03de remettre
25:04un peu des chiffres.
25:05Quand on regarde
25:06les chiffres,
25:06par exemple,
25:07sur les baisses d'impôts,
25:09il y avait une étude
25:10très intéressante
25:10de l'OFCE
25:11qui est parue cet été
25:12et vous voyez
25:14que quand on regarde
25:14les baisses d'impôts
25:15de 2017 à 2024,
25:17il y a eu
25:181,8 point de PIB
25:20de baisse d'impôt
25:21sur les ménages,
25:23c'est-à-dire presque
25:23deux fois plus
25:24que sur les entreprises,
25:25autour de 0,8 point de PIB
25:27de baisse d'impôt
25:28sur les entreprises.
25:29Et quand vous regardez
25:29maintenant
25:30les baisses d'impôt
25:31sur les ménages,
25:33vous voyez que ce n'est pas
25:34les baisses d'impôt
25:35sur les riches
25:35en termes de grande masse macro.
25:39La plus grosse baisse d'impôt,
25:41ça a été
25:41la taxe d'habitation,
25:43c'est-à-dire
25:43qui est représentée
25:46autour d'un point
25:47de PIB,
25:48et donc ça,
25:49c'est une taxe
25:49sur les classes moyennes.
25:51Et quand vous regardez
25:52maintenant les dépenses,
25:54c'est la même chose.
25:55Ce qu'on voit,
25:55c'est que pendant
25:56la période Covid,
25:58on a davantage
25:59aidé les ménages
26:00que les entreprises.
26:01Pendant la crise énergétique,
26:03on a aussi davantage
26:04aidé les ménages
26:05que les entreprises.
26:06Et quand vous comparez
26:07pendant la même période
26:08avec l'Allemagne,
26:09vous voyez qu'il y a
26:10des choix qui ont été opposés,
26:11qui ont été faits,
26:12c'est-à-dire que
26:12sur la même période,
26:14pendant le Covid
26:15ou pendant la crise énergétique,
26:16ils ont davantage,
26:17en Allemagne,
26:18aidé relativement
26:19les entreprises
26:19que les ménages.
26:20Et si vous êtes même
26:21à un niveau
26:21un peu plus fin structurellement,
26:23vous voyez qu'en Allemagne,
26:24on aide davantage
26:25les entreprises industrielles
26:27que le secteur de services.
26:30Mais donc ça,
26:30c'est aussi lié
26:31à la structure
26:31de notre économie,
26:32c'est-à-dire qu'au fur et à mesure
26:33qu'on s'est désindustrialisé.
26:35Notre économie est devenue
26:37de plus en plus dépendante
26:38de la consommation
26:39et des services,
26:40typiquement la restauration
26:42qui revient souvent
26:43dans l'actualité,
26:44et de moins en moins
26:45de l'industrie.
26:49Et des services
26:49très peu productifs.
26:50Et des services,
26:51oui,
26:51et en tout cas,
26:52de moins en moins
26:52des services exposés
26:53à la concurrence internationale.
26:55Et on voit bien
26:56que dans les contre-propositions
26:58qui ont été annoncées hier,
26:59c'est clairement des propositions
27:01qui vont dans le sens
27:02d'aider les secteurs
27:04protégés de la concurrence
27:05internationale,
27:06donc une grosse partie
27:07des services,
27:08et qui risquent de se faire
27:09au détriment des secteurs
27:10exposés à la concurrence
27:11internationale.
27:12Donc il y a vraiment,
27:12à mon avis,
27:13ce débat.
27:14Est-ce que vous considérez
27:14un peu l'économie française
27:16comme une île
27:17isolée du reste du monde ?
27:18Et donc,
27:19dans ce cas,
27:19si vous considérez ça,
27:21il faut encourager
27:22la demande intérieure.
27:23Ou est-ce que vous considérez
27:24au contraire
27:25que l'économie française
27:26est intégrée
27:27dans l'économie internationale
27:29et que compte tenu
27:30de notre désindustrialisation
27:31chaque fois que vous relancez
27:32la demande,
27:32il y a un risque de fuite
27:33des importations
27:34qui est très importante.
27:36On voit bien
27:37que le constat,
27:38en tout cas,
27:38n'est pas partagé.
27:39Et j'ai envie
27:40de vous poser une question,
27:41ce sera peut-être
27:41la dernière,
27:43mais c'est une question
27:43de base,
27:44mais on voit qu'elle est
27:44tellement mal maîtrisée
27:45dans le débat public.
27:47Du point de vue économique,
27:49comment on définit
27:50quelqu'un de riche
27:50en France ?
27:51C'est quoi ?
27:53Alors,
27:53il y a plusieurs barèmes,
27:54mais pour nous donner
27:54un ordre de grandeur,
27:56quand on écoute certains,
27:57c'est à partir
27:57de 2 000 euros net ?
27:593 000,
27:59il y a quelques 3 000 euros,
28:01mais on voit bien
28:01que quand on regarde
28:02la pensée
28:03du désormais célèbre
28:05Gabriel Zuckmann,
28:07on voit bien
28:07comment la définition
28:09des riches
28:10a évolué.
28:11C'est-à-dire qu'il y a
28:12une dizaine d'années,
28:14c'était les 5 %
28:15les plus riches.
28:17Ensuite,
28:17on est passé
28:18aux 1 %
28:19les plus riches
28:20et aujourd'hui,
28:21il s'agit de taxer
28:22les 1 800
28:23foyers fiscaux
28:25les plus importants.
28:27Donc,
28:27on voit bien
28:27qu'avant,
28:28on parlait des riches,
28:29ce qui correspondait
28:30aussi à l'ISF.
28:32Et aujourd'hui,
28:33quand on parle des riches,
28:34on parle des super riches.
28:37Donc,
28:37il n'y a pas une définition
28:38du riche,
28:39mais ce qui fait consensus,
28:41en tout cas,
28:41on voit que,
28:43notamment quand on parle
28:44de la question
28:44des inégalités,
28:45cette question
28:46des inégalités,
28:47elle se concentre
28:48de plus en plus
28:49sur une toute petite
28:50fraction des Français.
28:52Et juste peut-être,
28:53parce que c'est d'actualité,
28:54on va avoir
28:54l'agence de notation Moody's
28:55qui va,
28:56a priori,
28:56abaisser la note
28:57de la France aujourd'hui.
28:59Est-ce qu'il y a une inquiétude
29:00particulière,
29:01du point de vue des marchés,
29:02j'entends,
29:02une inquiétude particulière
29:03ou finalement,
29:03c'est déjà acté ?
29:05Non, je pense que c'est déjà acté.
29:07L'inquiétude,
29:07c'est plutôt
29:08sur le moyen terme,
29:09c'est qu'on voit
29:10que la croissance
29:11tendanciellement en France
29:12et en Europe
29:12est de plus en plus faible
29:14et qu'on a des déficits
29:16de plus en plus importants
29:19qu'on n'arrive plus
29:19à contrôler.
29:20Juste un chiffre,
29:21même sans rien faire,
29:24c'est-à-dire
29:24sans prendre
29:24aucune mesure nouvelle,
29:26les dépenses totales
29:28devraient augmenter
29:29l'année prochaine
29:30de près de 40 milliards d'euros,
29:32dont 20 milliards
29:33sur la protection sociale.
29:35Ça permet de relativiser
29:36l'aspect année blanche
29:37qui est un peu dans le débat.
29:37Voilà, c'est-à-dire que
29:3820 milliards,
29:39c'est 10 milliards
29:40de dépenses de santé
29:41qui augmenteraient naturellement,
29:43notamment avec le vieillissement
29:44de la population
29:44et près de 8 milliards
29:45de dépenses
29:46qui seraient liées
29:47aux retraites.
29:48Ça, c'est juste
29:48sans rien faire,
29:50comme on dit
29:51un budget à service voté.
29:53Donc, ça permet aussi
29:53de relativiser,
29:55c'est-à-dire que
29:55tendanciellement,
29:56on a des dépenses
29:59qui augmentent
30:00et qui vont augmenter
30:01de plus en plus
30:02et c'est de plus en plus
30:04difficile
30:04à le corriger
30:05parce qu'il n'y a pas
30:06de consensus
30:07sur les remèdes économiques
30:10ou sur, en tout cas,
30:11sur le diagnostic,
30:12sur les difficultés
30:12de l'économie française.
30:14En tout cas, limpide
30:15et on finit,
30:16bon, c'est peut-être
30:17pas sur une note très positive
30:18parce qu'effectivement,
30:19ça montre à quel point
30:19il y a un problème
30:20budgétaire de long terme.
30:21Mais l'idée,
30:22c'était que ce soit
30:22effectivement très limpide,
30:23qu'on prenne de la hauteur.
30:24Donc, merci beaucoup,
30:26Thomas Adjébine.
30:26Vous êtes responsable
30:27du programme
30:28macroéconomie
30:28et finance internationale
30:30au CEPI.
30:30C'était limpide.
30:32On se retrouve
30:33dans quelques instants
30:34après une page publicitaire.
30:35On va répondre
30:35à vos questions.
30:36Il y a beaucoup de questions
30:37notamment sur
30:38comment on investit
30:39sur les terres rares
30:39parce que c'est un peu
30:40le sujet du moment.
30:41Ou est-ce qu'on doit avoir
30:42une couverture de change
30:43lorsqu'on investit
30:44sur les actions américaines ?
30:45Ça a été un peu le problème
30:45ces derniers mois.
30:47On va y répondre
30:47tous ensemble.
30:48On se retrouve
30:54pour les questions-réponses.
30:56Vous avez été très nombreux
30:57à nous poser des questions.
30:58On va en se focaliser
30:59essentiellement sur trois.
31:00Bien évidemment,
31:01si vous avez d'autres questions,
31:02n'hésitez pas à les poser.
31:03Ce sera la semaine prochaine
31:04qu'on va les traiter.
31:05On va tout de suite commencer
31:07avec une question d'Alexandre
31:09qui concernait
31:10les actions américaines.
31:11Vous le savez,
31:12elles ont une très bonne performance
31:13depuis le début de l'année.
31:15Le problème,
31:15c'est que ces fameuses
31:16actions américaines,
31:17ça a été un tout petit peu
31:18compliqué quand même
31:19en termes de développer.
31:21J'étais très exposé
31:22sur les actions américaines
31:23cette année,
31:24évidemment,
31:24à cause de l'effet taux de change.
31:26Et à cause de la chute du dollar,
31:27ma performance est médiocre.
31:29Est-ce que je dois envisager
31:29une couverture de change
31:31pour 2026
31:32et combien ça me coûterait ?
31:34Concrètement,
31:34sur la couverture de taux de change,
31:36c'est simplement le différentiel
31:37entre le taux directeur
31:38du côté de la Fed
31:39et le taux directeur
31:40du côté de la BCE.
31:41Donc, ça va bouger effectivement
31:42avec la Fed
31:42qui va baisser ses taux
31:43la semaine prochaine.
31:44Mais grosso modo,
31:45on est sur 2%
31:47de taux de couverture.
31:48Est-ce que c'est le bon moment
31:49aujourd'hui d'avoir
31:50une couverture sur l'euro-dollar
31:52quand on est investi
31:53sur les actions américaines ?
31:55Honnêtement,
31:55c'est assez peu probable
31:57à cet égard
31:57pour une simple et bonne raison.
31:59C'est que la baisse du dollar,
32:01il y a un débat aujourd'hui,
32:02est-ce qu'elle va continuer
32:03jusqu'à la fin d'année ?
32:04Est-ce qu'elle va continuer
32:05un tout petit peu plus
32:06en début d'année prochaine ?
32:07Mais la grande partie
32:08de la baisse du dollar,
32:09elle est très certainement
32:09derrière nous.
32:10Sur l'euro-dollar,
32:11à peu près,
32:11depuis le début de l'année,
32:13on a eu une hausse
32:14en tout cas de 12%
32:16de l'euro
32:16par rapport au dollar.
32:18Ça ne devrait pas être
32:19un élément différenciant
32:20sur la performance
32:21au niveau des actions américaines
32:22l'an prochain.
32:23Ce qu'il faut bien rappeler,
32:24c'est que la chute du dollar
32:26qui a eu lieu
32:26depuis le début de l'année,
32:27elle est effectivement
32:28extrêmement importante,
32:29mais on n'a jamais eu
32:30une telle chute
32:31de telle ampleur
32:32du dollar américain
32:33depuis 1973.
32:34Ça veut dire quoi ?
32:35Ça veut dire que
32:36l'effet taux de change,
32:37en tout cas,
32:37sur cette parité euro-dollar,
32:39d'habitude,
32:40ce n'est pas un élément
32:40qui va être extrêmement différenciant
32:42lorsqu'on investit
32:43sur les actions américaines.
32:44Donc, mon conseil,
32:45c'est que c'est un peu tard
32:47d'opter pour une couverture
32:48de taux de change
32:49qui finalement aura
32:50surtout pour effet
32:51de rogner votre performance
32:53si vous êtes exposé
32:54sur les actions américaines.
32:55Donc, ça aurait été pertinent
32:56si on en avait discuté
32:58au printemps.
32:59Aujourd'hui,
32:59c'est vraiment moins le cas.
33:01On y reviendra, bien sûr,
33:02sur ces questions
33:03de taux de change,
33:04mais a priori, quand même,
33:05pour répondre à Alexandre,
33:06ce n'est pas vraiment
33:06l'objectif aujourd'hui.
33:08Deuxième question
33:08qu'on a eue cette semaine,
33:11une question qui revient
33:12assez régulièrement
33:13et on va l'évoquer
33:14avec mon invité Marc Giraud.
33:16C'est sur les actions indiennes.
33:18C'est une question
33:19qui a été posée par Inès.
33:21Inès nous demande
33:22« Je cherche à investir
33:23sur les actions émergentes »
33:25et c'est vrai
33:25qu'elles ont plutôt affiché
33:27une très bonne performance
33:27depuis le début de l'année.
33:28C'est d'ailleurs
33:29un des effets
33:30de la baisse
33:30du dollar américain.
33:32J'entends beaucoup parler
33:33de l'Inde.
33:34Est-ce que c'est
33:34une bonne opportunité ?
33:36Je suis ravi d'accueillir
33:37par téléphone Marc Giraud,
33:39cofondateur de HMG.
33:41Les actions indiennes,
33:42c'est le moment d'y aller
33:43ou est-ce que c'est
33:44un peu compliqué ?
33:45Bonjour Christopher.
33:46Bonjour.
33:47Le marché indien,
33:49c'est...
33:50D'abord,
33:50c'est vrai que c'est compliqué
33:51en tant que marché
33:53parce qu'en direct,
33:54c'est très très difficile
33:55d'accès,
33:56notamment pour un particulier.
33:59Nous opérons directement
34:00sur le marché indien
34:02chez HMG Finance,
34:03mais il y a énormément
34:04de bureaucratie
34:05pour arriver à y traiter
34:06avec des certificats
34:08de commissaire aux comptes,
34:09etc.,
34:10qu'il faut renouveler
34:10tous les ans.
34:11Donc,
34:11c'est très compliqué.
34:12Donc,
34:12si on veut investir
34:13sur le marché indien,
34:14on va privilégier,
34:16je pense,
34:16les ETF.
34:17Il y a plusieurs ETF
34:18et il y a d'autant plus
34:19plusieurs ETF
34:20qu'il y a en Inde
34:22plusieurs marchés.
34:23Il y a le marché
34:23de Bombay,
34:24bien sûr,
34:25mais il y a aussi
34:25le marché de Delhi,
34:26le marché de Calcutta.
34:27Et non seulement
34:28il y a plusieurs marchés,
34:28mais il y a aussi
34:29plusieurs indices.
34:30Donc,
34:30il faut déjà choisir
34:31son indice.
34:31Il y a le Sensex
34:32et le Nifty Fifty
34:34qui sont les deux
34:35les plus connus.
34:36Et on trouve
34:37une assez vaste quantité
34:38d'ETF
34:39sur ces deux indices.
34:40Il y a aussi,
34:41on peut aussi investir
34:43directement dans des actions
34:44par le biais
34:45des actions indiennes
34:46cotées sous forme
34:47de ADR
34:48à New York.
34:50Est-ce qu'il faut juste
34:50expliquer pour nos auditeurs
34:52sur ADR ?
34:53Qu'est-ce qu'on entend ?
34:54ADR,
34:54c'est American Depository Receipts.
34:57Ce sont des actions
34:58de pays étrangers
34:59qui sont cotées
35:00aux Etats-Unis
35:00sous cette forme,
35:01je dirais,
35:02un peu dégradées.
35:03Ce n'est pas exactement
35:04une action,
35:05mais vous avez
35:06une banque américaine,
35:07par exemple Bank of America,
35:09qui achète des actions
35:10sur les places d'origine
35:12et qui ensuite
35:13cote à New York
35:17une sorte de reflet
35:18de ces actions
35:19de la place d'origine.
35:20Donc,
35:20c'est une action,
35:22mais dégradée
35:23si vous voulez.
35:24Avec les ETF
35:25que vous mentionnez
35:26notamment,
35:28on parlait
35:28dans la question précédente
35:29qui était posée
35:30par Alexandre
35:30sur cette question
35:31du taux de change.
35:32Quand on regarde
35:33notamment la paire
35:34euro-roupie indienne,
35:35on a une hausse,
35:36je crois,
35:36depuis le début de l'année
35:36à peu près de 15%.
35:38Est-ce que c'est aussi
35:39un sujet
35:39que doit prendre en compte
35:40un épargnant notamment ?
35:42Est-ce que vous conseilleriez
35:43notamment sur l'exposition
35:45à l'égard de l'Inde
35:46d'avoir une couverture
35:48de taux de change adaptée ?
35:49Comment est-ce qu'on gère
35:50cet aspect-là
35:51qui est un peu plus compliqué
35:52quand on investit
35:52sur les émergences
35:53avec la question
35:54du taux de change
35:54et toujours un élément
35:55à mettre en avant ?
35:57Oui, paradoxalement,
35:58ce n'est pas si compliqué
35:59que ça avec un ETF
36:01parce que vous avez
36:03deux catégories d'ETF,
36:04l'ETF qui va répliquer
36:06le marché local
36:06dans la devise locale
36:07et l'ETF qui va répliquer
36:09le marché local
36:09avec une protection devise
36:12en fonction de la devise
36:14dans laquelle vous achetez
36:15votre ETF.
36:16Donc, si vous faites bien
36:17votre sélection d'ETF,
36:18vous pouvez en trouver un
36:19qui va vous protéger
36:20contre l'évolution
36:21de la devise.
36:21Donc, vous aurez
36:22l'évolution du marché local
36:24mais qui se traduira
36:29à 100% dans votre devise à vous.
36:32Donc, ça, c'est tout à fait
36:33possible de faire ça.
36:36Ceci dit,
36:37sur beaucoup de marchés émergents
36:39ou sur les marchés émergents
36:40en général,
36:41je crois qu'il y a
36:41deux approches possibles.
36:44Soit on investit vraiment
36:45pour le long terme
36:46parce qu'à long terme,
36:47il y a une vraie croissance
36:48durable
36:49qui se manifeste
36:52par une hausse des cours
36:53dans la longue durée.
36:54À ce moment-là,
36:55on n'a pas trop envie
36:57de se protéger
36:58contre l'évolution
37:00des devises
37:00parce que,
37:02dans la longue durée,
37:02l'évolution des devises,
37:04c'est un petit peu un tout
37:05avec l'évolution des marchés.
37:07Chaque fois qu'une devise
37:08se dévalorise,
37:10les exportations du pays
37:11remontent.
37:12Donc, les cours de bourse
37:14remontent encore plus,
37:15etc.
37:16Ça, c'est la première chose
37:17qu'on peut faire,
37:18acheter pour la longue durée.
37:19On peut aussi vouloir
37:22faire un coup
37:22sur le court terme
37:23ou le moyen terme.
37:25Se dire,
37:26tiens, tel ou tel marché
37:27est bon marché aujourd'hui.
37:28Il va peut-être rebondir
37:29dans les six mois qui viennent,
37:30donc je me place.
37:31À ce moment-là,
37:32oui,
37:33protection de vise,
37:34ça peut être
37:35éventuellement considéré.
37:38Oui,
37:38mais ce sont des cas de figure
37:42à voir vraiment
37:42au cas par cas
37:43en fonction de ce que
37:44chacun souhaite faire.
37:46Je me permets
37:46d'approfondir
37:47la question d'Inès
37:48parce que c'est vrai
37:48que le sujet est intéressant.
37:50En règle générale,
37:51on a le sentiment,
37:52en tout cas,
37:52c'est souvent présenté ainsi,
37:54c'est-à-dire que
37:55quand on souhaite,
37:56vous m'excuserez
37:57de classer la Chine
37:58dans les marchés émergents,
37:59ça on pourra en débattre,
38:00mais en tout cas,
38:00quand on souhaite
38:01s'exposer
38:02sur les grands émergents,
38:04on met souvent en avant
38:05que l'Inde,
38:05c'est un peu le bon moyen
38:07de prendre le contre-pied
38:08de la Chine
38:08où finalement,
38:09du côté chinois,
38:10on va avoir
38:10une assez forte exposition
38:11sur de la tech,
38:13notamment côté hardware,
38:14robotique,
38:15et aussi sur les grandes valeurs
38:16bancaires et financières.
38:17Est-ce que c'est votre point de vue
38:18ou est-ce que pour vous,
38:20c'est un peu contradictoire,
38:21ça ne fait pas sens
38:21d'avoir ce type de stratégie ?
38:23Non,
38:24nous n'opposons pas
38:26les deux pays,
38:28ce sont des pays
38:29extrêmement différents
38:30qui sont à des stades
38:30de développement
38:31extrêmement différents.
38:33La Chine a une population
38:34qui est déjà prospère,
38:37l'Inde,
38:37c'est une population
38:38émergente
38:40en termes de prospérité,
38:41et de ce fait,
38:45si vous voulez,
38:45une grande partie
38:46de la croissance
38:47attendue en Inde
38:49vient de la croissance
38:51de la classe moyenne
38:53et de ses moyens financiers,
38:56tandis qu'en Chine,
38:57c'est une économie
38:58qui est beaucoup plus tournée
38:59sur l'exportation
39:01et jusqu'à présent,
39:02la croissance
39:03de la prospérité chinoise
39:04vient essentiellement
39:05de l'exportation.
39:06Évidemment,
39:07c'est tout l'enjeu
39:07de savoir
39:08s'il va y avoir
39:09un pivot
39:10vers plus
39:11de consommation locale
39:13et une croissance
39:14plus tirée
39:15par la consommation locale,
39:16mais on est quand même
39:17dans des situations
39:18extrêmement différentes
39:19en termes de pouvoir d'achat,
39:20en termes d'orientation
39:21de politique économique
39:23vers l'export
39:24ou vers l'intérieur,
39:26et tout ça,
39:27je pense,
39:27fait qu'on ne peut pas...
39:29C'est un peu
39:29un jeu occidental
39:30de vouloir toujours
39:31opposer les deux nations
39:33qui nous fascinent
39:34à cause du fait
39:35qu'elles sont orientales
39:37d'abord
39:37et ensuite
39:37que ce sont
39:38les deux pays
39:39les plus peuplés
39:39du monde,
39:40mais je crois
39:41que c'est un peu
39:42superficiel
39:42comme approche.
39:43Je suis assez d'accord
39:44avec vous,
39:44effectivement,
39:45c'est plutôt complémentaire,
39:46ça sert à rien
39:47d'opposer
39:47les deux pays.
39:48Merci beaucoup
39:49pour cet éclairage,
39:51Marc Giraud,
39:51vous êtes cofondateur
39:52de HMG,
39:54et on a une dernière question
39:55qu'on va traiter rapidement
39:56qui a été posée
39:56par Louis.
39:58On a bien sûr
39:59parlé des terres rares,
40:00ça a été le sujet
40:01d'actualité,
40:02ça va être encore
40:02le sujet
40:03dans les prochaines semaines,
40:04et d'ailleurs,
40:05spoiler,
40:05on va faire une émission
40:06spéciale prochainement
40:08sur les terres rares,
40:08parce qu'on voit
40:09que c'est un sujet
40:09qui intéresse beaucoup
40:10de téléspectateurs
40:11et d'auditeurs,
40:12et cette question de Louis
40:13est assez simple,
40:14vous parliez la semaine
40:15dernière des terres rares,
40:17la seule entreprise cotée
40:18que j'ai trouvée en Europe
40:19s'appelle Campin,
40:21est-ce une opportunité ?
40:22Alors évidemment,
40:23on ne fait pas de conseil
40:23dans cette émission
40:24sur les entreprises
40:26au sens strict,
40:27mais on peut regarder
40:28cette société,
40:29alors Campin,
40:29c'est quoi ?
40:30C'est une entreprise
40:30qui est cotée
40:31à la bourse belge,
40:32c'est une small cap,
40:34donc premier aspect
40:35qu'il y a à prendre
40:35en considération.
40:36La semaine dernière,
40:36on en parlait
40:37dans le cours de l'entretien
40:38avec Eric Lewin
40:40justement d'être prudent
40:41sur les small cap,
40:42les questions de volatilité,
40:43de liquidité du titre.
40:45Quand on regarde un peu,
40:46Campin, c'est quoi ?
40:47C'est le seul effectivement
40:48producteur européen
40:49de tréoxyde d'antimoine,
40:50c'est un composant aujourd'hui
40:51qui est issu de l'antimoine
40:53et qui est extrêmement important,
40:55c'est un métal
40:55qui est classé comme critique,
40:57on en a besoin
40:57pour les batteries,
40:58notamment les semi-conducteurs,
40:59donc bref,
41:00tout ce qui est important
41:00en termes de révolution
41:01industrielle à l'heure actuelle.
41:03Quand on regarde
41:04le business model de Campin,
41:05vous êtes sur une entreprise
41:07qui détient quand même
41:0710% du marché mondial,
41:09donc ce n'est pas négligeable,
41:10même si en face,
41:11vous avez la Chine
41:12avec 60%,
41:14mais encore une fois,
41:15c'est une small cap
41:16sur un business,
41:18on l'avait rappelé encore
41:20ces derniers temps
41:20sur les terres rares,
41:21en tout cas les actions
41:22qui sont assujetties
41:24aux terres rares,
41:24ça reste quand même
41:25très très volatile,
41:26il y a beaucoup
41:26d'effets d'annonce,
41:27problème de liquidité,
41:29la bourse de Bruxelles
41:30est aussi une bourse
41:30peu profonde
41:31en termes de liquidité,
41:32donc quand même
41:33grosse prudence,
41:34on a vu que ce titre
41:34a énormément bougé
41:35du fait de la guerre
41:36commerciale Chine-États-Unis,
41:38d'ailleurs on va y revenir
41:39dans un instant
41:39dans la partie géopolitique,
41:41mais vraiment,
41:41il faut être extrêmement prudent
41:43sur ce type de positionnement,
41:45ce n'est peut-être pas
41:45le plus pertinent,
41:46c'est vrai que les terres rares
41:47c'est à la mode,
41:48mais en termes de position
41:49d'investissement,
41:50peut-être jouer un peu
41:51profil bas
41:51dans un premier temps.
41:53Bien évidemment,
41:54n'hésitez pas à nous poser
41:55encore vos questions,
41:56on y répondra
41:56comme chaque semaine,
41:58là en l'occurrence
41:58ce sera pour la semaine prochaine
41:59à partir de 11h,
42:00et on a une autre séquence
42:02sur la géopolitique
42:04quand le monde s'affole.
42:07Tout pour investir,
42:09la masterclass
42:09quand le monde s'affole.
42:12Alors aujourd'hui,
42:12je suis seul aux commandes,
42:13on salue Mathieu
42:14s'il nous regarde,
42:15on va traiter d'un sujet
42:16qui est assez d'actualité,
42:18c'est tout simplement
42:18la guerre commerciale,
42:20mais aussi la guerre
42:21de succession en Chine.
42:22D'abord,
42:22on va essayer de regarder
42:23quelques aspects
42:24avant d'en parler
42:25avec mon invité
42:26Jean-Marie Mercadal
42:27qui est justement
42:28à Hong Kong,
42:28donc ce sera intéressant
42:29de discuter ça avec lui.
42:32Deux éléments
42:32qui sont importants,
42:33on va essayer de placer
42:34déjà le cadre
42:34pour cette discussion.
42:36Le premier point,
42:37c'est quoi ?
42:37C'est que vous avez
42:38déjà,
42:40dès aujourd'hui
42:40et jusqu'à la fin
42:41du week-end,
42:42une rencontre
42:43entre le secrétaire
42:44au Trésor américain
42:45et le vice-premier ministre
42:47chinois en Malaisie.
42:49Cette rencontre,
42:50elle va préparer
42:50tout simplement
42:51la rencontre prévue
42:52a priori mardi
42:53entre Xi Jinping,
42:54leader chinois,
42:55et Donald Trump
42:56qui va avoir lieu
42:57également en Asie.
42:58Bien évidemment,
42:59cette rencontre,
43:00elle a une vocation,
43:01c'est qu'elle s'inscrit
43:02dans le temps long,
43:02à savoir qu'on a
43:03des discussions commerciales
43:05et notamment
43:05un chapitre
43:06de discussions commerciales
43:07entre les Etats-Unis
43:08et la Chine
43:08jusqu'au 10 novembre.
43:10Il y a beaucoup
43:11de questions,
43:11il y a eu notamment
43:12des restrictions
43:13d'exportation
43:13sur les terres rares,
43:14c'est un peu le sujet
43:15de fond ces derniers temps
43:16qui ont été mis en place
43:17par les Chinois.
43:18Vous avez la menace
43:19de taxes supplémentaires
43:20par Donald Trump
43:21à l'égard de la Chine.
43:22D'ailleurs,
43:22je vous invite
43:23à écouter juste rapidement
43:24ce commentaire
43:27commercial avec la Chine.
43:28On en revient
43:28dans un instant
43:29dans le détail.
43:31Je vais rencontrer
43:32le président Xi
43:33dans deux semaines
43:34lors de mon voyage
43:35en Corée du Sud.
43:36Nous allons nous rencontrer
43:37et nous allons discuter
43:38de beaucoup de choses.
43:41Ils veulent discuter
43:41du fait qu'ils payent
43:42des droits de douane
43:43de 157%.
43:44C'est un peu plus élevé
43:46qu'ils ne le pensaient
43:47et nous nous en sortons
43:48très bien.
43:49Je pense que nous allons
43:49bien nous en sortir
43:50dans cette négociation.
43:52Alors,
43:52qu'est-ce qu'on doit attendre
43:53dans ce cadre-là ?
43:54Moi, j'ai un peu un pari,
43:55ça reste toujours un pari.
43:57Mon pari,
43:58c'est un,
43:58qu'on aura tout simplement
44:00la Chine
44:01qui fasse un peu d'efforts
44:03mais pas trop,
44:04on va revenir dans un instant,
44:05qui va tout simplement
44:06mettre en avant
44:06qu'elle va revenir
44:07sur le régime de licence
44:08sur les terres rares
44:09qui existaient avant
44:10le 9 octobre.
44:11Ce qui serait finalement
44:12plutôt adapté
44:13pour les Américains
44:14parce qu'il faut le rappeler,
44:15les Américains aussi
44:16essayent de se diversifier,
44:17misent beaucoup
44:17sur le recyclage
44:18mais on en parlera
44:19encore une fois en détail
44:20dans notre émission spéciale
44:21sur les terres rares
44:22afin d'être moins dépendants
44:23de la Chine.
44:24Et du côté américain,
44:25on pourrait par exemple
44:26avoir le retour en arrière
44:28sur notamment
44:29les taxes douanières
44:30à 100%
44:30qui ont été mises en avant
44:31à l'égard des entreprises
44:32pharmaceutiques.
44:34Pourquoi les entreprises pharmaceutiques ?
44:35Elles sont très dépendantes
44:36en termes d'approvisionnement
44:37de la Chine.
44:38Donc ça peut être
44:38un point d'accord
44:39mais en revanche
44:39je suis assez prudent
44:40sur le fait qu'on ait
44:41beaucoup d'avancées
44:42lors de cette rencontre
44:44qui aura lieu mardi
44:44entre Trump et Xi.
44:46Vous avez tout simplement
44:46un sujet qui est un peu évoqué
44:48c'est que vous avez
44:49une guerre de succession
44:50à l'heure actuelle
44:51en Chine aussi
44:52qui joue.
44:53Juste regardons
44:54les deux protagonistes.
44:55Vous avez le président chinois
44:57Xi Jinping
44:57qui a 72 ans
44:58il prépare sa succession
45:00et en face
45:01vous avez
45:01Wu Chunui
45:02qui est ancien vice-premier ministre
45:04de 2018-2023.
45:06Du côté de Xi Jinping
45:07d'habitude
45:08les successions
45:08ça se passe plutôt
45:09de manière assez aisée.
45:10Il faut rappeler aussi
45:11qu'une succession en Chine
45:12c'est pas du jour au lendemain
45:13ça prendra beaucoup de temps.
45:15Xi Jinping a eu pour habitude
45:17quand même
45:17de très centraliser le pouvoir
45:19encore plus
45:20que les anciens leaders chinois.
45:22Et qu'est-ce qu'il est l'impact
45:24sur la guerre commerciale ?
45:25Xi Jinping
45:26depuis qu'il est au pouvoir
45:27il a été systématiquement
45:29extrêmement ferme
45:30dans les questions
45:30de guerre commerciale
45:31et c'était le cas
45:32avec le premier mandat de Trump
45:33ça a été le cas aussi
45:34avec Biden.
45:35Mais comme vous avez
45:36le ancien vice-premier ministre
45:37Wu qui cherche aussi
45:39à s'imposer
45:39ça veut dire quoi ?
45:40Ça veut dire qu'il va être
45:41encore plus jusqu'au boutiste
45:43que Xi Jinping.
45:44Concrètement
45:45et on le voit très nettement
45:46c'est-à-dire que la Chine
45:46ne va pas être prête
45:47à faire des concessions
45:48qui soient extrêmement importantes
45:50dans un premier temps
45:50et surtout
45:51si c'est Wu
45:52qui remporte
45:53la bataille en cours
45:54ça pourrait être encore
45:55plus problématique
45:56pour les Etats-Unis
45:57puisque Wu mise
45:58très très clairement
45:58sur la relance
45:59de la consommation
46:00moins sur les exportations
46:01ce qui est quand même
46:02très clairement le moteur
46:03de la Chine
46:04ces dernières années
46:04donc automatiquement
46:06bien évidemment
46:07ça veut dire
46:07un intérêt moindre
46:08à trouver un compromis
46:09avec les Américains
46:10ce qu'on peut en tout cas
46:11mettre en avant
46:11c'est que la guerre commerciale
46:13elle n'est pas prête
46:13de s'arrêter.
46:14Je vous propose
46:14qu'on en parle un peu plus
46:15dans le détail
46:16donc avec mon invité
46:17comme je vous le disais
46:18Jean-Marie Mercadal
46:19vous êtes directeur général
46:21de Saint-Cicap
46:22Asset Management
46:23vous faites partie
46:24du groupe
46:24Ofi Invest
46:25et vous êtes justement
46:27à Hong Kong.
46:28Peut-être première question
46:29on a eu donc
46:30le communiqué de presse
46:32du plénum
46:33qui a été publié
46:34vous en retirez quoi ?
46:36Quelles sont les grandes annonces
46:37et quelles sont éventuellement
46:39les incidences
46:40en termes d'investissement
46:41que vous en tirez ?
46:42Oui bonjour
46:44et bien
46:45il n'y a pas eu
46:46tellement de surprises
46:47sur la communication
46:49à l'issue
46:50de cette réunion
46:51du plénum
46:52on s'en doutait
46:53la Chine
46:54veut compter
46:55sur ses propres forces
46:56veut relancer
46:57son marché intérieur
46:58de la consommation
46:59veut miser
47:00sur l'autonomie
47:01technologique
47:02c'est-à-dire
47:03investir beaucoup
47:04pour être complètement
47:05indépendant
47:05des autres pays
47:07comme Taïwan
47:08ou les Etats-Unis
47:09et puis
47:11il y a eu
47:11beaucoup de mentions
47:13sur la sécurité
47:14et sur la nouvelle force
47:15de la Chine
47:16qui doit justement
47:17pouvoir s'affirmer
47:18sur le plan international
47:20alors le seul élément
47:21vraiment chiffré
47:22et qui a rassuré
47:23les marchés
47:24puisqu'aujourd'hui
47:24les marchés
47:26ont légèrement progressé
47:27ici en Chine
47:27c'est que
47:28la Chine a donné
47:30comme objectif
47:30d'atteindre
47:32un PIB
47:32par habitant
47:33qui soit comparable
47:35à celui
47:35d'un pays
47:36moyen développé
47:37ça veut dire
47:38à peu près
47:38doubler le PIB
47:39d'ici 2035
47:41et donc
47:42ça suppose
47:43un taux de croissance
47:44économique
47:44qui serait autour
47:46de 4,5% par an
47:47jusqu'à 2035
47:49ça veut tout rassurer
47:50les investisseurs
47:51est-ce que vous jugez
47:52cet objectif
47:53crédible
47:54et je pense
47:54qu'effectivement
47:54réfléchir en termes
47:55de PIB
47:55par habitant
47:56c'est beaucoup plus pertinent
47:57mais est-ce que
47:57l'objectif selon vous
47:58est crédible ?
48:00Il est challenging
48:02je dirais
48:03parce que
48:03la Chine fait face
48:05à quelques forces
48:06déflationnistes
48:07avec une crise immobilière
48:08qui a du mal
48:09à repartir
48:11à se résoudre
48:12plutôt
48:13des consommateurs
48:15qui sont encore
48:16peu confiants
48:17parce qu'ils sont
48:17englués justement
48:18dans leur patrimoine
48:19immobilier
48:20qui a perdu de la valeur
48:21et puis il y a une baisse
48:22de la natalité
48:23après à côté de ça
48:24on s'aperçoit
48:25que la Chine
48:27veut investir
48:28encore plus
48:29dans les nouvelles technologies
48:32veut appliquer
48:32encore une fois
48:33une politique de l'offre
48:35en misant
48:36sur le fait
48:37que l'innovation
48:38les nouveaux produits
48:39vont créer
48:40de la demande
48:40alors c'est pas du tout sûr
48:42vous avez bien raison
48:43de le signaler
48:44mais le cas échéant
48:46si cette politique
48:47ne fonctionne pas
48:48le gouvernement
48:49se réserve
48:50ponctuellement
48:51de mener des politiques
48:53de soutien
48:53à la consommation
48:54mais ce sera pas
48:55structurel
48:56le mode de pensée
48:59structurel
49:00c'est encore une fois
49:01une politique de l'offre
49:02améliorer
49:03la compétitivité
49:04des produits
49:04la qualité des produits
49:06et on comprend bien
49:08je pense que le marché
49:09et les investisseurs
49:10depuis quelques mois
49:11comprennent bien
49:11que les produits chinois
49:13sont de plus en plus
49:14redoutables
49:15et compétitifs
49:15non seulement
49:16dans les pays occidentaux
49:18mais ils sont en train
49:19d'inonder
49:19un nombre de marchés
49:22hors OCDE
49:23qui est très important
49:24on le voit sur la robotique
49:25et l'IA notamment
49:26pardon
49:27on le voit notamment
49:28sur la robotique et l'IA
49:29où effectivement
49:30la Chine semble mieux
49:31s'en sortir
49:31mais sur les voitures électriques
49:34sur les machines outils
49:35sur l'électroménager
49:36sur à peu près
49:37tous les produits industriels
49:39et alors la logique
49:40de ce plan quinquennal
49:41c'est de remonter
49:43la chaîne de valeur
49:44c'est de ne pas être
49:45uniquement
49:46quelque part
49:47une usine
49:48mais aussi
49:49des designers
49:50de la techno
49:52de l'IA
49:52donc en fait
49:53remonter la chaîne de valeur
49:55pour être encore plus compétitif
49:57et de ce point de vue là
49:58je pense que
49:59la Chine peut être
50:00assez sûre
50:01de ses forces
50:01alors il y a des challenges
50:03comme je vous l'ai dit
50:04mais il y a aussi des forces
50:05et donc le marché
50:06a été un peu rassuré
50:08le message du marché
50:09aujourd'hui
50:09c'est de dire
50:10qu'il a plus de temps
50:11à s'accroire
50:12aux forces
50:13du marché chinois
50:14puisque les actions
50:16ont plutôt bien réagi
50:17mais en tout cas
50:18un dernier mot
50:20on a plus le sentiment
50:23et je vous rejoins
50:23que vous êtes sceptique
50:24sur l'aspect consommation
50:25et je le rappelle
50:26vous avez à juste titre
50:28mentionné le problème
50:28de l'immobilier
50:29le patrimoine total
50:30des ménages chinois
50:31ça dossait à peu près
50:3260% de l'immobilier
50:33au maximum
50:34dans les pays développés
50:35on est à 30%
50:36et donc si vous avez
50:3660% de vos avoirs
50:38grosso modo
50:39qui se portent mal
50:39vous n'êtes pas incité
50:40à consommer
50:40donc vous miseriez
50:42plutôt du côté
50:42qui est tech
50:43au sens large
50:44vous avez évoqué
50:44les véhicules électriques
50:45vous pensez que c'est
50:46un segment
50:46qui peut continuer
50:47de bien performer
50:48en bourse en Chine
50:49et on l'a vu aussi
50:50d'ailleurs
50:50les valeurs bancaires
50:51en sortent plutôt
50:51pas trop mal
50:52depuis quelques mois
50:53il y a eu une reprise
50:54depuis le mois d'août
50:54c'est un peu
50:55vous tablez
50:56sur une continuation
50:56de ce mouvement
50:57à moyen terme
50:59oui
51:00parce que
51:01la technicité
51:03chinoise
51:04est très forte
51:05après à court terme
51:06peut-être qu'on va rentrer
51:07dans une phase
51:08de consolidation
51:08après il n'y a pas
51:09que la techno
51:10il y a aussi
51:10les marques chinoises
51:11on a remarqué
51:13ces derniers temps
51:14une certaine forme
51:15de soft power chinois
51:16qui revenait
51:18avec des marques
51:19emblématiques
51:20effectivement
51:20on en a beaucoup parlé
51:21comme la Bupu
51:22etc
51:22la Bupu Gold
51:24etc
51:24mais on sent bien
51:25que dans la nouvelle génération
51:26et en Chine
51:27il y a un espèce
51:28de retour
51:29de fierté
51:30vers les marques locales
51:31et au détriment
51:33encore une fois
51:34des marques occidentales
51:35c'est un point
51:36qu'on évoquera ensemble
51:38merci beaucoup
51:39on est coupé
51:43par le temps
51:43malheureusement
51:44mais effectivement
51:44c'est un point
51:45qu'on évoquera
51:45au niveau du luxe
51:46notamment
51:47qu'il y a un point
51:47on pourra l'évoquer ensemble
51:48lors d'une prochaine session
51:50merci encore beaucoup
51:51Jean-Marie Mercadal
51:52vous êtes directeur général
51:53de Saint-Cicap
51:54Asset Management
51:54vous faites partie
51:55du groupe
51:56Ofi Invest
51:57et on sera ravis
51:58d'échanger de nouveau
51:58notamment sur cet aspect
51:59du luxe
52:00je pense en Chine
52:00qui peut être
52:01très intéressant
52:02on se retrouve
52:03dans quelques secondes
52:04juste pour ce qui fait
52:05l'agenda de la semaine
52:06à venir
52:06une semaine
52:15qui est finalement
52:16très chargée à venir
52:17on va avoir
52:18effectivement déjà
52:19des banques centrales
52:20on l'a évoqué
52:21on a la banque centrale
52:22européenne
52:22là c'est statu quo
52:24on l'a évoqué déjà
52:25en première partie
52:25en revanche
52:26sur la réserve fédérale
52:27américaine
52:28l'enjeu ça va être
52:29d'avoir tout simplement
52:30la baisse du taux directeur
52:32moins 25 points de base
52:33et peut-être
52:33sur ces questions
52:34de liquidité
52:35on va avoir
52:35un mouvement
52:36sur la fin
52:36du programme
52:37de quantitative easing
52:38donc ça permettrait
52:39d'avoir un peu plus
52:40de liquidité
52:41dans l'économie
52:41c'est soit
52:42au mois d'octobre
52:43soit au mois de décembre
52:44et bien sûr
52:45un agenda
52:45qui est toujours
52:46très chargé
52:47du côté des entreprises
52:48et là ça va être
52:49vraiment énormément
52:50d'entreprises
52:51on rentre dans le dur
52:52du côté américain
52:53les entreprises
52:53de la tech
52:54qui font bien évidemment
52:55leurs résultats
52:57on va avoir
52:58Visa, Paypal
52:58dans le domaine
52:59des paiements
53:00mais surtout
53:00on va s'intéresser
53:01tout simplement
53:02à certains
53:02des sets magnifiques
53:03Meta, Microsoft, Amazon
53:05Alphabet, Apple
53:06sur Alphabet
53:07on vous présente
53:08très rapidement
53:09les derniers résultats
53:10qui ont été extrêmement bons
53:11sur le chiffre d'affaires
53:12d'Alphabet
53:13vous voyez
53:14une pente qui est croissante
53:15ces dernières années
53:16on s'attend à ce qu'il n'y ait pas
53:17de problème particulier
53:18sur les sets magnifiques
53:19mais on y reviendra
53:20la semaine prochaine
53:21un peu plus dans détail
53:22pour voir comment ça s'est déroulé
53:24sur ces résultats
53:24et quelles sont les perspectives
53:25je vous remercie
53:27à toutes et à tous
53:27pour votre fidélité
53:28vous pouvez nous réécouter
53:29en podcast
53:30sur toutes les plateformes
53:31de BFM Business
53:32et maintenant
53:33c'est tout simplement
53:34les experts de l'IMO
53:35excellent week-end
53:36tout pour investir
53:39la masterclass
53:40sur BFM Business
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