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  • il y a 2 mois
Jeudi 30 octobre 2025, retrouvez Margarita Zlatkova (Vice-présidente de la Commission Nouveaux environnements publicitaires, Alliance Digitale), Alain Garnier (Président fondateur, Jamespot), James Rebours (président, directeur général France, SELL, Plaion) et Philippe Le Grand (Président, Teleos) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech. Aujourd'hui, c'est un direct 10h à 10h45 sur Bsmart, comme tous les jeudis.
00:15C'est le grand débrief de l'ActuTech. Je vous présente les sujets, les débriefeurs, juste après.
00:23C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech de Smartech. On est en direct à 10h45.
00:28Vous nous regardez sur la chaîne Bsmart. On va parler aujourd'hui avec Margarita Zlatkova, vice-présidente de la commission Nouveaux Environnements Publicitaires de l'Alliance Digitale.
00:37On va parler de la pub, de la pub ciblée et de ces Français qui seraient prêts à payer ces services gratuits du numérique pour éviter d'être tracés.
00:46A voir et puis on va voir comment toutes ces mentalités évoluent. On ne va pas seulement débattre de ça, on va aussi s'intéresser au projet de loi de finances.
00:52On va s'intéresser à cette taxe GAFAM qui a été votée, doublée même. On va en parler avec Alain Garnier, le PDG de Jamesport, avec Philippe Legrand, le vice-président d'Infranum et président de Teleos.
01:04On va aussi s'intéresser à Groquipédia, GPT, Atlas, tous ces sujets. On va les discuter mais on va surtout les débattre et donner notre avis avec carton rouge, carton vert.
01:15Préparez vos cartons, tous les trois, tous les quatre. On va s'engager sur ces thématiques. Mais je voulais qu'on commence avec la Paris Games Week puisque c'est son ouverture aujourd'hui de ce grand salon du jeu vidéo.
01:28Pour voir un peu ce qui se passe du côté du marché du jeu, on est connecté avec James Rebourg. Bonjour.
01:36Bonjour.
01:36Vous nous entendez bien, vous êtes directement sur le salon puisque c'est le moment de l'ouverture.
01:40Vous êtes le président du CEL, le syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs. Vous êtes aussi le directeur général de Playon France qui est éditeur et producteur indépendant de jeux.
01:50Alors qu'est-ce que ça donne ce marché du jeu vidéo en 2025 si on peut comparer à l'année précédente et puis surtout à l'écosystème ?
01:58Comment vous trouvez cet écosystème français qu'on sait très très important dans ce domaine ? Vous le trouvez toujours aussi en forme en France ?
02:07Alors sur le marché de la consommation de jeux vidéo, on est effectivement sur une très bonne tendance sur l'année 2025.
02:12On va certainement finir de manière positive sur la fin d'année, essentiellement tirée par le lancement de la nouvelle console Nintendo Switch.
02:20De ce côté-là, on a également aussi un très beau catalogue apporté par beaucoup d'éditeurs.
02:25Sur le marché aujourd'hui de la production, donc tout ce qui est création et développement,
02:29on a la chance d'avoir en France tout un réseau très conséquent de studios, plus de 800 studios en France qui existent.
02:35Et ce qui fait vraiment la force de l'écosystème de développement et de création en France,
02:40c'est d'avoir un leader mondial comme Ubisoft, mais également des gros acteurs très conséquents
02:45comme à la fois Nacon, également Dropnode ou également Focus.
02:50Et après tout un maillage de différents types de studios.
02:53Et tout ça fait qu'aujourd'hui en France, on a vraiment un talent créatif
02:56qui permet à la fois de développer technologiquement des jeux de qualité,
03:00tout en émettant une forte dimension narrative.
03:02Et le chiffre d'affaires 2025 en France, il est à la hausse, j'imagine, au niveau mondial.
03:10Est-ce que la France suit la même croissance, la même courbe ?
03:14Alors clairement, la France suit la même courbe.
03:16On est actuellement sur un marché de croissance quand on prend le comparable à fin septembre
03:19entre 25 versus 24 et on va effectivement finir en année positive.
03:25L'année dernière, on était sur un chiffre de 5,6 milliards en France.
03:28Au niveau mondial, on est sur un chiffre qui est à 180 millions de dollars.
03:33Donc oui, effectivement, le marché se porte bien.
03:36Le gros intérêt du marché de jeux vidéo, c'est qu'on est sur un marché créatif.
03:39Et ce qui fait effectivement le chiffre de vente, c'est clairement que c'est un marché d'offres.
03:43Donc plus vous avez des titres de qualité, un engagement de la part des joueurs,
03:46plus vous avez capacité à pouvoir effectivement tirer ce type de marché.
03:52Alors moi, j'en parlais avec Olivier Mocco de l'Observatoire des jeux vidéo
03:56qui disait qu'on ne se rend pas compte de la puissance de la France dans ce domaine
04:01qui est un domaine du numérique.
04:03On a donc quand même des forces, on a même des géants, on peut dire, dans le jeu vidéo.
04:08Mais pas forcément une conscience très éveillée là-dessus.
04:12Et on ne s'en sert pas tellement.
04:13Je ne le vois pas utilisé comme une arme géopolitique.
04:16Je ne sais pas ce que vous en pensez.
04:19Moi, je suis complètement d'accord avec ce que vous voulez dire.
04:20C'est-à-dire qu'en fait, en numérique, on sait bien qu'on est un peu dominé.
04:25Mais il se trouve que là, on est également producteur de primaires d'éléments.
04:29Et puis on est précurseur, on a des géants.
04:31Il se trouve qu'effectivement, on ne le met pas en avant d'un point de vue,
04:34j'ai envie de dire, de la part des pouvoirs publics.
04:36Mais également, par exemple, si on prend Ubisoft, parce qu'il faut quand même le nommer,
04:39il n'est pas non plus dans le débat public.
04:41Ce sont des gens qui ont toujours voulu être plutôt un peu dans l'ombre.
04:45Ils sont basés à Montreuil, qui est ma ville de…
04:47Par exemple, je sais qu'ils n'ont jamais rien voulu faire de local,
04:50parce qu'ils ne veulent pas justement s'impliquer.
04:52Ce n'est pas leur logique.
04:54Donc effectivement, on a peut-être un état d'image à propulser au niveau des Français.
04:58Et justement, avoir la fierté aussi, à l'heure où tout le monde maintenant fait des jeux vidéo,
05:03de 7 à 77 ans, de dire que ce n'est pas un problème.
05:06Justement, c'est une vraie économie, une économie de loisirs.
05:10Et c'est pour ça qu'on peut en être fiers, on devrait en être très fiers.
05:13Oui, parce que, James Rebourg, j'ai vu les derniers chiffres de l'enquête du CEL,
05:16qui nous dit que 40,2 millions de Français ont joué au moins une fois à un jeu.
05:23C'est un niveau jamais atteint.
05:24Donc on ne parle pas juste des gamers, on parle vraiment de l'ensemble de la population française
05:28et d'une activité puissante dans le numérique.
05:33Mais pourtant, c'est vrai qu'on a l'impression que cet écosystème veut rester un peu à part dans son silo.
05:38Alors oui, effectivement, aujourd'hui, 7 Français sur 10 jouent aux jeux vidéo,
05:42une fois au moins par an, et les trois quarts jouent de manière hebdomadaire.
05:45Alors la raison pour laquelle, en termes de ce qu'on appelle de marché culturel,
05:50comparativement à la fois au cinéma ou à la musique,
05:52pourquoi on est un peu moins mis en tête d'affiche.
05:56C'est pour une raison très simple, c'est que la force du jeu vidéo,
05:59c'est que c'est avant tout une œuvre créative, complexe et surtout collective,
06:02avec plein de métiers qui s'inscrivent pour créer un jeu vidéo.
06:06Et à travers la comparaison qu'on peut avoir potentiellement sur de la musique
06:09ou potentiellement sur du cinéma,
06:11où souvent on a des célébrités, des stars qui vont se mettre en avant,
06:14qui vont le pouvoir au niveau des médias,
06:16le jeu vidéo, quelque part, cet œuvre collectif fait qu'on n'a pas vraiment de porte-parole.
06:20C'est un peu aujourd'hui notre frein.
06:22Alors ce qu'on souhaite faire, bien évidemment, c'est de pouvoir pousser effectivement tous ces talents.
06:26Si vous prenez le cas de cette année, on a la chance d'avoir quand même deux sous-français
06:29qui ont créé deux jeux qui ont été des vrais succès mondiaux,
06:32et je dis bien mondiaux,
06:33respectivement Claire Obscur, Expédition 33 et également Rematch.
06:38Et on a aujourd'hui effectivement quand même…
06:40Alors, on disait qu'on n'est pas soutenu par les pouvoirs publics, ce n'est pas vrai.
06:43On a aujourd'hui un vrai soutien, à la fois qui est opéré par le CNC,
06:46avec une salle à culture, et également Bercy, à travers son action.
06:51En l'occurrence, c'est un crédit d'impôt que l'on développe aujourd'hui.
06:55Et si vous prenez véritablement aujourd'hui cette lecture qu'on est de pouvoir public,
06:59comme tout le monde sait que c'est le premier loisir culturel mondial,
07:03il y a un vrai soutien qui est opéré.
07:05C'est intéressant cette histoire d'incarnation,
07:08de défauts d'incarnation dans le jeu vidéo.
07:11Alors, si je peux me permettre, c'est intéressant effectivement,
07:14et d'autant plus que l'industrie du jeu vidéo a dépassé quand même,
07:17en chiffre d'affaires, l'industrie du cinéma.
07:19C'est quand même très important.
07:21Et on a la chance en France d'être adossé à un marché national.
07:24À ses porteurs, on pèse quand même 3% du marché mondial des jeux vidéo en consommation.
07:29Donc, on est adossé quand même à un socle solide.
07:32Et il est probable que l'incarnation des jeux vidéo puisse passer aussi par les célébrités.
07:37Ça a été évoqué à l'instant.
07:38Je pense que le e-sport est une façon aussi de démocratiser
07:41et de porter les couleurs du jeu vidéo à la française.
07:44Et d'avoir des stars.
07:45Et d'avoir des stars.
07:45On a des stars d'ailleurs du e-sport en France, mais qui sont méconnues actuellement.
07:50Margarita, vous vous laissez vos enfants jouer ?
07:52Un petit peu.
07:53Parce qu'il y a aussi ça, il y a l'image du jeu vidéo chez les enfants.
07:56Ça fait un peu écho avec toutes les polémiques autour des écrans.
08:00À titre personnel, moi j'adore quand mon fils joue,
08:02parce que je l'entends se marrer.
08:03Il rit, il est connecté avec ses copains.
08:06Et je préfère ça dix mille fois à une connexion sur un réseau social.
08:10Je suis tout à fait d'accord.
08:11Et j'ai la même réflexion.
08:12J'aime bien que mon fils joue.
08:13Alors, pour l'instant, elle est au stade de Mario.
08:15On en discutait tout à l'heure.
08:17Mais effectivement, il y a beaucoup de réflexions aussi.
08:19Il y a des jeux qui sont faits aussi pour les enfants.
08:21On n'a pas que les jeux un peu sanglants.
08:23On voit effectivement des têtes éclatées.
08:26On pourrait avoir un peu de, nous en tant que parents, un peu de réaction de non, je ne vais pas laisser mon enfant.
08:31Il y a aussi des jeux de réflexion.
08:32Il y a aussi des jeux qui permettent de travailler en collaboration.
08:35Après, effectivement, en tant que parent, c'est toujours de limiter le temps d'écran.
08:38Il y a toujours une petite limite en disant, bon, au bout de 30 minutes, tu arrêtes et tu reviendras plus tard.
08:43Il faut multiplier les activités de loisirs.
08:44Exactement.
08:45Ça en fait partie.
08:46Ça en fait partie.
08:46Clairement, on est d'accord.
08:47Donc, on va tous aller à la Paris Games Week, je pense.
08:49James, merci d'avoir été connecté avec nous.
08:52On vous libère parce que, voilà, je sais que c'est un moment très chargé pour vous.
08:56Et on vous verra peut-être sur place.
08:57Merci à vous.
08:58À tout à l'heure.
08:59À très grand.
09:00Nous, on va continuer.
09:01Alors là, je vais vous demander de sortir vos cartons rouges, cartons verts.
09:03On n'a pas tellement eu à le faire sur le sujet du jeu.
09:07On est à peu près tous d'accord.
09:08Là, on va parler de l'adoption en première lecture à l'Assemblée nationale à une très large majorité
09:13du doublement de la taxe sur les services numériques,
09:16qui visent essentiellement les GAFAM.
09:19C'était mardi soir.
09:21Vous auriez été dans la chambre.
09:24Vous auriez voté pour ou contre ?
09:27Allez, sortez vos cartons.
09:29Je peux tout voir.
09:31Allez, vous aussi, je m'engage.
09:33Quoi, quoi, quoi, quoi, quoi ?
09:34Alors, ce que je vois.
09:35Alors, attendez, parce que là, on ne voit pas très bien.
09:36Si on peut avoir une vue un peu plus découpée de chaque vote.
09:41Margarita et Philippe, vous ne vous engagez pas.
09:42Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
09:44Si on s'engage.
09:45Comment ça ?
09:45Il y a du pour et du contre.
09:46Ah bah oui, mais il y a toujours du pour et du contre.
09:48Mais vous auriez voté.
09:48Vous n'auriez pas voté ?
09:49Non, mais comme c'est un amendement porté par un député de la République En Marche,
09:53enfin de l'Ensemble pour la République, donc je fais un vote en même temps.
09:56Ok.
09:57Mais ceci dit, non, non, mais il est justifié.
09:59D'abord, enfin, je dégaine en premier.
10:02D'abord, le côté vert, le côté positif, c'est qu'effectivement, ce n'est pas la première fois que je réclame d'ailleurs cette taxe sur les GAFAM.
10:11Donc évidemment, j'en suis très heureux, mais à condition qu'elle contribue au financement des réseaux.
10:16C'est à ce titre qu'il me semble que les GAFAM doivent contribuer fiscalement pour financer les réseaux dont ils sont les principaux utilisateurs.
10:26Mais j'ai quand même un avis un peu plus mitigé.
10:29Un petit carton rouge quand même ?
10:30Oui, un petit carton rouge parce qu'il y a un danger.
10:34D'ailleurs, il y a eu une marche arrière.
10:36On était au début parti sur du 15%, on est redescendu à 6%,
10:39ce qui prévoit donc un doublement de cette taxe GAFAM qui passerait de 800 millions à 1,6 milliard pour un chiffre d'affaires des GAFAM qui est aux alentours de 24 milliards.
10:48Il y a eu un changement aussi du seuil.
10:50Oui, voilà, c'est ça.
10:51L'intention initiale était de passer à 15% et on est redescendu à 6% pour une raison objective.
10:56Dans du seuil du chiffre d'affaires, pardon.
10:58Oui, du seuil du chiffre d'affaires.
10:59Des entreprises concernées.
11:00Oui, qui a été rehaussées.
11:02Qui a été rehaussées et d'autant plus que le chiffre d'affaires déclaré, il y a un vrai sujet là-dessus,
11:06n'est pas forcément le réel chiffre d'affaires constaté.
11:09Donc, il y a un vrai débat.
11:11Mais je pense qu'il y a un risque malgré tout à le faire seul en Europe, un risque de représailles.
11:17Certains ont évoqué, attention, aux répercussions sur le vin et autres.
11:20Donc, je pense qu'il aurait mieux valu, dans l'idéal, avoir un tir groupé de l'Europe sur cette taxe GAFAM.
11:26Alors, on va écouter Roland Lesser, le ministre justement.
11:31Si on introduit une taxe sur les services numériques disproportionnés, on aura des représailles disproportionnées.
11:39Alors, pas peur des représailles, Alain Garnier ? Est-ce que vous avez voté vert comme moi, je crois ?
11:44J'ai voté vert parce que je pense que justement, il faut sortir de ce syndrome de Stockholm.
11:48C'est-à-dire que ce qu'on voit, c'est que ce que fait systématiquement Trump, c'est qu'effectivement, il met des choses disproportionnées, il revient en arrière.
11:54Et nous, on est gentil quand on pense qu'on a justement gagné.
11:58Et d'ailleurs, souvent, il baisse de deux points et puis on est tout content de notre victoire.
12:01Non, il faut reprendre du terrain là-dessus.
12:05Ce qui se passe quand il y a eu l'augmentation de la taxe GAFAM, ils ont augmenté leur prix.
12:10Tout le monde dit, ah, quelle horreur, les consommateurs ont payé plus cher.
12:13Mais non, quel bonheur.
12:14Du coup, les outils américains vont coûter plus cher.
12:17Et à un moment donné, on va acheter européen.
12:19Donc, je pense qu'il faut l'utiliser comme une arme, de la même façon que l'utilise Trump.
12:22Oui, mais là, Alain…
12:23Il faut arrêter d'avoir peur de ça.
12:25Le fait d'avoir des représailles…
12:25Petit bémol, petit bémol quand même.
12:27Si les prix augmentent, donc quand même pour les clients entreprises, c'est de ça dont on parle.
12:32Les entreprises sont tellement pieds et mains liées, c'est qu'elles vont être obligées de payer.
12:35Eh bien, ça veut dire…
12:36Je peux remarquer que déjà aujourd'hui, les Américains augmentent leur prix de 20 à 30 % par an.
12:41Donc, la question est de savoir…
12:42C'est pour ça que je dis le syndrome de Stockholm.
12:44Ça veut dire qu'ils augmentent leur prix de manière mécanique tous les ans.
12:46Et nous, on dirait…
12:47Ah non, mais potentiellement, vu qu'ils vont encore l'augmenter, on ne va pas mettre de taxes.
12:51Donc, demain, qu'est-ce qui va se passer, Défine, si je suis…
12:53Il faudrait presque même qu'on mette une incitation.
12:56Parce que s'ils augmentent de 20 %, on va donner 20 % aux entreprises pour ne pas qu'elles augmentent.
12:59Non, il faut justement aller mettre face à leur réalité de dépendance pour que cette dépendance s'arrête.
13:04Moi, je pense qu'à un moment donné, c'est essentiel par rapport à ça.
13:07Et que justement, il faut être fort là-dessus.
13:08On a été faible d'ailleurs sur la séquence.
13:10Qu'est-ce qu'on s'aperçoit ?
13:11Les Américains continuent à gagner des parts de marché.
13:13Donc, il faut être fort et il ne faut pas avoir peur des représailles.
13:17Parce que les représailles, en fait, à un moment donné, sur le vin, systématiquement, elles font peur à un moment donné.
13:22Mais sur le long terme, de toute façon, ça se rééquilibre.
13:25Moi, je pense qu'il faut justement reprendre une logique de puissance.
13:29D'autant plus qu'on est respecté par Trump, Poutine, Xi Jinping, quand on est puissant et non pas quand on est faible.
13:35Voilà.
13:35Margarita, pourquoi alors cette hésitation entre pour et contre ?
13:39Rouge et pour répondre à Alain, moi, je suis assez d'accord avec lui sur...
13:43Pardon, vert d'abord.
13:44Vert d'abord.
13:47Vert pour répondre à Alain, moi, je suis d'accord avec lui.
13:49Je pense que c'est un geste fort.
13:50Je pense que c'est une intention forte de montrer effectivement que la France a sa place
13:53et qu'on peut aussi avoir notre souveraineté fiscale, qu'on n'attend pas l'Europe, qu'on n'attend pas l'OCDE
13:58et qu'on fait les choses pour effectivement mettre aussi un peu de pression et aller dans le sens où il faut que les plateformes payent là où elles font leur activité.
14:05Et ça, je pense que c'est un geste très fort.
14:08Là où, par contre, moi, je mets un carton rouge, du coup, Alain, c'est justement sur le deuxième sujet,
14:13c'est sur le fait qu'effectivement, c'est répercuté sur les consommateurs.
14:16Et je pense qu'ils vont faire de la même manière.
14:18Et ce qui s'est passé énormément, c'est que non, malheureusement, les entreprises ne se sont pas détournées des Américains ou en très faible valeur.
14:27Je pense que c'est ça le souci qui peut aussi arriver.
14:31Google a dit, je répercute chez les annonceurs.
14:34Ce que les annonceurs ont fait, c'est qu'ils ont pris un petit peu de l'open web,
14:36ils l'ont remis chez Google en disant, j'ai pas assez de sous pour Google, Google est incontournable, je vais prendre de l'autre côté.
14:43Et ça, pour moi, ça fragilise encore plus l'open web.
14:47Exactement, ça s'est passé aussi sur Apple.
14:49C'est l'effet pervers que moi, je vois.
14:50Et là où moi, je pense qu'on aurait beaucoup plus de valeur à imposer une taxation comme ça,
14:57ce n'est pas sur le chiffre d'affaires, parce que lui, il impacte les consommateurs directement, c'est sur le bénéfice.
15:02Je trouve que l'OCDE est parti plutôt dans une optique qui me semble beaucoup plus logique
15:07pour mettre le poids sur la plateforme et non pas sur les consommateurs, qu'ils soient B2B ou B2C.
15:11C'est de taxer les bénéfices, les bénéfices excédentaires et non pas s'appuyer sur le chiffre d'affaires.
15:16Tant que ça sera sur le chiffre d'affaires, ça ira chez le consommateur.
15:19Et puis, c'est vrai qu'il y a cette discussion.
15:22Alors, on est beaucoup dans les sujets de fiscalité quand même au niveau français.
15:26Alors moi, j'ai donné un vote pour parce qu'effectivement,
15:30on a envie que les GAFAM participent davantage quand même à notre économie,
15:35puisqu'ils en tirent quand même des bénéfices énormes.
15:39Aujourd'hui, on est une société de consommateurs de produits de GAFAM.
15:42Donc, voilà, il n'y a pas de raison.
15:44Pour moi, ce sujet de la fiscalité, il ne suffit pas.
15:46Et je rejoins Philippe sur la nécessité de réouvrir la discussion sur le faire cher
15:50et peut-être d'imposer des règles sur la consommation énergétique.
15:53Parce que c'est vrai qu'on a dit vert, ça peut faire penser un peu aux écolo,
15:56mais il n'y a pas du tout cette notion pour l'instant.
16:00Or, ces grosses plateformes, elles consomment énormément aujourd'hui de ressources énergétiques.
16:06Ça pose un problème à la planète.
16:07Donc, est-ce qu'on ne devrait pas aussi penser à ce niveau-là,
16:11au niveau européen, en termes de ressources énergétiques ?
16:14Où en est cette discussion du faire cher Philippe, que vous avez suivi de près, européen ?
16:18Oui, depuis longtemps, c'est un serpent de mer.
16:21Donc, la discussion avait été abandonnée sur l'autel de la négociation calamiteuse sur les droits de douane.
16:28J'espère que le sujet n'est pas définitivement enterré et qu'il reviendra.
16:32Je suis d'accord avec Alain, pour être respecté, il faut être fort.
16:36Donc là, c'est vraiment un point totalement positif et il ne faut pas hésiter.
16:40Pour autant, il faut hésiter collectivement.
16:42La France est malheureusement trop faible pour peser seule, y compris sur le débat du faire cher,
16:47dans cette économie globale.
16:49La France est trop seule.
16:50Il faut l'Europe et une Europe forte.
16:52Et c'est ce qui nous fait défaut aujourd'hui.
16:53Et effectivement, cette taxe, elle va aller dans quelle poche après ?
16:59C'est une question intéressante.
17:02Est-ce que ça va participer au financement des réseaux ?
17:04Est-ce que ça va participer à l'écosystème numérique français ?
17:07Non, mais aujourd'hui, le budget français, et c'est de pire en pire, est totalement fongible.
17:13C'est-à-dire qu'on avait même une séparation avant entre la partie santé, par exemple,
17:16la partie retraite et la partie dépense de l'État.
17:19Aujourd'hui, il y a eu une première réunification, une deuxième réunification.
17:22Aujourd'hui, tout est fongible.
17:24Donc, ce n'est plus comme avant.
17:25On disait que la vignette, c'est pour payer la retraite des vieux.
17:27C'est fini, ça.
17:28Aujourd'hui, tout est fongible dans le budget.
17:30On peut d'ailleurs s'interroger si c'était une bonne chose.
17:33Parce qu'à l'époque, il y en avait au moins trois grands équilibres qui étaient tenus.
17:37Et aujourd'hui, d'ailleurs, on ne sait plus si c'est l'État, par exemple, qui dépense trop
17:39ou si c'est les retraites, etc.
17:41Donc, je pense que ça, aujourd'hui, tout est fongible.
17:43C'est flou en matière de stratégie et de priorité.
17:46Je pense que c'est malheureusement une...
17:48Mais là, on rentre dans un débat qui dépasse le numérique.
17:52Absolument.
17:53On va rester chez nous.
17:54On va parler de notre autre sujet.
17:55Les Français sont-ils prêts à payer pour des services en ligne sans publicité ?
17:59C'est la question qu'a posée la CNIL.
18:01Enfin, plus précisément, elle a mandaté l'Institut de sondage Harris Interactive
18:05pour mener cette enquête.
18:07Le constat, donc, on aurait entre 25 et 48 % des internautes
18:11qui seraient prêts à transformer leur accès gratuit, financé par la pub,
18:15en un abonnement payant, exempt de tout ciblage publicitaire.
18:20Alors oui, moi, je dois dire que je suis un peu tombée de ma chaise quand j'ai découvert ça.
18:23Peut-être pas vous, Margarita ?
18:25Non, pas moi, parce qu'effectivement, il y a plusieurs tendances.
18:27La première, c'est le fait que les consommateurs sont de plus en plus conscients
18:30du fait que leur vie privée a un prix.
18:32Et ils commencent à y attribuer un prix, à savoir ce qu'ils sont prêts à accepter ou non.
18:37avec leur vie privée.
18:40Donc, non, pas du tout.
18:41Et le deuxième constat pour moi, c'est qu'il faut faire la part des types de services
18:47qui sont prêts à payer.
18:48La première chose, c'est que là où nous avons des pourcentages...
18:51Alors là, c'est pas une très bonne nouvelle, oui.
18:53Là où les personnes sont prêtes à payer, c'est le plus dans les domaines
18:55qui sont déjà payants de base, où le modèle économique était déjà payant.
18:59Donc, la musique en ligne, la VOD, le streaming.
19:02C'est là où les gens ont déjà l'habitude de payer, donc c'est beaucoup plus facile.
19:05Mais ce qui est intéressant, et moi, ce que je vois, c'est l'arrivée de la presse ici
19:10et l'arrivée de l'information, de l'information de qualité.
19:13Il y a quand même 28% de mémoires qui sont prêts à payer pour avoir accès à l'information.
19:19Et pour moi, ça, c'est la vraie nouvelle valeur importante de ce sondage-là.
19:25C'est que les gens commencent à s'intéresser.
19:28C'est pas juste les réseaux sociaux, c'est pas juste Meta qui a fait beaucoup de bruit
19:32avec le paye au consent.
19:33Il y a pas mal de gens qui ont accepté de payer.
19:35Mais là, on parlait vraiment de l'information.
19:36Non, qui ont accepté de ne pas payer.
19:38Qui ont accepté d'être ciblés.
19:40Mais on peut les deux, parce qu'il y a aussi un nombre beaucoup plus important
19:44que moi, je pensais, de gens qui ont accepté à payer en disant
19:47« je ne veux pas de publicité ».
19:49Mais ce chiffre, il est très minoritaire.
19:52Il est très minoritaire, si on nous regarde la globalité.
19:54C'est juste qu'il est étonnant, parce qu'on s'attendait à...
19:56Quelques-uns, on fait cette démarche.
19:58On s'attendait à zéro, et en fait, quelques-uns ont fait cette démarche-là.
20:02Ce que moi, je trouve aussi intéressant, c'est le fait que l'étude de l'ACNIL
20:07permet de valider un peu le concept de payer ou consentir.
20:11C'est-à-dire de donner le choix à l'utilisateur.
20:14Effectivement, on peut se dire que dans certains domaines, c'est minoritaire.
20:17Et ce n'est pas la majorité des consommateurs qui sont prêts à payer.
20:19Ils ont aussi des prix sur lesquels ils sont prêts à s'engager
20:23et sur lesquels ils ne vont pas y aller.
20:25Mais par contre, c'est aussi leur volonté d'avoir un choix.
20:28Alors justement, moi, je voulais aussi qu'on s'engage à être carton rouge, carton vert
20:32sur ce consentir ou payer.
20:34Est-ce que vous êtes pour ce concept et pour qu'il se déploie
20:38et qu'il s'impose sur Internet ?
20:39On choisit entre être ciblé publicitairement ou payer.
20:43Vous êtes pour ou contre ?
20:47Ah, ouais.
20:50Merci Alain, je me sens moins seul.
20:53On est divisé.
20:54Le diable est souvent dans les intentions.
20:57C'est-à-dire, comme on dit, l'enfer n'est pas vu de bonnes intentions.
20:59Parce qu'en fait, pour moi, ça renvoie à une dimension
21:02de quelle société on construit avec ça.
21:05Parce que qui est capable de payer plusieurs abonnements, etc.
21:07On retrouve une problématique.
21:09Et d'ailleurs, on le voit, qui a épargne multi paye 1 ?
21:12C'est des CSP+.
21:13Donc en fait, on se retrouve en fait après avec une société du rapport numérique
21:17qui est d'un côté des gens qui ont les moyens finalement d'être exempts
21:21de ces problèmes de publicité, etc.
21:24Et donc, on renforce aussi une inégalité sociale et culturelle.
21:28Et ça, pour moi, c'est un vrai sujet.
21:30C'est-à-dire que d'un côté, et bien on le voit par rapport aux États-Unis,
21:32sur l'accès à la nourriture, on a la même chose.
21:35Le problème de l'accès à la nourriture aujourd'hui aux États-Unis,
21:37c'est que vous avez des populations pauvres qui ont accès à de la malbouffe,
21:40parce qu'elles coûtent moins cher,
21:41et des populations aisées qui, eux, vivent en bonne santé.
21:45Et d'ailleurs, l'écart est colossal en termes d'espérance de vie.
21:49Là, c'est pareil.
21:50C'est-à-dire qu'on va creuser l'espérance de culture,
21:53l'espérance d'ascension sociale.
21:56C'est-à-dire que d'un côté, on pourrait aller avoir du Proust,
21:58de l'autre côté, effectivement, on n'aura pas ça.
22:00Moi, vraiment, je pense que c'est une FBI, ce qu'on appelle une FBI,
22:04une faute bonne idée.
22:06Alors que le système de socialisation,
22:09comme on l'a fait avec la musique, par exemple,
22:11c'est vrai pour tout le monde, etc.,
22:12me paraît beaucoup plus tenable à long terme.
22:17Moi aussi, je suis tout à fait d'accord avec ça.
22:20Je suis contre ce principe,
22:22parce que je trouve que ça crée une fracture numérique supplémentaire,
22:25entre ceux qui ont les moyens de payer
22:27et ceux qui seront obligés de subir le ciblage publicitaire,
22:30avec tout ce qu'on sait derrière ce que ça veut dire
22:33en termes d'influence sur les opinions.
22:37Et puis, autre chose, c'est que je me dis,
22:38qui va accepter, finalement, de payer ?
22:41Parce qu'on se dit, si je peux l'avoir gratuitement,
22:43pourquoi payer ?
22:44Donc, il y a quand même une question un peu biaisée là-dessus.
22:46Alors, je veux bien entendre, l'est pour.
22:48Oui, moi, je suis pour, parce que, pour cette raison d'influence,
22:51tout ce qui contribuera à nous permettre
22:52de nous sortir de l'influence massive et dévastatrice,
22:57doit être encouragée.
22:59Alors, je suis d'accord pour dire que la vie est inégalitaire
23:01au sens large.
23:01Enfin, elle l'est partout.
23:03Mais là, il ne s'agit pas de priver d'un droit
23:06ou d'un accès à la culture ou d'une information
23:07une certaine population.
23:09Il s'agit de permettre à ceux qui sont prêts à payer pour ça
23:12de s'affranchir de cette contrainte.
23:14Alors, par contre, j'entends tout à fait le débat égalitaire
23:17qui correspond au fait de dire que tout le monde
23:18doit pouvoir avoir accès à cette culture
23:20de façon qualitative et sur le même pied d'égalité.
23:23Ça, je l'entends bien.
23:24On ne résoudra pas tous les problèmes avec le numérique,
23:26mais tout ce qui ira dans le sens de l'affranchissement
23:30de cette influence massive, par exemple,
23:32moi, je serais prêt à payer pour mes enfants,
23:33pour qu'il n'y ait pas de publicité qui les influe
23:36et qui, à un âge où ils peuvent être fragiles,
23:39les conditionneraient dans leur raisonnement.
23:41Donc, c'est un investissement que je serais prêt à faire
23:43plus que pour moi d'ailleurs.
23:44Donc, je suis totalement favorable à cette mesure.
23:46Mais est-ce qu'il n'y aurait pas d'autres options ?
23:48On a quand même un RGPD qui est censé nous protéger
23:50et pas nous obliger à payer pour ne pas être ciblés.
23:53Donc, on a peut-être d'autres moyens quand même de se protéger.
23:58Du coup, justement, moi, je suis sur un pour
24:00pour plusieurs raisons.
24:01La première, c'est que je vois aussi l'autre côté
24:03parce que je travaille aussi avec les éditeurs
24:05et aujourd'hui, qu'on le veuille ou non,
24:0838% des investissements, en fait, de leurs revenus
24:11provient de la publicité.
24:13Bien derrière les rebondements qui représentent à peine 23%.
24:16Donc, avec ça, ils ne peuvent pas vivre.
24:18Et aussi, devant les aides des pouvoirs publics
24:23qui ne représentent qu'à 32%.
24:24Et donc, finalement, si on regarde tout ça,
24:26si on veut avoir, et je suis d'accord avec vous,
24:29effectivement, sur l'influence,
24:30mais si on veut avoir accès à de l'information libre,
24:33éclairée, non pas influencée,
24:34il faut qu'on favorise aussi les éditeurs libres,
24:37ceux qui vivent aussi de la publicité.
24:40Et effectivement, moi, je pense qu'il peut y avoir
24:42un équilibre entre le fait, oui, permettre
24:44à ceux qui le souhaitent de payer,
24:45effectivement donner le choix à ceux qui ne le peuvent pas,
24:49donner leur consentement pour être retracés,
24:51mais en même temps, en construisant une publicité
24:53plus éthique, plus éthique.
24:55C'est ce que l'industrie est en train de faire.
24:58C'est l'émergence, et très important depuis 2020,
25:00du contextuel, du ciblage contextuel,
25:02qui, du coup, ne s'attache pas à connaître l'utilisateur
25:04et n'a aucune connaissance de lui,
25:06ni n'est capable de le suivre dans sa navigation,
25:09mais s'attache plutôt au contenu qu'il lit.
25:10Il va lire des contenus qui parlent de musique,
25:13je vais les proposer plutôt à Palm Music
25:15ou à un annonceur qui parle de musique,
25:17c'est de contextualiser la publicité
25:19par rapport à la lecture.
25:20Et on a une récente étude qui date du mois de juin,
25:23cette année, pour The Good Advertising,
25:25qui a été publié récemment,
25:26qui dit que 70% des utilisateurs
25:28acceptent la publicité si elle est ciblée,
25:31si elle leur parle par rapport à leurs intérêts.
25:33Donc je pense qu'il faut, en fait,
25:34suivre cette tendance-là et continuer.
25:36Ah oui, il y a le RGPD,
25:37il y a aussi l'auto-éthique de notre industrie
25:41qui doit continuer à aller vers le sens
25:44de moins surexposer les utilisateurs,
25:47c'est-à-dire de moins les presser
25:48avec des publicités dans tous les sens.
25:50Mais ça, ça ne pourrait arriver
25:51que quand les éditeurs soient en équilibre financier,
25:53ce qui leur permettra
25:55un petit peu défricher leur site,
25:58d'enlever des espaces publicitaires
25:59pour n'en laisser que quelques-uns.
26:00Et revenir à un modèle plus simple.
26:01Et revenir à un modèle plus vertueux.
26:03Exactement.
26:04Bon, mais peut-être que tout ce débat
26:06est complètement dépassé
26:07avec ChatGPT qui arrive dans Atlas,
26:10le navigateur,
26:11puisque maintenant, visiblement,
26:13les agents cliquent sur les bannières de cookies
26:15pour dépasser tous les obstacles.
26:18Vous dites quoi, vous,
26:19à ces nouveaux navigateurs boostés à l'IA ?
26:22Vous dites carton vert ou carton rouge ?
26:25Alors, moi, c'est moi qui...
26:27Oh là là, j'ai honte !
26:30J'ai du mal, là, de décider.
26:32Alors, Alain ?
26:33Non, parce que moi, je pense que c'est la logique.
26:36Les outils, à mon avis, convergent.
26:37On a d'un côté l'utilisation de l'IA.
26:40Voilà, on va faire du chat, justement,
26:42pour avoir des réponses.
26:43De l'autre, on en navigue.
26:44Je veux dire, pourquoi être obligé
26:45de faire des copiers-collés entre les deux ?
26:46C'est logique que ça se fasse.
26:48Par contre, sur l'usage,
26:50tu m'as posé la question
26:51et tu nous as posé la question sur l'usage.
26:53Après, le fait que ce soit concentré
26:55dans les mains d'une seule boîte
26:56va reposer un autre problème.
26:57Parce qu'en fait, ce que veut faire ChatGPT, là,
26:59c'est détroner Google, point.
27:01Donc là, il y a un problème
27:02de remplacement d'un dominant par un autre.
27:04Il est là, le problème.
27:05Mais par contre, l'usage en tant que tel...
27:07Ah oui, bien sûr.
27:08Ah mais non, mais oui.
27:10Ce qui est différent avec les questions
27:11qu'on a posées avant.
27:11C'est vrai, c'est vrai.
27:12S'il y avait dix équivalents
27:14brother, voilà.
27:17Il y en a d'ailleurs un européen
27:18qui s'appelle Vivaldi.
27:19Je veux dire, s'il évoluait avec l'IA...
27:20Après, moi, j'ai mis quand même aussi
27:22sur l'usage un petit carton rouge
27:23au sens où il faut que ce soit hyper transparent.
27:25Qu'est-ce qui vient de la recherche pure ?
27:28Comme d'ailleurs sur les moteurs de recherche,
27:29aujourd'hui, on nous indique
27:30ce qui est sponsorisé.
27:32Voilà, il faut que ce soit très, très clair
27:33sur ce qui est ramené par les agents.
27:35C'est exactement la raison.
27:37On n'a plus que 30 secondes.
27:38Allez.
27:39Nous passons du navigateur au compagnon.
27:41Il ne faudrait pas que le compagnon
27:42devienne un tuteur.
27:43Pour autant, c'est le sens de l'histoire
27:44et il faut surtout qu'on sorte
27:45un French Atlas avec, bien entendu,
27:48l'éthique qui est derrière
27:49et qu'on peut revendiquer.
27:51OK. Margarita ?
27:51Je suis tout à fait alignée, effectivement,
27:53sur l'usage, mais aussi sur le côté
27:55qu'il faudrait qu'on ait aussi
27:56des acteurs européens
27:57qui soient capables de fournir le service
27:59avec les règles européennes
28:01et le respect des consommateurs français.
28:02Et les nouveaux défis que ça pose
28:04avec les agents IA
28:05qui décident pour nous, quand même,
28:06sur ce concept avec nos données
28:07et nos navigations.
28:08Merci beaucoup Alain Garnier
28:10de James Potts, Philippe Legrand
28:12de Teleos et pour Infranume aussi
28:14et Margarita Zlatkova
28:16pour l'Alliance Digitale
28:17d'avoir été avec moi
28:18dans cette première formule.
28:20Carton rouge, carton vert.
28:22À très bientôt sur la chaîne
28:23Abyssmart.
28:25Merci beaucoup.
28:26Sous-titrage Société Radio-Canada
28:31Sous-titrage Société Radio-Canada
28:35Sous-titrage Société Radio-Canada
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