- il y a 3 mois
Jeudi 23 octobre 2025, retrouvez Garance Mathias (Avocate), Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie, Inseec), Alain Staron (PDG, Artifeel) et Cyril VanAgt (Vice-président EMEA, Keepit) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:00Bonjour à tous, bienvenue dans Smartech, en étant direct ensemble pour 25 minutes,
00:13vous nous regardez sur la chaîne BeSmart for Change.
00:15Je vous présente nos sujets et les commentateurs juste après.
00:18Attention, gros débrief de l'ActuTech tout de suite.
00:24BeSmart.
00:25C'est parti pour le grand débrief de l'ActuTech.
00:28Vous êtes sur BeSmart for Change, vous regardez Smartech.
00:31Aujourd'hui, autour de la table, nous avons l'avocate Garance.
00:34Mathias, bonjour Garance, merci beaucoup d'être avec nous.
00:37Julien Pillot, également avec nous, économiste, enseignant-chercheur à l'INSEC.
00:42Et on espère bien retrouver Alain Staron, qui doit être perdu sur son vélo,
00:46PDG d'Artifi, qui est censé nous retrouver.
00:49On va parler de quoi aujourd'hui ?
00:50On va parler de cette promesse de rémunération d'Elon Musk,
00:54plus de 1000 milliards de dollars.
00:56Attention s'il atteint ses objectifs, c'est quand même un bémol important.
01:00On va en parler notamment avec l'économiste de ce petit bémol, cette condition.
01:04En tout cas, si ce plan est voté, ce sera le plan de rémunération le plus généreux jamais accordé à un patron.
01:12On va aussi parler des flops.
01:13Oui, parce qu'il y a des flops dans la tech, on va parler de ce qui n'a pas fonctionné,
01:17tous ces produits mémorables auxquels on a vraiment cru.
01:20Parce que les échecs, c'est important, c'est beaucoup d'enseignement,
01:24et donc chacun est venu avec son petit échec préféré aujourd'hui.
01:28Mais on va commencer avec la grosse panne d'Amazon Web Service.
01:32C'était lundi, une panne qui a affecté de nombreuses plateformes dans le monde,
01:37qui a duré plus de 15 heures.
01:38Pour lancer cette discussion, nous sommes connectés avec Cyril Van Nakt.
01:43Bonjour.
01:44Vous êtes de la société Kipit,
01:47qui est une plateforme de protection des données conçue pour le cloud.
01:52Peut-être rappeler pour tout le monde ce qui s'est passé sur ce dysfonctionnement,
01:56et puis nous donner votre analyse déjà pour commencer,
01:59votre analyse sur cette panne AWS.
02:02Oui, donc AWS a eu une interruption de service lundi,
02:06qui a duré une quinzaine d'heures,
02:07et il y a eu un effet boule de neige, cascade,
02:09puisqu'il y a beaucoup d'applications, d'éditeurs, de logiciels
02:12qui reposent sur les services de cette hyperscaler,
02:15qui est le plus gros mondial.
02:17Effet boule de neige qui a généré beaucoup d'interruptions de services
02:21et de pertes de revenus pour beaucoup de sociétés et d'environnements.
02:25Mais ça vous semble une surprise, expliquable,
02:28parce qu'on se dit que les hyperscalers, à priori, c'est le choix de la sécurité.
02:32Et en fait, pas toujours, parce que ça nous arrive malheureusement régulièrement
02:36de commenter des pannes d'hyperscaler, d'ailleurs.
02:40Ça arrive de temps en temps, et ça va continuer d'arriver,
02:43puisque la perfection n'est pas de ce monde.
02:45Les bonnes pratiques consistent à redonder tous les éléments d'une architecture informatique,
02:50qu'elles soient hébergées chez vous ou que vous l'ayez fournie à un sous-traitant.
02:53Donc assurez-vous que vos sous-traitants comme un hyperscaler
02:56sont également redondants pour vos environnements informatiques.
03:01Mais un souci peut toujours arriver, un grain de sable peut arriver,
03:04et on peut avoir l'événement boule de neige.
03:06Donc la recommandation de Kipit et des éditeurs de protection de données,
03:10c'est d'avoir toujours une sauvegarde de vos données disponibles
03:13dans un environnement séparé de votre environnement de production
03:15pour pouvoir l'utiliser en cas d'indisponibilité de votre production principale.
03:20Oui, parce qu'en fait on pense cloud, cloud on l'associe un peu à sauvegarde.
03:24On se dit mes données sont gardées, donc protégées comme ça à distance sur des serveurs.
03:29Ce n'est pas toujours le cas.
03:30Ce n'est pas toujours le cas.
03:31Dans le monde du SaaS, qui est le software as a service,
03:34donc le segment le plus important du cloud,
03:36et celui qui est en plus forte croissance,
03:39on va faire héberger, on va utiliser son application comme un service
03:42chez un fournisseur qui vous met à disposition l'application.
03:46Vos données sont chez ce fournisseur.
03:48mais il y a un système de responsabilité partagée.
03:51Si la sécurité des données, la disponibilité, les performances
03:54sont de la responsabilité de l'éditeur SaaS,
03:57qui peut utiliser AWS ou un hyperscaler,
03:59la responsabilité de la sauvegarde des données est chez le client final.
04:04C'est de la responsabilité du client d'être sûr qu'il a une bonne sauvegarde de ces données,
04:09utilisable en cas de défaillance de son sous-traitant de production de son application SaaS.
04:14Maître Mathias, c'est toujours évident ça, cette question des responsabilités.
04:18Qui est censé protéger quoi ?
04:20Qui est responsable en cas de défaillance ?
04:22Alors c'est la question qu'on se pose dans les contrats.
04:25C'est vraiment le point et cet exemple remet en exergue l'utilité des contrats.
04:29Pourquoi ? Parce qu'il y a toujours une annexe qui s'appelle les SLR en anglais,
04:34donc les niveaux de service.
04:35Et dans les niveaux de service, il y a la disponibilité ou l'indisponibilité.
04:39Quelles sont les pénalités ou autres ?
04:41Donc là, il doit y avoir plein de clients qui sont en train de relire leurs conditions.
04:46Il n'y en a pas plein qui vous ont appelé.
04:48De niveau de service en se disant, est-ce que les pénalités ne sont pas dérisoires aussi ?
04:54Parce qu'on vient de le dire, il y a un impact financier très conséquent.
04:57Il y a un impact aussi sur des questions de sécurité,
05:00puisque comme ça vient d'être dit, la réglementation sur la protection des données
05:04dit que c'est le responsable de traitement et le sous-traitant
05:07qui doivent définir des mesures de sécurité organisationnelles, techniques et juridiques.
05:12Donc, un partage des responsabilités, toujours la question, toujours la question qui se négocie.
05:18Je dirais, bien connaître quand on est son client, quelles sont les données qu'on héberge,
05:23à qui on les confie, comment elles sont redondées.
05:26C'est très important, effectivement, d'avoir des plans de continuité d'activité
05:30pour avoir une redondance.
05:32Cet événement remet en exergue la nécessité de redonder,
05:37la nécessité de ne pas être en dépendance économique
05:40et pas de tout confier aux mêmes prestataires,
05:43quel que soit, effectivement, le nom, la marque ou autre.
05:47Ça me semblait hyper rassurante.
05:49Cyril, vous confirmez, j'imagine ? Vous vouliez réagir ?
05:52Tout à fait, tout à fait.
05:53Les bonnes pratiques consistent à redonder tous les éléments de la chaîne informatique,
05:57d'avoir des sauvegardes fraîches et à jour.
06:00Et si on a mis en œuvre un plan de reprise d'activité ou de continuité d'activité,
06:04de le tester régulièrement, ne pas oublier qu'il faut le tester.
06:08Julien aussi, tu voulais réagir ?
06:10Oui, bien sûr, parce qu'on a parlé de responsabilités juridiques,
06:13on a parlé aussi de conséquences économiques
06:15qui vont chiffrer probablement en milliards.
06:18C'est un petit peu trop tôt pour le dire.
06:20Mais en gros, il y a les dépenses qui ont juste été retardées.
06:24Comment on fait pour évaluer, finalement, le coût sur l'activité ?
06:27Alors, ça prend du temps, parce qu'il y a les dépenses qui ont été retardées,
06:29mais qui seront quand même réalisées.
06:31Et puis, il y a les dépenses qui sont clairement perdues,
06:34parce qu'on a perdu le moment de consommation, finalement.
06:36Donc, ces dépenses-là, on a des modèles, nous, en économie,
06:38qui nous permettent de savoir, par rapport à un fonctionnement normal de l'activité,
06:42quelle est la rupture qui a été opérée,
06:43et donc, quelle est, finalement, la disruption, en fait, sur le continuum
06:48qui a été réalisé du fait d'une panne qui est exceptionnelle.
06:52Et donc, on arrive à reconstituer un petit peu comme ça,
06:54qu'elle manque à gagner.
06:55Et puis, il y a, effectivement, tout un ensemble de coûts,
06:58notamment de coûts juridiques,
06:59si jamais il y a des entreprises qui restent en justice
07:02pour, justement, ce droit des contrats
07:04qui n'est pas toujours extrêmement bien connu,
07:05maîtrisé par les différentes parties prenantes,
07:08et qui peuvent, derrière, occasionner, finalement,
07:09des dépenses qui n'étaient pas prévues au départ,
07:10du point de vue des entreprises.
07:12Et puis, derrière, il y a une autre question à se poser.
07:15Ça, je voulais juste faire réagir, peut-être, Garance Mathias,
07:17est-ce que vous voyez ça, des affaires ?
07:20Ah oui, oui, oui, de plus en plus,
07:22parce qu'il y a déjà les conditions de niveau de service
07:24sont souvent peu, ou on ne calcule pas, en fait.
07:28Il y a des formules de calcul plus ou moins complexes dans ces annexes,
07:31et il faut vraiment que l'entreprise cliente connaisse cette formule
07:36et sache si elle n'est pas dérisoire par rapport aux données confiées.
07:40Donc, il y a déjà un principe de réalité.
07:41On n'entend pas parler d'affaires avec des hyperscalers
07:43qui payent des dédommagements à la suite de panne.
07:45Je n'ai pas arrivé jusqu'à mes oreilles, en tout cas.
07:48Il y a, effectivement, puisqu'en fait, ça va dépendre du temps,
07:50de la temporalité, est-ce que c'est dérisoire ?
07:52Je rejoins, effectivement, ce qui vient d'être dit
07:55sur, effectivement, les pertes d'exploitation,
07:57sur aussi des conséquences, ça peut être des conséquences aussi d'images.
08:00Je ne rends pas un service, ça peut impacter mon image.
08:03Donc, on a différents niveaux de préjudice
08:05qui peuvent être directs, pas de disponibilité, pas d'accès.
08:08On voit bien le côté direct.
08:10Moi, client, je subis.
08:12Donc là, engagement du contrat, engagement des niveaux de pénalité.
08:16Est-ce que les pénalités sont suffisantes ?
08:17Est-ce qu'il y aura de la responsabilité ?
08:19Je pense, effectivement, je vois tout le monde au temps de la table
08:21qui dit non, mais oui, voilà.
08:23Je pense qu'effectivement, ça va être un enjeu des débats.
08:26Ça peut se résoudre à l'amiable.
08:27Tout ne va pas devant les tribunaux, encore heureux.
08:30Il y a quand même la France amiable.
08:32Mais avant toute chose, avant de parler de difficultés,
08:34de contentieux ou d'amiables, lire les contrats,
08:37challenger les annexes, challenger effectivement
08:41les pourcentages de disponibilité, d'indisponibilité
08:44et ces pénalités, voilà.
08:46Julien, oui ?
08:47Pourvu que ça occasionne de bonnes pratiques aussi, en vérité.
08:51On a parlé de redondance, on a pu parler de multicloud,
08:53mais en gros, ne pas mettre tous ces oeufs dans le même panier.
08:55Ah, parce que là, quoi, notre niveau de dépendance ?
08:58De dépendance vis-à-vis de solutions technologiques
09:01qui, en plus de ça, sont parfois fournies par des intérêts étrangers
09:03qui, pour l'instant, sont des intérêts partenariaux,
09:05mais qui pourraient un jour peut-être venir des intérêts adverses
09:07et qui pourraient nous faire du chantage à la livraison de ces services.
09:10Donc, en vérité, oui, il y a tout un tas de bonnes pratiques
09:13qui peuvent émerger du fait d'une indisponibilité technique et technologique
09:18qui nous montre en fait nos vulnérabilités
09:20et qui occasionne en fait des stratégies pour pouvoir y répondre à l'avenir.
09:23Alain Saron nous a rejoint, merci beaucoup.
09:27Alain, donc, patron d'une start-up, juste, vous avez été touché par la panne d'AWS ?
09:32À la marge.
09:33À la marge, mais quand même.
09:34En fait, pas nous, mais nos partenaires qui fournaient des services.
09:37Et donc, on n'a pas pu, nos partenaires, on peut envoyer,
09:40enfin, exécuter le service que nous demandions de faire.
09:43Deux choses, c'est impossible de négocier avec un hyperscaler
09:46sur le montant des pénalités en cas de problème.
09:49Et c'est effectivement absolument dérisoire.
09:52En gros, ils calculent combien, eux, de moins, ils devraient nous facturer.
09:57Heureusement qu'on gagne plus que ce qu'ils nous facture, sinon on ne devraient pas.
10:00Donc, un, le sujet est juste impossible.
10:02Deux, être à la fois sur Amazon et Azure, nous on est sur Azure,
10:07être à la fois sur Amazon et sur Azure, c'est un coup de complexité phénoménal.
10:10Moi, j'ai une autre alternative qu'on a mise en place.
10:12Pourquoi on a été peu touché ? Parce qu'on fait tout à l'Age.
10:14Donc, tout peut se déconnecter, ça continue à marcher.
10:17Le seul truc qui marche plus difficilement, c'est les alertes auprès des particuliers,
10:22enfin, auprès des utilisateurs.
10:23Et là, pour le coup, la bonne nouvelle, c'est qu'on a trois manières de faire,
10:27toutes indépendantes.
10:28On fait des notifs Google, Apple, on fait des emails Outlook,
10:33voilà, et on essaie de faire des choses qui sont totalement redondantes.
10:37Sur l'aval, sur le métier lui-même, Marocco, c'est quand même d'être le plus possible à l'Age,
10:42c'est-à-dire être indépendant de tous ces gens.
10:43C'est un peu ce que dit Cyril Valnac, qu'on va bientôt libérer,
10:46mais les PME sont particulièrement vulnérables, je veux dire,
10:49face à ces défauts de redondance, de résilience, de sauvegarde ?
10:54Tout à fait.
10:54Souvent, les PME n'ont pas les moyens informatiques d'une grande entreprise,
10:57donc elles vont déléguer à des sous-traitants,
10:59elles vont s'adresser à des managed service providers,
11:01des fournisseurs de services,
11:03et elles doivent s'assurer que leurs sous-traitants
11:05ont mis en œuvre toute la redondance nécessaire.
11:09Et comme le disait l'intervenant précédent,
11:10le fait d'avoir plusieurs canaux pour communiquer
11:12ou pour gérer ces traitements et ces processus,
11:15je voulais ajouter quelque chose aussi d'important
11:17dans la sécurisation des données,
11:18il y a la disponibilité, il y a les données elles-mêmes,
11:21mais il y a aussi l'aspect souveraineté
11:22qui est de plus en plus important,
11:23comme on le sait depuis plusieurs mois.
11:26Et c'est important aussi de regarder
11:27si les données que l'on confie à un sous-traitant
11:30vont être exemples de fuite possible
11:33vers un État qui est en dehors de l'Union européenne.
11:36Absolument.
11:38Eh bien, c'est comme ça que, justement,
11:39on se rappelle qu'être chez un hyperscaler
11:42ne met pas forcément à l'abri,
11:44qu'on mesure nos niveaux de dépendance,
11:46et donc l'intérêt aussi de cet IRN,
11:47cet indice de résilience numérique
11:48dont on a parlé dans Smartech,
11:50notamment avec Yann Lechel.
11:52Merci Cyril.
11:53Oui, je vous libère.
11:54On va continuer notre débrief.
11:55Merci pour votre intervention.
11:56On a quelques-uns de très gros clients
11:58qui sont du CAC 40 et ailleurs
11:59qui nous demandent d'être hébergés sur leur serveur.
12:03Donc, en tout cas, le problème est réglé.
12:04En tout cas, vis-à-vis d'eux,
12:07c'est l'ordre, celle des machines.
12:08Donc, on va vers là.
12:09Oui.
12:10Garance ?
12:10Alors, peut-être, je rejoins, effectivement.
12:12Alors, sur la difficulté de négocier un contrat
12:14avec un hyperscaler,
12:15oui, c'est une réalité.
12:16Après, c'est aussi ce qu'on appelle
12:18quand il y a de la dépendance économique,
12:20quand il y a un poids économique
12:21des contrats d'adhésion.
12:22Donc, il ne faut pas hésiter à le dire,
12:25à l'écrire.
12:26L'évoquait dire que c'est que les mots qui restent.
12:28Donc, à l'écrire en disant
12:29« Je ne peux pas négocier ».
12:31C'est important, puisque le contrat d'adhésion,
12:34et cette nullité est reconnue.
12:36Donc, je fais des raccourcis, volontairement,
12:38mais il ne faut pas hésiter à le dire.
12:40Rajoutez la petite clause, comme les assoyeurs.
12:42Il ne faut pas hésiter à le dire.
12:43Je vais le faire.
12:44Il ne faut pas hésiter à le dire,
12:45parce que le côté dérisoire, aussi,
12:46n'a pas lieu d'être une pénalité.
12:48Dans un cas comme dans l'autre,
12:50vous avez tous les deux des approches expertes.
12:52D'accord ?
12:52Et aujourd'hui, vous vous faites toucher du doigt.
12:54C'est un vrai conseil, ça.
12:55C'est vrai.
12:57Mais la vérité, c'est qu'il y a un manque
12:58de culture numérique, aussi,
13:00dans le tissu économique de ce pays,
13:02qui nous rend extrêmement vulnérables, finalement,
13:04à des solutions étrangères clés en main.
13:05Oui, complètement.
13:06Et juste un point,
13:08c'est effectivement la souveraineté numérique.
13:10Très important de prendre en compte.
13:12Les nouveaux textes qui vont arriver,
13:13on a beaucoup parlé,
13:14que ce soit Nice 2 ou autre,
13:16vont effectivement dans ce sens.
13:18Autre point très important,
13:19c'est la clause d'audit.
13:21Il ne faut pas hésiter à interroger
13:22la chaîne de sous-traitance.
13:24Ça peut être un audit documentaire, je ne sais pas.
13:26Voilà.
13:26Et par rapport à votre niveau,
13:29aux données qu'on confie,
13:30on revient toujours aux solutions,
13:31cas par cas,
13:31où je mets le curseur.
13:33Et le contrat, encore une fois,
13:35se négocie,
13:36quelle que soit la taille.
13:37Et en tout cas,
13:38en mettant vos propres garde-fous,
13:40en mettant vos propres garde-fous
13:42sur les choses,
13:44et sans partir sur des négociations intenables.
13:47Le caractère dérisoire,
13:48aussi, est écarté.
13:50Voilà.
13:50Une pénalité.
13:51La consultation,
13:52vous continuerez en cabinet.
13:53Mais oui.
13:54Tout ce qu'il faut.
13:55Merci beaucoup.
13:56Merci Nathalie.
13:57À l'ensemble de ceux qui nous écoutent.
14:00On va passer à notre autre sujet,
14:01ce plan de rémunération le plus généreux jamais accordé à un patron.
14:05Enfin, je parle comme ça,
14:06mais en vrai,
14:07tout ça est soumis à plusieurs conditions.
14:09D'abord,
14:09il faut que ce soit voté,
14:11parce que ce programme est mis au vote des actionnaires le 6 novembre.
14:15Et puis,
14:16c'est conditionné aussi à la réalisation d'objectifs.
14:18objectifs atteignables,
14:20pas atteignables.
14:21Eh bien, justement,
14:21on va poser la question à Julien Pillon.
14:23Parce que Julien Pillon,
14:24il dispose d'une Dolorraine,
14:25il n'a plus le futur.
14:25Mais Julien Pillon,
14:26il connaît le business model de Tesla,
14:29parce que c'est de ça dont il s'agit.
14:30C'est vraiment le conseil d'administration de Tesla
14:32qui a proposé à Elon Musk
14:33un plan de rémunération sur 10 ans
14:34qui peut dépasser les 1 000 milliards de dollars,
14:36à condition que l'entreprise atteigne une valorisation boursière.
14:40Donc, il serait un record de 8 500 milliards.
14:44C'est ça.
14:44Et aujourd'hui,
14:45on est en droit d'en douter un petit peu.
14:48Néanmoins,
14:49tout n'est pas complètement farfelu.
14:51Il y a effectivement des clauses
14:54qui nous paraissent extrêmement difficiles à réaliser.
14:59Et puis,
14:59amener Tesla à une valorisation de 8 500 milliards,
15:02quand on voit un ralentissement des ventes
15:04de véhicules électriques et de batteries,
15:07quand on voit aussi le pseudo-flop,
15:09en tout cas le lancement en demi-teinte des robots Optimus,
15:11ce genre de choses,
15:12on est en droit légitimement d'en douter.
15:13Il n'en demeure pas moins
15:14qu'il y a plusieurs choses
15:16qui peuvent rentrer en ligne de compte
15:17et qui peuvent, quelque part,
15:18amener à nuancer un petit peu ce tableau-là.
15:20La première,
15:21c'est déjà un conseil d'administration
15:22qui est entièrement acquis
15:23à la cause d'Elon Musk
15:25et qui peut, quelque part,
15:26chercher à dégager tous les moyens possibles et imaginables,
15:29y compris sur le plan managérial,
15:30pour l'aider à atteindre ses objectifs,
15:33d'une part.
15:34Et d'autre part,
15:35il y a...
15:35C'est quand même motivant
15:35quand on a ça comme promesse.
15:37C'est très motivant.
15:38Et puis, il y a aussi,
15:39et ce qu'on a tendance parfois un petit peu à oublier,
15:42c'est que Tesla, finalement,
15:43ce n'est qu'une brique,
15:44peut-être la plus importante d'entre elles,
15:46mais une brique d'un écosystème
15:47qui est beaucoup plus vaste,
15:47qui est l'écosystème d'Elon Musk,
15:49avec SolarCity,
15:50qui est maintenant Tesla Energy,
15:51avec évidemment Neuralink, SpaceX, etc.
15:53et qu'en vérité,
15:54cet écosystème-là
15:55commence à ressembler
15:57à un écosystème qui est too big to fail,
16:00avec trop d'intérêts en jeu
16:01pour prendre le risque que ça puisse échouer.
16:05Donc, il peut y avoir,
16:06dans cet écosystème au sens très large,
16:09tout un tas d'intérêts financiers,
16:11technologiques,
16:12politiques également,
16:14qui poussent en faveur
16:16de la réussite de ce plan-là.
16:19Et on pourrait...
16:20C'est un plan global au-delà de Tesla, c'est ça ?
16:22Au-delà de Tesla,
16:24parce qu'il y a des ramifications,
16:25et c'est évident,
16:25entre les différentes entreprises d'Elon Musk
16:27et notamment des facturations parfois croisées,
16:30et puis des contrats publics
16:31qui pourraient abonder dans les prochaines années,
16:33qui pourraient permettre aussi
16:34de contribuer à donner à Tesla
16:36et à l'écosystème Elon Musk
16:37la puissance nécessaire
16:38pour atteindre certains de ses objectifs.
16:40On n'atteindra peut-être pas les 1 500 milliards,
16:42mais je prends le pari
16:43que la valorisation de Tesla
16:44dans 5-6 ans
16:45sera au-dessus des 1 400 milliards d'aujourd'hui.
16:48Je note.
16:49Plus 1 400 milliards.
16:51C'est une doloréane, en fait.
16:53Alain,
16:54qui connaît bien ce marché de l'automobile.
16:57Oui, en particulier,
16:58mais bon,
17:00la première chose,
17:01c'est que si on veut garder Elon Musk,
17:03il faut faire ce qu'il faut.
17:04Et la deuxième chose,
17:05c'est pourquoi on veut garder Elon Musk ?
17:06Parce qu'apparemment,
17:07personne d'autre serait capable
17:08de faire ce qu'il fait.
17:10Donc, je suis actionnaire,
17:11j'ai mis de l'argent...
17:12De faire ou de le raconter ?
17:13De le vendre ?
17:14Non, mais la valorisation de Tesla,
17:16aujourd'hui, elle est escalée.
17:17Elle n'est pas racontée.
17:18C'est une valorisation.
17:18Oui, c'est une valorisation,
17:19mais on ne parle que de valorisation.
17:21Donc, effectivement,
17:22il y a deux leviers.
17:24Le premier, c'est quelle valorisation ?
17:26Aujourd'hui, la valorisation de Tesla,
17:27elle est incroyable.
17:29Il n'y a pas un fabricant d'automobiles
17:30qui dit que c'est normal.
17:31C'est juste anormal,
17:32mais c'est le cas.
17:33Donc, moi, je suis actionnaire.
17:35Je me dis,
17:35il a fait dans la voiture
17:36un truc réputé impossible.
17:38Je veux qu'il continue.
17:39Bien.
17:40Et pour ça,
17:40comme on voit qu'il y a l'honneuse
17:41qui fait 10 milliards de trucs
17:42et puis on n'arrive pas à le canaliser,
17:44on le rémunère assez pour le canaliser.
17:45Moi, j'ai juste un doute sur le fait
17:46est-ce que 500 milliards,
17:471000 milliards,
17:48ça change quoi que ce soit ?
17:49Bon, à part, je ne sais rien,
17:51mais moi, ça me dépasse.
17:53Mais bon, peu importe.
17:54Purement mécanique,
17:55l'économie dit,
17:56je veux être valorisé à 1500 milliards.
17:59C'est un objectif ultra ambitieux.
18:00Il peut éventuellement l'atteindre.
18:02Et effectivement,
18:03rien n'est écrit aujourd'hui,
18:04mais c'est son job.
18:05C'est le job de tous les entrepreneurs
18:06de faire des choses réputées impossibles.
18:08Donc, je te mets un truc impossible,
18:10tu t'appelles Unmuss,
18:10tu m'as montré ce que tu savais faire,
18:12montre-le-moi encore.
18:13Très bien.
18:13Imaginons qui arrive.
18:15Qui va racheter des actions,
18:16j'étais ça,
18:16qui va 8 500 milliards.
18:20En fait, c'est probablement une valoration
18:21qui n'est pas liquidable.
18:23Enfin, comment on dit ?
18:24Tu ne vas pas s'exercer en liquidité.
18:26Donc, c'est de la pure théorie.
18:28C'est de la pure théorie.
18:29Et même pour les actionnaires,
18:30c'est un jeu de dupe entre eux.
18:32Je me mets dans 10 ans.
18:33Enfin, aujourd'hui,
18:34qui rachète Nvidia ?
18:35Personne.
18:36Qui rachetait Apple ?
18:37Personne.
18:38Donc, OK,
18:39ils vont atteindre des positions stratosphériques.
18:41OK, il sera virtuellement très riche.
18:43Mais il ne va rien en faire.
18:45Au-delà du montant dans l'absolu.
18:47Pour lui,
18:48même pour les actionnaires,
18:49ça va devenir trop cher.
18:51Donc, je me demande
18:51si ce n'est pas un peu idiot
18:53comme raisonnement
18:54de se dire, OK,
18:55je suis assis sur un Tador,
18:56mais ce Tador,
18:56je ne le toucherai jamais
18:57parce que personne ne va remettre
18:58des actions à ce prix-là.
19:00Garance, un mot là-dessus ?
19:01Oui,
19:01les définitions des objectifs,
19:03tout simplement.
19:04puisque cette rémunération
19:06est assise sur le respect
19:07des objectifs.
19:08Ce qu'on a pu lire,
19:09c'est qu'actuellement,
19:10les objectifs ne seraient pas
19:11très précis, justement,
19:13puisque c'est lié
19:14à la personne même,
19:14à la personnalité même.
19:15Ce n'est même plus
19:16d'Elon Musk.
19:18Et sur le fait
19:19qu'ils doivent consacrer du temps.
19:21Alors, qu'est-ce qu'on veut dire
19:21consacrer du temps ?
19:22Ça, c'est un enjeu.
19:23Oui, ils doivent privilégier
19:24finalement dans toutes les activités.
19:26Donc, oui.
19:26Alors, comment...
19:27Comment on le mesure ?
19:28Comment on le mesure ?
19:29Comment on le gère ?
19:29Les objectifs sont,
19:31a priori,
19:32doivent être qualitatifs
19:33et quantitatifs.
19:35Il y a effectivement
19:37des organismes tiers
19:39qui s'élèvent
19:40pour inciter
19:41le Conseil d'administration
19:42à ne pas voter.
19:43Donc, il y a quand même
19:44une critique.
19:44mais le Conseil d'administration
19:47et les actionnaires
19:47vont être souverains
19:48dans le cadre
19:49de la gouvernance
19:49de la société.
19:50Donc, il faudra...
19:51Le vote n'a pas eu lieu.
19:52On verra s'il n'y a pas
19:53des ajustements
19:54de dernière minute.
19:55On verra, mais...
19:56Une question sur la définition
19:57des objectifs.
19:58Tout est hors norme, en fait.
20:00C'est la valo.
20:01C'est la valo.
20:02Il est très clair.
20:028500 milliards.
20:03C'est très factuel, pour le coup.
20:05Moi, je me dis...
20:06En tant questionnaire...
20:08Alors, il y a la question...
20:08C'est son job.
20:09On ne peut pas...
20:10Il y a la question, Alain,
20:10effectivement,
20:11quel est l'intérêt
20:12si je ne peux pas finalement
20:13tirer les fruits
20:15de mon investissement.
20:16Mais il y a aussi
20:17un moment
20:17qui va arrêter Elon Musk.
20:19Je veux dire,
20:19quand on arrive
20:20à ces niveaux
20:21de puissance,
20:22de pouvoir,
20:22on est déjà sur Elon Musk,
20:24l'homme le plus riche du monde.
20:26Demain,
20:27ça devrait interroger aussi
20:28sur ce pouvoir
20:29démesuré
20:31qu'aura un homme.
20:32Le pouvoir démesuré
20:33et une volonté aussi
20:34qui reste à la tête
20:37et qui reste,
20:38qui mobilise ce temps,
20:39parce que c'est vraiment
20:40de la mobilisation du temps,
20:41sur Tesla.
20:43Après,
20:43les autres conseils d'administration
20:44des autres entreprises
20:46qui ont été citées
20:48sont libres aussi
20:49de proposer...
20:50C'est vrai
20:52que c'est to big,
20:53to fail.
20:54Il commence à y avoir
20:54trop de gens,
20:55des personnes physiques
20:56ou morales,
20:57qui sont extrêmement intéressés
20:58à la survie
20:59et à la réussite
21:00d'Elon Musk.
21:00Jusqu'à quand ?
21:01Parce que ça,
21:02c'est le principe de la bulle.
21:03Un moment,
21:03ça éclate.
21:04Ou pas.
21:05Ou pas.
21:06Alors,
21:06est-ce que ce sera un flop ?
21:07J'essaye de faire une transition
21:08à être notre dernier sujet.
21:09Merci beaucoup.
21:10Les échecs de la tech
21:12sont exposés
21:13jusqu'au 17 mai 2026.
21:15Je me dis qu'il y en a peut-être
21:16certains d'entre vous
21:17qui sont en vacances.
21:17C'est le moment
21:18d'aller au Musée des Arts
21:19et Métiers à Paris
21:20pour l'exposition
21:21Flop,
21:22donc consacrée
21:23au raté de l'innovation.
21:25Voilà,
21:25avec cette idée
21:26que ça interroge
21:27en fait sur ce qui marche,
21:28ce qui ne marche pas,
21:29pourquoi ça ne marche pas,
21:29qu'est-ce qu'on apprend
21:30de l'échec,
21:31comment fonctionne
21:32la mécanique finalement
21:33de l'invention
21:34et du progrès.
21:34Et je voulais,
21:35on a une minute
21:36presque pas,
21:37chacun pour choisir
21:39notre flop préféré.
21:40Garance ?
21:41Moi,
21:41j'avais pensé
21:42il y a une dizaine d'années
21:43le lancement
21:44des Google Glass.
21:46Tu avais soumis
21:46énormément de problèmes
21:47sur la vie privée.
21:48Alors,
21:48je rejoins
21:49ma passion
21:50sur les données
21:51à caractère personnel,
21:52mais effectivement,
21:53indépendamment du coût économique,
21:55indépendamment,
21:55c'était aussi
21:55une rupture technologique.
21:57Il ne faut pas oublier
21:57qu'il y a l'innovation derrière.
21:58Moi,
21:58je trouvais ça génial.
21:59Mais effectivement,
22:00ça a été un flop.
22:02Oui,
22:02malheureusement.
22:04Les lunettes connectées
22:05reviennent.
22:06Oui,
22:06c'est pour ça,
22:07un flop,
22:08mais maintenant,
22:08on en tire des expériences
22:10aussi.
22:10Un échec,
22:10on peut effectivement
22:12permettre d'avancer.
22:13Les technologies évoluent.
22:15Le cadre juridique
22:16serait peut-être
22:16mieux respecté aussi
22:17qu'à l'époque.
22:19C'est vrai.
22:21Julien ?
22:22Il y en a tellement,
22:23mais peut-être
22:23le métavers selon méta.
22:24Un seul.
22:25Le métavers selon méta.
22:26Déjà un flop ?
22:27Déjà un flop,
22:28ou alors très en avance de phase.
22:30L'avenir nous dira peut-être
22:31si on ira tous
22:32façon Ready Player One
22:33nous connecter
22:34avec nos avatars virtuels
22:35dans des univers partagés.
22:36Mais pour l'instant,
22:37très en avance de phase.
22:38Des technologies
22:39qui ne sont pas encore matures
22:40pour pouvoir se faire.
22:40Des usages qui n'existent pas
22:42et qui peinent à émerger.
22:43Et une économie
22:44qui est complètement à bâtir.
22:45Donc pour l'instant,
22:46très en avance de phase.
22:48Flop ou pas flop,
22:49ça c'est l'avenir qui nous dira.
22:50J'en parlerai
22:50parce que je reçois
22:51le patron de Méta France
22:53dans Smartech.
22:54Je lui poserai la question
22:55s'ils pensent que c'est déjà
22:56un flop.
22:57Je m'étonnerai d'ailleurs
22:58qu'ils disent oui.
23:00Alain, un flop ?
23:01Pas de flop,
23:02des flips.
23:02Un flop mémorable.
23:03Un flip mémorable ?
23:04Des flips.
23:05En fait,
23:05un flop,
23:08vous l'avez dit tous les deux.
23:09Un flop,
23:09c'est un truc qui ne marche pas
23:10jusqu'au jour où il marche.
23:11Donc moi,
23:12je refuse de parler de flop.
23:13Un flop,
23:13d'abord,
23:14on apprend plein de trucs.
23:15Je ne veux pas
23:15de connotation négative.
23:16et c'est une erreur
23:19qui peut se transformer
23:19en succès demain.
23:20Donc je n'ai pas de flop,
23:20je n'ai que des flips.
23:21Est-ce que Minital
23:22est un flop ?
23:23Moi, j'ai un flop.
23:24Est-ce que Minital
23:24est un flop ?
23:25Ben non,
23:26mais il se trouve qu'aujourd'hui,
23:27retrospectivement,
23:28il ne leur met pas d'ailleurs.
23:28Il nous reste une minute.
23:30Je veux rester là-dessus.
23:33Il n'y a pas de flop,
23:33des flips.
23:34Des erreurs provisoires
23:36sur lesquelles on peut rebondir.
23:37Ok, ok.
23:38Alors,
23:38juste un petit clin d'œil
23:39à Émilie
23:40qui prépare cette émission
23:41avec moi.
23:42Pour elle,
23:42le flop,
23:42c'est le mini-disque
23:43qu'elle adorait
23:44quand elle était enfant.
23:45Et pour moi,
23:46le flop,
23:46c'est le WAP
23:47parce que tout ça symbolise
23:49les errances
23:50des opérateurs
23:52de téléphonie mobile.
23:53À une époque
23:54où on se disait
23:54qu'elle sera la meilleure interface,
23:56alors on a essayé
23:57de créer la nôtre,
23:57on a essayé de copier
23:58les Japonais,
24:00on a regardé
24:00tout ce qui se faisait partout.
24:02Et puis finalement,
24:02c'est Apple qui est arrivé
24:03et c'est iOS
24:04qui a gagné la bataille.
24:05Et on s'est complètement planté.
24:07C'est un peu l'histoire
24:08de beaucoup de techno,
24:09je trouve,
24:10ici,
24:10en France et en Europe.
24:11Voilà,
24:12je voulais terminer
24:12sur notre positive,
24:13c'est raté.
24:14Merci beaucoup.
24:16Garance Mathias,
24:17avocate à la cour,
24:19Julien Pillot,
24:19enseignant-chercheur
24:20en économie à l'INSEC
24:21et à l'Instagram,
24:22PDG d'Artifit,
24:23d'avoir été avec moi
24:24pour ce grand débrief
24:25en direct
24:26sur la chaîne Bsmart.
24:27On se dit à très vite,
24:29à la semaine prochaine
24:29pour le prochain direct,
24:30mais entre-temps,
24:31il y aura d'autres émissions
24:31de Smartech à regarder.
24:32À bientôt.
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