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Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue ce matin à l'heure des pros sur Europe 1 jusqu'à 10h et sur CNew jusqu'à 10h30.
00:00:07Hier dans l'émission C'est dans l'air sur France 5, une journaliste économique Caroline Michel-Aguirre a suggéré
00:00:14que le patronat français jouait la carte Jordan Bardella lors de la prochaine élection présidentielle
00:00:21comme le patronat allemand avait joué celle d'Adolf Hitler dans les années 30.
00:00:25Avec la volonté entre espoir et certitude, je cite, de contrôler le cerveau de Bardella,
00:00:32jeune homme de 30 ans, manipulable comme une marionnette.
00:00:36Cela s'appelle l'effet von Papen, du nom d'un aristocrate conservateur, chancelier d'Allemagne en 1932,
00:00:44puis vice-chancelier sous Adolf Hitler en 1933.
00:00:48Von Papen a favorisé l'accession au pouvoir d'Hitler par des diverses manœuvres politiques.
00:00:56L'effet von Papen, vous l'avez compris, c'est quand une élite pense instrumentaliser un parti politique à son profit
00:01:04et finit par être dépassé, comme Frankenstein.
00:01:08Tout ça est dit tranquillement sur le service public, sans aucune contradiction.
00:01:12Vous avez compris le sous-texte, même si ce n'est pas dit comme ça.
00:01:16Nous sommes en 1930, Bardella est au choix un imbécile ou potentiellement Adolf Hitler,
00:01:22et le patronat français est complice.
00:01:25A ce niveau de bêtises, d'incultures, de partis pris, de mépris, d'arrogance, on reste confondus.
00:01:31Le Rassemblement national a saisi l'ARCOM, cette séquence s'illustre les 18 mois
00:01:35qui nous séparent de l'élection présidentielle.
00:01:38L'espace médiatique, le service public en tête, où manifestement tout est permis,
00:01:43expliquera matin, midi et soir que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont des dangers pour la démocratie.
00:01:49Et la seule référence qui viendra étayer leur obsession sera Adolf Hitler.
00:01:55Ça s'appelle la réduction ad Hitlerum.
00:01:58Tout ramené à l'extrême droite.
00:02:00C'est pratique, parce que cette grille de lecture sert pour Trump,
00:02:03pour le barbecue, pour contrôler l'immigration, pour renforcer la sécurité,
00:02:08et évidemment pour ces news.
00:02:10Bravo donc, c'est dans l'air, et à ces cinq attachés de presse du Rassemblement national,
00:02:15s'ils voulaient faire monter la cote du RN, ils ne s'y prendraient pas autrement.
00:02:20Il est 9h02, Alice Sommer.
00:02:22Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:02:35Chine collaborera à 100% avec la justice, c'est ce qu'a annoncé le porte-parole de l'entreprise.
00:02:40À la veille de l'ouverture du magasin au BHV à Paris,
00:02:43le gouvernement menace d'interdire en France l'entreprise,
00:02:46qui a commercialisé des poupées à caractère pédopornographique.
00:02:49Il menace aussi de remonter jusqu'aux acheteurs, un scandale qui a fait réagir Laurent Wauquiez.
00:02:54Dans un tweet, il demande d'instaurer le Made in France pour défendre nos entreprises et nos valeurs.
00:02:59L'enquête se poursuit pour tenter de retrouver les agresseurs d'un marin-pompier ce week-end près de Marseille.
00:03:04Ça s'est passé dans un des quartiers pavillonnaires de Vitrolles.
00:03:07Les individus qui s'amusaient à caillasser son mur s'en sont pris directement à lui,
00:03:11alors qu'il tentait de les faire fuir.
00:03:13La victime hors service au moment des faits est toujours en soins intensifs à l'hôpital.
00:03:16Et puis c'est Noël avant l'heure pour tous les fans de foot.
00:03:19Ce soir, pour son 41e anniversaire, Canal+, diffusera en clair le multiplex de Ligue des Champions à 21h.
00:03:25À l'affiche, plusieurs matchs de gala pour cette quatrième journée de phase de Ligue.
00:03:29PSG, Bayern, Liverpool, Real Madrid ou encore Juventus Sporting.
00:03:33Toutes ces affiches à vivre ce soir, gratuitement sur les antennes de Canal+.
00:03:36Merci Alice. Nous sommes avec Charlotte Dornelas, avec Joseph Masses-Caron, Gérard Carré-Rouge, Joachim Leflocke, Ima, Thomas Bonnet.
00:03:44On va donc commencer par cette émission C'est dans l'air, qui est une sorte d'œuvre d'art.
00:03:48Et vous allez voir ce qui se passe sur les plateaux de télévision pour comparer effectivement Jordan Bardella à Adolf Hitler,
00:03:56même si ce n'est pas exactement dit comme ça, bien évidemment.
00:03:59Écoutez cette séquence que je ne sais pas si on doit rire, pleurer ou s'inquiéter, parce qu'évidemment les mots sonnent mal sans doute.
00:04:08Mais à ce niveau de nullité, de nullité des gens qui sont invités sur le service public,
00:04:15il y a un moment, peut-être faut-il se poser les bonnes questions, comme dit l'autre.
00:04:18Écoutez cette séquence.
00:04:21Le patronat prend un risque aujourd'hui parce qu'une partie d'entre eux, les contacts se multiplient,
00:04:26notamment avec Jordan Bardella, et ils se disent « on va prendre le contrôle de son cerveau ».
00:04:31Il est jeune, il n'y connaît rien, on va lui dire ce qu'il faut penser,
00:04:38donc oui, on va lui donner un programme libéral, c'est ce qu'Alain Manquet, je le cite,
00:04:43parce qu'il m'a autorisé à le citer, appelle l'effet von Papen,
00:04:47c'est-à-dire ce risque de dire « on va, au nom, comme le disait Dominique et comme le disait Lou,
00:04:52d'une potentielle stabilité, prendre ce risque-là, parce qu'on va le contrôler ».
00:04:58Et la question de l'URL ?
00:05:00Ça va tout à fait dans le sens de ce que je voulais également dire.
00:05:04Et alors moi, il y a l'effet von Papen, je citerai Thiers, à propos du prince Louis Napoléon,
00:05:10disant « c'est un crétin, on le mettra par le bout du nez ».
00:05:13Il est devenu Napoléon III, il est resté 18 ans au pouvoir.
00:05:16Donc, ça dit de ce genre de calcul.
00:05:19Ce qu'il faut bien comprendre, je me situe sur le plan politique,
00:05:23ce qu'il faut bien comprendre dans l'attitude des milieux économiques et du patronat,
00:05:27il y a deux choses différentes par rapport au Rassemblement national.
00:05:30Il y a ce qui concernerait le ralliement et ce qui concerne une anticipation.
00:05:36Ça n'est pas du tout la même chose.
00:05:38Le ralliement, c'est d'être considéré que c'est la meilleure solution, c'est formidable,
00:05:42le RN arrive au pouvoir.
00:05:43Effectivement, dans ces sondages que vous citiez tout à l'heure,
00:05:47ce qui est frappant, ce n'est pas tant le niveau extrêmement élevé,
00:05:51c'est l'écrasement complet de la concurrence.
00:05:54La concurrence est balayée.
00:05:5620 points, 20 points, vous m'entendez,
00:05:59c'est par le score du candidat ou de la candidate Eren qui arriverait en tête
00:06:03au soir du premier tour dans ses intentions de vote du second.
00:06:07C'est-à-dire un abîme.
00:06:09On apprend dans cette séquence, Charlotte Dornelas,
00:06:12qu'Alain Maïc est à l'origine, mais pour cause,
00:06:15parce que lui, il a manqué son effet fan-papen,
00:06:20puisqu'il a imaginé une marionnette, en l'occurrence Emmanuel Macron.
00:06:24En tout cas, c'est ce qu'il dit.
00:06:25Je ne dis pas que Emmanuel Macron est une marionnette,
00:06:28mais c'est en tout cas ce qu'il pensait.
00:06:29Lui et son ami Jacques Attali.
00:06:31Donc, ils ont tout fait pour mettre quelqu'un en place,
00:06:33ce qu'il pensait contrôler,
00:06:34et la créature leur a échappé à tous les deux.
00:06:37Donc, il parle en fait de lui, Alain Maïc.
00:06:39Il fait Frankenstein, oui.
00:06:40Non, mais il parle de lui.
00:06:41Mais là, c'est...
00:06:42Est-ce qu'on peut arrêter de faire ce qu'on appelle la réduction à Hitlerum ?
00:06:47Charlotte Dornelas.
00:06:49C'est ça surtout qui est...
00:06:51Je ne sais pas, vous demandez s'il fallait rire ou pleurer.
00:06:53Moi, je suis fatiguée, en fait.
00:06:54Vraiment, ça m'épuise à force ce parallèle,
00:06:59parce qu'il sert en effet à faire peur à tout le monde.
00:07:01Ça, on a bien compris.
00:07:02Et puis après, on a les chiffres, en plus, c'est 20 points au-dessus.
00:07:05Et il n'y a personne autour de cette table qui se demande,
00:07:07un, pourquoi est-ce que cette option est plébiscitée par les Français ?
00:07:10J'ose espérer qu'ils ne pensent pas que les Français plébiscitent Hitler
00:07:13à la veille de son élection.
00:07:15Donc, il doit bien y avoir d'autres explications.
00:07:17Quels sont les sujets qui poussent les gens à choisir le Rassemblement National ?
00:07:21Et deuxièmement, il y a un traitement qui est complètement absurde,
00:07:24que les patrons, en tout cas ceux qui les représentent aujourd'hui,
00:07:28rencontrent tous ceux qui sont en passe de gagné
00:07:30pour essayer de leur expliquer quels sont leurs problèmes
00:07:32et comment est-ce que la classe politique doit les résoudre.
00:07:35Ça me paraît être la moindre des choses.
00:07:37Ils le font avec le RN comme ils le font avec le moment.
00:07:39Mais ce qui va se passer pendant 18 mois,
00:07:42c'est que tout l'espace médiatique interdira à tout le monde
00:07:46de parler au Rassemblement National.
00:07:49Si vous êtes un artiste, si vous êtes un patron,
00:07:52parce que vous avez entendu ce que dit cette jeune femme,
00:07:55Caroline Michel-Aguirre,
00:07:56le patronat prend un risque.
00:07:59Alors, il prend sûrement un risque,
00:08:01mais ça devrait, comment dire,
00:08:03ceux qui gouvernent devraient avoir un peu plus de modestie
00:08:06sur l'état de la France depuis 40 ans.
00:08:10Ça devrait, messieurs Minc et compagnie,
00:08:14qui ont parfois été à l'origine de ceux qui gouvernent la France,
00:08:17ça devrait les rendre quand même un peu modestes, me semble-t-il.
00:08:20Parce que la vérité, c'est qu'ils se sont trompés,
00:08:22toujours et tout le temps.
00:08:23Il faut résumer, à grands traits.
00:08:26Quand le Rassemblement National prend une place aussi importante
00:08:29dans la vie politique par le plébiscite,
00:08:31en effet, d'une partie grandissante, on va dire, des Français,
00:08:34plus vous passez les élections à refuser de voir pourquoi,
00:08:38et donc à aborder les sujets qui font le succès
00:08:41du Rassemblement National,
00:08:42plus vous bloquez la situation politique.
00:08:44Si on en est là aujourd'hui,
00:08:45c'est bien parce que d'un côté comme de l'autre
00:08:47de l'échec qui est politique,
00:08:48il y a de la diabolisation au lieu d'avoir de la considération.
00:08:51– Là, je parle en tant qu'historien.
00:08:53– Joseph Massé Caron.
00:08:54– Je ne peux plus entendre ce genre de conneries.
00:08:57Je ne peux plus entendre que Hitler est arrivé grâce aux urnes,
00:09:01alors qu'il est arrivé par un coup d'État.
00:09:03Il était chancelier,
00:09:05mais il est arrivé à imposer le nazisme par un coup d'État
00:09:07et pas par les urnes, contrairement à ce qu'on dit.
00:09:09Je suis fatigué d'entendre ce que je l'entends chez von Papen,
00:09:13qui a été menacé physiquement, etc., par Hitler.
00:09:17Donc, historiquement, rien ne tient le coup là-dedans.
00:09:21Rien ne tient le coup.
00:09:22C'est vraiment à revoir.
00:09:23Ensuite, après, je suis lieu ici,
00:09:26donc entendre M. Jérôme Jaffray,
00:09:28qui avait prévu à la présidentielle de 1995
00:09:31l'élection au premier tour d'Edouard Balladur
00:09:33et qui, avec ses amis du monde,
00:09:35faisait la campagne d'Edouard Balladur d'une manière éhontée,
00:09:38entendre dire, attention, il peut y avoir manipulation,
00:09:41je me dis, mais attendez,
00:09:42ils ont tous des mémoires de poissons rouges.
00:09:44C'est juste pas possible d'entendre une chose pareille.
00:09:46Et puis, il y a un nombre qui planent au-dessus de cette séquence,
00:09:48pardon de le dire aussi, mais c'est Mathieu Pigasse.
00:09:51Mathieu Pigasse qui finance le Nouvel Obs,
00:09:52donc elle est grand reporter au Nouvel Obs,
00:09:54la dame qu'on a entendue,
00:09:56sur une émission C'est dans l'air,
00:09:57produite par MediaOne,
00:09:58aussi qui appartient à Mathieu Pigasse,
00:10:00qui lui disait il y a peu de temps,
00:10:01sans se cacher,
00:10:02je mets mes médias au service de la lutte
00:10:04contre le Rassemblement National.
00:10:05Bon, ben voilà la preuve.
00:10:06Mais le Nouvel Obs prépare un portrait,
00:10:09visiblement, ils appellent plein de gens,
00:10:10me concernant.
00:10:11Donc c'est un monsieur qui s'appelle Le Bailly,
00:10:13qui est en train d'appeler les uns et les autres, etc.
00:10:15Leur titre, c'est Pascal Proulx,
00:10:17est-il un facho ?
00:10:18Donc c'est ça,
00:10:19donc ils appellent les gens pour dire
00:10:20est-ce qu'il est facho ?
00:10:21Est-ce qu'il est facho ?
00:10:21Alors, ils vont sûrement trouver une personne qui...
00:10:25Bon, c'est formidable d'ailleurs.
00:10:27C'est formidable.
00:10:28Ça s'appelle des obsessions.
00:10:30Je peux vous dire aujourd'hui.
00:10:32Je peux leur écrire leur papier avant.
00:10:33C'est le même de toute façon.
00:10:35C'est les mêmes papiers depuis 5 ans.
00:10:37Et il n'y a pas que le Nouvel Obs,
00:10:39puisque de toute façon, en fait,
00:10:41moi j'étais directeur de rédaction.
00:10:43À mon avis, dans ces rédactions-là,
00:10:46aujourd'hui,
00:10:47il y en a un qui dit
00:10:47et si on faisait du Pascal Pro ?
00:10:50C'est comme ça que ça se passe.
00:10:51Il y en a un qui doit dire
00:10:52et si on fait du Pascal Pro ?
00:10:53Alors la personne dit...
00:10:54En général, on dit arrête de faire du Pascal Pro.
00:10:56Mais pourquoi...
00:10:56Non, non, attendez, je vais jusqu'au bout.
00:10:58Mais pourquoi faire du Pascal Pro ?
00:11:01Ah, parce qu'il y a un tel qui prépare du Pascal Pro.
00:11:03Donc nous, on va faire du Pascal Pro.
00:11:04Voilà.
00:11:05Mais qu'est-ce que tu vas apporter de plus ?
00:11:06Ah mais oui,
00:11:07moi je vais dire qu'il est encore plus facho.
00:11:08C'est les mêmes papiers.
00:11:09À titre personnel,
00:11:10j'ai eu droit à un portrait
00:11:12à me dépeignant en Égérie
00:11:13du populisme éducatif
00:11:14dans le Nouvel Obs il y a deux semaines.
00:11:16Donc en réalité,
00:11:17vous avez raison sur l'histoire, Joseph,
00:11:19mais il ne faut pas chercher de la rationalité
00:11:20derrière tout ça.
00:11:21On a juste de l'idéologie,
00:11:22à savoir la volonté
00:11:23de contrôler le récit,
00:11:24de définir le périmètre
00:11:26de la respectabilité démocratique.
00:11:27Ça fait 40 ans que ça dure
00:11:28et 40 ans que ça échoue
00:11:29puisque cette stratégie-là
00:11:30a mené le RN à 37%
00:11:32dans les études d'opinion.
00:11:33Joachim Lefloquimade,
00:11:36mais ce qui est intéressant d'abord,
00:11:38c'est que c'est contre-productif
00:11:39pour le Rassemblement National
00:11:41puisque ça le fait monter à chaque fois.
00:11:43Ça n'a aucune importance.
00:11:44Moi, c'est ce que je dis
00:11:45à tous les journalistes qui m'appellent.
00:11:46Je dis,
00:11:46mais écrivez ce que vous voulez,
00:11:47ça n'a absolument aucune importance.
00:11:49Donc vous pouvez les écrire.
00:11:51C'est les mêmes papiers,
00:11:52je peux l'écrire à votre place.
00:11:53D'ailleurs, ne perdez pas de temps,
00:11:55je vais l'écrire si vous voulez.
00:11:57Donc c'est sidérant, en fait,
00:11:59cet état d'esprit
00:12:01qui prévaut pour Trump
00:12:04puisque les mêmes nous expliquaient
00:12:06que Trump ne serait pas élu, etc.
00:12:08C'est-à-dire que...
00:12:09Que le Mélène serait battu.
00:12:10Mais bien sûr.
00:12:12Alors le problème,
00:12:12c'est que Trump réussit un peu.
00:12:14Alors il faut être prudent.
00:12:15Que Mélanie réussit plus tôt.
00:12:17Que Millet, il réussit beaucoup.
00:12:19Donc c'est ennuyeux pour eux,
00:12:21forcément,
00:12:22parce que le récit est contredit
00:12:23par la réalité.
00:12:24Et les gens votent pour...
00:12:26On réélu Millet.
00:12:28Donc c'est ennuyeux.
00:12:29C'est une réécriture de l'histoire
00:12:31pour les nuls.
00:12:32C'est très exactement ça.
00:12:34Parce que vraiment,
00:12:35l'analogie,
00:12:36la comparaison
00:12:37avec Von Pappen
00:12:39et la montée
00:12:39du Troisième Reich...
00:12:41Qui viendrait d'Alain Minck.
00:12:42Oui, oui.
00:12:43Parce qu'Alain Minck
00:12:44est le cerveau désormais
00:12:45de cette brillante idée.
00:12:47À être trop intelligent,
00:12:49parfois,
00:12:49on finit par devenir
00:12:50le record man
00:12:51de la connerie.
00:12:52Or, je trouve
00:12:53que dans cette petite séquence
00:12:55que vous nous offrez,
00:12:56il y a effectivement
00:12:57un peu de ça.
00:12:58Et je suis triste
00:12:59et peiné.
00:12:59Il y a quelqu'un
00:13:00pour qui j'avais beaucoup d'estime
00:13:01il y a 20 ou 30 ans
00:13:03qui était Jérôme Jaffray.
00:13:04Oui.
00:13:04Qui était un des journalistes,
00:13:06un des analystes politiques
00:13:07très prometteurs.
00:13:09Je trouve,
00:13:10peut-être dira-t-on
00:13:11la même chose de moi,
00:13:11mais il a mal vieilli.
00:13:13Non.
00:13:13Bon, voilà en tout cas
00:13:14ce qu'on pouvait dire.
00:13:16Imaginez qu'on parle
00:13:16de quelqu'un d'autre
00:13:17que de Bardella
00:13:17pour dire ça.
00:13:18Les patrons vont mettre
00:13:19dans la tête quelqu'un.
00:13:20Alors, Marine Le Pen a réagi.
00:13:22Le combat revendiqué
00:13:23et obsessionnel
00:13:23de M. Pigasse
00:13:24contre le Rassemblement National
00:13:25n'a pas sa place
00:13:26sur le service public.
00:13:26Elle a raison.
00:13:28Elle a raison.
00:13:28C'est dans l'air
00:13:29et produit par Mathieu Pigasse.
00:13:30Jusqu'à quand ?
00:13:31Il se tire une balle
00:13:32dans le pied.
00:13:33Financé par un tiers
00:13:33d'électeurs du RN,
00:13:34les insultes envers
00:13:35Jordan Bardella
00:13:36sont inadmissibles.
00:13:37Elle a raison aussi.
00:13:38C'est une sorte de mépris.
00:13:39On dit que c'est un imbécile
00:13:40qu'on va le manipuler.
00:13:42Elles outragent aussi
00:13:4311 millions d'électeurs.
00:13:44Quelle autorité
00:13:45va enfin ramener
00:13:45de la neutralité
00:13:46dans ce service public
00:13:47de l'audiovisuel
00:13:47en plein dérive ?
00:13:48Manifestement,
00:13:49les uns et les autres
00:13:49ne savaient pas
00:13:50qu'il était Von Papen.
00:13:51Tout ça n'est pas préparé.
00:13:53L'effet Von Papen
00:13:54a dit Jordan Bardella.
00:13:56On a dit qu'il faut prendre
00:13:56l'effet Von Papen
00:13:57et l'effet papillon.
00:13:58Oui, non mais je pense que c'est...
00:13:59Tellement ils sont incultes.
00:14:00C'est minable.
00:14:02En fait, là,
00:14:02on est à un niveau de nullité.
00:14:03Je le répète,
00:14:04les mots sonnent mal sans doute
00:14:07mais c'est un niveau de nullité
00:14:08de ce qu'était cette séquence en tout cas.
00:14:11L'effet Von Papen
00:14:12de mieux en mieux.
00:14:13La conception du débat
00:14:14selon le service public.
00:14:15Quatre intervenants
00:14:15tous d'accord
00:14:16pour me comparer à Hitler
00:14:17sans aucune nuance
00:14:18ni modération
00:14:19de la part de la présentatrice
00:14:20au regard approbateur.
00:14:22Je ne peux pas.
00:14:23Qu'est-ce que vous voulez
00:14:24que je vous dise ?
00:14:25Les gens sont témoins de ça.
00:14:27Mais je pense qu'elle ne savait pas
00:14:29qu'elle était Von Papen peut-être.
00:14:30Sans quoi elle serait intervenue ?
00:14:32Bon, ça peut arriver.
00:14:34Bon, Mathis, autre sujet.
00:14:35Mathis, un étudiant de 19 ans
00:14:37a été mortellement fauché
00:14:39ce samedi
00:14:39sur le boulevard de la Liberté à Lille.
00:14:40Vous le savez,
00:14:41le conducteur présumé du véhicule,
00:14:42un homme âgé de 31 ans,
00:14:45connu pour des délits routiers,
00:14:46a été mis en examen dimanche
00:14:48pour homicide routier
00:14:48avec trois circonstances aggravantes.
00:14:50Violation manifestement délibérée
00:14:52d'une obligation de sécurité
00:14:53et de prudence,
00:14:53délit de fuite
00:14:54et refus d'obtempérer.
00:14:55Mais ce qui est terrible,
00:14:57c'est toujours pareil.
00:14:58Cette expression qu'on emploie ici
00:15:00dix mille fois
00:15:01par an,
00:15:03c'est ouvrir le capot.
00:15:04C'est-à-dire que tu t'aperçois
00:15:05qui était ce chauffard.
00:15:07Et ce chauffard,
00:15:08il n'aurait jamais dû être
00:15:10en liberté.
00:15:12Mathieu Vallée, hier,
00:15:14il est multirécidifiste.
00:15:16Il avait 16 antécédents
00:15:18dans les fichiers de police,
00:15:19dont séquestration
00:15:22et tortionnaire
00:15:24et torture.
00:15:25et il est dehors.
00:15:28Donc,
00:15:28tant que...
00:15:29À chaque fois,
00:15:30je pense à Éric Dupond-Moretti.
00:15:32Vous voyez,
00:15:32parce que je pense
00:15:33qu'à un moment,
00:15:34il ne faut plus que les gens sortent.
00:15:35Donc,
00:15:35il m'avait reproché ça.
00:15:37Alors,
00:15:37il ne s'agit pas
00:15:38de la deuxième,
00:15:38troisième,
00:15:39cinquième délit.
00:15:42Mais il y a un moment,
00:15:42les gens ne peuvent plus sortir
00:15:43puisqu'ils sont irrécupérables.
00:15:46Donc,
00:15:46Mathis serait vivant.
00:15:47En fait,
00:15:48si ce monsieur n'était pas sorti,
00:15:49il serait vivant,
00:15:50Mathis.
00:15:50Donc,
00:15:51qu'est-ce qu'on fait
00:15:51avec les multirécidivistes ?
00:15:54À partir de quel moment
00:15:55on dit à quelqu'un
00:15:56« Tu ne sors plus ? »
00:15:57C'est une question
00:15:58que la société,
00:15:59me semble-t-il,
00:15:59doit se poser.
00:16:02Alors,
00:16:03sur ces dans l'air,
00:16:03ils diront que c'est facho,
00:16:05sans doute,
00:16:05de dire ça.
00:16:06C'est possible,
00:16:07à leurs yeux,
00:16:08en tout cas.
00:16:09Voyez le sujet
00:16:09d'Isabelle Pivoulot.
00:16:13Les yeux rougis
00:16:14par l'émotion,
00:16:16la mère de Mathis
00:16:17témoigne à notre micro,
00:16:19avec sa mémoire,
00:16:20comme symbole de résilience.
00:16:22Là,
00:16:22aujourd'hui,
00:16:23c'est me battre
00:16:24pour sa mémoire
00:16:26et puis,
00:16:28se remémorer
00:16:29les bons moments,
00:16:30me dire qu'il mérite
00:16:31qu'on se batte pour lui
00:16:32et surtout
00:16:33qu'on fasse du bruit.
00:16:35Sur ces photos,
00:16:36Mathis et son père,
00:16:38un garçon souriant
00:16:39qui avait peur
00:16:40de la mort.
00:16:41Tout a basculé samedi,
00:16:42peu avant 5h du matin,
00:16:44alors même que Mathis
00:16:45sortait faire la fête.
00:16:47On voit le choc,
00:16:47on imagine,
00:16:48notre enfant propulsé
00:16:51à plusieurs mètres,
00:16:54on se demande
00:16:54ce qu'il a ressenti
00:16:55dans le corps.
00:16:56Un chauffard
00:16:56multirécidiviste
00:16:57sous protoxyde d'azote
00:16:59a fauché l'adolescent.
00:17:01Sa mère en appelle
00:17:02à la responsabilité
00:17:03de l'État.
00:17:04Ce n'est pas possible
00:17:05que des mecs comme ça
00:17:06sortent de prison
00:17:06et n'y soient pas
00:17:08ou toutes ces récidives,
00:17:10ces délinquants,
00:17:11c'est que la justice
00:17:13prenne les choses en main,
00:17:15que l'État se rende compte
00:17:15que la France est plus
00:17:17en sécurité,
00:17:20nos enfants
00:17:20ne sont plus en sécurité.
00:17:21Une parole digne
00:17:23face à l'horreur vécue
00:17:24avant de conclure
00:17:25sur un dernier hommage.
00:17:27Seulement dire à Mathis
00:17:29qu'on l'aime.
00:17:31Mathis,
00:17:32on l'a dit hier,
00:17:33c'est une histoire
00:17:33déjà très particulière
00:17:34parce que c'est un enfant
00:17:35qui est né en Haïti.
00:17:37sa mère et ses parents
00:17:39sont allés le chercher.
00:17:40Il avait 16 mois
00:17:41et il est venu évidemment
00:17:43en France
00:17:44et puis il a grandi
00:17:44avec cette famille aimante.
00:17:46Il avait 19 ans.
00:17:48Il a travaillé
00:17:48pour financer ses études.
00:17:50Exactement.
00:17:50Et c'est ça qui est terrible,
00:17:52c'est-à-dire penser que...
00:17:55Pardon,
00:17:56parce que j'entends
00:17:58dans la vidéo
00:17:59où on voit cette voiture,
00:18:02j'entends le bruit
00:18:02du corps de Mathis
00:18:05contre la voiture.
00:18:06Et ce bruit,
00:18:07je pense que je l'aurai
00:18:08dans l'oreille
00:18:08pendant un bon moment.
00:18:10Comme vous l'avez dit,
00:18:12Mathis,
00:18:13il est né à Haïti,
00:18:15c'est-à-dire dans un pays
00:18:15d'insécurité généralisée,
00:18:17dans un pays de barbarie,
00:18:18dans un pays de gang.
00:18:19Il faut le dire.
00:18:21Et ce que j'aime beaucoup
00:18:22dans le reportage,
00:18:23c'est qu'il est dit
00:18:23qu'il avait peur de la mort.
00:18:26Bien sûr qu'il avait peur
00:18:27de la mort,
00:18:28là où il est né,
00:18:29là où ce couple admirable
00:18:31l'a arraché.
00:18:32Et penser que ce couple
00:18:33l'a arraché
00:18:34à ce destin terrible
00:18:36pour ensuite
00:18:37le trouver confronté
00:18:38à la barbarie ordinaire
00:18:40et que c'est la barbarie ordinaire
00:18:42ici en France
00:18:42qui a usé la peau de Mathis
00:18:44et je trouve que ça,
00:18:46c'est une tragédie.
00:18:47Réellement,
00:18:48c'est une tragédie.
00:18:50Non, mais ce qui me frappe
00:18:51également,
00:18:51c'est le courage,
00:18:52l'extrême dignité
00:18:53de la mère de Mathis
00:18:54et le fait que quelque chose
00:18:55s'est passé dans le pays,
00:18:57à savoir que les familles
00:18:58de victimes
00:18:59ne baissent pas les yeux
00:19:00et rappellent le politique
00:19:01à ses responsabilités.
00:19:03Là où certains voient
00:19:03du brainwashing
00:19:04sur des faits divers,
00:19:05on a là des gens
00:19:06qui nous rappellent
00:19:07que le politique
00:19:08est là pour identifier
00:19:08les défaillances
00:19:09à l'origine des drames
00:19:10pour faire en sorte
00:19:11que ceci ne se perpétue plus.
00:19:13Et c'est ça qui me frappe
00:19:14puisque les solutions,
00:19:15encore une fois,
00:19:16on les connaît,
00:19:17vous l'avez dit
00:19:18parce que vous en avez parlé,
00:19:18Pascal,
00:19:19rompre avec l'hyperpermissivité
00:19:20de la justice,
00:19:21supprimer le juge
00:19:22d'application des peines,
00:19:23construire massivement
00:19:24des places de prison,
00:19:25des places en centre éducatif fermé,
00:19:27il y aurait énormément
00:19:28de choses à faire
00:19:28mais on en revient toujours
00:19:29à l'absence de volonté politique,
00:19:31à une configuration politicienne
00:19:33qui ne permet pas
00:19:34les politiques de rupture
00:19:35dont le pays a besoin.
00:19:36Mais ce qui me frappe,
00:19:37c'est que cet exemple de Mathis,
00:19:39pour le coup,
00:19:40nous nous en parlons,
00:19:41vous en parlez,
00:19:42mais qui en parle ?
00:19:43Alors que c'est une question
00:19:45qui dit...
00:19:45On déclenche quand même.
00:19:46Oui.
00:19:47C'est toujours la même chose.
00:19:47Comme pour d'autres,
00:19:48pardonnez-moi,
00:19:48comme pour le Soudan,
00:19:49comme pour le Soudan,
00:19:50c'est exactement une chose
00:19:51qui se passe.
00:19:51Dimanche, pas un mot,
00:19:52que c'est news.
00:19:53Ce matin, RTL en parlait
00:19:55et a fait témoigner la mer.
00:19:57Bien sûr.
00:19:58Le Parisien,
00:19:59c'est-à-dire qu'on déclenche.
00:20:01Absolument.
00:20:01C'est-à-dire que quand
00:20:01ça devient présent
00:20:02sur notre antenne,
00:20:05c'est toujours la même chose.
00:20:06C'est 48 heures après,
00:20:08les gens disent
00:20:08on va quand même y aller.
00:20:10Et j'ai entendu la mer,
00:20:11effectivement,
00:20:11je le répète,
00:20:12sur Radio Luxembourg.
00:20:13Pas un mot, évidemment,
00:20:14de la mairie de Lille.
00:20:15Pas un mot de la mairie de Lille.
00:20:17Je mets pas un mot,
00:20:18évidemment,
00:20:19noté médiatique,
00:20:20artistique, etc.
00:20:21Où sont-ils,
00:20:22ces artistes qui ont réagi
00:20:23dans d'autres drames ?
00:20:24Exactement.
00:20:24Il semblait être footballeur,
00:20:25on a vu des photos.
00:20:26Il est footballeur,
00:20:27Mathis.
00:20:27Bien sûr, mais jamais.
00:20:28Il y a des footballeurs
00:20:29qui ont réagi.
00:20:30Ne comptez pas sur...
00:20:32Avec son exemple,
00:20:32c'est l'universalisme
00:20:33qui est en jeu aussi.
00:20:35Mais ne comptez pas.
00:20:38Mais ça ne se passe pas comme ça.
00:20:39C'est-à-dire qu'il y a
00:20:40des bonnes victimes
00:20:41et des mauvaises victimes.
00:20:42Parce que ce que ça la pose aussi,
00:20:44c'est le rôle des policiers
00:20:45dans un refus d'obtempérer.
00:20:47Que doivent-ils faire ?
00:20:48Hier, je le disais,
00:20:50et je répète ce que je disais hier,
00:20:52je ne demande pas aux policiers
00:20:55d'intervenir arme à la main.
00:20:57Mais cette voiture qui fuyait,
00:21:00si tu l'arrêtes,
00:21:01Mathis est vivant.
00:21:03Et c'est le cas qui s'est posé
00:21:04pour Florian M avec Naël.
00:21:07C'est-à-dire que quand la voiture
00:21:08a démarré,
00:21:09Florian M,
00:21:10il est intervenu.
00:21:11Et il va comparer pour meurtre.
00:21:13Donc c'est ça.
00:21:14Pourquoi vous dites
00:21:15par arme à la main ?
00:21:17En quoi ce serait un problème
00:21:17qu'ils interviennent à arme à la main ?
00:21:18Parce que je ne peux pas,
00:21:19moi, dans la position qui est la mienne,
00:21:21dire qu'il faut que les policiers tirent.
00:21:23Je refuse de dire ça.
00:21:24Mais dans d'autres pays,
00:21:25c'est la méthode qui est employée.
00:21:26Oui, je suis d'accord avec vous,
00:21:27mais moi,
00:21:28ce n'est pas mon rôle
00:21:30de dire ça.
00:21:31Mon rôle,
00:21:31c'est simplement de dire
00:21:32que doit faire la police.
00:21:34Et en fait,
00:21:35la police,
00:21:35elle doit être aidée
00:21:36par le législateur.
00:21:37Ce n'est pas la justice.
00:21:39Elle doit dire,
00:21:40voilà,
00:21:40quand il y a un refus d'obtempérer,
00:21:43voilà ce que vous pouvez faire.
00:21:45Et ça,
00:21:45c'est une question sociétale.
00:21:47C'est le législateur
00:21:48qui doit décider de cela.
00:21:49Parce que Florian M.,
00:21:50il va être jugé
00:21:51dans un,
00:21:53comment dire,
00:21:54dans un procès
00:21:54qui va être extrêmement compliqué
00:21:56avec une pression
00:21:57de dingue,
00:21:58de fou,
00:21:59sur les juges.
00:22:00Et je rappelle
00:22:01qu'il est,
00:22:01il comparaît pour meurtre,
00:22:03pour meurtre,
00:22:05un policier
00:22:06qui a poursuivi
00:22:07sur je ne sais
00:22:08combien de temps,
00:22:09un jeune garçon
00:22:11qui s'appelait Naël,
00:22:12qui était en situation
00:22:12parfaitement
00:22:13de délinquance.
00:22:15Un jury qui sait
00:22:16que s'il ressort le livre,
00:22:17ça peut avoir des conséquences.
00:22:18Et c'est un drame,
00:22:19nous le disons à chaque fois,
00:22:20pour la mère de Naël,
00:22:22pour Naël,
00:22:22évidemment,
00:22:22la mort est toujours un drame.
00:22:24Bien évidemment.
00:22:25Mais qu'est-ce que doit faire
00:22:25la société ?
00:22:26C'est une bonne question.
00:22:27Qui était Mathis ?
00:22:28Écoutez la mère de
00:22:29Mathis précisément,
00:22:32Laetitia.
00:22:33Alors Mathis,
00:22:35ça a toujours été
00:22:36un petit génie.
00:22:37Il a toujours été
00:22:38très doué
00:22:39à l'école.
00:22:40En grandissant,
00:22:40il a adoré le hip-hop.
00:22:43Donc avec l'agilité
00:22:44qu'ont les enfants
00:22:46de ses origines,
00:22:48par ses gènes,
00:22:49il avait une capacité
00:22:51de danse
00:22:51et de mouvement.
00:22:54Il était hyper doué,
00:22:56en fait.
00:22:56Donc il a eu
00:22:57pas mal de concours
00:22:58où il a gagné
00:22:58des battles
00:22:59avec son copain.
00:23:02Et puis,
00:23:03c'est un fêtard.
00:23:04En grandissant,
00:23:06un gros fêtard
00:23:07qui aimait bien
00:23:08les copains.
00:23:10Aussi un...
00:23:12Alors un côté
00:23:13que je ne connaissais pas,
00:23:14c'est un lover.
00:23:17Il avait une petite amie
00:23:19qu'il avait énormément aimée.
00:23:20Il en a...
00:23:21Là,
00:23:21il avait une petite amie
00:23:23depuis un an.
00:23:24Et c'était le genre
00:23:26de garçon
00:23:26qui pouvait offrir
00:23:27des fleurs,
00:23:28des colliers,
00:23:29des...
00:23:30C'était un romantique
00:23:32mais qui cachait bien
00:23:34les choses, quoi.
00:23:35Parce que c'était
00:23:36quand même un phénomène.
00:23:37Je crois qu'il nous a fait
00:23:3810 cases d'iPhone,
00:23:41la voiture
00:23:41qui s'est prise les bordures.
00:23:43Enfin voilà,
00:23:43c'était...
00:23:43Il nous a vraiment
00:23:45pas épargnés
00:23:46mais aujourd'hui,
00:23:47on se dit,
00:23:48mais quand on n'aura plus
00:23:50les messages,
00:23:50maman,
00:23:51t'as pas 20 euros,
00:23:52stop !
00:23:52Donc voilà,
00:23:54c'est...
00:23:55Et puis là,
00:23:55il avait créé
00:23:56sa marque de vêtements.
00:23:57Il faisait un petit business
00:23:58avec son amie.
00:24:00C'est intéressant
00:24:01parce qu'il y a Marine Lançon
00:24:01qui regarde toutes les télévisions
00:24:04devant elle en régie
00:24:05et me dit que
00:24:06nos amis de BFM
00:24:07ont ouvert
00:24:09avec la mère
00:24:10qui témoignait en direct
00:24:11et LCI a ouvert
00:24:12avec le père
00:24:13qui témoignait en direct.
00:24:14Mais pourquoi c'est intéressant ?
00:24:16Parce que dimanche,
00:24:17nous étions les seuls
00:24:17à en parler.
00:24:18Quand je vous dis
00:24:18qu'on déclenche,
00:24:19pourquoi des gens
00:24:20voudraient bien nous fermer ?
00:24:21Parce que précisément,
00:24:22si on n'est pas là,
00:24:23on n'en parle pas du tout.
00:24:25Personne n'en parle.
00:24:26Donc dimanche,
00:24:27c'est toujours la même chose.
00:24:28Dimanche et lundi,
00:24:29personne n'en parle.
00:24:31Mais comme nous,
00:24:31on en parle,
00:24:32les autres se disent
00:24:33ça va se voir
00:24:34et le mardi,
00:24:35ils en parlent.
00:24:36Mais beaucoup de gens
00:24:36aimeraient invisibiliser ça.
00:24:38Ils disent
00:24:38on va fermer C-News
00:24:39parce que si on ferme C-News,
00:24:41LCI ne suivra pas,
00:24:42BFM ne suivra pas,
00:24:43la presse ne suivra pas.
00:24:45C'est ça l'enjeu.
00:24:46Casser le thermomètre.
00:24:47C'est ça l'enjeu
00:24:48de cette chaîne.
00:24:50Tant mieux
00:24:50que LCI et BFM
00:24:52restaient sur C-News,
00:24:54bien évidemment.
00:24:55Mais tant mieux
00:24:55s'ils font ce travail-là
00:24:57parce qu'ils font simplement
00:24:58leur travail de journaliste,
00:25:00je les félicite.
00:25:00Je crois qu'il y a eu
00:25:02en fait un double effet.
00:25:04Je ne nie pas
00:25:05bien évidemment
00:25:06l'effet d'entraînement
00:25:07ou de lanceur d'alerte
00:25:09de C-News
00:25:10dans ces affaires
00:25:11qu'autrefois
00:25:12on essayait de cacher
00:25:13sous le label
00:25:14de faits divers,
00:25:15de faits divers
00:25:16de page 12,
00:25:17trois lignes.
00:25:18Aujourd'hui,
00:25:19c'est impossible.
00:25:20Mais c'est impossible
00:25:21aussi parce qu'il y a
00:25:23quelque chose
00:25:24qui, ça me frappe,
00:25:25ça a commencé peut-être
00:25:26il y a un an
00:25:26ou 18 mois,
00:25:29c'est le changement
00:25:30d'attitude
00:25:31des victimes.
00:25:33Que ce soit
00:25:33des mères,
00:25:34des pères
00:25:35ou que ce soit
00:25:36des maris.
00:25:37Je me souviens,
00:25:38je pense qu'une des premières
00:25:39qui a déclenché
00:25:40le phénomène nouveau
00:25:41c'est Harmonie Commine.
00:25:43Et qu'on écoutera
00:25:44après la pause
00:25:44la femme du gendarme
00:25:46Commine.
00:25:46quand elle a rendu
00:25:48responsable
00:25:50l'État,
00:25:51la France a-t-elle dit,
00:25:52mais c'était effectivement
00:25:53l'État
00:25:54qu'elle visait,
00:25:55elle a entraîné.
00:25:56C'est-à-dire que maintenant
00:25:57on ne peut plus
00:25:58faire comme si
00:25:59pour les victimes
00:26:01il n'y avait que
00:26:02les marches blanches
00:26:03et les pleurs
00:26:04et surtout
00:26:05fermez vos gueules.
00:26:06C'était ça.
00:26:07Taisez-vous
00:26:08parce qu'il ne faut pas
00:26:09qu'on puisse exploiter.
00:26:10Aujourd'hui,
00:26:11les familles
00:26:12ne font plus,
00:26:13ne marchent plus ça.
00:26:14Il y a un phénomène
00:26:15et je pense qu'on a
00:26:16joué un rôle
00:26:18là-dedans.
00:26:19La pause
00:26:19et on revient
00:26:20dans une seconde.
00:26:24Et à la midi
00:26:25pour le rappel
00:26:26des titres.
00:26:26Bonjour Somaïa.
00:26:30Bonjour Pascal
00:26:31et bonjour à tous.
00:26:32On commence
00:26:32par la suite
00:26:33de l'affaire
00:26:33des poupées sexuelles
00:26:34à caractère
00:26:35pédopornographique.
00:26:37Quatre enquêtes
00:26:37ont été ouvertes
00:26:38par le parquet
00:26:39de Paris
00:26:39après Chine.
00:26:40AliExpress,
00:26:41Temu et Wish
00:26:42ont aussi été signalés.
00:26:44Chine qui déclare
00:26:44ce matin collaborer
00:26:46à 100%
00:26:47avec la justice française.
00:26:50Deux policiers
00:26:50blessés
00:26:51après l'euro
00:26:51fut d'obtempérer
00:26:52d'un individu
00:26:53à scooter
00:26:53dimanche soir
00:26:54à Marseille.
00:26:55Un des fonctionnaires
00:26:56a perdu connaissance
00:26:57lorsque le motocycliste
00:26:58qui avait réussi
00:26:59à prendre la fuite
00:27:00à pied
00:27:00lui a asséné
00:27:01un coup de casque
00:27:02à la tête.
00:27:03L'individu a finalement
00:27:04été interpellé.
00:27:06Et puis,
00:27:06mort d'un militaire
00:27:07français en Guyane
00:27:08annonce faite
00:27:09par la ministre
00:27:09des Armées
00:27:10Catherine Vautrin-Surix.
00:27:12Jimmy Gosselin,
00:27:13caporal du 7ème bataillon
00:27:15de chasseurs
00:27:15alpins de Vars,
00:27:16était engagé
00:27:17dans le cadre
00:27:18de l'opération
00:27:18Harpi,
00:27:19opération qui vise
00:27:20à lutter
00:27:21contre l'orpaillage
00:27:22illégal
00:27:22et les trafics
00:27:23illicites.
00:27:24Merci,
00:27:25Somaya.
00:27:26On aime bien ici
00:27:27décrypter
00:27:28le monde médiatique
00:27:29et on a un exemple
00:27:30chimiquement plur
00:27:31avec ce qui s'est passé
00:27:32donc avec la mort
00:27:32de Matisse.
00:27:33Pourquoi ?
00:27:34Dimanche matin,
00:27:35notre ami
00:27:36Eliott Deval
00:27:37qui était à l'antenne
00:27:38ouvre son émission,
00:27:39c'est son premier sujet.
00:27:41Dimanche,
00:27:41il n'y a pas un mot
00:27:42tout le week-end
00:27:43sur TF1 et France 2.
00:27:44Pas un mot.
00:27:45Pas un mot.
00:27:45Donc ça veut dire quoi ?
00:27:46Des journalistes
00:27:47se sont retrouvés
00:27:48en conférence de rédaction,
00:27:49ils ont vu cette information
00:27:50et ils ont jugé
00:27:50que ce n'était pas important
00:27:52d'en parler.
00:27:53Pourquoi ?
00:27:54C'est leur affaire.
00:27:55Nous sommes d'accord.
00:27:56Mais ce qui est le plus intéressant
00:27:57c'est qu'ils ne vont pas rester
00:27:58sur cette position.
00:27:58Pas du tout.
00:28:00Le lundi,
00:28:01nous on en parle
00:28:01tout le dimanche,
00:28:03on en parle lundi matin,
00:28:05hier,
00:28:06et sur France 2,
00:28:09hier,
00:28:09à 13h,
00:28:10c'est l'ouverture.
00:28:11Et sur TF1 également.
00:28:13Donc entre le dimanche
00:28:14et lundi,
00:28:14ils ont changé d'avis.
00:28:15C'est intéressant
00:28:15puisque généralement
00:28:17les journalistes
00:28:17traitent l'info
00:28:18au plus près
00:28:18du moment où elle s'est passée.
00:28:20Qu'est-ce qui fait
00:28:21qu'entre le dimanche
00:28:22et lundi,
00:28:22ils ont changé d'avis ?
00:28:23Une seule chose,
00:28:24c'est news.
00:28:25C'est pour ça
00:28:25qu'ils veulent nous fermer.
00:28:27Certains veulent nous fermer.
00:28:27Parce que si nous ne sommes pas là,
00:28:29il n'y a pas ce que je vous dis.
00:28:31Ça n'existe pas.
00:28:32C'est invisibilisé.
00:28:34Donc cette réalité
00:28:35n'est pas montrée.
00:28:36Et le plus extraordinaire,
00:28:38la première dépêche
00:28:40Matisse AFP.
00:28:41La première dépêche
00:28:42Matisse AFP
00:28:44lundi à 17h07.
00:28:46Voilà.
00:28:47Je viens de vous résumer
00:28:48l'espace médiatique
00:28:49en France.
00:28:51L'espace médiatique
00:28:52en France,
00:28:52c'est ça.
00:28:54Matisse est mort
00:28:54dans la nuit
00:28:55de samedi à dimanche,
00:28:57de vendredi à samedi,
00:28:59la première dépêche
00:29:00de l'AFP
00:29:00le lundi à 17h07.
00:29:02Uniquement parce que
00:29:03ces news en parlent
00:29:04qui a déclenché.
00:29:05Donc je comprends
00:29:06que des gens disent
00:29:07il faut fermer ces news.
00:29:09Ça les rend fou
00:29:10puisque nous,
00:29:11nous parlons de la réalité
00:29:12et on en parle tellement
00:29:13qu'eux le reprennent.
00:29:16Après.
00:29:17Après.
00:29:18Donc ils jugent quand même
00:29:19que c'est important.
00:29:20Donc vous avez effectivement
00:29:21un exemple chimiquement pur
00:29:23de ce qui peut se passer.
00:29:25Pourquoi ce chauffard est-il ?
00:29:26Ça s'appelle l'effet papillon
00:29:28et non pas l'effet
00:29:28von Papen.
00:29:29Oui mais moi,
00:29:31enfin,
00:29:32tous ces gens
00:29:33ont fait les mêmes écoles
00:29:34qu'ils sont basés
00:29:35dans les écoles de Jurel.
00:29:37C'est quoi notre métier ?
00:29:38C'est juste témoigner
00:29:39de la réalité.
00:29:39C'est aussi bête que ça
00:29:40quand on me dit
00:29:41vous avez une ligne
00:29:41à ces news.
00:29:42Non, en fait,
00:29:42nous n'avons pas de ligne.
00:29:44On témoigne de la réalité.
00:29:45Il n'y a aucune ligne.
00:29:46Donc ça se passe en France
00:29:49et il suffit juste
00:29:52de le montrer
00:29:53parce qu'effectivement
00:29:54demain c'est votre fils en fait.
00:29:56Et que ce chauffard,
00:29:57et la mère,
00:29:57elle en parle pourquoi,
00:29:58demain c'est votre enfant
00:29:59parce que vous aurez
00:30:01en liberté
00:30:02ces gens-là.
00:30:03Il faut les mettre en tôle.
00:30:05Définitivement.
00:30:06Les multirécidivistes.
00:30:07C'est ce que j'ai dit
00:30:08à M. Eric Dupond-Moretti
00:30:09mais qui a hurlé.
00:30:10Bon, écoutez,
00:30:11qu'ils viennent en parler
00:30:11sur ce plateau.
00:30:12Les multirécidivistes,
00:30:14au bout d'un moment,
00:30:15ils ne sortent plus.
00:30:17Écoutez donc
00:30:18ce que dit cette dame
00:30:19sur le chauffard.
00:30:22pourquoi ce type
00:30:24est encore en liberté ?
00:30:27Pourquoi il n'est pas en prison ?
00:30:30Pourquoi il conduit sans voiture ?
00:30:33Je pense qu'il a tous les droits
00:30:38donc ça veut dire
00:30:38qu'il n'a pas peur.
00:30:40Donc ça veut dire
00:30:41qu'aujourd'hui en France,
00:30:43les délinquants n'ont pas peur.
00:30:44Ils connaissent très bien
00:30:46les lois.
00:30:46Ils savent très bien
00:30:47qu'ils ne craignent rien en fait.
00:30:51Je pense qu'aujourd'hui,
00:30:53il est persuadé lui-même
00:30:54que c'est une question de temps
00:30:57mais qu'il ne sera pas puni
00:31:00à juste mesure
00:31:01de ce qu'il a fait
00:31:02et qu'il a enlevé la vie
00:31:03à un gamin.
00:31:06Et puis pour moi,
00:31:07c'est des gens
00:31:07qui n'ont pas d'humanité
00:31:08et qui sont démunis
00:31:10de toute humanité
00:31:11et qui doivent payer.
00:31:14Mais cher.
00:31:16Très cher.
00:31:17De dire au gouvernement
00:31:18qu'à court terme,
00:31:20pas à moyen et long terme,
00:31:21mais que le gouvernement
00:31:23il doit prendre les choses en main
00:31:24et que les lois soient moins douces,
00:31:27que les délinquants,
00:31:30les récidivistes soient craintifs.
00:31:34C'est vraiment le problème numéro un.
00:31:35Un des problèmes numéro un
00:31:37sur la sécurité,
00:31:38c'est cette affaire
00:31:38du multirécidiviste
00:31:39qu'il faut absolument trouver
00:31:42une solution.
00:31:43Parce que je ne dirais pas
00:31:44qu'ils sont dépourvus d'humanité.
00:31:45Je pense qu'il faut trouver
00:31:46une solution évidemment convenable
00:31:48d'humanité précisément
00:31:50mais les mettre en dehors
00:31:52de la société.
00:31:52Ils sont irrécupérables,
00:31:54Charlotte.
00:31:55Irrécupérables.
00:31:55Et on le voit bien,
00:31:56à chaque fois qu'il y a
00:31:57ce type d'incident,
00:31:59c'est un multirécidiviste.
00:32:01C'est-à-dire que déjà
00:32:01pour récupérer quelqu'un,
00:32:02il faut le vouloir.
00:32:03Il faut vouloir le sortir
00:32:04de la délinquance
00:32:05dans laquelle il est,
00:32:06ce que notre système
00:32:07ne permet pas
00:32:07puisqu'en effet,
00:32:08on cherche des excuses
00:32:09plus que des condamnations
00:32:12de l'acte pour tenter
00:32:13de sauver la personne.
00:32:15Donc déjà à la base,
00:32:16moi je ne sais pas,
00:32:17quand je lis
00:32:18le pédigré judiciaire
00:32:21de ce garçon
00:32:21et qu'on m'explique
00:32:22qu'il est condamné
00:32:23pour séquestration,
00:32:25torture,
00:32:26à trois ans de prison
00:32:26dont deux fermes.
00:32:29Soit il y a torture,
00:32:30soit il y a trois ans
00:32:31de prison dont deux fermes.
00:32:32Enfin c'est vraiment
00:32:33deux informations
00:32:34que je n'arrive pas à lier.
00:32:36Donc je n'ai pas le dossier
00:32:37entre les mains encore une fois.
00:32:38C'est pour ça que je reste prudente.
00:32:39Et surtout avec cet homme,
00:32:41on lui dit
00:32:41qu'il avait une interdiction
00:32:42de conduire
00:32:43et puis l'année dernière
00:32:44il a été arrêté
00:32:45au volant d'une voiture
00:32:46et puis là ça recommence.
00:32:48Et en fait,
00:32:49la seule raison
00:32:49pour laquelle on en parle,
00:32:50ce n'est pas juste témoigner
00:32:51que ça existe,
00:32:52enfin en tout cas je parle pour moi,
00:32:53mais ce n'est pas juste dire
00:32:54que ça existe,
00:32:55c'est qu'on veut tous
00:32:56et je pense que c'est légitime
00:32:57au-delà de notre métier
00:32:58de journaliste
00:32:58que ça s'arrête.
00:33:01Moi en fait,
00:33:02j'écoute cette maman,
00:33:02j'ai juste envie de me taire,
00:33:03je ne sais même plus quoi dire.
00:33:05J'ai honte,
00:33:06je ne sais plus quoi leur dire
00:33:08en fait.
00:33:09Et je dis à mes chers confrères
00:33:10qui font des portraits régulièrement,
00:33:12oui, ça m'obsède.
00:33:14Oui, je suis obsessionnelle
00:33:15avec ce sujet-là en fait.
00:33:16Je suis vraiment désolée
00:33:17et ça devrait obséder tout le monde
00:33:18en fait que ça s'arrête.
00:33:20Que ça s'arrête
00:33:20une bonne fois pour toutes,
00:33:21qu'on ne soit pas d'accord
00:33:21sur la manière
00:33:23dont il faut que ça s'arrête.
00:33:24Je n'ai aucun problème,
00:33:25c'est normal,
00:33:27mais au moins qu'on en parle.
00:33:29Et par ailleurs,
00:33:29ce que je leur reproche,
00:33:31évidemment on a tous
00:33:32la fernelle dans la tête.
00:33:33Évidemment,
00:33:33au moment de parler
00:33:34d'un refus d'obtempérer,
00:33:36premier qui se finit
00:33:37en drame comme ça,
00:33:38à l'époque,
00:33:38beaucoup de gens
00:33:39reprochaient l'interrogation
00:33:41par rapport à la situation
00:33:42en disant,
00:33:43quoi qu'il arrive,
00:33:44ça ne mérite pas de mourir.
00:33:46Évidemment,
00:33:46ce que personne ne disait,
00:33:48ni un casier judiciaire,
00:33:49ni la situation,
00:33:50ça ne méritait pas de mourir.
00:33:51La question,
00:33:52ce n'est pas celle-là.
00:33:53C'est est-ce que Matisse
00:33:54et les autres,
00:33:55parce qu'il y a d'autres prénoms
00:33:56qu'on pourrait sortir,
00:33:57eux doivent vivre
00:33:59avec le risque de mourir
00:34:01parce que d'autres
00:34:01prennent un risque à leur place.
00:34:03Parce que là,
00:34:04Matisse,
00:34:04il n'en avait pas pris de risque.
00:34:05En l'occurrence,
00:34:06ce n'était pas lui
00:34:06qui jouait sa vie
00:34:07au volant de cette voiture.
00:34:10Et ne parler
00:34:11que de l'affaire Naël
00:34:12et pas des autres
00:34:13qui éclairent évidemment
00:34:15ce qui se passe
00:34:15dans la tête d'un policier
00:34:16au moment où il y a
00:34:17un refus d'obtempérer,
00:34:18là, c'est un choix
00:34:19de leur part,
00:34:20pas de la nôtre.
00:34:21De leur part.
00:34:22C'est eux qui sélectionnent
00:34:23une information
00:34:23pour qu'on ne comprenne pas
00:34:24la situation.
00:34:25Qu'est-ce qui se passe
00:34:26dans la tête d'un flic
00:34:27quand il poursuit une voiture
00:34:28pendant trois minutes
00:34:29qui roule trop vite,
00:34:31qui manque de renverser
00:34:32deux personnes ?
00:34:32Il se passe ça en fait.
00:34:35Il peut se passer ça en tout cas.
00:34:36Et bon, il n'y a pas
00:34:37de bonne solution, d'accord ?
00:34:38Mais en l'occurrence,
00:34:40j'aimerais que les gens
00:34:41qui nous expliquaient
00:34:41que Naël ne méritait pas
00:34:42de mourir,
00:34:43crient encore plus fort
00:34:44que Matisse non plus.
00:34:45Or, ils ne sont pas là en fait.
00:34:46Mais vous ne les entendrez pas.
00:34:48Laurent Nunez a dit
00:34:50les mots qu'on ne veut plus entendre.
00:34:52Notre bras ne tremblera pas,
00:34:54nous serons durs et ça.
00:34:55Foutaise !
00:34:56Foutaise !
00:34:58Et tout le monde le sait.
00:34:59Laurent Nunez.
00:35:00Évidemment, c'est un drame
00:35:02et que ce drame,
00:35:03je présente évidemment
00:35:05toutes mes condoléances
00:35:07à la famille.
00:35:07Les refus d'obtempérez
00:35:08sont devenus tout à fait
00:35:09intolérables,
00:35:10insupportables.
00:35:12Ils sont même en augmentation
00:35:13au moment où je vous parle,
00:35:14depuis le début de l'année,
00:35:16et que systématiquement,
00:35:17il y aura une réponse.
00:35:18Voilà.
00:35:19Les instructions que je donne
00:35:20aux forces de police,
00:35:21de gendarmerie,
00:35:22c'est, j'ouvre les guillemets,
00:35:23de prendre en charge
00:35:24les refus d'obtempérez,
00:35:25c'est-à-dire
00:35:26de poursuivre les véhicules.
00:35:27On continuera à le faire,
00:35:29d'interpeller les auteurs
00:35:30et de les présenter
00:35:31à la justice.
00:35:31Voilà.
00:35:32On continuera à le faire.
00:35:33Évidemment, j'espère
00:35:34que dans cette affaire,
00:35:35la justice passera
00:35:36et qu'elle sera
00:35:37extrêmement sévère.
00:35:38Donc, cette personne
00:35:39a refusé à deux reprises
00:35:41de s'arrêter,
00:35:42malgré les injonctions
00:35:43en ce sens
00:35:44des effectifs de police,
00:35:45qui étaient présents,
00:35:45qui étaient présents
00:35:46au plus près de son véhicule.
00:35:48Il a refusé de s'arrêter,
00:35:50donc c'est tout à fait intolérable,
00:35:52surtout que ça se traduit
00:35:52par un drame,
00:35:53la mort d'un jeune homme
00:35:55qui devait avoir 20 ans
00:35:57dans 48 heures.
00:35:58Voilà.
00:35:58Donc, c'est absolument dramatique
00:35:59et nous ne baisserons pas la garde.
00:36:01On ne laissera rien passer
00:36:02sur les refus d'obtempéré.
00:36:04Et franchement,
00:36:05j'espère que la justice passera,
00:36:06mais des informations
00:36:07qui ont été portées
00:36:09à ma connaissance,
00:36:09il a d'orgé déjà été écroué,
00:36:11bien évidemment.
00:36:13Personne n'y croit, hélas.
00:36:15Il dit que les refus d'obtempéré
00:36:17sont devenus intolérables.
00:36:18C'est peut-être une erreur
00:36:19de syntaxe,
00:36:19mais ça veut dire
00:36:20qu'à un moment donné,
00:36:21ils l'ont été.
00:36:22Ils étaient tolérables.
00:36:23Mais il y en a 25 000 par an.
00:36:24C'est ça.
00:36:25Et effectivement,
00:36:26et Florian M,
00:36:27quand il se passe
00:36:28ce qui s'est passé avec Florian M,
00:36:29vous avez un président de la République
00:36:30qui, avant même de connaître
00:36:32son tweet,
00:36:33comment dire,
00:36:34le sujet,
00:36:35parle d'un geste inexcusable.
00:36:37Donc, qu'est-ce que vous voulez faire
00:36:38quand vous êtes flic ?
00:36:38Vous n'êtes même pas défendu par...
00:36:40Ce qu'ils attendent les policiers,
00:36:41ce n'est pas qu'on leur dise
00:36:41on ne va pas baisser la garde,
00:36:43etc.
00:36:43C'est-à-dire qu'on défendra les policiers
00:36:45si jamais ils sont mis en cause.
00:36:47Et vous avez un espace médiatique
00:36:48où on dit la police tue.
00:36:49Donc, bravo.
00:36:50Très bien, continuons.
00:36:51Alors, vous l'avez dit tout à l'heure,
00:36:54les victimes prennent la parole
00:36:56et vous avez eu raison
00:36:57de dire que le changement
00:36:58c'était Harmonie Comine
00:36:59parce qu'elle l'avait dit
00:37:00au moment des obsèques
00:37:01où là, tout le monde
00:37:02était obligé d'écouter.
00:37:04Il n'y avait pas des gens
00:37:05qui allaient lui dire
00:37:05avant, vous n'aurez pas ma haine,
00:37:07soyez gentils,
00:37:08vous faites le jeu
00:37:08du Rassemblement National.
00:37:10Donc là,
00:37:11tout le monde était obligé d'écouter
00:37:12et effectivement,
00:37:12c'est un marqueur.
00:37:13Et écoutez ce qu'elle avait dit
00:37:14ce jour-là.
00:37:16Je l'affirme haut et fort.
00:37:19La France a tué mon mari.
00:37:21La France a tué mon mari.
00:37:24Le père ne paise pas.
00:37:27La France a tué mon mari
00:37:29par son insuffisance,
00:37:31son insiste
00:37:31et son essai d'intolérance.
00:37:35La France a tué mon mari.
00:37:37Plus de fils,
00:37:39pour mes gros-parents,
00:37:40qui aussi a respecté
00:37:41la gendarmerie.
00:37:43Plus de frères,
00:37:44parce qu'il a une soeur
00:37:45qu'il aimait
00:37:45et qu'elle aime aussi.
00:37:47plus de papa,
00:37:50plus de mari,
00:37:51mais nous, par contre,
00:37:51on a pris un perpétuité.
00:37:53Il dit ça,
00:37:54dans une cérémonie d'obsèques,
00:37:56à côté d'un maire,
00:37:58sans doute,
00:37:59ou d'un représentant de l'État
00:38:00avec le bleu-blanc-rouge à côté,
00:38:01ça change des choses.
00:38:03La France a tué mon mari.
00:38:05Et c'est elle qui le dit.
00:38:06Alors,
00:38:07il y a évidemment
00:38:07différentes manières aussi
00:38:09de traiter cette information.
00:38:10Et c'est Thierry Moreau
00:38:11qui m'envoie
00:38:12ce texto.
00:38:14Je ne regarde pas
00:38:15les autres chaînes,
00:38:16bien évidemment.
00:38:17Mais c'est sa parole,
00:38:19son analyse.
00:38:19Je ne sais pas
00:38:20si c'est tout à fait exact.
00:38:22Mais il me dit
00:38:22que c'est assez intéressant
00:38:23l'angle des autres confrères
00:38:25parce qu'on insiste
00:38:26davantage sur l'abus
00:38:28du protoxyde d'azode
00:38:31et très peu
00:38:32sur le chauffard récidiviste.
00:38:35Parce que qu'est-ce
00:38:35qui est intéressant
00:38:36dans cette affaire ?
00:38:37Il y a une hiérarchie.
00:38:39En un,
00:38:40c'est la récidive du chauffeur.
00:38:42C'est le pédigré.
00:38:42C'est ça qui est le plus intéressant.
00:38:44Si tu commences
00:38:45à parler d'autre chose,
00:38:46là encore,
00:38:47pourquoi pas ?
00:38:49Mais ce n'est pas
00:38:50ce qui est le plus intéressant.
00:38:52Donc,
00:38:53l'espace médical.
00:38:54Surtout ne pas parler
00:38:55du parcours de la victime.
00:38:56Mais bien sûr.
00:38:56Surtout pas.
00:38:57Mais bien sûr.
00:38:58Vous l'avez dit,
00:38:58il y a des bonnes
00:38:59et des mauvaises victimes.
00:38:59C'est une manière
00:39:00de faire mine
00:39:01de s'attaquer aux conséquences
00:39:02sans jamais parler
00:39:03des causes de fond.
00:39:03Mais nous sommes tout à fait d'accord.
00:39:06Et alors,
00:39:06quand on parlait,
00:39:07hier est arrivé
00:39:08de la justice,
00:39:10vous avez le témoignage
00:39:11de Patricia Perez
00:39:14dont le fils
00:39:15a été tué,
00:39:17assassiné même.
00:39:19Assassiné.
00:39:20Assassiné.
00:39:20Il a pris 15 ans,
00:39:21ce qui n'est déjà pas beaucoup,
00:39:23celui qui a assassiné son fils.
00:39:24Mais il est sorti
00:39:25ces derniers jours.
00:39:267 ans.
00:39:27À l'arrivée,
00:39:27il sera resté 7 ans.
00:39:28En France,
00:39:28tu tues quelqu'un,
00:39:30assassine.
00:39:31Préméditation.
00:39:327 ans.
00:39:33Dehors.
00:39:33Et monsieur Eric Dupond-Moretti
00:39:36vient de nous expliquer.
00:39:36Mais pas du tout !
00:39:38La justice n'est pas laxiste en France !
00:39:40Bah écoutez,
00:39:41regardez le sujet
00:39:42de Thibaut Marcheteau.
00:39:43C'est un cri du cœur
00:39:47qu'exprime Patricia Perez,
00:39:49maire d'Adrien,
00:39:49assassinée le 29 juillet 2018
00:39:52à la sortie d'une discothèque
00:39:53pour fêter ses 26 ans.
00:39:55Le meurtrier,
00:39:56condamné en 2021
00:39:57à 15 ans de réclusion criminelle,
00:40:00vient d'être libéré,
00:40:01sous condition,
00:40:02après une remise de peine
00:40:03pour bonne conduite.
00:40:04Il suffit de ne pas crier en prison
00:40:05pour que la justice vous offre
00:40:077 ans de réclusion criminelle.
00:40:09Le bon comportement,
00:40:10il faudrait surtout l'exiger
00:40:11avant l'incarcération.
00:40:13Nous nous sentons tout simplement
00:40:14abandonnés par ses motivations.
00:40:16Cette mère endeuillée
00:40:17explique également
00:40:18qu'elle n'arrive pas
00:40:19à accepter que le meurtrier
00:40:20de son fils
00:40:21ait pu bénéficier d'aménagements
00:40:23durant sa peine.
00:40:24J'ai dû supporter
00:40:25que le meurtrier de mon fils
00:40:26accumule 18 permissions de sortie
00:40:28depuis octobre 2024
00:40:30pour aller faire du sport,
00:40:31pour qu'il se marie,
00:40:32qu'il attende un enfant.
00:40:34Il faut bien comprendre
00:40:35que mon fils, lui,
00:40:36n'aura jamais cette chance.
00:40:37Après avoir écrit
00:40:38au président de la République
00:40:39en 2018,
00:40:40Patricia Perez
00:40:41adresse désormais
00:40:42un courrier
00:40:43au ministre de la Justice
00:40:44Gérald Darmanin
00:40:45pour deux raisons.
00:40:46La mémoire de son fils,
00:40:48mais aussi pour tous les Français
00:40:49qui pourraient être touchés
00:40:50à leur tour.
00:40:51En cas,
00:40:52il faut préciser quelque chose
00:40:53parce que j'ai dit assassinat,
00:40:55c'était dans le sujet
00:40:55et manifestement...
00:40:57La condamnation,
00:40:58c'est coup mortel
00:40:59et violence
00:40:59ayant entraîné la mort
00:41:00sans intention
00:41:00de la donner avec arme.
00:41:01Alors, il faut toujours préciser,
00:41:03bien sûr,
00:41:03et si le mot assassinat
00:41:05n'est pas juste,
00:41:05il faut le rectifier.
00:41:07Ce qui est certain
00:41:08dans cet exemple,
00:41:10je ne dis pas
00:41:11que la justice
00:41:11est laxiste globalement.
00:41:13Je dis que ce cas-là
00:41:14montre,
00:41:15effectivement,
00:41:16une indulgence.
00:41:18Ce cas-là !
00:41:19En fait,
00:41:20ce qui est très intéressant
00:41:20dans l'interview
00:41:21de cette maman,
00:41:22c'est qu'elle explique,
00:41:23elle dit,
00:41:23je ne conteste pas
00:41:24que la justice
00:41:25est passée dans mon dossier
00:41:28puisqu'au terme
00:41:30d'un procès aux Assises
00:41:31qui dure 15 jours
00:41:31quand même,
00:41:32avec les jurés,
00:41:33ce sont deux frères
00:41:35de sang
00:41:35qui se sont attaqués
00:41:36à Adrien,
00:41:37les deux ont pris
00:41:3815 ans
00:41:38de réclusion criminelle.
00:41:40Elle,
00:41:40elle dit,
00:41:40ça ne me rendra pas
00:41:41mon fils 15 ans,
00:41:42mais c'est une peine
00:41:43qui est lourde,
00:41:4415 ans derrière les barreaux,
00:41:46ça n'est pas rien.
00:41:47Elle ressort.
00:41:48Et elle dit,
00:41:49mais la même justice,
00:41:51la même organisation
00:41:52va lever la période
00:41:54de sûreté
00:41:54l'année dernière.
00:41:56Il y a un tribunal
00:41:57d'application des peines
00:41:59qui va expliquer
00:41:59que finalement,
00:42:00il va sortir
00:42:01parce qu'il a fait
00:42:01une demande
00:42:02et elle dit,
00:42:03mais ok,
00:42:03le bon comportement,
00:42:05mais est-ce que mon fils
00:42:05est moins mort ?
00:42:06Cette phrase,
00:42:07elle est...
00:42:08Ils ont été condamnés
00:42:10pour un acte
00:42:11qui est le fait
00:42:11d'avoir tué mon fils.
00:42:13Est-ce qu'au bout de 7 ans,
00:42:14parce qu'il s'est bien
00:42:14comporté en prison,
00:42:15mon fils est moins mort ?
00:42:16Est-ce que cet acte
00:42:17est donc relativisé
00:42:18par un bon comportement ?
00:42:20C'est vrai que c'est
00:42:21une question qui se pose
00:42:22et par ailleurs,
00:42:23elle le dit elle-même,
00:42:24elle dit sur les écoutes,
00:42:25on avait les deux frères
00:42:26qui disaient
00:42:26mais attends,
00:42:27ça va finir avec 7-8 ans
00:42:29et elle me dit
00:42:29avec mon mari,
00:42:30on ne voulait pas le croire.
00:42:30On les entendait
00:42:31sur les écoutes
00:42:31dire ça va finir
00:42:32en 7-8 ans
00:42:33et on ne voulait pas le croire.
00:42:34Nous, on se préparait
00:42:35à ce qu'ils sortent
00:42:35au bout de 10-11 ans
00:42:37et c'était déjà difficile
00:42:38pour nous d'imaginer
00:42:39que la peine
00:42:39allait être réduite
00:42:40et elle finit en disant
00:42:42finalement,
00:42:42c'est eux qui avaient raison
00:42:43parce qu'eux savaient
00:42:44en fait comment ça fonctionnait.
00:42:46Bon, en effet,
00:42:47c'est un crève-cœur
00:42:49parce qu'elle dit
00:42:50elle-même,
00:42:51c'est l'organisation,
00:42:52c'est la loi qui ne va pas
00:42:53puisque la justice passe
00:42:54et cette même justice
00:42:55défait ce que la justice
00:42:56a dit elle-même.
00:42:58Donc on a un problème
00:42:59de structure
00:43:00beaucoup plus que de personne.
00:43:01Elle est française,
00:43:02la justice.
00:43:02Charles,
00:43:02c'est très important
00:43:05parce que c'est ce que dit
00:43:06aussi la maman de Matisse.
00:43:08Elle dit qu'aujourd'hui,
00:43:09elle dit qu'aujourd'hui,
00:43:11les criminels
00:43:11savent mieux
00:43:13que les personnes
00:43:14qui sont victimes,
00:43:14qui sont des victimes,
00:43:15ce que la justice va faire,
00:43:18ce que la justice
00:43:19va donner.
00:43:20C'est ça ce qu'elle dit.
00:43:21Elle disait ça.
00:43:22Et là,
00:43:23on l'a fait,
00:43:23Charlotte le rappelait.
00:43:23Il faut changer les lois
00:43:24et notamment...
00:43:25Comment se fait-il
00:43:26que dans ce pays,
00:43:27les criminels
00:43:27sachent mieux que les citoyens
00:43:29ce que la justice va donner ?
00:43:30Le système,
00:43:31c'est que le juge
00:43:31d'application des peines
00:43:32peut modifier la peine.
00:43:33Bon, ben ça,
00:43:34il faut changer.
00:43:34J'ai aidé le juge
00:43:35de liberté de la détention.
00:43:36Eh ben, il faut changer.
00:43:37Mais ça, ça n'existait pas.
00:43:39Ça a été introduit
00:43:40il y a quelques années.
00:43:41Moi, j'aimerais
00:43:41qu'on lui donne
00:43:42une statistique
00:43:44sur les gens
00:43:45qui ont été condamnés
00:43:46à 15, 20 ans, etc.
00:43:47Et qui font même pas
00:43:49la moitié de leur peine
00:43:49comme l'exemple
00:43:50qu'on vient de citer.
00:43:51Ça, c'est...
00:43:52Et alors, on m'a dit...
00:43:53Moi, je ne l'ai pas vérifié.
00:43:54Je n'ai pas fait d'enquête.
00:43:55Mais on m'a dit
00:43:56qu'effectivement,
00:43:56il se trouve,
00:43:57comme par hasard,
00:43:58que les juges
00:43:59d'application des peines
00:44:00sont la plupart du temps
00:44:01des juges
00:44:02qui demandent
00:44:03à avoir ce job
00:44:04et qui sont,
00:44:05je dirais,
00:44:06inféodés
00:44:06à ce fameux syndicat
00:44:08des magistrats rouges,
00:44:09si vous voulez,
00:44:10qui ont toujours tendance
00:44:11et qu'il y a une incidence
00:44:13entre le choix
00:44:14du juge
00:44:15d'application des peines
00:44:16qui va réduire
00:44:17de 15 ans
00:44:18à 7 ans
00:44:19ou à 8 ans.
00:44:19Oui, mais il ne choisit
00:44:19pas tout seul.
00:44:20Il choisit à partir
00:44:21d'un texte de loi.
00:44:21Oui, bien sûr.
00:44:22Il faut changer la loi.
00:44:24Il faut changer la loi.
00:44:25Que ça leur fasse plaisir
00:44:26ou pas,
00:44:27je veux dire,
00:44:27ils appliquent un texte.
00:44:28Il faut changer la loi
00:44:29sur les multirécidivistes.
00:44:30Je le maintiens.
00:44:31Il faut protéger la société
00:44:32et elle n'est pas protégée
00:44:34aujourd'hui.
00:44:34En tout cas, pas assez.
00:44:36Les Français et la justice,
00:44:37voyez ce sujet
00:44:38précisément de Juliette Sada.
00:44:42Trop lente,
00:44:43trop laxiste,
00:44:45la justice
00:44:45n'est toujours pas
00:44:46dans le cœur des Français.
00:44:48Selon cette étude,
00:44:49seulement 49%
00:44:51des sondés
00:44:51déclarent avoir confiance
00:44:53en l'institution.
00:44:54Un chiffre en baisse
00:44:55qui place la justice
00:44:56en queue de peloton
00:44:57des services publics.
00:44:5986% des sondés
00:45:00jugent la justice
00:45:01trop longue,
00:45:0274%
00:45:03trop coûteuse
00:45:05et 68%
00:45:06estiment
00:45:07qu'elle n'est pas
00:45:08assez sévère.
00:45:09Et selon le rapport,
00:45:10plus on est jeune,
00:45:11moins on y croit.
00:45:134 Français sur 10
00:45:14âgés de moins
00:45:15de 30 ans
00:45:15s'estiment confiants
00:45:16en la justice.
00:45:18Pourtant,
00:45:18le contact humain
00:45:19reste positif.
00:45:218 justiciables
00:45:21sur 10
00:45:22se disent
00:45:23satisfaits
00:45:24de leur rencontre
00:45:24avec le juge.
00:45:25Voilà ce qu'on pouvait
00:45:28dire sur ce sujet.
00:45:29Intéressant.
00:45:31Pourquoi ?
00:45:31Ce qui a l'air
00:45:32apparemment paradoxal.
00:45:33Même quand vous parlez
00:45:34aux familles,
00:45:34ils me disent
00:45:34que ce n'est pas
00:45:35une question de personne.
00:45:36Nous, on a l'impression,
00:45:38on se dit
00:45:38telle décision,
00:45:39c'est tel magistrat,
00:45:40le problème,
00:45:40c'est tel magistrat
00:45:41et puis on colle
00:45:42au milieu de ça
00:45:42des affaires très politiques.
00:45:44Donc ça brouille
00:45:44absolument tout.
00:45:45Les Français,
00:45:46de loin,
00:45:46quand ils ont affaire
00:45:47à la justice individuellement,
00:45:49ce n'est pas
00:45:49un problème de personne.
00:45:50Ils disent juste
00:45:50de loin.
00:45:51D'abord,
00:45:51on ne comprend rien.
00:45:5278% des gens
00:45:53peu compréhensibles.
00:45:54C'est normal aussi,
00:45:55il y a un devoir de réserve
00:45:56des magistrats
00:45:57qui rendent les décisions
00:45:57et pas des avocats
00:45:58qui sont impliqués
00:45:59dans les dossiers.
00:46:00Ça rend la justice
00:46:01difficilement compréhensible,
00:46:02ça c'est sûr.
00:46:03Il faudrait voir
00:46:04comment est-ce qu'elle
00:46:04pourrait mieux communiquer.
00:46:05D'ailleurs,
00:46:05les procureurs le font
00:46:06de plus en plus
00:46:07et à mon avis,
00:46:08c'est une très bonne chose.
00:46:09Et c'est de loin,
00:46:10on ne comprend pas.
00:46:11C'est le système lui-même,
00:46:12le système d'aménagement
00:46:13des peines,
00:46:14le système des réductions
00:46:15des peines.
00:46:16On s'est dit
00:46:16que c'est absolument
00:46:17illisible de bout en bout.
00:46:23Il n'y a même pas peur.
00:46:24On lui demandera
00:46:24s'il a envie de se présenter
00:46:25à une élection présidentielle
00:46:27parce que c'est,
00:46:28paraît-il, son souhait.
00:46:29Alors,
00:46:30il donne des conseils,
00:46:31c'est la peur.
00:46:32Vous êtes peureux
00:46:33les uns et les autres
00:46:33ou pas ?
00:46:34Ça dépend de quoi.
00:46:35Je ne sais pas.
00:46:37Vous avez peur de quoi ?
00:46:41Comme ça,
00:46:41je crois vous ramener
00:46:42en plateau.
00:46:43Ah non,
00:46:43je n'ai pas du tout peur
00:46:44des araignées,
00:46:45des trucs comme ça.
00:46:45Non,
00:46:45mais est-ce que vous avez peur
00:46:46par exemple de la mort,
00:46:47de la maladie ?
00:46:48Non,
00:46:48il y a des gens
00:46:50qui sont effrayés.
00:46:51Non,
00:46:51je ne suis pas effrayée.
00:46:52La maladie est plus que la mort.
00:46:56J'ai peur par exemple
00:46:57quand il fait nuit dans la rue.
00:46:58J'ai peur.
00:46:59Ah oui,
00:47:00ça je comprends.
00:47:00Et puis de plus en plus.
00:47:01Oui,
00:47:01c'est sûr que si vous traversez
00:47:03à une heure du matin
00:47:04à Rennes ou à Nantes
00:47:05dans la nuit,
00:47:05je ne vous conseille pas
00:47:06de marcher ça.
00:47:07Les trottoirs
00:47:08qui ne sont pas assez large.
00:47:09Voilà,
00:47:09les trottoirs ne sont pas assez large.
00:47:10Bon,
00:47:10vous avez peur Gérard ?
00:47:12Ça m'arrive,
00:47:13oui,
00:47:13j'aime pas les serpents.
00:47:16Est-ce que
00:47:17Tomahil est avec nous ?
00:47:18Tomahil,
00:47:19lui,
00:47:19il sent peur
00:47:20et sans reproche.
00:47:21je ne vous vois pas aujourd'hui
00:47:22comme tel le chevalier.
00:47:24Mais je suis là,
00:47:25je suis là néanmoins.
00:47:26Oh,
00:47:26c'est la voix.
00:47:27Mais oui.
00:47:28Mais vous êtes où ?
00:47:28Pourquoi je ne vous vois pas aujourd'hui ?
00:47:30Mais parce que je suis dans le studio Lagardère,
00:47:32vous savez,
00:47:32celui de la matinale.
00:47:34Oui,
00:47:34et alors ?
00:47:35Et ben,
00:47:35je ne sais pas,
00:47:36il y a un problème de connexion vidéo
00:47:37qui fait que vous ne pouvez pas me voir.
00:47:39Mais je suis là
00:47:40et je vais faire mon émission sur Europe 1.
00:47:41Si tu ne viens pas à Lagardère,
00:47:43Lagardère viendra à toi.
00:47:44Exactement.
00:47:45C'est l'âge.
00:47:46C'est l'âge.
00:47:47Et ben écoutez,
00:47:47bonne émission.
00:47:48Bonne émission.
00:47:50Et alors,
00:47:50il nous donne des conseils.
00:47:51Par exemple,
00:47:51pour ne plus craindre la mort,
00:47:52si la phobie du grand départ
00:47:54est latente chez toi,
00:47:55n'hésite pas à fréquenter la camarde.
00:47:57Entre autres,
00:47:58une visite de nuit dans un cimetière
00:47:59ne peut être que bénéfique.
00:48:00C'est pratique en cimetière.
00:48:02D'abord,
00:48:02c'est fermé,
00:48:03c'est interdit.
00:48:03Tu vas au père Lachaise
00:48:04et tu termines en garde à vue.
00:48:06En thérapie préventive,
00:48:07en vaccin
00:48:07et surtout à chaque deuil,
00:48:09essaie de ne pas lui en vouloir,
00:48:10de l'accepter
00:48:11comme une péripétie ordinaire
00:48:12parce qu'elle n'a rien d'extraordinaire.
00:48:14Elle fait son job.
00:48:15C'est tout.
00:48:17Bon,
00:48:18il va nous en parler.
00:48:19Nous sommes des êtres de relation.
00:48:20C'est plus compliqué que ça.
00:48:21Ben oui.
00:48:23Quand la peur fait loi,
00:48:24Paris devenu
00:48:24capitale symbole d'une France
00:48:26où nos peurs,
00:48:26de la plus innocente
00:48:27à la plus tragique,
00:48:28constituent une nouvelle armée d'occupation
00:48:29attisée par le contingent
00:48:31des soldats de la violence gratuite
00:48:32sans ligne de démarcation.
00:48:33Rennes,
00:48:34Nice,
00:48:34Nantes,
00:48:34Grenoble,
00:48:34etc.
00:48:35Donc on en parle ensemble.
00:48:36Patrick Sébastien,
00:48:37dans une seconde.
00:48:37Même pas peur,
00:48:41Patrick Sébastien est avec nous
00:48:42pour ce livre
00:48:44qui est publié
00:48:45aux éditions XO.
00:48:46Il va nous en parler
00:48:47dans une seconde.
00:48:48Mes sommeils à la midi
00:48:48nous rappellent les titres.
00:48:53Coup d'envoi depuis 9h ce matin
00:48:55de la conférence
00:48:56sur le travail et les retraites.
00:48:58Conférence à l'initiative
00:48:59du Premier ministre Sébastien Lecornu
00:49:01et qui doit permettre
00:49:02d'entamer un dialogue
00:49:03avec les organisations
00:49:04syndicales et patronales.
00:49:06Seule la CGT
00:49:07est absente
00:49:08de cette réunion.
00:49:10Eric,
00:49:10le policier
00:49:11qui a neutralisé
00:49:12en juin 2024
00:49:13un clandestin algérien
00:49:14qui s'était introduit
00:49:15chez sa grand-mère
00:49:16à Bobigny,
00:49:17vient d'être libéré
00:49:18après 16 mois
00:49:19de détention provisoire,
00:49:20annonce de son avocat
00:49:21sur X,
00:49:22maître Laurent Franck Lienard.
00:49:24Et puis,
00:49:25les autorités
00:49:26pro-armées soudanaises
00:49:27étudient une proposition
00:49:28américaine
00:49:28de cesser le feu
00:49:29pour mettre fin
00:49:30au conflit
00:49:30qui ensanglante
00:49:32le Soudan
00:49:33depuis plus de 2 ans
00:49:34maintenant
00:49:34et mettre fin
00:49:35également
00:49:35à ce pic de violence
00:49:36de ces derniers mois
00:49:37avec des exactions
00:49:39de messes
00:49:40sur les civils.
00:49:41Merci Somaïa.
00:49:43J'ai demandé
00:49:44à chacun de mes amis
00:49:45de me parler
00:49:45de sa première expérience sexuelle
00:49:47en les questionnant
00:49:48surtout sur la peur
00:49:49et en donnant la priorité
00:49:51aux femmes.
00:49:52La conversation
00:49:52a continué à rouler
00:49:53pendant un long moment
00:49:54sur les appréhensions,
00:49:55les plaisirs
00:49:55et les questionnements
00:49:56de ce moment si particulier.
00:49:58Nous en sommes arrivés
00:49:59à la conclusion
00:50:00que la peur
00:50:01à peu d'exceptions près
00:50:02était omniprésente
00:50:04avec des variantes
00:50:05selon notre sexe.
00:50:07Oui.
00:50:07Même pas peur.
00:50:08C'est un petit bout
00:50:09de...
00:50:09J'ai abordé ce sujet-là
00:50:11entre eux.
00:50:12Un petit bout.
00:50:12Ça me permettait
00:50:13de rebondir
00:50:14sur des violences
00:50:15faites aux gens.
00:50:16J'ai eu le témoignage
00:50:16d'un copain
00:50:17qui s'est fait violer
00:50:19par son père
00:50:20entre 8 ans
00:50:21et 12 ans
00:50:22et qui m'expliquait
00:50:24qu'au moment
00:50:25où ça se passait
00:50:25c'était plus la honte
00:50:26que la peur
00:50:27et que la peur
00:50:28il l'avait de parler
00:50:29derrière
00:50:29et une peur très étrange
00:50:31il me dit
00:50:31j'avais peur
00:50:32d'envoyer mon père
00:50:32en prison
00:50:33parce que ça restait
00:50:35quand même mon père.
00:50:36Enfin j'essaie de...
00:50:37Ça c'est un petit détail.
00:50:39Bien sûr mais c'est quoi
00:50:40alors ce livre
00:50:40Même pas peur ?
00:50:41C'est un livre sur...
00:50:42Je me suis aperçu
00:50:43vous le savez
00:50:44on est entouré de peur.
00:50:46Il y a des peurs partout.
00:50:48C'est une arme
00:50:48en politique
00:50:49c'est une arme.
00:50:50Je vous écoutais
00:50:50le début de votre émission
00:50:52tout à l'heure
00:50:53les gens qui surfent
00:50:54sur la peur du RN
00:50:55c'est une arme
00:50:57d'ailleurs la gauche
00:50:58l'extrême gauche
00:50:59sur la peur de l'extrême droite
00:51:00l'extrême droite
00:51:01sur la peur de l'extrême gauche
00:51:02et au milieu
00:51:03sur la peur des deux extrêmes.
00:51:05C'est...
00:51:05Pas comparable.
00:51:07Mais pas comparable.
00:51:08C'est un tas de peur
00:51:09alors j'ai pris la peur
00:51:10j'ai commencé par la peur de la mort
00:51:11ce qui a fait dire
00:51:13à une copine
00:51:14c'est triste
00:51:14j'ai dit mais la mort
00:51:15elle est triste
00:51:16que pour ceux qui restent
00:51:17et en fait
00:51:18tous ceux qui sont venus
00:51:19d'une mort imminente
00:51:20te disent tous
00:51:21qu'ils ont vu
00:51:22le grand tunnel blanc
00:51:23que c'est très agréable
00:51:24donc je dis que peut-être
00:51:26la mort c'est le plus beau jour
00:51:27de ta vie
00:51:27on ne sait pas
00:51:28et j'essaie de donner
00:51:30des conseils
00:51:30tout le long
00:51:31sur...
00:51:34bien sûr
00:51:34c'est la peur du regard
00:51:35de l'autre
00:51:35qui est très importante
00:51:37la peur qui nous est instillée
00:51:39par les médias
00:51:39etc.
00:51:42et je donne
00:51:42certains conseils
00:51:43alors moi je suis
00:51:44un déterministe
00:51:45c'est-à-dire que pour moi
00:51:47alors ça ne plaît pas
00:51:48tout le monde
00:51:48tout est écrit
00:51:49les choses arrivent
00:51:50parce qu'elles doivent arriver
00:51:51et ça ça aide énormément
00:51:53à ne pas avoir peur
00:51:54des choses qui arrivent
00:51:56et surtout
00:51:57quand...
00:51:57Jacques le fataliste
00:51:58oui surtout
00:51:59quand il nous arrive quelque chose
00:52:00moi je m'en suis servi
00:52:01beaucoup dans ma vie
00:52:02pour tous les drames
00:52:02que j'ai connus
00:52:03de dire que les choses arrivent
00:52:05parce qu'elles doivent arriver
00:52:05c'est écrit comme ça
00:52:06voilà c'est écrit comme ça
00:52:08alors je ne dis pas
00:52:09que c'est vrai
00:52:10mais ça aide énormément
00:52:11ça enlève les culpabilités
00:52:12ça enlève plein de choses
00:52:13mais ça enlève aussi
00:52:14la culpabilité
00:52:15de celui qui crée la mort
00:52:16et ça enlève sa culpabilité
00:52:19c'est-à-dire que le monstre
00:52:20il dit
00:52:20ah bah j'y peux rien
00:52:21j'ai été écrit
00:52:21oula
00:52:22ça c'est un grand sujet
00:52:23je parle...
00:52:23je tentais le monstre
00:52:24d'ailleurs c'est vous
00:52:25qui utilisez ce mot
00:52:25parce que le monstre
00:52:26précisément
00:52:27les monstres ne sont pas
00:52:28des monstres
00:52:29voilà c'est très compliqué
00:52:30aujourd'hui
00:52:30je parle beaucoup
00:52:31à un moment
00:52:32de la société de l'excuse
00:52:33on est dans la société
00:52:35de l'excuse
00:52:35où pour moi
00:52:37les blessures d'enfance
00:52:39les blessures de
00:52:40tu sais le pédophile
00:52:42qui justifie ça
00:52:43en disant
00:52:43j'ai été violé
00:52:44dans mon enfance
00:52:44c'est une explication
00:52:46mais c'est pas une excuse
00:52:47et pour tous ces criminels
00:52:49qu'on voit aujourd'hui
00:52:50l'explication
00:52:52elle est facile
00:52:52j'ai eu telle vie
00:52:53c'est la faute à la société
00:52:54c'est la faute à ça
00:52:55pour moi c'est une explication
00:52:57effectivement
00:52:57mais c'est pas une excuse
00:52:59ce qui fait que je dévie
00:53:01un peu sur effectivement
00:53:02le laxisme de cette justice
00:53:04que vous dénoncez aujourd'hui
00:53:05et vous avez parfaitement raison
00:53:07parce qu'il faut
00:53:08être beaucoup plus
00:53:10dans la dissuasion
00:53:11c'est pas possible
00:53:12tu sais le mouvement
00:53:13que j'ai monté là
00:53:14qui s'appelle
00:53:15ça suffit
00:53:15qui est un élan
00:53:16qui est pas un parti
00:53:17je me présente à rien
00:53:19je veux juste représenter
00:53:20des gens que je croise
00:53:21tous les jours
00:53:22parce que je suis légitime
00:53:23pour ça
00:53:23je les croise depuis des années
00:53:24ça suffit
00:53:26il faut vraiment
00:53:28de la dissuasion
00:53:29il faut taper sur la table
00:53:30il ne faut pas répondre
00:53:32à la violence
00:53:33par la gentillesse
00:53:35et puis par les formules
00:53:37effectivement
00:53:37nous ne céderons rien
00:53:39nous serons perbes
00:53:40c'est pas armé
00:53:41à un moment
00:53:41c'est plus possible
00:53:42moi j'ai lancé un mail
00:53:44où les gens m'envoient
00:53:45des propositions
00:53:46parce que le but
00:53:47de mon histoire
00:53:48c'est de ramasser
00:53:49tout un tas de propositions
00:53:50de regarder celles
00:53:51qui sont réalistes
00:53:52et réalisables
00:53:52et après aller voir
00:53:54les deux concurrents
00:53:55à la fin de la présidentielle
00:53:56et leur dire
00:53:57voilà on échange
00:53:58votre engagement solennel
00:54:02à appliquer ça
00:54:02contre nos voix
00:54:03ce qui fait
00:54:04que si on est 50 000
00:54:05ça n'aura aucun poids
00:54:06si on est 800 000
00:54:07ça aura du poids
00:54:08et j'ai tous les jours
00:54:11je reçois
00:54:11je lis
00:54:12tout ça
00:54:12on est en train de trier
00:54:13tout ça
00:54:13ça ressemble beaucoup
00:54:15à ce que vous dites ici
00:54:16les priorités
00:54:18c'est la sécurité
00:54:20c'est le pouvoir d'achat
00:54:21c'est le gaspillage d'état
00:54:23c'est l'argent
00:54:24il n'y a jamais eu
00:54:24autant d'impôts
00:54:25et de taxes
00:54:26pour alimenter
00:54:26les services publics
00:54:27et les services publics
00:54:28n'ont jamais aussi mal marché
00:54:29on va en parler
00:54:30c'est pas réparti
00:54:30comme il faut
00:54:31alors je vous coupe
00:54:32parce que je sais
00:54:32que si je vous coupe pas
00:54:33vous parlerai jusqu'à 10h30
00:54:34donc j'aurai pas de questions
00:54:36à poser
00:54:36et ça serait dommage
00:54:37mais bon
00:54:38vous savez qu'on fait
00:54:39encore par rapport à d'habitude
00:54:41tu m'as laissé partir
00:54:42mais bien sûr
00:54:42attendez évidemment
00:54:44bon on va faire des allers-retours
00:54:46entre le livre
00:54:47mais il y a deux ou trois infos
00:54:48que je voulais évoquer
00:54:49et d'abord Chine
00:54:50parce que Chine
00:54:51c'est quand même intéressant
00:54:52l'entreprise Chine
00:54:53a été convoquée
00:54:53sous 15 jours
00:54:54par les députés
00:54:55après la mise en vente
00:54:55de poupées sexuelles
00:54:56à l'apparence enfantine
00:54:58l'entreprise
00:54:59qui a depuis retiré
00:54:59les annonces litigieuses
00:55:00devra s'expliquer
00:55:01sur les contrôles internes
00:55:02et ses pratiques
00:55:03d'approvisionnement
00:55:04je voulais vraiment
00:55:05l'avis de Charlotte Darnelas
00:55:06là-dessus
00:55:07et je vous propose
00:55:07de voir le sujet
00:55:08de Pauline Trevzer
00:55:09Chine
00:55:12AliExpress
00:55:13ou encore Tému
00:55:14aujourd'hui
00:55:15on y trouve de tout
00:55:17et même ses poupées
00:55:18à caractère pédopornographique
00:55:20là au commissaire
00:55:21à l'enfance
00:55:22Sarah El Hairi
00:55:23veut engager
00:55:24une action offensive
00:55:25contre toutes les plateformes
00:55:28je veux comprendre
00:55:29qui a autorisé
00:55:30la vente
00:55:30de ces objets
00:55:31quels sont les processus
00:55:32qui ont été mis en place
00:55:33pour que ça ne se reproduise pas
00:55:35et qui sont les fournisseurs
00:55:36parce qu'il y a bien des gens
00:55:37qui produisent
00:55:38ces poupées absolument ignobles
00:55:39pour mettre fin
00:55:40à ces ventes illicites
00:55:41sur internet
00:55:42le ministre de l'économie
00:55:44est prêt
00:55:45à les interdire
00:55:46si ces comportements
00:55:47sont répétés
00:55:48nous serons en droit
00:55:49et je le demanderai
00:55:50qu'on interdise
00:55:51l'accès de la plateforme
00:55:52Chine
00:55:53au marché français
00:55:53c'est ce que risquent
00:55:55ces entreprises pénalement
00:55:57ces ventes à caractère
00:55:58pédopornographique
00:55:59tombent sous le coup
00:56:00de la loi
00:56:01Chine devra d'ailleurs
00:56:02s'expliquer devant
00:56:03les bancs de l'Assemblée nationale
00:56:05sous 15 jours
00:56:06le gouvernement
00:56:07envisage aussi
00:56:08de poursuivre
00:56:09les acheteurs
00:56:09mais malgré la description
00:56:11et les détails explicites
00:56:13cela ne serait pas
00:56:14si simple
00:56:15pour cet avocat
00:56:16quand vous achetez
00:56:17sur un site
00:56:18qui est un site
00:56:19référencé
00:56:19qui a pignon sur rue
00:56:20vous pouvez penser
00:56:22que l'achat que vous faites
00:56:23est un achat
00:56:24est un achat
00:56:24licite
00:56:25donc il appartiendra
00:56:26aux enquêteurs
00:56:27de vérifier
00:56:29que la personne
00:56:30a été éventuellement
00:56:31trompée
00:56:31la haute commissaire
00:56:32à l'enfance
00:56:33souhaite obtenir
00:56:34le fichier
00:56:34de tous ses acheteurs
00:56:35en France
00:56:37acheter une poupée
00:56:37sexuelle
00:56:38d'apparence
00:56:39enfantine
00:56:40est considérée
00:56:41comme un délit
00:56:41de pédopornographie
00:56:43puni jusqu'à
00:56:437 ans
00:56:44d'emprisonnement
00:56:44et 75 000 euros
00:56:46d'amende
00:56:46ce qui m'a étonné
00:56:48c'est la réponse
00:56:50du ministre de l'économie
00:56:51Roland Lescure
00:56:52qui a dit
00:56:52si ces comportements
00:56:54sont répétés
00:56:55une fois ça va
00:56:56il pourrait
00:56:57sévir
00:56:59on en revient
00:57:00à ce qu'on disait
00:57:01tout à l'heure
00:57:01c'est attention
00:57:02il ne faut pas recommencer
00:57:03ça ne suffit pas
00:57:04ça pour interdire
00:57:05Charlotte
00:57:06oui non mais
00:57:07c'est exactement ça
00:57:07dans la phrase
00:57:08c'est le
00:57:08si ça recommence
00:57:10bon déjà
00:57:10en fait une fois
00:57:12ça suffit
00:57:13c'est la moindre des choses
00:57:14qu'ils expliquent
00:57:14en effet
00:57:15comment ça a pu être possible
00:57:16et par ailleurs
00:57:17l'avocat qui vient
00:57:17nous expliquer
00:57:18que peut-être
00:57:18que les clients
00:57:19ont été trompés
00:57:19ils ne savaient pas
00:57:20parce que comme
00:57:20c'était facile
00:57:22de l'acheter
00:57:22ils pensaient que
00:57:23bah oui bien sûr
00:57:24c'est facile d'acheter
00:57:25de la drogue
00:57:25aussi tout le monde
00:57:26sait qu'il ne faut pas le faire
00:57:26sur le sujet
00:57:27des partages de contacts
00:57:28nous serons en totale
00:57:29transparence avec la justice
00:57:30c'est le porte-parole
00:57:31de Chine France
00:57:32qui était ce matin
00:57:33sur les antennes
00:57:34du groupe RMC
00:57:34s'ils nous demandent
00:57:35une telle chose
00:57:36nous le ferons
00:57:36nous collaborerons
00:57:37à 100%
00:57:38avec la justice
00:57:39et puis il y a également
00:57:39Frédéric Merlin
00:57:40qui est lui
00:57:41le patron du BHV
00:57:42parce que le BHV
00:57:43accueille
00:57:44Chine au dernier étage
00:57:46et il a pris la parole
00:57:47ce matin
00:57:47écoutez-le
00:57:48nous avons réfléchi
00:57:51à arrêter
00:57:51d'abord ce que je voudrais
00:57:53rappeler
00:57:53c'est que c'est ignoble
00:57:54cette indécence
00:57:55cette abjecte
00:57:56les mots me manquent
00:57:57et je suis
00:57:59juste
00:58:00écoeuré
00:58:01de savoir que
00:58:02nous puissions vendre
00:58:03librement
00:58:04ce genre d'articles
00:58:04sur internet
00:58:05je ne crois pas être
00:58:06complice en fait
00:58:07de pédopornographie
00:58:08au BHV
00:58:09je pense qu'il faut
00:58:10savoir raison garder
00:58:10encore une fois
00:58:12nous nous sommes assurés
00:58:13de la provenance
00:58:14des produits
00:58:14nous sommes assurés
00:58:15en fait que
00:58:16les usines
00:58:17dans lesquelles
00:58:17allaient être produit
00:58:18les vêtements
00:58:19que nous allons vendre
00:58:20au BHV
00:58:21sont complètement
00:58:22n'exploitent pas
00:58:23en fait
00:58:24des travailleurs
00:58:25n'exploitent pas
00:58:26des enfants
00:58:26ou ce genre de choses
00:58:27l'autre jour
00:58:28il y avait Laurence Descartes
00:58:29qui avait réfléchi
00:58:29à démissionner
00:58:30ils ont réfléchi
00:58:32à arrêter
00:58:33mais au moment
00:58:34où il commence sa phrase
00:58:35tu sais qu'il ne le fera pas
00:58:36parce que
00:58:37voilà il y a trop d'intérêt
00:58:38c'est un type d'argumentation
00:58:40c'est formidable
00:58:41il a réfléchi
00:58:42exactement un type d'argumentation
00:58:44il dit quelque chose
00:58:45il pense l'inverse
00:58:45tout le monde le sait
00:58:46lui-même le sait
00:58:47mais c'est formidable d'ailleurs
00:58:48d'ailleurs j'aimerais bien voir
00:58:49les enquêteurs du BHV
00:58:50qui sont allés dans les usines
00:58:51en Chine
00:58:51vérifier la provenance
00:58:52des vêtements
00:58:54ils disent que ça a été vendu
00:58:56sur d'autres sites
00:58:56sur d'autres
00:58:57enfin ça suffit une fois
00:58:59mais vous avez parfaitement raison
00:59:01en fait ça suffit
00:59:02une fois
00:59:03ça devrait
00:59:03mais alors en même temps
00:59:05il faut être honnête
00:59:06c'est les consommateurs
00:59:07parce que le problème
00:59:08de Chine
00:59:09c'est que
00:59:10comme c'est vendu
00:59:11par exemple
00:59:13tu as des chaussures
00:59:13qui arrivent à 3 euros
00:59:14je ne sais pas si vous connaissez Chine
00:59:15comment ça se passe
00:59:16mais c'est extravagant
00:59:18le prix
00:59:19les robes
00:59:20les pulls
00:59:21les costumes
00:59:22vous avez des propositions
00:59:24de prix
00:59:25qui sont invraisemblables
00:59:26donc les gens y vont
00:59:26oui mais les gens y vont
00:59:27au moins cher possible
00:59:28mais c'est politique
00:59:28de faire en sorte
00:59:29qu'il n'y ait pas
00:59:29une concurrence déloreale
00:59:30qui se fait
00:59:31on ne dira jamais assez
00:59:32au détriment
00:59:32des petits commerçants
00:59:33du tissu économique local
00:59:34qu'on est en train de sacrifier
00:59:35le petit commerçant
00:59:36on a eu
00:59:36quand Édouard Leclerc
00:59:37a commencé il y a 70 ans
00:59:39on lui a dit pareil
00:59:39de la même manière
00:59:40qu'il allait fermer
00:59:41parfois le petit commerçant
00:59:42c'est ce qui s'est passé
00:59:43mais oui mais les consommateurs
00:59:47vous êtes marrant
00:59:48les consommateurs
00:59:49ils veulent payer moins cher
00:59:50mais oui mais je veux dire
00:59:51quand vous avez un steak haché
00:59:53chez Leclerc
00:59:54ça vaut 1 euro
00:59:55ou 1 euro 05
00:59:56mais il est normal
00:59:57que le consommateur
00:59:58cherche à payer moins cher
00:59:59mais il est anormal
01:00:00que tout le système
01:00:01d'organisation
01:00:01Leclerc au champ bien sûr
01:00:03continent, mammouth
01:00:05pour le consommateur
01:00:06il n'y a eu aucun protectionnisme
01:00:08de rien
01:00:08ni du modèle
01:00:09pardonnez-moi
01:00:10ni du modèle
01:00:10ni des commerçants
01:00:11ce que je veux dire
01:00:11c'est que
01:00:11que le consommateur
01:00:14pardon
01:00:14cherche à payer moins cher
01:00:16à gérer ses coûts
01:00:17on est tous pareils
01:00:17c'est normal
01:00:18après on s'interroge
01:00:20avec deux points sur les hanches
01:00:21et on se dit
01:00:21bah tiens
01:00:22comment ça se fait
01:00:23que finalement
01:00:23l'Italie est en train
01:00:24de nous dépasser
01:00:25bah l'Italie est en train
01:00:26de nous dépasser
01:00:27parce qu'ils ont un tissu
01:00:27de petites et moyennes entreprises
01:00:29qu'ils ont respecté
01:00:29voilà
01:00:30c'est charles
01:00:31le BHV
01:00:33pourquoi ils accueillent
01:00:34Chine
01:00:34parce qu'il n'y a plus
01:00:35personne qui va au BHV
01:00:36c'est impossible
01:00:36de se garer
01:00:37ah oui là je suis d'accord
01:00:39c'est un cercle
01:00:41très important
01:00:41ah non mais le BHV
01:00:42tu peux pas y aller
01:00:43c'est impossible
01:00:44de se garer
01:00:44ça c'est sûr
01:00:45bon
01:00:46alors j'ai cité
01:00:47évidemment Leclerc
01:00:48mais il faut citer
01:00:48d'autres marques
01:00:49dans ces cas-là
01:00:49continent
01:00:50record
01:00:51escale
01:00:52frisunique
01:00:54les dames de France
01:00:55je crois que tout cela
01:00:57n'existe plus
01:00:58je crois que les dames
01:00:59de France
01:01:00n'existent plus
01:01:00bon
01:01:01alors un mot
01:01:02sur les Etats-Unis
01:01:04avec ce maire
01:01:05de New York
01:01:06parce que ce qui est
01:01:06intéressant
01:01:06c'est toujours pareil
01:01:08ce qui est intéressant
01:01:09c'est comment il est
01:01:09présenté ici en France
01:01:11alors que
01:01:12bien sûr
01:01:14et qui s'appelle
01:01:15bon
01:01:17et manifestement
01:01:18il est
01:01:19au-delà
01:01:21d'être favori
01:01:22il est quasiment
01:01:23il a 10 points d'avance
01:01:25sur le 2ème dans les sondages
01:01:26New York va aller
01:01:26ce mardi
01:01:27son nouveau maire
01:01:28le favori des sondages
01:01:28est Zoran Manbadi
01:01:29un musulman d'origine indienne
01:01:31âgé de 34 ans
01:01:32issu de la gauche
01:01:32du parti démocrate
01:01:33il est soutenu
01:01:35par Obama
01:01:36c'est quelqu'un
01:01:36qui a du mal
01:01:37à reconnaître
01:01:38les attentats
01:01:39du 7 octobre
01:01:40c'est quelqu'un
01:01:41qui ne reconnaît pas
01:01:42quand on parle
01:01:43de globaliser
01:01:44l'antifada
01:01:45donc de mondialiser
01:01:46l'antifada
01:01:47il ne voit rien
01:01:48à dire à cela
01:01:49il incarne vraiment
01:01:50l'aile gauche
01:01:51dure du parti démocrate
01:01:52qui est un peu
01:01:53mangée de l'intérieur
01:01:53par cette frange là
01:01:54c'est Bernie Sanders
01:01:55Alexandria Ocasio-Cortez
01:01:57et c'est beaucoup d'électeurs
01:01:58c'est un homme
01:02:00qui pratique pour le coup
01:02:01ce qu'on appelle
01:02:02la taquilla
01:02:02c'est la dissimulation
01:02:03parce que sur plein de sujets
01:02:05je prends par exemple
01:02:06sur évidemment
01:02:06sur l'homosexualité
01:02:09la question de l'homosexualité
01:02:10évidemment bien sûr
01:02:11à New York
01:02:11c'est une question
01:02:12qui est une question sensible
01:02:12donc lui il dit évidemment
01:02:14qu'il est pour
01:02:14le droit des homosexuels
01:02:15mais d'un autre côté
01:02:16il reçoit
01:02:16la présidente
01:02:17de l'Assemblée nationale
01:02:18de l'Ouganda
01:02:19d'accord
01:02:19l'Ouganda
01:02:20qui est le grand pays d'Afrique
01:02:21de répression de l'homosexualité
01:02:22et ça il fait le grand écart
01:02:24en permanence
01:02:25sur tous les sujets
01:02:26et personne
01:02:27lui pose des questions
01:02:28puisque
01:02:28alors notamment en France
01:02:29en France c'est tout juste
01:02:30je regarde aussi
01:02:31les éditorialistes
01:02:32c'est tout juste
01:02:33s'il ne guérit pas
01:02:33des écrouelles
01:02:34c'est formidable
01:02:35franchement
01:02:36c'est
01:02:37voilà
01:02:38il fait revenir
01:02:39l'être aimé pratiquement
01:02:40mais ce qui est important
01:02:40intéressant à souligner
01:02:42c'est que Donald Trump
01:02:42et lui incarnent aujourd'hui
01:02:43une forme de radicalité
01:02:45il n'y a plus
01:02:45le centre mou
01:02:46entre guillemets
01:02:47n'a plus
01:02:47voilà
01:02:48n'a plus son mot à dire
01:02:49dans les élections américaines
01:02:50et je crois que c'est ce qui attend
01:02:51la France aussi
01:02:52quand vous regardez les sondages
01:02:53aujourd'hui
01:02:53les dynamiques les plus fortes
01:02:55c'est LFI
01:02:55et c'est le Rassemblement National
01:02:56ce qu'il y a au milieu
01:02:57ça végète
01:02:58et ça tente d'exister
01:02:59mais c'est de moins en moins
01:03:00mais vous avez parfaitement raison
01:03:01mais pourquoi
01:03:02parce que ceux qui
01:03:04sont au pouvoir
01:03:06depuis tant d'années
01:03:06en France
01:03:07n'ont pas de résultat
01:03:08et ils sont dramatiques
01:03:10comment ?
01:03:11ils en ont
01:03:11oui mais bon
01:03:12c'est un échec
01:03:13mais c'est surtout
01:03:13qu'ils ont tous mené
01:03:14la même politique
01:03:15le vrai ressort
01:03:17c'est la volonté d'alternative
01:03:18parce qu'on a parlé
01:03:19d'alternance pendant des années
01:03:20et puis à la fin
01:03:21c'est quand même
01:03:21des sujets essentiels
01:03:22la justice
01:03:23ça a suivi son cours
01:03:24la sécurité
01:03:24ça a suivi son cours
01:03:25l'immigration
01:03:26ça a suivi son cours
01:03:27l'économie
01:03:27je ne vous en parle même pas
01:03:28surtout le spectacle
01:03:29est désolant
01:03:30Patrick Sébastien
01:03:31qui est avec nous
01:03:31c'est ça
01:03:32le spectacle est désolant
01:03:34le spectacle que donnent
01:03:35les politiques aujourd'hui
01:03:36les gens sont complètement
01:03:38pourquoi vous mettez
01:03:39tout le monde
01:03:39dans le même sac
01:03:40est-ce qu'il y a quand même
01:03:41dans ce spectacle politique
01:03:44des personnalités
01:03:45je ne dis pas tous pourris
01:03:46je ne dis pas tous pourris
01:03:47pardonnez-moi
01:03:49il y a peut-être
01:03:50dans le débat politique
01:03:51par exemple
01:03:52je pense à François-Xavier Bellamy
01:03:53quand je l'entends
01:03:55excusez-moi
01:03:56je ne dis pas
01:03:56que c'est désolant
01:03:57je dis qu'il y a
01:03:58une pensée intellectuelle
01:04:00il y a quelque chose
01:04:01qui est l'ordre
01:04:02de l'intelligence
01:04:02il y a des idées
01:04:04il y a
01:04:05donc tout le monde
01:04:06je ne mets pas tout le monde
01:04:07dans le même
01:04:07l'image qu'on en a
01:04:08l'image qu'on en a en bas
01:04:10c'est des parents
01:04:11qui se battent
01:04:12devant des enfants
01:04:12ça veut dire
01:04:13tu sais quand il y a un couple
01:04:15c'est des parents
01:04:15qui se battent devant les enfants
01:04:16c'est arrêtez de vous battre
01:04:17nous on est là
01:04:18les gens ont la sensation
01:04:20qu'on se fout d'eux
01:04:22qu'on ne s'occupe plus d'eux
01:04:23qu'il y a les petites guéguées
01:04:24là qu'est-ce qu'ils vont faire
01:04:25ils vont s'allier
01:04:26entre la droite
01:04:27la gauche
01:04:27le milieu
01:04:28c'est tout ce qui s'est passé
01:04:29pardonnez-moi Patrick
01:04:30non
01:04:31il y a un bloc central
01:04:33qui fait ça
01:04:34mais par exemple
01:04:34le rassemblement national
01:04:36est en rupture
01:04:37avec ce que vous dites
01:04:38ils sont en rupture
01:04:40ils ne cherchent pas
01:04:41à s'allier
01:04:41avec quiconque
01:04:43puisqu'ils sont tout seuls
01:04:44donc vous avez en revanche
01:04:45un système
01:04:46qui ne veut pas
01:04:47effectivement
01:04:48de l'arrivée au pouvoir
01:04:49du rassemblement national
01:04:50et qui lui
01:04:51est prêt à se mettre
01:04:51en place
01:04:52et à s'allier
01:04:53et à vendre
01:04:54et à vendre son âme
01:04:55ce qui est le cas
01:04:56de monsieur Lecornu
01:04:56qui est prêt à tout
01:04:57pour rester en place
01:04:59ça c'est vrai
01:05:00tout ça
01:05:01ça se passe là-haut
01:05:02ça se passe ici
01:05:03il y a ça
01:05:04et la réalité d'en bas
01:05:05ce que j'entends
01:05:06moi la réalité
01:05:06les gens ils me disent
01:05:07et en attendant
01:05:08qu'est-ce qui se passe
01:05:09pour nous
01:05:09dans notre quotidien
01:05:10le dogme
01:05:12c'est ce qui s'est passé
01:05:13avec Hollande
01:05:14le dogme prend le pas
01:05:15sur la réalité
01:05:15c'est bien tout ça
01:05:16des idées
01:05:17comme tu dis
01:05:18c'est brillant
01:05:18mais en attendant
01:05:19il se passe quoi
01:05:20vous le dénoncez
01:05:22tous les jours
01:05:22au niveau de la sécurité
01:05:23au niveau de l'argent
01:05:26qui rentre
01:05:26et qui fait que
01:05:27j'ai des potes
01:05:28qui n'arrivent pas
01:05:28à faire deux repas
01:05:30dans la journée
01:05:30parce qu'ils n'ont pas
01:05:31les moyens
01:05:31et ils allument leur télé
01:05:32ils voient les gens
01:05:33oui on va faire ça
01:05:34on va
01:05:35on va
01:05:35on s'allie avec ça
01:05:37ça ça et ça
01:05:38mais à la sortie
01:05:39il y a quoi ?
01:05:39oui mais ils ont voté Macron
01:05:40ils ont voté Macron
01:05:41il y a trois ans
01:05:42non il y a trois ans
01:05:44au deuxième tour
01:05:45au deuxième tour
01:05:46de la présidence
01:05:46l'impopularité de Macron
01:05:48elle est parfaitement justifiée
01:05:49mais tout ce qui se passe autour
01:05:51ils sont tous dans le système
01:05:53je ne dis pas tous
01:05:55ils sont
01:05:55alors il y a sûrement
01:05:56des gens de conviction dedans
01:05:57mais pour l'instant
01:05:58ils sont
01:05:59pardonnez-moi
01:05:59mais le rassemblement national
01:06:01ne vit pas comme dans le système
01:06:02puisque d'abord
01:06:03il n'a jamais été au pouvoir
01:06:04et il n'a jamais été au pouvoir
01:06:05moi je ne suis pas contre
01:06:06le rassemblement national
01:06:07elle m'a posé la question
01:06:07sur BFM l'autre jour
01:06:08la dame elle me dit
01:06:09ça ne vous fait pas peur
01:06:10le rassemblement national
01:06:12je dis ben non
01:06:12ça ne me fait pas peur
01:06:13mais Marine Le Pen
01:06:14ça fait trois fois
01:06:15qu'elle se présente
01:06:15si ça c'est pas être dans le système
01:06:18ils sont bien gentils tous
01:06:19mais
01:06:19vous n'allez pas faire un coup d'état
01:06:21c'est pas le général Boulanger
01:06:21que tu voulais faire
01:06:22mais moi je ne veux rien
01:06:23c'est évidemment
01:06:24tu choisis effectivement
01:06:26les élections
01:06:27moi je ne veux rien faire du tout
01:06:28je ne veux rien faire du tout
01:06:30je fais juste
01:06:30vous avez voté pour qui d'ailleurs
01:06:31au deuxième tour de la présidentielle
01:06:33en 2022
01:06:33je remonte exactement
01:06:34en 2022
01:06:35ce que j'entends en bas
01:06:36comment ?
01:06:36oui mais bon
01:06:37j'ai pas voté parce que
01:06:38ah vous n'avez pas voté
01:06:39mais j'ai voté blanc
01:06:40parce que je n'ai rien qui correspond
01:06:41en 2022 et en 2017
01:06:43non plus
01:06:43donc vous n'avez jamais voté
01:06:45pour Emmanuel Macron
01:06:45il n'y a rien qui correspond
01:06:47à l'époque j'ai voté pour Chirac
01:06:48oui
01:06:48voilà
01:06:49vous êtes content
01:06:50et vous trouvez que
01:06:52rétrospectivement
01:06:53le bilan de Chirac est bon ?
01:06:54je n'ai pas dit que
01:06:55le bilan de Chirac était
01:06:56Chirac comme tous les autres
01:06:58a fait des énormes erreurs
01:07:00l'homme était peut-être
01:07:02celui qui ressemblait le plus
01:07:03à son peuple
01:07:04bon
01:07:05mais non mais ce qui est important
01:07:06au-delà de l'homme
01:07:07bien sûr
01:07:07tous les présidents
01:07:08ce qui est important c'est
01:07:09qu'est-ce qu'on a fait ?
01:07:10qu'est-ce qu'on a fait ?
01:07:11on va élire un président
01:07:12et six mois après
01:07:12on va élire qu'il se casse
01:07:13c'est comme ça
01:07:14non ça n'a pas été vrai
01:07:16tout le temps
01:07:16oh bah si
01:07:17la plupart des présidents
01:07:19au bout de six mois
01:07:20la cote de popularité
01:07:22elle s'inverse
01:07:22qu'est-ce que tu veux ?
01:07:24là aujourd'hui Macron
01:07:25bien sûr que l'impopularité
01:07:27elle est
01:07:27mais c'est le bouc émissaire
01:07:29parfait pour tous les autres
01:07:31parce que les autres
01:07:32sont aussi responsables
01:07:33alors on va l'enlever
01:07:34ok
01:07:34d'accord
01:07:35mais on va essayer
01:07:35d'être constructif
01:07:36par exemple
01:07:37on va mettre les rênes
01:07:37et puis six mois après
01:07:38on va dire
01:07:39ah bah non
01:07:39ils font pas ce qu'ils avaient dit
01:07:41qu'ils allaient faire
01:07:42alors justement
01:07:42on va essayer d'être constructif
01:07:43vous avez un regard
01:07:44sur la politique
01:07:45au-delà du livre
01:07:45que vous avez fait
01:07:46j'ai pas un regard
01:07:46c'est pas un regard personnel
01:07:49je ne suis que l'interprète
01:07:51de ce que j'entends
01:07:52et de ce que m'importe
01:07:53alors quelles sont
01:07:53selon vous
01:07:54les trois, quatre, cinq mesures
01:07:56essentielles
01:07:57qu'on vous dit sur le terrain
01:07:59qui seraient réalisables
01:08:01pour changer la France
01:08:03et que ça aille
01:08:04ça m'intéresse
01:08:05il va falloir que
01:08:05dans toutes les propositions
01:08:06on trouve ce qui est justement
01:08:08réaliste et réalisable
01:08:09il y a
01:08:10les premières choses
01:08:11ce qui arrive
01:08:12c'est évidemment
01:08:13le pouvoir d'achat
01:08:15c'est-à-dire les charges sociales
01:08:16les charges patronales
01:08:17le gaspillage d'Etat
01:08:19le gaspillage d'Etat
01:08:20les gens me disent
01:08:21ces agences d'Etat
01:08:22qui coûtent une fortune
01:08:24oui mais ils en bénéficient aussi
01:08:25parce que
01:08:26non mais
01:08:26attention
01:08:26il y a beaucoup d'aide
01:08:27il y a beaucoup d'aide
01:08:29qui reçoivent
01:08:30ce que je veux te dire Pascal
01:08:31c'est
01:08:31des 8 mai
01:08:32tu vas en trouver partout
01:08:33on est gouverné
01:08:35par les 8 mai
01:08:35tu vois je te dis
01:08:36un truc qui fait
01:08:37ah oui mais
01:08:38on va faire une proposition
01:08:39ah oui mais
01:08:40on va taper un peu plus
01:08:41sur les délinquants
01:08:42ah oui mais
01:08:43parce que les efforts
01:08:43c'est fait pour les autres
01:08:44le jour où on va commencer
01:08:46par exemple
01:08:46vous vous êtes intermittent
01:08:47attendez attendez
01:08:49vous vous êtes intermittent
01:08:50du spectacle
01:08:50je ne suis pas intermittent
01:08:52du spectacle
01:08:52je ne suis pas intermittent
01:08:53du spectacle
01:08:54j'ai des amis
01:08:56les intermittents du spectacle
01:08:58c'est juste un système
01:08:59absolument inégalitaire
01:09:01non
01:09:01les intermittents
01:09:03du spectacle
01:09:03attention
01:09:04attendez je termine
01:09:05pourquoi l'intermittent
01:09:06du spectacle
01:09:07n'est pas traité
01:09:07comme Charlotte Dornelas
01:09:09pourquoi
01:09:09au nom de quoi
01:09:10au nom de quoi
01:09:12pourquoi il y a des avantages
01:09:13donc si on met un système
01:09:15pourquoi
01:09:15si on met un système
01:09:16pour tout le monde
01:09:17pareil
01:09:18je peux vous dire
01:09:19que tout le monde
01:09:19va commencer à dire
01:09:20ah bah oui mais moi
01:09:21ah bah ceci
01:09:22pourquoi les intermittents
01:09:23pourquoi les journalistes
01:09:24ont des réductions d'impôts
01:09:24que n'ont pas les intermittents
01:09:26du spectacle
01:09:26oui mais on enlève
01:09:27ces réductions d'impôts
01:09:30ce n'est pas justifié
01:09:32très bon exemple
01:09:33c'est à dire que
01:09:34de supprimer
01:09:35ça ne me concerne pas
01:09:36bah oui
01:09:36puisque c'est
01:09:37voilà c'est plafonné
01:09:39mais de supprimer
01:09:41pour les journalistes
01:09:42sur la somme
01:09:43à déclarer
01:09:44pas à payer
01:09:447500 euros
01:09:46par
01:09:47bon
01:09:48ça n'a aucune justification
01:09:49aucune
01:09:50il y a plein de petits trucs
01:09:51comme ça
01:09:51donc il faut tout enlever
01:09:53il faut tout mettre à plat
01:09:54tu m'as posé une question Pascal
01:09:54sur les généralités
01:09:55de ce que je reçois
01:09:56déjà il y a l'Europe
01:09:58qui pose un problème
01:09:59pour tout le monde
01:09:59les gens me disent
01:10:00soit on en sort
01:10:01soit on n'est plus un féodé
01:10:03à tout un tas de commissions
01:10:04il y a ça
01:10:06il y a évidemment
01:10:07la sécurité
01:10:07où il faut taper
01:10:08beaucoup plus fort
01:10:09et il y en a qui suggèrent
01:10:10aussi d'ajouter
01:10:11aux peines de prison
01:10:13dont ils se foutent
01:10:14des confiscations
01:10:15de biens
01:10:15c'est à dire
01:10:16d'aller taper
01:10:17au portefeuille
01:10:18au bagnole
01:10:19au machin
01:10:19tout ça
01:10:19il y a plein de propositions
01:10:22il y a des propositions
01:10:23qui reviennent très souvent
01:10:24qui vont parler
01:10:25sur le pouvoir d'achat
01:10:26ça m'intéresse
01:10:26les squatteurs par exemple
01:10:27oui le squatteur c'est évident
01:10:28mais sur le pouvoir d'achat
01:10:29comment vous faites
01:10:30pour la France moyenne
01:10:33la tranche moyenne
01:10:34c'est celle-là
01:10:34qui m'intéresse
01:10:35les gens qui gagnent
01:10:36alors ceux qui gagnent
01:10:371500 euros
01:10:37ils sont en très grande difficulté
01:10:38et puis il y a des gens
01:10:39qui gagnent aujourd'hui
01:10:40entre deux
01:10:40attendez je termine
01:10:42c'est dur avec Patrick Sébastien
01:10:43comment vous faites
01:10:44pour les gens qui gagnent
01:10:46par an
01:10:46moins de 40 000 euros
01:10:48entre 30 et 40 000 euros
01:10:50par an
01:10:51ça a l'air
01:10:51voilà
01:10:52ce qui était dans le temps
01:10:53de la classe moyenne
01:10:53comment vous faites
01:10:54pour qu'ils aient plus
01:10:55de pouvoir d'achat
01:10:56non mais attends
01:10:56c'est pas moi
01:10:57qui fais moi
01:10:58j'ai pas de programme
01:10:58les gens me proposent
01:11:00des choses
01:11:00pour l'instant
01:11:01pour l'instant
01:11:02les gens me proposent
01:11:03des choses
01:11:04et la tranche
01:11:04qui me proposent
01:11:05des choses
01:11:05c'est pas forcément
01:11:06les plus pauvres
01:11:07c'est pas forcément
01:11:08les plus pauvres
01:11:09il y a des chefs
01:11:10d'entreprise
01:11:10il y a une phrase
01:11:12que je supporte plus
01:11:13moi de la part
01:11:13des gens de gauche
01:11:14c'est les travailleurs
01:11:15quand on parle
01:11:16des ouvriers
01:11:17on dit
01:11:17comme si les patrons
01:11:19d'entreprise
01:11:19ne travaillaient pas
01:11:20c'est des mecs
01:11:21qui bossent
01:11:21c'est des mecs
01:11:22qui n'y arrivent pas
01:11:22aujourd'hui
01:11:23j'ai beaucoup de jeunes
01:11:24dans mon public
01:11:25tu sais
01:11:25et ces jeunes
01:11:26qui ont fait des études
01:11:27qui en ont chié
01:11:29pendant 7 ans
01:11:298 ans
01:11:30ceux-là
01:11:30même ils ont du mal
01:11:31quand vous dites
01:11:32ils ont fait des études
01:11:34tu fais 50 droits
01:11:36c'est pas le dâne
01:11:37les prépas
01:11:38c'est du boulot
01:11:39oui les prépas
01:11:40mais ceux-là
01:11:41ils n'ont pas de soucis
01:11:41c'est du boulot
01:11:42ceux-là
01:11:43ceux-là
01:11:44ceux-là
01:11:45ceux qui ont fait
01:11:45ils sont harcelés d'impôts
01:11:47c'est précisément
01:11:48la classe qui n'y arrive pas
01:11:49ils ont du mal aussi
01:11:50bien sûr
01:11:51que c'est ceux qui n'y arrivent pas
01:11:52ceux-là
01:11:53qui ont fait des prépas
01:11:54et qui ont fait
01:11:54des grandes écoles
01:11:55ils trouvent du job
01:11:57moi j'ai des enfants
01:11:58qui sont là-dedans
01:11:59qui trouvent du job
01:12:00quand tu fais centrale
01:12:02tu trouves du job
01:12:02arrêtez
01:12:03ils sont deux salaires
01:12:04et c'est compliqué
01:12:06ils sont deux salaires
01:12:07et c'est compliqué
01:12:07parce qu'ils sont accablés
01:12:09de charge
01:12:10quand tu veux entreprendre
01:12:11dans ce pays
01:12:11moi j'ai essayé
01:12:12d'entreprendre des trucs
01:12:13mais tu ne peux pas savoir
01:12:14le nombre de normes
01:12:15de commissions
01:12:16qui ne servent à rien
01:12:17que ne t'empêcher
01:12:18les entrepreneurs
01:12:19qui baissent le rideau
01:12:21aujourd'hui
01:12:21ou qui ne peuvent pas
01:12:22entreprendre
01:12:22c'est monstrueux
01:12:23il y a tout un système
01:12:24à revoir
01:12:25c'est pas à moi
01:12:25de le revoir
01:12:26c'est à des politiques
01:12:27à avoir
01:12:28je vais dire
01:12:29ce que disait Chirac
01:12:30il faudrait se faire
01:12:32greffer des couilles
01:12:33par malheur
01:12:34on manque de donneurs
01:12:34oui mais comment on fait alors
01:12:35mais comment on fait
01:12:36pour ce qu'on appelle
01:12:38nous les petits hommes gris
01:12:38une administration
01:12:39il faut un régime autoritaire
01:12:40il faut un régime plus autoritaire
01:12:43donc c'est milleille
01:12:44et milleille par exemple
01:12:45non il faut un régime plus
01:12:46je ne sais pas
01:12:47mais il faut un régime
01:12:48plus autoritaire
01:12:49on ne peut pas se contenter
01:12:50de faire un pas en arrière
01:12:52chaque fois qu'on a un pas
01:12:52et on va vexer du monde
01:12:54il y a quelqu'un
01:12:55qui m'a dit
01:12:55qui m'a envoyé un truc
01:12:56l'autre jour
01:12:56qui a dit
01:12:57l'audiovisuel public
01:12:58ça coûte 5 milliards
01:12:59on peut en enlever la moitié
01:13:00pour le donner à l'hôpital
01:13:01alors ça ne va pas faire plaisir
01:13:03aux mecs qui sont planqués
01:13:04sur les chaînes
01:13:04qui ne devraient pas être là
01:13:05bon vous vous n'avez pas le droit
01:13:06d'aller par accident
01:13:06sur France Télévisions
01:13:07moi c'est quelque part
01:13:09où je suis content
01:13:11parce que ça veut dire
01:13:11que je commence à leur faire
01:13:12un peu peur
01:13:13c'est que moi j'ai été viré
01:13:15comme un chien
01:13:16par Madame Ernotte
01:13:17qui vous aime beaucoup
01:13:18sans raison
01:13:20et il faut savoir
01:13:21que depuis 5 ans
01:13:22je suis interdit
01:13:23c'est à dire
01:13:24qu'elle a donné des ordres
01:13:25pour que je ne participe
01:13:26même pas
01:13:26je ne puisse même pas
01:13:27faire de promotion
01:13:28et comme par hasard
01:13:29on est en train de préparer
01:13:31un complément d'enquête
01:13:31sur moi
01:13:32c'est quand même étonnant
01:13:35mais ils vous feront passer
01:13:37pour un type d'extrême droite
01:13:39je ne sais pas
01:13:39pourquoi ils vont le faire passer
01:13:40mais je sais qu'ils sont en train de préparer
01:13:42c'est leur seule grille de lecture
01:13:43un complément d'enquête sur moi
01:13:45sur quoi ils vont prendre
01:13:45mais sur CNews aussi
01:13:46sur nous
01:13:47alors je pense que je vais y aller
01:13:48dans le petit fauteuil rouge
01:13:49je ne t'ai pas voulu aller
01:13:50en te disant
01:13:51j'ai peur d'être monté
01:13:52et d'être coupé
01:13:53parce que j'aurais demandé
01:13:53d'avoir la garantie
01:13:54que tout ce que je dirais
01:13:55ne serait pas monté
01:13:56et ne serait pas coupé
01:13:56donc on va voir
01:13:58mais je trouve ça quand même
01:13:59très étrange
01:14:00quand je commence à parler
01:14:01un petit peu de politique
01:14:03tout ça
01:14:03de me retrouver
01:14:04sur le terrain
01:14:05ce qu'on vous dit
01:14:06parce que dans
01:14:06même pas peur
01:14:07j'ai pas peur juste
01:14:09moi je trouve
01:14:10que les français sont résiliants
01:14:11c'est-à-dire qu'ils ne bougent pas
01:14:13c'est-à-dire qu'ils n'ont pas bougé
01:14:14sous le Covid
01:14:14les petits hommes gris avancent
01:14:16de moins en moins
01:14:17parfois de liberté
01:14:18c'est l'identité numérique
01:14:20c'est le permis
01:14:20qui est décidé
01:14:22par Bruxelles
01:14:23la semaine dernière
01:14:24c'était les découvertes bancaires
01:14:26extraordinaire
01:14:27l'affaire des découvertes bancaires
01:14:28il y a probablement
01:14:29un mot dans la presse
01:14:30si tu disais les mails
01:14:31que je reçois
01:14:32tu peux pas ça
01:14:32tu sais ce qu'il manque peut-être
01:14:34il manque peut-être quelqu'un
01:14:35pas moi
01:14:35il manque peut-être
01:14:37un vrai leader
01:14:38qui va leur donner
01:14:39à la fois
01:14:40l'envie de combattre
01:14:42et l'espoir
01:14:42parce que c'est pas perdu
01:14:43c'est pas perdu
01:14:45oui mais les français
01:14:45sont résignants
01:14:46c'est ça que je veux dire
01:14:46les découvertes bancaires
01:14:48c'est invraisemblable
01:14:49parce qu'ils ont peur
01:14:50de perdre ce qu'ils ont
01:14:50c'est le thème du bouquin
01:14:52c'est la paix sociale
01:14:53elle s'achète avec ça
01:14:55la paix sociale
01:14:55c'est quoi
01:14:56ils regardent la télé
01:14:57tous les soirs
01:14:57on a une foule
01:14:59de téléfilles
01:15:01mais dans le bouquin
01:15:01je dis que c'est peut-être
01:15:02voulu
01:15:02anxiogène
01:15:04etc
01:15:04le mec il est dans son fauteuil
01:15:06il voit la gamine
01:15:07qui se fait violer
01:15:07il voit la guerre
01:15:08il dit oula
01:15:08c'est un peu complotiste
01:15:10c'est complètement complotiste
01:15:12ça m'arrive pas à moi
01:15:14le mec il va dire
01:15:15oh ben non
01:15:15ça m'arrive pas à moi
01:15:16je vais quand même pas
01:15:17descendre dans la rue
01:15:17demander ce qu'on lui doit
01:15:18il devrait descendre
01:15:20dans la rue
01:15:20demander ce qu'on lui doit
01:15:21mais s'il descend dans la rue
01:15:22c'est ce que je dis
01:15:23à l'issue de mon idée là
01:15:25si jamais la personne
01:15:26parce que les gens
01:15:27ils me disent
01:15:27si vous apportez ça
01:15:29à un concurrent
01:15:29qu'il s'engage
01:15:30et qu'il tienne pas
01:15:31j'ai dit à ce moment là
01:15:32il faudra descendre dans la rue
01:15:33mais par contre
01:15:33il ne faudra pas remonter
01:15:34il ne faut pas descendre
01:15:35pour une journée
01:15:36il faut rester en bas
01:15:37sans violence
01:15:38on peut très bien
01:15:39faire des sit-in
01:15:40comme c'est pas moi
01:15:41qui l'ai inventé
01:15:42s'asseoir partout
01:15:42à droite à gauche
01:15:43à visage découvert
01:15:45comme ça les mecs
01:15:46auront des cagoules
01:15:46on pourra les repérer
01:15:47on pourra taper dessus
01:15:48il y a plein de oui mais
01:15:51dans ce que je dis
01:15:51et moi j'ai envie de vous dire
01:15:53pourquoi pas
01:15:53et pourquoi pas
01:15:55et pourquoi pas
01:15:56on essaierait
01:15:56et pourquoi on n'essaierait pas
01:15:57de faire autrement
01:15:59ça ne remet pas en jeu
01:16:00je ne me présente pas
01:16:01ça veut dire
01:16:01que je ne vais pas prendre des voix
01:16:02à une extrême droite
01:16:03à la gauche
01:16:04à tout ça
01:16:04non
01:16:05cette voix du peuple
01:16:07que j'entends moi
01:16:07tous les jours
01:16:08et je suis légitime pour ça
01:16:09parce que je suis en contact
01:16:10d'eux régulièrement
01:16:11et je ne te dis pas seulement
01:16:13des très pauvres
01:16:13en sachant au passage
01:16:15on n'en parle pas
01:16:16mais l'année dernière
01:16:17il y a eu 900
01:16:18personnes sans abri
01:16:20qui sont mortes
01:16:21dans ce pays
01:16:22c'est inacceptable
01:16:23bon Patrick
01:16:24c'est inacceptable
01:16:25comme il est inacceptable
01:16:26puisqu'il y a assez
01:16:27des pompiers
01:16:28des tout-bibes
01:16:29mais comment on peut accepter
01:16:30je lis
01:16:31je lis des phrases
01:16:32qui vous n'allez pas
01:16:33vous faire que des amis
01:16:34et puis il y a aussi
01:16:34des prisons remplies
01:16:35en majorité de non-gaulois
01:16:37la racaille française
01:16:38d'origine étrangère
01:16:39à la une des faits divers
01:16:40les plus violents
01:16:41ces banlieues
01:16:42que tu traverses
01:16:43en te demandant
01:16:43si ton GPS
01:16:44ne t'a pas égaré
01:16:45sur le continent africain
01:16:46et ça forcément
01:16:47ça crispe l'Auvergnat
01:16:49depuis six générations
01:16:50et d'amalgame en amalgame
01:16:51on en arrive à une population
01:16:52en permanence sur ses gardes
01:16:54d'un côté comme de l'autre
01:16:55parce que le racisme anti-blanc
01:16:56est bien réel aussi
01:16:57la peur insidieuse
01:16:58l'incompréhension mutuelle
01:17:00et ce premier pas
01:17:01de l'un vers l'autre
01:17:02qu'on oublie de faire
01:17:03ça c'est une partie
01:17:04de ce que j'écris
01:17:05pour faire le contrepoids
01:17:06c'est-à-dire ça
01:17:07c'est ce que pensent
01:17:08beaucoup de gens
01:17:09et moi derrière
01:17:10je suis un humaniste
01:17:11donc je crois que la France
01:17:12je l'écris derrière
01:17:13mais il faudrait lire la suite
01:17:14que la France
01:17:15elle est multiraciale
01:17:16et multiculturelle
01:17:17et c'est très bien
01:17:18mais
01:17:19elle n'était pas multiculturelle
01:17:20mais il faut respecter
01:17:22les codes de la République
01:17:23elle n'était pas multiculturelle
01:17:24elle l'est aujourd'hui
01:17:26oui elle l'est aujourd'hui
01:17:26mais elle ne l'était pas
01:17:27c'est comme ça
01:17:28donc il y a tous ceux
01:17:29elle l'est parfois
01:17:30elle l'est de fait
01:17:30il y a tous ceux qui se plaignent
01:17:32de ce que j'ai écrit là
01:17:33c'est pas moi
01:17:34c'est tous ceux qui se plaignent
01:17:35et puis il y a moi
01:17:36mon idéalisme de bisounours
01:17:38qui fait que je me dis
01:17:39on peut très bien vivre ensemble
01:17:41mais à un moment
01:17:42effectivement
01:17:43cette immigration
01:17:44elle n'est plus possible
01:17:45il va falloir fermer
01:17:46le temps d'apprendre
01:17:47à vivre ensemble
01:17:48ces frontières
01:17:49dans ce que je reçois
01:17:51il faut remettre
01:17:52des frontières
01:17:52je suis désolé
01:17:53mais il va falloir
01:17:54le courage de le faire
01:17:55et le courage de le dire
01:17:56bon il est 10h30
01:17:57les sociétés
01:17:58les sociétés multiculturelles
01:18:00ont du mal à marcher
01:18:01elles se finissent par se
01:18:02foutre sur la gueule
01:18:03pardonnez-moi
01:18:03elle ne me dérange pas
01:18:05oui elle ne vous dérange pas
01:18:06mais
01:18:06qu'elle ne vous dérange pas
01:18:08ce n'est pas le sujet
01:18:08si vous me permettez
01:18:10c'est
01:18:10on s'aperçoit dans l'histoire
01:18:12que les sociétés multiculturelles
01:18:14ont du mal à fonctionner ensemble
01:18:15c'est pourquoi l'assimilation
01:18:16était la solution pour la France
01:18:18c'était que les Italiens
01:18:20les Polonais
01:18:21tous ceux qui venaient en France
01:18:22se fondaient
01:18:23dans le modèle français
01:18:25ce qui n'est plus le cas aujourd'hui
01:18:27la cohabitation c'est parfait
01:18:28le journal
01:18:29mais la conquête non
01:18:3010h31
01:18:31Sommeil à l'Abidi
01:18:31on termine avec Patrick Sébastien
01:18:33Selon ses avocats
01:18:37Dabia Bentired
01:18:38a renoncé à faire appel
01:18:39de sa condamnation
01:18:40à la réclusion criminelle
01:18:42à perpétuité incompressible
01:18:43condamnation prononcée
01:18:45le 24 octobre dernier
01:18:47par la cour d'assises de Paris
01:18:48pour le meurtre, viol
01:18:50et acte de torture
01:18:51et de barbarie
01:18:51commis sur l'Oladavie
01:18:53âgée de 12 ans
01:18:54agression violente
01:18:56ce samedi à Vitroll
01:18:57dans les bouches du Rhône
01:18:58sorti pour dissuader
01:18:59des jeunes de jeter
01:19:00des pommes de pain
01:19:01sur ses volets
01:19:02un homme a été retrouvé
01:19:03par des voisins à terre
01:19:05et roué de coups
01:19:06il a été transporté
01:19:07à l'hôpital
01:19:07avec un pronostic vital engagé
01:19:09et puis au moins
01:19:115 morts
01:19:11et près de 400 000 déplacés
01:19:13aux Philippines
01:19:13à cause d'un puissant typhon
01:19:15des villes entières
01:19:16du centre du pays
01:19:17sont submergées
01:19:18comme vous pouvez le voir
01:19:19sur ces images
01:19:20route impraticable
01:19:21voiture emportée
01:19:22par les eaux
01:19:23c'est le troisième typhon
01:19:25meurtrier
01:19:25depuis le mois de septembre
01:19:27il reste 30 secondes
01:19:28merci beaucoup Sommaya
01:19:29sur l'immigration
01:19:30vous venez de dire un mot
01:19:31il va falloir arrêter
01:19:32avec l'immigration
01:19:33c'est ce que vous venez de dire
01:19:34c'est ce que j'entends partout
01:19:36c'est ce qu'on entend
01:19:38effectivement partout
01:19:39bien évidemment
01:19:39on est en retard
01:19:40déjà 10h32
01:19:41Jean-Marc Morandini
01:19:42on va parler de la Corse
01:19:43la Corse qui se mobilise
01:19:44contre les racailles
01:19:45c'est le mot qui a été lancé
01:19:47après l'agression
01:19:48de jeunes à Corté
01:19:49et puis également
01:19:50alors un sujet
01:19:51qui va vous intéresser
01:19:51c'est France 2
01:19:52qui a décidé de flouter
01:19:53un collier
01:19:55de Caroline Marjoridon
01:19:56parce qu'il a été écrit
01:19:56en hébreu
01:19:57c'était le fameux rail
01:19:59et ils ont décidé
01:20:00de le flouter
01:20:00bon et la Corse
01:20:02il n'y a rien religieux
01:20:03il n'y a rien religieux
01:20:04justement
01:20:05c'est pas une poêle de David
01:20:06la Corse
01:20:07c'est un laboratoire
01:20:09si le continent
01:20:10appliquait
01:20:12ce qui se passe
01:20:13en Corse
01:20:13où on défend
01:20:14son identité
01:20:15sa culture
01:20:16sa langue
01:20:17son histoire
01:20:18etc
01:20:18peut-être que
01:20:20sur le continent
01:20:21ça irait mieux
01:20:22et on se rend direct
01:20:23de Corse
01:20:23vous verrez ça
01:20:23donc on salue
01:20:24nos amis Corse
01:20:25Jérôme Merigaud
01:20:25était à la réalisation
01:20:26David Tonnelli
01:20:27était à la vision
01:20:27merci à Jeff Gouvlard
01:20:28à Marine Lançon
01:20:29à Héloïse Tertret
01:20:30toutes ces émissions
01:20:31seront retrouvées
01:20:31sur CNews.fr
01:20:32merci à Patrick Sébastien
01:20:33même pas peur
01:20:34un récit optimiste
01:20:35et sans filtre
01:20:36pour vaincre ses peurs
01:20:37chez XO Édition
01:20:39bonne journée à ce soir
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