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  • il y a 7 semaines
Tous les soirs, les chroniqueurs du 20h BFM font leur choix dans l'actualité.

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00:00Votre choix, Amélie Rosic, ce soir, les Français boudent, vous boudez le restaurant, un comble pour la patrie de la gastronomie évidemment,
00:06et pourtant, vous êtes de moins en moins nombreux à vous installer à table, la faute à une addition, Amélie, trop salée.
00:13Oui, trop salée, sincèrement, mais pas que. D'abord, on va dresser le constat, c'est pas moi qui le dresse, c'est l'humile union des métiers de l'industrie de l'hôtellerie et de la restauration.
00:21Regardez, 23 restaurants ferment chaque jour en France, ça fait quasiment une fermeture par heure, ça c'est le résultat de chiffres dramatiques du troisième trimestre que vous allez voir,
00:34plus de 14 300 défaillances d'entreprises, ça fait une augmentation de plus 5,2% par rapport à la même période l'année dernière,
00:42et près de la moitié de ces fermetures, elles se sont passées pour le seul mois de septembre, donc c'est l'hécatombe de la rentrée qui illustre, c'est vrai,
00:50une tendance qui s'accélère, je sais pas, mais en tout cas qui continue depuis trois ans, tout ça, c'est le constat.
00:56Et puis une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? On regarde les prix quand même.
01:00On regarde la carte.
01:01Voilà, on regarde la carte et on comprend un peu mieux quand même la désertion de la clientèle.
01:04Regardez, en 2024, on a une hausse de 16% du coût des matières premières en moyenne dans la restauration,
01:13avec évidemment des disparités en fonction des produits, mais une hausse des prix à la carte qui est de 23%.
01:20CQFD, résultat, les clients désertent, et ils le disent, au micro de Nicolas Coadou, était au toucher pour le 20h BFM.
01:28Moi j'appelle le restaurant les pizzerias, les crêperies, donc c'est pas le restaurant 4 étoiles.
01:34Et vous y allez souvent ?
01:36Au moins une fois par semaine. Après les grands restaurants comme à Paris, j'ai une fois tous les deux, moi.
01:41Problématique d'argent et de baisse du pouvoir d'achat, et hausse des prix dans les restaurants, tout simplement.
01:45Vous trouvez que c'est trop cher ce qu'on peut trouver dans les restaurants ?
01:47Vous prenez un steak frite, c'est 35 euros. Vous prenez un dessert, c'est 12 euros. C'est compliqué, hein ?
01:53Et je suis cadre, hein, quand même. Et je suis pas à plaindre, mais ça devient compliqué.
01:57Je suis jeune, j'ai 24 ans, je suis stagiaire, donc je peux pas, à Paris en plus, me payer des restaurants où parfois la formule, elle est à minimum 25 euros.
02:04Même 25 euros, c'est vu comme un truc pas cher, mais globalement, il n'y a plus cette liberté d'aller au resto comme ça sans réfléchir.
02:12Amélie, OK, il y a un problème de prix. Est-ce que c'est suffisant pour expliquer la tendance ?
02:16À mon sens, non. Il faut prendre un peu de hauteur et remonter un peu le fil.
02:22Quand on regarde notamment les comportements, et vous en êtes peut-être vous-même victime, en tout cas moi, c'est le cas.
02:27Depuis le Covid et les confinements successifs, on constate une tendance.
02:31J'ai appelé ça la tendance cocooning, mais globalement, c'est rester chez soi, avec un repas, soit qu'on s'est préparé, soit qu'on s'est fait livrer.
02:38Et c'est ce que j'appelle la victoire du plateau repas Netflix sur le dîner entre amis ou le tête-à-tête entre amoureux au restaurant.
02:46C'est peut-être triste, on peut le voir comme ça, mais en tout cas, c'est une réalité.
02:50Mais ce que vous dites aussi ce soir, c'est que les restaurateurs ne sont pas forcément à la hauteur de ces changements de comportement.
02:55Oui, alors...
02:56Ça va piquer un peu.
02:57Je risque de ne pas me faire que des amis, mais la réponse de l'UMI, du représentant du patronat dans le secteur,
03:06pour faire face à cette situation dramatique des restaurants depuis des années,
03:09c'est depuis un an de réclamer l'instauration d'un quota d'établissement par ville.
03:15Un numerus clausus.
03:16Un numerus clausus, comme pour les notaires, comme pour les professions réglementées.
03:20Selon une équation simple, et à mon sens...
03:23Chaque en France, dit Didier François.
03:25Selon une équation qui est assez simple, et à mon sens totalement simpliste, à savoir moins de restaurants, donc plus de clientèle par restaurant.
03:33Avec, à mon sens encore une fois, aucune remise en question des restaurateurs.
03:37Pas d'adaptation de leur business plan à des nouveaux modes de consommation, comme en fait on le fait dans tous les secteurs économiques, à priori me semble-t-il.
03:44Et donc à mon sens, il y a un virage qui s'impose aujourd'hui.
03:47Soit on assume une carte de qualité, qui est 100% maison, éventuellement avec que des produits de saison, par exemple,
03:52pour limiter la facture sur les matières premières, et quand même une addition un peu plus salée à la fin.
03:58Soit du pas cher, de l'ultra abordable, je ne juge pas, c'est ça qui marche.
04:02Regardez ce qui cartonne sur TikTok depuis des mois.
04:06La box du peuple à 10 euros, un tacos avec des frites et un kebab, 10 euros, un kebab ou tacos avec frites plus une pizza, 10 euros.
04:14Globalement, vous pouvez avoir un menu burger, frites boissons entre 6 et 10 euros.
04:18Et alors carrément, je ne sais pas si on va le voir, ça c'est le mini plateau du peuple, 20 euros pour un plateau familial, 6 burgers et des frites.
04:25C'est ça qui fait sortir les clients de chez eux, qui fait des sorties en famille.
04:30On est très loin des tarifs pratiqués qu'on entendait tout à l'heure, pratiqués dans les brasseries par exemple, pour un menu burger.
04:35Et je ne juge pas, c'est ce qui fonctionne.
04:37Trois remarques, moi ce n'est pas ça qui me fera sortir de chez moi.
04:40Je me doute.
04:41Moi ça peut alors là.
04:42Moi je peux inviter Amélie au restaurant, ça c'est sûr.
04:45Oh là là, je rêve.
04:47On est d'accord ce soir, il m'invite au restaurant.
04:49Mais je rêve.
04:50Tu vas voir la fille devant ton burger.
04:55Il va m'inviter au burger taco, je suis là.
04:57Et après il va diviser l'addition, paf.
05:01Surtout pas de numérus plosus.
05:03Non mais ouais.
05:05Et j'irais que j'invite Didier aussi.
05:07Moi je m'en prends le double.
05:09Et vous aussi.
05:09Oui, ben oui.
05:10Alors moi qui les aime déjà le boulot, mais vous aussi d'ailleurs.
05:12Le numérus plosus sincèrement...
05:15Ah non, surtout pas.
05:16Faire de la restauration, une profession réglementée...
05:19Stalignienne.
05:20Il n'y a qu'en France qu'on peut penser à un truc pareil.
05:22Puis après il faudra faire par type de resto et tout.
05:24Enfin si on est chez lui, c'est mieux en n'importe quoi.
05:25Allez, merci à tous les trois en tout cas.
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