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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive
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00:00:00Jeudi 20 novembre 2025, Morandini Live, numéro 1753 sur CNews, première chaîne Info de France.
00:00:08Bonjour et bienvenue en direct à la Une, Marseille, bien sûr, où nous irons dans un instant,
00:00:13puisque le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice sont sur place pour lutter contre le narcotrafic.
00:00:18Mais avant d'aller dans la cité phocéenne, direction Rennes, car ce qui se passe là-bas est très grave et il faut en parler.
00:00:24Direction Brekini, dans les quartiers sud de Rennes.
00:00:27Depuis plusieurs semaines, le directeur de l'école maternelle, qui est également enseignant, est absent car menacé de mort.
00:00:34Ce sont des parents d'élèves furieux qui lui ont fait comprendre qu'ils ne cédaient pas à leur demande.
00:00:39Les choses pourraient mal tourner.
00:00:41Et écoutez bien, ces parents exigent que leur petite fille soit changée de classe pour ne pas avoir un homme comme professeur.
00:00:48Selon eux, leur fille ne doit avoir qu'une femme comme enseignante.
00:00:52Hors de question pour ce directeur d'école, hors de question pour l'éducation nationale et hors de question pour la France, bien sûr, de céder.
00:00:59L'enseignant a été placé sous protection.
00:01:01Les parents reçus au rectorat.
00:01:03Et demain, cette école sera fermée pour protester contre ces menaces de mort.
00:01:07On y revient bien évidemment dans un instant, dès le début de Morandini Live.
00:01:11Direction Marseille.
00:01:12Donc avec cette visite officielle qui a débuté ce matin, après la réunion d'urgence autour du président de la République contre le narcotrafic.
00:01:20Deux ministres sont aujourd'hui à Marseille.
00:01:22On retrouve sur place nos envoyés spéciaux, Marie-Victoire Diodonné et Olivier Gangloff.
00:01:25Le premier arrivé sur place ce matin, c'était Gérald Darmanin qui s'est rendu directement à la prison des Beaumet.
00:01:31C'est bien ça ?
00:01:32Oui, bonjour Jean-Marc.
00:01:34En effet, le garde des Sceaux a échangé avec les agents pénitentiaires à la prison des Beaumet.
00:01:41Car dans les prisons se prolongent, parfois même se créent ou se coordonnent les réseaux des narcotrafiquants.
00:01:47Et justement, va débuter d'ici quelques minutes la réunion de travail du ministère de la Justice sur la criminalité organisée et sur le narcotrafic.
00:01:56Le cœur de ce déplacement, évidemment.
00:01:58Pendant ce temps, le ministre de l'Intérieur va rencontrer le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan,
00:02:04qui dénonçait de la part du gouvernement un relâchement sur la lutte contre le narcotrafic.
00:02:10Le deuxième temps fort de la journée sera bien sûr la rencontre des deux ministres avec la famille de Mehdi Kessassi,
00:02:18assassinée en plein zourge dans un probable crime d'intimidation.
00:02:22Un micro tendu, une prise de parole est attendue en fin d'après-midi.
00:02:26Merci beaucoup Marie-Victor. On vous retrouve tout à l'heure en direct, bien évidemment, pour une grande page spéciale sur Marseille.
00:02:32De son côté, Amine Kessassi, qui a enterré son frère il y a 48 heures et qui vit depuis trois mois sous protection policière,
00:02:38a pris la parole dans les médias malgré les risques.
00:02:41Il a expliqué ce matin sur France Inter pourquoi il avait accepté de parler.
00:02:44Mon rôle, c'est avant tout pour ma maman, ma maman qui a déjà enterré un enfant, qui mardi dernier a enterré un second enfant.
00:02:52Et pour toutes ces mères qui ont perdu des enfants et qui tiennent debout et qui tiennent bon,
00:02:57mon petit frère, vous l'avez dit, il était connu dans aucune affaire, dans aucun dossier.
00:03:02Et aujourd'hui, si je dois parler, c'est pour lui.
00:03:04C'est pour lui rendre hommage parce que mon petit frère était fier du combat que j'avais mené pour notre frère,
00:03:10René Brahim, et parce que mon petit frère n'avait rien à voir et n'avait rien fait.
00:03:16Voilà, et on l'entendra bien évidemment plus longuement tout à l'heure.
00:03:19Marseille, vers qui toute la France a les regards tournés ce matin.
00:03:22Et un sondage exclusif pour CNews révèle que 72% des Français souhaitent que l'état d'urgence soit instauré à Marseille.
00:03:32C'est un sondage CSA pour CNews Europe 1 et le JDD,
00:03:36qui révèle que 72% des personnes sondées sont favorables à l'instauration de l'état d'urgence à Marseille
00:03:42pour lutter contre le narcotrafic.
00:03:45Une initiative lancée par Franck Alizio.
00:03:47Face au chaos sécuritaire et migratoire, voilà 18 mois qu'avec Marine Le Pen,
00:03:51nous appelons à l'établissement d'un état d'urgence à Marseille.
00:03:55Si Marseille tombe, la France tombera.
00:03:58Et Marseille est en train de tomber.
00:04:00Si cette volonté est largement partagée par l'électorat du RN et de reconquête,
00:04:05où 91% des personnes sont pour l'état d'urgence,
00:04:09l'électorat de la majorité présidentielle est également favorable, avec 70% de oui.
00:04:14Pour la gauche, ils sont 54% à être en accord avec cette initiative.
00:04:18Mais dans le détail, les Français qui votent pour la France insoumise
00:04:21répondent à 54% de non à l'instauration de cet état d'urgence.
00:04:26Pour Mathilde Panot, il faudrait d'abord sensibiliser la population avant de la réprimer.
00:04:30C'est un échec des politiques ultra-répressives, démonstration de force qui ne donne absolument rien.
00:04:36Ce qui est le plus efficace contre le trafic de stupéfiants et contre la criminalité organisée,
00:04:42c'est d'abord de faire de la prévention.
00:04:43Pour le maire de Marseille, Benoît Payan, l'une des solutions pour lutter contre le narcotrafic,
00:04:48particulièrement présent dans sa ville, serait de renforcer les effectifs de police.
00:04:54Et avant de partir à Marseille, Gérald Darmanin, le garde des Sceaux était présent hier au Congrès des maires.
00:04:59L'occasion de présenter sa nouvelle prison modulaire, cette cellule en kit,
00:05:03qui fait partie d'un plan de 3000 plats supplémentaires, censé être livré à compter de l'automne 2026.
00:05:10C'est la nouvelle prison en kit commandée par Gérald Darmanin.
00:05:14Des cellules conçues en usine et assemblées sur place, construction rapide.
00:05:18Et pour un coût divisé par deux, 200 000 euros la place, contre 400 000 pour les structures traditionnelles.
00:05:25C'est parfaitement conforme aux autres cellules, c'est du béton armé derrière nous, c'est pas du placo-plâtre.
00:05:31Évidemment, on reste sur un établissement pénitentiaire, donc sur un établissement avec des mesures de sécurité particulières,
00:05:37mais c'est un moyen d'accélérer la construction de places de prison.
00:05:41Destiné au quartier de semi-liberté, ces nouvelles places accueilleront donc des détenus condamnés à de courtes peines ou en processus de réinsertion.
00:05:49C'est-à-dire des gens qui sont soit insérés dans la société, soit en vocation à se réinsérer très rapidement,
00:05:55avec le travail, la formation, et qui donc dorment en détention, passent leur week-end, leur temps libre en détention,
00:06:00mais qui, la journée, peuvent sortir, aller travailler, aller suivre une formation.
00:06:04Un moyen d'augmenter la capacité d'accueil des établissements déjà existants, sans sacrifier la sécurité, selon ce syndicat pénitentiaire.
00:06:12C'est pratiquement la même chose, nous on n'a pas senti de différence avec un établissement classique.
00:06:19Et effectivement, gain de temps phénoménal, puisque vous assemblez ça comme un égo, c'est fait en usine,
00:06:27vous avez tout qui est à l'intérieur, déjà équipé, ils amènent ça par camion.
00:06:32Plus d'une quinzaine de sites accueilleront ces prisons modulaires d'ici 2027.
00:06:37Et de son côté, le syndicat de police unité a tenu son congrès, ça s'est passé à Talmont-Saint-Hilaire.
00:06:42A cette occasion, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, a tenu à apporter son soutien aux forces de l'ordre.
00:06:48Il y a aussi des gens qui attaquent de manière extrêmement dure, extrêmement vive la police nationale.
00:06:53Moi, je serai toujours en soutien des policiers, toujours en soutien des policiers.
00:06:57Je le ferai contre ceux qui disent que la police tue, contre ceux...
00:07:02Et j'ai eu encore une question cet après-midi, une question d'actualité d'une parlementaire suite à cette affaire.
00:07:08C'est vrai, horrible qu'il y a eu lieu au dépôt de Bobigny,
00:07:11où deux policiers sont accusés de viol et sont actuellement en détention provisoire.
00:07:19J'ai encore eu cet après-midi une question d'actualité qui me demandait de me prononcer sur les violences sexuelles systémiques de la part des policiers dans la police.
00:07:29Voilà, donc je vous le dis, je ne supporte pas ça.
00:07:32Évidemment, je porte main à chaque fois.
00:07:35Voilà, Laurent Nunes qui soutient les policiers, bien évidemment, et c'est tant mieux.
00:07:40Dans la qualité, également, le procès d'Amine à Toulouse.
00:07:42Le 16 juillet dernier, ce jeune homme pro-palestinien avait perturbé la 11e étape du Tour de France.
00:07:47L'étudiant à la Sorbonne avait enjambé les barrières de sécurité et couru derrière les deux coureurs de tête,
00:07:52brandissant un t-shirt où l'on pouvait lire « Sortez Israël du Tour de France ».
00:07:57Alors, il a été condamné à 300 euros d'amende et en plus avec sursis.
00:08:01Donc, au final, il repart les mains dans les poches.
00:08:04On est sur un État qui décide de poursuivre les militants jusque dans les tribunaux
00:08:09lorsque ils ont le malheur de porter un t-shirt qui demande rien de plus,
00:08:14ni moins que l'application du droit international et la fin d'un double standard
00:08:19entre des États qui bafouent ce droit tous les jours.
00:08:21Voilà, et en même temps, 300 euros avec sursis, c'est rien.
00:08:23Donc, il repart comme ça.
00:08:25Autre procès que vont intenter cette fois France Télévisions et Radio France à CNews,
00:08:29Europe 1 et le JDD, et qui risque d'avoir un effet boomerang.
00:08:33Hier, à l'Assemblée nationale, on a en effet découvert que les deux patronnes de ces médias publics
00:08:38n'avaient pas informé leur ministre de tutelle de cette action.
00:08:42Autrement dit, le gouvernement, c'est-à-dire Rachida Dati, ministre de la Communication.
00:08:46C'est d'ailleurs elle-même qui l'a révélé.
00:08:47Écoutez cet échange hier après-midi.
00:08:49Madame la ministre de la Culture, il y a quelque chose de pourri au royaume de l'audiovisuel public.
00:08:55Avec cette action en justice, les présidents de France Télévisions et de Radio France
00:08:59confirment être des militantes politiques.
00:09:02La plainte pour dénigrement ne manque d'ailleurs pas de sel.
00:09:04Et elle pourrait presque faire sourire si elle n'était pas réalisée aux frais du contribuable.
00:09:08En effet, France Télévisions et Radio France sont-ils seulement légitimes à se plaindre
00:09:13de ce supposé dénigrement quand l'audiovisuel public consacre aux frais du contribuable.
00:09:18Des heures entières à dénigrer et à caricaturer tous médias qui osent différer de sa ligne idéologique.
00:09:25Cette démarche n'avait en aucun cas été concertée et encore moins approuvée par les tutelles.
00:09:32En l'état du droit, c'est leur liberté d'avoir choisi de s'engager dans cette voie.
00:09:37Mais je peux vous dire que même si l'usage républicain
00:09:40et aussi par respect de l'engagement des deniers publics dans cette procédure,
00:09:45les tutelles auraient dû être informées, auraient pu être informées.
00:09:49Plus largement, la réflexion sur ce que signifie l'impartialité,
00:09:53cette exigence d'impartialité du service public et la façon dont elle est mise en œuvre
00:09:57est évidemment pleinement légitime et c'est un débat que nous devons avoir.
00:10:02Mais ce sujet mérite largement mieux que la voie détournée de la judiciarisation.
00:10:08Et puis une image pour conclure, celle des monuments de Paris,
00:10:12éclairés en rouge hier soir pour alerter sur le sort des chrétiens persécutés dans le monde.
00:10:16Hier soir, les parisiens en ont fait pu découvrir ces lumières écarlates
00:10:19projetées sur la cathédrale Notre-Dame de Paris, sur le Pont-Neuf, sur le Pont-des-Arts,
00:10:23sur la basilique du Sacré-Cœur mais aussi sur l'obélisque de la Concorde.
00:10:30Du rouge dans la capitale pour alerter sur le sort de 413 millions de chrétiens persécutés dans le monde.
00:10:36Hier soir, les parisiens ont pu découvrir ces lumières écarlates projetées sur la cathédrale Notre-Dame de Paris
00:10:43ou sur le Pont-Neuf, le Pont-des-Arts, la basilique du Sacré-Cœur mais aussi sur l'obélisque de la Concorde.
00:10:52Une mesure appréciée et saluée par les passants.
00:10:55J'espère que cela va s'arranger.
00:10:56J'ai cru notamment voir une nouvelle de Donald Trump qui prenait les devants par rapport à ça au Nigeria.
00:11:01Donc on pense faire heureux, on essaye de faire du bruit pour que ça s'arrange.
00:11:04Parler de la persécution, quelle que soit l'origine, les croyances, etc. des personnes, c'est une bonne chose je pense.
00:11:10Je suis quand même de religion chrétienne donc c'est quand même quelque chose qui me touche.
00:11:13Cette action est à l'initiative de l'association Aide à l'Église en Détresse
00:11:17qui pour la dixième année consécutive organise cette semaine rouge.
00:11:21Le rouge qui est sur la façade pour nous symbolise plusieurs choses comme chrétien.
00:11:24Ça symbolise d'abord la couleur du sang, Jésus qui est mort pour nous sur la croix.
00:11:28Ça symbolise aussi la couleur de l'amour.
00:11:30Pour nous c'est le témoignage de l'Esprit Saint et parce qu'on nous rappelle que c'est au prix du sang.
00:11:36Dieu a donné sa vie pour nous et qu'il n'y a pas de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis.
00:11:40Une veillée aura lieu ce soir à 20h au sein de la cathédrale Notre-Dame
00:11:44pour rendre hommage aux chrétiens assassinés cette année dans le monde en raison de leur foi.
00:11:50Allez, comme tous les jours, les tops et les flops d'audience des primes.
00:11:53C'est avec Mister Audience, Aïs Kévin.
00:11:55Bah-t'en !
00:12:25Pour Patron Incognito qui arrive tout juste au millon et demi.
00:12:28Toutes les autres chaînes sont largement sous le million et pas grand monde devant la TNT.
00:12:33TF1 Syri Film est à 671 000 personnes avec le film Le Hobbit, La Désolation de Smaug.
00:12:38Suivi de TMC qui diffusait le spectacle de Pablo Mira, Pas C'est Simple.
00:12:42W9 est juste derrière avec 630 000 téléspectateurs devant le magazine Enquête Criminel.
00:12:47Et Arte qui était quasiment à égalité avec le film Les Olympiades.
00:12:51Mister Audience vous dit à demain.
00:12:53Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:12:57Garnes-Clebroquin, bonjour.
00:12:58Merci d'être avec nous, journaliste chez Frontières.
00:13:01Maître Maxime Thiebaud, bonjour.
00:13:02Merci d'être avec nous.
00:13:03Guillaume Bastel, bonjour.
00:13:04Membre du Conseil national de l'UDI.
00:13:07Et puis Valérie Barny, conseiller municipal d'Hiver-Gouche de Suren, bonjour.
00:13:09Bonjour.
00:13:10Merci aussi d'être avec nous.
00:13:11Et puis Thomas Bonnet, journaliste politique, est là également.
00:13:13Bonjour Thomas.
00:13:13Merci d'être là.
00:13:15Dans un instant, bien évidemment, on ira à Marseille pour suivre la visite de ces deux ministres dans une situation difficile où se trouve la ville.
00:13:21D'ailleurs, hier, vous l'avez vu dans la page spéciale, on se demandait si Marseille allait tomber.
00:13:25En tout cas, la situation est tellement grave que deux ministres y sont.
00:13:27On y revient dans un instant.
00:13:29Mais je voulais quand même commencer cette émission avec ce qui se passe à Rennes, parce que ce qui se passe à Rennes est particulièrement grave dans cette école maternelle où un directeur est menacé.
00:13:39Il est menacé de mort par des parents, simplement parce qu'il refuse que la fille de ce couple soit changée de classe pour ne pas avoir un homme comme professeur.
00:13:49Cette famille exige que leur fille ne soit dirigée dans cette classe que par une femme et non pas par un homme.
00:13:57Selon eux, c'est une décision qui doit être prise par l'éducation nationale qui, elle, refuse, bien évidemment.
00:14:04Et ils ont bien raison.
00:14:05On fait le point tout de suite sur la situation.
00:14:08On se remplace avec Valentin Rouillon.
00:14:11Des menaces de mort indirectes envers un instituteur directeur de l'école maternelle des Cloteaux dans les quartiers sud de Rennes.
00:14:19Cela s'est passé le 10 octobre dernier.
00:14:21Une information qui a été publiée par Rennes Info et Unidiver relayée par le Figaro.
00:14:26Les parents d'une fillette refuseraient que des hommes s'occupent de leur enfant et demanderaient donc à l'école de changer leur fille de classe afin qu'elle soit encadrée exclusivement par des femmes.
00:14:36Les parents auraient affirmé ne pas craindre de faire 30 ans de prison.
00:14:39Des menaces qualifiées de graves par l'équipe éducative.
00:14:42Alors le directeur de l'école a porté plainte et a rapporté les faits à sa hiérarchie selon le Figaro.
00:14:47Et depuis, il serait en arrêt maladie depuis plus d'un mois.
00:14:52Selon le secrétaire général du syndicat FO d'Illé-Vilaine, l'inspecteur a reçu les responsables enseignants ce mardi.
00:14:59Ils lui ont fait part de leur indignation et de l'incompréhension de cette violence.
00:15:03Le personnel de l'école maternelle aurait demandé que l'enfant quitte l'école.
00:15:07La famille, elle, aurait été reçue par la direction académique pour faire un rappel du cadre légal.
00:15:13Une grève est prévue ce vendredi et devrait mobiliser d'autres établissements.
00:15:17Le rassemblement est organisé aux abords de l'école qui sera fermé en soutien à l'enseignant.
00:15:23Voilà, en tout cas, il y a une mobilisation qui est forte.
00:15:25Merci Valentin.
00:15:26On est en direct avec Philippe Ratinet, président du syndicat national des écoles.
00:15:30Bonjour, merci d'être en direct avec nous.
00:15:32En fait, j'ai envie de dire, il y a deux points dans cette affaire.
00:15:34Le premier point, ce sont les menaces.
00:15:36Et le deuxième point, c'est la raison des menaces.
00:15:38On va commencer par le premier, les menaces contre le professeur.
00:15:40Alors, on a le sentiment quand même que l'éducation nationale, enfin, j'ai envie de dire, dans un cas comme ça, a réagi fortement.
00:15:47Et ses collègues également.
00:15:49Bonjour Jean-Marc Morandini.
00:15:51Oui, vous avez raison.
00:15:52On a enfin une éducation nationale qui prend la mesure de ce qui arrive dans les écoles et qui réagit réellement fortement.
00:15:59Le fait d'avoir convoqué les parents à l'inspection académique pour leur rappeler que le cadre légal, c'est déjà un geste fort.
00:16:06Maintenant, nous osons espérer que, en tout cas, au niveau de notre syndicat, on espère que les suites qui seront données à la plainte seront aussi exemplaires que celles qui ont été déposées après les événements de Montpellier,
00:16:18qui étaient un petit peu similaires, qui ont lieu un peu plus tôt cette année et qui ont amené les parents à être condamnés pour l'un à de la prison à exécuter sous forme de bracelet électronique
00:16:29et pour l'autre à avoir plus d'une centaine d'heures de travaux d'intérêt généraux.
00:16:32Et on l'entendait avec Valentin Rouillon il y a un instant, et c'est vrai qu'il y a une mobilisation, il y a une grève demain, il y a l'école qui sera fermée.
00:16:39Donc voilà, en tout cas, ça bouge et ça, c'est plutôt bon signe de ne pas laisser passer ça, parce qu'il ne faut pas le laisser passer parce qu'on sait sur quel drame ça peut aboutir.
00:16:47L'autre chose qui est surprenante dans cette affaire, ce sont les motivations.
00:16:50C'est-à-dire ces personnes qui ne veulent pas que leur fille ait un prof masculin, simplement féminin, disent-elles,
00:16:57et elles veulent imposer ça quand même à l'école, à l'éducation nationale, ça c'est totalement surréaliste.
00:17:02Est-ce qu'à votre connaissance, puisque vous avez, vous, les infos qui vous remontent de la France entière,
00:17:06c'est quelque chose qui est très exceptionnel ou c'est quelque chose qui arrive de plus en plus régulièrement ?
00:17:11En fait, avec l'entrisme que l'on constate au niveau des écoles par les parents, on a beaucoup de sortes de contestations.
00:17:20Alors on a une contestation sur le contenu des programmes, on a une contestation sur la manière d'enseigner,
00:17:25on a une contestation aujourd'hui sur quel enseignant on peut accepter ou pas d'avoir pour son enfant.
00:17:32Il est évident que l'institution en tant que telle se voit de réagir par rapport à ce mouvement.
00:17:39L'école, ce n'est pas un lieu de consommation, ce n'est pas un lieu de garderie,
00:17:44c'est un service public avec une mission de service public qui est remplie par des agents qui sont des agents formés,
00:17:50pas encore assermentés comme le sont les agents de police par exemple,
00:17:55mais qui sont effectivement des personnes tout à fait compétentes et qui sont enfin, j'allais dire,
00:18:00soutenues à la mesure de leur engagement par l'institution.
00:18:03C'était déjà le cas par la justice, je vous en ai parlé juste avant,
00:18:05mais le fait de voir l'institution réagir et faire bloc véritablement par rapport à notre collègue,
00:18:12c'est quelque chose qui est extrêmement important.
00:18:16Constater aussi la solidarité des autres collègues et des autres établissements,
00:18:21puisque plusieurs établissements sont en grève ce vendredi,
00:18:24c'est quelque chose qui quelque part aide et permet aux collègues de tenir la place qui est la leur
00:18:30et qui leur est en fait demandé par la France.
00:18:34Mais Philippe Ratinet, vous êtes d'accord sur le principe de dire qu'il ne faut pas céder à ce type de demande.
00:18:38Quand vous avez une famille qui ne vous dit pas d'hommes pour enseigner à notre fille,
00:18:41vous en tant que syndicat, vous êtes d'accord pour dire qu'on ne cède pas à ces demandes ?
00:18:46Ah non, il est hors de question de céder à ce genre de demande-là,
00:18:50de même que vous n'allez pas céder sur le contenu des enseignements, ce n'est pas possible.
00:18:54Mais comment ça se fait que des parents se permettent ça pour vous ?
00:18:58C'est parce qu'ils ont le sentiment que ça peut marcher, que la peur peut marcher ?
00:19:03Évidemment, et puis encore une fois, c'est cette idée que l'école est là pour leur rendre un service.
00:19:13Ils se placent en consommateurs et donc ont des exigences par rapport à l'école,
00:19:18alors que c'est plutôt dans l'autre sens que ça fonctionne.
00:19:22C'est-à-dire que la France fournit un service d'éducation et il n'est pas acheté.
00:19:34Il y a une erreur dans l'approche de ce qu'est l'école et de ce qu'elle fournit aux enfants.
00:19:39Mais pour le coup, il y a une dérive consumériste et là, on en atteint quelques sommets.
00:19:47C'est plus qu'une dérive consumériste dans ce cas-là, c'est une dérive idéologique.
00:19:52On est d'accord, c'est poussé jusqu'au bout.
00:19:56C'est aussi ce qu'on retrouve quand on a des pressions sur les menus, sur les cantines, mais ça, c'est un sujet annexe.
00:20:02Pas tant que ça, peut-être pas tant que ça.
00:20:04Ce n'est pas forcément un sujet annexe, mais voilà.
00:20:06En tout cas, ce n'est pas celui du jour.
00:20:08Merci en tout cas, Philippe Pras.
00:20:10Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:20:11C'est vrai que c'est assez surréaliste quand même, ce type de position.
00:20:16C'est-à-dire que les parents exigent et les parents menacent de mort.
00:20:19Et d'ailleurs, une des citations dans la presse du père de famille, c'est de dire,
00:20:24si on doit faire 25 ans de prison, en gros, on est prêt à vous tuer.
00:20:27Si on doit faire 25 ans de prison, on les fera.
00:20:29Mais vous savez, ce qui est le plus étonnant, c'est que dans tous les articles que j'ai lus à propos de cette affaire,
00:20:33on ne parle jamais de la religion de la personne qui menace de mort
00:20:36parce qu'il faut que ce soit une femme qui soit avec les filles et un homme avec les hommes.
00:20:41Pourtant, tout le monde sait, tout le monde a très bien compris,
00:20:43même si dans les articles, ils n'expliquent pas que c'est l'islam.
00:20:45C'est absolument, bien sûr, une famille musulmane, parce qu'il n'y a aucun doute sur la question.
00:20:49On a vu ça arriver plein de fois.
00:20:50Moi, je n'ai pas l'info.
00:20:52Je ne sais pas si...
00:20:52Non, mais attendez, je vais vous dire.
00:20:54Moi, je n'ai pas dit ça non plus parce que moi, je n'ai pas l'info.
00:20:57Je ne sais pas si vous l'avez et si elle est vérifiée.
00:20:59Je n'ai pas besoin d'avoir l'info.
00:20:59Mais si elle n'est pas vérifiée, on ne la donne pas.
00:21:01On le sait, tout le monde sait.
00:21:02On sait, non.
00:21:03Qui menace les profs ?
00:21:05Qui assassine des profs aujourd'hui en France ?
00:21:07Ce sont des islamistes radicaux.
00:21:08Qui demande la séparation entre les hommes et les femmes ?
00:21:11Ce sont des islamistes radicaux.
00:21:11Mais juste, nous donnons des infos quand on est sur des infos.
00:21:14Qui dans les hôpitaux interdit aux femmes d'être auscultées par des médecins hommes ?
00:21:18C'est toujours l'islamisme radical.
00:21:20Donc, oui, bien sûr, les articles n'ont même pas besoin d'écrire qui sont ceux qui menacent ces profs de mort.
00:21:26Parce que tout le monde sait.
00:21:27Il n'y a pas besoin de plus de détails.
00:21:28D'accord.
00:21:29Donc, moi, je vous le redis malgré tout.
00:21:30On est une chaîne d'information.
00:21:32On donne des infos que quand on est sur des infos, que quand elles ont été vérifiées.
00:21:35Donc, vous, vous donnez cette info.
00:21:37C'est votre info.
00:21:38Et qui n'en est même pas une, si j'ai bien compris ?
00:21:39Non, non, ce n'est pas une info.
00:21:40Ah, d'accord.
00:21:40Voilà.
00:21:42Oui, mais tout le monde sait.
00:21:44Excusez-moi, tout le monde sait, ce n'est pas du journalisme.
00:21:46Non, non.
00:21:46Excusez-moi, vous êtes journaliste ou vous êtes plombier ?
00:21:49Éditorialisme.
00:21:50Et je vous explique que l'expérience, et j'ai quand même plus de 10 ans d'expérience dans ce domaine,
00:21:56je sais très bien que demain, ou ce soir, ou dans deux heures, on saura, bien sûr, que c'est une famille.
00:22:00D'accord, mais quand on le saura, on le dira.
00:22:02Si on ne sait pas, on ne dit pas.
00:22:04Pourquoi est-ce que les journalistes le cachent ?
00:22:06Pourquoi est-ce que les journalistes...
00:22:06Moi, je vous dis, si je le savais, je le dirais, je ne le sais pas.
00:22:09Bien sûr, je ne parle pas de vous.
00:22:10Je parle des articles de France Télévisions, France 3, qui avait fait un article sur le sujet.
00:22:14Pourquoi est-ce qu'ils le cachent ?
00:22:15Pourquoi ils se sentent obligés de cacher ?
00:22:17Pourquoi est-ce qu'ils veulent cacher qu'il y a un islamisme radical qui est aujourd'hui délirant ?
00:22:20Valérie Bardi est furieux en vous écoutant, je le vois sur son visage.
00:22:23Complètement, il faut allumer la lumière à un moment donné.
00:22:25À un moment donné, il faut allumer la lumière et il y a le cerveau.
00:22:27Parce que là, on ne peut pas, à chaque fois, systématiquement, mettre et pointer du doigt l'islam.
00:22:31Il faut arrêter à un moment donné.
00:22:32Ça, c'est votre fonds de commerce.
00:22:33D'ailleurs, chez Frontières, on le sait très bien.
00:22:35Alors, comme disait M. Morandini, vous êtes un journaliste.
00:22:38Vous ne devez pas désinformer, mais informer.
00:22:40Je ne désinforme pas.
00:22:41C'est très important.
00:22:41Moi, je vous dis juste simplement, pour revenir sur le sujet, ce qui est important,
00:22:45on est dans l'école de la République.
00:22:48Moi, j'apporte tout mon soutien à l'équipe éducative.
00:22:51Parce qu'il est inadmissible, inacceptable, qu'en France, aujourd'hui,
00:22:55nos professeurs d'école soient menacés de la sorte.
00:22:58Évidemment que...
00:22:59Vous n'avez rien dit dans ça.
00:23:00Non, mais attendez, je vais finir.
00:23:02J'ai envie de vous dire aussi que, derrière cela,
00:23:04évidemment qu'il y a eu des cas qui ont été recensés.
00:23:06Moi, je ne suis pas là pour défendre.
00:23:07Je suis là juste pour amener une nuance.
00:23:09Il y a des cas qui ont été recensés où des enfants ont été attouchés, touchés dans les écoles.
00:23:14Alors, à un moment donné, mettre toujours ça sur la religion
00:23:16et dire que peut-être que les parents n'ont pas eu juste peur.
00:23:20Je vous explique.
00:23:20Ils n'ont pas eu juste peur pour leurs enfants
00:23:22parce qu'il y a un homme qui est en face et qui va être professeur.
00:23:26Peut-être que...
00:23:26Je comprends ce que vous voulez dire.
00:23:27Vous voulez dire que ce n'est peut-être pas religieux,
00:23:29c'est peut-être la peur que ce soit un homme
00:23:31et qu'il y ait un geste déplacé sur leur fille.
00:23:32C'est tout.
00:23:33C'est ce que je dis.
00:23:34Tout simplement.
00:23:35Et en plus, j'ai envie de vous dire que ça peut s'entendre.
00:23:37Quand on est père de famille, quand on a des enfants,
00:23:41je ne sais pas si vous en avez,
00:23:41mais quand on a des enfants, on peut avoir cette peur et sa crainte.
00:23:44Ce n'est pas systématiquement la religion
00:23:46et de pointer toujours du doigt l'islam religieux.
00:23:47Mais qui menace de mort l'islam religieux ?
00:23:49Non, mais là, il n'y a pas...
00:23:50Qui suit des professeurs dans le pays ?
00:23:52Là, sur ce cas-là, on ne le sait pas.
00:23:54On a eu trois meurtres de professeurs dans les dix dernières années
00:23:56et les trois, c'était des islamistes.
00:23:57On le condamne avec un mot de tête.
00:23:59Mais ce que je vous dis, c'est que
00:24:00quand vous dites ce que vous dites,
00:24:01vous ne dites pas la vérité.
00:24:02Là, vous êtes en train de mentir.
00:24:03Mais comment ça, il n'y a pas la vérité ?
00:24:04Il y a un modus operandi, on le connaît par cœur.
00:24:06Parce qu'on ne connaît pas la religion de cette famille.
00:24:08Je n'ai pas besoin que l'article écrive.
00:24:11Et d'ailleurs, je le vérifierai en sortant du plateau.
00:24:12Et je sais que j'aurai raison.
00:24:14La prochaine fois, vérifiez avant.
00:24:15Ce sera plus pratique.
00:24:17Merci.
00:24:17C'est un peu compliqué.
00:24:19Il y a une vérité qui est certaine,
00:24:20c'est que l'éducation nationale,
00:24:22elle est soumise à un principe de neutralité.
00:24:24Et les élèves qui vont dans les écoles
00:24:25le sont soumis aussi.
00:24:26C'est-à-dire qu'on ne peut pas choisir
00:24:27ni la couleur de peau,
00:24:28ni la sexualité de son professeur.
00:24:30On doit se soumettre à ce que nous donne
00:24:32l'enseignement en termes de professeur.
00:24:34Et il est évident dans cette affaire
00:24:36qu'on ne peut pas ne pas penser
00:24:38à ce qui s'est passé déjà dans l'éducation.
00:24:40Et effectivement, moi,
00:24:41on ne sait pas, on n'a pas l'information,
00:24:43on ne sait pas la religiosité
00:24:44ou le critère politique de cette famille,
00:24:47le mobile politique ou religieux de cette famille.
00:24:49Mais moi, ça me fait immédiatement penser
00:24:50à Samuel Paty quand je vois cette affaire.
00:24:52Et je me dis, mais encore,
00:24:54aujourd'hui, on a des menaces sur des enseignants
00:24:56et on n'a pas tiré les leçons
00:24:57et les conséquences de cette affaire.
00:24:58Là, c'est en train de bouger.
00:24:59C'est ce que je disais tout à l'heure, malgré tout.
00:25:00Il y a deux choses.
00:25:01Un, vous voyez, moi, j'ai décidé
00:25:02d'en faire l'ouverture de cette émission
00:25:04parce que je trouve que c'est très important.
00:25:05Donc, voilà, il ne faut pas neutraliser cette information.
00:25:09Deux, essayons de donner les informations que l'on a,
00:25:10les informations que l'on connaît.
00:25:12Et notons aussi qu'il y a une mobilisation du personnel.
00:25:14Ça, c'est important.
00:25:15Il y a une mobilisation également
00:25:17de l'enseignement éducatif.
00:25:18C'est important.
00:25:19J'espère que c'est...
00:25:20Au point de vue ministériel, est-ce que ça bouge ?
00:25:22Le pas de vague, il venait rarement des collègues.
00:25:25Il vient souvent de la hiérarchie
00:25:26qui dit pas de vague, pas de vague.
00:25:27Sur Samuel Paty, il n'y a pas eu
00:25:28de grosse mobilisation des collègues avant.
00:25:31Les collègues ont le même service.
00:25:32Il faut le noter.
00:25:32Là, au moins, déjà, il y a une première étape,
00:25:34j'ai envie de dire.
00:25:35Guillaume Bastel.
00:25:36Moi, je suis assez rassuré de ce que j'entends.
00:25:39Moi-même.
00:25:40Même par Garence Hawking ?
00:25:41Non, non, non.
00:25:44Là, je me laisse le débat
00:25:46entre deux visions qui sont diamétralement opposées.
00:25:48L'idée, c'est qu'on ne peut que se rassurer
00:25:51de la posture du directeur.
00:25:53Moi, pour le coup, je vous dis,
00:25:55le premier mot qui me vient à l'esprit, c'est « ouf ».
00:25:58Là, on prend conscience de ce qui se passe.
00:26:01Indépendamment de l'idéologie des personnes
00:26:03qui ont demandé ça,
00:26:05il y a un problème, là.
00:26:06Parce que si on commence à vouloir
00:26:07de la non-mixité partout,
00:26:09y compris chez les enseignants,
00:26:11je pense que là, on ne va pas tarder à se fracturer.
00:26:13Ce qui est vrai, c'est qu'on sait
00:26:14que c'est quelque chose qui existe de plus en plus.
00:26:17Ça existe dans les hôpitaux.
00:26:17Ça existe dans les piscines.
00:26:19Dans les hôpitaux, il y a des chars de la laïcité, maintenant.
00:26:21Non, non, mais ça n'empêche pas
00:26:23les patients de demander.
00:26:25Excusez-moi, juste, Guillaume,
00:26:26soyons réalistes aussi.
00:26:28Enfin, moi, j'essaie d'avoir un équilibre dans tout ça.
00:26:30Soyons réalistes aussi, de plus en plus souvent,
00:26:31dans les hôpitaux, par exemple,
00:26:32vous avez des familles qui viennent et qui disent
00:26:33« Moi, ma fille, je ne veux pas
00:26:35qu'elle soit regardée par un médecin homme ».
00:26:38Ça existe aussi pour des faits religieux.
00:26:41On ne peut pas tout mettre sur le tapis.
00:26:43Juste, on essaie de donner les infos claires.
00:26:45Voilà, c'est juste ça.
00:26:47Mais c'est quelque chose qui monte en puissance aujourd'hui.
00:26:49Ça monte dans les hôpitaux, ça monte dans les piscines.
00:26:50Les femmes qui ne veulent pas se mettre en maillot
00:26:53parce qu'il y a des hommes
00:26:54et qui demandent à avoir des horaires que pour les hommes.
00:26:55Une fois n'est pas coutume, je vais être radical.
00:26:57Moi, je suis un défenseur du service public.
00:27:00Le premier principe du service public, c'est l'égalité des administrés.
00:27:04On vous rejoint tous.
00:27:05Un mot, Thomas Bonnet ?
00:27:06C'est une petite radicalité quand même.
00:27:07Il y a une personne à qui je pense…
00:27:08C'est l'UDI.
00:27:10Radicalité.
00:27:10C'est la radicalité vers son UDI.
00:27:14Il y a une personne à qui je pense dans cette affaire aussi,
00:27:16c'est la petite fille parce que je me dis
00:27:17dans quel environnement elle est éduquée.
00:27:20On fait reposer sur l'éducation nationale
00:27:21le fait d'essayer de créer un socle commun
00:27:23entre tous les petits Français.
00:27:24Quand vous avez une petite fille qui, quand elle rentre à la maison,
00:27:27elle a des parents qui prônent donc visiblement la non-mixité,
00:27:30malheureusement, l'école ne pourra pas tout faire pour elle.
00:27:32Et à mon avis, là, il y a un gros dysfonctionnement
00:27:34et ça parle encore une fois du rôle des parents.
00:27:35Et alors moi, je vais vous dire, ce qui me gêne pour poursuivre ce que vous dites,
00:27:37c'est que certains proposent qu'on exclue cette petite fille.
00:27:40Et je pense que c'est le contraire.
00:27:42Parce que si vous l'excliez, ça veut dire qu'elle va vivre uniquement
00:27:44dans son environnement familial.
00:27:47Et ça veut dire qu'elle ne va avoir que ça en tête.
00:27:49Il ne faut pas l'exclure, il faut la retirer de la famille.
00:27:51Ce n'est pas pareil.
00:27:51Oui, je suis d'accord.
00:27:52Je pense qu'il faut la retirer de la famille.
00:27:53Et qu'on devrait de plus en plus être investigateur dans les familles radicalisées.
00:27:57Peu importe la religion, on n'en sait rien.
00:27:59Mais on devrait être de plus en plus présent
00:28:01et venir retirer les enfants pour les protéger de la radicalisation de leurs parents.
00:28:05Et ça, je pense que le juge des affaires familiales
00:28:08devrait peut-être être un petit peu enrichi.
00:28:10Ou le juge des enfants.
00:28:11Parce qu'il faut savoir que le juge des enfants,
00:28:12c'est un outil qui est assez peu utilisé.
00:28:14Mais lorsqu'il y a une urgence, que l'intégrité de l'enfant,
00:28:17que ce soit son éducation ou sa santé,
00:28:19puisse être atteinte, le juge des enfants
00:28:21peut ordonner des mesures provisoires.
00:28:22Et je pense qu'on devrait davantage l'utiliser
00:28:24pour protéger les enfants, comme dans ce cas-là.
00:28:25En tout cas, on va continuer à suivre cette affaire.
00:28:27Vous le savez, mobilisation demain, donc grève.
00:28:29Et je pense qu'on sera sur place demain
00:28:30avec nos équipes pour suivre ce qui va se passer.
00:28:32Et qu'on aura peut-être les infos que vous supposez.
00:28:36C'est nos infos avant d'aller à Marseille.
00:28:38C'est avec Margot Siffer.
00:28:39Bonjour Jean-Marc, bonjour à tous.
00:28:45Mobiliser l'armée face au narcotrafic.
00:28:47C'est en tout cas ce que suggère ce matin sur ces news.
00:28:50Christian Estrosi, un narcotrafic qualifié de terrorisme
00:28:53par le maire de Nice et vice-président du parti Horizon.
00:28:56On ne fait pas la guerre avec les armes de la paix,
00:28:58n'ajoute-t-il.
00:29:00Nouvelle flambée de violence en Martinique.
00:29:02Un homme tué et un enfant grièvement blessé hier soir
00:29:05par des tirs d'armes à feu alors qu'il se trouvait
00:29:07dans leur véhicule.
00:29:09Le pronostic vital du garçon est engagé.
00:29:12Et puis le Beaujolais nouveau a fait son retour cette nuit.
00:29:15Comme le veut la tradition, les tonneaux de vente
00:29:16ont été amenés via une péniche jusqu'à l'hôtel de ville de Lyon.
00:29:20C'est là que les jeunes vignerons du Rhône
00:29:21ont dévoilé en fanfare leur cuvée.
00:29:24C'était lors d'une dégustation géante au cœur de la nuit.
00:29:27Ok ?
00:29:28Pas du tout.
00:29:29Malheureusement Jean-Marc.
00:29:30Dommage, et moi non plus.
00:29:32Merci beaucoup Margot.
00:29:33Et on vous retrouve tout à l'heure à 11h30.
00:29:35Oui, page spéciale donc à nouveau concernant Marseille
00:29:38puisque vous le savez, les choses sont en train de bouger à Marseille.
00:29:41En tout cas, il y a des ministres qui vont à Marseille.
00:29:43Il y a le garde des Sceaux qui est sur place.
00:29:45Il y a le ministre de l'Intérieur également qui est sur place.
00:29:48Peut-être pour annoncer des mesures.
00:29:50C'est en tout cas ce qu'on souhaite, des mesures efficaces
00:29:52avant la venue du président de la République
00:29:54qui a été annoncé pour la mi-décembre.
00:29:56Alors on va partir tout de suite en direct à Marseille.
00:29:58On va rejoindre l'une des envoyées spéciales de CNews,
00:30:01Stéphanie Rouquier qui est sur place, qui est d'ailleurs précisément au rond-point
00:30:06où a été tué le jeune Kessassi dans le quatrième arrondissement de Marseille.
00:30:10Stéphanie, comment réagissent les habitants à la venue de ces deux ministres aujourd'hui ?
00:30:15Ce que vous devez savoir, c'est que vraiment l'assassinat du jeune Kessassi a glacé la cité fosséenne.
00:30:23Les habitants, les élus, les associatifs se demandent s'ils seront eux aussi prochainement visés.
00:30:29Donc ce sont des gens qui sont apeurés mais aussi totalement déboussolés.
00:30:33Car depuis une semaine, dans tous les quartiers où nous allons, dans tous les arrondissements,
00:30:39eh bien tous les gens que nous rencontrons nous expliquent que c'était à prévoir car c'est de pire en pire depuis des mois.
00:30:46Je voulais vous raconter aussi un moment dans cette ville.
00:30:49C'était mardi après-midi où se tenaient les obsèques du jeune Kessassi.
00:30:53Nous étions dans la cité de Frévalon, à quelques mètres de la mosquée,
00:30:57assez loin pour respecter justement le recueillement de la famille.
00:31:00Et là, un ami du père Kessassi m'avait expliqué que cette association créée contre le narcotrafic par Amine,
00:31:06eh bien c'était trop pour un si jeune homme, c'était trop dangereux, c'était à l'état d'agir et c'était pas à ce jeune homme.
00:31:14Et donc au même moment où la cérémonie dans la mosquée débute,
00:31:18eh bien là je reçois une alerte des marins pompiers.
00:31:21Et cette alerte explique qu'à 3 kilomètres de là, eh bien il y a un homme qui s'est pris 4 balles dans la tête.
00:31:26Alors je me rends rapidement sur place et donc là ça n'a rien à voir avec le narcotrafic.
00:31:30C'est un différent commercial mais cette violence, elle est aussi significative.
00:31:33Eh bien c'est deux associés dans une carrosserie.
00:31:37Suite à un différent, l'un d'eux a sorti une arme et a tiré 4 balles dans la tête de l'autre associé.
00:31:43Et comme d'habitude, eh bien j'ai pu faire les mêmes témoignages.
00:31:45Juste à côté de cette carrosserie, il y avait une école avec des parents d'élèves qui attendaient leurs enfants
00:31:49et qui m'expliquaient qu'ils ont peur.
00:31:50Ils sont totalement apeurés, ils n'avaient qu'une envie, c'est récupérer leur garçon de l'école
00:31:54et rentrer vite chez eux à l'abri.
00:31:56Une dame, une maman m'avait expliqué, vous savez, Marseille détruit tout.
00:31:59Stéphanie, vous êtes avec leur para à Marseille.
00:32:03C'est peut-être intéressant de savoir aussi dans quelles conditions peuvent travailler les journalistes.
00:32:06Aujourd'hui, c'est très compliqué d'aller dans ces cités, c'est très compliqué d'interroger,
00:32:10c'est très compliqué de faire des directs dans ces cités.
00:32:12Parce qu'on va dire les choses, en réalité, ces cités, elles sont tenues.
00:32:15Les cités sont tenues, c'est compliqué dans ces cités depuis longtemps.
00:32:21Ça, pour le coup, je suis dans la région depuis plus de 25 ans et ça a toujours été compliqué.
00:32:25C'est beaucoup plus aujourd'hui parce que maintenant, ce qui se passe, c'est que tous les habitants,
00:32:29la plupart nous disent qu'ils ne voient rien, qu'ils n'entendent rien, ils sont juste là
00:32:34et ils nous expliquent qu'il ne faut rien voir pour pouvoir vivre dans ces cités.
00:32:38C'est vraiment le principe que si tu ne vois rien, si tu laisses faire, tout se passe bien.
00:32:43Dès que tu commences à l'ouvrir, là, ça peut mal aller pour toi, pour ta famille, pour tes proches.
00:32:47Et donc, pour faire le reportage dans les cités, la plupart du temps,
00:32:50on arrive à trouver des habitants qui acceptent de témoigner à visage masqué.
00:32:54Donc, bien sûr, on filme les mains, on filme les pieds.
00:32:56Mais il y a un autre danger pour ces personnes, même quand ils parlent à visage masqué,
00:33:00c'est qu'il ne faut pas qu'ils soient vus en train de parler à des journalistes.
00:33:04Parce que là aussi, c'est un risque pour eux et pour leur famille.
00:33:07Donc, effectivement, ça devient compliqué pour nous.
00:33:09Mais je dis d'autant plus, c'est compliqué pour les habitants qui, eux, sont pris en otage dans ce narcotrafic.
00:33:15Question Stéphanie, est-ce que ces habitants, à un moment donné, ils ont un espoir aujourd'hui
00:33:19quand ils voient les ministres qui viennent sur place, quand ils voient le président de la République
00:33:23qui va arriver au mois de décembre ?
00:33:25Est-ce que vous avez le sentiment qu'ils se disent, bon, allez, les choses vont peut-être bouger
00:33:29ou au fond d'eux, c'est de la com' et de toute façon, c'est foutu ?
00:33:35Je les trouve extrêmement résignés depuis quelques temps.
00:33:37Il y a quelques temps, il y avait un mouvement où tous m'expliquaient, allez, on va déménager,
00:33:41on va changer de secteur, on va changer de quartier, de cité, ça ira peut-être mieux ailleurs.
00:33:46Parce que foncièrement, ils aiment Marseille, ils aiment leur ville.
00:33:49Mais ils se disaient, allez, on va bouger, ça ira mieux ailleurs.
00:33:52Et là, depuis un moment, je les sens tous vraiment résignés.
00:33:55Tous m'expliquent à chaque fois, encore un meurtre, encore une violence, on ne peut rien faire.
00:33:59Je pense que réellement, ils ne voient pas d'issue, ils ne voient pas de solution.
00:34:03En 2000, il y a quatre ans de ça, Macron a lancé Marseille en grand, avec plein de moyens, plein de projets.
00:34:09Ils y croyaient, ces Marseillais, ils espéraient.
00:34:12Et au final, on se retrouve avec une situation qui est de plus en plus, qui s'enfonce encore plus dans les violences.
00:34:18– Merci beaucoup Stéphanie Rouky, avec Laure Paras sur place à Marseille.
00:34:21Très intéressant d'avoir votre sentiment et votre perception, parce que vous êtes sur place.
00:34:25On reste sur place, justement, à Marseille.
00:34:27On va retrouver Edicide, policier, bien évidemment.
00:34:29Bonjour Edicide, merci d'être en direct avec nous pour comprendre également ce qui se passe.
00:34:33Vous avez entendu le témoignage de nos reporters, de nos envoyés spéciaux à Marseille,
00:34:38qui disent que finalement, aujourd'hui, les habitants sont résignés pour eux.
00:34:41Il peut y avoir autant de ministres qui viennent, le président de la République peut venir aujourd'hui.
00:34:46Allez, j'ai envie de le dire, c'est foutu.
00:34:50– Alors, l'espoir fait vivre.
00:34:52Je ne me permettrai pas d'être aussi défaitiste.
00:34:53Maintenant, c'est vrai qu'il y a les venues et il y a surtout des annonces.
00:34:57Ce qu'on attend, effectivement, ce n'est pas des venues, c'est des annonces.
00:34:59C'est que tout cela soit transformé en mesure, en annonce et en moyen pour cette ville.
00:35:04Vous savez, on a eu beaucoup d'effets d'annonce, beaucoup de tours de manchette,
00:35:08beaucoup de politiques politiciennes à Marseille.
00:35:11Aujourd'hui, il y a aussi peu de fonctionnaires à Marseille qu'en 2007.
00:35:15Voilà.
00:35:16Alors que le narcotrafic a explosé, alors que l'ultraviolence a explosé.
00:35:20Donc, ce n'est pas un phénomène marseillais, c'est un phénomène national.
00:35:23Je vous rappellerai que les méthodes des narcotraficants, les narcotraficants marseillais,
00:35:29se sont disséminées sur l'ensemble du département, sur l'ensemble, effectivement, de la région
00:35:32et maintenant sur l'ensemble du territoire national.
00:35:33On a des règlements de compte à la ville de Clermont-Ferrand, à Rennes, en Bretagne,
00:35:37dans les endroits improbables.
00:35:38Aujourd'hui, c'est les tentatives d'extorsion des nouvelles méthodes des narcotraficants marseillais
00:35:42qui se disséminent sur l'ensemble de la région.
00:35:43C'était des méthodes qui sont propres au quartier Nord, qui sont disséminées
00:35:46sur l'ensemble du département et maintenant sur des régions comme, je pense, à Alès
00:35:49ou Porto-les-Cévennes.
00:35:50Donc, il va falloir, à un moment donné, se prendre et vraiment le taureau par les cornes,
00:35:55mettre en place un plan Marshall contre la lutte contre le narcotrafic et donner enfin
00:36:00des moyens structurels à la ville de Marseille et à la politique marseillaise pour lutter
00:36:03contre cela.
00:36:04Parce que sinon, ces cartels marseillais et ces méthodes d'intimidation vont inexorablement
00:36:12se reprendre sur l'ensemble du territoire national.
00:36:14Et ça, c'était un fait.
00:36:15Mais ça a été le cas par le passé.
00:36:16Et il n'a pas fallu dix ans pour qu'on en arrive là.
00:36:19Ce jeune homme vous parle, c'est à cinq ou sept ans.
00:36:21Il ne faut pas oublier que si, et c'est ça en réalité, si Amin Kessassi n'avait pas
00:36:25été sous protection dans la ville de Marseille, il aurait été exécuté.
00:36:29On aurait essayé d'assassiner un élu de la République.
00:36:32On va où, là ?
00:36:34C'est quoi la prochaine étape ?
00:36:35Mais Edicide, je vous écoute et c'est toujours très intéressant de vous avoir en direct,
00:36:40mais excusez-moi, ce que vous dites, ça fait des mois que vous le dites.
00:36:44Ça fait des mois que les policiers le disent.
00:36:46Ça fait des mois que les policiers le réclament.
00:36:48Et plus les jours passent, plus la situation s'aggrave sur place.
00:36:52En fait, c'est pour ça que je disais, c'est foutu et c'est ce que pensent les habitants
00:36:55sur place.
00:36:56Parce que vos discours, on adhère à ce que vous dites.
00:36:58Forcément, vous avez raison, Edicide.
00:37:00Mais que moi, je le dise, tout le monde s'en fout, en fait.
00:37:03Il faudrait que les politiques vous le disent, que les politiques vous suivent.
00:37:06Pourquoi ils ne vous suivent pas ?
00:37:08C'est un fait.
00:37:09On est face à certaines politiques qui font la politique politicienne.
00:37:12C'est-à-dire qu'en gros, vous savez, il y a relativement des amours des Français
00:37:15avec leurs politiques.
00:37:17Nous, au syndicat Unité Police, nous ne faisons pas de politique, donc je m'arrêterai là.
00:37:19Par contre, ce qui est vrai, c'est qu'il faut arrêter de mettre du pansement,
00:37:24des petits pansements sur une hémorragie, en fait.
00:37:26C'est un peu ça, l'image qu'on a, le sentiment qu'aujourd'hui, les Marseillais
00:37:29en particulier, les Français au sens large.
00:37:30Il va falloir souligner des véritables moyens pour effectivement solutionner tout ça.
00:37:34Il va falloir un véritable plan Marshall.
00:37:35Aujourd'hui, Marseille, et c'est ce qu'il faut dire, et je ne cesserai pas de le répéter,
00:37:39c'est un laboratoire en France pour la lutte contre le narcotrafic.
00:37:43Quand vous vous rendez compte que des narcotraficants marseillais se sont installés dans une banlieue
00:37:48de Bruxelles il y a moins d'un an, pour dealer, ils vont s'arrêter où ?
00:37:54Je veux dire, leur exemple, c'est très simple.
00:37:56C'est la Cosa Nostra italienne, la Trangheta calabrese, c'est la Mocro mafia hollandaise.
00:38:02On les abusque.
00:38:03Les dommages qu'ont fait ces gens-là, l'assassinat du juge Falcone, l'assassinat d'un journaliste
00:38:07d'investigation aux Pays-Bas en 2020-2021, la mise sous protection du Premier ministre néerlandais.
00:38:12C'est ça, la réalité.
00:38:14Donc, à un moment donné, on ne peut pas dire...
00:38:15Vous savez, moi, je n'ai pas de fatalisme parce qu'on n'a pas tout essayé contre les narcotraficants.
00:38:19En fait, ce n'est pas vrai.
00:38:20On n'a pas besoin d'envoyer l'armée.
00:38:21Mais aujourd'hui, il faut se donner des véritables moyens.
00:38:23Les effectifs, aujourd'hui, à Marseille, il y a une rupture d'égalité entre les effectifs
00:38:28à Marseille et les effectifs, par exemple, par les gens parisiennes et à Paris, une
00:38:30tramurance en particulier.
00:38:31Oui, mais vous savez, si on les envoie à Marseille, ils ne seront plus à Paris.
00:38:33Et d'ici, soyons réalistes, on sait bien qu'il n'y a pas assez de policiers.
00:38:37Si on envoie plus de policiers à Marseille, ça veut dire qu'on va les envoyer ailleurs.
00:38:40Et donc, ça veut dire que ça va s'installer ailleurs.
00:38:42En fait, c'est pour ça qu'on n'y arrive pas.
00:38:43Et c'est pour ça que certains disent « envoyez l'armée », parce que l'armée,
00:38:46aujourd'hui, c'est une façon de pallier au manque d'effectifs.
00:38:50Vous avez raison, mais vous savez, ce gouvernement particulier, il est ce qu'il est, mais il
00:38:55a montré qu'à un moment donné, on est capable, effectivement, d'augmenter les budgets.
00:38:59Il faut arrêter avec les mesures d'austérité.
00:39:00Il n'y a pas de mesures d'austérité pour la sécurité.
00:39:02C'est un droit régalier.
00:39:03On n'est pas dans l'État-providence.
00:39:04Ce n'est pas de l'assistanat.
00:39:05Ce n'est pas, effectivement, des amortisseurs sociaux.
00:39:07Donc, à un moment donné, on a doublé le budget.
00:39:10Et heureusement que ça a été fait, de la défense par rapport à 2017, cette année,
00:39:15cette année, on est arrivé.
00:39:17Donc, il n'y a pas de raison qu'on ne le fasse pas pour l'intérieur.
00:39:18Et c'est un droit régalier.
00:39:20S'il n'y a pas de sécurité, il n'y a pas de vie.
00:39:22Il n'y a pas d'éducation.
00:39:23Il n'y a pas de commerce.
00:39:24Il n'y a pas de prospérité, quelle qu'elle soit.
00:39:26C'est un droit régalier.
00:39:27Et moi, je me battrai quoi qu'il arrive pour que ce soit cela, parce que nous,
00:39:31nous sommes marseillais, nous sommes habitants de cette ville.
00:39:34Nous ne laisserons pas un million d'habitants aux mains de trafiquants,
00:39:38quels qu'ils soient, de la mafia, quels qu'ils soient, le cartel, quels qu'ils soient.
00:39:40Ce n'est pas possible.
00:39:41Nous n'avons pas le choix.
00:39:42Nous n'avons pas le choix que de réussir à Marseille.
00:39:44Et moi, je suis assez d'accord avec cette phrase.
00:39:46Et je pense que vous le saurez aussi.
00:39:47Dernier mot, Edicide, c'est « si Marseille tombe, la France tombera ».
00:39:51Exactement.
00:39:52Exactement.
00:39:52Il est inéluctable.
00:39:53Parce qu'on l'a prouvé.
00:39:54On l'a prouvé par les méthodes ultra-violences et les narcomicides répétés.
00:39:59À Marseille, ils se sont dissimulés sur l'ensemble du territoire national.
00:40:01On l'a prouvé par ces raquettes et extorsions
00:40:03qui sont en train de se dissimuler sur l'ensemble du Sud
00:40:04et qui arriveront aujourd'hui rapidement sur l'ensemble du territoire national.
00:40:09Il faut arrêter de croire que c'est un problème marseillais aux Marseillais.
00:40:11Marseille doit être un laboratoire, effectivement, contre la lutte des narcotrafiquants.
00:40:14On est face à des narcotrafiquants qui sont cartélisés.
00:40:17On a ramifications en Afrique du Nord, c'était historique.
00:40:19Mais des ramifications en Amérique du Sud, au Moyen-Orient, au Moyen-Orient,
00:40:24ils recyclent l'argent sale.
00:40:25Il va falloir se donner de véritables moyens
00:40:26et arrêter de faire une réponse conjoncturelle à des problèmes structurels.
00:40:29Merci beaucoup, Inicite, pour faire le syndicat police unité Marseille.
00:40:33Merci d'avoir été avec nous en direct de Marseille.
00:40:35On a entendu deux choses différentes,
00:40:37mais qui se rejoignent finalement.
00:40:39C'est qu'aujourd'hui, Marseille, c'est un point de bascule.
00:40:42Et moi, je le redis, Garin Chonroquin,
00:40:44si Marseille tombe, la France tombera.
00:40:46Et aujourd'hui, Marseille est sur le point de tomber, clairement.
00:40:48Marseille est déjà tombée.
00:40:49Non, Marseille n'est pas tombée.
00:40:50On ne peut pas dire ça.
00:40:51Je suis marseillais en plus, donc on ne peut pas dire ça.
00:40:52Certaines cités sont tombées.
00:40:54Ça, oui, mais Marseille n'est pas tombée.
00:40:56Il y a des zones de non-droit aujourd'hui, au centre de Marseille.
00:40:59Aujourd'hui, il y a des cités dans le centre de Marseille.
00:41:01Il n'y a pas de cités dans le centre de Marseille.
00:41:02Si, elles ne sont pas en périphérie, à la différence de Paris.
00:41:05Elles sont plutôt au centre, les bars.
00:41:06Non, il n'y a pas de cités au centre de Marseille.
00:41:09Le panier, ce n'est pas une cité.
00:41:10Le panier, ce n'est pas une cité.
00:41:12Il n'y a pas de cités au centre.
00:41:13Elles sont autour de Marseille.
00:41:14Il y a des arrondissements de Marseille qui sont complètement...
00:41:16Au nom du vivre-ensemble, l'État a abandonné les Français
00:41:23d'un vivre-ensemble imaginaire
00:41:26et a laissé prospérer les racailles.
00:41:29L'État français est faible.
00:41:30Il n'y a aucune guerre contre le narcotrafic.
00:41:32Il faut dire qu'en France, il n'y a pas de guerre contre le narcotrafic.
00:41:35La France, quand il y a eu le Covid,
00:41:37elle a réussi à enfermer 68 millions d'habitants chez elle.
00:41:40Si l'État français est très fort,
00:41:42l'État français, quand il veut imposer,
00:41:44il est très très fort.
00:41:45Guillaume, est-ce qu'on a enfermé 68 millions de Français
00:41:48pendant le Covid chez eux ?
00:41:49Oui.
00:41:50Pourquoi est-ce que l'État français ne fait pas des descentes
00:41:52dans les sites ?
00:41:53Mais pour plaisanter, on laisse faire.
00:41:55On laisse faire.
00:41:56La police, aujourd'hui, à les pieds et poings liée
00:41:59par une justice qui libère...
00:42:01Guillaume Bastel vous répond.
00:42:02Ce que vous dites, là, c'est que la police et la justice
00:42:04sont de concert avec les narcotrafiquants
00:42:07pour faire le biais.
00:42:08On les laisse faire.
00:42:09Ça veut bien être une facilité volontaire
00:42:11de la part de l'État.
00:42:12L'État, de l'État, c'est pas la police.
00:42:13Les policiers, les pauvres,
00:42:15ils ont le droit, ils demandent...
00:42:17Mais la police reçoit des ordres de l'État.
00:42:19C'est pas la police.
00:42:20L'État laisse faire.
00:42:21Pour vous, l'État laisse faire.
00:42:22Bien sûr que l'État laisse faire.
00:42:22L'État donne des ordres.
00:42:24L'État laisse faire.
00:42:25Est-ce que vous comprenez la différence
00:42:26entre laisser faire et donner des ordres ?
00:42:28Est-ce que vous comprenez la différence
00:42:29entre laisser faire et donner des ordres ?
00:42:31Est-ce que l'État dit aux policiers
00:42:32« Non, on n'allait pas dans cette cité ? »
00:42:34Non, ils ne donnent juste pas d'ordre.
00:42:35Ils ne donnent pas d'ordre.
00:42:36Comme ça, ils ont la paix sociale.
00:42:38C'est pas ce que vous avez dit au début.
00:42:39C'est exactement ce que j'ai dit.
00:42:40Ils laissent faire...
00:42:41Non, mais vous comprenez mal.
00:42:42Je suis désolé.
00:42:42Peut-être que vous essayez de défendre votre parti.
00:42:44J'ai au pouvoir depuis 8 ans.
00:42:45Mais vous n'êtes pas de l'UDI ?
00:42:47Mais pas à Marseille.
00:42:48Non, mais ce n'est pas ça.
00:42:49La France entière est en train de couler dans le narcotrafic.
00:42:52Marseille, c'est le point le plus visible.
00:42:54Ça sert à quoi d'envoyer l'armée ?
00:42:55Ça sert à quoi d'envoyer l'armée ?
00:42:56Ça sert à mettre de l'ordre.
00:42:58Pour que les juges derrière libèrent à la pelleté de tous les trafiquants
00:43:01et qu'ils puissent retourner dans leur cité,
00:43:03ça n'a aucun intérêt.
00:43:04Il faut tout changer.
00:43:05Puisqu'on parle de justice, Maxime Thébault ?
00:43:08Moi, ce qui me fait sourire, c'est qu'hier,
00:43:09on a quand même le chef d'état-major des armées,
00:43:14merci le général Mandon,
00:43:16qui nous disait qu'il fallait se préparer à la guerre de l'extérieur,
00:43:18que les esprits devaient être prêts à faire la guerre
00:43:21alors qu'on a une guerre à l'intérieur et qu'on l'équipe complètement.
00:43:24Parce qu'en fait, ça fait 5-6 ans que je viens sur votre plateau,
00:43:26Jean-Marc, et qu'on parle des zones de non-droit en France.
00:43:30Et on avait déjà expliqué que les zones de non-droit,
00:43:32elles avaient du droit.
00:43:33C'est-à-dire qu'elles ont des normes.
00:43:34Elles ont des restrictions.
00:43:35Elles ont leurs droits.
00:43:36Elles ont leur système économique, leur système social.
00:43:39Leur règle.
00:43:39Leur règle.
00:43:40Leur règle.
00:43:40Et on sait que des familles ne vivent que par la cour de trafic.
00:43:43De l'enfant qui fait la garde à l'entrée du bâtiment
00:43:46à la maman qui peut acheter le caddie grâce à l'argent de la drogue.
00:43:49Et aujourd'hui, on arrive au bout de cette logique-là
00:43:51parce que ces pouvoirs qui se sont installés dans notre République,
00:43:56décident de neutraliser les élus de la République
00:43:58ou leurs familles lorsque ces derniers s'attaquent aux zones de non-droit.
00:44:02Donc effectivement, la guerre de l'extérieur,
00:44:03avant même d'y réfléchir ou même d'y penser
00:44:05ou d'avoir l'espoir de pouvoir un jour se mobiliser pour cette dernière,
00:44:09il faut déjà qu'on gagne la guerre de l'intérieur.
00:44:11Et je pense qu'on en est très loin.
00:44:12Hier, vous voyez, j'étais à Nevers.
00:44:14J'avais une audience qui n'avait rien à voir avec le stup.
00:44:16Il y avait des confrères de toute la France.
00:44:18J'étais présent pour cette grosse audience.
00:44:19Et certains faisaient du stup.
00:44:21Et on discutait pendant une pause.
00:44:24Et il me disait, moi, je commence à avoir peur aujourd'hui de faire mon métier.
00:44:27Parce que ça fait 30 ans que je fais du pénal.
00:44:30Ça fait 30 ans que je défends des trafiquants de drogue.
00:44:33Ça m'arrive, effectivement.
00:44:34C'est mon métier de défense pénale.
00:44:36Sauf que depuis quelques années,
00:44:37je sens qu'il y a une vraie pression
00:44:38et qu'on est assimilé à nos clients.
00:44:40Il y a des menaces de mort qui nous pèsent dessus.
00:44:43Et qu'en réalité, tout ce qui faisait la sacralité de notre nation,
00:44:46c'est-à-dire ces institutions, le juge, le policier, l'avocat, l'élu de la République,
00:44:51est en train de tomber.
00:44:52Pourquoi ?
00:44:52Parce que les narcotrafiquants n'en ont rien à faire,
00:44:55strictement rien à faire de l'État dans lequel ils exercent.
00:44:58Ce qu'ils veulent avant toute chose,
00:45:00c'est pouvoir instaurer leur modèle étatique,
00:45:03fondé sur le trafic de stupéfiants
00:45:04et détruire tout ce qui est entrave à cela.
00:45:07Ça n'a rien à voir même avec la Cosa Nostra,
00:45:09particulièrement,
00:45:10parce que la Cosa Nostra italienne,
00:45:12elle, elle respecte tel État italien.
00:45:13C'est-à-dire qu'elle avait son trafic de stupéfiants,
00:45:16elle avait ses codes d'honneur,
00:45:18elle avait sa manière de travailler,
00:45:20mais elle était attachée à l'État même de l'Italie.
00:45:23Alors que les mafias françaises qu'on a,
00:45:25et notamment sur Marseille,
00:45:26et qui se développent particulièrement dans le bassin lyonnais,
00:45:29on n'en parle pas assez souvent,
00:45:30ces mafias-là,
00:45:31elles n'en ont strictement rien à faire de l'État français et de ses codes.
00:45:34Tout ce qui compte, c'est l'argent roi,
00:45:36qui tatuait tout le monde.
00:45:36Je vous ai laissé parler parce que l'analyse est très intéressante
00:45:39et c'est vrai que c'est un vrai regard sur tout ça.
00:45:40Là aujourd'hui, on a deux ministres qui vont à Marseille,
00:45:42pourquoi faire ?
00:45:43Vous voyez, c'est la question qu'on pose,
00:45:45deux ministres à Marseille, pourquoi faire ?
00:45:47On part tout de suite justement en direct,
00:45:48on rejoint Marie-Victoire Dieudonné,
00:45:49qui est sur place avec Olivier Gangloff,
00:45:51encore une équipe d'envoyés spéciaux de CNews.
00:45:53Marie-Victoire Dieudonné,
00:45:54qu'est-ce qui est prévu
00:45:55et comment s'annonce cette journée à Marseille
00:45:58avec ces deux ministres qui se déplacent ?
00:45:59Tout à fait, bonjour Jean-Marc.
00:46:04Exactement, comme vous pouvez le voir derrière nous
00:46:06avec les policiers qui sont présents
00:46:08et puis le dispositif de sécurité,
00:46:10l'arrivée de Gérald Darmanin ici à la préfecture est imminente.
00:46:14Il ne devrait pas tarder à arriver dans les secondes
00:46:17ou les minutes qui viennent
00:46:18pour une réunion de travail consacrée, bien sûr,
00:46:21à la criminalité organisée.
00:46:23Auparavant, depuis 10h30 environ,
00:46:25une autre réunion de travail avait eu lieu,
00:46:27mais cette fois avec les magistrats de la GIRS.
00:46:30C'est des professionnels, des magistrats spécialisés
00:46:33dans la lutte contre la criminalité organisée,
00:46:36contre le narcotrafic,
00:46:38notamment à travers les opérations de blanchiment.
00:46:41Et puis de l'autre côté de la ville,
00:46:42c'est le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:46:45qui a rencontré ce matin le ministre socialiste de...
00:46:48le ministre, pardon, le maire socialiste de Marcel,
00:46:51Benoît Payan, qui, on le rappelle,
00:46:53avait demandé une nouvelle préfecture de police
00:46:57propre à Marseille.
00:46:59Et puis pour finir, le deuxième temps fort de la journée,
00:47:01ce sera bien sûr les ministres
00:47:03qui se rendront ensuite au chevet
00:47:05de la famille de Mehdi Kessassi,
00:47:07assassinée en plein jour,
00:47:09donc à Marseille,
00:47:10dans un probable crime d'intimidation.
00:47:12Cette journée, elle se terminera enfin
00:47:13par une prise de parole
00:47:15du ministre de l'Intérieur,
00:47:17ici à la préfecture.
00:47:17C'est News en direct de Marseille
00:47:19avec Marie-Victoire Dédonné,
00:47:20les images d'Olivier Gangloff.
00:47:21Merci beaucoup, Marie-Victoire.
00:47:22Vous parlez du meurtre de Mehdi Kessassi.
00:47:25Son frère s'est exprimé,
00:47:26son frère, c'est Amine.
00:47:27Il s'est exprimé chez nos confrères
00:47:29de France Inter ce matin.
00:47:30Il a expliqué pourquoi il avait décidé,
00:47:32lui, de continuer son combat
00:47:33et surtout pourquoi il avait décidé de parler.
00:47:35C'est une façon,
00:47:36et c'est la solution pour moi,
00:47:38de continuer à vivre à Tilly.
00:47:39Écoutez-le.
00:47:39Ma parole, c'est avant tout pour ma maman.
00:47:43Ma maman qui a déjà enterré un enfant,
00:47:45qui mardi dernier a enterré un second enfant.
00:47:47Et pour toutes ces mères
00:47:49qui ont perdu des enfants
00:47:50et qui tiennent debout
00:47:51et qui tiennent bon,
00:47:53mon petit frère, vous l'avez dit,
00:47:54il n'était connu dans aucune affaire,
00:47:56dans aucun dossier.
00:47:58Et aujourd'hui, si je dois parler,
00:47:59c'est pour lui.
00:48:00C'est pour lui rendre hommage
00:48:01parce que mon petit frère
00:48:02était fier du combat que j'avais mené
00:48:05pour notre frère Enébraïm
00:48:06et parce que mon petit frère
00:48:09n'avait rien à voir
00:48:10et n'avait rien fait.
00:48:12Formidable ce garçon,
00:48:12vraiment formidable.
00:48:14Et c'est vrai que j'ai eu l'occasion
00:48:15de le rencontrer,
00:48:16je le disais hier,
00:48:17quand on était allé à Marseille.
00:48:19Et c'est vrai qu'il avait ça
00:48:20dans le sang, en fait.
00:48:22Il avait envie de se battre.
00:48:23Et vous vous rendez compte
00:48:24qu'on a tué deux de ses frères
00:48:25parce qu'il était impliqué dans le trafic,
00:48:26l'autre alors qu'il était
00:48:27totalement extérieur à tout ça.
00:48:29Et c'est terrible
00:48:30ce qu'il est en train de vivre.
00:48:31Vous avez à gauche les images de Marseille
00:48:32puisqu'on attend l'arrivée du ministre.
00:48:34On va continuer à écouter Amine Kessassi
00:48:36justement qui explique
00:48:37que la mort de son frère
00:48:38justement ne le fera pas taire.
00:48:40Il a une volonté incroyable.
00:48:42J'ai perdu mon premier frère aîné
00:48:43qui a été brûlé
00:48:44dans le coffre d'une voiture.
00:48:46Aujourd'hui, je perds mon second frère
00:48:47que j'ai enterré mardi dernier,
00:48:49mon petit frère
00:48:50qui avait deux ans de moins que moi.
00:48:52Donc moi, je ne peux pas me taire aujourd'hui.
00:48:53Je ne peux pas me taire
00:48:54pour plusieurs raisons
00:48:55parce que mon petit frère
00:48:57est mort pour rien.
00:48:58Et ça, je n'arrêterai pas
00:48:59de le dire.
00:48:59Mehdi est mort pour rien.
00:49:01Pour rien.
00:49:02Peu importe ce que j'ai fait,
00:49:03peu importe si j'ai écrit des livres ou pas,
00:49:05on ne devrait pas tuer mon petit frère
00:49:07comme ça
00:49:07et on ne devrait tuer
00:49:08aucun petit frère pour rien.
00:49:10Et surtout aujourd'hui,
00:49:11si on veut garantir la sécurité
00:49:13de celles et ceux
00:49:14qui prennent la parole,
00:49:15si on veut,
00:49:16toutes les personnes
00:49:16qui ont été émues,
00:49:17toutes les personnalités politiques
00:49:19qui se sentent touchées
00:49:20par cette histoire,
00:49:21s'ils veulent aujourd'hui
00:49:22que des gens comme moi
00:49:22puissent vivre,
00:49:23que des gens comme moi
00:49:24puissent continuer leur combat,
00:49:25ils doivent parler.
00:49:26le seul sentiment aujourd'hui
00:49:28qui m'habite,
00:49:28c'est ce sentiment de culpabilité,
00:49:30de ne pas avoir protégé
00:49:31mon petit frère,
00:49:32de ne pas avoir été là
00:49:33pour prendre ce qui devait
00:49:34m'arriver à moi
00:49:35et pas à lui.
00:49:36Et surtout,
00:49:38ce changement de vie,
00:49:39il va finalement...
00:49:43Aujourd'hui,
00:49:43moi je suis très reconnaissant
00:49:44de ces personnes
00:49:45qui sont là
00:49:45pour assurer cette protection,
00:49:46etc.
00:49:47Mais c'est fini,
00:49:49on ne me rendra plus
00:49:50mon petit frère,
00:49:51Mehdi reviendra pas.
00:49:52Ce que je trouve terrible,
00:49:53c'est ses mots
00:49:54quand il dit
00:49:54qu'il a une responsabilité,
00:49:56qu'il se sent une responsabilité
00:49:57dans tout ça.
00:49:58C'est-à-dire que non seulement
00:49:59il perd son petit frère,
00:50:00en plus il a le sentiment
00:50:00d'être responsable.
00:50:02Lui, en fait,
00:50:02les vrais responsables,
00:50:03c'est ceux qui font le trafic,
00:50:05c'est ceux qui aujourd'hui
00:50:05tentent de terroriser
00:50:06et d'imposer leurs lois.
00:50:07Mais il explique tout de même
00:50:08que la mort de son petit frère,
00:50:09c'est un échec collectif.
00:50:12À travers Mehdi,
00:50:12c'est tout le monde
00:50:13qu'on a voulu tuer.
00:50:14À travers Mehdi,
00:50:15on parle beaucoup,
00:50:15on est le pays qui parle le plus
00:50:16de la liberté d'expression.
00:50:18C'est la liberté d'expression
00:50:19qu'on a voulu tuer.
00:50:20À travers Mehdi,
00:50:21c'est la République
00:50:21qu'on a voulu tester.
00:50:23À travers Mehdi,
00:50:23c'est la France
00:50:24qu'on a voulu abattre.
00:50:25Et donc aujourd'hui,
00:50:26on se doit pour Mehdi,
00:50:27pour les autres victimes
00:50:28et surtout pour Mehdi,
00:50:29on se doit de se lever.
00:50:31Cet échec, cette mort,
00:50:32c'est une mort collective.
00:50:33C'est un échec collectif.
00:50:34Et donc aujourd'hui,
00:50:35il faut qu'on arrête
00:50:36de venir jeter la pierre
00:50:37à des petits jeunes de cité.
00:50:39Il faut qu'on arrête
00:50:39de porter la responsabilité
00:50:41sur les mamans.
00:50:42J'ai écrit un livre
00:50:46de son frère aîné Brahim
00:50:47qui s'appelle
00:50:48punir nos mères
00:50:49pour tenir nos fils.
00:50:51Et donc ça,
00:50:52c'est juste impossible,
00:50:54improbable
00:50:54de venir jeter encore
00:50:55la responsabilité
00:50:56sur des familles,
00:50:57de venir encore jeter
00:50:58la responsabilité
00:50:59sur des gens
00:51:00qui se lèvent le matin,
00:51:01qui essaient de s'en sortir
00:51:02comme ils le peuvent.
00:51:04Et donc pour ça,
00:51:05les discours,
00:51:06les propositions,
00:51:07les solutions,
00:51:08le constat,
00:51:08ça fait plus de 20 ans
00:51:09qu'on le fait.
00:51:10Et aujourd'hui,
00:51:11Mehdi est mort.
00:51:12Valérie Barni,
00:51:13quand vous entendez
00:51:14Amine Kessassi,
00:51:15c'est vrai que
00:51:16ça fend le cœur
00:51:17et ça révolte en même temps.
00:51:19On est pris entre les deux.
00:51:20C'est ce que j'allais vous dire,
00:51:20ça révolte
00:51:21et puis c'est poignant.
00:51:24Le témoignage,
00:51:25il est poignant.
00:51:26Après, moi j'ai envie
00:51:26de vous dire
00:51:26qu'il faut les moyens
00:51:27de ces ambitions
00:51:28quand on veut lutter
00:51:29contre le narcotrafic.
00:51:30Et ça,
00:51:31c'est une réalité certaine.
00:51:32Évidemment qu'il faut
00:51:33amener aussi,
00:51:34et ça,
00:51:35on en déplaise à certains,
00:51:36il faut amener
00:51:37des politiques
00:51:37de prévention
00:51:39sérieuses
00:51:40sur ces territoires.
00:51:41Il faut amener aussi,
00:51:42il faut donner aussi
00:51:43des moyens conséquents
00:51:44à nos forces de sécurité,
00:51:45nos forces de l'ordre,
00:51:46nos enquêteurs
00:51:47pour pouvoir aller couper
00:51:48la tête du serpent
00:51:49parce qu'évidemment
00:51:50qu'il y a des petits trafiquants
00:51:50en bas,
00:51:51mais les petits trafiquants
00:51:52ils sont fournis par qui ?
00:51:53Par ceux
00:51:55et c'est la tête du serpent.
00:51:57Vous voyez ?
00:51:58Les gros, gros, gros,
00:51:58grossistes qui viennent
00:51:59et qui amènent cette drogue
00:52:00sur les différents
00:52:02quartiers populaires.
00:52:03Et moi,
00:52:04c'est ça que j'ai dit aujourd'hui.
00:52:05Et il faut lutter
00:52:06avec fermeté,
00:52:07il faut se révolter
00:52:07contre toute cette guerre armée.
00:52:10N'oublions pas que
00:52:11le narcotrafic,
00:52:12c'est entre 3 à 6 milliards
00:52:14d'euros par an.
00:52:15Voilà, généré par
00:52:16tous ces trafiquants.
00:52:17Donc, moi, je dis
00:52:18qu'à un moment donné,
00:52:19si on ne met pas les moyens,
00:52:20on ne va pas s'en sortir
00:52:21et comme je dis aussi,
00:52:23la France, elle est perdue.
00:52:24Mais n'oublions pas aussi
00:52:24que c'est aussi
00:52:25un problème de santé publique.
00:52:27Ça, il faut le dire aussi
00:52:29avec beaucoup de force
00:52:29parce que
00:52:30s'il y a des trafiquants,
00:52:31c'est qu'il y a des consommateurs.
00:52:33Alors, maintenant,
00:52:33il faut aussi amener
00:52:34de la prévention
00:52:35auprès de toutes ces personnes
00:52:37qui consomment ces drogues
00:52:38et qui alimentent
00:52:39ce trafic chaque jour.
00:52:41Et moi, c'est ce que je dis
00:52:42avec fermeté.
00:52:42Alors, moi, j'ai envie
00:52:43de m'intéresser quand même
00:52:44à ces gens qui vivent
00:52:44dans ces cités,
00:52:45dans ces cités
00:52:46qui sont gangrénées
00:52:47par la drogue,
00:52:48qui vivent sous la pression
00:52:49des dealers en général.
00:52:51Et on est avec
00:52:51l'un de ces habitants
00:52:52qu'on va appeler Marco
00:52:54qui est en direct avec nous
00:52:55et qui témoigne
00:52:55de façon anonyme.
00:52:57Bonjour, merci beaucoup
00:52:57d'être en direct avec nous.
00:52:59On ne verra pas votre visage,
00:53:00bien évidemment,
00:53:01pour des raisons de sécurité
00:53:02parce qu'on en est là
00:53:03aujourd'hui en France.
00:53:04C'est-à-dire qu'on peut témoigner,
00:53:06on peut essayer
00:53:06de dire les choses
00:53:07et merci parce que c'est courageux
00:53:08de le faire.
00:53:09Mais il faut rester anonyme
00:53:10pour votre sécurité.
00:53:11Quand on voit ce qui se passe,
00:53:11on le comprend.
00:53:13Aujourd'hui,
00:53:14est-ce que quand on vit
00:53:14dans une cité,
00:53:15on a peur ?
00:53:17Aujourd'hui,
00:53:19bonjour,
00:53:20bonjour à tous.
00:53:21Est-ce qu'on a peur ?
00:53:22Je vous dis la vérité,
00:53:23non,
00:53:24pas forcément.
00:53:25On n'a pas peur
00:53:25mais on remet en doute
00:53:27énormément de choses
00:53:28et on remet en doute
00:53:30notamment la compétence
00:53:32de l'État
00:53:32sur nos territoires.
00:53:35Est-ce que j'ai peur
00:53:35ou est-ce que mon entourage
00:53:37a peur ?
00:53:37Non.
00:53:37Est-ce qu'on se sent abandonné ?
00:53:39Oui.
00:53:40C'est ça la réalité en fait.
00:53:41Et est-ce que par exemple
00:53:42quand vous entendez
00:53:43ces deux ministres
00:53:44qui viennent aujourd'hui
00:53:44à Marseille,
00:53:45est-ce que vous vous dites
00:53:45enfin les choses ont bougé
00:53:46ou vous n'y croyez pas ?
00:53:48Écoutez,
00:53:49jusqu'à présent,
00:53:51ça n'a été que des effets
00:53:52d'annonce.
00:53:53On le voit
00:53:54ces dernières années également
00:53:55avec
00:53:56on a entendu
00:53:57l'opération Place Net,
00:53:59on a entendu tout ça
00:54:00mais ça n'a été
00:54:01que des effets d'annonce
00:54:02et vous verrez,
00:54:03je suis convaincu,
00:54:04moi si on se rappelle
00:54:05d'ici un ou deux mois,
00:54:06rien n'aura changé
00:54:08et rien n'aura été fait
00:54:09concrètement,
00:54:10au contraire,
00:54:11je pense même
00:54:11que ça va se dégrader,
00:54:13ça va continuer
00:54:13à se dégrader.
00:54:15Alors on le fera d'abord,
00:54:16on le fera,
00:54:17on se rappellera d'ici
00:54:18un ou deux mois
00:54:18pour voir si les choses
00:54:19ont changé
00:54:19et si ce qui va être
00:54:20annoncé aujourd'hui
00:54:21à Marseille
00:54:21aura des effets.
00:54:22aujourd'hui,
00:54:24on a des familles
00:54:24qui vivent dans ces quartiers-là,
00:54:26alors on a beaucoup
00:54:27l'idée reçue peut-être
00:54:29ou réaliste,
00:54:30je ne sais pas,
00:54:31vous allez me le dire,
00:54:31de dire que beaucoup
00:54:32de familles vivent aussi
00:54:33de ce trafic de la drogue
00:54:34parce que leurs enfants
00:54:35sont impliqués dedans,
00:54:36parce que ces enfants
00:54:37ramènent de l'argent
00:54:38et c'est peut-être
00:54:39pour ça aussi
00:54:39que ces familles
00:54:40laissent faire.
00:54:41Est-ce que c'est vrai ?
00:54:43Non, non,
00:54:43moi j'entendais tout à l'heure
00:54:45des invités
00:54:46de votre plateau
00:54:47tenir des propos
00:54:48mais vraiment,
00:54:50j'ai été un peu choqué
00:54:51de la déconnexion
00:54:52totale de ces gens.
00:54:54Aujourd'hui, non,
00:54:55les familles ne vivent pas
00:54:56de ces trafics.
00:54:59Aujourd'hui,
00:55:01ces familles subissent,
00:55:02en fait,
00:55:03subissent,
00:55:03on est face à des mamans,
00:55:05par exemple,
00:55:05des mères isolées
00:55:06qui n'ont plus de pouvoir
00:55:08en fait sur leurs enfants,
00:55:09ils n'arrivent pas
00:55:10à les tenir
00:55:10et malheureusement,
00:55:11ils se font absorber
00:55:13par ce qu'on appelle
00:55:15l'absorption délinquante.
00:55:16Ils se font absorber
00:55:17par ces réseaux-là
00:55:17et c'est ça,
00:55:18c'est ce qui est regrettable.
00:55:20Ne pensez pas aujourd'hui
00:55:21que dans les quartiers
00:55:22nord de Marseille,
00:55:23des familles vivent
00:55:24du trafic de drogue.
00:55:26Le trafic ne profite
00:55:27qu'à ceux
00:55:28qui le mettent en place
00:55:29et qui l'organisent,
00:55:30mais il ne profite pas
00:55:31aux gens qui sont autour.
00:55:32C'est faux.
00:55:33C'est totalement faux.
00:55:34Et si vous voulez,
00:55:37c'est une question sociale
00:55:38en fait.
00:55:39C'est une question sociale
00:55:40parce que
00:55:41comment est arrivé cela ?
00:55:43Si on va à la genèse
00:55:44des choses,
00:55:45tous ceux qui sont
00:55:46dans les trafics,
00:55:47tous les jeunes
00:55:47que vous voyez,
00:55:48que ce soit
00:55:48au bas de l'échelle,
00:55:49comme le disait
00:55:50le conseiller municipal
00:55:52qui prenait la parole
00:55:53ou que ce soit
00:55:53au haut niveau de l'échelle,
00:55:56à un moment donné,
00:55:56c'est la misère
00:55:57qui a mené cela.
00:55:58C'est la misère.
00:55:59Et la misère,
00:55:59elle est née de quoi ?
00:56:00Elle est née
00:56:00d'un abandon total
00:56:01de l'État.
00:56:03Il n'y a plus de république
00:56:03aujourd'hui dans nos quartiers.
00:56:05Excusez-moi,
00:56:06Marco,
00:56:06c'est un discours que j'entends
00:56:07mais j'ai toujours
00:56:08un peu de mal
00:56:08parce que je me dis
00:56:09que quand vous allez
00:56:09dans certaines campagnes
00:56:11qui ont été abandonnées
00:56:12par l'État aussi,
00:56:13parce qu'il faut le dire,
00:56:14l'État s'est détourné
00:56:16des campagnes,
00:56:16s'est détourné
00:56:17des agriculteurs
00:56:17pendant longtemps,
00:56:18n'a pas mis de moyens.
00:56:19On a mis des millions
00:56:20voire des milliards
00:56:21dans certaines cités
00:56:22pour essayer de les rénover,
00:56:24pour essayer d'amener
00:56:25des choses.
00:56:25On ne les a pas mises
00:56:26dans les campagnes.
00:56:27Or, dans les campagnes,
00:56:28pendant longtemps,
00:56:28aujourd'hui ça arrive
00:56:29mais pendant longtemps,
00:56:30il n'y a pas eu
00:56:30ce trafic de drogue.
00:56:31Il n'y a pas eu
00:56:32ces dealers qui ont pris
00:56:33du pouvoir.
00:56:34Là, ça arrive
00:56:35et dans les cités,
00:56:37il faut dire les choses.
00:56:37Il y a aussi l'attrait
00:56:38de l'argent facile.
00:56:39Excusez-moi,
00:56:40c'est plus simple
00:56:40pour un gamin
00:56:41d'aller faire le chouffre
00:56:41et de gagner
00:56:422000 ou 3000 euros par mois
00:56:44que d'aller bosser
00:56:44chez McDo
00:56:45et de gagner 1200 euros.
00:56:47C'est plus simple.
00:56:48C'est aussi ça
00:56:49la réalité quand même.
00:56:51Monsieur Morandini,
00:56:52je vous assure
00:56:52et avec toute transparence,
00:56:55si vous voulez,
00:56:56venez voir,
00:56:56vous verrez
00:56:57qu'il y a des jeunes
00:56:58et je pèse mes mots,
00:57:00il y a des jeunes
00:57:00aujourd'hui
00:57:01qui ont des masters
00:57:02et qui se retrouvent
00:57:03à faire les chouffres
00:57:05et qui se retrouvent
00:57:05à vendre de la drogue.
00:57:07Et quand on dit
00:57:08argent facile,
00:57:09je vous assure
00:57:09qu'il n'y a rien de facile.
00:57:10Il n'y a rien de facile
00:57:11parce que je les vois.
00:57:13Je les vois au quotidien
00:57:14quand je rentre chez moi,
00:57:15etc.
00:57:15Je vois des jeunes
00:57:16de 15, 17, 18, 19 ans
00:57:18qui sont là
00:57:19jusqu'à 2, 3 heures du matin
00:57:20assis sur une chaise.
00:57:23S'ils se ratent,
00:57:24ils se font frapper.
00:57:25Il ferait mieux de bosser,
00:57:26excusez-moi.
00:57:26Il ferait mieux
00:57:27d'être à l'école
00:57:28et de bosser.
00:57:29Mais bien sûr,
00:57:30mais bien sûr,
00:57:30vous avez raison.
00:57:31Il ferait mieux
00:57:32d'être à l'école
00:57:32et il ferait mieux
00:57:33d'être accompagné
00:57:35pour trouver du travail,
00:57:36etc.
00:57:36Mais aujourd'hui,
00:57:37regardez,
00:57:38un jeune qui a des diplômes
00:57:39et qui postule de partout
00:57:41qui n'est pas recruté,
00:57:42il a deux solutions.
00:57:43Soit il est courageux
00:57:44et il va à l'étranger
00:57:45pour travailler,
00:57:46soit alors il est faible
00:57:48psychologiquement
00:57:48et mentalement
00:57:49et donc il tombe
00:57:50dans cette facilité
00:57:51d'aller vers la drogue.
00:57:53Mais les 2, 3 000 euros,
00:57:55je vous assure
00:57:56qu'ils ne les font pas par mois.
00:57:57Ils vont gagner peut-être
00:57:58l'argent qu'ils gagnent
00:58:00par jour en fait,
00:58:01comme ils vivent
00:58:01au jour le jour.
00:58:02L'argent qu'ils gagnent
00:58:03dans la journée,
00:58:03ils le perdent.
00:58:04Et nous,
00:58:04c'est le discours qu'on a
00:58:05auprès des jeunes
00:58:05en disant
00:58:06mais vous n'allez rien
00:58:07y gagner en fait.
00:58:08Vous, vous avez raison.
00:58:09C'est vrai que vous avez raison
00:58:10mais il ne faut pas...
00:58:12Moi, je trouve un peu dommage
00:58:13dans votre discours
00:58:14juste que j'ai l'impression
00:58:15que vous trouvez des excuses
00:58:16à ces gens-là
00:58:16en disant
00:58:17ah bah oui,
00:58:17mais les pauvres,
00:58:18les pauvres,
00:58:19ils ont fait un master
00:58:19mais ils n'ont pas de boulot.
00:58:21En fait,
00:58:22tous les gens
00:58:23qui ne trouvent pas de boulot
00:58:24ne deviennent pas dealers de drogue.
00:58:25Excusez-moi.
00:58:26Non, il n'y a aucune excuse.
00:58:27En fait,
00:58:27ce que j'essaye de dire
00:58:29c'est qu'il faut prendre
00:58:30un peu de recul
00:58:31et se dire qu'en fait
00:58:32que ce soit...
00:58:34On est tous victimes
00:58:35dans cette histoire.
00:58:37Même ceux qui mènent cela.
00:58:40Je ne sais pas
00:58:40comment vous l'expliquez
00:58:41mais c'est la misère
00:58:42qui a fait qu'aujourd'hui
00:58:44on se retrouve
00:58:44dans ce type de situation
00:58:45dramatique.
00:58:46Vraiment dramatique.
00:58:46C'est la misère
00:58:47et l'argent facile.
00:58:48Excusez-moi de rajouter ça
00:58:49à chaque fois
00:58:49mais c'est vraiment mon sentiment.
00:58:51Mais je vous assure
00:58:52qu'il n'y a rien de facile
00:58:52M. Morandini.
00:58:54Faire le chou
00:58:54ce n'est pas le truc
00:58:55le plus compliqué de la Terre.
00:58:56C'est plus simple
00:58:57d'être assis devant une cité
00:58:59et de griter
00:58:59quand la police arrive
00:59:00que d'aller bosser
00:59:01pendant 12 heures
00:59:02chez McDo.
00:59:04Mais c'est faux
00:59:05parce que regardez
00:59:06vous travaillez par exemple
00:59:07une journée
00:59:07pour 80 ou 100 euros
00:59:09à faire le chou
00:59:11mais dès que la police arrive
00:59:12s'ils vous embarquent
00:59:13vous avez perdu vos 80 euros
00:59:14vous avez perdu peut-être...
00:59:16Vous ressortirez le soir même
00:59:17c'est ça le problème
00:59:18si vous avez fait juste le chou
00:59:19vous allez ressortir
00:59:20dans les deux heures.
00:59:22Mais là dans ce cas
00:59:23on passe sur un autre sujet
00:59:25qui est la réponse pénale.
00:59:26Est-ce que la réponse pénale
00:59:27juridiquement
00:59:28est à la hauteur
00:59:29des besoins aujourd'hui ?
00:59:31Ça c'est un vrai sujet également.
00:59:33En tout cas c'est très intéressant
00:59:34de parler avec vous Marco
00:59:35je crois qu'on aura l'occasion
00:59:36de vous rappeler
00:59:37si vous le voulez bien
00:59:37parce que franchement
00:59:38c'est très intéressant de parler
00:59:39et moi je serais intéressant
00:59:40on va peut-être essayer
00:59:41de vous revoir demain
00:59:41parce qu'on va voir
00:59:42les annonces aujourd'hui
00:59:43et je voudrais savoir demain
00:59:44si on vous a à nouveau
00:59:45comment vous réagissez
00:59:46à ces annonces
00:59:47si vous avez le sentiment
00:59:48que ça fait bouger les choses
00:59:49si vous êtes d'accord
00:59:50on vous rappelle demain Marco.
00:59:52Merci.
00:59:53Merci à vous
00:59:53on fait une pause
00:59:55on est très en retard
00:59:55pardon mais c'est vrai
00:59:56que c'était très intéressant
00:59:57on est très en retard
00:59:57dans un instant
00:59:58on sera avec un ancien consommateur
00:59:59de cocaïne
01:00:00puisque aujourd'hui
01:00:01on dit
01:00:01c'est la faute des consommateurs
01:00:03alors il va nous expliquer
01:00:03également comment il vit tout ça
01:00:05c'est en direct
01:00:05c'est CNews
01:00:06à tout de suite.
01:00:0611h37 sur CNews
01:00:15merci d'être en direct
01:00:16avec nous
01:00:16désolé pour le retard
01:00:17Marco Schiffer
01:00:18on retourne à Marseille
01:00:19dans un instant
01:00:19mais tout de suite
01:00:20le CNews Info avec vous
01:00:21la mairie de Colombes
01:00:25perquisitionnée hier
01:00:26par la police
01:00:27les enquêteurs soupçonnent
01:00:29la municipalité de favoritisme
01:00:30envers des associations islamistes
01:00:32dans leur viseur
01:00:33le directeur de cabinet
01:00:34du maire écologiste
01:00:36la justice
01:00:36le sous-somme d'avoir couvert
01:00:38les dérives islamistes
01:00:39d'une école coranique
01:00:40dont il est lui-même responsable
01:00:42et qui a fermé
01:00:42au printemps dernier
01:00:44un militant pro-palestinien
01:00:46condamné à 300 euros d'amende
01:00:47avec surcil
01:00:48s'était introduit
01:00:49cet été à Toulouse
01:00:50à proximité de la ligne d'arrivée
01:00:51d'une étape
01:00:52du Tour de France
01:00:53le procureur avait quant à lui
01:00:55requis 100 euros d'amende
01:00:56et deux ans
01:00:57d'interdiction de stade
01:00:59et puis les monuments de Paris
01:01:01comme la basilique du Sacré-Cœur
01:01:03la Concorde
01:01:03ou encore Notre-Dame
01:01:04illuminée en rouge
01:01:05jusqu'à ce soir minuit
01:01:07une opération
01:01:08qui veut alerter
01:01:08sur le sort
01:01:09des chrétiens persécutés
01:01:10à travers le monde
01:01:11elle est organisée
01:01:12pour la dixième année consécutive
01:01:13par l'association
01:01:14aide à l'église en détresse
01:01:16merci beaucoup
01:01:18on vous retrouve tout à l'heure
01:01:19à midi pour faire un nouveau point
01:01:20sur l'actualité
01:01:21avec Sonia
01:01:21Maxime Thébauche
01:01:22vous voyez réagir
01:01:23en écoutant le témoignage
01:01:24qu'on avait tout à l'heure
01:01:25sur la drogue
01:01:26le témoignage de Marco
01:01:27qui expliquait le quotidien
01:01:29et qui expliquait
01:01:29qu'en fait tout ça
01:01:30la raison principale
01:01:31c'était la misère
01:01:33alors la misère peut expliquer
01:01:35sauf que le terrain de la drogue
01:01:37s'installe là où il y a un besoin
01:01:38aussi
01:01:39un besoin de consommateur
01:01:40et un besoin de travail
01:01:41et effectivement Marseille
01:01:43Marseille c'est un port
01:01:44ça a toujours été dans son histoire
01:01:46l'entrée de nombreuses marchandises
01:01:47qu'elles soient légales ou illégales
01:01:49le problème c'est que l'État
01:01:51n'a pas su être présent
01:01:52pour endiguer l'installation
01:01:53du marché illégal
01:01:54du stupéfiant
01:01:55et la difficulté
01:01:56c'est qu'on aurait pu croire
01:01:58qu'il allait se limiter
01:01:58simplement à des échanges commerciaux
01:02:00le problème c'est qu'il s'est carrément
01:02:01installé avec des enclaves
01:02:03qui ont mis leurs lois
01:02:04qui se sont installés
01:02:05avec leurs règles
01:02:06et qui ont préempté des familles
01:02:08et leur ont donné du travail
01:02:09donc pour vous
01:02:10c'est une excuse
01:02:11de parler de pauvreté
01:02:12de parler de jeunes
01:02:14avec des masters
01:02:14qui ne trouvent pas de boulot
01:02:15et qui donc sont obligés
01:02:16de rentrer dans l'univers de la drogue
01:02:18parce qu'il y a du vrai et du faux
01:02:18en réalité
01:02:19c'est-à-dire qu'effectivement
01:02:20il y a des difficultés
01:02:21parfois de trouver du travail
01:02:23dans certains domaines
01:02:24il y a aussi des problèmes
01:02:25d'orientation
01:02:25qui sont indéniables
01:02:26quand on voit le nombre
01:02:27de personnes qui vont faire
01:02:28des masters en sociaux
01:02:29je ne sais quelle matière
01:02:30où il n'y a pas de débouchés
01:02:31et il y a aussi
01:02:32la facilité de l'argent
01:02:33et je suis désolé
01:02:34c'est ce que je disais
01:02:35j'ai des dossiers
01:02:37je défends des familles
01:02:38qui saisissent
01:02:39la juridiction administrative
01:02:40contre des communes
01:02:42qui n'interviennent pas
01:02:43pour endiguer le trafic de drogue
01:02:44on est obligé
01:02:45de demander des audiences
01:02:46à huis clos
01:02:46pour éviter derrière
01:02:48des répercussions
01:02:49sur ces familles
01:02:50qui sont victimes
01:02:51du trafic de drogue
01:02:51et je suis désolé
01:02:52mais dans les 4 dossiers
01:02:53dans lesquels je suis
01:02:54les 4 familles
01:02:55qui sont voisines
01:02:56de mes clients
01:02:57ce sont l'intégralité
01:02:58de la famille
01:02:59qui participe
01:03:00du trafic de stupéfiants
01:03:01de l'enfant
01:03:02qui fait le chouffe
01:03:02à la maman
01:03:03qui se sert de l'argent
01:03:04pour pouvoir remplir le frigo
01:03:06au frangin
01:03:07qui fait du transport
01:03:08et à l'ensemble
01:03:09de cette activité
01:03:10qui se met derrière
01:03:11donc je suis désolé
01:03:12quand on dit
01:03:12que les mamans
01:03:14elles n'arrivent pas
01:03:14à tenir leurs enfants
01:03:15que leurs enfants
01:03:16ils sont soumis à la misère
01:03:17et qu'ils n'ont que ça
01:03:18pour travailler
01:03:19non c'est un ensemble
01:03:20de familles
01:03:20ça crée des réseaux
01:03:21des réseaux mafieux
01:03:22et là où c'est très très compliqué
01:03:24et l'Etat
01:03:24va nous refaire de la communication
01:03:26comme on avait fait
01:03:27Emmanuel Macron
01:03:27il y a 2 ans
01:03:27parce que je crois
01:03:28qu'il y a 2 ans
01:03:28il allait à Marseille
01:03:29à peu près sur le même sujet
01:03:30le Grand Marseille
01:03:31c'était le Grand Marseille
01:03:32et finalement
01:03:33il s'est passé quoi
01:03:352 ans après
01:03:35on a le frère
01:03:36d'un élu de la République
01:03:37qui se fait assassiner
01:03:38parce que son frangin
01:03:39se bat contre les narcotrafiques
01:03:41donc c'est l'échec
01:03:42le plus tuisant
01:03:43du président de la République
01:03:43et les annonces gouvernementales
01:03:45qui seront faites
01:03:45par un gouvernement éphémère
01:03:46parce qu'on ne sait même pas
01:03:47si dans 2 mois
01:03:47il sera encore en place
01:03:48ce gouvernement
01:03:49ne va rien changer
01:03:50et je pense que
01:03:51cette communication
01:03:51elle devient lassante
01:03:53parce qu'en fait
01:03:54elle ne manque qu'une seule chose
01:03:55c'est non pas que l'Etat
01:03:56participe
01:03:57ou le terme que vous utilisiez
01:03:59tout à l'heure
01:03:59laisse faire
01:04:00je pense que l'Etat
01:04:01en fait est impuissant
01:04:02et c'est pire l'impuissance
01:04:04mais Thomas Bonnet
01:04:05moi ce qui m'a surpris
01:04:06quand même dans tout ça
01:04:06c'est de voir
01:04:07Emmanuel Macron
01:04:08qui dit
01:04:09moi j'y retourne
01:04:09mi-décembre
01:04:10c'est-à-dire que
01:04:11en fait ça fait plusieurs fois
01:04:12tu vas faire une dizaine de fois
01:04:13je pense
01:04:13même plus de 15 fois
01:04:14plus de 15 fois
01:04:15qu'il vient à Marseille
01:04:16et en fait on voit bien
01:04:17que ça ne va pas
01:04:18pourquoi est-ce qu'il remet encore ça
01:04:19il n'y arrive pas
01:04:21ça sert à rien d'y retourner
01:04:22en fait
01:04:22il en rajoute
01:04:24il rajoute au fond
01:04:26du négatif sur du négatif
01:04:27parce que s'il y va
01:04:28en disant
01:04:28bon écoutez
01:04:29on s'est trompé depuis 8 ans
01:04:30on va tout revoir
01:04:31c'est Emmanuel Macron
01:04:32je vous rappelle
01:04:33donc je ne pense pas
01:04:34que ce soit sa psychologie
01:04:34il y a un an
01:04:35quasiment jour pour jour
01:04:36j'étais à Marseille
01:04:37et alors le casting
01:04:38était différent
01:04:38c'était Bruno Rotaillot
01:04:39Didier Migaud
01:04:40mais c'était déjà
01:04:41le ministre de l'Intérieur
01:04:41le ministre de la Justice
01:04:42et la chorégraphie
01:04:43c'était la même
01:04:44vous aviez de la police
01:04:45partout à Marseille
01:04:46les ministres qui arrivent
01:04:47l'Etat est là
01:04:48on ramène l'autorité
01:04:50on fait défiler
01:04:51les ministres devant la police
01:04:52tout le monde est ordonné
01:04:53bon là on se dit
01:04:54l'Etat reprend la main
01:04:56bon ben un an plus tard
01:04:57on constate
01:04:57ça n'a rien à évoluer
01:04:58alors il y a la loi
01:04:59narcotrafic entre temps
01:05:00c'est pas rien
01:05:00mais ça ne suffit
01:05:01évidemment pas
01:05:01en fait la véritable question
01:05:03c'est est-ce que les politiques
01:05:04sont prêts à aller
01:05:05beaucoup plus loin
01:05:06et la question moi
01:05:07que je me pose
01:05:08c'est est-ce qu'ils sont prêts
01:05:08à assumer les conséquences
01:05:09d'aller beaucoup plus loin
01:05:10assumer les conséquences
01:05:11ça veut dire quoi ?
01:05:12ça veut dire assumer
01:05:12qu'il va y avoir du grabuge
01:05:13si vous allez chercher
01:05:14dans les cités
01:05:15les têtes de réseau
01:05:16ça ne va pas se passer calmement
01:05:17donc ça il faut l'assumer
01:05:18et après politiquement
01:05:19assumer aussi
01:05:20d'aller plus loin
01:05:21c'est par exemple
01:05:22d'affronter le paysage médiatique
01:05:24qui va dire
01:05:24oh là là
01:05:24la dérive fasciste
01:05:25des gouvernants
01:05:26qui vont dans les cités
01:05:27chercher les trafiquants
01:05:29quand Bruno Retailleau
01:05:30remet en cause
01:05:30l'état de droit
01:05:31tout le monde lui tombe dessus
01:05:32imaginez un président
01:05:33ou un premier ministre
01:05:34qui dit
01:05:34bah nous on va aller chercher
01:05:35les trafiquants dans les cités
01:05:36donc il faut du courage
01:05:38et pour l'instant
01:05:39on ne le voit pas
01:05:40il y a une solution
01:05:41c'est l'état d'urgence
01:05:4172% des français
01:05:43sont pour mettre
01:05:43l'état d'urgence à Marseille
01:05:45c'est ce qui révèle
01:05:45un sondage CNews
01:05:47Europe 1 et le JDD
01:05:48sondage CSA
01:05:49on va regarder
01:05:49les résultats de ce sondage
01:05:51mais c'est peut-être
01:05:52une des solutions
01:05:53c'est l'armée ou ça
01:05:54enfin à un moment
01:05:55il va falloir faire quelque chose
01:05:56et arrêter de dire
01:05:57on va faire des micro-mesures
01:05:58qui on le voit
01:05:59depuis des années
01:05:59ne servent à rien
01:06:00résultat de ce sondage
01:06:01c'est un sondage CSA
01:06:05pour CNews Europe 1
01:06:06et le JDD
01:06:07qui révèle que
01:06:0872% des personnes sondées
01:06:10sont favorables
01:06:11à l'instauration
01:06:12de l'état d'urgence
01:06:13à Marseille
01:06:14pour lutter
01:06:14contre le narcotrafic
01:06:16une initiative
01:06:17lancée par Franck Alizio
01:06:19face au chaos sécuritaire
01:06:20et migratoire
01:06:21voilà 18 mois
01:06:22qu'avec Marine Le Pen
01:06:23nous appelons à l'établissement
01:06:24d'un état d'urgence
01:06:25à Marseille
01:06:26si Marseille tombe
01:06:28la France tombera
01:06:29et Marseille est en train
01:06:31de tomber
01:06:32si cette volonté
01:06:33est largement partagée
01:06:34par l'électorat
01:06:35du Rassemblement National
01:06:36et de reconquête
01:06:37où 91% des personnes
01:06:38sont pour l'état d'urgence
01:06:40l'électorat
01:06:41de la majorité présidentielle
01:06:42est également favorable
01:06:43avec 70% de oui
01:06:45pour la gauche
01:06:46ils sont 54%
01:06:47à être en accord
01:06:48avec cette initiative
01:06:49mais dans le détail
01:06:50les français
01:06:51qui votent
01:06:51pour la France insoumise
01:06:52répondent à 54% de non
01:06:54à l'instauration
01:06:55de cet état d'urgence
01:06:57pour Mathilde Panot
01:06:58il faudrait d'abord
01:06:59sensibiliser la population
01:07:00avant de la réprimer
01:07:01c'est un échec
01:07:03des politiques
01:07:03ultra répressives
01:07:05démonstration de force
01:07:06qui ne donne absolument rien
01:07:08ce qui est le plus efficace
01:07:09contre le trafic de stupéfiants
01:07:11et contre la criminalité organisée
01:07:13c'est d'abord
01:07:14de faire de la prévention
01:07:15pour le maire de Marseille
01:07:16Benoît Payan
01:07:16l'une des solutions
01:07:17pour lutter contre
01:07:18le narcotrafic
01:07:19particulièrement présent
01:07:21dans sa ville
01:07:21serait de renforcer
01:07:23les effectifs de police
01:07:24juste Guillaume Vastel
01:07:26je vous donne la parole
01:07:26dans un instant
01:07:27mais je voudrais qu'on écoute
01:07:28Benoît Payan
01:07:28on vient de le voir à la fin
01:07:29moi j'hallucine
01:07:30parce que le maire
01:07:31on dirait qu'il n'a aucun pouvoir
01:07:32en fait
01:07:32ce maire là
01:07:33il vient dans les médias
01:07:34enfin déjà
01:07:35les Marseillais ne le connaissaient pas
01:07:35donc ils l'ont découvert
01:07:36quand tout à coup
01:07:37il est apparu
01:07:37on vous a expliqué
01:07:38que c'était le maire
01:07:39parce que la maire
01:07:39qui avait été élue
01:07:40elle est partie
01:07:41donc voilà
01:07:41on l'a vu arriver comme ça
01:07:42et là tout à coup
01:07:43il était dans les médias
01:07:44vous allez l'entendre
01:07:45il dit
01:07:45j'ai entendu des discours fermes
01:07:47mais rien ne bouge
01:07:48mais qui t'es toi ?
01:07:49vas-y bouge
01:07:49t'es le maire
01:07:50enfin excusez-moi
01:07:51c'est le Marseillais qui parle
01:07:52regardez
01:07:52on peut avoir les discours
01:07:56les plus fermes du monde
01:07:57et pendant un an
01:07:59j'ai entendu des discours martiaux
01:08:00qui n'ont eu aucun effet
01:08:02pendant un an
01:08:04j'ai entendu
01:08:05des autorités nationales
01:08:07nous parler
01:08:08de sujets
01:08:08comme l'immigration
01:08:10comme étant
01:08:11le principal problème
01:08:13en attendant les autres
01:08:14ceux qui tuent
01:08:15n'ont pas eu
01:08:18le sort
01:08:19qu'ils méritaient
01:08:20voilà
01:08:21Guillaume Bastel
01:08:22comment vous réalisez
01:08:22quand vous entendez le maire parler ?
01:08:24alors je vais répondre
01:08:26sur Benoît Payan
01:08:27mais avant je voulais juste
01:08:28faire une petite incise
01:08:28sur la situation marseillaise
01:08:31du narcotrafic
01:08:32quand même un truc
01:08:32qu'on n'a pas dit
01:08:33depuis tout à l'heure
01:08:33qu'on peut peut-être
01:08:34être collectivement d'accord
01:08:35c'est pas nouveau
01:08:36le trafic à Marseille
01:08:37comme je veux dire
01:08:37souvenez-vous
01:08:38de la gestion
01:08:39de Gaston Deferre
01:08:40c'est la quantité qui augmente
01:08:42c'est le nombre de morts
01:08:43qui augmente
01:08:44le côté Marseille
01:08:45c'est le nouveau Far West
01:08:48de la drogue
01:08:49ça fait quand même 70 ans
01:08:50non alors je vais vous dire
01:08:51vous savez quoi
01:08:51c'est le trafic
01:08:52ça fait longtemps qu'il existe
01:08:53mais cette façon de le faire
01:08:54a changé
01:08:54c'est-à-dire
01:08:55moi encore une fois
01:08:57je parle avec mon expérience
01:08:58de Marseillais
01:08:58en fait il y avait
01:08:59une espèce de code d'honneur
01:09:00avant
01:09:00c'est-à-dire qu'on ne flinguait pas
01:09:01par exemple
01:09:02ce qui s'est passé
01:09:03avec le frère d'Amine
01:09:04ce ne serait jamais arrivé avant
01:09:06on ne flinguait pas
01:09:07le petit frère
01:09:08on ne flinguait pas la mère
01:09:09on ne flinguait pas
01:09:10directement
01:09:10oui on flinguait
01:09:11non mais le juge
01:09:11j'ai envie de dire
01:09:12c'est un responsable
01:09:13voilà
01:09:13non mais il est concerné
01:09:14il est concerné
01:09:15là on n'allait pas
01:09:16flinguer la famille
01:09:17on n'allait pas flinguer
01:09:18des gamins qui ont 12, 13, 14 ans
01:09:20ça ne se faisait pas avant
01:09:21aujourd'hui ce qui a changé
01:09:22c'est qu'il n'y a plus
01:09:22de code d'honneur dans tout ça
01:09:23on flingue tout le monde
01:09:25il n'y avait pas autant
01:09:25de points de vente
01:09:26il n'y avait pas autant
01:09:27de points de vente de drogue
01:09:27la tuerie du bar
01:09:29je ne me souviens plus
01:09:29du nom du bar
01:09:30du téléphone
01:09:31peut-être
01:09:31il n'y avait pas que
01:09:33des mafieux
01:09:34qui ont perdu la vie
01:09:35dans cette tuerie-là
01:09:37donc moi je trouve
01:09:38ça fait longtemps
01:09:39en tout cas que Marseille
01:09:40il n'y avait pas des zones
01:09:40de non-droit
01:09:41à la différence
01:09:41c'est-à-dire qu'on avait
01:09:43une mafia qui était installée
01:09:45dans la société
01:09:45qui vivait dans la société
01:09:46qui tenait
01:09:47qui tenait
01:09:48il y avait des barres de nuit
01:09:49vous aviez des mélanges
01:09:49entre la prostitution
01:09:50les jeux d'argent
01:09:51et la drogue
01:09:52qui est arrivée ensuite
01:09:52dans les années 60
01:09:53mais la différence
01:09:54c'était intégrée
01:09:55dans la société
01:09:56et que pour le coup
01:09:57les mafieux
01:09:57avaient des échanges
01:09:58avec la police
01:09:58vous aviez une discussion
01:10:00sur où sont les limites
01:10:01et vous aviez
01:10:02l'intervention de la police
01:10:02là c'est différent
01:10:03ils se parlaient en plus
01:10:04les grands policiers
01:10:05parlaient aux grands
01:10:06oui exactement
01:10:07tout le monde se parlait
01:10:08on savait la réalité
01:10:09là c'est différent
01:10:10en plus on avait aussi
01:10:12pas mal d'anciens résistants
01:10:13sur Marseille
01:10:14qui sont tombés
01:10:15dans les réseaux mafieux
01:10:16les mafias françaises
01:10:17des années 50
01:10:18c'était aussi
01:10:19des anciens résistants
01:10:20donc on a une histoire
01:10:21différente
01:10:21là ce qu'on a
01:10:22c'est qu'on a une jeunesse
01:10:23qui s'est installée
01:10:24on a aussi
01:10:25une emprise internationale
01:10:26parce que vous avez
01:10:27beaucoup de réseaux mafieux
01:10:28qui tiennent Marseille
01:10:29mais qui viennent du Maroc
01:10:30qui viennent du Maghreb
01:10:31qui ont des transits
01:10:32par l'Espagne
01:10:33et sur lesquels
01:10:34on n'a aucune main
01:10:35et le pire
01:10:35c'est que le temps des policiers
01:10:37casse des oeufs
01:10:37pour faire des omelettes
01:10:38ils se retrouvent devant
01:10:39le juge pénal
01:10:40parce qu'ils se sont permis
01:10:41d'aller un petit peu trop loin
01:10:42pour permettre de lutter
01:10:43contre les narcotraficants
01:10:44juste sur Benoît Payan
01:10:45quand même
01:10:45ce maire qui dit
01:10:46ah bah oui
01:10:46j'entends des promesses
01:10:47mais rien ne bouge
01:10:48on a l'impression
01:10:49que c'est un spectateur
01:10:50et même pas engagé
01:10:51en tout cas
01:10:52il sait être ferme
01:10:53quand il s'agit d'interdire
01:10:54des films sous couvert
01:10:55il est plus fort
01:10:57pour s'intéresser
01:10:58aux films sur les catholiques
01:11:00ça c'est vrai
01:11:00ce qui m'embête un peu
01:11:01chez Benoît Payan
01:11:02c'est que
01:11:03effectivement
01:11:04on dirait pas
01:11:05qu'il est maire de l'Aile
01:11:05on dirait que c'est
01:11:06un spectateur
01:11:07qu'on a pris
01:11:08un micro-trottoir
01:11:10compliqué chez moi
01:11:10là justement
01:11:12on a en plus
01:11:12c'est la bonne journée pour ça
01:11:14Gérald Darmanin
01:11:14et Laurent Nunez
01:11:16qui sont là aujourd'hui
01:11:16il faut juste
01:11:17qu'on se mette d'accord
01:11:18sur quelque chose
01:11:19les annonces
01:11:19oui
01:11:19n'oubliez pas quand même
01:11:21que même un mois
01:11:22c'est trop court
01:11:22les effets d'une politique
01:11:23c'est pas un mois
01:11:24ça dépend de ce qu'ils vont annoncer
01:11:25s'ils nous annoncent
01:11:26que demain
01:11:26ils envoient des CRS
01:11:28dans les cités
01:11:29on va avoir le résultat
01:11:31assez vite
01:11:31mais ils annonceront pas ça
01:11:32ou alors ça va durer 3 jours
01:11:33Gérald Darmanin
01:11:36il est à la justice
01:11:37depuis pas si longtemps
01:11:38il y avait un autre ministre avant
01:11:39excusez-moi
01:11:40il est à l'intérieur
01:11:41n'empêche que depuis
01:11:42qu'il est ministre de la justice
01:11:43les prisons narco
01:11:43elles existent
01:11:44oui ça c'est vrai
01:11:46non mais très bien
01:11:46ah non mais on dit pas
01:11:47la prison de 80 places
01:11:49c'est une blague
01:11:49vous parlez de ça
01:11:50non mais juste
01:11:50juste on dit pas
01:11:51que Gérald Darmanin
01:11:52personne ne dit
01:11:53que Gérald Darmanin
01:11:53ne fait rien
01:11:54on dit juste
01:11:55que ce président
01:11:55que vous avez soutenu
01:11:56pendant 8 ans
01:11:57un de ses échecs
01:11:58c'est ça
01:11:58et surtout il y a le
01:12:01c'est pas vous
01:12:01que je parle
01:12:02je peux pas vous dire
01:12:04le contraire
01:12:04Marseille restera
01:12:06une petite tâche
01:12:07une petite
01:12:08vous voyez les morts
01:12:10et vous dites
01:12:10c'est des petites tâches
01:12:11vous vous rendez compte
01:12:11de l'insule que vous faites
01:12:12aux gens qui meurent
01:12:13non je parle pas des gens
01:12:14je parle du bilan politique
01:12:15d'Emmanuel Macron à Marseille
01:12:16bah oui
01:12:16le bilan politique
01:12:17c'est également
01:12:18il y a des cadavres aussi
01:12:19dans le bilan politique
01:12:19une grosse tâche
01:12:21pour obtenir des cadavres
01:12:23c'est censé être
01:12:24son laboratoire
01:12:25le dysfonctionnement
01:12:28il va être là
01:12:28il n'a pas su
01:12:30remettre la place
01:12:31de l'Etat
01:12:31au coeur de la ville
01:12:32à Marseille
01:12:32mais il n'a pas su réussir
01:12:33il n'a pas su empêcher
01:12:34ça s'est dégradé
01:12:35à une vitesse grand V
01:12:36c'est une catastrophe
01:12:37Marseille
01:12:38c'est une catastrophe
01:12:39comme Nantes
01:12:40allez merci à tous
01:12:41d'avoir été avec nous
01:12:41vous allez vous tair
01:12:42un petit peu ça suffit
01:12:43merci à tous
01:12:44dans un instant
01:12:45c'est Sonia Mabrouk
01:12:45on se retrouve demain
01:12:46en direct à partir
01:12:47des R35 à Demare
01:12:48et d'ici là
01:12:48c'est épouvant
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01:12:50c'est épouvant
01:12:51c'est épouvant
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