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Jean-Marc Morandini et ses chroniqueurs décryptent l'actualité des médias dans #MorandiniLive

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00:00:00– Mardi 25 novembre 2025, Morandi, live numéro 1757 sur CNews, première chaîne d'info de France.
00:00:09Bonjour et bienvenue en direct à la Une.
00:00:11Et si afficher les photos des voleurs dans les magasins, ça marchait.
00:00:15Vous savez que c'était interdit par la loi, mais ce qui vient de se passer à Caen
00:00:19et que nous vous révélons ce matin est peut-être le signe que c'est une bonne solution.
00:00:24Victime de deux vols, le même jour, dans son carrefour Marquette à Caen,
00:00:27un commerçant excédé a posté les photos d'une dame qui avait volé de la bière et de la viande
00:00:32et celle d'un mineur qui avait pris des kinders sans payer.
00:00:35Dès le lendemain, la famille du mineur prend contact avec le commerçant.
00:00:38Le voleur mineur mis en cause a rédigé une lettre d'excuse et la famille a remboursé le magasin.
00:00:44De son côté, la femme qui avait volé la bière et la viande est venue régler son oubli.
00:00:49Alors, faut-il changer la loi et autoriser la diffusion de ces photos ?
00:00:53Nous allons en débattre dans un instant.
00:00:55La principale d'un collège, violemment agressé par un parent d'élèves,
00:01:00cela s'est passé dans le collège Henri-Mathis à Nice.
00:01:03La principale a été violemment frappée par la mère.
00:01:06Alors qu'elle demandait de laisser passer des jeunes sur le passage piéton,
00:01:10le procureur de la République a été saisi.
00:01:12C'est devant les grilles du collège Henri-Mathis à Nice que tout a commencé le 16 octobre dernier.
00:01:18La principale demande aux automobilistes de laisser passer les élèves sur le passage piéton.
00:01:23Une simple mesure de sécurité qui vire au déchaînement de violence.
00:01:27Le véhicule a voulu forcer le passage et lorsque l'approviseur s'est interposé devant le véhicule
00:01:33et a réprimandé la conductrice, celle-ci est descendue du véhicule
00:01:37et a immédiatement frappé l'approviseur au visage en lui portant une gifle
00:01:41devant les élèves de son établissement, devant les élèves qui traversaient la route.
00:01:47La conductrice en question n'est autre que la mère d'un élève.
00:01:50La principale porte-plainte, elle est mise en arrêt.
00:01:52Très vite, une seconde violence s'abat sur elle, celle des réseaux sociaux.
00:01:56Message hostile, attaque personnelle, le maire réagit.
00:01:59Je veux dire mon soutien à la principale du collège Henri-Mathis à Nice
00:02:03qui a été violemment frappée par un parent d'élèves avant les vacances de la Toussaint
00:02:07et qui a ensuite fait l'objet de harcèlement via les réseaux sociaux.
00:02:10Elle est en arrêt depuis ces faits, des plaintes ont été déposées
00:02:12et j'espère que des sanctions sévères seront prises.
00:02:15Je suis aux côtés de la communauté éducative face à ces actes inadmissibles.
00:02:19Et selon certains élus du département, cet épisode illustre un malaise plus profond.
00:02:23On en demande aujourd'hui trop aux corps enseignants.
00:02:26Ils doivent assurer et surveiller en permanence la sécurité des collégiens,
00:02:31la sécurité dans la cour, la sécurité aux entrées, la sécurité sur la périphérie des établissements.
00:02:38Le procureur de la République a été saisi.
00:02:40Une enquête ouverte pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique.
00:02:45A Lyon, deux semaines après le violent incendie survenu dans un immeuble lors du tournage d'un clip de rap,
00:02:51deux nouveaux incendies ont éclaté à Rieux-la-Pape près de Lyon.
00:02:54Des incendies qui semblent volontaires et qui créent une véritable tension dans le quartier.
00:03:00Deux incendies d'origine criminelle.
00:03:02Il est près de 2h du matin dans la nuit de samedi à dimanche
00:03:05lorsque des individus mettent délibérément le feu à deux compteurs Linky situés au 1 Square König.
00:03:11Quelques minutes plus tard, rue Jacques Prévert, le hall d'un immeuble s'enflamme.
00:03:16Un malfaiteur est filmé par les caméras de vidéosurveillance en train d'embraser une poubelle.
00:03:21Les pompiers arrivent sur place prévenus par la police municipale.
00:03:25Aucune victime n'est à déplorer.
00:03:27Les résidents des deux immeubles ont été évacués à temps et n'ont pas eu besoin d'être relogés.
00:03:32Le courant a été rétabli dans la journée de dimanche.
00:03:34Le maire horizon de la ville s'insurge.
00:03:37Ce sont clairement des actes criminels.
00:03:38Il y aurait pu avoir des morts.
00:03:40Les délinquants qui ont fait ça ont eu l'intention de tuer.
00:03:43Il n'y a pas de dialogue à avoir avec les incendiaires.
00:03:45Le risque de violence à Rieux-la-Pape demeure.
00:03:47Après les heures durant la nuit d'Halloween, la sécurité a été renforcée.
00:03:51Bien avant le 8 novembre, date à laquelle un incendie s'est déclaré dans un immeuble
00:03:56après un tir de mortier d'artifice en marge du tournage d'un clip de rap non déclaré.
00:04:01Cette nuit encore, des dizaines de CRS et des unités départementales
00:04:04ont été mobilisées en renfort dans la ville.
00:04:08Depuis plus d'un an, le maire de Carrière-sous-Poissy, commune de 19 000 habitants,
00:04:12a lancé l'opération Stop au Rodeo.
00:04:14Et il est satisfait des premiers résultats.
00:04:17Mais il appelle à une réponse pénale plus ferme.
00:04:19Et il voudrait plus de moyens pour sa police municipale.
00:04:22On rappelle le mail qui permet de faire des signalements
00:04:25avec un anonymat garanti pour identifier, comme c'est précisé,
00:04:29tous les lieux de stockage d'engins.
00:04:31Une chaîne de vigilance, c'est ce que le maire de Carrière-sous-Poissy a voulu mettre en place,
00:04:36notamment à travers cette plateforme de signalement.
00:04:39L'objectif, au nom du droit à la tranquillité publique,
00:04:42identifier les lieux de stockage des motos et des quads,
00:04:45parvenir à leur saisine, leur destruction et leur retrait de la voie publique.
00:04:50C'est un moyen, mais nous en réclamons de nouveau.
00:04:53C'est-à-dire, nous souhaitons que le législateur nous permette d'accéder plus rapidement
00:04:57aux images de vidéosurveillance et nous permette aussi d'utiliser les drones,
00:05:01pouvoir les suivre pour identifier les lieux de stockage.
00:05:03Mais aujourd'hui, un décret interdit l'usage des drones par la police municipale,
00:05:08qui souhaite donc plus de moyens d'action.
00:05:10Ça permet de lutter contre un sentiment d'insécurité que peut ressentir la population,
00:05:15mais également un sentiment d'impunité que les auteurs d'infractions, eux, pourraient avoir.
00:05:20Des motos sont saisies, mais souvent elles n'appartiennent pas à l'auteur des faits.
00:05:23Donc le propriétaire se manifeste et souvent l'officier de police judiciaire est tenu en fait de restituer l'engin.
00:05:30Plus d'un an après son lancement, place au bilan, 30 signalements, 4 interpellations, 2 incarcérations et 4 véhicules détruits.
00:05:42Le sondage sur les musulmans dont nous vous parlions la semaine dernière n'en finit plus de faire des vagues.
00:05:47Le directeur général d'opinion de l'IFOB, Frédéric Dhabi, annonce portée plainte contre deux députés de la France insoumise de Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise,
00:05:55Bastien Lachaud et Paul Vannier.
00:05:57Ils nous ont mis une cible dans le dos, affirme le directeur de l'IFOB.
00:06:01Plusieurs conseils départementaux du culte musulman ont annoncé de leur côté avoir porté plainte contre X pour dénoncer le manque d'objectivité de ce sondage.
00:06:10Mais si, au fond, le problème, c'était plus les résultats de ce sondage que le sondage lui-même, nous allons en reparler.
00:06:16Alors justement, comment lutter contre l'islamisme en France ?
00:06:19Un groupe de 29 sénateurs formule des propositions dans un rapport de 107 pages, des mesures qui concernent aussi bien les adultes que les enfants.
00:06:29Une proposition de loi pour s'attaquer aux violences faites aux femmes et aux enfants.
00:06:34Ces nombreuses mesures couvrent plusieurs sphères, la justice, la police...
00:06:38Voilà, ça c'est pas le bon sujet, c'est le sujet suivant qui concerne les violences faites aux femmes dont nous allons parler dans un instant.
00:06:43On va regarder donc ce projet de loi et ses propositions qui ont été faites concernant cette fois la lutte contre l'islamisme.
00:06:53Alors, on ne l'a pas, c'est pas grave, on va passer donc au sujet suivant qui concerne les violences faites aux femmes dont c'est aujourd'hui la journée mondiale.
00:06:59Une proposition de loi a été présentée hier pour venir en aide aux victimes.
00:07:03Du côté du gouvernement, la future loi cadre qui est prête à annoncer Aurore Berger, ministre déléguée chargée de l'égalité hommes-femmes.
00:07:09Une proposition de loi pour s'attaquer aux violences faites aux femmes et aux enfants.
00:07:17Ces nombreuses mesures couvrent plusieurs sphères, la justice, la police, la santé, le travail, l'éducation et le numérique.
00:07:25Le but, garantir une prévention et limiter les classements ensuite.
00:07:30Céline Thiebo-Martinez, qui porte le texte, pointe le caractère systémique des violences.
00:07:35Contactée, la députée PS de Seine-et-Marne soutient que la justice est une loterie.
00:07:40Car malgré le courage dont les femmes font preuve pour porter plainte, l'impunité des agresseurs persiste.
00:07:46De plus, les moyens médicaux et des autorités sont insuffisants.
00:07:50La procureure de Paris affirme que davantage d'enquêteurs et de magistrats sont nécessaires.
00:07:54Du côté de l'exécutif, 53 mesures composent la future loi cadre sur les violences faites aux femmes.
00:08:01Un projet porté par la ministre Aurore Berger, avec pour mot d'ordre, former, détecter, prévenir et sanctionner.
00:08:08L'élimination de la violence à l'égard des femmes devait être une priorité du gouvernement.
00:08:12Pourtant, entre mercredi et jeudi dernier, 5 femmes ont été tuées.
00:08:17Leurs conjoints ou ex-conjoints ont tous été mis en examen.
00:08:20La politique, et c'est un véritable coup de tonnerre, même si la France est encore très loin de l'élection présidentielle.
00:08:27Le sondage publié ce matin par Public Sénat et la presse régionale va être forcément très commenté tout au long de la journée.
00:08:33Si le scrutin avait lieu dimanche prochain, le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, serait élu au premier tour, quel que soit son adversaire.
00:08:41C'est le résultat d'un sondage Odoxa-Mascaré, que ce soit face à Édouard Philippe, que ce soit face à Raphaël Glucksmann, face à Gabriel Attal ou encore face à Jean-Luc Mélenchon.
00:08:51C'est Jordan Bardella qui l'emporterait.
00:08:53On détaillera tout ça à 11h30.
00:08:56Et puis Notre-Dame de Paris, pour terminer.
00:08:59Notre-Dame de Paris qui sera à l'honneur samedi sur M6 en prime.
00:09:02Pour la première fois depuis 25 ans, le casting original de la comédie musicale Notre-Dame de Paris sera réuni pour interpréter les titres mythiques.
00:09:09M6 vient de mettre en ligne les premières images de cette émission Notre-Dame de Paris, les Grandes Retrouvailles.
00:09:16Il est venu le temps des cathédrales, le monde est entré dans un nouveau millénaire.
00:09:31Il m'a voulu monter vers les étoiles, écrire son histoire dans le verbe ou dans la pierre.
00:09:47Il est venu le temps des cathédrales, le monde est entré dans un nouveau millénaire.
00:10:04Il m'a voulu monter vers les étoiles, écrire son histoire dans le verbe ou dans la pierre.
00:10:20Voilà, Notre-Dame de Paris, les Grandes Retrouvailles, ce sera samedi en prime sur M6.
00:10:26Comme tous les jours, la top et les flottes d'audience des primes, c'est avec Mister Audience.
00:10:28Et à ce qu'il y a, va-t'en.
00:10:31Hier soir, après plusieurs semaines, l'amour est dans le pré, a repris sa place de leader sur M6.
00:10:35L'émission de dating de Karine Lemarchand a rassemblé près de 3 millions et demi de téléspectateurs.
00:10:40Une marque qui reste donc forte pour M6.
00:10:42Sur TF1, la série Menace imminente avec Patrick Bruel a perdu un million de téléspectateurs en une semaine
00:10:48et se retrouve à la deuxième place hier soir avec 3 300 000 personnes.
00:10:53Avec son téléfilm Mort sur Terre battue, France 2 est à 2 millions 6, un score correct.
00:10:58Pour France 3, c'est une audience très timide.
00:11:00Le film Pal Rider, le cavalier solitaire, n'est qu'à 1 million 4.
00:11:04A la cinquième place du classement, on retrouve Arte qui a plutôt bien marché
00:11:07avec son film Le rideau déchiré qui est au-dessus du million.
00:11:10France 5 se retrouve 6e du classement avec 718 000 téléspectateurs devant son doc consacré aux félins.
00:11:16W9 et TMC sont juste derrière en frôlant les 700 000 avec les films Kingsman, Le cercle d'or et Hunger Games, La révolte.
00:11:24Mister Audience vous dit à demain.
00:11:27Allez, je vous présente mes invités qui vont m'accompagner en direct jusqu'à midi.
00:11:30Aujourd'hui, Mathieu Vallée, bonjour.
00:11:31Merci d'être avec nous, député européen, porte-parole du Rassemblement National.
00:11:34Martin Garagnon, bonjour.
00:11:36Vice-président Renaissance des Hauts-de-Seine, Franck Tapirot, bonjour.
00:11:39Bonjour.
00:11:40Et puis Thomas Bonnet également est avec nous, bonjour Thomas.
00:11:42Merci d'être là et puis on attend Anthony Samama qui doit être dans les embouteillages, maire adjoint LR de Paris.
00:11:48Je voulais commencer avec cette affaire qui s'est passée à Caen parce que c'est une affaire qui est assez symptomatique finalement de ce qui se passe aujourd'hui en France.
00:11:56Vous savez que poster les photos de ces voleurs à l'étalage dans les magasins, c'est totalement interdit par la loi.
00:12:02Et bien pourtant, on est obligé de constater que parfois ça marche.
00:12:07C'est interdit.
00:12:07Mais à Caen, un propriétaire d'un Carrefour Market a été victime de deux vols le même jour dans son établissement.
00:12:14Excédé, il a posté les photos d'une dame qui avait volé de la bière et de la viande et celle d'un mineur qui avait pris des Kinder sans payer.
00:12:22Dès le lendemain, la famille du mineur a pris contact avec le commerçant et vous allez voir, le mineur a écrit une lettre d'excuse que vous allez découvrir.
00:12:32Une lettre d'excuse dans laquelle, bien évidemment, il regrette ce qu'il a fait.
00:12:36Il regrette, vous allez la voir normalement, cette lettre.
00:12:39Voilà, vous la voyez cette lettre.
00:12:40Bonjour, je tiens à vous présenter mes excuses sincèrement d'avoir volé dans votre magasin.
00:12:47C'était une erreur de jugement et je regrette mon geste.
00:12:50Je comprends que ce comportement n'est pas acceptable et je vous assure que cela ne se reproduira plus.
00:12:56Merci de votre compréhension et bonne journée.
00:12:59C'est finalement une belle leçon qui est donnée à ce mineur.
00:13:02Quant à la dame qui, elle, avait volé, elle est venue payer les affaires, elle est venue payer sa bière et sa viande pour régler son oubli.
00:13:14Voilà, et donc en échange, elle a voulu que les photos soient retirées, forcément, ce qui se comprend.
00:13:18On est en direct avec Maître Alexia Descamps.
00:13:20Bonjour Maître, merci d'être en direct avec nous.
00:13:23Moi, je voulais savoir, avant d'en parler un peu plus, puisque avec Jérôme Jean, qui est le président fondateur de Ralvol,
00:13:29je voulais savoir ce que risquent finalement ces commerçants quand ils affichent la photo de gens qui ont volé chez eux.
00:13:36Ils risquent déjà de violer l'article 226.1 du Code pénal, qui du coup, c'est l'atteinte à la vie privée en fait,
00:13:43qui prévoit un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
00:13:46Un an d'emprisonnement ? Pour avoir affiché la photo de quelqu'un qui a volé dans votre établissement ?
00:13:50Absolument, absolument. C'est une atteinte à la vie privée qui est un principe fondamental.
00:13:55Donc, c'est ce qu'ils risquent.
00:13:56Par ailleurs, ils risquent aussi des poursuites pour diffamation, vu qu'ils affichent publiquement quelqu'un dans une sphère privée.
00:14:03Et donc, du coup, ça peut aller jusqu'à 12 000 euros d'amende.
00:14:06Je ne comprends pas. Juste diffamation de quoi, puisque la personne a volé ?
00:14:11On l'accuse, on porte atteinte à sa présomption d'innocence.
00:14:15Il n'y a aucun jugement qui a déterminé qu'il avait volé ou qu'elle avait volé.
00:14:19Donc, à partir de là, on doit respecter la présomption d'innocence.
00:14:21Et donc, on la diffame publiquement.
00:14:23C'est-à-dire que même si on voit une personne sur une vidéo qui est en train de voler,
00:14:28le fait de dire que c'est une voleuse, c'est de la diffamation ?
00:14:32C'est ça, parce qu'on n'a pas le droit de diffuser ce genre d'image.
00:14:36Mais donc, ça veut dire quoi ?
00:14:38Ça veut dire que les commerçants qui font ça prennent un risque.
00:14:41Et même si ça marche, parce qu'on imagine bien que pour des kinders qui ont été volés,
00:14:46il ne va pas y avoir une enquête de police.
00:14:47Et je pense que les policiers ont autre chose à faire de beaucoup plus important
00:14:49et beaucoup plus urgent que d'enquêter sur un vol de kinder dans un supermarché.
00:14:53Donc, ça veut dire que le commerçant, il baisse les bras et il dit « bon, bah tant pis ».
00:14:57Mais c'est ce que disait le président de Ravel, justement.
00:14:59C'est que la moitié d'entre eux ont abandonné l'idée d'aller porter plainte
00:15:03parce qu'il n'y a aucune suite aux dépôts de plainte qui sont déposés.
00:15:07Donc, c'est pour ça qu'ils essaient de trouver un système parallèle
00:15:09qui est celui des vidéosurveillances et des photos d'affichage.
00:15:13Mais c'est formellement interdit pour l'instant.
00:15:15Donc, ça veut dire que vous, par exemple, si un commerçant vient vous voir
00:15:17et vous dit « mais je ne sais plus quoi faire parce que j'ai du vol à l'étalage »,
00:15:21vous lui dites « bah non, surtout ne fais pas ça ».
00:15:23Alors, je lui dis « surtout ne fais pas ça »
00:15:25parce que, comme je le dis, il peut être poursuivi avec des poursuites quand même très importantes.
00:15:29Après, il faut qu'il prenne en œuvre des moyens comme mettre des vigiles, mettre des caméras.
00:15:36Non, mais vous vous rendez compte, l'argent que ça coûte, tout ça, pour trois kinders ?
00:15:40Je me rends compte.
00:15:41Oui, c'est là où il y a un truc qui va.
00:15:43Et alors, en plus, là, dans le cas présent, alors je ne sais pas si ça marche à tous les coups,
00:15:46mais dans le cas présent, par exemple, ça marche.
00:15:47Ça veut dire que le gamin qui avait volé les kinders est venu s'excuser,
00:15:51la dame qui avait voulu voler la bière et la viande est venue s'excuser et est venue régler.
00:15:56Donc, on se dit « voilà, est-ce que le jeu n'en vaut pas la chandelle ? »
00:15:59Je pense que non.
00:16:01Je pense que l'attente à la vie privée est trop importante dans ces cas-là.
00:16:05Aux États-Unis et au Royaume-Uni, ça fonctionne.
00:16:08Mais on en vient à faire de la délation, en fait.
00:16:10Donc, c'est gênant.
00:16:12Faire de la délation, c'est montrer des gens qui ont volé dans votre magasin.
00:16:16C'est ça, exactement.
00:16:17Pour être atteinte à la présentation d'innocence.
00:16:20Exactement.
00:16:20Merci, Maître Alexia Descamps.
00:16:22C'était important d'avoir ces précisions au début de ce débat.
00:16:24Mathieu Vallée, comment vous réagissez face à ça ?
00:16:27Moi, je comprends ces commerçants qui sont excédés.
00:16:29Alors, effectivement, aujourd'hui, il y a des lettres plaintes.
00:16:31C'est-à-dire des procédures simplifiées pour permettre aux commerçants
00:16:35de ne pas se déplacer au commissariat et aux policiers,
00:16:36lorsqu'ils sont appelés ce qu'on appelle un vol à l'étalage,
00:16:38de faire la procédure.
00:16:39Évidemment, ça ne suit pas.
00:16:40Après, sauf quand c'est des recidivistes ou des grosses sommes,
00:16:42évidemment qu'il y a une garde à vue.
00:16:43Ça peut arriver.
00:16:44Après, oui, ces commerçants, ils payent des loyers exorbitants.
00:16:46Ils sont les victimes de l'insécurité.
00:16:48Ils sont victimes des plans de circulation et stationnement
00:16:50qui sont hallucinants, que ce soit à Paris, à Lille, à Lyon,
00:16:53dans toutes les villes dirigées par la gauche, c'est compliqué.
00:16:55Donc, vous imaginez bien que ça paraît être des kinders,
00:16:57ça paraît être des bières, mais cumulées, c'est une perte.
00:17:00Je ne sais pas faire qui est important.
00:17:01Puis moi, j'ai un ami.
00:17:02Ou alors, ils baissent les bras.
00:17:03Ils se disent, bon, ce n'est pas grave, mais on ne peut pas que c'est tout ça.
00:17:06Mais même façon à faire de pub pour les enseignes,
00:17:07que ce soit Franprix, Monoprix ou les autres enseignes,
00:17:09c'est des gens qui dirigent leur enseigne et qui investissent de l'argent
00:17:13et qui se butent à travailler même les week-ends.
00:17:17Moi, j'ai un ami qui travaille dans un Franprix,
00:17:18qui aspire à devenir chef.
00:17:20Il travaille 7 jours sur 7 quasiment.
00:17:22Donc, le respect du travail et le respect d'avoir,
00:17:24au dur labeur de son travail, les fruits de ce qu'ils investissent,
00:17:27c'est quand même la moindre des choses.
00:17:27Donc, oui, comme il n'y a pas de suivi pénal,
00:17:29comme il n'y a pas de réponse pénale,
00:17:30comme la police a du mal à déjà mener des enquêtes normales
00:17:33et à suivre ces enquêtes,
00:17:34évidemment que ces gens essayent d'être pragmatiques,
00:17:35mais c'est peut-être une justice restaurative,
00:17:37puisque là, dans ce cas-là, ça marche,
00:17:39puisqu'on a un enfant qui, au lieu de faire une garde à vue,
00:17:42alors c'est pour son âge, je caricature,
00:17:44mais au lieu d'être emmené au commissariat,
00:17:46vous voyez, il vient s'excuser, il fait une lettre, il rembourse.
00:17:49Donc là, effectivement, c'est encore plus efficace,
00:17:51plus rapide et plus simple.
00:17:52Le commerçant récupère son dû
00:17:53et en plus, on a une sensibilisation du jeune, même pour la dame.
00:17:56On parlait de Caen.
00:17:57Alors, il y a beaucoup de commerçants qui font ça de plus en plus
00:18:00parce qu'ils s'aperçoivent que ça marche.
00:18:01C'est la première fois que vous en parlez, d'ailleurs.
00:18:02C'est récurrent, oui.
00:18:03On va regarder ce qui s'est passé à Chaland,
00:18:05il y a une quinzaine de jours, par exemple, en Vendée,
00:18:06où une commerçante a également affiché les voleurs de son magasin.
00:18:09Regardez.
00:18:10L'épicerie fine de Chaland, en Vendée, est truffée de caméras.
00:18:14En entrant, le voleur avait oublié ce détail.
00:18:17Je pense qu'il était vraiment intéressé par le culinaire,
00:18:20puisqu'il s'est intéressé, en fait, d'abord à ce premier rayon,
00:18:23mais c'était trop proche de la caisse
00:18:24et trop proche de ma vendeuse qui était à côté.
00:18:26L'homme va voir un peu plus loin
00:18:28et c'est au rayon des poils qu'il tente d'en cacher une première.
00:18:31Un peu trop grande.
00:18:33Puis, un second modèle qui entre sous son t-shirt.
00:18:37Cette vidéo, quelque peu cocasse,
00:18:38la propriétaire n'a pas hésité à la poster
00:18:41sans flouter le visage sur Facebook.
00:18:43En 40 minutes, il a été reconnu.
00:18:46On a eu un premier appel
00:18:47où une personne le connaissait très bien.
00:18:51Le voleur a été dénoncé par une connaissance.
00:18:53Nom, prénom, adresse, profession.
00:18:55Le poste sans floutage du visage
00:18:57est totalement interdit par le code pénal
00:18:59au nom de la protection de la vie privée.
00:19:02Voilà.
00:19:03Et c'est intéressant parce que nous, bien évidemment,
00:19:05on floute tout ça quand on vous montre ces images.
00:19:07Mais sur les réseaux sociaux, elles ne sont pas floutées.
00:19:09Donc, c'est pour ça que les gens sont reconnus très vite.
00:19:11Et les gens, ça les embête un peu d'avoir cette image qui les suit.
00:19:15Mais ça répond, c'est vrai, à la colère des commerçants.
00:19:17Tout à l'heure, vous parlez du Carrefour Market à Caen.
00:19:19Regardez ce qu'a posté le propriétaire de ce Carrefour Market.
00:19:23Il dit simplement, vous volez, je vous affiche.
00:19:27Et c'est interdit dans ce magasin.
00:19:29À qui le tour, marre de faire autre chose que notre travail ?
00:19:32Parce qu'il est là pour vendre.
00:19:33Voilà, vous volez, je vous affiche.
00:19:34Il y a un slogan qui me plaît.
00:19:37On l'a vu tout à l'heure dans le logo en bas.
00:19:38Il y a marqué « ras-le-vol ».
00:19:39Et ras-le-vol, ça exprime tout, en fait.
00:19:42Ce ras-le-bol de tous ces commerçants en France et partout.
00:19:45Qui en ont marre, non seulement de voir se multiplier les vols à l'étalage,
00:19:50mais surtout n'avoir aucune réponse pénale.
00:19:51Donc, évidemment, Maître Descamps parle pour son métier, qui est la justice.
00:19:55Oui, bien sûr.
00:19:55Et dans le code, évidemment, ça interdit.
00:19:57Maintenant, moi, je pense aussi à la jurisprudence.
00:19:59Moi, l'inverse, je dirais au contraire à tous les commerçants
00:20:02de continuer à faire cela.
00:20:03Ah, vous n'avez pas le droit d'inciter à faire quelque chose qui est illégal ?
00:20:07Non, mais on va se prendre l'Arcum encore, donc ils ont quelque chose à faire.
00:20:10Mais Verge, je vais au bout.
00:20:11Parce que s'il y a une plainte contre demain,
00:20:13je suis persuadé qu'un jour, un juge prendra la décision inverse
00:20:18et dira que dans certains cas particuliers, pour un kinder,
00:20:21imaginez une enquête, mais que pour cela,
00:20:24si l'efficacité est prouvée, on le voit,
00:20:26non seulement il n'y a pas eu de violence,
00:20:28parce qu'il peut y avoir, vous savez, quand il y a un service de sécurité,
00:20:30quand on ne s'en parle, ça peut être très violent.
00:20:32Mais sinon, il n'y a pas de violence, qu'il y a une reconnaissance.
00:20:35Et derrière, qu'il y a une forme de rédemption par écrit,
00:20:38même pas en vidéo, finalement, c'est un acte citoyen.
00:20:41Donc il suffit d'une jurisprudence pour peut-être changer la loi.
00:20:44Mais je le dis, on n'a pas le droit d'inciter à faire quelque chose d'illégal.
00:20:47Donc juste, ras-le-bol, vous disiez bravo à cette expression.
00:20:51C'est le nom de l'association, en plus de Jérôme Jean,
00:20:53qui incite à faire ça.
00:20:55Bonjour Jérôme Jean, merci d'être en direct avec nous.
00:20:57C'est vrai que vous êtes un peu à l'initiative de tout ça,
00:20:59parce que ça vous est arrivé, parce que vous en avez eu ras-le-bol,
00:21:02et parce que vous avez lancé cette idée d'afficher les voleurs.
00:21:05Alors, vous avez vu l'exemple de Caen où ça marche.
00:21:07On a montré un autre exemple où ça marchait aussi.
00:21:10Finalement, est-ce que l'objectif, ce ne serait pas de changer la loi
00:21:13et d'autoriser les commerçants à faire ça ?
00:21:15C'est tout à fait ça, et vous venez de le dire.
00:21:18L'objectif, c'est vraiment de faire bouger les lignes,
00:21:20de faire changer la loi.
00:21:22Il y a d'ailleurs une proposition de loi qui porte un numéro
00:21:24et qui a été jugée recevable à l'Assemblée nationale,
00:21:27mais qui pour l'instant reste dans les cartons.
00:21:29Cette proposition de loi permettrait demain aux commerçants
00:21:31d'exercer leur activité en toute sécurité,
00:21:34ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
00:21:36Et juste pour préciser le propos que vous teniez à l'instant,
00:21:398 à 9 fois sur 10 où les commerçants le font,
00:21:42ils ont du résultat.
00:21:43C'est-à-dire qu'on arrive à identifier un auteur,
00:21:45ou alors, comme c'est le cas à Caen,
00:21:47les auteurs remboursent, reviennent, s'excusent,
00:21:51écrivent une lettre d'excuse.
00:21:52Bon, là, c'est assez rare.
00:21:53Ça veut dire que 8 à 9 fois sur 10,
00:21:55quand on affiche le visage des voleurs, ça marche.
00:21:57Oui, mais donc, ça veut dire finalement que dans le quotidien,
00:22:01dans ce qui se passe sur le terrain,
00:22:03parce que j'aime bien ce qui se passe sur le terrain,
00:22:04c'est plus fort que la loi.
00:22:08Aujourd'hui, la réalité, c'est que, d'ailleurs,
00:22:10l'enquête que le collectif RALVOL a menée en début d'année
00:22:13démontre que les vols ont augmenté de 15,5%
00:22:16entre l'année dernière et l'année d'avant.
00:22:18On aura les résultats rapidement de l'année 2025,
00:22:21ça va être pire, évidemment.
00:22:23Les chiffres du ministère de l'Intérieur
00:22:24confirment qu'il y a une augmentation des vols à l'étalage.
00:22:27Les commerçants ne sont, je tiens à le préciser,
00:22:30jamais indemnisés quand il y a vol à l'étalage.
00:22:32Ça représente plusieurs milliards d'euros.
00:22:34Donc, il faut trouver des solutions.
00:22:36Et celle-ci, cette solution que trouvent les commerçants,
00:22:38ce n'est pas pour humilier les auteurs de ces vols,
00:22:40c'est pour trouver une solution à ces vols
00:22:43qui sont devenus un vrai fléau pour les commerçants français.
00:22:45Mais j'ai presque envie de dire que ce que vous faites,
00:22:47au fond, ça allège presque le travail des policiers,
00:22:49parce qu'on imagine que si chaque commerçant
00:22:51allait porter plainte chaque fois qu'on leur vole
00:22:53une bouteille de bière, un morceau de viande
00:22:55ou un Kinder, ils auraient de la paperasse partout,
00:22:59alors que déjà, ils sont débordés, les policiers.
00:23:01Donc, en plus, le bon côté, j'ai envie de dire,
00:23:04je cherche un bon côté, c'est que ça allège leur travail.
00:23:07Alors, oui, justement, vous nous donnez l'occasion
00:23:09de faire une précision ce matin.
00:23:11Pour tous les commerçants qui vous regardent,
00:23:12je sais qu'ils sont nombreux,
00:23:14et merci de nous donner la parole ce matin,
00:23:15c'est important de continuer à porter plainte.
00:23:18Parce qu'il ne faut pas croire que les commerçants
00:23:19se font justice eux-mêmes,
00:23:21et ça, nous, on le déconseille.
00:23:23Vous devez porter plainte.
00:23:24Qu'il y ait tentative de vol, ou vol.
00:23:27C'est-à-dire que vous volez dans un magasin,
00:23:28on récupère la marchandise,
00:23:30« Portez plainte, s'il vous plaît ».
00:23:31Il ne faudrait pas que le ministère de l'Intérieur
00:23:33croit qu'il n'y a plus de problème.
00:23:35Donc, il faut continuer à porter plainte.
00:23:36Mais effectivement, en off,
00:23:38et encore une fois,
00:23:39quand il n'y a pas de micro et pas de caméra,
00:23:40la majorité des policiers ou des gendarmes
00:23:43nous disent « Vous avez eu raison de le faire ».
00:23:45C'est ça, la réalité.
00:23:46Jérôme-Jean, je comprends ce que vous dites
00:23:48sur l'idée de porter plainte,
00:23:49mais encore une fois, restons dans la vraie vie.
00:23:51Et la vraie vie, vous la connaissez que moi.
00:23:53Quand vous allez porter plainte dans un commissariat,
00:23:55vous allez attendre une heure,
00:23:56une heure et demie, deux heures.
00:23:58Vous n'allez pas attendre deux heures
00:24:00parce qu'on vous a volé un Kinder.
00:24:03Aujourd'hui, il y a des procédures
00:24:04qui permettent de le faire à distance.
00:24:05Ça va vite.
00:24:06Ce qu'on ne veut pas, nous, demain,
00:24:07ce qu'on défend au sein du collectif,
00:24:09déjà, c'est qu'on veut que cette proposition de loi
00:24:11aboutisse.
00:24:12Ça n'est pas le cas.
00:24:13Et votre avocate, juste avant l'a dit,
00:24:15elle a juste précisé,
00:24:16pour l'instant, afficher le visage des voleurs
00:24:18n'est pas légal.
00:24:19Et elle a eu raison de préciser pour l'instant.
00:24:21Mais il ne faut pas non plus que les commerçants français,
00:24:23comme votre invité sur le plateau,
00:24:24très gentiment et de façon bienveillante l'a dit,
00:24:26il faut afficher le visage des voleurs.
00:24:28Nous, ce n'est pas ce qu'on recommande aujourd'hui.
00:24:29Ce qu'on voit, c'est que les commerçants,
00:24:31sans nous, le font et que c'est efficace.
00:24:3330% des commerçants français victimes de vol
00:24:36affichent le visage des voleurs aujourd'hui.
00:24:38C'est le chiffre qu'il faut retenir.
00:24:40Vous avez raison, c'est efficace, ça paye.
00:24:43Et ce que montre Kant, c'est tout simplement
00:24:44que quand il y a une réaction immédiate,
00:24:46les voleurs reculent.
00:24:47Alors que quand il n'y a aucune réaction,
00:24:49ce sont les commerçants qui trinquent.
00:24:51Vous dites aujourd'hui 30% des commerçants le font,
00:24:53c'est énorme.
00:24:5530% des commerçants victimes de vol le font.
00:24:57C'est énorme et ça va continuer à augmenter
00:24:59parce que c'est efficace.
00:25:00Et donc aujourd'hui, il faudrait se bouger
00:25:02pour changer la loi, en clair.
00:25:05Et bien justement, puisque vous nous donnez la parole ce matin,
00:25:07on était la semaine dernière au congrès des maires de France.
00:25:10On a eu l'occasion de rencontrer un certain nombre de maires,
00:25:13il ne faut pas se tromper, il faut dire la vérité,
00:25:15en campagne électorale, évidemment.
00:25:16Les élections municipales arrivent.
00:25:18Donc, un peu plus attentifs que d'habitude.
00:25:21Édouard Philippe, ou alors d'autres qui étaient présents,
00:25:24comme le président de l'AMF, le maire de Cannes,
00:25:26David Lysnard.
00:25:27On a eu une écoute de leur part
00:25:28et de la part des directeurs de cabinet de ces gens-là.
00:25:30On a appelé à leur écoute.
00:25:32Prenez en considération, mesdames, messieurs,
00:25:34les élus de la République, cette proposition de loi.
00:25:37Votez-la, s'il vous plaît,
00:25:38pour que les commerçants qui aujourd'hui sont dans l'illégalité,
00:25:41face à un dispositif qui fonctionne,
00:25:43soient dans la légalité demain.
00:25:44Oui, on appelle les élus de la République
00:25:46à prendre position sur cette proposition de loi.
00:25:49Merci beaucoup, Jérôme Jean,
00:25:50président fondateur du collectif Ralfol.
00:25:51Merci d'avoir été en direct avec nous.
00:25:53On va continuer à prendre votre avis sur ce sujet dans le plateau
00:25:55après le CNU's Info.
00:25:56Mais je vais vous montrer aussi une image
00:25:57où ça ne marche pas très bien,
00:25:59parce qu'il y a un commerçant
00:26:00qui se fait rappeler à l'ordre par une personne qui vient
00:26:02qui dit « je reconnais ma femme sur l'image
00:26:04et ça ne me va pas du tout ».
00:26:05Donc, ça a failli tourner au pugilat.
00:26:06On a cette image, on va vous la montrer également.
00:26:08Tout de suite, le CNU's Info,
00:26:09c'est avec Somaïa Abidi.
00:26:12Et on commence par ce chiffre qui fait froid dans le dos.
00:26:1550 000 femmes et filles ont été tuées par un proche
00:26:18en 2024 dans le monde.
00:26:20Le domicile reste le lieu le plus dangereux
00:26:22pour les victimes,
00:26:23avec 60% des féminicides commis,
00:26:25selon le dernier rapport de l'ONU.
00:26:27L'ONU qui déplore l'absence de véritable progrès
00:26:30en la matière.
00:26:32Coup d'envoi de la première commission d'enquête
00:26:34sur l'audiovisuel public,
00:26:35une commission sur sa neutralité,
00:26:37son fonctionnement et son financement
00:26:39qui s'ouvre aujourd'hui à l'Assemblée nationale
00:26:42avec l'audition de Martin Hdary,
00:26:44patron de l'ARCOM,
00:26:45le régulateur du secteur.
00:26:46Puis les présidents de France Télévisions
00:26:49et Radio France,
00:26:49Delphine Ernotte et Sibyl Vell
00:26:51seront respectivement reçus
00:26:53les 10 et 17 décembre.
00:26:56Et puis, Léon Zitrone est mort
00:26:57il y a 30 ans, jour pour jour,
00:27:00d'origine russe.
00:27:01Le célèbre journaliste a marqué
00:27:02l'histoire de la télévision française.
00:27:04Et la culture populaire,
00:27:06notamment en co-animant avec Guilux
00:27:07le jeu télévisé Interville
00:27:09de 1962 à 1990.
00:27:12Vous avez connu la fin ou même pas ?
00:27:14J'ai connu la fin.
00:27:15La fin ?
00:27:16Juste la fin, à mon avis.
00:27:17Juste la fin.
00:27:17C'est ça, le dernier jour.
00:27:20À peu près.
00:27:20À peu près.
00:27:21Merci beaucoup Sommeil.
00:27:22On vous retrouve tout à l'heure
00:27:23à 11h30.
00:27:24On continue donc à parler
00:27:25de ces commerçants
00:27:25qui affichent les photos
00:27:26des voleurs
00:27:28qui viennent faire du vol
00:27:29à l'étalage chez eux,
00:27:30même quand c'est des tout petits vols.
00:27:32Et je vous le disais,
00:27:32parfois ça tourne mal,
00:27:34le fait d'afficher.
00:27:35C'était en février 2025
00:27:36qu'on avait réalisé un sujet
00:27:37sur Saint-Ouen
00:27:38où le gérant d'un commerce
00:27:39avait été prise à partie
00:27:40pour avoir affiché la personne,
00:27:42la photo d'une personne
00:27:43coupable de vol.
00:27:44Et le mari de cette personne
00:27:46était venu et avait dit
00:27:47« Mais retirez la photo
00:27:48de ma femme immédiatement. »
00:27:49Et là aussi, des fois,
00:27:51les choses peuvent mal tourner.
00:27:52Regardez.
00:27:53« Alors comme ça,
00:27:54toi, tu mets la photo de Manel.
00:27:55Pourquoi tu mets la photo de Manel ? »
00:27:57C'est une séquence
00:27:58qui a fait vivement réagir Internet.
00:28:00« Enlève la photo. »
00:28:03« Moi, je rigole pas. »
00:28:03« Enlève la photo. »
00:28:04Dans cette épicerie
00:28:05de Seine-Saint-Denis,
00:28:06un homme s'en prend
00:28:07au gérant du magasin
00:28:08pour avoir affiché
00:28:09une photo de son ami
00:28:10qui aurait volé des produits
00:28:11pour une valeur de 15 euros.
00:28:13Après avoir déchiré la photo,
00:28:14l'individu propose
00:28:16de payer le montant du vol
00:28:17et insiste sur l'illégalité
00:28:19de son geste.
00:28:20Pourtant, face à la montée
00:28:21des vols dans les petits commerces,
00:28:23les gérants sont désemparés
00:28:24et ont de plus en plus recours
00:28:26à cette pratique
00:28:27qui reste illégale
00:28:28selon l'article 226.1
00:28:30du Code pénal.
00:28:32Martin Garnion,
00:28:32comment vous réagissez
00:28:33à ces commerçants ?
00:28:34Est-ce que vous les comprenez déjà ?
00:28:35On les comprend à 100%.
00:28:36Il faut toujours rappeler que...
00:28:38À 100% ?
00:28:38Oui, parce que
00:28:39lorsque vous faites l'objet,
00:28:41votre interlocuteur le rappelait,
00:28:43ce n'est pas leur métier en fait.
00:28:43Ils ne sont pas là
00:28:44pour faire la police.
00:28:44Ils sont là pour faire du commerce.
00:28:46Il faut aussi le rappeler,
00:28:48le vol comme la fraude,
00:28:50ce n'est pas gratuit.
00:28:50C'est-à-dire que ça a des répercussions.
00:28:52Quand vous volez un produit
00:28:53dans un supermarché,
00:28:54votre interlocuteur disait,
00:28:55il parlait du chiffre
00:28:56que je ne connais pas,
00:28:57mais de milliards d'euros
00:28:57de préjudice,
00:28:58c'est aussi de la TVA
00:28:59qui ne rentre pas
00:29:00dans les caisses publiques.
00:29:00Parce que quand un voleur
00:29:01prend un produit,
00:29:02il ne paye pas de TVA.
00:29:03Donc c'est aussi de l'argent
00:29:04qui diminue,
00:29:05qui vient en déduction
00:29:06des recettes publiques.
00:29:08Et quand un commerçant
00:29:09estime que lui,
00:29:10il a 10% de vol
00:29:11dans son magasin,
00:29:12il va répercuter
00:29:13sur les prix et les marges.
00:29:16C'est tous les autres
00:29:16consommateurs honnêtes,
00:29:17mais c'est la même chose
00:29:18dans les transports en public.
00:29:20Tous ceux qui fraudent,
00:29:20en fait,
00:29:20ils font payer aux autres
00:29:21leur fraude.
00:29:22Donc c'est vraiment
00:29:23un sujet collectif.
00:29:24Et ça montre aussi,
00:29:25ça pointe aussi du doigt
00:29:26cette myriade d'infractions
00:29:27qui, parce que trop lourdes
00:29:29à mettre en place,
00:29:30passent sous les radars.
00:29:31Effectivement,
00:29:32vous le disiez,
00:29:32quand on vous vole
00:29:33un produit Kinder
00:29:34ou autre marque à 2 euros
00:29:35et que vous faites
00:29:3630 centimes de marge,
00:29:38même si on a maintenant
00:29:39des dépôts de plainte
00:29:39dématérialisés,
00:29:40vous n'allez pas mettre
00:29:41une heure et demie
00:29:41sur votre ordinateur
00:29:42à déposer plainte,
00:29:43à expliquer les circonstances,
00:29:44etc.
00:29:44Vous dites,
00:29:45mais tant pis.
00:29:46Donc là aussi,
00:29:46c'est un sujet,
00:29:47moi je mise beaucoup
00:29:48sur les nouvelles technologies
00:29:49à l'avenir.
00:29:51Comme maintenant,
00:29:52vous pouvez prendre une amende
00:29:52si votre voiture
00:29:53est mal garée
00:29:54parce qu'elle est reconnue
00:29:54typiquement avec sa plaque,
00:29:56on peut se dire
00:29:57que demain,
00:29:57la reconnaissance faciale
00:29:58permettra automatiquement
00:29:59une sanction
00:30:00d'un petit montant,
00:30:01mais une sanction,
00:30:02une amende
00:30:02où vous serez prêt.
00:30:04On peut imaginer
00:30:05beaucoup de choses
00:30:05où on prélève la pratique.
00:30:06Est-ce qu'il faut changer la loi ?
00:30:07Est-ce qu'il faut par exemple
00:30:08selon vous autoriser
00:30:08les commerçants à faire ça ?
00:30:10À afficher la photo
00:30:10des voleurs à l'étalage ?
00:30:11Il y a une règle
00:30:12sur laquelle on ne reviendra pas,
00:30:14c'est le monopole
00:30:14de la justice.
00:30:15Effectivement,
00:30:15il n'y a que la justice
00:30:16qui peut décider
00:30:17si oui ou non
00:30:18vous êtes en infraction.
00:30:19Néanmoins,
00:30:19ce qui peut évoluer,
00:30:20c'est les moyens
00:30:20dont la justice dispose
00:30:22pour appliquer la loi
00:30:23à tout le monde
00:30:24parce qu'on ne va pas
00:30:25mobiliser en effet
00:30:25des policiers,
00:30:26des juges
00:30:26pour une enquête
00:30:27sur un Kinder à 2 euros.
00:30:28Évidemment,
00:30:29ça n'a aucun bon sens.
00:30:31C'est toujours
00:30:31le rapport coût-bénéfice.
00:30:33C'est d'ailleurs aussi
00:30:33là-dessus que misent
00:30:34les voleurs.
00:30:35À partir du moment
00:30:35où ils estiment
00:30:36que leur larcin
00:30:37ne suscitera pas
00:30:38de réaction et de sanction,
00:30:39ils se disent
00:30:40qu'ils sont à l'abri.
00:30:41Il faut être dissuasif.
00:30:42C'est intéressant
00:30:42parce que quand
00:30:43ce commerçant de Caen
00:30:46a posté les photos,
00:30:48il y a quelqu'un
00:30:48dessous qui a écrit,
00:30:49qui a posté un tweet,
00:30:50vous allez le voir,
00:30:51il dit
00:30:51« Je ne vous souhaite pas
00:30:52un jour d'avoir faim
00:30:53ou de ne pas pouvoir
00:30:55vous offrir même
00:30:55une boîte de chocolat ».
00:30:56Vous êtes hors la loi,
00:31:00c'est vous
00:31:00qui devriez avoir honte.
00:31:03Le commerçant
00:31:05a répondu
00:31:06« Très bonne remarque,
00:31:07mais dites-moi
00:31:07pourquoi ce serait
00:31:08aux commerçants
00:31:09de payer ? »
00:31:09Je vous invite
00:31:10à payer
00:31:10à ce commerçant
00:31:11qui vit tous les jours
00:31:12et on n'en reparle plus.
00:31:13Ça va.
00:31:14Pour info,
00:31:14ce commerçant donne
00:31:15régulièrement aux plus démunis.
00:31:16C'est ça le type de débat
00:31:17qu'on peut lire,
00:31:18Thomas Bonnet,
00:31:19qu'on peut voir aussi
00:31:19sur les réseaux sociaux.
00:31:21Oui, alors moi,
00:31:21je suis un peu partagé
00:31:22parce que je comprends
00:31:22tout à fait
00:31:23que les commerçants
00:31:23soient désemparés
00:31:24et en effet,
00:31:25pour un kinder,
00:31:26c'est embêtant
00:31:26d'aller dans une procédure.
00:31:27Malgré tout…
00:31:28J'espère qu'on va recevoir
00:31:29vu le nombre de fois
00:31:29qu'on les a cités
00:31:30dans cette émission.
00:31:31Ce sera un minimum.
00:31:35Mais malgré tout,
00:31:36j'ai quand même
00:31:37quelques réserves
00:31:37sur le fait philosophiquement
00:31:39me dire que la justice
00:31:40échappe au contrôle de l'État.
00:31:43Là, c'est un commerçant
00:31:44qui met une photo
00:31:44et comme vous l'avez montré
00:31:45dans le reportage,
00:31:46ça peut provoquer des problèmes
00:31:47parce qu'une fois
00:31:48que vous avez affiché la photo
00:31:49si le voleur vient
00:31:51ou quelqu'un de sa famille,
00:31:52qu'est-ce qui se passe après ?
00:31:52Là, on est dans un…
00:31:53Alors, c'est quoi l'autre solution ?
00:31:55Le problème,
00:31:55c'est qu'on n'a rien d'autre
00:31:56à proposer aux commerçants.
00:31:57Je suis d'accord.
00:31:57Moi, je pense qu'il faut
00:31:58en effet alléger
00:31:59encore plus les procédures,
00:32:00faire que ce soit très simple
00:32:01pour un commerçant
00:32:02de transférer la vidéosurveillance
00:32:04directement aux autorités
00:32:05et qu'il y ait une sanction
00:32:05qui soit prononcée
00:32:06par l'État.
00:32:07Je comprends bien
00:32:07que c'est compliqué.
00:32:08Même le policier,
00:32:09même s'il a le nom,
00:32:09l'adresse, etc.,
00:32:11il va aller voir le gamin
00:32:12pour un chocolat ?
00:32:13En tout cas,
00:32:14je ne suis pas fan du fait
00:32:14qu'on se fasse justice
00:32:15soi-même
00:32:15et que ce soit réglé
00:32:16comme le commerçant
00:32:17et le voleur.
00:32:18Je ne sais pas,
00:32:19Mathieu Vallée,
00:32:19mais il n'y a aucun policier
00:32:20qui ira voir un gamin
00:32:21qui a volé un chocolat ?
00:32:22Le sujet,
00:32:23Jean-Marc Morandini,
00:32:24c'est que dans les commissariats
00:32:25de France et de gendarmerie,
00:32:26il y a 3 millions de procédures
00:32:27qui calent les armoires.
00:32:28Et si on ne fait rien,
00:32:29simplification de la procédure pénale,
00:32:31logiciel de rédaction
00:32:31de procédures de la police
00:32:32qui fonctionnerait mieux,
00:32:33c'est 8 millions de procédures
00:32:34qui seront en 2030.
00:32:35Donc, on a fait croire aux gens,
00:32:37et là, c'est important
00:32:38parce que moi,
00:32:38je l'ai vécu en tant
00:32:39que chef de service,
00:32:40de police,
00:32:40c'est qu'on a fait croire aux gens
00:32:41une plainte,
00:32:42une solution.
00:32:43Et je vous donne
00:32:43un exemple très concret
00:32:43puisque vous parlez
00:32:44d'être mal à l'aise
00:32:45par des commerçants
00:32:46qui veulent finalement
00:32:46récupérer leur dû
00:32:47et qui parfois
00:32:47sensibilisent des gens,
00:32:48même si évidemment,
00:32:49c'est pas permis.
00:32:49Aux Etats-Unis,
00:32:50c'est le premier amendement,
00:32:51c'est permis au Royaume-Uni aussi.
00:32:53Moi, j'avais un gérant
00:32:54de station service à la Ciota,
00:32:55chez chef du commissariat,
00:32:56qui la journée permettait aux gens
00:32:57de se servir en libre service.
00:32:59Et une fois sur quatre,
00:33:00il y avait des gens
00:33:00qui ne payaient pas.
00:33:01Il y avait évidemment
00:33:02la plaque de l'intriculation.
00:33:03Alors, des fois,
00:33:03on pourrait dire
00:33:03que c'est un véhicule volé,
00:33:04c'était une location
00:33:05pas restituée.
00:33:05Mais en fait, non.
00:33:06C'est des gens
00:33:06qui pensaient impunément
00:33:07de pouvoir se servir.
00:33:08Et comme il n'y avait
00:33:09pas de suite pénale
00:33:09parce que les gens
00:33:10n'avaient pas le temps
00:33:10de déposer plainte,
00:33:11ça n'aboutissait pas.
00:33:12Les officiers de police judiciaire
00:33:13et les policiers jambes
00:33:14sont déjà débordés.
00:33:15Nous, on avait mis
00:33:16une procédure simple.
00:33:17J'avais un agent
00:33:18qui, en plus de faire
00:33:18d'autres tâches,
00:33:19contactait les propriétaires
00:33:21des véhicules
00:33:21et à 80, 70, 80 %,
00:33:23il revenait
00:33:24à la station de service payé.
00:33:25Donc, la personne,
00:33:26le propriétaire
00:33:27ne déposait pas plainte.
00:33:28Ça veut dire que lui,
00:33:29ce qu'il voulait,
00:33:29c'est être payé.
00:33:30Et nous, par des solutions légales,
00:33:31on lui a apporté
00:33:32quelque chose de pragmatique.
00:33:33Je pense qu'il faut écouter
00:33:33ce que vous faites
00:33:34sur votre antenne,
00:33:35des solutions de terrain.
00:33:35Alors là, ce n'est pas permis,
00:33:36mais il faut écouter
00:33:37ce désarroi des commerçants
00:33:38qui, oui,
00:33:39eux, n'ont pas la chose
00:33:40d'être généreux
00:33:41avec l'argent des autres
00:33:41parce que c'est leur commerce
00:33:43et leur employé
00:33:44et leur chiffre d'affaires.
00:33:51Ils disent, ah oui,
00:33:51mais si vous faites ça,
00:33:52ils pourraient se passer ça.
00:33:53Mais là, le problème,
00:33:54c'est qu'on n'a aucune autre solution
00:33:55à leur proposer.
00:33:56C'est ça qui est très gênant.
00:33:57C'est un qui est rageant.
00:33:58Oui, Anthony Samama.
00:33:59C'est sûr.
00:33:59Mais en politique,
00:34:00il faut savoir dire
00:34:01qu'on ne peut pas forcément
00:34:02avoir une réponse sur tout.
00:34:04Oui, mais on ne peut pas
00:34:04leur dire ce que vous faites,
00:34:07c'est illégal
00:34:08et ne pas leur proposer
00:34:09une alternative.
00:34:09C'est pour ça que, par exemple,
00:34:10la police municipale,
00:34:11dans les villes
00:34:12où elles sont armées,
00:34:13où elles ont une vraie lutte
00:34:14contre la petite
00:34:14et moyenne délinquance
00:34:15pour aider les policiers
00:34:16et les gendarmes,
00:34:17quand vous avez un commerçant
00:34:18qui appelle pour des vols réguliers,
00:34:20il peut y avoir un contact régulier,
00:34:21il peut y avoir des échanges réguliers,
00:34:22il peut y avoir aussi,
00:34:23effectivement,
00:34:24une simplification d'un procédure
00:34:25donné à ses agents
00:34:26pour permettre à ses commerçants
00:34:28de ne pas rester sans réponse.
00:34:29Parce que des fois,
00:34:29vous n'avez même pas
00:34:30d'équipage de police secours
00:34:31ou de prêt-à-marcher des gendarmes.
00:34:32Vous n'allez pas envoyer
00:34:33un équipage de police secours
00:34:34pour une bouteille de bière
00:34:35ou pour un morceau de viande.
00:34:36Non, mais je suis d'accord.
00:34:37Des fois, vous avez des véritables
00:34:38récidivistes ou multirécidivistes
00:34:40qui font des vols.
00:34:41Non, mais là, on nous parle...
00:34:42Oui, mais dans ce cas-là,
00:34:42ça veut dire que c'est intéressant
00:34:43d'afficher son visage.
00:34:44Non, mais dans ce cas-là,
00:34:45ça veut dire que ce n'est pas intéressant
00:34:46d'appeler les policiers et les gendarmes
00:34:47quand c'est quelqu'un de régulier.
00:34:49Alors là, j'entends
00:34:50que c'est peut-être des primo-délinquants,
00:34:51mais c'est vrai que c'est un vrai sujet.
00:34:52Anthony Samama.
00:34:53Je n'ai pas la prétention
00:34:53d'avoir la réponse à toi non plus.
00:34:55Moi, ce qui me gêne,
00:34:55ce n'est pas tant effectivement
00:34:56le côté atteinte aux libertés privées,
00:34:58mais plutôt le risque
00:34:59que prennent ces gens-là
00:35:00sans forcément en avoir conscience.
00:35:02On a vu avec l'exemple...
00:35:03C'est ce que disait Tomapone.
00:35:04Effectivement, où en fait,
00:35:06on prend le risque derrière
00:35:07que les personnes reviennent
00:35:08ou alors fassent appel
00:35:09à des proches à eux
00:35:10pour potentiellement
00:35:12s'en prendre physiquement
00:35:13à la personne qui les a affichés.
00:35:15Et je pense que derrière,
00:35:16il peut y avoir un engrenage
00:35:17extrêmement néfaste.
00:35:18Ça, c'est la première chose.
00:35:19La deuxième chose,
00:35:20c'est qu'en effet,
00:35:21il y a aujourd'hui la police
00:35:22qui s'est totalement désengagée
00:35:23des contentieux de masse.
00:35:24Toute la petite délinquance du quotidien,
00:35:27elle n'est plus traitée.
00:35:27Elle n'est pas traitée par la police
00:35:29qui se concentre sur le maintien de l'ordre,
00:35:31sur la grande criminalité,
00:35:32sur le terrorisme
00:35:33et tout ce qu'il fait.
00:35:34Et heureusement, c'est normal.
00:35:35Mais tant mieux aussi
00:35:36que ces faits-là représentent
00:35:38une infime minorité
00:35:39de ce qui se passe
00:35:40et ce qui empoisonne la vie
00:35:40tous les jours au quotidien.
00:35:42À mon avis,
00:35:42c'est aussi une infime minorité
00:35:43parce que les gens
00:35:43ne vont plus déposer plainte.
00:35:44C'est vrai.
00:35:45C'est-à-dire que quand il se passe
00:35:45quelque chose comme ça,
00:35:46vous n'allez pas déposer plainte.
00:35:47C'est vrai.
00:35:48Non, mais ce que je veux dire,
00:35:49c'est que la grande criminalité,
00:35:51les viols, etc.
00:35:52Heureusement que ça représente
00:35:53une petite partie de la criminalité
00:35:56ou des faits délictueux
00:35:57de manière générale.
00:35:58Donc ce qu'il faut,
00:35:58c'est en effet avoir une police
00:36:00à travers des mécanismes
00:36:01peut-être de l'intelligence artificielle,
00:36:03peut-être des peines aussi plus fortes,
00:36:06peut-être des peines planchées aussi
00:36:07contre les multirécidivistes
00:36:08qui permettent d'avoir la garantie
00:36:10et la certitude
00:36:11d'avoir une condamnation.
00:36:12Pourquoi on voit ça ?
00:36:13Parce que les gens se disent
00:36:14j'ai un sentiment d'opportunité incroyable,
00:36:16je risque rien.
00:36:17On dit souvent
00:36:19les solutions technologiques
00:36:21et en plus des solutions technologiques
00:36:22françaises.
00:36:23En France, on est très très bon nom,
00:36:24ce qu'on appelle le computer vision.
00:36:26J'en ai parlé souvent ici
00:36:26pour les mesures de surveillance.
00:36:28Ce n'est pas seulement
00:36:29de la reconnaissance faciale,
00:36:30c'est la façon de reconnaître
00:36:32par exemple des mouvements délictueux.
00:36:33On pourrait très bien aujourd'hui
00:36:34apprendre aux machines
00:36:35à reconnaître par exemple
00:36:35la personne qui a mis tout à l'heure
00:36:36la poêle sous son t-shirt,
00:36:39quelqu'un qui colle quelque chose,
00:36:41on arrive à le repérer.
00:36:42Là, vous avez vu celui
00:36:43qui se mettait la poêle
00:36:44sous le...
00:36:45la poêle complète
00:36:46On arrive à le repérer
00:36:48même sans intelligence artificielle.
00:36:49Justement, là,
00:36:50sans présence humaine,
00:36:51parce que sinon,
00:36:52si on fait compte...
00:36:53Et malheureusement,
00:36:53il n'y a pas assez de policiers
00:36:54sur le terrain aujourd'hui
00:36:55et la justice ne les traitera
00:36:57jamais ces sujets.
00:36:58Là, on peut automatiser,
00:37:00savoir qui a fait quoi,
00:37:01à quelle heure,
00:37:02et prouver avec un agrément
00:37:04poli-justice,
00:37:05vous le savez très bien,
00:37:05on peut le faire
00:37:06avec un agrément poli-justice
00:37:07sur de la technologie
00:37:08et envoyer exactement
00:37:09comme un radar de vol.
00:37:11On a un radar,
00:37:11vous savez,
00:37:11vous roulez...
00:37:12Toute la journée,
00:37:13vous recevez...
00:37:14Voilà, il y aura ça.
00:37:15Mais encore une fois,
00:37:16les solutions,
00:37:18on les a.
00:37:19Maintenant,
00:37:19tant que la CNIL
00:37:19bloquera, bloquera,
00:37:21eh bien,
00:37:21on ne pourra pas le faire,
00:37:22mais on peut le faire technologiquement.
00:37:24Ça prendrait quelques semaines
00:37:25à programmer.
00:37:26Bon, la conclusion de tout ça,
00:37:28c'est...
00:37:28C'est illégal,
00:37:28mais ça marche.
00:37:30Voilà.
00:37:30C'est illégal,
00:37:31mais ça marche,
00:37:31mais il y a d'autres solutions
00:37:32qui seraient légales
00:37:33s'il y avait une autorisation
00:37:34et un vote à l'Assemblée,
00:37:35une autorisation poli-justice
00:37:37pour cette technologie
00:37:38qui permettrait,
00:37:39comme en voiture,
00:37:39vous recevez directement
00:37:40le PV chez vous,
00:37:41eh bien là...
00:37:42Vous vous rendez compte,
00:37:42ça veut dire qu'il faut associer
00:37:43la reconnaissance faciale
00:37:44aux adresses des gens.
00:37:45C'est facile à faire.
00:37:46Non, mais c'est facile à faire,
00:37:47mais c'est illégal.
00:37:47On devient la Chine.
00:37:48Oui, c'est ça.
00:37:49Ce ne sera jamais accepté, ça.
00:37:51Les circonstances,
00:37:52le contexte politique...
00:37:53L'ACNIL ne l'acceptera jamais.
00:37:55Autre sujet dont je voulais parler ce matin,
00:37:56c'est ce fameux sondage
00:37:57sur les musulmans
00:37:58qu'on a abordé la semaine dernière,
00:38:00un sondage sur les musulmans
00:38:01dont on vous parlait.
00:38:02On a appris hier soir
00:38:03que le directeur général
00:38:04opinion de l'IFOP,
00:38:05Frédéric Dhabi,
00:38:06a annoncé porté plainte
00:38:07contre deux députés
00:38:08de la France insoumise,
00:38:09de Seine-Saint-Denis
00:38:10et du Val-d'Oise.
00:38:12Ils s'appellent
00:38:12Bastien Lachaud
00:38:13et Paul Vannier.
00:38:14Ils nous ont mis
00:38:15une cible dans le dos,
00:38:16affirme le directeur de l'IFOP.
00:38:18Plusieurs conseils départementaux
00:38:19du culte musulman en France
00:38:21ont annoncé, eux,
00:38:22de leur côté,
00:38:23avoir porté plainte contre X
00:38:25pour dénoncer le manque
00:38:26d'objectivité de ce sondage.
00:38:28Mais au fond,
00:38:28on se demande
00:38:29si le vrai problème de tout ça,
00:38:30ce n'est pas le sondage lui-même
00:38:31et les résultats qu'il donnait
00:38:32parce que Thomas Bonnet,
00:38:33c'est un sondage
00:38:33qui a été très contesté,
00:38:36qui a été très commenté
00:38:37et ceux qui ne voulaient pas
00:38:38le commenter disaient
00:38:39que ce sondage ne vaut rien.
00:38:40C'est ça.
00:38:41On l'a même vu sur ce plateau.
00:38:42Oui, on a même vu
00:38:45qui est parti en cas de crâne.
00:38:46C'est toujours pareil,
00:38:46c'est-à-dire que quand le résultat
00:38:47ne leur convient pas,
00:38:48il faut casser le thermomètre
00:38:49et c'est toujours la même méthode.
00:38:51Moi, je vous le dis en vérité,
00:38:53je peux comprendre
00:38:54qu'on puisse contester un sondage,
00:38:56qu'on puisse questionner
00:38:57les méthodes, etc.
00:38:58Je n'ai aucun problème avec ça.
00:38:59Là, le problème qu'on a
00:39:00dans le cas d'Espèce,
00:39:01c'est que les deux députés
00:39:02dont vous avez parlé,
00:39:03Paul Vannier et Bastien Lachaud,
00:39:04Paul Vannier particulièrement,
00:39:05a mis une cible dans le dos
00:39:06de ceux qui ont commandé ce sondage,
00:39:08de ceux qui ont réalisé ce sondage.
00:39:09Donc là, on va passer
00:39:11dans autre chose.
00:39:12Je précise,
00:39:12on mis une cible dans le dos
00:39:13en donnant l'adresse des locaux.
00:39:14De la rédaction.
00:39:15De la rédaction.
00:39:16De la rédaction.
00:39:16De la sous-surveillance.
00:39:17Et en le mettant au stabilo
00:39:18pour qu'on voit bien
00:39:19où était l'adresse
00:39:20et un message qui est envoyé
00:39:21et on ne sait pas qui,
00:39:22on espère.
00:39:22Dans un pays
00:39:23où des rédactions ont déjà été visées,
00:39:25je trouve que c'est vraiment
00:39:26particulièrement dégueulasse
00:39:27de faire ça.
00:39:27Donc effectivement,
00:39:28là, je trouve que c'est abject.
00:39:29Après, qui questionne le sondage,
00:39:30c'est leur droit.
00:39:31Ils ont tout à fait
00:39:31la possibilité de contester.
00:39:39de ce sondage.
00:39:40Il avait déjà été utilisé
00:39:41par la Grande Mosquée de Paris
00:39:43pour un sondage
00:39:43tout à fait différent.
00:39:44Donc en fait,
00:39:45la question,
00:39:45ce n'est pas le panel,
00:39:46c'est le résultat.
00:39:47Ils cherchent tous les moyens
00:39:48qu'ils ont pour tenter
00:39:49d'éteindre un peu ce sondage.
00:39:51Alors, avant de revenir
00:39:52sur la polémique,
00:39:52on va peut-être rappeler
00:39:53ce qu'il y a dans ce sondage
00:39:54et quels sont ces résultats
00:39:55qui mettent autant mal à l'aise
00:39:56la France insoumise.
00:39:57Regardez.
00:39:59Une augmentation lente,
00:40:01mais continue au cours
00:40:01de ces dernières années.
00:40:03Selon une étude IFOP,
00:40:04la proportion des musulmans
00:40:05au sein de la population française
00:40:09en 1985 à 7% en 2025.
00:40:13Une croissance qui fait de l'islam
00:40:15la deuxième religion de France
00:40:17après le catholicisme.
00:40:19Des musulmans qui affichent
00:40:20un degré de religiosité
00:40:22largement supérieur
00:40:23aux autres religions.
00:40:2580% d'entre eux
00:40:26se déclarent religieux
00:40:27contre 48% en moyenne
00:40:29chez les adeptes
00:40:30des autres religions.
00:40:31Un musulman sur quatre
00:40:33se considère même
00:40:34comme extrêmement religieux.
00:40:36Des chiffres qui se confirment
00:40:37avec la fréquentation
00:40:38des lieux de culte.
00:40:40Entre 1989 et 2025,
00:40:43la pratique quotidienne
00:40:44de la prière
00:40:44est en nette augmentation,
00:40:46notamment chez les jeunes,
00:40:48passant de 41 à 62%.
00:40:50Cette progression de l'islam
00:40:52se confirme aussi
00:40:53sur le plan vestimentaire.
00:40:55Si le voile n'est porté
00:40:56que par 31% des femmes
00:40:57de confession musulmane,
00:40:5919% admettent le porter
00:41:01systématiquement.
00:41:02Une fois de plus,
00:41:04ce sont les musulmans
00:41:05âgés de 18 à 24 ans
00:41:06qui banalisent le port du voile
00:41:08en étant 45% à le porter.
00:41:11Près d'un musulman sur deux
00:41:12seraient même prêts
00:41:13à appliquer la charia
00:41:14dans les pays où ils vivent.
00:41:16Martin Gardion,
00:41:17vous comprenez la polémique
00:41:18autour de ce sondage
00:41:18ou c'est juste parce que
00:41:19le sondage ne va pas
00:41:20dans le sens
00:41:21que souhaitent les insoumis
00:41:22que finalement,
00:41:23il faut jeter le bébé
00:41:24avec l'eau du bain ?
00:41:25Je crois que vous répondez
00:41:26à la question
00:41:26en la posant tout simplement
00:41:28parce qu'on connaît
00:41:29les méthodes
00:41:29de la France insoumise.
00:41:32Ce qui est problématique,
00:41:33c'est toujours pareil,
00:41:34c'est de mettre en place
00:41:35une espèce d'écran de fumée
00:41:36pour ne pas avoir
00:41:37à commenter.
00:41:38Ce qu'ils devraient tous
00:41:39nous interroger
00:41:40et nous questionner aussi,
00:41:42c'est les chiffres
00:41:43que comporte ce sondage
00:41:44que vous venez de rappeler.
00:41:46La vraie information,
00:41:47elle est là.
00:41:47Le vrai sujet,
00:41:48il est là.
00:41:49De rappeler effectivement,
00:41:50dix ans après le Bataclan,
00:41:51de mettre en exergue
00:41:53d'une adresse physique
00:41:54d'une rédaction
00:41:55ou d'un institut de sondage
00:41:57pour connaître un petit peu
00:41:57Frédéric Dhabi.
00:41:59C'est un expert
00:41:59des sondages
00:42:00dont le professionnalisme
00:42:03est reconnu unanimement.
00:42:04Il ne décide pas du sondage.
00:42:06Il le construit
00:42:06avec des règles,
00:42:07une déontologie,
00:42:08avec des méthodes
00:42:09qui sont éprouvées scientifiquement.
00:42:11Que le résultat vous plaise ou pas,
00:42:12moi, à longueur de temps,
00:42:13on me sort des sondages.
00:42:14Certains vont,
00:42:15entre guillemets,
00:42:15dans mon sens,
00:42:16d'autres non.
00:42:16Ce qui compte,
00:42:17c'est de s'interroger
00:42:17sur justement
00:42:18la réponse aux questions
00:42:20qui n'est posée pas
00:42:21sur la méthodologie.
00:42:22Vous l'avez rappelé,
00:42:22c'est un sondage
00:42:23qui est fait
00:42:23de manière extrêmement scientifique
00:42:25avec les mêmes types
00:42:26de pannels,
00:42:27d'échantillons,
00:42:27de méthodes, etc.
00:42:28Donc ça ne se questionne pas.
00:42:30Et cette méthode,
00:42:31il a raison de porter plainte.
00:42:32Et puis après,
00:42:32c'est vrai qu'on peut contester
00:42:34à 1 ou 2% près,
00:42:35mais ce qui compte,
00:42:35c'est les grandes tendances.
00:42:36Voilà, il y a des marges d'erreur.
00:42:37Donc ce qui compte,
00:42:38c'est les grandes tendances.
00:42:39Et elle a-t-elle pu y sortir
00:42:39à se servir de sondage ?
00:42:40Mais c'est ça.
00:42:41C'est ce que j'allais dire
00:42:42parce qu'il y a des internautes
00:42:43qui sont allés voir les comptes
00:42:44de ces deux députés à la fille.
00:42:45Et ici,
00:42:45des sondages IFOP
00:42:46en disant,
00:42:47vous voyez,
00:42:47on arrive en tête dans telle ville
00:42:48ou on arrive en tête
00:42:49dans telle ville
00:42:49lors des municipales.
00:42:50Donc en fait,
00:42:51ils s'en servent quand ça va,
00:42:52mais quand ça ne va pas,
00:42:53ils ne s'en servent plus.
00:42:54Mais c'est évident
00:42:54que le résultat
00:42:56que donne ce sondage,
00:42:57qui à mon sens
00:42:58est plutôt effrayant
00:42:59et inquiétant,
00:43:00ne va pas effectivement
00:43:01dans le sens
00:43:01de leur stratégie électorale
00:43:02qui maintenant
00:43:03est parfaitement identifiée
00:43:04et documentée,
00:43:06qui est celle
00:43:06d'une espèce
00:43:06de drague électorale
00:43:08communautaire
00:43:09qui vise à fractionner
00:43:10notre société,
00:43:11à isoler des communautés
00:43:12et notamment
00:43:13sur des thématiques religieuses
00:43:14pour pouvoir justement
00:43:15les travailler
00:43:16d'un point de vue électoral.
00:43:17Et c'est la stratégie
00:43:18de Jean-Luc Mélenchon,
00:43:18c'est d'où une rupture
00:43:19aussi avec Ruffin.
00:43:21Abandonnons les campagnes,
00:43:22investissons dans les banlieues
00:43:23très religieuses
00:43:25pour pouvoir justement
00:43:26considérer
00:43:26qu'il y a un vivier
00:43:27de citoyens
00:43:28qui ne vont pas voter,
00:43:29qu'on va pouvoir mobiliser
00:43:30sur ces thématiques-là,
00:43:32d'où aussi les thématiques
00:43:32sur Gaza
00:43:33qu'ils ont parfaitement
00:43:34instrumentalisées,
00:43:35à tort,
00:43:36à mon sens évidemment,
00:43:36mais qu'ils ont su
00:43:37parfaitement instrumentaliser
00:43:38et c'est cela
00:43:39qui leur pose un problème.
00:43:40C'est justement
00:43:41que leur jeu se dévoile
00:43:42par le biais
00:43:43de ce type de sondage-là.
00:43:44Franck Tapirot.
00:43:46J'étais là
00:43:46le fameux jour
00:43:47où Rachida a fait
00:43:48un départ en beauté,
00:43:49mais pourquoi ?
00:43:50Ce qui est drôle,
00:43:51c'est qu'elle a employé
00:43:51en fait tout un langage
00:43:53qui est aujourd'hui
00:43:53celui qui est employé
00:43:55par tous ceux
00:43:55qui sont contre ce sondage
00:43:56en disant
00:43:56c'est le sondage qui n'est pas bon,
00:43:57on ne peut pas le commenter
00:43:58parce que ce sondage est faux.
00:43:59Mais pourquoi ?
00:44:00Parce que c'est un écran de fumée
00:44:01sur surtout un chiffre
00:44:02qui est terrible
00:44:03et c'est le chiffre
00:44:04pour moi le plus
00:44:04que je compte sur ce sondage.
00:44:06C'est d'abord
00:44:07c'est une progression
00:44:07parce qu'il avait été fait
00:44:08il y a un an je crois
00:44:09ce sondage,
00:44:10la progression
00:44:11qui multiplie par 3
00:44:12le nombre de femmes.
00:44:15Alors c'est sur 10 ans
00:44:15je crois ça.
00:44:16Sur 10 ans,
00:44:17mais de femmes entre 18 et 24 ans.
00:44:18Donc 20 ans.
00:44:19Le voile c'est 2003-2025.
00:44:202003-2025
00:44:21fois 3
00:44:22de jeunes femmes
00:44:23entre 18 et 24 ans
00:44:24qui décident
00:44:25de porter le voile.
00:44:26Pour moi c'est
00:44:27ce qui est le plus compliqué.
00:44:28Pourquoi ?
00:44:28Parce qu'à l'époque
00:44:28la polémique sur le voile
00:44:29c'est qu'elles sont forcées,
00:44:31elles sont obligées,
00:44:31il y a une police du voile
00:44:32et on savait
00:44:33que c'était plutôt
00:44:33des femmes aussi,
00:44:34des jeunes femmes
00:44:35qui dans les quartiers
00:44:36venaient agresser carrément
00:44:38celles qui osaient
00:44:40ne pas porter le voile.
00:44:41Là aujourd'hui
00:44:42on a des déclarations
00:44:43même qui sont un peu
00:44:43plus compliquées
00:44:44puisque c'est de l'ordre
00:44:45volontaire,
00:44:46de l'ordre activiste,
00:44:48quasi militant.
00:44:49Donc c'est un port militant.
00:44:50Voilà pourquoi c'est grave
00:44:51parce que quand on sait
00:44:52que des jeunes
00:44:55le séparatisme aussi
00:44:56par le voile
00:44:56qui est,
00:44:57on le sait très bien
00:44:57puisque certains imams
00:44:59disent que ce n'est pas du tout
00:45:00un fait religieux,
00:45:03le voile.
00:45:04C'est plutôt quelque chose
00:45:04sociétal.
00:45:06Donc pour discriminer,
00:45:07pour séparer,
00:45:08pour différencier
00:45:09les femmes des autres.
00:45:10Donc quand on voit
00:45:10que ça prend
00:45:11les plus jeunes d'entre nous
00:45:12on se dit
00:45:12là il y a un danger.
00:45:14Voilà pourquoi
00:45:14cette polémique
00:45:15elle est là évidemment
00:45:16pour discréditer
00:45:17l'IFOP,
00:45:18leur méthodologie
00:45:19mais pour dire
00:45:20attention
00:45:21pas touche aux jeunes
00:45:22parce que leur travail prend.
00:45:24Et c'est ce qu'il faut dire
00:45:24aujourd'hui aux Français.
00:45:25C'est que leur stratégie
00:45:26elle est épouvantable.
00:45:28Elle marche,
00:45:29elle fonctionne
00:45:29et ça touche
00:45:30les plus jeunes d'entre nous.
00:45:32Imaginons dans 20 ans
00:45:32ce que ça va dire.
00:45:33Il y a le Sénat
00:45:34et en tout cas
00:45:34des sénateurs
00:45:35qui se sont saisis
00:45:35de tout ça
00:45:36et qui sont en train
00:45:36de faire un plan
00:45:37contre l'islamisme.
00:45:39C'est un groupe
00:45:39de 29 sénateurs
00:45:40qui formulent
00:45:40des propositions
00:45:41dans un rapport
00:45:41qui fait 107 pages
00:45:43des mesures
00:45:43qui concernent
00:45:44aussi bien les adultes
00:45:45que les plus jeunes.
00:45:46Regardez.
00:45:4829 sénateurs
00:45:49qui veulent combattre
00:45:50à l'échelle nationale
00:45:51l'islamisme en France.
00:45:53Dans un document
00:45:54de 107 pages,
00:45:55le groupe de parlementaires
00:45:56présidé par la sénatrice LR
00:45:57Jacqueline Stache-Brignot
00:45:59propose 17 mesures
00:46:00parmi lesquelles
00:46:01un premier volet
00:46:03sur la protection
00:46:03de l'enfance.
00:46:05Elle propose
00:46:05l'interdiction du jeune
00:46:06pour les moins de 16 ans
00:46:08mais également
00:46:08l'interdiction
00:46:09du voilement
00:46:10des fillettes
00:46:11et jeunes filles
00:46:11avant l'âge de 16 ans
00:46:12dans l'espace public.
00:46:14Le mercredi 5 novembre dernier,
00:46:16l'image de ces 4 fillettes
00:46:17voilées
00:46:17dans les tribunes
00:46:18de l'Assemblée nationale
00:46:19avait choqué
00:46:20au-delà
00:46:21des murs de l'hémicycle.
00:46:23Au sujet
00:46:23des mariages forcés,
00:46:24les sénateurs
00:46:25recommandent
00:46:25de systématiser
00:46:26la procédure
00:46:27d'audition
00:46:27des époux
00:46:28avant la transcription
00:46:29du mariage
00:46:30par les autorités
00:46:31consulaires françaises.
00:46:32Les mosquées
00:46:33doivent aussi
00:46:33faire l'objet
00:46:34de contrôles
00:46:34plus poussés,
00:46:35notamment
00:46:36quant à leur financement
00:46:37pour éviter
00:46:38toute utilisation
00:46:39des structures religieuses
00:46:40à des fins
00:46:40de propagande politique.
00:46:43Parmi les réformes
00:46:43institutionnelles
00:46:44que la sénatrice
00:46:45réclame,
00:46:46celle qui consiste
00:46:46à rattacher
00:46:47la délivrance
00:46:48des visas
00:46:48au ministère
00:46:49de l'Intérieur,
00:46:49elle permettrait
00:46:50d'adapter
00:46:51les critères
00:46:51de visas
00:46:52selon la coopération
00:46:53des pays d'origine
00:46:54et préviendrait
00:46:55l'infiltration
00:46:56d'individus
00:46:57liés à l'islamisme
00:46:58radical sur notre sol.
00:46:59Ce rapport
00:47:00sera remis
00:47:01au président
00:47:01du groupe LR
00:47:02au Sénat
00:47:02pour être discuté.
00:47:04Laurent Wauquiez
00:47:04a d'ores et déjà
00:47:05déposé une proposition
00:47:06de loi visant
00:47:07à interdire
00:47:07le port du voile
00:47:08pour les mineurs.
00:47:10Alors justement,
00:47:11Jacqueline Stache-Brignot
00:47:12qui est sénatrice
00:47:13du Val d'Oise
00:47:14Les Républicains,
00:47:15président de ce rapport,
00:47:17était ce matin
00:47:17sur ces news
00:47:18et elle a expliqué
00:47:19les raisons
00:47:20de ce rapport
00:47:21et surtout
00:47:21les motivations
00:47:22parce que pour elle
00:47:22le danger est imminent,
00:47:24le danger est proche,
00:47:25voire il est là.
00:47:27Je crois qu'aujourd'hui,
00:47:28d'abord tous,
00:47:29on le constate,
00:47:30cet islamisme
00:47:31et cette toile d'araignée
00:47:33qui se tise
00:47:34de manière claire
00:47:35depuis une vingtaine d'années,
00:47:37progresse de manière sidérante
00:47:38depuis quelques années,
00:47:39depuis cinq, six, sept ans.
00:47:41Et je pense que
00:47:42si les Français
00:47:43et les élus français
00:47:45ne prennent pas conscience
00:47:46que nous allons
00:47:47fondamentalement changer
00:47:49nos règles de vie
00:47:49et nos règles de rapport
00:47:50aux autres
00:47:51avec cette religion
00:47:52qui est l'islam,
00:47:53c'est clair que nous allons
00:47:54droit vers un pays
00:47:55où les gens ne vivront plus
00:47:57les uns avec les autres
00:47:58mais les uns à côté des autres
00:47:59en s'ignorant
00:48:00et pour certains
00:48:02à vouloir nous imposer
00:48:04des règles que nous ne voulons pas.
00:48:05Ce n'est pas déjà le cas
00:48:06dans certains quartiers ?
00:48:07Oui, c'est certainement
00:48:08le cas dans certains quartiers
00:48:09qui ont construit...
00:48:11En France, hein ?
00:48:11Oui, oui, mais je parle
00:48:12de la France.
00:48:12Oui, bien sûr.
00:48:13C'est le pays que j'aime
00:48:14et c'est mon pays.
00:48:15Et oui, il y a des écosystèmes
00:48:18déjà qui sont construits
00:48:19dans certains quartiers
00:48:20contre lesquels il faut lutter,
00:48:21contre lesquels aujourd'hui
00:48:22les préfets ont un peu
00:48:23de moyens de lutte
00:48:24mais pas suffisamment.
00:48:25Mais je veux dire,
00:48:26ce que je dis aujourd'hui
00:48:28c'est qu'aucun quartier
00:48:29ne sera à l'abri
00:48:30dans les années qui viennent
00:48:31de ce communautarisme
00:48:32qui s'installe
00:48:34à bas bruit
00:48:35dans notre pays.
00:48:36Et nous ne pouvons pas
00:48:37accepter ça.
00:48:38Et moi, à titre personnel,
00:48:39c'est un engagement
00:48:40que j'ai depuis
00:48:41de nombreuses années
00:48:42sur ce sujet.
00:48:43Mais je crois qu'il faut
00:48:43que les Français
00:48:44en prennent conscience.
00:48:45Ça remet en cause
00:48:46complètement notre manière
00:48:48de vivre,
00:48:48de fonctionner les uns
00:48:49avec les autres,
00:48:50les uns pour les autres,
00:48:51j'ai même envie de dire.
00:48:53Et il est grand temps
00:48:54qu'au plus haut niveau,
00:48:55on se saisisse
00:48:56de ce sujet.
00:48:57Alors, on va prendre
00:48:58deux mesures
00:48:59dans ce rapport
00:48:59pour commencer.
00:49:00D'abord,
00:49:00l'interdiction de jeunes
00:49:01pour les moins de 16 ans
00:49:03et l'interdiction
00:49:03du voilement des filles
00:49:04et des jeunes filles
00:49:05avant l'âge de 16 ans.
00:49:07Mathieu Vallée,
00:49:07ça va dans le sens
00:49:08de ce que vous
00:49:08préconisez au Rassemblement
00:49:09National.
00:49:11Oui, mais...
00:49:13C'est bien,
00:49:13vous êtes embêté,
00:49:14c'est bizarre.
00:49:14Non, je ne suis pas embêté.
00:49:15Ah bon, d'accord.
00:49:15Je pensais à autre chose.
00:49:16Vous pensez à autre chose ?
00:49:17Si vous voulez,
00:49:17on peut parler des pandas
00:49:19si vous voulez,
00:49:19mais c'est un autre débat.
00:49:20C'est ce que vous regardez
00:49:21sur la chaîne.
00:49:22Je vais vous trahir.
00:49:23Non, non, non,
00:49:23parce que je pensais
00:49:24à d'autres mesures
00:49:25qui ont été évoquées
00:49:25par la senatrice
00:49:26dans le rapport.
00:49:27Par exemple,
00:49:27sur les visas.
00:49:28Le problème,
00:49:29c'est que la France,
00:49:30aujourd'hui,
00:49:30elle est plus souveraine
00:49:30sur ces visas
00:49:31parce que quand vous avez
00:49:32un visa Schengen
00:49:33délivré par un autre pays
00:49:34européen
00:49:34qui est dans l'espace Schengen,
00:49:35si nous,
00:49:36on interdit les visas
00:49:37mais qu'un autre pays
00:49:37ne fait pas la même politique
00:49:38que nous,
00:49:38c'est pour ça qu'on demande
00:49:39l'appui de l'Union Européenne,
00:49:40vous pourrez circuler
00:49:41quand même en France.
00:49:42Donc, ça sera vain.
00:49:51Et puis, effectivement,
00:49:52les clandestins
00:49:52et les clandestins
00:49:53ne sont pas récupérés.
00:49:53Donc, attention.
00:49:54Et la deuxième chose,
00:49:56nous, au Rassemblement National,
00:49:57Jean-Marc Mondini,
00:49:58on est sur des preuves
00:49:59plus que des mots.
00:50:00Les imhabits Kouissan
00:50:01et Majoubi,
00:50:02ces prédicateurs
00:50:03qui prêchaient
00:50:03dans des mosquées
00:50:04des discours
00:50:06qui n'étaient pas
00:50:06pour les valeurs de la République,
00:50:08qui étaient pour la séparation
00:50:09entre les femmes et les hommes,
00:50:09qui étaient parfois antisémites,
00:50:12et effectivement,
00:50:12qui n'ont pas leur place.
00:50:13C'est des élus.
00:50:13On est tous d'accord.
00:50:15Revenons sur ces deux propositions précises.
00:50:17Interdiction du jeune
00:50:17pour les moins de 16 ans.
00:50:18Interdiction du voilement
00:50:19des fillettes
00:50:19et des jeunes avant 16 ans.
00:50:22Nous, on est pour l'interdiction
00:50:23du voile dans l'espace public.
00:50:24Total.
00:50:25Oui, c'est la mesure
00:50:26de Marine Le Pen
00:50:27qu'elle avait présentée
00:50:27en 2022
00:50:28lors des élections présidentielles.
00:50:30Et on est aussi,
00:50:31Jordan Bardet l'a dit,
00:50:32sur l'interdiction
00:50:33des accompagnatrices scolaires voilées
00:50:35parce que c'est la neutralité
00:50:36du service public.
00:50:37De toute façon,
00:50:37si vous interdisez partout
00:50:38les accompagnatrices,
00:50:39par définition,
00:50:40le sont.
00:50:41Parce qu'il y a une priorité
00:50:41à donner.
00:50:42Et l'interdiction du jeune ?
00:50:44Oui, mais comment on va appliquer
00:50:46cette interdiction du jeune ?
00:50:47Parce que c'est chez les gens.
00:50:47Non, mais oui,
00:50:48c'est chez les gens.
00:50:49À la cantine, peut-être,
00:50:50les cantines scolaires.
00:50:51Il est forcé à manger.
00:50:52Je n'étais pas gêné.
00:50:52J'étais en train de réfléchir
00:50:53parce que moi,
00:50:53je découvre ces propositions-là
00:50:55qu'elle fait.
00:50:56Et c'est pour ça que,
00:50:56pardon, je le disais,
00:50:58des mesures très concrètes,
00:50:59c'est l'expulsion
00:50:59des prédicateurs
00:51:00qui officient dans des mosquées
00:51:02des prêches contre la République
00:51:03qui doivent être sismatiquement expulsés.
00:51:05Je parle d'imam Ikoussen
00:51:06et Majoubi
00:51:06qui ont été dénoncés
00:51:07par nos députés
00:51:08sans être prétentieux.
00:51:09Et pareil,
00:51:10l'expulsion des délinquants
00:51:11et des criminels étrangers,
00:51:12on l'a proposée à l'Assemblée,
00:51:12ça n'a pas été voté par les LR.
00:51:14Donc, vous voyez,
00:51:14ce qui va dans le bon sens,
00:51:15il faut que ça soit fait pareil.
00:51:16Pourquoi vous n'avez pas voté ça
00:51:17dans les LR ?
00:51:18Lutter contre la séparatie.
00:51:19Chez les Républicains,
00:51:19pourquoi vous n'avez pas voté ça ?
00:51:20Moi, sur ces mesures-là,
00:51:21je crois que c'est enfin quelque chose
00:51:23qui va dans le bon sens.
00:51:24Mais pourquoi vous n'avez pas voté ça ?
00:51:25Sur lequel on devrait tous se réunir.
00:51:27D'accord.
00:51:28Mais pourquoi vous n'avez pas voté
00:51:29les mesures dont parle Mathieu Vallée ?
00:51:31Sur quelles mesures vous parlez ?
00:51:33Bonjour.
00:51:34Pourquoi vous n'avez pas voté,
00:51:35par exemple, les expulsions ?
00:51:37Des criminels des lacs étrangers
00:51:38facilitaient les expulsions.
00:51:39Elles ont été votées, celles-ci.
00:51:40Non.
00:51:40On a processé un neige parlementaire.
00:51:42Pas du tout.
00:51:43On vérifiera ça.
00:51:44Ça m'étonne un petit peu ce que vous dites.
00:51:45C'est la double peine.
00:51:46Je crois que les LR s'y étaient opposés, en effet.
00:51:48Je ne dis pas que des conneries.
00:51:50Thomas Bonnet confirme
00:51:52que les LR s'y étaient opposés.
00:51:53En tout cas, sur ce rapport,
00:51:54ce qu'on peut dire,
00:51:54c'est qu'il y a un rapport.
00:51:55Il y a un rapport qui va dans le bon sens.
00:52:00Avec des mesures, en effet,
00:52:02certaines d'entre elles,
00:52:03vous les prenez depuis longtemps.
00:52:04Vous êtes incapables de dire
00:52:05que ça va dans le bon sens
00:52:06et que c'est une bonne chose.
00:52:07J'ai dit que ça va dans le bon sens,
00:52:07mais j'ai dit qu'il faut savoir le...
00:52:08Et il dit en même temps
00:52:09que ça va pas assez loin.
00:52:10Par exemple, interdire le voile
00:52:11dans tout l'espace public,
00:52:12c'est ce que propose
00:52:12le Rassemblement national,
00:52:13ce qui n'est pas proposé dans le rapport.
00:52:14C'est-à-dire que le Rassemblement national
00:52:15va plus loin que ce qu'il y a dans le rapport.
00:52:17Vous êtes d'accord avec ça ?
00:52:18Non, pas sur l'espace public.
00:52:19Moi, je crois qu'en effet,
00:52:20il faut interdire le voile pour les mineurs,
00:52:23interdire le voile dans les institutions,
00:52:24c'est-à-dire évidemment les services publics,
00:52:28les associations sportives.
00:52:29Dans le sport, il y a des mesures,
00:52:30d'ailleurs, parmi ces 17 là-dessus,
00:52:31qui sont extrêmement fermes.
00:52:34Et donc, il faut avoir un discours
00:52:35très clair là-dessus.
00:52:36Je crois qu'il faut solennellement
00:52:38appeler tout le monde
00:52:38à ouvrir les yeux
00:52:39sur le phénomène d'entrisme
00:52:40dans notre pays.
00:52:41On a parlé du sondage.
00:52:42Il y a ce rapport.
00:52:43Il y avait aussi, vous savez,
00:52:44un rapport des services secrets
00:52:47intérieurs et extérieurs de la France
00:52:49sur les frères musulmans
00:52:50il y a quelque temps.
00:52:51Tous pointent la même chose.
00:52:52Donc, le problème,
00:52:53ce n'est pas le sondage
00:52:54et venir discuter sur une virgule
00:52:57dans ce sondage.
00:52:57Le problème, c'est qu'on a enfin
00:52:59plusieurs sources
00:52:59qui étayent clairement
00:53:00un problème majeur
00:53:02entre l'entrisme
00:53:03et il faut réagir.
00:53:04Martin Gardion,
00:53:05allez plus loin
00:53:06que les propositions du Sénat,
00:53:07c'est-à-dire interdire par exemple
00:53:08le voile dans tout l'espace public.
00:53:10C'est une solution pour vous ?
00:53:11Alors, pour revenir sur les deux mesures
00:53:13que vous mettiez en exergue,
00:53:14notamment celle de l'intellection
00:53:15du jeune
00:53:15chez les moins de 16 ans.
00:53:17On a eu, il y a quelques minutes,
00:53:18un débat sur le fait
00:53:19que la police n'avait pas le temps
00:53:20de se préoccuper des vols
00:53:21à la tire dans les supermarchés.
00:53:22Vous pensez sincèrement
00:53:23qu'on va avoir le temps
00:53:24de mobiliser des forces de l'ordre
00:53:25pour aller faire des visites
00:53:26de courtoisie à domicile
00:53:27pour vérifier si un gamin
00:53:28de 14 ans ou de 15 ans
00:53:29fait du jeune ou pas ?
00:53:31Moi, autant,
00:53:32je suis parfaitement d'accord
00:53:33et je pense que c'est quelque chose
00:53:34qu'il faut qu'on partage
00:53:34de manière transpartisane
00:53:36la nécessité, la priorité
00:53:37qu'est ce combat
00:53:38contre l'entrisme,
00:53:39contre les séparatismes religieux
00:53:41quels qu'ils soient
00:53:41qui fracturent notre société
00:53:43et notre avenir commun.
00:53:45Autant, soyons un peu réalistes,
00:53:47ne faisons pas de mesures
00:53:48d'affichage pour dire
00:53:49vous voyez, moi,
00:53:50je prends à cœur le problème.
00:53:52Et d'ailleurs,
00:53:52dans le débat que vous avez eu,
00:53:53je regrette,
00:53:54ce n'est pas vous
00:53:54que je vilipande particulièrement,
00:53:56mais de manière générale
00:53:56la classe politique,
00:53:57chacun veut sa victoire
00:53:58idéologique à soi.
00:53:59C'est-à-dire qu'on considère
00:54:00trop souvent
00:54:01qu'à partir du moment
00:54:02où une bonne idée
00:54:03est exprimée par un parti
00:54:04qui n'est pas le sien,
00:54:05il faut s'y opposer.
00:54:06Moi, mon engagement en politique
00:54:08avec le macronisme,
00:54:09ce fameux en même temps,
00:54:10c'était justement
00:54:11il y a des bonnes idées
00:54:12à gauche et à droite.
00:54:13Sauf quand c'est
00:54:14au Rassemblement National.
00:54:14Ce qui compte,
00:54:15ce n'est pas forcément...
00:54:16Ah bah oui,
00:54:16non, mais il faut dire
00:54:17les choses au bout.
00:54:19On prend les bonnes idées,
00:54:20c'est ça la stratégie
00:54:21d'Emmanuel Macron aussi.
00:54:23Sauf quand c'est
00:54:24au Rassemblement National.
00:54:24Raphaël Garagnon,
00:54:25regardez,
00:54:25sur la dernière niche parlementaire,
00:54:26au-delà de la lutte
00:54:27contre les risques
00:54:28qu'on doit tous partager,
00:54:29on a proposé la gratuité
00:54:30des places de parking
00:54:32à l'hôpital.
00:54:32Votre parti n'a pas voté.
00:54:34Les peines minimales,
00:54:34les peines penchées.
00:54:35Attendez,
00:54:35même un moutchou
00:54:36qui est de votre alliance centriste
00:54:38qui est Horizon,
00:54:39elle l'a proposé
00:54:40et nous,
00:54:40on n'est pas sectaires.
00:54:41On l'a voté,
00:54:42on l'a présenté.
00:54:42Vous n'avez pas voulu le voter,
00:54:43on s'est même dit
00:54:44bon bah,
00:54:44puisqu'ils sont sectaires
00:54:45et qu'ils ne pensent pas aux Français,
00:54:46on va d'abord aussi voter
00:54:48celle que nos autres partis politiques
00:54:50proposent à l'Assemblée.
00:54:50Vous ne l'avez pas fait,
00:54:51donc prêchez la bonne parole
00:54:52sans faire un jeu de mots
00:54:53sur les plateaux.
00:54:55C'est très bien,
00:54:55mais à l'Assemblée,
00:54:56les voter quand on le présente,
00:54:57c'est mieux que ce soit
00:54:58la gratuité des places de parking,
00:54:59lutter contre les récidivistes,
00:55:00protéger les policiers.
00:55:01Ils ne veulent pas prendre
00:55:01des idées du RN,
00:55:02depuis le début c'est comme ça,
00:55:03on le sait bien.
00:55:04Donc dans ce cas,
00:55:04on préfère compter des victimes,
00:55:05on préfère faire payer aux gens
00:55:06pour aller aller pour un an.
00:55:08Je suis d'accord avec vous,
00:55:08mais parce qu'en fait,
00:55:10c'est une fausse ouverture
00:55:11que vous avez.
00:55:12Non, je...
00:55:12C'est entre ouvert, quoi.
00:55:13Alors, je vous ai...
00:55:14Bon, c'est même fermé fort fort.
00:55:16Je vais vous répondre
00:55:17de manière extrêmement simple.
00:55:17Rappelement,
00:55:18on fait la pause après.
00:55:18Deux choses.
00:55:19La première,
00:55:19c'est que si demain,
00:55:20Marine Le Pen m'explique
00:55:21que la Terre est ronde,
00:55:23je ne vais pas dire le contraire,
00:55:24parce que c'est Marine Le Pen
00:55:24qui l'a dit.
00:55:25Donc il faut aussi avoir
00:55:26un peu de bon sens.
00:55:27Ça c'est d'accord,
00:55:28mais c'est pas ce que vous faites.
00:55:29Deuxièmement,
00:55:29sur, vous preniez un exemple,
00:55:31la gratuité des places de parking
00:55:32à l'hôpital.
00:55:32On peut en prendre beaucoup d'autres.
00:55:34Ce qui compte,
00:55:35et pour en revenir
00:55:35à ces propositions-là,
00:55:37c'est de rentrer aussi
00:55:38dans le détail.
00:55:38Vous savez très très bien
00:55:39qu'on a beaucoup de lois
00:55:39qui sont des fourre-tous
00:55:40où vous allez sortir une mesure
00:55:42en disant celle-là,
00:55:42vous êtes...
00:55:43Ce qui me pose le problème
00:55:50dans ces propositions-là,
00:55:51autant je suis parfaitement d'accord
00:55:52pour lutter contre l'antrisme,
00:55:53autant ce que je me refuse à faire,
00:55:55c'est à stigmatiser
00:55:56une partie de la privation,
00:55:57sinon c'est faire le jeu
00:55:58de la France.
00:55:58On va avoir l'occasion
00:56:00de débattre après.
00:56:01Vous avez parlé sur les féminicides.
00:56:03Nous, avant que les femmes meurent,
00:56:04on a proposé...
00:56:04On mélange tout là.
00:56:05On est sur le plan
00:56:06contre l'islamisme,
00:56:07on part sur la visite.
00:56:08On en parle après.
00:56:09On en parle après
00:56:10et on va parler juste après
00:56:10la pause du sondage
00:56:12sur Jordan Bardella.
00:56:12qui est sorti ce matin.
00:56:15Pardon ?
00:56:15Je t'avais fait 10 secondes.
00:56:16C'est beaucoup trop.
00:56:18Sondage sur Jordan Bardella
00:56:19qui est sorti ce matin.
00:56:20On en parle dans un instant.
00:56:20A tout de suite en direct
00:56:21sur CNews.
00:56:22Comme la pub.
00:56:235 secondes.
00:56:26Il y a un qui pour,
00:56:27donc quand t'as 4...
00:56:2811h35 sur CNews.
00:56:30Merci d'être en direct
00:56:31avec nous dans un instant.
00:56:32Ce sondage qui,
00:56:33pour 2027,
00:56:34promet Jordan Bardella
00:56:35vainqueur dans tous les cas.
00:56:36En tout cas, au moins,
00:56:37si l'élection avait lieu
00:56:39ce dimanche,
00:56:39il peut se passer beaucoup de choses
00:56:40d'ici 2027.
00:56:41Mais en tout cas,
00:56:41ce sondage,
00:56:42c'est un signe
00:56:42et on va en reparler
00:56:43dans un instant.
00:56:44Tout de suite,
00:56:44le CNews Info
00:56:45et c'est avec ce Maïa Labidi.
00:56:49Un père de famille
00:56:50de 56 ans
00:56:51blessé à Nibillère
00:56:52après un violent kidnapping
00:56:54à la sortie de son travail
00:56:55suivi d'un home jacking.
00:56:57Trois individus cagoulés
00:56:59l'ont forcé
00:56:59à aller conduire
00:57:00à son domicile
00:57:00pour le cambrioler.
00:57:02Les voleurs sont en fuite.
00:57:03Ils sont repartis
00:57:04avec la voiture de la victime
00:57:05et un butin
00:57:05estimé à 1 million d'euros.
00:57:08Emmanuel Macron s'explique
00:57:09sur le retour du service militaire.
00:57:11Il ne s'agit pas
00:57:12d'envoyer nos jeunes
00:57:13en Ukraine,
00:57:14a-t-il assuré ce matin
00:57:15au micro de RTL.
00:57:17Un nouveau service national
00:57:18volontaire
00:57:18dont le chef de l'État
00:57:19précisera les contours
00:57:20ce jeudi.
00:57:22Et puis,
00:57:22les sénateurs
00:57:23examineront la suspension
00:57:24de la réforme des retraites
00:57:25dès cet après-midi.
00:57:27Je vous rappelle
00:57:27que les députés
00:57:28ont déjà adopté
00:57:29la mise en pause
00:57:30de la très décriée réforme
00:57:31le 12 novembre dernier
00:57:32par 255 voix
00:57:34contre 146.
00:57:36Merci beaucoup,
00:57:37le service militaire
00:57:38dont vous parliez
00:57:38à l'instant.
00:57:39On aura l'occasion
00:57:39d'y revenir dans un instant
00:57:40puisque Emmanuel Macron
00:57:42s'est exprimé
00:57:42chez nos confrères de RTL
00:57:43ce matin là-dessus.
00:57:45Mais tout d'abord,
00:57:46ce sondage qui met
00:57:47Jordan Bardella vainqueur
00:57:49dans tous les cas.
00:57:49C'est un coup de tonnerre
00:57:51bien évidemment,
00:57:52même si on est très loin
00:57:53encore de l'élection présidentielle.
00:57:55Mais en tout cas,
00:57:55le sondage publié ce matin
00:57:56par Public Sénat
00:57:57avec la presse régionale
00:57:58va être forcément très commenté
00:58:00tout au long de la journée.
00:58:01Alors,
00:58:01on va regarder plusieurs
00:58:02cas de figure
00:58:03en ce qui concerne
00:58:04le second tour
00:58:05de l'élection présidentielle.
00:58:07Tout d'abord,
00:58:08face à Edouard Philippe,
00:58:09Jordan Bardella
00:58:10ferait 53%
00:58:13des suffrages
00:58:14contre 47%
00:58:16au second tour
00:58:17bien évidemment
00:58:17de la présidentielle.
00:58:19Deuxième hypothèse,
00:58:20si c'était Raphaël Glucksmann
00:58:22qui était opposé
00:58:22au second tour
00:58:23à Jordan Bardella,
00:58:25là c'est l'envolée totale
00:58:26puisque vous le voyez,
00:58:26Jordan Bardella
00:58:27est à 58%
00:58:29face à 42%
00:58:31contre Raphaël Glucksmann.
00:58:34Autre hypothèse,
00:58:35Jordan Bardella
00:58:36contre Jean-Luc Mélenchon.
00:58:38Ça aussi,
00:58:39c'est intéressant,
00:58:39vous voyez les résultats.
00:58:40Alors là,
00:58:41c'est bon,
00:58:41voilà,
00:58:4274%
00:58:43pour Jordan Bardella,
00:58:4626%
00:58:47pour Jean-Luc Mélenchon
00:58:49et puis Gabriel Attal
00:58:51qui sera demain soir
00:58:52sur CNews d'ailleurs
00:58:53face à Laurence Ferrari
00:58:54et Sonia Mabrouk.
00:58:5544%
00:58:57pour Gabriel Attal
00:58:58et 56%
00:59:00pour Jordan Bardella.
00:59:01Thomas Bonnet,
00:59:02pourquoi ce sondage,
00:59:03c'est un événement
00:59:04dans le monde politique
00:59:05et médiatique ?
00:59:06C'est un événement
00:59:07parce que c'est la première fois
00:59:08que Jordan Bardella
00:59:10est donné vainqueur
00:59:10face à Edouard Philippe.
00:59:11Jusqu'à présent,
00:59:12le même sondage,
00:59:12le même institut de sondage
00:59:13donnait Edouard Philippe vainqueur
00:59:14à peu près dans les proportions similaires.
00:59:16D'ailleurs,
00:59:1654 contre 46.
00:59:18Et donc là,
00:59:18c'est la première fois
00:59:19où en effet,
00:59:20on n'a plus cet argument massue,
00:59:22argument moral
00:59:23du bloc central
00:59:24qui était de dire
00:59:25pour Edouard Philippe en l'occurrence,
00:59:26je suis le mieux placé
00:59:27pour battre Jordan Bardella
00:59:29dans un second tour.
00:59:31Là,
00:59:31ça change la donne.
00:59:31Alors évidemment,
00:59:32il faut prendre beaucoup de précautions.
00:59:33Déjà,
00:59:33on est 18 mois avant l'élection,
00:59:34il peut se passer beaucoup de choses.
00:59:35On n'est d'ailleurs même pas sûr
00:59:36que Jordan Bardella
00:59:37sera candidat à l'élection présidentielle
00:59:38parce que ça peut aussi être Marine Le Pen.
00:59:39Elle a dit d'ailleurs
00:59:40qu'elle était toujours dans la course.
00:59:42Donc on va prendre ça
00:59:42avec beaucoup de précautions.
00:59:44Mais c'est un indicateur
00:59:45qui montre que
00:59:46le plafond de verre,
00:59:47on a beaucoup utilisé cette expression
00:59:48avec le Rassemblement National,
00:59:49eh bien ce plafond de verre,
00:59:49il est en train de se fissurer
00:59:50petit à petit.
00:59:52Et désormais,
00:59:52l'éventualité d'une accession au pouvoir,
00:59:54c'est quand même pas rien,
00:59:55du Rassemblement National
00:59:56est plus que jamais d'actualité.
00:59:58Et juste un dernier commentaire
00:59:59parce que je trouve
00:59:59que le cas de figure
01:00:01avec Jean-Luc Mélenchon
01:00:01est quand même sidérant.
01:00:03Jean-Luc Mélenchon
01:00:04est aujourd'hui
01:00:05dans la position
01:00:06de Jean-Marie Le Pen
01:00:07en 2002.
01:00:07C'est quasiment le même écart
01:00:09quand vous regardez
01:00:09entre Jacques Chirac
01:00:10et Jean-Marie Le Pen
01:00:12à l'époque.
01:00:12Jean-Luc Mélenchon
01:00:13a un effet repoussoir
01:00:14peut-être aussi fort
01:00:15que Jean-Marie Le Pen
01:00:15à l'époque.
01:00:16Et ce qui veut dire
01:00:16que Jordan Bardella
01:00:17sera un recours
01:00:18dans le cas où
01:00:18Jean-Luc Mélenchon
01:00:19est à 26%,
01:00:21les Français se disent
01:00:22que Jordan Bardella
01:00:23c'est le recours
01:00:23contre Jean-Luc Mélenchon.
01:00:25C'est presque un barrage
01:00:26finalement
01:00:26à la France insoumise.
01:00:29C'est un peu l'effet inverse.
01:00:30Le bloc central
01:00:31s'est allié avec LFI
01:00:32pour faire barrage au RN
01:00:33là on pourrait avoir
01:00:33l'inverse parce que
01:00:34qu'on se comprenne bien
01:00:35dans les 74%
01:00:36vous avez des électeurs
01:00:37du centre
01:00:38et des électeurs de gauche
01:00:38indéniablement
01:00:39parce que sinon
01:00:39ils n'arrivent jamais
01:00:40à 74%.
01:00:42C'est-à-dire que certains
01:00:43décideraient de choisir
01:00:44plutôt Jordan Bardella
01:00:45que Jean-Luc Mélenchon.
01:00:46Martin Garnion
01:00:468 ans d'Emmanuel Macron
01:00:47voilà où on en est.
01:00:50Pour Edouard Fille
01:00:51puisque c'était
01:00:51le premier candidat testé
01:00:53et celui qui faisait
01:00:54effectivement la course
01:00:55en tête depuis longtemps
01:00:56peut-être
01:00:57faudrait-il
01:00:58que son équipe
01:00:59se pose la question
01:00:59de l'intérêt
01:01:00finalement de vouloir
01:01:01participer à cette
01:01:02entreprise de Macron
01:01:03bashing
01:01:04quand on a été
01:01:04son premier ministre
01:01:05pendant si longtemps
01:01:06et qu'on ne se croit
01:01:07Il paye le Macron bashing ?
01:01:09Je pense qu'effectivement
01:01:10ces demandes
01:01:11de départ anticipé
01:01:12d'Emmanuel Macron
01:01:13relèvent à la fois
01:01:15d'une forme
01:01:16de déloyauté
01:01:16vis-à-vis du président
01:01:17de la République
01:01:18et aussi contribuent
01:01:20à abîmer nos institutions
01:01:21parce que ça finalement
01:01:22met de l'eau au moulin
01:01:23de tous ceux
01:01:23qui expliquent
01:01:24qu'un président
01:01:25devrait se démettre
01:01:26à partir du moment
01:01:27où soit il n'a pas
01:01:27de majorité à l'Assemblée
01:01:28ce qui a été le cas
01:01:29avec Jacques Chirac
01:01:30et François Mitterrand
01:01:30soit il a des mauvais
01:01:31sondages d'opinion
01:01:32à ce moment-là
01:01:33à quel niveau
01:01:33vous mettez la barre
01:01:34demain ce soit
01:01:35Jordan Bardella
01:01:35qui sera à l'Elysée
01:01:36Jean-Luc Mélenchon
01:01:37ou quelqu'un d'autre
01:01:38à partir de quel sondage
01:01:40de quelle hauteur
01:01:40de bonnes opinions
01:01:41il devra se maintenir
01:01:42ou se démettre
01:01:42vous voyez à quel point
01:01:43c'est dangereux
01:01:44de rentrer dans cette voie-là
01:01:45donc moi je considère
01:01:46que ça a été
01:01:46effectivement une faute politique
01:01:47et quelque chose
01:01:49qui est plutôt inélégant
01:01:50vis-à-vis du président
01:01:51de la République
01:01:51je ne suis pas sûr
01:01:52que ça explique
01:01:52l'entièreté des sondages
01:01:53ce qu'on voit effectivement
01:01:55c'est que Marine Le Pen
01:01:55n'est plus testée
01:01:57je ne trouve pas ça
01:01:58forcément très élégant
01:01:59pour elle
01:01:59mais visiblement
01:02:00c'est la direction
01:02:01vers laquelle on se situe
01:02:02j'espère que l'institut
01:02:03de sondage
01:02:04n'a pas d'adresse physique
01:02:05parce que le sondage
01:02:06ne devrait pas plaire
01:02:07à la France Insoumise
01:02:08visiblement
01:02:08avec un Jean-Luc Mélenchon
01:02:09à 28%
01:02:10la photo écrasée
01:02:11comme ça
01:02:12mais on voit bien
01:02:12qu'effectivement
01:02:13le plafond de verre
01:02:14il s'applique à Jean-Luc Mélenchon
01:02:15qu'il est extrêmement bas
01:02:16et qu'il paye en effet
01:02:18cette tactique
01:02:20qu'un candidat
01:02:22un ancien France Insoumise
01:02:23comme Ruffin
01:02:24avait pu dénoncer
01:02:25en son temps
01:02:25de dire
01:02:26Jean-Luc Mélenchon
01:02:27peut fédérer au premier tour
01:02:28une gauche radicale
01:02:30mais sera un obstacle
01:02:31avec toute victoire
01:02:32de la gauche
01:02:32au deuxième tour
01:02:33mais vous qui êtes
01:02:33un soutien d'Emmanuel Macron
01:02:35on le sait
01:02:36je vous confirme
01:02:36qui vous intéresse
01:02:37pour le second tour
01:02:39celui ou celle
01:02:41parce que ne soyons pas exclusifs
01:02:42à ce jour
01:02:43nous on travaille
01:02:44sur un projet
01:02:45c'est à dire qu'on n'a pas
01:02:45de candidat déclaré
01:02:46on ne sait même pas
01:02:47dans quelle mesure
01:02:47est-ce qu'on pourra déterminer
01:02:49un candidat unique
01:02:50du bloc central
01:02:51moi je fais partie
01:02:51de ceux qui considèrent
01:02:53j'ai compris que ce n'était pas
01:02:54Édouard Philippe
01:02:54c'est qui ?
01:02:55c'est Gabriel Attal ?
01:02:56moi je n'ai rien contre
01:02:57Édouard Philippe
01:02:58à titre personnel
01:02:59je considère que ce qu'il a fait
01:03:00est inefficace
01:03:01et inélégant
01:03:02donc c'est Gabriel Attal ?
01:03:03Gabriel Attal
01:03:03à l'heure actuelle
01:03:04est secrétaire général
01:03:05du parti Renaissance
01:03:06dont le président d'honneur
01:03:07est Emmanuel Macron
01:03:08il faut que l'on travaille
01:03:10collectivement
01:03:10à un projet
01:03:11il n'y a pas grand monde
01:03:12mais c'est surtout
01:03:13qu'en fait
01:03:13il va falloir aussi
01:03:13qu'on détermine
01:03:14en fait on a deux options
01:03:15soit on y va en ordre
01:03:17dispersé
01:03:17en faisant le pari
01:03:18que d'autre façon
01:03:192027 s'est plié
01:03:21et qu'il faut viser 2032
01:03:22et donc chacun va vouloir
01:03:24avoir l'ambition
01:03:24de se compter
01:03:25vous vous rendez compte
01:03:25c'est-à-dire qu'au bout
01:03:26de 10 ans finalement
01:03:27Emmanuel Macron
01:03:27qui avait fait de la lutte
01:03:28contre le rassemblement national
01:03:29une de ses priorités
01:03:30en fait grâce à lui
01:03:32ou à cause de lui
01:03:32le RN arrive au pouvoir
01:03:33ce qui sera intéressant
01:03:35ce sera un peu de creuser
01:03:36et je pense que plus
01:03:37on se rapprochera de 2027
01:03:39plus on ira aussi
01:03:40dans cette direction-là
01:03:41c'est de quel rassemblement national
01:03:43on parle
01:03:44mais ça veut quand même dire
01:03:45qu'il aura tout raté
01:03:46on n'en parle pas
01:03:47on n'en parle pas
01:03:47excusez-moi
01:03:48il aura tout raté
01:03:48c'est votre opinion
01:03:50je la respecte
01:03:50non non mais c'est
01:03:51c'est un dialogue
01:03:53et une question
01:03:54ça veut dire qu'il aura
01:03:55il aura tout raté
01:03:56parce que même ça
01:03:56qui est une de ses priorités
01:03:58lutter contre le rassemblement national
01:03:59faire baisser le rassemblement national
01:04:00à la fin de ces 10 années
01:04:02si ces scores se vérifient
01:04:04plus ou moins
01:04:04à la fin de ces 10 années
01:04:06en fait
01:04:06ce sera un naufrage
01:04:08si Marine Le Pen
01:04:09ou Jordan Bardella
01:04:10accède à l'Elysée
01:04:11effectivement
01:04:11vous considerez que c'est un naufrage
01:04:13le constat sera amer
01:04:14mais pas uniquement
01:04:14pour Emmanuel Macron
01:04:15ou pour nous
01:04:16qui sommes dans son camp
01:04:17je pense pour l'ensemble des français
01:04:18pour une raison simple
01:04:19les français ils votent
01:04:20oui mais
01:04:20les français ils votent
01:04:22leur constat amer
01:04:23ça pourra être
01:04:24d'avoir voté Emmanuel Macron
01:04:26ça oui
01:04:26moi je ne préjuge
01:04:28jamais du choix démocratique
01:04:29des français
01:04:30je ne fais pas partie de ceux
01:04:31qui vont leur donner la leçon
01:04:33juste un point quand même
01:04:33vous avez vu qu'on avait
01:04:34un point d'interrogation
01:04:35d'ailleurs
01:04:35Jordan Bardella
01:04:36vainqueur dans tous les cas
01:04:37point d'interrogation
01:04:38un point quand même
01:04:38juste pour conclure là-dessus
01:04:39c'est que
01:04:40il faudra quand même
01:04:41qu'on s'interroge
01:04:42quel sera le programme
01:04:43parce qu'on voit bien
01:04:44qu'il y a une forme
01:04:44de rejet de ras-le-bol
01:04:45de l'ensemble de la classe politique
01:04:47pas du RN
01:04:48sauf du RN
01:04:48sauf du RN
01:04:49la question qu'il faudra aussi
01:04:50qu'on se pose
01:04:51que les français devront se poser
01:04:52c'est quel RN
01:04:53ils veulent porter à l'Élysée
01:04:54parce qu'on sait très très bien
01:04:55qu'entre la ligne de Marine Le Pen
01:04:56et la ligne de Bardella
01:04:58ce n'est pas du tout la même
01:04:59vous avez un fond de l'économie
01:05:01je pense que vous
01:05:01juste là-dessus
01:05:02Mathieu Vallée
01:05:03est-ce qu'il y a une vraie différence
01:05:04que le PS
01:05:04est-ce qu'il y a une vraie différence
01:05:05entre la ligne de Marine Le Pen
01:05:06et la ligne de Jordan Bardella
01:05:07qu'il y ait quelques différences
01:05:08sur la politique économique
01:05:09sur la politique internationale
01:05:10je vois que Martin Garano
01:05:12est inquiet pour nos écuries politiques
01:05:14non je suis inquiet pour mon pays
01:05:14il faudrait le réparer
01:05:16plutôt que d'être inquiet
01:05:17vous êtes au manette
01:05:17depuis presque 8 ans
01:05:18mais simplement
01:05:19notre projet
01:05:20c'est pas de lutter
01:05:21contre Emmanuel Macron
01:05:22notre projet
01:05:22c'est de lutter contre la sécurité
01:05:23la pauvreté
01:05:24le chômage
01:05:24le déclassement de notre pays
01:05:26et par exemple
01:05:27nous on n'a pas un duel
01:05:28en fait
01:05:29on a un duo
01:05:29Marine Le Pen
01:05:30et Jordan Bardella
01:05:31oui vous avez raison de souligner
01:05:32que Marine Le Pen
01:05:32n'a pas été testée
01:05:33ils auraient dû
01:05:34parce qu'il y a une popularité
01:05:35des deux personnages
01:05:37de notre parti
01:05:37de nos dirigeants
01:05:38qui est évidemment reconnu
01:05:40et effectivement
01:05:41que nous
01:05:42on présente
01:05:43deux personnes
01:05:44qui veulent ouvrir
01:05:44pour les Français
01:05:45vous avez M. Attal
01:05:46M. Darmanin
01:05:47M. Philippe
01:05:47tout le monde se bat
01:05:48pour avoir la place
01:05:48qui n'ont pas réussi
01:05:49à exercer en responsabilité
01:05:51avec des résultats probants
01:05:52et vous voyez
01:05:52Jordan Bardella
01:05:53dimanche il était avec les agriculteurs
01:05:55parce que M. Macron
01:05:56avec le Mercosur
01:05:56il met un coup de poignard
01:05:57dans le dos des Français
01:05:58des agriculteurs
01:05:58et là on se bat
01:05:59contre le pacte vert
01:06:00et les délires technologiques
01:06:01qui veulent ouvrir
01:06:01aux traités de libre-échange
01:06:02à la concurrence
01:06:03aux surnormes
01:06:05les agriculteurs
01:06:06vous voyez
01:06:06au lieu d'être contre l'ERN
01:06:07qui sous tout le monde
01:06:08il faut être contre par exemple
01:06:10aux agriculteurs
01:06:10qui se suicident
01:06:11et qui s'appauvrissent
01:06:12de jour en jour
01:06:12et qui n'arrivent plus
01:06:13à vivre de leur travail
01:06:14et de leurs exploitations
01:06:15ça c'est un programme
01:06:16Franck Tapirot
01:06:17un mot
01:06:17vous voyez j'étais
01:06:18loupé
01:06:18on vient de me chercher
01:06:20sur un programme
01:06:20je ne sais pas
01:06:21ce que vous proposez
01:06:21vous d'ailleurs sur ça
01:06:22ça va venir
01:06:23ils vous ont dit
01:06:24soyez patient
01:06:25ils vous ont dit patienter
01:06:26je pense que j'aurais été
01:06:26sur le patient
01:06:27comme les Français
01:06:2818 mois avant le scotel
01:06:29de toute façon
01:06:29on est toujours un peu
01:06:29dans la fiction
01:06:30mais c'est bien pour démarrer
01:06:31on a rarement vu
01:06:32de toute façon
01:06:32une prédiction de 18 mois
01:06:34se réaliser
01:06:35mais ce qui est intéressant
01:06:36c'est de voir
01:06:37les rapports de force
01:06:37il y a un résultat
01:06:39qui ne me va pas en fait
01:06:41parce que je pense
01:06:41qu'on est loin de la réalité
01:06:42on est loin de la réalité
01:06:44surtout par rapport
01:06:44à l'obsession
01:06:45aujourd'hui d'Emmanuel Macron
01:06:46de ne pas avoir
01:06:47ni Bardella
01:06:48ni Marine Le Pen
01:06:49à l'Elysée
01:06:50c'est la confrontation
01:06:51écrasante
01:06:52entre Jordan Bardella
01:06:53et Mélenchon
01:06:54parce qu'on considère
01:06:55on considère
01:06:56donc qu'il y aura
01:06:58un nouveau front républicain
01:06:59contre Mélenchon
01:07:00moi je fais le pari inverse
01:07:02et c'est le plus grand risque
01:07:03aujourd'hui de la présidentielle
01:07:04c'est que tout va être fait
01:07:06pour ne pas voir
01:07:07ni Marine Le Pen
01:07:08ni Jordan Bardella
01:07:09et l'Elysée
01:07:09et attention
01:07:11la surprise
01:07:11elle va être là
01:07:12ici
01:07:12d'abord ceux qui voient
01:07:13vous savez le plafond vert
01:07:15de Mélenchon à 30%
01:07:16je veux dire
01:07:16n'oublions pas que la campagne
01:07:18n'a pas commencé
01:07:18et que malheureusement
01:07:19le meilleur en campagne
01:07:20c'est Mélenchon
01:07:21et en face
01:07:22quels sont les deux parties
01:07:23finalement où il y a des leaders
01:07:24qui sont pratiquement
01:07:26ceux qu'on va retrouver à l'arrivée
01:07:27c'est le RN
01:07:28et c'est l'FI
01:07:29ailleurs
01:07:29si elle désire les tartars
01:07:30ou les tartuffes
01:07:31il n'y a personne
01:07:32tout le monde se bat à droite
01:07:33j'avais lancé
01:07:34chez les républicains
01:07:36vous êtes où vous ?
01:07:37nulle part
01:07:38on est chez les républicains
01:07:39oui d'accord
01:07:39on est chez les républicains
01:07:41et on se bat
01:07:41pour reconstruire
01:07:42une offre crédible
01:07:43ce que montre ce sondage
01:07:44aujourd'hui
01:07:44c'est que vous n'existez pas
01:07:45il faut rester prudent
01:07:46c'est qu'en effet
01:07:47il y a une volonté
01:07:49de dégagisme généralisé
01:07:51c'est aussi
01:07:52l'échec
01:07:52patant et criant
01:07:53du macronisme
01:07:54après 8 ans
01:07:55en même temps
01:07:56avec des sujets clés
01:07:58qui n'ont pas réussi
01:07:58à être traités
01:07:59et qui du coup
01:07:59sont incarnés
01:08:01par le rassemblement national
01:08:02je pense à l'insécurité
01:08:03je pense à l'immigration
01:08:04le bilan d'Emmanuel Macron
01:08:06là-dessus
01:08:06est malheureusement
01:08:07extrêmement négatif
01:08:09vous courez derrière
01:08:10il n'y a personne
01:08:11les LR
01:08:12non je ne crois pas
01:08:12qu'on court derrière
01:08:13le RN
01:08:13au contraire
01:08:14on a une ligne
01:08:14qui est très ferme
01:08:15depuis longtemps
01:08:16depuis toujours
01:08:17sur les sujets régaliens
01:08:18et Bruno Rotaillot
01:08:19à l'intérieur
01:08:20l'a prouvé
01:08:21avec des résultats
01:08:22alors certes
01:08:22ça a duré qu'un an
01:08:23certes
01:08:24il était aussi contraint
01:08:25par le président de la république
01:08:26et le ministre
01:08:27des affaires étrangères
01:08:28mais il a réussi
01:08:30à faire bouger les choses
01:08:32et à avoir des résultats
01:08:33et ensuite
01:08:34sur l'économie
01:08:35sur les expulsions
01:08:36sur la baisse
01:08:37du nombre de naturalisations
01:08:38etc
01:08:39et ensuite
01:08:39sur l'économie
01:08:40effectivement
01:08:41il y a un fossé
01:08:42un gouffre immense
01:08:43qui sépare
01:08:44le RN
01:08:45de la droite républicaine
01:08:47la droite républicaine
01:08:48il y a un gouffre
01:08:49vous trouvez qu'il y a un gouffre ?
01:08:49il y a un gouffre
01:08:50oui
01:08:50ça dépend des sujets
01:08:51pas sur les matières de sécurité
01:08:53pas en matière de sécurité
01:08:54ah non
01:08:55je parle des sujets économiques
01:08:56je parle des sujets économiques
01:08:57je parle des sujets économiques
01:08:57effectivement je parle des sujets économiques
01:08:59et donc il y a un gouffre
01:09:00quand le RN vote à l'Assemblée
01:09:01des dizaines d'impôts supplémentaires
01:09:03pour matraquer fiscalement
01:09:05les Français
01:09:05dans le pays
01:09:06qui est déjà le plus taxé
01:09:07du monde
01:09:08effectivement
01:09:09je suis très fier
01:09:11de m'écarter
01:09:13de cette position
01:09:14du Rassemblement National
01:09:15et vous disiez
01:09:16que
01:09:17la ligne de Jordan Bardella
01:09:19était différente
01:09:20moi je crois pas
01:09:20je crois que c'est une ligne
01:09:21qui est imposée malgré tout
01:09:22par Marine Le Pen
01:09:23et que le Rassemblement National
01:09:25que ce soit Jordan Bardella
01:09:26ou Marine Le Pen
01:09:27restent sur les sujets économiques
01:09:28profondément socialistes
01:09:30ils l'ont prouvé
01:09:31ces derniers mois
01:09:32c'est concret
01:09:32c'est palpable
01:09:33et c'est des choses
01:09:34qu'on a vues
01:09:35avec des votes
01:09:35Mathieu Vallée
01:09:36Je pense qu'on n'aura pas
01:09:38le temps d'évoquer
01:09:38mais regardez M. Macron
01:09:39il évoque le service national
01:09:41Allez-y oui
01:09:42parce qu'on n'a pas le temps
01:09:42de le passer
01:09:43je voulais qu'on le passe
01:09:43mais on n'a pas le temps
01:09:44alors allez-y parlez-en
01:09:45parlez-en
01:09:45Vous savez ce qui me sidère
01:09:46dans le discours d'Emmanuel Macron
01:09:47ce matin
01:09:48de parler de la concurrence
01:09:49sur RTL
01:09:49c'est qu'à aucun moment
01:09:50dans la menace internationale
01:09:52qu'il évoque
01:09:52c'est le djihadisme
01:09:54et le terrorisme islamiste
01:09:55voilà 80 attentats
01:09:57qui ont été déjoués
01:09:58depuis 2015
01:09:59voilà un attentat mortel
01:10:01tous les 6 mois
01:10:02en France depuis 10 ans
01:10:03on a le service d'ensemble
01:10:04qui font un boulot dingue
01:10:04c'est vrai
01:10:05mais il n'évoque absolument pas
01:10:06la menace islamiste
01:10:07alors qu'on a eu 49 soldats
01:10:08qui ont été tués au Mali
01:10:10là où les djihadistes
01:10:11reprennent le pouvoir
01:10:11en Afghanistan
01:10:12en 20 ans de guerre
01:10:12on a eu 90 soldats français
01:10:14également tués
01:10:14qui c'est qui revient
01:10:15à tous ces pouvoirs-là
01:10:16c'est les islamistes
01:10:17et d'où ont été fromontés
01:10:18les attentats
01:10:19la menace exogène
01:10:20qui a été projetée
01:10:21sur le territoire national
01:10:22de tous ces pays étrangers
01:10:23et donc
01:10:24ça vous fait qu'on parle de la Russie
01:10:24et donc
01:10:25mais non mais
01:10:25on sent que
01:10:26non mais par contre
01:10:27je n'ai jamais vu
01:10:28des chars russes
01:10:29et des soldats russes
01:10:29exécuter des innocents
01:10:31sur des terrasses
01:10:31au Bataclan
01:10:32au Stade de France
01:10:33ou faire tous les 6 mois
01:10:34d'attente à l'entente
01:10:34dans notre pays
01:10:34donc moi
01:10:35je ne suis pas naïf
01:10:36moi je lutte
01:10:37évidemment
01:10:38contre la Russie
01:10:39qui a envahi l'Ukraine
01:10:40et qui a un agresseur
01:10:41ben oui
01:10:42parce que vous
01:10:42c'est finalement
01:10:43votre épivotal
01:10:44parce que vous êtes
01:10:44incompétent sur les autres sujets
01:10:45et vous avez du mal
01:10:46à nommer l'islamisme
01:10:47le terrorisme
01:10:48pourquoi sur les panneaux
01:10:51et sur les monuments
01:10:52qui rendent hommage
01:10:52à nos victimes
01:10:53il n'est pas marqué
01:10:53mort du terrorisme islamiste
01:10:55je ne vois pas pourquoi
01:10:56c'est difficile
01:10:56de nommer l'ennemi
01:10:57il n'y a pas que les russes
01:10:58qui attaquent aujourd'hui
01:10:59l'Ukraine
01:10:59on est attaqué par l'islamisme
01:11:01ce qui est gangréné
01:11:02dans nos territoires
01:11:02par les frères musulmans
01:11:03dont même les pays arabes
01:11:05l'Arabie Saoudite
01:11:06l'Egypte
01:11:07presque aujourd'hui
01:11:07les États-Unis
01:11:08vont les déclarer
01:11:08comme une organisation terroriste
01:11:10donc parlez aussi
01:11:11de ce qui concerne
01:11:12les Français
01:11:12dans les territoires
01:11:13Justement
01:11:14on va pas revoir ce débat
01:11:15vous êtes venu avec un livre
01:11:16oui
01:11:16c'est quoi
01:11:17d'Antoine et Isabelle Chéreau
01:11:18comme un juif
01:11:23une expression
01:11:24vous savez on disait avant
01:11:24heureux comme un juif en France
01:11:25depuis deux ans
01:11:26il a préféré mettre
01:11:28trois petits points
01:11:28comme un juif en France
01:11:29et vous allez le voir
01:11:30c'est vraiment
01:11:30une façon très très
01:11:32évidemment drôle
01:11:33mais avec beaucoup de dérision
01:11:34traiter tous les clichés
01:11:35anti-juifs
01:11:36il y a d'ailleurs
01:11:36une très très belle
01:11:37dédicace pour vous
01:11:39Jean-Marc
01:11:40allez-y
01:11:40mais non
01:11:41je te parle de Morandini
01:11:43celui qui bosse à la télé
01:11:44Elodie
01:11:44mais Morandini
01:11:45c'est juif
01:11:46on l'avait dit il y a quelque temps
01:11:48vous étiez dans quelques listings
01:11:49d'ailleurs de personnalité juive
01:11:50donc c'est vrai
01:11:51je vous conseille de l'acheter
01:11:52vous pouvez le commander
01:11:52sur commeunjuifenfrance.fr
01:11:55et vous allez rire
01:11:56d'un sujet
01:11:56qui ne l'est pas
01:11:57mais vous savez
01:11:58le Morandjuif
01:11:58c'est la plus belle antidote
01:11:59face à l'année des juifs
01:12:00exactement
01:12:01voilà
01:12:01on termine sur ce bon message
01:12:02et super la dédicace
01:12:03j'adore
01:12:03merci beaucoup
01:12:04merci à tous de nous avoir suivis
01:12:05on se retrouve demain en direct
01:12:06à partir de J.A.35
01:12:07Sonia Mabrouk dans un instant
01:12:08à demain
01:12:08et d'ici là
01:12:09soyez prudents
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