- il y a 5 semaines
- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, ravie de vous retrouver ce soir après...
00:04C'est Marc et tous, c'est pas Charlotte, c'est Marc et tous.
00:09Allez les infos avec Adrien Fontenot qui fait partie de la bande des mousquetaires maintenant.
00:13Merci Christine pour l'accueil.
00:15Dans l'Aude, un militaire a perdu la vie, deux autres sont en urgence absolue après un accident survenu ce lundi.
00:21Selon le communiqué du préfet, les cinq militaires à bord du véhicule revenaient d'une mission d'entraînement au tir.
00:25Ils faisaient tous partie de la compagnie des fusillés marins.
00:2842 sapeurs-pompiers sont engagés sur place accompagnés par la gendarmerie nationale.
00:32Les circonstances de l'accident ne sont pas encore connues.
00:34Il est l'un des sans-détenus les plus dangereux de France.
00:36Et pourtant, Wahid Ben-Faiza a bénéficié d'une permission de sortie pour rencontrer un employeur.
00:40Selon nos informations, le narcotrafiquant a quitté la prison de Vendin-Lovieil ce matin sans accompagnement de surveillance pénitentiaire.
00:46Et alors que le parquet avait émis un avis défavorable.
00:49Et puis 43 ans après l'attentat antisémite de la rue des Rosiers,
00:51la cour d'appel de Paris confirme que l'affaire sera jugée devant les assises spéciales.
00:55Les deux principaux accusés mis en examen en France avaient déposé un recours contre ce renvoi.
01:00Le 9 août 1982, 6 personnes avaient été tuées et 22 blessées dans le quartier juif du Marais à Paris.
01:05Merci mon cher Adrien.
01:07Dans un instant, Mathieu Bocoté nous dira où il était la semaine dernière.
01:10On en saura plus dans un instant.
01:12Édition spéciale.
01:14Au sommaire ce soir, alors que la commission d'enquête sur la neutralité de l'audiovisuel public débute demain,
01:20France 2 s'apprête à diffuser un numéro de complément d'enquête sur la chaîne CNews jeudi,
01:27comme pour faire diversion.
01:28Depuis plusieurs jours, France Télévisions et Radio France ont lancé une offensive coordonnée contre CNews,
01:34déposant des plaintes pour dénigrement, réclamant 1,5 million d'euros,
01:38tandis que des figures du service public accusent la chaîne de désinformation.
01:41En quoi est-ce une stratégie pour détourner l'attention de leurs propres billets politiques,
01:47de leurs dérives financières, avec l'argent public ?
01:50Ces médias appartenant à l'État cherchent-ils à protéger le pluralisme
01:55ou à définir qui a encore le droit de faire partie du pluralisme ?
02:00L'édito de Mathieu Bocoté.
02:03Après les attaques de LFI contre son sondage sur l'islam,
02:07l'IFOP porte plainte contre deux députés accusés d'avoir diffamé l'Institut
02:12en parlant de manipulation, de collusion étrangère et de sondage truqué.
02:17La maison de sondage défend son intégrité, sa méthodologie inchangée
02:22et ses salariés visés par des menaces,
02:25estimant que ce n'est pas la méthode qui dérangeait les filles, mais ce sont les résultats.
02:29Si certains responsables politiques considèrent désormais les chiffres eux-mêmes comme suspects,
02:34« Comment peut-on encore débattre du réel sans criminaliser le thermomètre ? »
02:39L'analyse de Gabriel Cluzel.
02:41Un groupe de 29 sénateurs LR mené par Jacqueline Stache-Brignot
02:46publie un rapport de 107 pages proposant 17 mesures très strictes
02:51contre l'islamisme, dont l'interdiction du voile pour les mineurs de moins de 16 ans.
02:57Le document remis à la direction du groupe LR
02:59promet d'alimenter un débat national déjà brûlant sur la cohésion,
03:03les libertés publiques et la lutte contre l'emprise islamiste.
03:07Si l'islamisme est défini comme une menace culturelle,
03:11jusqu'où une démocratie peut-elle aller pour se défendre sans se renier elle-même ?
03:16Le regard de Marc Menand.
03:19Entre Sébastien Delogu, se revendiquant de la DZ,
03:22et Ercilia Soudé, qualifiant d'anecdotique, je cite,
03:26« Les viols commis par des étrangers en France »,
03:28LFI enchaîne les polémiques en minimisant des propos que les chiffres contredisent.
03:33À chaque fois, le parti esquive le réel,
03:36révélant un rapport idéologique et non factuel
03:39aux questions d'identité, de sécurité et de violence.
03:43Comment prétendre défendre les victimes
03:46si on commence à déclarer d'anecdotique
03:48les chiffres qui dérangent son propre récit politique ?
03:52Le décryptage de Charlotte Dornelas.
03:53Les succès d'Éric Zemmour, de Jordan Bardella et de Philippe De Villiers
03:58montrent que les lecteurs cherchent une parole politique
04:01qui décrypte l'époque et répond aux angoisses identitaires ou sociales.
04:06À l'inverse,
04:07« Chut ! »
04:09Beaucoup d'ouvrages de gauche semblent être des livres pour passer à la télé,
04:13sans ancrage réel ni nécessité intellectuelle,
04:16ce qui explique leur vente dérisoire.
04:18Si le public se tourne vers les livres qui répondent à une angoisse collective,
04:22que révèle l'échec éditorial de la gauche sur sa capacité à comprendre l'époque ?
04:27L'édito de Mathieu Bocoté.
04:30Et puis à Laurent Jacobelli, ex-cadre de TF1,
04:33ex-producteur, ex-directeur des programmes de TV5Monde,
04:37devenu député RN,
04:39est l'invité de Face à l'Info ce soir avec une double expertise rare,
04:43celle d'un professionnel de l'autovisuel
04:45et d'un législateur au cœur des commissions sur la régulation des médias.
04:49Alors que l'audiovisuel public est en crise,
04:52que France Télévisions multiplie les actions judiciaires contre les médias privés
04:56et que le pluralisme est au centre du débat,
04:59sa parole est particulièrement attendue ce soir.
05:02Cette volonté d'assigner en justice des médias privés
05:05menace-t-elle la liberté éditoriale, le pluralisme,
05:09ou participe-t-elle au contraire d'une nécessaire régulation ?
05:15Laurent Jacobelli est notre invité ce soir.
05:17Une heure avec nos mousquetaires.
05:19Mathieu est de retour !
05:21Pour tous le dire.
05:23Où étiez-vous donc Mathieu Bocoté ?
05:36À Montréal, au Québec, pour une semaine,
05:38pour parler un peu de mon dernier livre
05:40et faire la promotion ardente de l'indépendance du Québec.
05:42Et ça fonctionnait.
05:43Ah oui, oui !
05:44On a entendu parler de vous jusqu'ici.
05:46Oui, mais c'est un secret bien gardé jusqu'à présent.
05:49Mais vous êtes indépendant d'esprit depuis longtemps.
05:51Oui, mais indépendantiste de cœur depuis encore plus longtemps.
05:56En tout cas, on aime quand vous êtes au tour de la table.
05:58Et je suis très heureux d'être de retour.
05:59Ah oui, nous aussi.
06:00Depuis quelques jours, Mathieu, vous le savez,
06:03le service public, dans ses différentes manifestations,
06:05a relancé une charge nouvelle contre Seigneuse.
06:09On pensera notamment à la plainte lancée par France Télévisions et Radio France,
06:13mais aussi à la charge de Christine Ocrinte.
06:15À quelle époque ?
06:16Samedi soir.
06:17Quel est le sens de cette nouvelle offensive, selon vous, Mathieu ?
06:19Alors, le mot offensive est le bon, je crois.
06:22N'ayons pas la candeur de croire que tout cela relève du hasard.
06:27Nous sommes devant une charge coordonnée
06:29des différentes institutions qui portent le service public.
06:32C'est une charge coordonnée dans le contexte, justement,
06:35de la commission d'enquête sur le service public
06:38qui aura dans les prochains jours,
06:39qui commence demain, si je ne me trompe pas.
06:41Eh bien, qu'est-ce qu'on voit ?
06:42On voit une volonté de faire diversion.
06:43Et le service public se dit, nous sommes à l'offensive,
06:47c'est encore la meilleure défense possible.
06:49Or, qu'est-ce qu'on voit, je dis, coordonnée et organique ?
06:52Organique parce qu'il y a une espèce d'effet de mimétisme
06:55dans cet environnement très particulier que le service public,
06:58c'est que chacun se sent obligé de lancer son petit dard venimeux
07:01contre le groupe médiatique détesté, l'Empire Bolloré,
07:05comme dans Star Wars, mais en pire.
07:07Donc, il se sent obligé, et celui qui ne le fait pas
07:09est suspecté en quelque sorte d'être complice du grand méchant empire,
07:13parce que dans ces moments-là, le silence est vu comme une trahison.
07:16Donc, tous s'y mettent, tous vomissent.
07:19Offensive, coordonnée, je l'ai dit,
07:21d'abord avec une assignation en justice pour dénigrement.
07:25Et voyons notamment qu'est-ce qui est au cœur de cette attaque
07:28pour cette accusation de dénigrement
07:29lancée contre CNews, notamment, et Europe et d'autres médias.
07:34Premier élément, je cite à C'est France Télévisions.
07:37On accuse donc CNews de mener une campagne de dénigrement
07:39particulièrement virulente,
07:41visant à déstabiliser économiquement
07:44et institutionnellement le groupe public
07:46et portant atteinte à sa réputation
07:48et à la confiance du public.
07:50Économiquement.
07:51On parle ici du financement public,
07:53de l'audiovisuel public.
07:55Est-ce que la remise en question
07:56du financement ou des montants de financement
07:58de l'audiovisuel public,
07:59donc le financement de ces médias par l'État,
08:02est-ce que c'est une forme de déstabilisation?
08:04Si je dis ce soir,
08:05je pense que l'audiovisuel public
08:07reçoit trop d'argent,
08:08si je pense, si je dis qu'on devrait le fermer,
08:11le privatiser,
08:12est-ce que c'est une tentative de déstabilisation,
08:14de dénigrement,
08:15ou c'est simplement une opinion légitime
08:17dans une société libre?
08:19Pour dire cela,
08:20France Télévisions considère
08:21qu'on doit aller en justice
08:22et demande un million d'euros
08:24de frais de réparation globalement.
08:26Radio France est dans une même logique.
08:28Radio France parle d'une entreprise
08:29orchestrée de déstabilisation.
08:31Ces gens-là, c'est des complotistes.
08:32Ils s'imaginent que je ne sais quelle conspiration
08:34pour les faire tomber.
08:36Et qu'est-ce qu'ils remettent en question
08:37dans leur cas?
08:38Ils disent,
08:39nous sommes attaqués
08:39dans notre mission de service public,
08:41la neutralité,
08:42l'indépendance
08:43et le pluralisme de l'information.
08:45Dois-je considérer
08:46que si je remets en question
08:47l'effet qu'effectivement,
08:48Radio France n'est ni neutre,
08:49ni indépendante
08:50et qu'elle n'est pas pluraliste,
08:52est-ce que c'est du dénigrement
08:53ou ce n'est pas simplement
08:54un constat objectif
08:55ou à tout le moins
08:56un jugement
08:56qu'il m'est permis de poser?
08:59Alors là, non.
09:00Attaque en justice,
09:00c'est quand même des logiques de censure.
09:02C'est l'utilisation,
09:03c'est l'instrumentalisation du droit
09:05pour faire taire le contradicteur.
09:08500 000 euros,
09:08soit dit en passant,
09:09ils demandent.
09:10Alors, on pourrait retourner
09:11la question,
09:11je la pose très rapidement,
09:13et eux,
09:14avec leur diabolisation permanente
09:16de ces news,
09:17toujours assimilés
09:18de toutes les manières possibles
09:19à toutes les étiquettes
09:19les plus détestables,
09:21est-ce qu'ils ne pratiquent pas
09:21un dénigrement permanent
09:23contre cette chaîne,
09:25contre le fameux groupe Bolloré,
09:26le terrible groupe Bolloré?
09:28Quand ils interdisent,
09:29comme je le disais
09:29il y a deux semaines ici,
09:30à un,
09:30ils demandent à tout le moins,
09:31à un de leurs journalistes
09:32de ne pas venir faire
09:33la promotion de son livre ici,
09:35parce que franchir ce mur
09:37de Berlin mental
09:38qui considérait aller parler
09:39dans un autre groupe média,
09:40ils disent,
09:40on ne fera pas la promotion
09:41de ton livre chez nous,
09:42mais on va t'interdire
09:42d'aller en parler
09:43sur une autre chaîne
09:44parce que c'est des méchants,
09:45est-ce que ce n'est pas
09:45du dénigrement?
09:47Donc, voyons,
09:48c'est une offensive coordonnée
09:49qui est reprise
09:50par une émission
09:51quasi officielle là-dessus,
09:52qu'à l'époque,
09:54Christine Ockren,
09:55figure vénérable
09:56du commentariat,
09:59de l'analyse politique,
10:00disent certains,
10:01de l'éditorial,
10:02de l'opinion,
10:02qu'importe,
10:03elle se voit comme elle veut,
10:04elle nous dit,
10:06elle accuse de CNews
10:07de désinformation
10:08en évitant de donner
10:09le moindre exemple,
10:11le moindre exemple inutile.
10:13Donc,
10:13elle nous dit,
10:14on devrait faire la liste
10:15de toute la désinformation
10:16portée par CNews.
10:17On attend un exemple,
10:18deux,
10:19trois,
10:19quatre,
10:19zéro.
10:20Mais l'accusation suffit
10:22et elle n'est pas inutile
10:23dans l'esprit de ces gens-là
10:24l'accusation
10:25parce que s'il y avait
10:25de la désinformation,
10:27c'est une forme de désordre
10:28à l'ordre public
10:29aujourd'hui.
10:30Qui accuse de désinformer
10:31veut faire fermer
10:32le désinformateur supposé.
10:35Et ensuite,
10:35il y a eu Laurence Bloch
10:36qui a été encore plus loin
10:37avec une analyse
10:37d'une subtilité déconcertante,
10:39absolument binaire,
10:40franchement.
10:41Et elle nous dit,
10:41voilà comment elle voit
10:42le service public
10:43et CNews.
10:44Elle nous dit,
10:44il y a une dichotomie,
10:46d'un côté,
10:46il y a un groupe sans scrupules.
10:48Ça,
10:48c'est le groupe CNews
10:50et compagnie,
10:51sans scrupules.
10:52Le service public,
10:53lui,
10:53est exagérément scrupuleux.
10:55C'est clair, hein?
10:56Gentil,
10:57pas gentil.
10:58Gentil,
10:59méchant.
11:00Elle nous dit aussi
11:01que c'est un groupe simpliste,
11:02le groupe CNews,
11:04à la différence
11:04du service public
11:05qui a le sens
11:06de la complexité du monde.
11:09Ça,
11:09c'est très important.
11:10Et ensuite,
11:11elle nous dit
11:11qu'il y a un grave problème
11:12parce que le service public
11:13n'est pas capable
11:13d'avoir un récit favorable
11:15à son endroit
11:16qui expliquerait aux gens
11:17comment le service public
11:18prend soin d'eux.
11:19Donc,
11:20le service public
11:20devrait faire une forme
11:21de campagne de marketing
11:23pour expliquer aux communs
11:25des mortels
11:25qu'il prend soin d'eux.
11:28Ensuite,
11:28elle explique
11:29que le service public
11:29n'est pas de gauche
11:30parce que cette accusation,
11:31elle en a assez.
11:32C'est simplement,
11:33dit-elle,
11:33qu'ils sont favorables
11:33à l'égalité hommes-femmes,
11:34la lutte contre les discriminations
11:36et la place
11:36à toutes les communautés
11:37du territoire.
11:38Je vais traduire
11:39ces termes-là
11:39qui peuvent sembler
11:40exagérément neutres.
11:42Qu'est-ce que ça veut dire
11:42concrètement?
11:43Ce qu'ils appellent
11:44égalité hommes-femmes,
11:48souvent agressifs,
11:49un néo-féminisme agressif.
11:51Mais pour eux,
11:51ce n'est pas une opinion.
11:52Pour eux,
11:53ça relève de l'objectivité
11:54des faits.
11:54La lutte contre les discriminations.
11:56Concrètement,
11:56aujourd'hui,
11:57ce que ça veut dire,
11:58c'est de l'ingénierie sociale
11:59permanente
11:59qui peut justifier
12:00toutes les outrances
12:01au nom de ce bel étendard
12:02de la lutte
12:02contre les discriminations.
12:04Et la place
12:04à toutes les communautés
12:05du territoire
12:05dans les faits,
12:06c'est du multiculturalisme
12:07revendiqué et appliqué.
12:09Mais pour eux,
12:10c'est assez drôle,
12:11ils se prennent pour la norme,
12:12ils se prennent
12:12pour l'objectivité.
12:13Donc,
12:14ils n'ont pas d'opinion,
12:14ils sont l'incarnation
12:15de la science de l'objectivité
12:16et du vrai.
12:17C'est comme si je vous disais
12:18inversement,
12:18moi,
12:19mon objectivité,
12:19c'est l'identité nationale,
12:21la responsabilité individuelle
12:22et la liberté d'expression.
12:23Est-ce que j'aurais le culot
12:24de vous dire
12:24que c'est la pure objectivité
12:25ou que j'assumerais
12:26ma subjectivité
12:27en disant,
12:27voyez,
12:27j'ai des valeurs,
12:28j'ai des principes,
12:29j'ai une vision du monde,
12:30je l'assume.
12:31Eux se prennent pour le vrai
12:32avec une majuscule
12:33et la gauche se prend toujours
12:34pour la norme.
12:35Dernier élément à ce sujet,
12:37faut-il rappeler
12:37qu'Adèle Van Riet
12:38avait dit
12:39de France Inter
12:41que c'était une radio
12:41progressiste décomplexée
12:43et que Mme Ernot
12:44a déjà dit
12:45de France Télévisions
12:46qu'elle présentait le monde
12:47non pas comme il est
12:48mais comme il devrait être.
12:50Nous est-il permis
12:51de croire
12:51qu'ils ont leur propre biais ?
12:53Est-ce que ces gens
12:54rêvent-ils vraiment
12:56de fermer ces news ?
12:57Alors,
12:58Laurence Bloch
12:58nous a dit non
12:59samedi soir
13:00mais il ne nous est pas interdit
13:02de ne pas la croire.
13:03Alors,
13:03comment ça fonctionne
13:04leur désir
13:05de fermer ces news ?
13:06D'ailleurs,
13:07c'est un cri de ralliement
13:07soit dit en passant.
13:08Émeric Caron ne s'est jamais
13:09caché là-dedans.
13:10Sur les réseaux sociaux,
13:11il y a cette idée
13:12on a voulu buter ces news
13:13mais on a buté ces 8
13:14mais finalement
13:14on y arrivera un jour.
13:16Donc,
13:16comment ça fonctionne ?
13:17Pour eux,
13:17le désaccord éditorial
13:20est perçu comme un trouble
13:21à l'ordre public.
13:22Ces news est accusé
13:23par eux
13:23de désinformer
13:24de propos haineux.
13:25Dès lors,
13:25si cela est vrai,
13:26il est possible
13:27de fermer la chaîne
13:28qui vient troubler
13:28l'ordre public.
13:30Et comment ça fonctionne ensuite ?
13:31On voit l'ARCOM,
13:32cette vénérée institution
13:33qui multiplie
13:34les condamnations
13:35les plus loufoques
13:36contre la chaîne.
13:37Et l'empilement
13:38de ces condamnations,
13:39on en a vu récemment
13:40sur le lien
13:40entre antisémitisme
13:43et immigration particulière.
13:45Y a-t-il un lien
13:45oui ou non ?
13:46Le simple fait
13:46de poser la question
13:47peut vous valoir
13:47condamnation
13:48sur le rapport au climat,
13:49sur immigration et insécurité.
13:51Donc,
13:51on fait une condamnation
13:52et une autre
13:53et une autre
13:53mais loufoque.
13:54J'insiste chaque fois
13:55et à terme,
13:56ce que ça fait,
13:56c'est la construction
13:57d'un dossier
13:58qui présente la chaîne
13:59comme une forme
14:00de délinquant
14:00multirécidiviste collectif.
14:02Et lorsque viendra le temps
14:03un jour de la fermer
14:04parce que c'est leur objectif,
14:06ils diront
14:06c'est pas pour du délit d'opinion,
14:07c'est pas parce qu'on les aime pas.
14:08C'est que regardez,
14:09ils ont tout un dossier
14:10des pièces tout à fait graves
14:12qu'ils ont été condamnés.
14:13Donc,
14:13nous les fermons
14:13pour des raisons administratives
14:15et juridiques.
14:16Ça ne témoigne en rien
14:16de nos propres préférences politiques.
14:19Dans les faits,
14:19c'est un dispositif policier,
14:21idéologique,
14:21qui est mis en place
14:22pour en finir
14:23avec ce qu'ils appellent
14:28utilisation des pouvoirs
14:29de l'État
14:29contre une chaîne
14:30d'information privée.
14:32Est-ce que c'est pas
14:32tout simplement antidémocratique?
14:34Dans la définition classique
14:36de la démocratie,
14:37oui,
14:37il fut un temps
14:38où on considérait
14:38qu'il fallait contredire
14:39quelqu'un avec des arguments
14:40plutôt que de le fermer.
14:41Fermer une chaîne,
14:42fermer un parti,
14:43persécution bancaire.
14:45Aujourd'hui,
14:45dans leur esprit,
14:46il s'agit d'une tâche
14:47d'assainissement public.
14:48Si ces news n'est plus
14:49dans le paysage,
14:50certains faits
14:51ne seront plus présentés.
14:52Si ces news
14:53n'est plus dans le paysage,
14:54certaines informations,
14:55certaines voix
14:56ne seront plus entendues.
14:57Dès lors,
14:58si ces news n'est plus
14:58dans le paysage,
14:59il y aura une reprise
15:00en main du débat public,
15:01un monopole sur le débat public
15:03sera restauré
15:04par le service public
15:05qui se croit
15:06le seul gardien
15:06du bouclier démocratique français
15:08comme ils nous le disent.
15:09Eh bien,
15:10et on y revient,
15:11le régime pouvait tolérer
15:12des médias dissidents
15:13tant qu'ils étaient
15:14dans les marges,
15:15tant qu'ils n'avaient
15:15pas de conséquences,
15:16tant qu'ils étaient réservés
15:17à PPR de 88 ans
15:19qui était apparemment
15:20la caricature qu'on pouvait,
15:22un vieux schnock
15:22dans leur esprit
15:23qui pouvait dire
15:23ce qu'il voulait,
15:24il ne comptait pas.
15:25Quand ils se retrouvent
15:26avec une chaîne
15:26qui a du succès,
15:27une chaîne efficace,
15:28une chaîne qui par ailleurs
15:29a le souci du pluralisme
15:30et de la vérité,
15:31je pense que chacun
15:31de ceux qui travaillent
15:32ici de l'ombre
15:33et qui a un succès,
15:34eh bien là,
15:34ça vient déstabiliser
15:35leur maîtrise
15:36sur le débat public.
15:37Il est donc nécessaire
15:38dans leur esprit
15:39de fermer la chaîne.
15:40Ils ne s'en cachent pas,
15:41enfin ils s'en cachent à peine
15:42mais on comprend très bien
15:43ce qu'ils veulent.
15:44Une chaîne effectivement
15:45qui a le souci du pluralisme,
15:46vous l'avez dit.
15:47Merci Mathieu.
15:47On marque une pause.
15:49On revient avec Gabriel
15:50et avec ses attaques
15:51contre l'IFOP.
15:52Pourquoi ?
15:53On en parle.
15:57Retour sur le plateau
15:58de Face à l'Info.
15:59Après les attaques
16:00qu'il a subies
16:01depuis la sortie
16:02de son sondage
16:03sur l'islam en France,
16:05nous en avons parlé
16:06ici,
16:07ma chère Gabriel,
16:08l'IFOP a décidé,
16:09et puis c'est une information
16:09du point,
16:10de porter plainte
16:11aujourd'hui
16:12contre deux députés
16:13LFI,
16:14Paul Vagné
16:14et Bastien Lachaud.
16:16Dites-nous pourquoi ?
16:17Tout d'abord,
16:18on peut dire
16:18que la France insoumise
16:19est dans la situation
16:20de l'arroseur arrosé
16:21parce que vous savez
16:22qu'ils aiment beaucoup,
16:23ils n'aiment rien tant
16:23à gauche
16:24et à l'extrême gauche
16:26que judiciariser tout.
16:28Alors on pourrait dire
16:29que ces deux députés
16:30ne sont pas les seuls
16:31à avoir tiré
16:32à boulet rouge
16:33sur ce sondage.
16:35Je pense notamment
16:36à Mathilde Panot
16:37qui s'est beaucoup dépensée
16:38pour discréditer
16:39tant la méthode
16:41que le commanditaire
16:44d'extrême droite
16:44selon elle,
16:45carrément.
16:45et elle a fini par dire
16:48avec le langage
16:49châtié et subtil
16:51qui la caractérise
16:52« Il faut lâcher
16:53la grappe des musulmans ».
16:54Alors c'est vrai
16:56que je me permets
16:57de faire une petite parenthèse,
16:58je pense que les femmes
16:59dans 50 ans
17:00retiendront
17:02que Mathilde Panot
17:04qui se présente
17:04comme féministe
17:05a tout fait
17:06pour minimiser
17:07la montée
17:09d'un islam radical
17:11et oppresseur
17:12pour la femme
17:12en France.
17:13Un jour,
17:15il faudra peut-être
17:15je ne sais pas
17:15ici ou ailleurs
17:16mais consacrer
17:18du temps
17:18à cette révolution
17:19copernicienne
17:20féministe.
17:22Je vous rappelle
17:22quand même
17:22que Benoît de Groult,
17:24vous savez,
17:25grande féministe
17:26devant l'éternel,
17:27en 1975,
17:29elle a écrit
17:29un bouquin
17:30qui s'appelle
17:30« Ainsi soit-elle »
17:32et elle avait repris
17:33à son compte
17:33en la citant
17:34cette phrase
17:36d'Ernest Renan
17:37« L'islam,
17:39c'est la chaîne
17:39la plus lourde
17:40que l'humanité
17:41ait jamais portée ».
17:42Donc 50 ans plus tard,
17:43le féminisme
17:44accouche de Mathilde Panot
17:46qui s'écrit
17:46« Il faut lâcher
17:47la grappe
17:48des musulmans,
17:49on est loin de Renan,
17:50vous en conviendrez,
17:51et on a fait du chemin ».
17:53Mais c'est vrai
17:54que Paul Vannier
17:55et Bastien Lachaud
17:56étaient parmi
17:57les plus virulents.
17:59Et ce qui est étonnant
18:00ou pas d'ailleurs,
18:01c'est peut-être logique,
18:02c'est que tous les deux
18:02sont les plus offensifs
18:04contre le catholicisme.
18:06Vous savez,
18:06Paul Vannier,
18:07s'il pouvait supprimer
18:07l'école catholique,
18:08il le ferait.
18:09C'est vraiment
18:10son cheval de bataille,
18:11c'est sa manie.
18:13Et Bastien Lachaud,
18:14il s'est fait connaître
18:15notamment pour son combat
18:16contre les fêtes religieuses,
18:18vous savez,
18:18Saint-Michel,
18:19les parachutistes,
18:19etc.,
18:20dans l'armée.
18:21C'est un truc
18:22qui compte beaucoup pour lui.
18:24Et en revanche,
18:24ces deux députés,
18:25à l'endroit de l'islam,
18:27sont d'une immense
18:28bienveillance.
18:31Pourquoi pour l'IFOP
18:33est-ce important
18:34de ne pas laisser passer ?
18:36Écoutez,
18:37l'IFOP,
18:37c'est une maison
18:38très sérieuse,
18:39c'est la plus ancienne
18:40des maisons de sondage
18:41politique en France.
18:42Elle ne veut évidemment
18:43pas qu'on attende
18:44à sa réputation,
18:45mais aussi,
18:46elle pense à ses salariés.
18:49Vous savez,
18:49on sait trop,
18:50aujourd'hui,
18:51c'est le risque
18:52que représente
18:52une cible dans le dos
18:54pour une entreprise
18:55ou bien des métiers.
18:59Alors,
18:59ces députés,
19:00ils les ont quand même
19:00accusés,
19:01c'est très fort,
19:01d'avoir truqué
19:02les résultats
19:03au service
19:04d'une puissance étrangère.
19:06Donc,
19:06évidemment,
19:07on ne peut pas
19:07en rester là.
19:08Alors,
19:09Paul Vannier,
19:09il a par exemple
19:10parlé d'IFLOP,
19:11d'amalgame puant,
19:12de discrédit jeté
19:13sur des millions
19:14de compatriotes,
19:15d'un sondage
19:16qui désigne
19:17les musulmans
19:17comme des ennemis
19:18de l'intérieur.
19:21C'est quand même
19:21assez particulier.
19:23Alors,
19:23le commanditaire
19:24a été spécialement
19:26visé,
19:27c'est un petit média
19:27qui s'appelle
19:28Écran de Veille,
19:29qui a donc commandé
19:30ce sondage,
19:31il a accusé
19:31d'être proche
19:32des Émirats,
19:34en réalité,
19:34c'est un lien
19:35qui était ancien
19:36d'une société anglaise,
19:38enfin,
19:38qui n'a absolument
19:39plus lieu d'être
19:40aujourd'hui.
19:41Et il y a deux journalistes
19:42qui n'ont rien à voir
19:43en fait avec ce sondage,
19:44mais qui travaillent,
19:46Laura Bussigny
19:47et Emmanuel Razavi.
19:48Alors,
19:49ils n'ont rien à voir
19:49avec ce sondage,
19:49mais en revanche,
19:50ils sont réputés
19:51pour avoir montré
19:53les liens
19:53entre LFI
19:54et les islamistes,
19:55entre l'extrême-gauche,
19:56la collusion
19:57entre l'extrême-gauche
19:58et des réseaux islamistes.
20:00Et ceux-là,
20:01ils sont menacés de mort,
20:03ils sont placés
20:05sous protection policière
20:06et les bureaux,
20:08si l'on en croit
20:08Géraldine Wessner-Dupont,
20:10ont été fermés
20:11et placés
20:12sous surveillance.
20:13Donc,
20:13ces deux députés
20:14ont également porté plainte
20:15contre Paul Vannier.
20:18Et la vérité,
20:19c'est qu'il ne fait pas bon
20:20être un thermomètre,
20:21vous voyez,
20:21après les...
20:21Les deux journalistes ?
20:22Pardon,
20:23les deux journalistes.
20:24Voilà,
20:24c'est ça,
20:25pardon,
20:25je me suis...
20:25Non,
20:25non,
20:26pas de toucher.
20:26C'est peut-être pas clair.
20:28Donc,
20:29aujourd'hui,
20:29le thermomètre,
20:30c'est comme l'enfant,
20:31le nucléaire,
20:32la voiture,
20:33le cochon,
20:33eh bien,
20:34c'est extrême droite.
20:35Mauvais temps
20:35pour les chiffres.
20:37Et Frédéric Dhabi,
20:38directeur général
20:39de l'Institut,
20:39parle,
20:40je le cite,
20:40d'attaques en règle
20:41contre leur rigueur
20:42et leur intégrité professionnelle.
20:45Alors,
20:45en quoi la méthode
20:46de l'Institut de sondage,
20:47Gabrielle,
20:48a-t-elle changé
20:49pour ce sondage ?
20:51En fait,
20:51elle a changé
20:51en rien du tout.
20:52Ni la méthode,
20:53ni le panel.
20:55Et du reste,
20:55tous les spécialistes
20:57en conviennent.
20:57Alors,
20:58ce qui est particulièrement
20:59croquignolé,
21:00si j'ose dire,
21:01que c'est que ce même panel
21:02avait été sollicité
21:03il y a quelques mois,
21:05vous savez,
21:05au moment où on déposait
21:06des têtes de...
21:07ou avaient été déposées
21:08des têtes de cochons
21:09devant des mosquées
21:11sur la voie publique.
21:12Donc,
21:12ce panel avait été appelé
21:14pour un sondage
21:15sur la perception
21:16de la musulmanophobie,
21:18c'est un nouveau mot,
21:19commandé par la
21:20grande mosquée de Paris.
21:22Et à l'époque,
21:23l'IFOP avait expliqué
21:24que 66% des musulmans
21:26avaient eu le sentiment
21:28d'avoir été victimes
21:29de musulmanophobie
21:30dans les cinq années
21:31précédentes.
21:33Personne,
21:33à l'époque,
21:34s'était dit
21:35tiens,
21:35le panel ça va pas,
21:36la méthode ça va pas.
21:37Personne n'apporte pas
21:38de la grande mosquée
21:39de Paris à cette époque.
21:40Voilà,
21:41donc si vous voulez,
21:42là,
21:42quand il s'agit
21:43de ce genre de sondage,
21:44ça ne pose pas de problème,
21:46on ne s'interroge pas
21:47du tout.
21:48Alors,
21:48ce qui est très frappant,
21:50c'est que faute de pouvoir
21:51en réalité contester la méthode,
21:53Mediapart,
21:53ça vous étonnera
21:54peut-être ou pas,
21:55Mediapart,
21:56LFI et Le Monde
21:57ont les mêmes arguments
21:58et c'est des arguments
22:00quand même assez pauvres.
22:01Alors,
22:01par exemple,
22:03les sondeurs n'auraient parlé
22:04que de lois musulmanes
22:06et le mot charia,
22:07stricto sensu,
22:09n'aurait été prononcé
22:11que si le sondé
22:12demandait des précisions
22:14sur cette loi musulmane.
22:16Bon,
22:16alors,
22:16on dit que finalement,
22:17les sondés ne savaient pas.
22:19Et puis,
22:20pareil,
22:20sur les positions
22:21des islamistes,
22:22les dites positions
22:23n'auraient pas été
22:24précisées au sondé.
22:26Alors là,
22:26ça énerve un peu,
22:27forcément,
22:28le coordinateur
22:29de l'enquête
22:29qui dit,
22:30la plupart des musulmans
22:31connaissent grosso modo
22:32les positions
22:34des islamistes.
22:35C'est pareil,
22:35quand on interroge
22:36les gens sur le RN,
22:37sur les positions du RN,
22:38on ne leur refait pas
22:39une note de synthèse
22:40en cas de parti
22:41pour leur expliquer
22:42toutes les propositions
22:43depuis 30 ans.
22:44Bon,
22:44et là,
22:45dans ce cas,
22:45Mediapart trouve
22:46qu'il n'y a pas
22:46de problème.
22:47Donc,
22:48il faut quand même
22:48rappeler à Mediapart
22:49que là,
22:50c'est un sondage
22:50qui s'adresse
22:50à des musulmans,
22:52pas à des enfants
22:52de CO2
22:53dans une école catholique.
22:55Donc,
22:55prétendre qu'un musulman
22:56ne sait pas la charia,
22:57c'est comme dire
22:58qu'un catholique
22:59pourrait dire
23:01« Ah bah écoutez,
23:02on m'a parlé de Marie,
23:03moi je ne savais pas
23:04qu'il s'agissait
23:04de la mère du Christ ».
23:06Vous voyez,
23:06ça paraîtrait quand même
23:07assez particulier.
23:09Donc,
23:09on voit que
23:09les arguments
23:11sont très faibles
23:12mais en réalité,
23:13c'est le seul écran de fumée
23:14qu'on a trouvé
23:15pour ce sondage
23:16qui fonctionne assez bien
23:17parce que
23:18ça a été
23:19largement diffusé.
23:22En attendant,
23:22personne ne conteste
23:24ou ne...
23:25Comment dirais-je ?
23:26Oui,
23:26personne ne conteste
23:27et ne commente.
23:29Le plus inquiétant
23:30à court terme,
23:31c'est quand même
23:31cet éléphant
23:32au milieu du salon.
23:33Nous l'avions dit,
23:343% des 7%
23:36de musulmans,
23:37donc en France,
23:38qui éprouvent
23:38de la sympathie
23:39pour le djihad.
23:40Alors,
23:41j'ai calculé,
23:41si on tape
23:42sur 68,5 millions
23:43d'habitants,
23:44ce sont presque
23:45144 000 individus,
23:47à peu près
23:48la ville du Mans.
23:49Et puis,
23:50est-ce qu'on ne peut pas
23:50être inquiet
23:51d'un certain nombre
23:51d'autres résultats ?
23:54Par exemple,
23:5524% sur cette question
23:57se déclarent indifférents.
23:59Donc,
24:00là aussi,
24:01c'est quand même
24:01assez fort.
24:02Est-ce qu'on peut avoir
24:0324%,
24:04donc de 7%
24:05de la population,
24:0624% de personnes
24:08qui n'ont pas d'avis ?
24:09Moi, c'est ce que je comprends
24:10dans un différent,
24:11ne savent pas,
24:12dans un sens ou dans un autre,
24:13ce qu'ils doivent en penser,
24:14des attentats sanglants.
24:17Et puis,
24:18puisque le sujet
24:19vraiment abordé
24:20dans cette chronique,
24:22c'est la méthodologie
24:23et que quelqu'un
24:24de l'IFOP
24:25a parlé du RN,
24:26on peut évoquer
24:26ce qu'est une opinion
24:27socialement inacceptable.
24:30Vous savez que
24:31pendant les années 80-90,
24:33les instituts de sondage
24:34étaient obligés
24:36de majorer
24:39les résultats du RN
24:40car les gens
24:40n'osaient pas répondre
24:41parce qu'ils considéraient
24:42que la réponse
24:43n'était pas
24:44socialement acceptable.
24:46Alors,
24:47le djihad,
24:47heureusement,
24:48aujourd'hui,
24:49est encore
24:49une opinion
24:51socialement inacceptable.
24:52Donc,
24:53on peut se demander
24:53ce qu'on a le droit
24:54parmi les indifférents
24:55affichés.
24:56Combien sont
24:57des sympathisants secrets ?
24:58N'est-elle pas là
24:59la vraie question cruciale ?
25:01Mais ce n'est pas
25:02le débat d'aujourd'hui,
25:03apparemment.
25:03Je termine simplement
25:04en disant
25:04que je viens d'apprendre
25:05que 4 associations
25:06avaient décidé,
25:07sans doute en soutien
25:08aux deux députés LFI
25:10de porter plainte
25:11contre l'IFOP,
25:124 associations
25:13de musulmans,
25:14pour manque
25:15d'objectivité.
25:17Merci pour votre analyse,
25:19ma chère Gabrielle Cluzel.
25:20On suivra,
25:21évidemment,
25:21à ce dossier.
25:23Marc Menin,
25:23un groupe de 29 sénateurs LR,
25:25mené par Jacqueline
25:27Nostache-Brignaud,
25:28publie un rapport
25:29de 107 pages
25:30proposant
25:3117 mesures strictes
25:32contre l'islamisme,
25:34dont l'interdiction
25:35du voile
25:36pour les mineurs
25:36de moins de 16 ans.
25:37De quoi s'agit-il concrètement ?
25:39C'est l'islamisme
25:41obstacle
25:42à notre cohésion sociale.
25:45D'accord.
25:45Et là,
25:46ils prennent
25:47les exemples
25:48pour montrer
25:49qu'effectivement,
25:50il y a un entrisme
25:51qui existe,
25:52que les comportements
25:54de certains
25:54ne correspondent plus
25:56à ce que l'on pourrait
25:57attendre
25:58de gens
25:59qui se sentiraient
26:00foncièrement
26:01citoyens
26:02et français,
26:03qu'ils aient aussi
26:04le goût
26:05de la langue.
26:06Alors déjà,
26:06ils disent
26:07qu'il ne faut plus
26:08que les fillettes
26:09en dessous
26:10de 16 ans
26:11portent le voile
26:13en dessous
26:13de 16 ans.
26:14N'oublions pas
26:15que chez les LR,
26:17Laurent Wauquiez,
26:17lui,
26:18monte un peu la barre,
26:19il dit
26:1918 ans,
26:21puisqu'il ne faut plus
26:22être en dessous
26:23pour les mineurs.
26:24Bon.
26:24après,
26:26dans les accompagnements
26:27scolaires,
26:28que la femme
26:29qui est voilée
26:30soudain enlève son voile
26:31pour accompagner
26:32les enfants,
26:33elle pourra le remettre
26:34après,
26:34si ça lui fait plaisir,
26:35apparemment,
26:36ça ne correspond pas
26:37à ce moment-là
26:38à notre cohésion sociale.
26:40Après,
26:40également,
26:41interdiction du jeûne
26:42pour les moins
26:44de 16 ans.
26:45Là,
26:45ça vise
26:46le Ramadan.
26:48Dans les mariages
26:49forcés,
26:51ils estiment
26:51qu'il devrait y avoir
26:52une audition
26:53des deux époux
26:55pour confirmer
26:57qu'effectivement,
26:58le mariage
26:58n'est pas forcé.
27:00Bon,
27:00moi,
27:00je veux bien,
27:01même s'ils ont reçu
27:03chacun leur tour,
27:05avoir une personne
27:07qui ose dire
27:08« je suis sous la menace,
27:09mais oubliez-le »,
27:11voilà.
27:12Il y a comme ça,
27:13je dirais,
27:14quand on lit
27:14véritablement le texte,
27:16de belles intentions,
27:18mais j'ai le sentiment,
27:19même si à la fin,
27:20il parle de réarmement
27:22républicain,
27:23on est quand même
27:24un peu frileux.
27:25On se dit
27:25« oui,
27:26il faudrait le faire,
27:26mais on va le dire,
27:28mais on ne va peut-être
27:29pas le faire tout à fait ».
27:30Pour autant,
27:32ils disent
27:32« nous avons un ennemi,
27:34il faut le nommer ».
27:36L'islamisme
27:37constitue une idéologie
27:39qui vise
27:39la transformation
27:41de la société française
27:42selon des normes
27:44religieuses
27:44radicales,
27:46constituant ainsi
27:47un projet
27:48séparatiste
27:50systématique
27:51à long terme.
27:53On est d'accord.
27:54Mais quand on a
27:55ce diagnostic
27:56qui est d'une évidence
27:57totale,
27:59n'oubliez pas,
28:00quand on a,
28:00à l'époque de Creil,
28:01deux petites gamines
28:02qui viennent voiler,
28:04il n'y en a pas beaucoup,
28:05par ailleurs,
28:06dans les rues,
28:07qui ont cette manifestation
28:08religieuse.
28:09Descendez demain,
28:10quelle que soit votre ville,
28:12même dans des petites cités,
28:14descendez dans la rue,
28:16et ça m'étonnerait
28:16que vous n'ayez pas
28:17nombre de visages
28:19qui apparaissent
28:20ou qui soient
28:21à moitié dissimulés.
28:23Alors,
28:24il y avait
28:2418 intervenants
28:26qui ont été
28:27contactés
28:28pour avoir
28:29les bases
28:31de ces mesures.
28:34Parmi eux,
28:35on note
28:35Florence Bergeau-Blachet,
28:38bien évidemment,
28:39si on ne faisait pas
28:40venir elle,
28:41on aurait du mal
28:41à savoir.
28:42Il y avait Céline Pina,
28:44que l'on voit souvent
28:44sur CNews,
28:45il y avait l'imam
28:46de Drancy,
28:48Hassan Shafgoumi,
28:50et puis aussi
28:50un ancien membre
28:52des frères musulmans,
28:53Mohamed Lomidzi.
28:55Et alors,
28:55ce qui est intéressant,
28:56c'est que Florence Bergeau-Blachet
28:59rappelle
29:00qu'il y a
29:01une structure
29:01mirabilitale
29:02chez les organisations
29:04islamiques.
29:05Et cette
29:06organisation
29:08entraîne
29:09un serment
29:10de fidélité
29:12absolue,
29:13l'interdiction
29:14de ne pas
29:15désobéir
29:16et également
29:17de tenir
29:19des propos
29:20extrêmement
29:21radicaux.
29:22Bref,
29:23il y a plus
29:23de 220 associations
29:25satellites,
29:2621 ablissements
29:27scolaires,
29:29114 écoles
29:31coraniques,
29:32etc.,
29:32qui sont
29:34sous
29:34ce joug.
29:36Et pour autant,
29:37on continue
29:38de dire simplement
29:39pour les petites gamines
29:41de 16 ans.
29:42et ce qui est
29:44aussi signifié,
29:46c'est que tout à l'heure,
29:47que ce soit
29:47Mathieu
29:48ou Gabriel,
29:49ils disaient
29:49l'obsession
29:52du juridique.
29:54Et là,
29:54ils cherchent,
29:55ils pinaillent,
29:55ils disent,
29:56mais quand on a
29:57l'école,
29:57il se passe là,
29:58par rapport à tel point
30:00de droit,
30:00et quand on joue bien
30:01avec le droit,
30:02forcément,
30:03tout tombe à côté.
30:04Alors moi,
30:05je pose quand même
30:05la question,
30:07est-ce qu'à un moment
30:07donné ?
30:09Dans ce pays,
30:11on aura enfin
30:11le courage
30:12de dire
30:12oui,
30:13il y a de l'antrisme
30:14et arrêtons
30:15d'y voir
30:16une menace
30:18de raciste.
30:20Il n'y a pas
30:20de racisme.
30:21Quand on s'oppose
30:22simplement
30:23à une infiltration
30:24qui veut imposer
30:25ses normes,
30:26tout le monde
30:27est d'accord là-dessus,
30:28est-ce qu'on ne devrait
30:29pas prendre les mesures
30:30de dire
30:31il n'y a plus,
30:31parce qu'on ne va pas
30:32être laïque
30:33à l'école,
30:34être laïque
30:35à l'hôpital,
30:36mais en revanche,
30:37dans la rue,
30:37on n'est plus laïque.
30:38Il n'y a plus de voile
30:39dans la rue,
30:39quel que soit l'âge,
30:41on vit en républicain,
30:43on est fier
30:43d'être républicain
30:44et on essaie également
30:46de s'accaparer la langue,
30:47car quand on n'a pas
30:48la langue,
30:49on ne peut pas
30:50se sentir
30:51de l'aventure
30:52intellectuelle
30:53qu'est l'ambition
30:54de la France,
30:55ambition de liberté.
30:57Merci Marc Monamport
30:58pour cette analyse
30:59qu'on a appris
31:00tout à l'heure
31:01ce soir dans
31:01Le Figaro,
31:02effectivement,
31:03ce rapport
31:03avec ses 107 pages
31:05et ses 17 mesures.
31:07Dans un instant,
31:07on reçoit Laurent Jacobéli
31:09à propos
31:10de l'audition
31:12de France Télévisions
31:14demain
31:14par les députés
31:17à l'Assemblée nationale
31:18avec les dérapages
31:19des comptes,
31:20etc.
31:20On en parle avec
31:21Laurent Jacobéli,
31:22spécialiste de l'audiovisuel
31:24et député
31:25Rassemblement National
31:26dans un instant.
31:27D'abord,
31:28deux personnalités
31:29de la France Insommée.
31:30Ils ont à nouveau
31:30fait parler d'elle
31:31ces derniers jours
31:32en choquant
31:33par leurs propos.
31:34Sébastien Delogu
31:35qui répond
31:35à un passant
31:37qui représente
31:37la DZ
31:38et puis
31:39R. Silia Soudé.
31:41Alors,
31:41je vais vous proposer
31:41les deux sonores
31:42et ensuite,
31:43on en parle avec
31:44Charlotte Dornelas.
31:45Écoutons d'abord
31:46Sébastien Delogu.
31:47Ils se revendiquent
32:00de la DZ.
32:01On va analyser
32:02avec Charlotte
32:02et puis R. Silia Soudé
32:04qui a tenu
32:04des propos
32:05choc.
32:06On en parle
32:07avec Charlotte
32:08dans un instant.
32:08On écoute.
32:09Alors,
32:10il y a eu des banquettes
32:10que j'ai vues
32:11qui montraient
32:11que neuf femmes
32:13victimes de viol
32:13sur dix
32:14connaissent leur violère.
32:15Ça veut dire bien
32:16qu'en fait,
32:16concrètement,
32:17les violères,
32:17ils sont
32:17parmi notre famille,
32:19nos amis,
32:20etc.,
32:21dans notre cercle proche.
32:22Et quand le collectif
32:23Némésis
32:23dit que la faute
32:25est aux étrangers,
32:26que ce sont les étrangers
32:27qui violent les femmes,
32:29etc.,
32:29c'est de l'ordre
32:31vraiment de l'anecdotique
32:33en réalité
32:33et on voit bien
32:34qu'elles instrumentalisent
32:35le féminisme
32:36à des pas racistes.
32:37Et quand je parlais
32:37tout à l'heure
32:38de l'importance
32:38de l'intersectionnalité
32:40des luttes,
32:41c'est pour dire cela.
32:41Ça veut dire que le féminisme,
32:42il est forcément
32:43antiraciste.
32:46Alors,
32:46votre regard,
32:47Charlotte Dornelas
32:48par rapport
32:48à ces deux prises
32:49d'opposition
32:50de deux députés LFI ?
32:51Alors,
32:52on va commencer
32:53par notre ami
32:53Sébastien Delogu
32:55qui, en effet,
32:56dit qu'il représente
32:57la DZ
32:58et la question,
32:59elle est en deux temps,
33:00c'est qui
33:01on représente ici
33:03et à qui appartient
33:04la ville de Marseille ?
33:06Sébastien Delogu,
33:07répond la DZ.
33:09Alors,
33:10il y en a certains
33:10chez LFI
33:11qui ont plaidé
33:11le malentendu
33:12sur la polémique
33:13qui a suivi.
33:14Il y a,
33:15pour une part,
33:16un malentendu
33:16et il y a pourtant
33:17un vrai sujet
33:18qui semble balayé
33:19par cette revendication
33:20de malentendu.
33:21Je m'explique,
33:22dans la tête
33:22de la plupart des Français,
33:23surtout depuis quelques semaines
33:24et voire quelques mois,
33:27DZ,
33:27c'est DZ mafia.
33:29Donc,
33:29la mafia,
33:30comment dire,
33:32du narcotrafic
33:33qui n'a absolument
33:34aucune limite
33:35dans les attaques sanglantes,
33:38notamment qu'on a vues
33:39ces derniers jours.
33:41C'est probablement
33:41que là,
33:43pardon,
33:43sur ce point précis
33:44que réside le malentendu,
33:45on peut croire aisément
33:47que Sébastien Delogu
33:48ne revendiquait pas
33:49son appartenance
33:50à la DZ mafia,
33:52évidemment.
33:54En revanche,
33:55il répond
33:56DZ quand même.
33:57Que veut-il dire ?
33:58Dans DZ mafia,
34:00mafia désigne la mafia,
34:02puisque là,
34:03vous me remercierez
34:04pour cette analyse.
34:05Je peux même comprendre.
34:06Voilà.
34:07Donc,
34:07la mafia représente la mafia
34:08et DZ veut dire
34:09Algérie,
34:11Djezaïr.
34:11Donc,
34:12la DZ mafia
34:13se revendique
34:14comme la mafia algérienne
34:15parce que plusieurs
34:16de ses membres à l'origine,
34:17et encore aujourd'hui d'ailleurs,
34:19sont algériens
34:20ou d'origine algérienne.
34:22Donc,
34:22quand Sébastien Delogu
34:23répond la DZ,
34:25il signifie
34:25l'Algérie
34:26et non pas
34:27la DZ mafia.
34:29Mais c'est donc là
34:29que réside le vrai sujet.
34:31Est-ce qu'il est normal,
34:32voire acceptable,
34:33qu'un député
34:35qui brigue par ailleurs
34:35la mairie
34:36d'une des plus grosses
34:37villes de France
34:38affirme que Marseille
34:39appartient
34:40à l'Algérie
34:41et que lui,
34:42député français
34:42qui brigue la mairie,
34:44représente l'Algérie ?
34:45C'est évidemment choquant
34:46pour beaucoup de Français
34:48et très révélateur.
34:49Et on voit
34:50Rima Hassan
34:50derrière lui,
34:52que l'on connaît
34:52pour la revendication
34:53d'un autre nationalisme
34:55palestinien cette fois-ci.
34:56C'est assez révélateur
34:57de l'addition
34:57des nationalismes
34:58étrangers
34:59revendiqués
35:00dans un parti
35:01qui par ailleurs
35:01conteste à la France
35:02le moindre attachement
35:04possible
35:04et aux Français
35:05en l'occurrence.
35:07Et alors,
35:08interrogé à ce sujet,
35:09Manuel Bompard
35:09a semblé avoir
35:12exactement la même analyse
35:13que j'ai ce soir
35:14puisqu'il était
35:15assez gêné.
35:16Il a esquivé
35:17totalement,
35:17c'était Apolline de Malherbe
35:18qui l'interviewait
35:19et au moment
35:20de répondre
35:20à la question
35:21il répond simplement
35:23ça ne veut pas dire ça
35:24parce qu'elle lui pose
35:24la question
35:24elle lui dit
35:25qu'est-ce que vous avez
35:25à dire justement
35:26sur cette déclaration
35:27de Sébastien Delogu ?
35:28Donc elle ne lui pose
35:28pas précisément
35:29la question
35:29elle lui dit juste ça.
35:31Il lui dit
35:31mais non mais s'il vous plaît
35:32cette polémique est ridicule
35:33ça ne veut pas dire ça
35:34sous-entendu
35:35ça ne veut pas dire
35:35la DZ mafia
35:36ce qui est vrai
35:37et il dit
35:38bon je ne vais pas rentrer
35:39dans le détail
35:39mais ça veut dire autre chose.
35:41Et Apolline de Malherbe
35:42lui répond
35:42ben oui
35:43c'est au-delà
35:44de la DZ mafia
35:49et là il enchaîne
35:50par un procès
35:51de la journaliste
35:52qui lui pose la question
35:53en affirmant
35:54qu'il aspire quand même
35:55à un débat politique
35:55un peu plus qualitatif
35:57que ça
35:57où l'on se dispute
35:58sur des propositions
36:00et non pas
36:01on imagine
36:02sur la petite phrase du jour.
36:04Alors franchement
36:05je ne sais pas
36:05si chacun voudrait
36:06lui donner raison
36:07mais moi personnellement
36:08j'aimerais vraiment
36:09énormément que ce soit le cas
36:10je le concède
36:12mais toute la vie politique
36:13repose
36:14depuis de nombreuses années
36:15sur l'instrumentalisation
36:16des petites phrases
36:17par l'un contre l'autre
36:18en permanence
36:19si possible
36:20quand elles sont
36:21un, sorties de leur contexte
36:22qu'elles n'ont rien à voir
36:24avec les sujets traités
36:25et honnêtement
36:26la France Insoumise
36:27excelle
36:28dans l'art de la polémique
36:29véritablement inutile.
36:32On les a vus
36:32se mobiliser
36:33sur un nombre de sujets
36:34complètement dingues
36:35monter en polémique
36:36et on a vu derrière eux
36:38un système politique
36:39et médiatique
36:39assez fébrile
36:40dès qu'elle a fait
36:41dans une polémique.
36:42Je vais prendre un exemple
36:43pour vous dire
36:43la différence entre
36:44poser une question
36:45qui me semble légitime
36:47sur un député
36:47qui revendique
36:48l'appartenance de Marseille
36:50à l'Algérie
36:50et d'autres petites phrases
36:52sur lesquelles
36:53LFI se jette
36:54allègrement.
36:55Vous vous souvenez
36:56du sketch
36:57invraisemblable
36:58à l'Assemblée
36:59parce qu'un député
37:00parlait d'un bateau
37:01qui avait des migrants
37:03à son bord
37:04et qui arrivait
37:05vers la France
37:06et le député
37:07LFI
37:08disait
37:09où doit aller
37:10ce bateau
37:10et un député
37:11Rassemblement National
37:12avait répondu
37:13qu'il retourne
37:14en Afrique
37:14et LFI
37:16avait immédiatement
37:17hurlé au scandale
37:18en disant
37:18le député
37:19s'est adressé
37:20à son collègue député
37:21en lui demandant
37:21de repartir en Afrique
37:22ce que le député
37:24a immédiatement contesté
37:25la greffière
37:26de l'Assemblée
37:27avait en effet
37:27rédigé
37:29écrit
37:29qu'il avait dit
37:30qu'il retourne
37:31en Afrique
37:31à propos du bateau
37:32mais il y a quand même
37:33eu des sanctions
37:33en raison du trouble
37:34provoqué
37:35donc vous provoquez
37:36un trouble
37:37le député est sanctionné
37:38parce qu'il y a un trouble
37:39qui a été provoqué
37:40sur absolument rien
37:41donc il y a une sanction
37:42sur rien
37:43parce que LFI
37:44l'avait fait
37:44ce n'est qu'un exemple
37:46mais c'est un exemple
37:46révélateur
37:47de LFI
37:48et moi Emmanuel Bompard
37:49je n'ai qu'une envie
37:50c'est de lui donner raison
37:51maintenant il faudrait
37:52qu'il nous donne l'exemple
37:53Alors je précisais
37:54en introduction
37:54qu'il n'était pas
37:55le seul à avoir
37:56fait réagir
37:57Ercilien Soudé
37:59on l'a entendu tout à l'heure
37:59a de son côté
38:00qualifié d'anecdotique
38:02les viols
38:03par des migrants
38:04est-ce une réalité
38:06chiffrée ?
38:07Honnêtement
38:07en fait quand on voit
38:09ces différentes
38:10déclarations
38:12mais d'ailleurs
38:12ça rejoint aussi
38:13la chronique de Gabriel
38:15ce qui est passé
38:16de manière générale
38:18aux membres de ce parti
38:19dépasse l'entendement
38:20quand on voit
38:21le côté tatillon
38:22de notre débat public
38:23en permanence
38:24sur la phrase
38:25le mot
38:25le déjeuner
38:26avec je ne sais pas qui
38:26et la photo
38:27avec je ne sais pas quoi
38:28et les vacances
38:28en passant par là
38:29et dans quelle voiture
38:30c'était
38:31est-ce qu'il a pris l'avion
38:32une fois au retour
38:33ou pas
38:33bon là
38:34il nous sort des trucs
38:35complètement fous
38:36sur lesquels
38:37personne ne réagit
38:38jamais
38:38et là
38:40ce que l'on comprend
38:41c'est que de la même manière
38:42et on l'analyse souvent
38:43qu'il y a des bonnes
38:44et des mauvaises victimes
38:45donc des victimes
38:46sur lesquelles on exerce
38:47de la compassion
38:47d'autres non
38:48il y a aussi
38:49les bonnes
38:49ou les mauvaises polémiques
38:50et là en l'occurrence
38:51donner tort
38:52à Hercilia Soudé
38:53ou au minimum
38:54essayer de comprendre
38:54quel est le désaccord
38:56entre Némésis
38:57et Hercilia Soudé
38:58ça voudrait dire
38:59éventuellement
39:00peut-être
39:00donner raison
39:01à Némésis
39:02ce collectif
39:03qui a été préalablement
39:04diabolisé
39:04parce qu'il évoque
39:06la question migratoire
39:07dans le domaine
39:08du féminisme
39:08donc c'est impossible
39:10donc personne n'y va
39:11donc personne ne répond
39:12à la question
39:13et ça empêche
39:15évidemment
39:15toute réflexion sensée
39:16qui est quand même
39:16le but
39:17le but c'est pas
39:17de prendre parti
39:1815 fois par jour
39:19pour un tel
39:19c'est évidemment
39:20d'essayer de discerner
39:21ce qui est vrai
39:22et faux
39:22la phrase exacte
39:24d'Hercilia Soudé
39:24qu'on a entendue
39:25tout à l'heure
39:25elle dit
39:26quand Némésis
39:26dit que
39:27la faute est aux étrangers
39:28que ce sont eux
39:29qui violent les femmes
39:30c'est en fait
39:31de l'ordre de l'anecdotique
39:32alors d'abord
39:33il y a le mot
39:34qui a fait beaucoup réagir
39:35est anecdotique
39:36dans le dictionnaire
39:37ce qui ne présente pas
39:38d'intérêt général
39:39bon c'est une étonnante
39:40manière de parler
39:41même si elles sont
39:42minoritaires
39:43dans les victimes de viol
39:44de victimes bien réelles
39:45de viol
39:46dans une manifestation
39:47contre les violences
39:48faites aux femmes
39:49par ailleurs
39:50je note que personne
39:51ne dit que
39:52les étrangers
39:53sont responsables
39:53des viols
39:55c'est pas exactement
39:55comme ça que ça se passe
39:56le collectif Némésis
39:57en particulier
39:58s'est introduit
39:59dans le monde féministe
40:00en disant
40:00c'est la seule question
40:01qui n'a pas
40:02droit de citer
40:03dans vos combats
40:04et bien nous allons
40:05la porter
40:06ça fait une petite différence
40:07quand même
40:07et ensuite il y a
40:08la réalité
40:09alors Hercie Lassouzé
40:10j'aime beaucoup son argument
40:11elle dit
40:12on n'a pas bien entendu
40:13mais elle dit dans sa vidéo
40:14je dis ça
40:15parce que j'ai vu
40:16une affiche dans la manifestation
40:17donc l'IFOP
40:18n'est pas sérieux
40:19mais une affiche dans la manif
40:20ça c'est un argument
40:21en béton armé
40:22et elle dit
40:22dans la manifestation
40:23on a 9 femmes victimes
40:24de viol sur 10
40:25connaissent leur violeur
40:26c'est ce qui était inscrit
40:27sur l'affiche
40:27ce qui veut dire
40:28nous dit-elle
40:29parmi la famille
40:30les amis
40:31dans notre cercle proche
40:32alors ce qui est vrai
40:33c'est que le service statistique
40:35du ministère de l'intérieur
40:36dans ses chiffres de 2023
40:38dit que 87%
40:40des mises en cause
40:40les mises en cause
40:41c'est pas les condamnés
40:42mais on a les chiffres
40:43côté ministère de l'intérieur
40:4487% des mises en cause
40:46sont de nationalité française
40:48donc les étrangers
40:50donc ça c'est un fait
40:51personne ne le conteste
40:52ce qui veut dire
40:53qu'il y a 13%
40:55des mises en cause
40:55qui sont de nationalité étrangère
40:58et ils sont 8%
41:00dans la population générale
41:01donc c'est un autre fait
41:03il y a une surreprésentation
41:06des étrangers
41:07une différence de proportion
41:09entre leur présence
41:10dans la population générale
41:11et leur représentation
41:12dans les mises en cause
41:14pour viol
41:14et par ailleurs
41:15il y a également un rapport
41:16de Beauvau en 2020
41:17cette fois-ci
41:18qui dit 62%
41:19des auteurs présumés
41:20de violences sexuelles
41:21dans les transports
41:22en commun en Ile-de-France
41:23sont de nationalité étrangère
41:25or dans la population
41:27francilienne
41:28ils représentent 14%
41:30c'est donc un sujet
41:31qui mérite d'être traité
41:33cette surreprésentation
41:34entre les deux
41:35par le politique
41:37et en tout cas
41:38si on veut sérieusement
41:40s'attaquer aux violences
41:41qui sont faites aux femmes
41:42il y a évidemment
41:43plusieurs sujets
41:43qui s'additionnent
41:45mais celui-là
41:45ne peut pas être qualifié
41:46d'anecdotique
41:47mais quel est alors
41:48l'intérêt de s'attarder
41:49sur ce chiffre
41:51est-il
41:51est-ce qu'il est vraiment
41:53important selon vous
41:53dans le débat ?
41:54je pense que dans le combat
41:55si on veut vraiment éviter
41:57aux femmes d'être victimes
41:58de violences
41:58dans le combat
41:59sont importantes
41:59toutes les données
42:00qui permettent
42:01de combattre le fléau
42:02de ces violences
42:03qui sont effectivement
42:05faites aux femmes
42:05on peut remarquer
42:06par exemple
42:07que les mises en cause
42:07sont en écrasante majorité
42:09voire dans la quasi-totalité
42:11des hommes
42:11sans que personne
42:12ne hurle à l'amalgame
42:13voire certains
42:14le provoquent
42:15cette fois-ci
42:15très allègrement
42:16parce que cela traduit
42:18sans doute
42:18une différence comportementale
42:21qu'il convient
42:21de chercher à corriger
42:23ça peut être
42:23par l'éducation
42:24ça peut être
42:25par la réflexion scientifique
42:26ça peut être
42:27par mille choses
42:27mais personne ne se dit
42:28c'est parce qu'ils sont
42:29des hommes
42:30qu'ils sont des violeurs
42:31on peut remarquer
42:32qu'en effet
42:33les mises en cause
42:33sont souvent partie
42:34de l'entourage proche
42:35ça ne veut pas dire
42:36que tout l'entourage proche
42:37de 100%
42:38des femmes
42:39et potentiellement
42:42un violeur
42:42ça veut dire
42:43qu'il y a une nécessaire
42:44vigilance
42:45parfois dans l'entourage
42:46notamment vis-à-vis des enfants
42:47alors pourquoi
42:48on pourrait faire la liste
42:49de tous les sujets
42:50qui s'appliquent
42:51pour combattre le fléau
42:52pourquoi une seule
42:53disproportion
42:54dans ces chiffres
42:55mériterait d'être tue
42:56serait impossible
42:58à noter
42:59parce qu'encore une fois
43:00il faudrait être cohérent
43:01jusqu'au bout
43:02madame Hercilia Soudet
43:03ne s'indigne pas
43:04qu'on accueille
43:04au titre du droit d'asile
43:06des femmes
43:06de pays
43:06dans lesquels
43:07elles sont en danger
43:08en tant que femmes
43:09en raison du modèle culturel
43:10en raison de la manière
43:12dont se comportent
43:13la plupart des hommes
43:14par la norme
43:15qu'ils imposent
43:15c'est pourtant
43:16exactement la même donnée
43:18il faudrait que madame Soudet
43:19le comprenne
43:20et madame Soudet
43:21ne fait pas non plus
43:22de procès aux avocats
43:23qui plaident
43:24l'incompréhension culturelle
43:25au tribunal
43:25quand leurs clients
43:27sont poursuivis
43:28pour viol
43:28ou attouchement
43:29ou agression sexuelle
43:30c'est pourtant encore une fois
43:32exactement la même donnée
43:34dans les trois cas
43:35ce que l'on comprend
43:36c'est que l'immigration
43:37relève pour elle
43:37du dogme intouchable
43:39la différence de traitement
43:40des femmes ou des enfants
43:41est une donnée acceptable
43:42pour encourager l'immigration
43:44le droit d'asile
43:45défendre l'immigré
43:46dans les tribunaux
43:47elle devient intolérable
43:48dès lors que le politique
43:49s'en saisit par prudence
43:50pour protéger les femmes
43:52en France
43:53c'est-à-dire celle
43:53dont il a
43:54premièrement la charge
43:55Merci beaucoup
43:57Charlotte Dornelas
43:58dans un instant
43:59avec Mathieu
44:00on terminera sur les ventes
44:01de livres à gauche
44:02des politiques à gauche
44:03on va analyser tout ça
44:04avec vous
44:04ça va être intéressant
44:05Laurent Jacobelli
44:07est pour la première fois
44:08invité de face à l'info
44:09installez-vous
44:10député RN
44:11vice-président du groupe RN
44:12à l'Assemblée
44:13porte-parole du RN
44:14ancien cadre de l'audiovisuel
44:15vous avez travaillé
44:17chez TF1
44:18dans une grande boîte
44:18de production
44:19Free Mental Media
44:20ensuite
44:21puis dans le service public
44:22directeur des programmes
44:23de TV5Monde
44:24vous avez fondé également
44:25votre société de production
44:27dans votre rôle parlementaire
44:29vous avez participé à des commissions
44:30et des commissions d'enquête
44:32en lien avec l'audiovisuel
44:33par exemple
44:34la commission d'enquête
44:35sur l'attribution
44:36le contenu
44:37le contrôle des autorisations
44:38de services de télévision
44:40en caractère national
44:41la TMT
44:42qui a vu la suppression
44:42ensuite de ces huit
44:43je prends le temps
44:44de vous présenter
44:45parce qu'on vous entend souvent
44:46mais c'est très intéressant
44:48de savoir d'où
44:48vous allez parler ce soir
44:49votre double parcours
44:51professionnel
44:52dans l'audiovisuel
44:53mais aussi votre mandat politique
44:55vous confère une expertise
44:56je pense particulière
44:58sur ces sujets de médias
44:59ces sujets de régulation
45:01ces sujets de financement
45:03de l'audiovisuel
45:04et c'est la raison pour laquelle
45:05je suis heureuse
45:06nous sommes heureux
45:06de vous accueillir ce soir
45:08merci beaucoup
45:08de votre invitation
45:09d'abord
45:10Laurent Jacobelli
45:11alors que la commission d'enquête
45:14sur la neutralité
45:15de l'audiovisuel public
45:17débute demain
45:18France 2
45:19s'apprête
45:20à diffuser
45:20jeudi
45:22un complément d'enquête
45:23sur la chaîne
45:23CNews
45:25première question
45:25comment est-ce que vous analysez
45:26ce calendrier ?
45:28la guerre est déclarée
45:29on voit bien que le service public
45:31a peur
45:31a peur de ce qu'on va découvrir
45:33et ce qui je crois
45:33est un secret de polichinelle
45:35il a peur
45:35que son hégémonie
45:37sur la bien-pensance
45:38et sur l'information
45:38soit menacée
45:39et puis il a peur
45:40comme il a peur au quotidien
45:41en regardant les audiences
45:42parce que CNews est arrivé
45:44et je le dis
45:45sur votre antenne
45:46avec beaucoup de liberté
45:47est arrivé
45:48en cassant leur modèle
45:49le service public
45:50nous présentait
45:51la France
45:52telle qu'il voulait
45:53qu'elle soit
45:54et non pas telle qu'elle était
45:55c'est ce qu'avait dit
45:56Delphine Ernot
45:57et vous au quotidien
45:58vous montrez
45:59la France du réel
46:00celle que les vrais concitoyens
46:01les vrais français voient
46:02une France
46:03pas toujours agréable à voir
46:04celle où il y a de l'insécurité
46:05où il y a un problème
46:06d'immigration
46:07où il y a tout un tas de problèmes
46:08et vous les dites
46:09ces problèmes
46:09vous avez cassé
46:10leur modèle
46:11et donc évidemment
46:12quand on va voir
46:13que France Télévisions
46:14coûte beaucoup trop cher
46:152,4 milliards par an
46:17avec des dettes
46:19avec un déficit
46:20de 40 millions
46:21et que vous
46:22avec vos moyens
46:22vous arrivez à faire
46:24de l'information
46:24alors ils paniquent
46:25et donc comme ils paniquent
46:26ils ont lancé une fatwa
46:28sur le groupe Bolloré
46:29et sur CNews
46:30ce que probablement
46:31la bien-pensance de gauche
46:32fait en permanence
46:34c'est-à-dire
46:34critiquer
46:35ceux qui ne pensent pas
46:36comme eux
46:36au nom
46:37disent-ils
46:37de la démocratie
46:38mais en fait
46:38pour préserver
46:40leur intérêt
46:41et leur hégémonie
46:42alors je peux parler
46:44de la Cour des comptes
46:45par exemple
46:45vous rappelez ce rapport
46:46qui décrit
46:47une situation financière
46:48critique
46:49avec un déficit
46:50cumulé de 81 millions
46:51d'euros
46:51pour la période 2017-2024
46:53un déficit prévu
46:54de 40 millions
46:55des orientations
46:56contradictoires
46:57de l'état actionnaire
46:58qui rendent la trajectoire
46:59du groupe illisible
47:00une baisse des capitaux
47:01propres
47:01des coûts élevés
47:02pour certains programmes
47:03une gouvernance
47:04et des accords
47:05et des accords
47:06internes jugés
47:07trop coûteux
47:08etc.
47:08on en avait parlé
47:09Charlotte Dornela
47:10ça avait fait
47:10un bel édito
47:11là-dessus
47:12très clair
47:12très précis
47:13sur ces dérives
47:14de l'audiovisuel public
47:15question
47:15comment est-ce que
47:16vous analysez
47:17le fait qu'un groupe
47:18financé par la redevance
47:19par l'argent
47:20de tous les français
47:21attaque des médias privés
47:23devant des tribunaux
47:24est-ce que c'est légitime
47:25au contraire
47:26c'est l'esprit
47:28du service public ça ?
47:29Bien sûr que non
47:29mais le service public
47:30aujourd'hui
47:31ne joue plus son rôle
47:32vous avez eu
47:32la gentillesse
47:33d'évoquer mon parcours
47:34qui donne une indication
47:35sur mon âge
47:36parce qu'il était
47:36un peu long
47:37mais moi j'ai connu
47:38ce service public
47:38Vous avez quel âge ?
47:40Allons-y
47:4154 ans
47:4355
47:45C'est jeune encore
47:47C'est très jeune
47:47C'est jeune pour avoir connu
47:48beaucoup d'émissions
47:50de Marc Menand aussi
47:51à l'époque
47:51qui m'a donné
47:52Là on n'était pas nés par contre
47:53Il a fait partie
47:54de ceux qui m'ont donné
47:55envie de faire de l'audiovisuel
47:56mais pour moi
47:56le service public
47:57c'était informer
47:58éduquer
47:59divertir
48:00aujourd'hui
48:01c'est désinformer
48:02rééduquer
48:04convertir
48:05c'est-à-dire
48:05que le service public
48:06aujourd'hui
48:07est gangréné
48:08par le wokisme
48:09on nous explique
48:10ce qu'il faut penser
48:11on nous explique
48:12que nous n'avons pas de genre
48:13on nous explique
48:13que les français
48:14sont racistes
48:14d'ailleurs il y a eu
48:15un prime time
48:16sur France Télévisions
48:17pour ça
48:17on nous explique
48:18grosso modo
48:19que quand on n'est pas
48:20pour ce mode de vie
48:22wokiste
48:22qu'on n'est pas
48:23en train de battre
48:23notre culpe en permanence
48:25en nous détestant nous-mêmes
48:26et bien on est
48:27un dangereux facho
48:28et donc
48:29l'îlot
48:30service public
48:31est entouré
48:31de méchants fachos
48:32qui lui veulent
48:33sa peau
48:33c'est d'ailleurs pour ça
48:34qu'un certain nombre
48:36d'invitations
48:38n'ont pas lieu
48:38je vous épargnerai
48:39les temps
48:40d'invitations
48:41sur le service public
48:42et Radio France
48:42notamment du Rassemblement National
48:44on est derrière
48:45le parti socialiste
48:45c'est vous dire
48:46à quel point
48:46les équilibres sont respectés
48:48c'est aussi pour ça
48:49que Mme Ernot
48:50qui n'est pas licenciée
48:52malgré les mauvais
48:52résultats financiers
48:53de son groupe
48:54si n'importe quel cadre
48:55du service privé
48:57présentait les mêmes contres
48:58il serait
48:59viré
49:00Manu Militari
49:01dans l'heure
49:01pas elle
49:02pas elle
49:03parce que
49:03elle défend
49:05ce wokisme
49:05c'est elle qui a viré
49:06tous les animateurs blancs
49:08de plus de 50 ans
49:09Julien Lepers
49:10Patrick Sébastien
49:11qui faisaient des bonnes audiences
49:12mais qui avaient
49:13tous les défauts de la terre
49:14c'était le patriarcat
49:16c'était le mal dominant
49:17dans tout ce qu'il avait
49:18de détestable
49:18par Mme Ernot
49:19cette télévision
49:20ne nous ressemble pas
49:21et je vais vous dire la solution
49:22il faut privatiser tout ça
49:24d'abord ce sera mieux géré
49:26ce sera
49:27beaucoup plus
49:28pluraliste
49:29et puis
49:29on s'épargnera
49:314 milliards
49:32de financements par année
49:33vous imaginez ce qu'on fait
49:33avec 4 milliards
49:34tiens
49:35c'est 60 000 professeurs
49:36100 000 infirmières
49:37il y a beaucoup de choses
49:38à faire avec cet argent
49:38alors justement
49:39vous parliez de l'ARCOM
49:41l'ARCOM a jugé par exemple
49:42que CNews
49:43respectait les obligations
49:44de pluralisme
49:45ça c'est un fait
49:46France Télévisions
49:47elle de son côté
49:48pour elle
49:48CNews n'est pas pluraliste
49:49est-ce que selon vous
49:50elle a raison justement
49:51de contester
49:52cette appréciation
49:53du niveau du pluralisme
49:54elle se pose en arbitre
49:55du pluralisme
49:56alors si
49:57France Télévisions
49:58est arbitre du pluralisme
49:59il y a un problème
50:00dans l'arbitrage
50:00parce que France Télévisions
50:01c'est ce groupe
50:04où sur France 5
50:05on a vu des éditorialistes
50:06expliquer
50:07simplement
50:08calmement
50:09sans être arrêté
50:10que Jordan Bardella
50:11était finalement
50:12le nouvel Adolphe Hitler
50:13personne autour de la table
50:15n'a contredit ce point
50:16est-ce que sérieusement
50:18comparer
50:1813 millions d'électeurs
50:20à 13 millions de nazis
50:21c'est le rôle
50:21du service public
50:22sans contradiction
50:23qu'un invité dérape
50:25ça peut arriver
50:26dans toutes les émissions
50:26le rôle
50:27de l'animateur
50:28c'est
50:29le modérateur
50:31c'est de dire
50:31attention
50:32ce que vous venez
50:32de dire est grave
50:33je vais demander
50:34à monsieur Intel
50:35ou madame X
50:35qu'ils viennent
50:37en contrepoint
50:38ça ne s'est pas fait
50:39donc là
50:40on attend la réaction
50:40de l'ARCOM
50:41j'ai moi-même
50:41envoyé une lettre
50:42au président de l'ARCOM
50:43je trouve qu'il y a
50:44une forme
50:45de deux poids
50:45deux mesures
50:46qui porte question
50:47ce qui s'est passé
50:48pour C8
50:49était
50:49on va le dire
50:50une véritable chasse à cours
50:52lancée contre une chaîne
50:53du groupe Bolloré
50:54lancée par LFI
50:55avec le concours de l'ARCOM
50:57au coeur de l'Assemblée nationale
50:58j'ai assisté à ces auditions
51:00je faisais partie
51:01de cette commission
51:01oui justement
51:02c'était un procès stalinien
51:03c'était vraiment
51:05les pires heures
51:05de l'Union soviétique
51:06vous ne dites pas
51:08la même chose
51:08que doit dire la Pravda
51:09vous avez une pensée déviante
51:12soit vous êtes rééduqué
51:13soit on vous arrête
51:15c'était clairement ça
51:16qui a été dit
51:17et bien
51:17c'est un peu aujourd'hui
51:18ce qu'on voit
51:19sur le service public
51:20les français
51:20soit ils sont rééduqués
51:22soit ils vont voir
51:23des chaînes de libre opinion
51:24c'est même pas d'opinion
51:26de libre discours
51:28l'expression
51:29comme CNews
51:30ou comme d'autres
51:31et alors
51:32il faut le condamner
51:33c'est très grave
51:33dans une démocratie je trouve
51:35et en tant qu'amoureux
51:35du service public
51:36que j'ai pu connaître
51:37dans ma plus tendre
51:39dans mon début de carrière
51:40c'est désolant
51:42c'est désolant
51:43parce que c'est devenu
51:44un instrument de propagande
51:46au service du wokisme
51:47c'est à dire
51:47quoi ?
51:482-3% de la population
51:49payait avec les impôts
51:51de tous
51:51vous avez fait partie
51:52de la commission
51:52qui va auditionner
51:54je serai demain
51:55en audition
51:55et nous auditionnons
51:56l'ARCOM
51:56demain pour commencer
51:57l'ancien président
51:59et le nouveau
51:59peut-être pour l'interroger
52:01sur ce deux poids deux mesures
52:02donc vous ferez partie
52:03de cette commission
52:04alors vous allez demander
52:04peut-être
52:05je peux vous passer
52:06un petit message
52:07mais je vous en prie
52:08non mais j'aimerais
52:08ça va par exemple
52:09quand le 10-14 octobre
52:102025
52:11dans l'édition du 13h
52:12et du 20h
52:12de France 2
52:13lorsque la rédaction
52:14a confondu
52:15Samuel Paty et Dominique Bernard
52:17que fait l'ARCOM
52:18vous pourrez poser
52:18la question pour moi
52:19vous pourrez demander aussi
52:20le 10 novembre 2025
52:22lorsque France Info
52:23ils ont diffusé
52:24un graphique à l'antenne
52:25qui présentait
52:25des barres colorées
52:26ils se sont excusés
52:27vous pouvez demander
52:28à l'ARCOM
52:28oui bien sûr
52:29vous pourrez demander aussi
52:30ce qu'ils font pour l'affaire
52:31Patrick Cohen
52:32non mais je peux
52:32vous transmettre le message
52:33mais je vous en prie
52:34la liste de course
52:35ne s'arrêtera pas là
52:35on a l'impression
52:36que France Télévisions
52:37qui commet beaucoup d'erreurs
52:38est souvent on va dire
52:40épargnée par l'ARCOM
52:41mais ce qui est très grave
52:42peut-être que l'ARCOM
52:43est en train de travailler
52:44sur les questions
52:45ah bah alors c'est très bien
52:46qui travaille avant que
52:47nous fermions cette agence
52:49qui coûte beaucoup d'argent
52:50pour très peu d'utilité
52:51parce que si en France
52:52on en est à payer
52:52une administration
52:53pour fermer des chaînes privées
52:55qui osent avoir un discours
52:56de vérité
52:57et d'écrire
52:58ce que l'on voit dans la rue
52:59alors notre pays
53:00va vraiment très mal
53:00on n'est peut-être pas obligé
53:01de la fermer
53:01mais peut-être d'équilibrer
53:02peut-être avoir justement
53:04peut-être pas un deux poids deux mesures
53:05non vous voulez fermer l'ARCOM
53:06non non non
53:07oui oui on veut fermer l'ARCOM
53:08oui tout à fait
53:08parce que ce n'est pas du tout
53:10un institut indépendant
53:11les gens sont nommés par l'état
53:12c'est eux qui nomment
53:13le président de France Télévisions
53:15et ceux qui ont nommé
53:15Delphine Herne
53:16notre présidente de France Télévisions
53:17ne méritent évidemment pas
53:18d'être conduits
53:19Alors France Télévisions
53:20invoque
53:20lorsqu'elle attaque
53:22donc médias publics
53:24qui attaquent des médias privés
53:26pour distorsion de concurrence
53:28je cite en clair
53:29attaque pour dénigrement
53:30constitutif
53:31d'une concurrence déloyale
53:32liée à une puissance
53:33du groupe Bolloré
53:35est-ce que vous pensez
53:35que le problème
53:36vient du groupe Bolloré
53:37ou bien d'un modèle public
53:38en crise ?
53:39C'est ma dernière question
53:40et peut-être une question
53:41d'un mousquetard
53:42Il y a une différence fondamentale
53:43le groupe Bolloré
53:44ses chaînes de télévision
53:45son médias
53:46sont privés
53:47donc vous êtes libres
53:48de regarder par regarder
53:49si vous ne regardez pas
53:50ça ne vous aura pas coûté
53:50un centime
53:51donc personne n'est malheureux
53:52à la fin de la journée
53:53que vous ne regardiez pas
53:54France Télévisions
53:55ou France 5
53:55vous payez quand même
53:56vous payez quand même
53:57pour vous faire insulter
53:58pour la majorité des français
54:00donc si vous voulez
54:01le sadomasochisme
54:02audiovisuel
54:02moi c'est pas mon truc
54:03payer pour me faire cracher dessus
54:04toute la journée
54:05par des gens du service public
54:07ça ne m'intéresse pas
54:08donc puisqu'on en est
54:09à cette situation
54:10il faut maintenant
54:10privatiser
54:11et rendre leur argent
54:12et leur télévision
54:13aux français
54:1310 secondes pour terminer
54:15dernière question
54:15est-ce que vous citez
54:16toutes les chaînes
54:17par exemple
54:17France Culture
54:18France Musique
54:19qui sont des chaînes
54:20qui offrent
54:22à faible coût
54:23si je puis dire
54:24un espace
54:27de liberté culturelle
54:29alors on ne veut pas
54:29les fermer
54:30on veut simplement
54:31qu'elles soient privatisées
54:33vous citez France Culture
54:35moi j'ai vu l'émission
54:36avec Christine Ocrent
54:37qui je crois
54:38vous a envoyé
54:39un message d'amour
54:40au groupe Bolloré
54:42ses propos étaient
54:43vraiment
54:44très acrimonieux
54:46elle dit
54:47moi je suis une vraie journaliste
54:48parce que je travaille
54:48à France Culture
54:49bah oui mais France Culture
54:51vous voyez par exemple
54:52dans les JT
54:53nous n'en représentons
54:54qu'à peu près 10%
54:55du temps de parole
54:55pour 22%
54:57de l'Assemblée Nationale
54:58là aussi
54:58moins que le PS
54:59donc je pense qu'elle aussi
55:00a un regard un peu biaisé
55:01vive la liberté d'expression
55:03vive la liberté d'expression
55:05nous suivrons cette audition
55:06de France Télévisions
55:07et puis nous suivrons
55:08vos questions
55:09cher Laurent Jacques
55:10et à demain alors
55:10restez avec nous
55:11ne bougez pas
55:12pour la dernière chronique
55:13de Mathieu Bocoté
55:14puisque c'est une belle saison
55:15pour le livre politique
55:17en France
55:17ceux de Jordan Bardella
55:19d'Éric Zemmour
55:20Carton
55:20il y a donc un public
55:21pour ces ouvrages
55:22mais d'autres livres
55:24ont beaucoup moins de succès
55:26Mathieu Bocoté
55:27ce sont souvent
55:27des auteurs de gauche
55:29comment expliquer ce contraste ?
55:31c'est intéressant
55:31j'en viendrai avec les chiffres
55:32dans un instant
55:33d'un côté
55:34on est devant
55:35trois ouvrages
55:36qui sont de véritables événements
55:37non seulement éditoriaux
55:39mais sociaux
55:40c'est-à-dire
55:40ils vendent
55:41à plusieurs dizaines
55:42de milliers d'exemplaires
55:43ils ont une portée telle
55:44qu'ils témoignent
55:45d'une angoisse
55:45qui s'exprime
55:46à travers l'achat de ses livres
55:47le premier
55:48je le mentionne
55:49de Jordan Bardella
55:49donc ce que veulent les français
55:51donc c'est un livre
55:51où ils cherchent à comprendre
55:53la question du travail aujourd'hui
55:54la question socio-économique
55:56telle qu'elle se pose aujourd'hui
55:57plusieurs se demandent
55:58Bardella
55:58de bonne chance
55:59d'être candidat à la présidentielle
56:00il y a de bonnes chances
56:01d'être président
56:01si il est candidat
56:02et bien on veut savoir
56:03qu'est-ce qu'il y a derrière
56:04on veut comprendre
56:04qu'est-ce qu'il y a derrière
56:05le bonhomme
56:06donc on lit le livre
56:07en disant
56:07qu'est-ce qu'il y a derrière ça
56:08et manifestement
56:09il y a de l'intérêt
56:10on le voit par l'achat du bouquin
56:12Éric Zemmour
56:13son livre
56:13La messe n'est pas dite
56:15il cherche à répondre
56:17dans cet ouvrage
56:17à la question civilisationnelle
56:19telle qu'elle se pose aujourd'hui
56:20quel est notre destin
56:22comme civilisation
56:23encore une fois
56:24des dizaines de milliers
56:25d'exemplaires vendus
56:27j'ajoute bien que ce ne soit pas
56:28un homme politique
56:28Philippe de Villiers
56:29qui n'est plus un homme politique
56:31mais pour son livre
56:32Populicide
56:32qui pose la question
56:33la plus fondamentale
56:34qui soit
56:35est-ce que le peuple français
56:36existera encore demain
56:38donc manifestement
56:39il y a des gens
56:39qui sont prêts à acheter
56:40les livres aujourd'hui
56:41tous ceux qui nous disent
56:41le livre est mort
56:42se trompent
56:43il y a un marché pour le livre
56:45mais puisque l'offre
56:45de divertissement
56:46entre guillemets
56:47est très vaste aujourd'hui
56:48les gens peuvent écouter
56:49des podcasts
56:50peuvent regarder la télé
56:51la radio
56:51peuvent faire plein de choses
56:52acheter un livre
56:53c'est un acte
56:54qui n'a pas le même sens
56:55qu'hier
56:57donc le livre doit répondre
56:58à une question existentielle
57:00pour trouver son public
57:02donc le livre n'a plus
57:03le monopole de la culture
57:04mais il a encore
57:05une marque de prestige
57:06particulière
57:07et c'est par lui
57:07que quelquefois
57:08s'exprime une vision du monde
57:09je note que quand un auteur
57:10un politique
57:11parle au français
57:12il trouve son public
57:13pour peu qu'il parle
57:14aux questions existentielles
57:15qui traversent le coeur
57:15des français
57:16mais alors pourquoi les livres
57:18Mathieu
57:18les livres des auteurs de gauche
57:19sont moins des coûts
57:20et ça dire qu'ils ne répondent
57:21pas à ces angoisses
57:22moi j'appelle ça
57:23des livres pour passer à la télé
57:24c'est-à-dire
57:24c'est des gens
57:25qui écrivent des livres
57:26en sachant qu'ils n'en vendront pas
57:27ils sont pourtant pris
57:28par des grands éditeurs
57:29mais le livre sert
57:30à faire une tournée médiatique
57:32ça permet de se présenter
57:33se présenter la fraise partout
57:35et puis faire son baratin
57:36pendant quelques jours
57:36quelques semaines
57:37mais le livre n'a aucune
57:38dimension commerciale
57:40ou existentielle
57:40c'est un simple produit
57:41de marketing
57:42et je donne ici
57:43bon 5 ou 4 auteurs de gauche
57:45qui ont eu des livres
57:46avec un succès
57:46tout à fait limité
57:47Marine Tondelier
57:48dans la grande figure
57:49des législatives
57:50moins de 200 exemplaires
57:51pour son livre
57:52Demain si tout va bien
57:53Agnès Buzyn
57:54Demain notre santé
57:55moins de 200 exemplaires
57:56c'est des infos du Parisien
57:57Thomas Cazenave
57:58Péril sur la démocratie
57:59moins de 200 exemplaires
58:00Xavier Bertrand
58:01rien n'est jamais écrit
58:02207 exemplaires
58:03donc c'est intéressant
58:05quand même
58:05des 4 auteurs de gauche
58:06mais je termine avec cela
58:07donc on est devant
58:08des auteurs
58:09qui sont en effet
58:10des pantins
58:11du jeu
58:11du jeu médiatique
58:13aujourd'hui
58:13mais qui n'ont pas
58:13d'ancrage dans le réel
58:15ils n'ont pas d'ancrage
58:16dans la réalité
58:16ni commerciale
58:17ni existentielle
58:18ni politique
58:18mais le système a besoin
58:19de ces pantins
58:20pour donner l'impression
58:21qu'il y a un pluralisme
58:21de débat
58:22nous savons néanmoins
58:23que lorsque ces livres
58:23sont rencontrés en librairie
58:25ils ne sont ni achetés
58:26ni lus
58:26Merci Mathieu Bocoté
58:28je peux rajouter
58:29une petite question
58:30pour vous
58:30puisque vous participez
58:32demain à l'audition
58:33à la commission
58:34qui va auditionner
58:35France Télévisions
58:35demandez-leur
58:37à l'Arcom
58:37pourquoi est-ce que
58:38Philippe de Villiers
58:39est décompté
58:39pourquoi est-ce que
58:40Éric Dupond-Moretti
58:42lui n'est pas décompté
58:43pourquoi est-ce que
58:43Daniel Cantbendit
58:44lui n'est pas décompté
58:46d'accord
58:47Très bonne question
58:47Allez
58:48Pascal Proleur
58:49des Pro2
58:49merci infiniment
58:50pour votre présence
58:51Je vais vous engager
58:51comme collaborateur
58:52Avec plaisir
58:53avec plaisir
58:54excellent suite de programme
58:55Merci
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