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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.

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00:00Bonsoir à tous, Sabrina Medjabur, Gilles-William Golnadel, George Fenech et Jules Torres.
00:04Vous le savez, la actualité dramatique avec ce qui s'est passé hier en Australie et la mort d'un Français, David Elkayam.
00:14Et on en rendra tout à l'heure sa belle serre, puisque nous l'avons interrogé en milieu d'après, midi sur Europe 1.
00:19Je vous propose de voir le sujet de Kylian Salé qui nous rapporte Dan Elkayam.
00:26Regardez cette image, parce qu'elle nous a tous frappé d'ailleurs ce matin.
00:30La jeunesse, la beauté, l'énergie de ce jeune homme qui est dans une fratrie de quatre frères
00:37et qui se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment, sur une plage et qui est mort.
00:44Et sa famille évidemment est dans une tristesse absolue.
00:48Ses parents étaient très entourés, bien sûr.
00:50Mais comment vivre, comment continuer de vivre lorsque l'injustice frappe de cette manière-là ?
00:58Je vous propose de voir le sujet de Kylian Salé sur ce qui s'est passé aujourd'hui en Australie.
01:04Dan Elkayam faisait partie d'une fratrie de quatre frères.
01:07Une famille aujourd'hui dévastée confie l'un d'entre eux.
01:10Jérémy, son frère, se confie sur sa personnalité.
01:13On est quatre frères et sur les quatre, pour moi, c'était le plus gentil de tous.
01:17C'était quelqu'un d'extraordinaire.
01:19C'était quelqu'un qui profitait de la vie, pas du tout matérialiste,
01:22qui avait la valeur des choses et qui aimait voyager.
01:25Cet ingénieur informatique de 27 ans aimait parcourir le monde.
01:28Ces trois dernières années, il s'était rendu au Mexique, en Indonésie, en Thaïlande, puis en Australie.
01:33Il travaillait à Sydney depuis un an comme analyste informatique.
01:37Au-delà des voyages, Dan Elkayam aimait le football.
01:40Sur ses réseaux sociaux, il postait avec le maillot de ses équipes préférées.
01:44Le jeune homme a grandi en région parisienne.
01:46Il a joué quelques années au club de sa ville, le FC Bourget.
01:50Le président garde de très bons souvenirs avec lui.
01:52Il a toujours dégagé quelque chose de très positif au club.
01:56Il avait une très bonne image et il parlait avec tout le monde.
01:58Le maire assure que sa commune est bouleversée.
02:01Un temps de recueillement pourra être organisé pour ceux qui souhaitent lui rendre hommage.
02:05Nous étions effectivement vers 16h avec la belle-sœur de Dan Elkayam,
02:11la femme de l'un de ses frères.
02:13Elle s'appelle Déborah.
02:15Et c'est elle qui a appris hier par le Quai d'Orsay l'abominable nouvelle.
02:22Et elle témoignait de la personnalité et de qui était son beau-frère.
02:26On est effectivement sous le choc.
02:31C'est un cauchemar.
02:32On ne réalise pas du tout ce qui se passe.
02:37Il n'y a pas de mots pour décrire ce qui s'est passé.
02:42On était à sa recherche suite après l'attaque.
02:46On a envoyé un message à Dan.
02:48Il ne répondait pas.
02:49Après une heure et demie, on a lancé une alerte sur les réseaux sociaux pour avoir des nouvelles.
03:00Et à ce moment-là, ma belle-sœur a aussi contacté le Quai d'Orsay pour voir s'ils pouvaient nous aider
03:06d'en appeler des hôpitaux.
03:10Car c'est vrai qu'on a des milliers de kilomètres, c'est compliqué.
03:14C'est vraiment la personne qui, vraiment, on n'aurait jamais imaginé que quelque chose comme ça aurait pu lui arriver.
03:23Il avait la joie de vivre.
03:24Il était aventuré.
03:26Il aimait découvrir le monde.
03:28C'était, voilà, Dan, c'était la joie de vivre, la lumière.
03:35Que dire ?
03:36Le profil des assaillants, deux individus d'origine pakistanaise.
03:44S'agit de 50 ans, c'était le père.
03:46Navid, 24 ans, c'était le fils.
03:48Voyez le sujet d'Augustin de Dadiou.
03:51Toute la journée, les enquêteurs ont perquisitionné cette maison située à une heure de route de Bondi Beach,
03:57où a eu lieu l'attaque.
03:58Derrière ces murs, vivaient les deux assaillants, un père et son fils.
04:03S'agit d'Akram, 50 ans, ici filmé lors de l'attaque, a été touché mortellement par le tir d'un policier.
04:08Son fils, Navid, 24 ans, a quant à lui été blessé et hospitalisé dans un état critique.
04:15Ce dernier, qui venait de perdre son emploi de maçon, avait étudié à l'université centrale de Sydney,
04:20mais également à l'université d'Islamabad, capitale du Pakistan.
04:24Il était déjà dans les radars des autorités australiennes,
04:27qui le soupçonnaient d'être étroitement lié à un membre du groupe Etat islamique,
04:31arrêté en juillet 2019, après avoir préparé un attentat en Australie.
04:36Le père, arrivé dans le pays en 1998 avec un visa étudiant,
04:41était titulaire d'un permis pour six armes à feu,
04:44qui aurait toutes été utilisées lors de l'attaque, selon la police.
04:48Durant la perquisition, plusieurs armes ont été saisies par les enquêteurs.
04:52Le chef de la police locale a précisé que ses équipes avaient découvert un engin explosif artisanal dans la voiture du père.
04:59Certains médias américains affirment qu'un drapeau de l'Etat islamique avait aussi été trouvé dans le véhicule.
05:06L'antisémitisme est une des plaies de ce monde, Sabrina Medjeber, et les islamistes frappent n'importe où.
05:14Oui, les islamistes frappent n'importe où parce que nous avons un Occident qui accueille des centaines de milliers de personnes
05:21qui arrivent sur leur sol, enfin le sol occidental, et qui véhiculent des loyautés, des allégeances, une idéologie.
05:30Et puis ces personnes incarnent ces idées et les font vivre parfois jusqu'au bout de la martyrologie.
05:36L'antisémitisme est un poison qui est distillé malheureusement parmi une partie de l'immigration qui arrive.
05:43Peu importe, encore une fois, le pays du dit Occident, là vous voyez il s'agit de l'Australie.
05:50L'Australie vit aussi l'islamisme radical.
05:53Vous savez récemment il y a une députée qui est arrivée à l'Assemblée, enfin au Parlement, je ne sais plus quelle est la structure exacte,
05:58avec un ICAB parce que les droits des femmes sont en train de reculer en Australie.
06:03Donc ça n'est pas un problème franco-français. Au même moment, après la tuerie de Hanoukka, à Amsterdam,
06:09vous aviez des militants du Hamas, quelque part plus loin, en Allemagne, ils manifestaient également devant des marchés de Noël.
06:16Donc malheureusement l'Occident est rongé par cette idéologie et nos élites occidentales ont trahi nos peuples,
06:24ont trahi notre identité parce qu'elles ne sont pas en mesure de pouvoir y faire face avec force et vigueur.
06:30– Il y a trois mois, j'ai écrit au Premier ministre australien pour lui dire que sa politique jetait de l'huile sur le feu,
06:36dit Benjamin Netanyahou, l'antisémitisme est un cancer qui se propage lorsque les dirigeants restent silencieux et n'agissent pas.
06:43Et ce soir, j'ai vu qu'il y avait une déclaration du Premier ministre australien qui dit méfiez-vous de l'extrême droite.
06:47– De l'extrême droite, voilà.
06:48– La bute est idéologique.
06:50– Découtez-vous de l'extrême droite. Alors c'est un travailliste, le Premier ministre australien.
06:55– La mode, il y a un article assez obscène du Monde aujourd'hui qui s'en prend au Premier ministre israélien
07:01qui a osé effectivement reprocher au Premier ministre socialiste australien toute sa politique
07:07qui fait qu'on en est arrivé là. Mais je suis désolé de le dire, il y a un lien à ses câbles.
07:12Quand vous considérez l'État juif de manière obsessionnelle comme le centre de tous les maux,
07:18l'État juif pogromisé devenu génocidaire, quand vous, comme le Premier ministre australien
07:26mais aussi le président de la République française, a reconnu l'État de Palestine, ce en quoi je n'ai rien,
07:32mais sans attendre le désarmement du Hamas et la libération des otages,
07:38donnant d'une certaine raison politiquement à ce qu'avait fait d'une certaine manière le Hamas.
07:46Et quand enfin en Australie, depuis un an, vous avez des manifestations pro-palestiniennes
07:52mais on crie mort aux Juifs et où chaque vendredi, vous avez en toute impunité des imams
07:58qui crient mort aux Juifs, il ne faut pas s'étonner qu'un jour de Hanoukka, on s'en prenne aux Juifs.
08:04Alors de venir dire en plus, d'une certaine manière, s'en prendre au Premier ministre israélien,
08:09d'une certaine manière, la boucle est bouclée.
08:12Moi ce qui m'a inspiré cette tragédie épouvantable, c'est de bien nous souvenir que Daesh, l'État islamique,
08:21retrouve des forces, là ce sont des cellules dormantes.
08:24Non mais c'est vrai, vous avez des dizaines de milliers aujourd'hui.
08:28Ce sont des actes, j'allais dire solitaires.
08:31Non, non, ce sont des cellules dormantes qu'on active.
08:34Ce sont des personnes qui ont fait allégeance à Daesh, et l'enquête le démontrera.
08:40Vous avez aujourd'hui...
08:41Là on n'est pas dans une organisation...
08:43Si, on est dans une organisation qui est présente en Afrique, qui est présente dans Sahel, qui est présente...
08:48Dans cet attentat terroriste, on est dans deux personnes qui ont désarrêté...
08:52Qui ont fait allégeance à Daesh.
08:53Non mais ce que veut dire un genre, c'est qu'ils ne l'ont pas revendiqué.
08:55Je veux dire, ils ne l'ont pas revendiqué.
08:57L'État islamique.
08:58Oui.
08:58Comment ?
08:59L'État islamique n'a pas revendiqué.
09:00Pour l'instant.
09:01Oui mais parce qu'ils ont fait allégeance.
09:03Non mais vous comprenez ce que je veux dire.
09:05Je veux rappeler aussi qu'on a d'autres franco-israéliens qui sont tombés, plusieurs dizaines le 7 octobre, et d'autres qui sont morts.
09:12Donc malheureusement, ça vient s'ajouter à cette liste.
09:14Ce qui nous intéresse évidemment, c'est ce qui se passe en France.
09:16Avant ça, il y a quand même ce héros qu'il faut saluer.
09:18On a commencé ce matin l'émission avec lui, Ahmed, qui a désarmé le tueur, qui le désarme.
09:25C'est un ancien, visiblement, policier.
09:28Il l'a désarmé.
09:29Et ce qui est extraordinaire, c'est qu'il a eu le recul de ne pas le tuer.
09:36De ne pas le tuer.
09:37Il a compris que cet homme, à ce moment-là, était pour lui inoffensif.
09:41Il a compris également que ce n'était sans doute pas à lui de le tuer.
09:46Que c'était aux forces de l'ordre de faire leur travail.
09:50Si évidemment cet homme devenait de nouveau dangereux.
09:52Et je trouve que ça fait partie des images que personne n'oubliera.
09:56Un peu comme cet étudiant chinois qui était devant un jour un char sur la place d'Henamène.
10:04C'est une des images extraordinaires.
10:05Ou la femme iranienne qui s'était déshabillée devant un parterre de Mola également.
10:09Souvenez-vous, il y a quelques mois, en Iran.
10:12Et c'est une image, je crois, qui toujours nous renvoie à ce que nous aurions fait nous, dans de pareilles circonstances.
10:17Et c'est aussi la preuve et la différence entre une démocratie libérale et le totalitarisme qui est véhiculé par les islamistes dans un régime autoritaire.
10:29Il n'y a pas de justice, il n'y a pas d'état de droit.
10:31L'Australie a un état de droit.
10:32Et d'ailleurs, je trouve que la déclaration du Premier ministre est absolument lunaire.
10:36Parce qu'il y a ce procès en extrême droite sur le gouvernement de M. Netanyahou.
10:40Pourquoi dit-il l'extrême droite ? Parce qu'il a peur des représailles.
10:44Ce soir, il dit, faites attention à l'extrême droite, parce que l'extrême droite pourrait avoir des représailles après ce qui s'est passé hier.
10:50C'est ça le sens de sa parole.
10:51Bien sûr, sauf que ce qui a touché hier Sidney, ce n'est pas l'extrême droite, c'est l'islamisme.
10:55Et cet islamisme aussi se sert du procès en nazification qui est fait sur l'État d'Israël et sur tous les Juifs du monde entier.
11:01Quand on dit qu'il y a des personnes qui défendent un État génocidaire,
11:06et que le génocide est sans doute ce qu'on a fait de pire dans l'histoire,
11:09que ce soit en Vendée, en Arménie ou pendant la Shoah,
11:12il ne faut pas s'étonner qu'on ait des cerveaux et cervelés qui viennent tuer des gens dans la rue.
11:18Écoutons le père d'Hamed qui s'est exprimé aujourd'hui.
11:26Mon fils est un héros. Il a servi dans la police et il a le réflexe de protéger les autres.
11:34Quand il a vu ces personnes à terre, couvertes de sang,
11:36sa conscience et sa morale l'ont poussé à attaquer l'un des terroristes et à lui prendre son arme.
11:43Le terroriste a pris la fuite.
11:45Au même moment, le complice de l'homme armé se trouvait sur le pont.
11:53Il semble qu'il utilisait un fusil de précision et qu'il allait essayer de le tuer en lui tirant dans l'épaule.
11:58Les réactions françaises nous intéressent, notamment de la France insoumise,
12:02puisqu'il y a une forme d'hypocrisie et pas qu'une forme.
12:04Écoutez le sujet de Félix Pérola.
12:08Après l'annonce de l'attaque terroriste antisémite à Sydney,
12:11la classe politique française a réagi, y compris la France insoumise.
12:16A commencer par Jean-Luc Mélenchon.
12:18« Innoble terrorisme antisémite de masse, le terrorisme et l'abomination mondiale de notre époque ».
12:24Même réaction de la chef de file des insoumis à l'Assemblée nationale.
12:28« Innoble attentat ciblant la communauté juive en Australie,
12:31la haine antisémite doit être combattue fermement, partout et à tout instant. »
12:36Mais certains, comme Aurore Berger, dénoncent une forme d'hypocrisie.
12:40« Quand vous publiez à peu près tous au même moment les mêmes mots,
12:43oui, je pense qu'il y a des consignes qui ont été passées en disant
12:45sur ce coup-là, ce serait bien qu'on publie tous un message. »
12:47« Et vous en déduisez quoi ? »
12:48« Comment ? »
12:49« Et vous en déduisez quoi ? »
12:50« Ce que j'en déduise juste, c'est qu'il y a deux ans de stratégie électorale.
12:53L'antisémitisme, ce n'est pas un dérapage.
12:54L'antisémitisme, c'est une stratégie électorale.
12:56Et le problème, c'est qu'une fois que vous avez épuisé tous les mots, il reste les balles. »
12:59De son côté, l'eurodéputé François-Xavier Bellamy
13:03a directement répondu à Jean-Luc Mélenchon.
13:06« Député LFI, Thomas Porte a été rendre hommage à un terroriste du Hezbollah.
13:10Au Parlement européen, Rima Hassan se félicite que le Hamas exécute ses ennemis un par un.
13:16Et vous prétendez en déplorer les conséquences aujourd'hui ? »
13:18Shannon Seban, directrice d'un mouvement qui combat l'antisémitisme,
13:23a qualifié Jean-Luc Mélenchon de pompier pyromane
13:26et lui a demandé de garder le silence.
13:30« Également, il répondait dans une interview à des personnes avec qui elle était,
13:36d'ailleurs de la France insoumise, et disait qu'Israël n'existerait plus dans 100 ans. »
13:42Non, mais au-delà de cet anti-israélisme obsessionnel et constitutif d'antisémitisme,
13:50ce sont des gens qui se rendent dans des manifestations où on crie mort aux juifs.
13:55Mais tout simplement, j'ai vu M. Thomas Porte tenir par le bras de manière très affectueuse,
14:03d'une part, Ibrahim Abdallah, qui est un tueur de juifs,
14:08qui est complice de tueurs de juifs,
14:12et d'autre part, un terroriste palestinien qui a avoué avoir attenté à la vie d'un rabbin.
14:19On n'est même plus dans l'anti-israélisme, là.
14:23Donc bon, il est défendu dans leur protocole des sages insoumis
14:31de dire qu'ils sont antisémites, c'est la seule chose.
14:34Ils ont déjà un petit peu progressé,
14:35parce que souvenez-vous du communiqué indigne de la France insoumise le 7 octobre 2023,
14:39il parlait du Hamas comme un groupe armé,
14:42il ne parlait pas de terrorisme.
14:43Là, il parle de terrorisme, pas encore d'islamisme, il y a des états.
14:45Il ne parle pas d'islamisme, enfin.
14:47Bon, c'est Ranuka qui a commencé hier soir,
14:50on peut voir des images peut-être de cette cérémonie qui a eu lieu à Paris dans le 7e arrondissement,
14:54c'est le début des festivités de Ranuka,
14:56ce qui nous permet de saluer tous nos compites patriotes de confession juive qui nous écoutent,
15:00et je sais qu'ils sont nombreux, notamment en Israël.
15:03Ranuka, je ne suis pas un grand spécialiste.
15:06Je peux vous éclairer, si j'ose dire.
15:08C'est 8 jours, c'est une première bougie qu'on allume,
15:13c'est toujours très précis d'ailleurs, c'est toujours parallèle à Noël,
15:17plus ou moins parallèle à Noël.
15:18On compare un petit peu.
15:20En tout cas, c'est toujours dans la bonne période.
15:21Oui, on se fait des cadeaux d'ailleurs.
15:23D'ailleurs, il y a une influence chrétienne sur Ranuka,
15:26parce qu'on se fait des cadeaux maintenant.
15:28Je suis content, effectivement, que ce soit allé jusqu'à vous.
15:32Voilà, pour vous dire.
15:34Moi, je refuse pour les cadeaux.
15:36Mais vous n'en faites pas.
15:37Mais vous n'en faites plus.
15:38Vous savez mieux.
15:39Donc, c'est...
15:39Hanukia, il y a 8 bougies,
15:43alors que la Ménorah, il y a 7 bougies.
15:45Et ça symbolise, c'est pour ça que le juif mécréant est assez ouvert à la fête des Lumières,
15:52c'est que ça symbolise la victoire d'un tout petit groupe sur les envahisseurs en Israël.
16:00Et donc, pardon, après le 7 octobre,
16:03voir quand même ce qui s'est passé par rapport à la multitude,
16:07pour moi, c'est quand même un signe.
16:08Et chaque soir, il y a donc une bougie qui est allumée.
16:11Chaque soir, il y a un cadeau.
16:13Non, non, pas tous les...
16:16N'exagérez pas non plus.
16:17Je pense.
16:18Parce que nous, c'est que le 24 décembre.
16:21C'est un seul soir et c'est un seul soir des cadeaux.
16:24Ça va bientôt arriver.
16:25Mais je pensais que c'était tous les soirs.
16:27Je vous indique que dans le cadre de mon syncrétisme,
16:30j'accepte les cadeaux à Hanukkah comme à Noël.
16:32Bien sûr.
16:34En tout cas, ça nous permet de saluer, effectivement, cette fête
16:39et de saluer tous nos compatriotes de confession juive.
16:43On va marquer une pause et nous allons évoquer toutes les actualités.
16:47Ce qui se passe à Dijon, notamment, est tout à fait sidérant.
16:50On écoutera Florent Paniste, un moment assez intéressant, ce qui s'est passé.
16:54Et ce qui peut, de temps en temps, nous faire, bien sûr, sourire.
16:58Et on reviendra peut-être, on reviendra à cette émission également à Ajaccio
17:02parce que ça fait juste un an que le pape François était à Ajaccio.
17:08C'était le 15 décembre 2024.
17:10Et la ville impériale s'en est souvenu aujourd'hui.
17:13A tout de suite.
17:16Parfois des surprises qui nous font plaisir, disons-le,
17:19dans le politiquement correct qui est dominant sur les plateaux de télévision.
17:24Et on pense, évidemment, à ce qui se passe chez Quotidien.
17:27Mais je pourrais citer quelle époque.
17:29Et puis France Inter également.
17:30Et c'est lorsqu'une réponse arrive qui n'était absolument pas attendue.
17:34Et là, ça met en PLS.
17:36Erreur 404.
17:37Ça met en PLS, comme on dit, l'animateur.
17:42Et Florent Perny, mais c'est un malin Florent Perny
17:44parce que ce n'est pas la première fois que ça arrive.
17:46Une fois, il avait parlé de la sécurité avec ses enfants.
17:48Et là, il a parlé de Milley.
17:50Mais Milley, pour la bien-pensance, c'est le diable.
17:52C'est pire que Trump.
17:53Trump à côté, c'est un...
17:55Gauchiste.
17:56Oui, c'est un gauchiste.
17:57Milley, c'est une petite carrière avec...
17:59Et ce qui est extraordinaire, parce que moi, je rêverais...
18:03Vous allez voir la séquence avec Anne Barthez
18:08qui dit simplement...
18:09Il a fait quand même beaucoup de conneries, Milley.
18:10Ce qui est très argumenté, comme toujours.
18:12Tu pourrais imaginer.
18:13Mais bon, comme je ne suis même pas sûr qu'il sache
18:15qui est vraiment à ravir Milley,
18:16mais ce n'est pas grave.
18:17En revanche, vous voyez cette séquence
18:18parce qu'elle m'a amusé.
18:19Et Florent Perny, qui connaît bien.
18:21En plus, il connaît plutôt bien l'Argeny.
18:23Alors, évidemment, quand Milley, quand Perny dit ça,
18:27il n'y a pas de prompteur, disons.
18:30Ce n'est pas écrit.
18:31Donc, il ne sait pas quoi faire, forcément.
18:34Écoutez.
18:34Comment vous auriez autour de lui ?
18:39Autour de moi, si j'étais président,
18:41je ferais comme Milley.
18:43Milley, le président argentin.
18:46Il fait beaucoup de conneries, hein, Milley ?
18:47Pardon ?
18:47Il fait beaucoup de conneries aussi, Milley.
18:48Ah, mais il fait des conneries,
18:50sauf qu'il a réussi à stabiliser un petit peu l'inflation.
18:53Et surtout, il a viré la moitié de ce qu'on appelle des gnocchis.
18:58C'est-à-dire, le 29 du mois, c'est le moment où on mange des gnocchis.
19:01Lui, il avait les employés publics qui venaient prendre le salaire,
19:04mais qui ne venaient pas bosser.
19:05Donc, il en a viré, mais il a dégagé tout le monde.
19:08Il a fait de 70 ministères, il en a fait 9.
19:11Et il leur a dit, il n'y aura pas de voiture de fonction ni de première classe.
19:14Vous allez prendre le bus et le métro, vous allez aller bosser.
19:16Et donc, il avait prévenu dès le début qu'il n'y avait pas d'argent
19:19et que lui, il allait faire des économies sur l'État lui-même.
19:23Bon, là, évidemment, on va argumenter, ça devient un petit peu difficile.
19:28Mais c'est comme avec Trump.
19:31À la fin, ce sont les résultats.
19:33Bien sûr que sur la forme, et l'un et l'autre,
19:37c'est moins bien que John Kennedy.
19:39Bon, sur la forme, ils ont tous été élus.
19:41Voilà.
19:42Ils ont tous été élus.
19:43Bien sûr que tu rêves de quelque chose de plus chic,
19:46de plus consensuel, bien souvent, pour celui qui dirige un pays.
19:51Aujourd'hui, on n'en est plus là.
19:52L'Argentine avait besoin d'un remède de cheval, le Chine.
19:54Oui, ça...
19:55On le sait.
19:55Le cheval argentin.
19:56Le cheval argentin, oui.
19:58On va en avoir.
19:59Entre nous, soit dit, Trump et Milley
20:02pourraient faire exactement la même politique
20:06en étant dans la forme moins extravagant.
20:08Je crois qu'ils n'en se porteraient que mieux.
20:11C'est le seul regret, c'est dans la forme.
20:12Écoutez, pour Trump, vous avez sans doute raison,
20:15pour Milley, je n'en suis même pas sûr.
20:17Parce qu'il y a un moment, il faut être tellement caricatural pour avancer.
20:20Et il avait avancé avec son...
20:23C'est qu'il y a un moment, tu es allé tellement loin
20:25qu'il faut peut-être être efficace.
20:30Et pour marquer les esprits, peut-être.
20:33On pourrait citer Bukele.
20:34Oui, exactement.
20:35Non, c'est autre chose.
20:37Non, c'est pour faire la transition avec le narcotrafic.
20:39Je suis d'accord avec vous, mais...
20:41Enfin, il y a un mouvement d'extre dans le monde quand même.
20:44Il y a un mouvement...
20:44Et où le Chili ?
20:45Et le Chili aussi.
20:46Alors, ils n'étaient pas contents sur France Inter
20:48parce qu'ils parlaient de Pinochet.
20:51Mais le problème, c'est que la concurrente, elle était communiste.
20:54C'est quand même pas terrible non plus, hein, communiste.
20:57Oui, mais je suis d'accord avec vous, mais évidemment que le souvenir de Pinochet au Chili
21:04n'est pas quelque chose d'agréable pour les Chiliens.
21:06D'accord, mais enfin, on a tous des mauvais souvenirs.
21:08C'est pas pour ça qu'on va rester...
21:09C'est pas tous qu'on va rester dessus.
21:11J'entends bien, mais on est quand même sur les libertés,
21:16sur ce qui s'est passé sous le régime de Pinochet.
21:19Personne s'en conviendrait.
21:21Oui, mais pas de doute.
21:22Mais et alors ?
21:24C'est pas pour autant qu'on peut pas maintenant élire au Chili quelqu'un à droite.
21:28Oui, mais surtout contre une communiste.
21:31Surtout en Argentine, évidemment qu'il a fait une thérapie de choc
21:33quand il est arrivé, Ravier Milley.
21:35Donc évidemment que ça déplaît.
21:36Vous savez, souvent en France, on parle des fameuses 1200 agences et opérateurs de l'État.
21:40Pourquoi on les supprime pas en réalité ?
21:41C'est pas parce qu'on manque de volonté politique,
21:44c'est parce qu'on a recasé les copains.
21:45Et donc évidemment, dans les dîners en ville, ce serait absolument désagréable.
21:48Mais sur Milley, il y a des chiffres qui sont défaits.
21:51L'inflation, quand il est arrivé, elle était à 130% sur une année.
21:54Il l'a réduit à 30% en 2025.
21:57Sur le mois de décembre 2023, l'inflation était à 25,5.
22:00En décembre 2024, elle était à 2,7.
22:02Bon ben c'est extrêmement clair.
22:03Et pour la première fois depuis 40 ans,
22:06ils ont le droit de faire non seulement des prêts,
22:08mais ils sont en excédent budgétaire sur l'année 2025.
22:11Donc à un moment donné, il y a aussi des chiffres et ils parlent d'eux-mêmes.
22:13D'ailleurs, vous parliez de recaser les copains.
22:17J'ai vu que certains avaient une joie mauvaise
22:19parce que Mme Hidalgo n'avait pas été prise à l'ONU.
22:23Et ils s'en sont réjouis.
22:25Eh bien, pas moi.
22:27Parce qu'on va la récupérer en France.
22:29C'est exactement ça.
22:29Je pense qu'ils vont lui trouver un job en France.
22:32Non mais elle ira à la Cour des comptes.
22:33Elle ira à la Cour des comptes.
22:34Je vous assure.
22:34Ah non, surtout pas.
22:35Je vous assure pas.
22:36C'est-à-dire que Mme Hidalgo, elle était externalisée.
22:40Elle aurait été très bien à New York.
22:42En tout cas, là, les socialistes, ils savent recaser.
22:47Ça, c'est un truc qu'ils savent faire.
22:49On sera conseillé à remettre à 10 000 euros par mois.
22:51Voilà, il n'y a pas de souci.
22:52Donc, elle laisse Paris dans l'État où est Paris.
22:56Et elle l'a restée à chez nous.
22:59Roxé Mitterrand qui parlait de la France des copains et des coquins.
23:02Vous vous souvenez de la formule.
23:03C'était Mitterrand, ça ?
23:05Je crois que c'était Ponyatowski qui disait ça à la fois.
23:08Ah, plutôt.
23:08C'était sous Mitterrand.
23:10Oui, quoi ?
23:11C'était sous Giscard, Ponyatowski.
23:15Ponyatowski, oui, il vise l'intérieur de Giscard.
23:17Oui, et puis c'était vraiment le...
23:20Le spin doctor.
23:21Comment ?
23:21Le spin doctor.
23:22Exactement.
23:23Dans le fameux documentaire, une partie de campagne,
23:27Ponyatowski est toujours avec Giscard matin, midi et soir.
23:31Oui, mais ils étaient inséparables.
23:32Oui, et puis...
23:33Comme nous.
23:35C'est la même chose.
23:36Moins proche.
23:36Moins proche.
23:37Sauf que moi, je suis le copain.
23:39Ah ouais.
23:40D'accord ?
23:40Bon.
23:41Alexandre Lougel a été interrogé ce 4 novembre par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale
23:45sur les liens entre les mouvements politiques et les organisations islamistes.
23:48Le préfet des Hauts-de-Seine a déclaré être extrêmement attaqué par LFI Aurélien Saint-Saint-Toulle.
23:54C'est intéressant, c'est Gilles qui a révélé ça tout à l'heure.
23:57Il a confié, s'agissant des réactions des élus à mon action offensive contre l'islamisme,
24:02je tiens...
24:02Il est préfet.
24:03Je tiens à porter à la connaissance de votre commission que je suis extrêmement attaqué
24:08par le député LFI du département, M. Saint-Toulle, tandis que les relations avec les autres
24:12grands élus du département sont toutes bonnes.
24:14C'est un homme assez remarquable.
24:16Même remarquable.
24:16Oui, oui, c'est un très bon préfet.
24:18Il lutte l'islamiste, absolument.
24:20Il le prend à bras.
24:21C'est un homme vraiment courageux.
24:22Courageux.
24:23Il détonne.
24:24Voilà.
24:26Aurélien Saint-Toulle avait en effet déclaré
24:28« Ces infractions à la déontologie attendues d'un haut fonctionnaire ne peuvent rester sans réponse.
24:31C'est pourquoi j'examine les démarches les plus appropriées pour y mettre terme.
24:35Après la publication de son essai, combattre l'islamisme sur le terrain. »
24:39Ce qu'avait simplement écrit M. Brugère.
24:44À la fond d'Apple.
24:44Et il avait été attaqué par Saint-Toulle pour ça.
24:47Le 6 juin, rappelle le préfet, l'insoumis renouvelait cette demande dans une salle de 8 tweets.
24:53Le 31 juillet, témoigne le haut fonctionnaire,
24:55« Alors que je mettais en demeure les responsables de la mosquée de Bagneux
24:57ne pas laisser prêcher un individu condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre
25:03pour des publications présentant un danger pour la jeunesse
25:05et susceptible d'inciter à la violence en montrant des scènes de torture.
25:10M. Saint-Toulle m'accusait de livrer les musulmans de Bagneux en pâture aux médias. »
25:14Alors, évidemment, ça fait exactement le point à exprimer.
25:18Il ferme des mosquées islamistes ?
25:20Exactement.
25:21Ce que vous disiez tout à l'heure, ce qui se passe en Australie.
25:24M. Saint-Toulle, le double discours de M. Saint-Toulle.
25:27Et ça, ça échappe un peu au radar des médias,
25:29parce que c'est un préfet et un député qui s'affrontent,
25:32mais ce n'est pas à la une de l'actualité.
25:35Ce n'est pas que les radars.
25:37Je suis désolé d'avoir à vous dire que je vous mets au défi
25:41de me trouver trois articles du journal Le Monde
25:45qui reprocheraient à la France insoumise sa complaisance par rapport au Hamas antisémite.
25:52Il y a un défaut d'esprit critique total par rapport au parti antisémite.
26:00Mais maintenant, pardon, j'ai le plus grand respect pour le préfet Brugère,
26:04mais son étonnement m'étonne par rapport aux imprécations d'un député insoumis.
26:10En fait, ce n'est pas un étonnement,
26:12c'est que c'est sans doute le seul préfet de France qui nomme les choses.
26:16Même Laurent Nunez, qui est ministre de l'Intérieur,
26:18mais qui fait une bonne partie de sa carrière dans la préfectorale
26:21quand il a été auditionné par la commission d'enquête
26:23sur les liens entre l'islamisme et les partis politiques,
26:26ne s'est bien gardé de nommer un parti.
26:29C'est ce qu'a fait Alexandre Brugère quand lui, il a été nommé.
26:31Mais bon, ce que dit M. Saint-Houle n'est finalement pas étonnant
26:34quand on sait que Jean-Luc Mélenchon veut mettre les préfets qui ne l'écoutent pas en prison.
26:38Qu'est-ce que je voulais dire sur l'étonnement ?
26:40On va parler dans une seconde.
26:43Ça fait quand même beaucoup de le souligner, cette méthode de la France insoumise
26:47qui menace en permanence, qui jette l'oppreuve en permanence
26:51ou sur des élus, ou sur des journalistes, ou encore une fois même sur des préfets.
26:56Je veux dire, M. Saint-Houle n'en est pas à sa première œuvre, malheureusement.
26:59Menacer un préfet, c'est extrêmement grave.
27:01Et comment se fait-il que la justice ne puisse pas aller au bout de son œuvre ?
27:06C'est un adorateur de Robespierre et de Marat.
27:10Si ce parti était d'extrême droite, il serait interdit.
27:16Ne parle pas de la justice.
27:18Toutes les dénonciations que nous avons faites par rapport à la France insoumise
27:23et ses connexions avec le ramasse, je n'en ai pas encore entendu parler.
27:26D'ailleurs, même le jour de votre discussion de M. Mélenchon n'en a pas entendu parler.
27:29Où sont les articles 40 ?
27:32Rien ! Que sont devenus les articles 40 ?
27:34M. Saint-Houle n'engageait aucune discussion avec lui.
27:38C'est quelqu'un, s'il avait le pouvoir, qui fermerait ses news ?
27:41Oui, bien sûr.
27:42Qui vous enverrait peut-être, quand je ne sais quel jôle, au nom du compte du bien d'ailleurs,
27:47parce que c'est Robespierre et ses Marat, c'est exactement cette psychologie.
27:51Et vous avez auditionné d'ailleurs ?
27:52Bien sûr.
27:53Je le souviens très bien.
27:54Avec beaucoup de délicatesse.
27:56C'est un commissaire politique.
27:58C'est un commissaire politique, mais il est dans son rôle.
28:02Voilà, les commissaires politiques, ça existe toujours.
28:06Ils veulent changer la société, parce que dans cette société,
28:09il n'a pas la place qu'il voudrait avoir.
28:12Il voudrait une autre société.
28:14Votre comparaison avec Robespierre me paraît un peu flatteuse.
28:17Je le vois plutôt avec le Hébert du canard du chêne.
28:20Oui, vous savez...
28:21Je pense que le niveau intellectuel et culturel de M. Robespierre était quand même plus haut.
28:27Ce n'est pas le mot malin de la France insoumise.
28:30Je ne dis pas...
28:31Ah non, ce n'est pas M. Delogu.
28:35Je vous laisse mettre dans...
28:37On va distribuer les bons points.
28:39Oui, mais voilà, c'est des psychologies.
28:42Mais Robert Suyère, ce n'était pas...
28:44Ah, tout de même.
28:45C'est Michel Enfray qui m'avait souvent dit ça.
28:48Il m'avait dit avant la Révolution, tous ces gens-là sont des ratés.
28:51Ils ont tous raté quelque chose.
28:53L'un voulait être écrivain, l'autre voulait être avocat, etc.
28:55C'est tous des ratés.
28:56Et n'oubliez jamais, les ratés ne vous rateront pas.
28:58La célèbre phrase qu'on a citée 25 fois.
29:01C'est Michel Enfray qui m'avait dit ça.
29:02J'avais trouvé que c'était une grille de lecture pour expliquer certaines choses.
29:06Ils avaient tenté d'être écrivains, je vous le répète.
29:08Je crois qu'ils voulaient être avocats.
29:10Robespierre, ça n'avait pas très bien marché.
29:12Bon, avançons avec la colère agricole.
29:17Vous parliez tout à l'heure de Trump.
29:18J'ai demandé à Benjamin O. de réagir.
29:22Visiblement, Trump a écrit...
29:23C'était en anglais, je voudrais qu'on le traduise précisément.
29:26Il a écrit un tweet ce soir sur la mort.
29:28Sincèrement.
29:30Pourquoi vous dites sincèrement ?
29:31Parce que je sais ce que vous allez dire.
29:33C'est terrible.
29:33J'étais en train de vous approuver par avance.
29:35Il a dit que le pauvre qui avait été tué par son fils, c'était un sale type, etc.
29:43Rob Reiner, je pense que les gens ne connaissent peut-être pas tout à fait son nom,
29:48mais ils savent le film majeur qu'il a écrit.
29:50« Quand Harry rencontre Sally ».
29:52C'est un film qui est sorti en 1989 avec Meg Ryan.
29:56C'est un film qui a eu un grand succès.
29:58Rob Reiner et son épouse ont été tués ces dernières heures.
30:03Le voici d'ailleurs, Rob Reiner, que vous voyez.
30:06Et sans doute, est-ce son fils qui l'a tué ?
30:10En tout cas, il a été incarcéré, il est inculpé ou mis en examen pour meurtre.
30:14Et il y a un tweet de Trump où effectivement, je vais vous dire, il y a quelque chose qui ne va pas.
30:26Je suis le...
30:26En tout cas, après l'annonce de l'arrestation du fils des victimes,
30:29Donald Trump s'est déchaîné contre Rob Reiner, assurant que son décès était le résultat de son anti-Trumpisme enragé.
30:35Sa mort serait due à la colère qu'il a suscité chez d'autres avec sa névrose anti-Trump,
30:39a écrit le président américain sur Truth Social.
30:41Poursuivant à la troisième personne, il était connu pour rendre les gens fous
30:45par son obsession enragée contre le président Trump.
30:47Rob Reiner a offert au public certaines de nos histoires les plus aimées à l'écran,
30:51mais derrière toutes les histoires qu'il a produites,
30:52se cachait une profonde croyance en la bonté des gens, a déclaré l'ancien président démocrate, lui, à Zurich.
30:58C'est vrai que ce n'est pas adapté, c'est ce que vous voulez.
31:01C'est plus que pas adapté, c'est ignominieux, c'est vraiment...
31:03Oui, c'est presque une jouissance de la mort de quelqu'un.
31:06C'est pas adapté, mais...
31:07Donc c'est un cadeau, à long terme ou à moyen terme, formidable aux démocrates woke.
31:13Et c'est ça, c'est ce qui me fait enrager d'une certaine manière.
31:16C'est que vous connaissez notre honnêteté intellectuelle,
31:18lorsque Trump dit ou fait quelque chose d'intéressant, il faut le dire,
31:23mais dans la forme...
31:24Dans la forme, c'était...
31:25Effectivement, ça se rase.
31:25Et c'est vrai que la scène de Harry, quand Harry rencontre Sally,
31:28la scène où elle mime dans un restaurant,
31:33l'orgasme, c'est quelque chose d'extraordinaire.
31:35Oui, parce que c'est...
31:37L'homme est en train de lui dire,
31:39mais non, avec moi, les filles ont eu du plaisir,
31:42je l'ai toujours su.
31:44Et c'est Meg Ryan.
31:46Meg Ryan, c'est The Girl Next Door.
31:47Donc Meg Ryan, elle dit, ah bon ?
31:51Tu es sûre de ça ?
31:51Je vais te faire une petite démonstration.
31:56Et donc, je ne sais pas si vous souvenez de la scène.
31:58Donc, elle fait effectivement cette scène d'orgasme.
32:01Et à la fin, il y a un client qui dit, je veux la même chose.
32:05Une client !
32:06La même chose à la huit.
32:07Je veux la même chose, je ne sais pas si c'est un mec.
32:09Mais c'est vrai, c'est une scène d'orthologie.
32:13C'est une scène qui a 35 ans.
32:15On regardait tout à l'heure, c'est une scène qui a 35 ans.
32:19C'est une scène qui a 35 ans, 1989.
32:22J'ai appris ça tout à l'heure dans l'émission,
32:23quand on a appris la mort de Rob Reiner.
32:26Bon, revenons aux agriculteurs,
32:28avec des agriculteurs en colère.
32:30Et voyez le sujet de Régine Delfour.
32:31Sous un pont de l'A64, à hauteur de carbone,
32:40les barnum sont installés
32:41et la résistance agricole se poursuit.
32:44Les éleveurs dénoncent la stratégie du gouvernement
32:47pour stopper la dermatose nodulaire contagieuse.
32:50C'est interdire tous les déplacements d'animaux en France
32:53pendant au minimum 30 jours.
32:55C'est vraiment ça, c'est le transport d'animaux,
32:56le plus gros problème.
32:58Et donc, je lui avais dit,
33:00mais pour que les agriculteurs français
33:01arrivent à accepter ça,
33:03il va falloir aussi prendre des mesures fortes
33:05d'accompagnement financier.
33:06Et ça, elle ne l'a pas fait.
33:07Des éleveurs qui iront jusqu'au bout.
33:10Quittez l'autoroute sur deux questions.
33:11C'est notre endroit, c'est notre base.
33:14Notre suggestion est née sous ce pont.
33:18On a mis des sapins,
33:20on est prêts à y faire les fêtes.
33:21Un peu plus haut sur cette autoroute,
33:23à Muray, des meules de foin brûlent.
33:25Face à cet abattage systématique,
33:28les éleveurs sont désespérés.
33:29C'est toute une vie de travail.
33:32Nous, nos bêtes,
33:33on y est attachés.
33:35On y vit tous les jours avec,
33:36on les soigne.
33:37Donc, pour nous,
33:38c'est inadmissible et inhumain
33:40quand on tue nos animaux.
33:41La ministre de l'Agriculture
33:43s'est dite prête au dialogue
33:44et a annoncé vouloir vacciner
33:46près d'un million de bovins
33:48ces prochaines semaines.
33:49Quand une affaire comme celle-là arrive,
33:52on apprend plein de choses.
33:52On apprend par exemple
33:53que toutes les bêtes
33:54pourraient être vaccinées,
33:55mais que la France refuse
33:57ou l'Europe refuse
33:58parce que la norme,
33:59à ce moment-là,
33:59ne serait pas respectée.
34:02Mais si toutes les bêtes
34:03étaient vaccinées,
34:04ça n'arriverait pas.
34:05Non.
34:05C'est quand même ennuyeux.
34:07La deuxième chose qu'on apprend,
34:08c'est que toutes ces bêtes
34:09vont être tuées,
34:12mais j'ai envie de dire pour rien
34:13parce qu'on ne s'en servira
34:15même pas comme viande.
34:17Nous sommes d'accord ?
34:17Non.
34:18Alors qu'on nous explique
34:19qu'il n'y a aucun souci.
34:21C'est absolument pas dangereux pour l'Europe.
34:21C'est absolument pas dangereux.
34:22Mais on va débarrasser.
34:24Il y a des millions de gens
34:25ou des milliers de gens
34:25qui meurent de faim en France
34:27et ça, on va jeter ça.
34:28Absolument.
34:29Pour...
34:31On ne voit pas beaucoup
34:32les défenseurs de la fausse animalière
34:33depuis quelques jours.
34:34Oui.
34:34Ce que j'ai appris aussi
34:36et plus gravement,
34:37c'est que la Cour des comptes
34:38il y a deux ans avait expliqué
34:39qu'il fallait limiter
34:40le nombre de bovins
34:41et que M. Canfin
34:42était sur cette ligne-là.
34:43Et comme pas à hasard,
34:44ça arrive aujourd'hui.
34:45Et tout ça, pourquoi ?
34:46Pour combattre
34:48le réchauffement climatique.
34:50On veut tuer des bovins
34:51pour combattre
34:52le réchauffement climatique.
34:53C'est la logique antispéciste.
34:54Nous sommes d'accord.
34:55C'est-à-dire qu'en France,
34:55on est responsable
34:56de 0,3
34:57et on va mettre
35:00notre agriculture
35:00en difficulté
35:02pour faire plaisir
35:02à je ne sais qui
35:03et pour combattre
35:04le réchauffement climatique
35:05entre nos bovins.
35:07Vous avez tout compris ?
35:08Non, mais surtout,
35:08pardonnez-moi,
35:09il y a un problème.
35:09Au-delà de ça,
35:10au-delà de toutes ces vérités,
35:11on les connaît.
35:13On l'apprend.
35:14On ouvre le capot
35:15de ce sujet.
35:16Oui, mais au-delà de ça,
35:17c'est-à-dire qu'il y a
35:18encore une fois,
35:19c'est Bruxelles et Paris
35:20contre ceux qui nous nourrissent,
35:22contre le terroir.
35:23On entend dans le sujet,
35:25il va y avoir un dialogue,
35:26mais le dialogue,
35:26il aurait déjà dû exister.
35:27Il aurait déjà dû exister.
35:29Madame Genevard a reçu
35:31pour cette question-là
35:31la FNSEA.
35:32Moi, je n'ai rien
35:33contre la FNSEA,
35:34mais c'est les agriculteurs
35:35et les éleveurs
35:36les mieux lotis de France,
35:39c'est-à-dire qu'ils ont
35:39des beaucoup plus grands domaines.
35:41Donc quand vous prenez,
35:42quand vous euthanasiez
35:4320 vaches,
35:44quand vous en avez 3000,
35:45c'est autre chose
35:46que quand on vous en demande 15
35:47alors que vous avez
35:48un cheptel de 60.
35:49Moi, ce qui me sidère,
35:50c'est qu'on a l'impression
35:51que le gouvernement
35:51n'a rien appris
35:52des expériences précédentes.
35:54L'année dernière,
35:54c'était la même chose
35:55avec les paysans.
35:56Là, on ne discute pas,
35:58on y va,
35:59on envoie l'armée,
36:00je dirais,
36:01on envoie l'artillerie,
36:02on frappe avec les drones,
36:04etc.
36:04Ça, on sait le faire.
36:05Et ensuite,
36:06on ouvre le dialogue.
36:07Enfin, ce n'est pas possible.
36:08Et le Mercosur,
36:09l'accord,
36:10évidemment,
36:10l'aurait signé.
36:11Sauf que comme il y a eu
36:12un petit peu d'agitation
36:14d'entretien,
36:14on dit,
36:15on va reprendre le...
36:18Et vous verrez
36:18qu'on va trouver
36:18des solutions alternatives.
36:20Mais autrement,
36:20il était signé.
36:21Il était signé.
36:22Emmanuel Macron
36:22quand il va en Amérique du Sud
36:23en pleine crise politique.
36:24Donc, s'il n'y a pas vendredi
36:27ce qui se passe,
36:28on signe la Mercosur.
36:29Oui, alors,
36:29ils vont vous dire,
36:30donc ne les écoutez pas,
36:32ils vont vous dire
36:32que c'est parce que
36:33les Italiens
36:33ont un petit peu changé
36:34de position
36:35et s'opposent davantage
36:36aujourd'hui
36:36qu'ils ne s'opposaient hier.
36:38En réalité,
36:38c'est parce qu'ils ont peur
36:39de la fronde agricole.
36:40On est d'une génération,
36:42vous avez voté pour Maastricht.
36:45Moi, j'étais plutôt
36:46séguiniste à l'époque.
36:48Ça veut dire quoi ?
36:49Vous avez voté ou pas ?
36:52Oui,
36:52je n'ai pas voté pour Maastricht.
36:54Ah, vous avez voté
36:54contre Maastricht ?
36:55Je n'ai jamais cru,
36:56moi, Maastricht.
36:57Jamais, depuis le début.
36:58D'accord.
36:58Moi, je n'ai pas voté Maastricht.
36:59J'ai écouté des gens
37:01et j'ai écouté Philippe Ligier.
37:03Ce que je veux vous dire,
37:03c'est que pour notre génération,
37:05ils sont arrivés
37:06à nous dégoûter de l'Europe.
37:08C'est ça qui est horrible.
37:08Bien sûr.
37:09Quand j'entends Emmanuel Macron
37:10qui veut faire l'Europe à 30,
37:12ça n'a pas de sens.
37:13Il y a Christian de Saint-Etienne,
37:14il faut qu'on l'invite d'ailleurs,
37:14qui est pour l'Europe à 10.
37:16Alors, je voudrais vous faire écouter
37:17à ce qu'a dit Montebourg.
37:19Parce qu'il a fait
37:19une sortie extraordinaire.
37:20C'est fini sur les animaux, là ?
37:22Non, je vous en prie.
37:22Non, parce que je voulais
37:23simplement un mot
37:24par rapport à la cause animale.
37:26Je n'entends pas les défenseurs
37:27de la cause animale.
37:29Il y avait un reportage,
37:30j'en ai parlé hier,
37:30il y avait un reportage
37:31extraordinairement émouvant
37:33pour quelqu'un
37:34qui ne mange pas de viande
37:34comme moi,
37:35dans le JDD,
37:36où il y a un jeune couple
37:37d'agriculteurs,
37:40où on voit qu'ils appellent
37:41toutes leurs vaches
37:42par leur prénom,
37:43fleurs, roses, etc.
37:45Ils sont en larmes.
37:46et ils supplient
37:47les vétérinaires
37:48de faire en sorte
37:50que les vaches
37:51qui sont encore vivantes
37:53ne voient pas
37:54les autres mourir.
37:55Il faut comprendre
37:56aussi l'attachement
37:58des éleveurs
38:00à leurs animaux.
38:01C'est une dimension
38:02qu'on ne peut pas
38:02voir.
38:02Ils sont doués
38:02de sensibilité.
38:04Les vaches sont douées
38:04de sensibilité.
38:06Je le disais,
38:06vous remplacez Covid
38:08par la maladie des vaches,
38:10vous remplacez médecin
38:11par vétérinaire,
38:13vous remplacez Véran
38:14par Mme Genvers.
38:15C'est les mêmes
38:18mécanismes.
38:19C'est les mêmes
38:20mécanismes
38:20pour Mme Genvers
38:21quand même.
38:23Mais sur l'Europe,
38:25écoutez,
38:25M. Montebourg
38:26il n'est pas
38:26d'extrême droite
38:27que je sache.
38:28Il va traduire,
38:30c'est un petit peu
38:31plus long d'habitude.
38:32Il est souverainiste
38:32quand même.
38:33Oui.
38:33Mais le souverainiste
38:34ce n'est pas
38:34d'extrême droite.
38:35Il était ministre de l'Europe.
38:36Je veux dire,
38:36De Gaulle était souverainiste.
38:37C'est pas un seul critique.
38:39Pourquoi vous dites
38:40qu'il est souverainiste ?
38:41Je ne suis pas étonné
38:42de sa position
38:42parce qu'il a toujours
38:43défendu.
38:45Écoutez ce qu'il dit
38:46parce que j'ai le sentiment
38:47que beaucoup,
38:49beaucoup de Français
38:49sont d'accord
38:50avec ce qu'il va dire là
38:51sur l'Union Européenne.
38:54Nous sommes les vassaux
38:55industriels de la Chine
38:57et les vassaux
38:58numériques des États-Unis.
38:59Donc,
39:00qui a produit
39:01ce résultat-là ?
39:02Le système européen.
39:04Donc,
39:04moi,
39:04je ne suis pas d'accord
39:05parce que je suis pour
39:06la liberté
39:07et la souveraineté.
39:08Donc,
39:08confier les clés
39:10de notre futur
39:11à ce système-là,
39:12je n'y crois pas.
39:13Je ne dis pas
39:14qu'il faut l'abolir.
39:15Je dis,
39:15je ne suis pas convaincu.
39:17Et c'est une des raisons
39:18pour lesquelles,
39:18depuis 20 ans,
39:20je ne marche plus.
39:21Depuis,
39:21j'ai voté Maastricht,
39:22c'était mon dernier vote positif.
39:24Comme citoyen,
39:25je n'étais pas parlementaire
39:26à l'époque,
39:26j'étais jeune citoyen,
39:28je commençais à voter,
39:28etc.
39:29Et puis après,
39:30je me suis retrouvé
39:30au Parlement.
39:31Au Parlement,
39:31je n'ai pas marché
39:32dans tout ça.
39:33Je n'y arrivais pas.
39:34Et j'ai voté non
39:35au référendum.
39:36Et pourtant,
39:37on m'a vendu Lisbonne,
39:38derrière.
39:39On me l'a fait gober.
39:40Bon,
39:41je suis comme tout le monde.
39:42Cette affaire-là
39:43n'est pas traitée.
39:44Je suis pour une Europe
39:45qui mette la pression
39:47sur l'extérieur
39:48et qui diminue
39:49la pression
39:50sur les citoyens européens
39:52de l'intérieur.
39:53C'est-à-dire,
39:54limiter,
39:55et c'était l'esprit
39:56de ce que disait
39:56Giscard d'Estaing
39:57dans le traité constitutionnel,
40:00la Convention pour l'avenir
40:01de l'Europe,
40:01en 2004,
40:02je crois,
40:03il disait
40:04la subsidiarité,
40:05c'est un mot barbare,
40:06pour dire
40:06tout ce que les États
40:08peuvent faire,
40:08ils doivent le faire
40:09et l'Europe ne s'occupe
40:10que du nécessaire
40:11et pas du superflu.
40:13Eh bien,
40:13aujourd'hui,
40:14vous avez une stratégie
40:15invasive
40:16des institutions européennes
40:18qui légifère surtout
40:19à jet continu.
40:21Aujourd'hui,
40:21résultat,
40:2163%,
40:2265% de nos lois
40:24sont d'origine européenne.
40:25Donc,
40:25évidemment,
40:26où est la démocratie ?
40:27Où est la discussion ?
40:28Où est l'adhésion ?
40:29Où est le consentement ?
40:30Et donc,
40:31tout ça est en train
40:31d'exploser.
40:32Évidemment,
40:33il y a les coups de boutoir
40:34de l'étranger,
40:35mais vous avez aussi
40:35l'exaspération intérieure.
40:37Et moi,
40:38j'en fais partie.
40:39Donc,
40:39qu'est-ce que vous me proposez ?
40:40Je suis vassalisé
40:41dans un système
40:42qui ne me donne pas
40:43le droit de choisir.
40:44Je préfère l'être.
40:45Comme disait finalement
40:46Étienne de la Boétie
40:47dans ce magnifique discours
40:49sur la servitude volontaire,
40:50il dit
40:51la servitude volontaire.
40:52C'est juste
40:52une question d'habitude.
40:53On est habitué
40:54d'avoir les États-Unis
40:55qui nous serrent le kiki
40:56et les Chinois
40:57qui nous vendent
40:58leurs produits.
40:59Bon,
40:59très bien.
41:00Et donc,
41:00on va finir
41:01pauvre et enchaîné.
41:03C'est magnifique.
41:04Et insécurisé.
41:05Ça s'appelle
41:05l'Europe des nations.
41:06Magnifique.
41:07Tout est dit.
41:08En fait,
41:08idéalement,
41:10c'est sans doute
41:11très compliqué à faire,
41:12mais il faudrait
41:12un nouveau traité.
41:13Et faire une Europe
41:14à 10 ou à 12,
41:16idéalement.
41:17Et vous avez
41:17Emmanuel Macron
41:18qui veut la faire
41:18à 30.
41:19Non,
41:19mais vous récupérez
41:21votre souveraineté
41:21sur plusieurs questions.
41:23la France ne contrôle plus rien
41:25quand on regarde
41:25la question de l'armée,
41:26de l'économie,
41:27de l'agriculture,
41:27même nos prisons.
41:28C'est la Cour européenne
41:29des droits de l'homme
41:30qui autorise
41:30Salah Neslam
41:31à avoir sa compagne
41:33et ne pas mettre
41:34un pex de glace.
41:34C'est pas l'Europe
41:35que espérait
41:36le général de Gaulle.
41:36Oui,
41:37comme vous dites,
41:38mais le général de Gaulle
41:39est mort en 69.
41:40C'est une Europe des nations.
41:40En 70.
41:41C'est à ce point-là
41:42qu'on a construit l'Europe.
41:43Il y a un esprit critique
41:44plus acéré
41:45envers les États-Unis
41:46qu'envers la Chine
41:47à tous les niveaux.
41:50Bon,
41:50Dijon,
41:51je voulais vous faire écouter
41:52Dijon des témoignages
41:54parce que c'est ça
41:54qui est le plus intéressant.
41:55Le ministre de l'Intérieur,
41:57Laurent Nunez,
41:57et le ministre
41:58de l'Éducation nationale,
41:59Édouard Geffray,
42:00que personne ne connaît.
42:02C'est le ministre
42:03de l'Éducation nationale
42:04le moins connu
42:05de l'histoire
42:05sous Emmanuel Macron.
42:08Les autres étaient connus,
42:09mais alors Édouard Geffray,
42:11ça...
42:11Ça fait combien de temps
42:11qu'il est là ?
42:12C'est un technologie.
42:12C'est une multiplication.
42:14C'est un technologie.
42:15On ne me dit rien.
42:16Il peut tranquillement
42:17descendre les Champs-Elysées
42:18et les remonter.
42:19Personne ne l'ennuiera.
42:20Au Franck-Prix,
42:20sans problème.
42:21Notre ami William.
42:22Voilà.
42:23Il s'est rendu
42:24au collège Champollion
42:25à Dijon
42:26après qu'un incendie
42:27vraisemblablement criminel
42:28a ravagé une partie
42:28de l'établissement scolaire
42:30dans la nuit
42:30vendredi à samedi.
42:31Visiblement,
42:32c'est des représailles.
42:33C'est des représailles
42:34de mouvements
42:34narcotrafiquants
42:35qui ne supportaient pas
42:37qu'on enlève
42:37un point de deal,
42:38si j'ai bien compris,
42:39et qui ont fait brûler
42:40le collège.
42:41On en est là
42:41en France aujourd'hui.
42:42Après avoir fait brûler
42:43l'école.
42:44Exactement.
42:44Oui, c'est l'école
42:45dont on parle.
42:46Oui, mais il n'y a pas
42:46de l'année dernière.
42:47La bibliothèque,
42:48vous vouliez dire.
42:48La bibliothèque.
42:49La médiathèque.
42:49La médiathèque.
42:51Donc un jour,
42:51c'est la médiathèque,
42:52un jour,
42:52c'est l'école.
42:53Ça se passe en France.
42:54C'est ça.
42:54Ça se passe en France.
42:55C'est très bien.
42:56Alors, ce qui m'intéresse,
42:57moi, c'est d'entendre
42:59les premières victimes.
43:01Les premières victimes,
43:01souvent, c'est des gens
43:02qui habitent dans
43:05des situations difficiles.
43:07Ce n'est pas les gens
43:08effectivement qui sont
43:09à l'abri.
43:10On leur prive
43:10des biens publics.
43:12Exactement.
43:12Alors, écoutez ces témoignages
43:14des uns et des autres
43:14parce que je trouve ça
43:15tellement éclairant.
43:17Ce n'est pas acceptable
43:18qu'ils brûlent le collège
43:19par rapport au truc
43:20qui se passe dehors.
43:23Déjà, je pense que ça va
43:24être chiant d'aller
43:25dans d'autres collèges
43:25s'ils nous inscrivent
43:26dans d'autres.
43:27Et puis, j'espère qu'il va
43:29rouvrir avant l'année prochaine.
43:31J'ai vu les couloirs.
43:32Les salles étaient brûlées.
43:34Ça m'écurait un peu.
43:36Ça ne sert à rien
43:37de s'attaquer à un collège
43:38ou s'attaquer à des écoles
43:40ou même des médiathèques.
43:42C'était la médiathèque
43:43il n'y a pas très longtemps.
43:44C'était l'école primaire
43:46il n'y a pas très longtemps.
43:48C'est dommageable
43:49pour tout le monde
43:50et on est assez impuissants
43:51face à ça.
43:52On n'est pas à l'abri ici.
43:53Moi, je ne me sens pas
43:54en sécurité.
43:55Je ne me sens pas en sécurité.
43:56J'ai peur.
43:57Quand ma fille,
43:58elle part le matin
43:59pour venir au collège,
44:02elle m'envoie un message.
44:05Elle ne m'envoie pas
44:05un message pour dire
44:06« Maman, je suis bien arrivée ».
44:07Je panique.
44:08Ils s'en sortent bien
44:09les voyous.
44:11Ils sont bien.
44:12C'est nous qui sommes
44:13dans la merde
44:13avec nos enfants.
44:14Ce n'est pas
44:15une vraie surprise.
44:16C'est un quartier
44:17qui est un peu compliqué.
44:20Il y a déjà eu
44:21quelques incendies.
44:23Il y a des trafics.
44:24On ne comprend pas
44:24ce qui s'est passé
44:25et s'attaquer comme ça
44:26dans un établissement
44:27justement pour les enfants
44:28pour apprendre tout simplement.
44:30On ne comprend pas
44:31ce qui s'est passé.
44:31Pourquoi ils se sont attaqués
44:32au collège ?
44:33Je ne sais pas.
44:34C'est dégradant.
44:36Et pourquoi ?
44:37Pourquoi ?
44:38Ils font ça ?
44:38Pourquoi ?
44:39Je ne comprends pas.
44:41Ils font ça
44:41pour prendre le pouvoir.
44:42J'attends la réponse
44:43de l'État maintenant.
44:45Il faut que force
44:46reste à la loi.
44:47Vous pouvez attendre le dos aussi.
44:48C'est pas possible.
44:50J'apprécie ta fraîcheur d'espoir.
44:52Oubliez !
44:52Ce n'est pas des agriculteurs.
44:54Oui, exactement.
44:55C'est très juste.
44:56Oubliez, il n'y aura pas
44:56d'hélicoptère au-dessus.
44:57Là, il faut envoyer leur aide.
45:00Oubliez.
45:00Oui, il faut envoyer leur aide.
45:02Oubliez.
45:03On ne balance pas.
45:04On ne balance pas
45:04de gaz au-dessus
45:05de l'acrymogène.
45:06On n'envoie pas des drones.
45:08Non, il n'y a pas de problème.
45:09Sabrina,
45:10vous avez un lien
45:10entre antisémitisme
45:12et immigration.
45:13Je me permettrais
45:14de faire le même lien
45:15avec le narcotrafic.
45:16Oui, la cocaïne
45:19et le cannabis
45:19ne poussent pas
45:20dans les prairies françaises.
45:22Exactement.
45:22Mais le fait
45:23de brûler les écoles,
45:25c'est un symbole très fort.
45:27Ils ne brûlent pas
45:28un hangar ou que sais-je.
45:30L'école,
45:31c'est le lieu de savoir.
45:33C'est là où il y a
45:33une jeunesse
45:34qui veut s'émanciper.
45:36Et c'est là où
45:36la jeunesse
45:37qui justement constitue
45:38le vivier guerrier
45:39de ces narcotrafiquants
45:41se trouve.
45:42Et c'est en même temps
45:43le temple de l'île
45:44et CIT.
45:45C'est-à-dire que
45:46c'est là où
45:46il y a la mixité
45:48entre les uns
45:49et les autres.
45:50C'est le seul lieu
45:50qui reste dans ces quartiers
45:51de vie sociale.
45:53L'école est le seul
45:54carrefour social.
45:55Et les narcotrafiquants
45:56ne veulent pas
45:57parce qu'ils veulent
45:58que cette jeunesse
45:59soit leur subordonnée
46:01pour faire le chouf
46:02dans les bars d'immeubles.
46:03Et en même temps,
46:04ils ne veulent pas
46:05que leurs jeunes
46:05côtoient la France
46:07parce que c'est à l'école
46:08que se joue la France.
46:10Ça me paraît assez juste.
46:11Bien sûr.
46:11Écoutez, il n'y a rien
46:12à rajouter
46:13à ce que vous avez dit.
46:13parce que c'est une très belle lecture
46:16et très juste lecture.
46:17Notre ami
46:18Gauthier Lebrecht est là.
46:20Il est arrivé
46:21pour nous présenter
46:22la soirée.
46:24Mais avant cela,
46:25nous saluons
46:26nos amis
46:26d'Ajaccio
46:27qui nous écoutent,
46:29je le sais,
46:30et qui sont dans
46:30la ville impériale
46:31ce soir.
46:32il y a un an,
46:33jour pour jour,
46:35la promenade
46:36qui longe
46:37l'entrée de la ville
46:38était,
46:40comment dire,
46:42était foulée
46:43par le Saint-Père,
46:44le pape François.
46:45Et aujourd'hui,
46:46bien,
46:46elle porte le nom
46:47du pape François,
46:48précisément.
46:49Ce nom rappelle
46:49cette visite
46:50du Saint-Père
46:51il y a un an.
46:52Tous les officiels
46:53étaient présents.
46:54Le cardinal
46:54François-Xavier Bustillot,
46:56l'abbé Frédéric Constant,
46:58vicaire général
46:59de l'église de Corde,
47:00de Corse,
47:01Stéphane Zbradjia,
47:03qui est le maire
47:03d'Ajaccio,
47:04entouré de ses adjoints.
47:06Il y a sûrement
47:06M. Farina,
47:08qu'on peut reconnaître,
47:09Alexandre Farina.
47:11Et puis,
47:12la CA Ajaccio
47:12a dévoilé
47:13un nouveau maillot
47:13collecteur
47:14en hommage
47:14du pape François.
47:15Et la CA Ajaccio
47:16en aura besoin
47:17parce que la CA Ajaccio
47:19est dans les profondeurs
47:20désormais
47:21du football français
47:22après un dépôt
47:23de bilan.
47:24Et vous voyez
47:24le cardinal Bustillot
47:26qui a ce nouveau
47:27maillot collecteur.
47:29Donc,
47:29salut à Ajaccio.
47:33M. Gauthier Lebrette.
47:34M. Pro.
47:35Comment ça va ?
47:36Et vous-même ?
47:37Écoutez,
47:39préparons,
47:40nous attendons Noël
47:41qui est toujours
47:41une période.
47:42J'aime cette convivialité.
47:44Comment ?
47:45C'est bien.
47:46C'est fluide.
47:46Il y a de l'urbanité.
47:48C'est toujours
47:49un moment
47:50agréable Noël.
47:52Bien sûr.
47:53Je connais
47:53votre Noëlophilie en plus.
47:55Même si,
47:55effectivement,
47:56l'actualité
47:57est tellement sombre
47:58et dramatique
47:59qu'elle n'incite pas
48:00à la paix.
48:02Absolument.
48:03Et on fera d'ailleurs
48:04une grande soirée spéciale
48:05sur l'antisémitisme
48:05mercredi soir
48:06sur CNews
48:07pendant trois heures.
48:08On va revenir
48:09dès ce soir évidemment
48:10sur ce qui s'est passé
48:10à Sydney,
48:11sur l'hypocrisie
48:12de l'extrême-gauche
48:13qui est extraordinaire,
48:14qui n'a plus
48:15aucune limite,
48:16et puis sur la crise
48:17agricole
48:18et évidemment
48:18et le narcotrafic
48:19et le narcotrafic
48:19avec ce jeune
48:21qui continue
48:21de prendre la parole
48:22Amine Kessassi
48:23alors que son frère
48:24a été assassiné
48:25il y a quelques semaines
48:26et qu'effectivement
48:27maintenant c'est les écoles
48:28comme le disait
48:28très justement Sabrina
48:29que les narcos
48:31ciblent quand il y a
48:32un point de deal
48:32qui est démantelé.
48:33Et il a pris la parole
48:34effectivement ce matin
48:35pour dire qu'il continuait
48:36le combat
48:36en l'honneur
48:38de ses frères
48:39précisément
48:39et qu'il ne l'abandonnait pas
48:42alors qu'on avait imaginé
48:43qu'il prenne un peu
48:44de recul à un moment
48:45mais il a dit non.
48:46Il a fait une interview
48:46quasiment 24 heures
48:48après les funérailles
48:49de son frère déjà.
48:51Merci à tous
48:52c'était un plaisir
48:54on peut quand même
48:55annoncer la bonne nouvelle ?
48:57Non, non, non.
48:58Pourquoi ?
48:58Non, non, non.
48:59C'est important
49:01mais écoutez
49:03le public
49:03c'est un peu le temps
49:04qui dure
49:04parce que les auditeurs
49:06de Europe 1
49:07sont au courant
49:07mais je ne vois pas
49:09pourquoi les téléspectateurs
49:10de CNews
49:10ne sauraient pas.
49:11Notre ami
49:12Monsieur Fros
49:13je vous rappelle à l'ordre
49:15notre ami Fénèque
49:15notre ami Fénèque
49:17c'est quand même
49:18alors c'est quand Harry
49:19rencontre Sally
49:20bien sûr
49:20pour le coup
49:21mais c'est
49:21c'est coup de foudre
49:23à Notting Hill
49:23exactement
49:24c'est quand George
49:25rencontre Amélie
49:26quand George rencontre Amélie
49:27on pourrait faire un film
49:28ils se sont rencontrés
49:29il y a 10 jours
49:30et ils se marient
49:31le 31 janvier
49:32bon
49:32Ah c'était mars
49:34la semaine dernière
49:35c'est passé
49:3530 janvier
49:37donc ils se sont rencontrés
49:38il y a 10 jours
49:39il y a 10 jours
49:40je signale à notre
49:41téléspectateur
49:42je vous ai abordé le sujet
49:43vous m'avez promis
49:45d'être présent
49:45et c'est la moindre des choses
49:47il vous annule une semaine avant
49:48général
49:49non mais pardon
49:50là c'est dans le 16ème arrondissement
49:54le mariage
49:54donc
49:55c'est une bonne nouvelle
49:56vive les mariés
49:57vraiment heureux
49:58heureux
49:59moi je trouve ça bien
50:00c'est un peu
50:01bon
50:02évidemment
50:02c'est rapide
50:03c'est rapide disons-le
50:04Jean-Marc Lelouch était à la réalisation
50:07Mathéo Vinci était à la vision
50:08merci à Raphaël Lissac qui était au son
50:10Benjamin Naud était avec nous
50:12André Mallet était là
50:14et Héloïse Tertret
50:14toutes les émissions sont à retrouver sur ces news
50:18ils furent heureux
50:19et heureux
50:21beaucoup d'enfants
50:22et heureux beaucoup d'enfants
50:22bonne soirée
50:24non mais
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