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  • il y a 2 semaines
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:00Dans la série des ingérences étrangères, on pensait sans doute avoir tout vu, mais la dernière affaire en date est digne d'un roman d'espionnage.
00:00:18C'est l'image du jour. Regardez bien ce ferry qui a fait escale en France il y a quelques jours sur le port de Sète.
00:00:24On apprend aujourd'hui que des espions ont peut-être tenté d'en prendre le contrôle à distance grâce à un logiciel.
00:00:30Bonsoir Alexandra Gonzalez, chef adjointe du service police-justice de BFMTV.
00:00:34Vous allez nous raconter cette histoire qui est absolument incroyable, sur laquelle les services secrets français, la DGSI, enquêtent en ce moment même.
00:00:42Comment a-t-elle démarré ?
00:00:43Tout débute par un renseignement donné par les renseignements italiens, par les autorités italiennes, aux autorités françaises.
00:00:51Et disons que le système informatique d'un ferry qui devait faire escale à Sète, que vous voyez sur ces images,
00:00:58ce système informatique avait peut-être été infecté par ce qu'on appelle un RAT, un Remote Access Tool en français, un outil d'accès à distance.
00:01:08Et c'est comme ça que cette enquête, qui a été révélée par nos confrères du Parisien cet après-midi, a débuté.
00:01:13Tout s'accélère vendredi dernier.
00:01:15Vendredi dernier, les enquêteurs de la DGSI, pilotés par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris,
00:01:24ces enquêteurs montent à bord et vont interpeller deux suspects, l'un de nationalité lettonne, l'autre de nationalité bulgare.
00:01:32Tous deux font partie, à ce moment-là, de l'équipage de ce ferry.
00:01:37Ces deux hommes arrêtés sur ce bateau vendredi dernier, que sont-ils devenus depuis ?
00:01:41Ils ont été placés en garde à vue, entendus par les enquêteurs.
00:01:45Celui de nationalité bulgare a finalement été remis en liberté sans aucune poursuite judiciaire contre lui.
00:01:51En revanche, celui de nationalité lettonne, lui, a été écroué en détention provisoire, mis en examen,
00:01:58notamment pour des faits d'ingérence, d'usage d'équipements dont il n'aurait pas dû utiliser.
00:02:06Il a été placé en détention provisoire, on a pu s'entretenir très rapidement avec son avocat tout à l'heure
00:02:11qui nous a fait une brève réaction par écrit.
00:02:15Il indique la thèse de l'ingérence russe qui a été évoquée cet après-midi me laisse perplexe,
00:02:22ça ce sont les mots de l'avocat, ses vendeurs, mais il faut être très précautionneux avant d'évoquer une telle hypothèse.
00:02:28Oui, étonnant également, les passagers de ce bateau, il y en avait plusieurs centaines,
00:02:31n'ont absolument rien su, rien compris de ce qui était en train de se passer.
00:02:34Non, parce qu'en fait, lorsqu'il y a eu ces enquêteurs qui sont montés à bord,
00:02:38qui ont commencé à perquisitionner les lieux, les passagers ont vu l'escale durer bien plus longtemps que prévu,
00:02:45sans être informés de rien, finalement le voyage a été annulé, le bateau, lui, a pu repartir en mer.
00:02:50Raphaël Grabli, spécialiste du numérique, est avec nous également, tout comme Didier François,
00:02:54journaliste spécialiste des questions de défense.
00:02:56Bonsoir à tous les deux.
00:02:57Raphaël, ce logiciel espion, comment ça marche ?
00:03:01Alors, c'est effectivement un logiciel qui est inséré, on va dire, dans les systèmes,
00:03:05qui nécessite effectivement d'être à bord.
00:03:09L'hypothèse la plus probable, c'est que cet individu ait eu une clé USB, un disque dur…
00:03:15Dans les films d'espionnage, la petite clé USB qu'on branche rapidement avec la musique qui fait peur.
00:03:19Ça peut ressembler à un ordinateur, pas forcément aussi fin qu'une clé USB,
00:03:23mais ça peut être un disque dur, donc un boîtier en gros, un ordinateur qui permet de stocker ce fameux logiciel d'espion.
00:03:30Ils se connectent, alors la question c'est à quoi ils se connectent ?
00:03:33Est-ce qu'ils se connectent à un système de navigation ?
00:03:35Est-ce qu'ils se connectent à un système de refroidissement pour dérégler potentiellement quelque chose ?
00:03:40Et là ensuite, ils insèrent leur logiciel qui va ensuite servir de relais avec une machine
00:03:46qui elle pourra être utilisée potentiellement à distance pour prendre le contrôle.
00:03:50C'est ça l'objectif probablement, c'est de pouvoir contrôler ce ferry qui est une belle bête.
00:03:54Non, alors attention, c'est là où il faut être extrêmement précautionneux.
00:03:59J'ai pu interroger deux, trois hackers, ce qu'on appelle white hat,
00:04:03donc des hackers qui ne font pas de mal, qui sont spécialisés là-dedans.
00:04:06Des gentils hackers.
00:04:07Des gentils, exactement, des gentils hackers.
00:04:08Ils sont assez dubitatifs sur le fait de prendre le contrôle d'un navire.
00:04:13C'est-à-dire prendre le contrôle, parfois on parle même de prendre le contrôle de certains avions,
00:04:16on en a parlé, là cette fois un navire, un ferry comme ça, ça paraît compliqué,
00:04:19ne serait-ce qu'il y a beaucoup de mécanique dans un ferry comme ça.
00:04:21Après la question, c'est prendre le contrôle de certaines, par exemple une sonde de température à un endroit,
00:04:27si on la dérègle, ça peut faire des dégâts.
00:04:29Donc pas forcément, l'idée c'est pas forcément de prendre le contrôle du ferry
00:04:32pour naviguer à distance via une manette de PlayStation,
00:04:36mais c'est plus potentiellement une idée de sabotage potentiel.
00:04:41Ça veut dire que ça peut être ça, ou alors tout simplement le fait de capturer des informations
00:04:45pour une raison ou pour une autre sur ce ferry, sur ce bateau.
00:04:48Didier François, au vu de toutes ces informations, quel pouvait être l'objectif de cette ingérence ?
00:04:53En fait, il y en a plusieurs. On est typiquement, si on est dans une opération étatique,
00:04:59ce qui ne sera connu qu'après les investigations sur justement le petit boîtier et la nature.
00:05:06Donc on a là-dessus la DGSI.
00:05:07Et en ce moment, quelque part dans les bureaux de la DGSI.
00:05:09Voilà, il est en train d'être analysé avec tous les experts, on a ce qu'il faut, il n'y a pas de problème.
00:05:13Et voilà, on va travailler, on va regarder d'où viennent les lignes de code,
00:05:16comment c'est fait, etc. pour comprendre l'intérêt de la machine.
00:05:20En quoi c'est intéressant ?
00:05:21En fait, on est typiquement dans ce qu'on appelle la guerre hybride.
00:05:25C'est-à-dire que vous n'avez plus de déboulés de chars ou des avions qui viennent
00:05:28parce que vous envoyez un avion, un bateau russe, chinois ou je ne sais quoi,
00:05:32vous signez votre forfait.
00:05:33Donc vous reprenez un missile dans la gueule dans la seconde qui suit.
00:05:36Là, vous voyez bien, on part d'un bateau, d'un bateau de croisière,
00:05:40avec 2000 touristes à bord qui étaient allés faire des tours sur le port,
00:05:44à 700 bagnoles dedans le truc.
00:05:47Vous prenez le zinzin, vous le faites rentrer au moment où il rentre, par exemple,
00:05:52là il était à 7, il aurait pu être à Toulon.
00:05:54À Toulon, qu'est-ce qu'on a ?
00:05:55Notre porte-avions nucléaires qui est, lui, dans le port.
00:05:58Vous immobilisez ce bateau de croisière au milieu de la passe de la rate
00:06:03qui est à 20 mètres de profondeur, vous bloquez la sortie.
00:06:05Et allez-y pour attribuer l'affaire.
00:06:08Puisque justement, c'est un bateau italien, c'est les touristes, on ne sait pas où,
00:06:11un équipage multinational, des gens qui viennent de partout,
00:06:14et ça va prendre des semaines pour pouvoir dire ce qu'on appelle l'attribution,
00:06:18pour pouvoir réagir d'un point de vue militaire, pour pouvoir attribuer.
00:06:20Là, vous voyez bien que d'un point de vue-là, l'avocat, c'est tout bénef pour son affaire,
00:06:25il a raison, on est obligé d'être prudent, puisqu'on n'en sait rien,
00:06:28tant qu'on n'a pas fini le truc.
00:06:29Donc vous voyez bien que c'est en ça que ce type d'action est problématique.
00:06:33Aujourd'hui, ce qu'on risque, quand on est en confrontation aujourd'hui avec la Russie
00:06:37ou avec d'autres, ça peut être les Iraniens ou les Chinois,
00:06:40ce n'est pas un déboulé de chars qui va arriver sur les Champs-Élysées.
00:06:43C'est ce genre d'opération-là qui commence à te poser problème.
00:06:46Le survol de drones sur la basolique longue, etc.
00:06:49C'est ça le sujet.
00:06:50Vous nous rappelez la nationalité des deux hommes qui ont été arrêtés,
00:06:52dont l'un est en ce moment en détention ?
00:06:54Alors, l'étonne pour celui qui était coué et nationalité bulgare pour l'autre,
00:06:59mais pour le coup, il n'y a aucune charge contre lui à ce stade.
00:07:02Cette nationalité, l'étonne, on remarque que dans les récentes affaires d'ingérence russe,
00:07:09il s'agissait souvent d'exécutants, non pas de nationalité russe,
00:07:13mais de pays de l'Est.
00:07:15Il y avait justement eu des personnes, par exemple, de nationalité bulgare
00:07:18qui avaient commis des faits d'ingérence à Paris.
00:07:22Souvenez-vous, les étoiles bleues qu'il y avait, les étoiles de David,
00:07:26les mains rouges sur le mémorial de la Shoah.
00:07:28Tout ça, c'était des opérations visiblement d'ingérence,
00:07:30même si les investigations sont toujours en cours.
00:07:33Et d'ailleurs, rappelons que là, pour cette histoire de Ferry,
00:07:36les investigations ne font que débuter.
00:07:39Il y a déjà un suspect qui très vite a été identifié,
00:07:42mais l'enquête va encore durer plusieurs mois.
00:07:44Ce que nous disait le parquet de Paris,
00:07:45c'est que de nombreux éléments ont été saisis en perquisition,
00:07:49notamment au domicile du suspect, grâce à la collaboration.
00:07:52Et ça, c'est souligné.
00:07:53C'est super important.
00:07:54Voilà, vous vouliez revenir là-dessus.
00:07:55La collaboration avec les autorités létonnes.
00:07:57Parce que l'enquête, elle est en France et elle est là-bas aussi.
00:07:59Et en Italie, partout, en fait.
00:08:00Non, mais en tout cas, il y a des relais, en fait,
00:08:01avec les autorités judiciaires.
00:08:03Et ces perquisitions ont permis de saisir un certain nombre d'éléments
00:08:06qui sont actuellement en cours d'exploitation.
00:08:08En fait, comme c'est une menace diffuse,
00:08:11qui joue sur le fait qu'il y a des frontières
00:08:13et qu'eux vont très vite et que c'est très flou.
00:08:16Depuis maintenant quelques mois, ça coordonne très fort.
00:08:19Moi, je pense que, enfin, là, je parle sous le contrefa
00:08:22de vos deux services, qui, pour les justices,
00:08:25ils ont toutes les informations.
00:08:26Ils voient bien à quel point, justement, aujourd'hui,
00:08:28cette coopération entre les polices
00:08:29et les institutions judiciaires au niveau européen,
00:08:32que ce soit sur l'affaire des drones, sur les affaires cyber,
00:08:34aujourd'hui, c'est fondamental.
00:08:36Parce qu'en fait, on voit que c'est un renseignement italien,
00:08:38une poursuite en Lettonie,
00:08:40une interception en France.
00:08:41Aujourd'hui, ça coordonne dur parce qu'on a bien pigé
00:08:43à quoi on avait affaire.
00:08:45On surveille toujours, vous le voyez,
00:08:47non pas ce ferry dans le port de Sète qui est reparti depuis,
00:08:50mais ce qui se passe du côté de Matignon,
00:08:51où la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard,
00:08:54doit prendre la parole dans les minutes qui viennent,
00:08:55peut-être pour apporter des réponses aux agriculteurs
00:08:57qui multiplient les blocages.
00:08:59On s'interromperait, évidemment,
00:09:00si elle sort de Matignon dans les secondes qui viennent.
00:09:03Je me posais juste une question toute bête.
00:09:05Didier, il n'y a pas de ministère de la propagande
00:09:07à Moscou ou dans tous les pays de l'Est qu'on a cités là.
00:09:11Ce n'est pas une plaque dans la rue, je suppose.
00:09:13Il n'y a pas écrit ministère de la propagande dessus.
00:09:15Est-ce qu'on sait combien de personnes travaillent à ça ?
00:09:16C'est énorme, en fait.
00:09:17C'est énorme.
00:09:18Celui qui a inventé ça, c'est Prigogine avec Wagner,
00:09:22qui avait une entreprise qui s'appelait
00:09:24Internet Research Association
00:09:26jusqu'à son assassinat en 1923,
00:09:29et qui travaillait avec les services de renseignements extérieurs
00:09:32et les renseignements militaires.
00:09:34Ça a été repris après son assassinat
00:09:36par une association qui s'appelle Social Design Agency.
00:09:39C'est d'ailleurs les fameux qu'on a fait aux pattes
00:09:41sur l'affaire des étoiles de David
00:09:43et l'affaire Doppelganger
00:09:45qui est une tentative en France, justement,
00:09:47de faire de l'influence.
00:09:49Ce gars-là, il s'appelle Ilya Gambachizé.
00:09:53Il est aujourd'hui le gars qui centralise
00:09:55l'ensemble des opérations
00:09:56et qui coordonne l'ensemble des opérations d'influence cyber.
00:09:59pour les Russes.
00:10:00Alexandra.
00:10:01On pourrait se demander
00:10:02à quoi servent ces opérations d'ingérence,
00:10:04outre l'espionnage qu'il peut y avoir
00:10:06et que vous évoquiez,
00:10:08à quoi servent ces opérations de déstabilisation ?
00:10:11Une source au renseignement m'expliquait
00:10:13que le but premier de ces ingérences étrangères,
00:10:16au-delà de l'espionnage,
00:10:17c'est aussi de fracturer la société,
00:10:19de faire monter des extrêmes,
00:10:21de polariser les différentes opinions
00:10:24et parfois de faire monter de façon factice
00:10:27dans la sphère médiatique,
00:10:29dans la sphère politique des sujets
00:10:31qui sinon n'auraient pas émergé.
00:10:33Raphaël Grabli ?
00:10:33Oui, en tout cas, il y a un élément
00:10:34qui va pouvoir parler,
00:10:35c'est effectivement ce fameux boîtier
00:10:36et c'est le code informatique
00:10:37qui va être éduqué de très près
00:10:39et les enquêteurs vont pouvoir,
00:10:41peut-être dans le code,
00:10:42retrouver des traces,
00:10:44des signatures,
00:10:45des modes opératoires
00:10:46qui sont souvent rattachés.
00:10:47Alors, on appelle ça
00:10:48des groupes de hackers para-étatiques.
00:10:49C'est une façon polie de dire
00:10:51qu'ils sont gentiment hébergés
00:10:53parfois en Russie,
00:10:53parfois en Iran,
00:10:54parfois en Corée du Nord
00:10:55et qu'ils sont laissés tranquilles
00:10:57et en échange,
00:10:57ils rendent des petits services
00:10:59ou des coups de main.
00:11:00Mais très concrètement,
00:11:01ça peut être par exemple
00:11:02un bout de code
00:11:02où il y a une consigne
00:11:03qui est en slave,
00:11:04où il y a deux-trois lettres en slave
00:11:05qui sont oubliées.
00:11:05Alors, ça peut être aussi
00:11:06Mila Adessein
00:11:08pour faire croire
00:11:08que c'est un pays
00:11:09plutôt qu'un autre.
00:11:10Donc, c'est très compliqué
00:11:11pour les enquêteurs.
00:11:11On a trouvé dans les enquêtes précédentes.
00:11:13Exactement.
00:11:13Merci beaucoup à tous les trois.
00:11:14J'ajoute le nom de ce ferry
00:11:15quand même qui s'appelle
00:11:16le fantastique,
00:11:17bien nommé,
00:11:18vu ce que vous nous avez raconté ce soir.
00:11:19Merci beaucoup à tous les trois.
00:11:20Tout de suite,
00:11:21l'événement de 60 minutes
00:11:22consacré ce soir encore,
00:11:24bien sûr,
00:11:24à la crise d'une partie
00:11:26du monde agricole.
00:11:28Nous sommes,
00:11:28vous le voyez,
00:11:29un peu partout en France
00:11:30du côté des barrages.
00:11:32Nous sommes également
00:11:32à Matignon
00:11:33où on attend une prise de parole
00:11:35d'Annie Genevard,
00:11:35la ministre de l'Agriculture
00:11:36d'ici quelques instants.
00:11:38Mais l'une des informations
00:11:39de cette journée,
00:11:40c'est également
00:11:40que le mouvement
00:11:41s'étend désormais
00:11:43vers le nord.
00:11:44Vous savez que ce mouvement
00:11:44est parti notamment
00:11:46du sud-ouest de la France.
00:11:47Il remonte aujourd'hui
00:11:48vers la moitié nord
00:11:50avec notamment des blocages
00:11:51du côté de la Nationale 12.
00:11:53La Nationale 12
00:11:53dans les Yvelines,
00:11:54donc en région parisienne.
00:11:56Noémie Vira,
00:11:56vous êtes sur place.
00:11:57On a entendu aujourd'hui
00:11:58des représentants syndicaux agricoles
00:11:59dire qu'on est prêts
00:12:01à bloquer le pays.
00:12:02Est-ce que c'est le cas
00:12:02autour de vous ?
00:12:06En tout cas,
00:12:06ce qui est sûr,
00:12:07c'est qu'ils ne lâcheront rien
00:12:08tant qu'ils ne seront pas entendus.
00:12:09Nous sommes avec Loïc Rivière
00:12:10qui est président
00:12:11des jeunes agriculteurs
00:12:12ici près de Oudan.
00:12:14dans les Yvelines,
00:12:15est-ce que vous êtes prêts
00:12:16au blocage total
00:12:17si rien ne bouge ?
00:12:18Oui, c'est une option
00:12:19qui pourra être envisagée
00:12:21dans les prochains jours.
00:12:23On en attend beaucoup.
00:12:24Jeudi,
00:12:25on manifeste à Bruxelles
00:12:26pour Mercosur.
00:12:28Donc,
00:12:28on attend des réponses
00:12:29là-dessus.
00:12:29Et en fonction de ça,
00:12:30oui,
00:12:30le blocage total
00:12:32peut être une solution.
00:12:32Quelle pourrait être
00:12:33la prochaine étape
00:12:34ici près de Paris ?
00:12:37Très bonne question.
00:12:37On s'organisera
00:12:38jeudi soir
00:12:39en fonction de ce qui est dit.
00:12:41On fera un tour
00:12:41un peu des troupes,
00:12:42voir les motivations
00:12:43et voir ce qu'on peut,
00:12:44ce qui est possible de faire.
00:12:45On voit le soutien massif
00:12:47des Français.
00:12:47D'ailleurs,
00:12:48beaucoup de gens
00:12:48klaxonnent ici
00:12:49en soutien à cette mobilisation.
00:12:50Est-ce que vous craignez
00:12:51de perdre le soutien
00:12:53des Français
00:12:53si le mouvement se durcit ?
00:12:56Non,
00:12:56je ne pense pas.
00:12:56Je pense qu'il y a
00:12:57un ras-le-bol général
00:12:57dans la population française,
00:12:59que ce soit pour un contexte
00:13:00social et économique.
00:13:01Et je pense qu'ils comprennent
00:13:02bien ce qui est en train
00:13:02de nous arriver.
00:13:03Et je pense que c'est pour ça
00:13:04qu'on a autant de soutien.
00:13:05Même tout à l'heure
00:13:06qu'en blocage national,
00:13:07on embête les gens,
00:13:09si je puis dire.
00:13:10Et on voit bien
00:13:11qu'ils nous soutiennent quand même.
00:13:11Ils nous klaxonnent,
00:13:12ils nous acclament
00:13:12et ça fait chaud au cœur.
00:13:13Merci beaucoup Loïc Rivière.
00:13:15D'ailleurs,
00:13:15un automobiliste nous a dit
00:13:17tout à l'heure
00:13:17s'il bloque Paris,
00:13:19on sera avec eux.
00:13:20Vous voyez cette image
00:13:21du brasier spectaculaire
00:13:23qui continue de brûler.
00:13:25Ici,
00:13:25donc au rond-point de Molette,
00:13:27à côté de Houdan,
00:13:28sur la RN12.
00:13:30Image saisissante
00:13:31avec ses épaisses fumées.
00:13:34Noémie Vira
00:13:35avec Rémi Soula.
00:13:35Donc dans les Yvelines,
00:13:37le long de la Nationale 12,
00:13:38bloquée depuis aujourd'hui.
00:13:40On surveille toujours
00:13:40la prise de parole
00:13:41d'Annie Genevard
00:13:42qui devrait intervenir,
00:13:43nous dit-on,
00:13:43d'ici quelques instants,
00:13:45quelques minutes peut-être.
00:13:46On va aller plus loin
00:13:47en attendant
00:13:48avec nos invités.
00:13:49Frédéric Danwey,
00:13:50bonsoir.
00:13:50Vous êtes journaliste
00:13:51environnement
00:13:51et chroniqueur à Marianne.
00:13:53Soyez le bienvenu.
00:13:53David Quinte,
00:13:54bonsoir.
00:13:54Bienvenue également.
00:13:55Vous êtes président
00:13:56du syndicat national
00:13:56des vétérinaires libéraux.
00:13:58Vétérinaires qui ont poussé
00:13:59aujourd'hui un gros coup de gueule.
00:14:00Vous allez nous expliquer pourquoi.
00:14:01Dans un instant,
00:14:02bonsoir Jean-Baptiste Moreau.
00:14:03Bonsoir.
00:14:04Ancien agriculteur dans la Creuse,
00:14:06ancien député renaissance.
00:14:07Soyez le bienvenu.
00:14:08A vos côtés,
00:14:08Thomas Ghibert,
00:14:09bonsoir.
00:14:09Bonsoir.
00:14:10Porte-parole de la Confédération Paysanne.
00:14:12On entendait,
00:14:13il y a un instant,
00:14:13l'autre syndicat
00:14:14qui mobilise la coordination rurale
00:14:15qui disait
00:14:16on est prêt,
00:14:17s'il le faut,
00:14:17à aller plus loin,
00:14:18à bloquer davantage,
00:14:19peut-être même à bloquer le pays.
00:14:20Est-ce que vous dites la même chose ?
00:14:22Ce qui était intéressant,
00:14:23que ce n'était pas
00:14:23la coordination rurale,
00:14:24c'était un jeune agriculteur
00:14:26et ça montre bien aussi
00:14:27la fracture qu'il y a
00:14:28entre les responsables nationaux
00:14:30de la FNSEA
00:14:31qui restent campés
00:14:32sur leur position dogmatique
00:14:33et le reste de la base
00:14:35qui petit à petit
00:14:36rejoint les blocages
00:14:38et rejoint la contestation
00:14:39de cette crise
00:14:41qui clairement
00:14:42est une crise de gouvernance.
00:14:44Une contestation
00:14:45qui pour vous
00:14:45peut aller jusqu'où ?
00:14:46Alors cette contestation,
00:14:47elle peut aller très loin
00:14:48parce que les colères
00:14:49sont extrêmement profondes
00:14:51et que cette crise-là,
00:14:53bien sûr,
00:14:54nous prend aux tripes
00:14:55puisqu'il y a énormément
00:14:57d'émotionnel dans tout ça
00:14:59puisqu'il s'agit là
00:15:01de nos animaux
00:15:02et comme je le répète
00:15:03à chaque fois,
00:15:04nos animaux,
00:15:04c'est bien plus
00:15:05que de simples
00:15:06outils de travail,
00:15:07nos animaux,
00:15:08c'est nos vies,
00:15:09c'est des générations
00:15:10de travail,
00:15:10de sélection
00:15:11qui fait que
00:15:12quand on subit
00:15:14un abattage total,
00:15:16on n'imagine pas
00:15:17la souffrance
00:15:17que les éleveurs
00:15:19et les éleveuses
00:15:20ressentent.
00:15:20On l'a entendu,
00:15:21y compris sur ce plateau
00:15:22ces derniers jours,
00:15:22sur il ne suffit pas
00:15:24de rembourser,
00:15:24d'indemniser 2000 euros
00:15:26après une vache,
00:15:27c'est aussi du travail
00:15:28parfois d'une vie
00:15:29pour arriver
00:15:29par je crois
00:15:30des croisements génétiques
00:15:31à ça.
00:15:32Je crois que ça nous a permis
00:15:33à nous,
00:15:34j'allais dire urbains
00:15:35et pas comme vous
00:15:36à la ferme tous les jours,
00:15:37de comprendre cette dimension-là.
00:15:39Je voudrais me tourner
00:15:39maintenant vers David Quinte.
00:15:41Vous êtes le président
00:15:42du syndicat national
00:15:43des vétérinaires libéraux,
00:15:44les vétérinaires
00:15:44qui tirent la sonnette
00:15:45d'alarme aujourd'hui
00:15:46face aux menaces
00:15:47qu'ils ont subies
00:15:49ces derniers jours.
00:15:50Vous dites,
00:15:50ça suffit ?
00:15:51Ah oui, complètement.
00:15:53Les menaces,
00:15:55ce n'est pas que des menaces,
00:15:56il y a des menaces,
00:15:58des agressions,
00:16:02certains ou certaines.
00:16:05Il y a des mots
00:16:06qui sont utilisés
00:16:07et qui sont dénoncés
00:16:08par les éleveurs eux-mêmes
00:16:09dans d'autres circonstances
00:16:11quand on parle de collabos,
00:16:12quand on parle d'assassins.
00:16:14Les vétérinaires,
00:16:17ils sont aux côtés
00:16:17des éleveurs toute l'année.
00:16:19Quand un éleveur appelle
00:16:20pour un vélage,
00:16:21pour des soins à des animaux,
00:16:22les vétérinaires y répondent,
00:16:23ils y vont.
00:16:25Les vétérinaires,
00:16:25ils sont aux côtés
00:16:26des éleveurs,
00:16:27y compris depuis le début
00:16:27de la crise.
00:16:28Ils ont participé essentiellement
00:16:30et c'est la principale action
00:16:32qu'ils ont menée,
00:16:33c'est de participer
00:16:33au déploiement
00:16:36de la vaccination.
00:16:37C'est ce que j'allais vous demander.
00:16:37Qu'est-ce qu'on vous reproche
00:16:38aujourd'hui ?
00:16:39Je vous le demande.
00:16:41En fait, aujourd'hui...
00:16:42De porter la parole
00:16:43des autorités sanitaires,
00:16:44c'est-à-dire de dire
00:16:45qu'il faut l'abattage
00:16:46massif des troupes.
00:16:47D'être ceux qui mettent en place
00:16:50la stratégie sanitaire
00:16:51qui a été décidée
00:16:53au mois de juillet,
00:16:55au début de la crise sanitaire,
00:16:57et effectivement,
00:16:58de mettre en place
00:16:59ces euthanasies sur place.
00:17:02On sait pourquoi,
00:17:03effectivement,
00:17:04dans d'autres cas,
00:17:05l'autre jour,
00:17:06on parlait du cas
00:17:07de l'île de la Réunion
00:17:08où les animaux
00:17:08pouvaient aller en abattoir.
00:17:11Aujourd'hui, on sait
00:17:11que comme la maladie
00:17:13vectorielle,
00:17:14c'est une maladie
00:17:15transmise par des mouches
00:17:16et que déplacer
00:17:16des animaux vivants
00:17:17potentiellement picables
00:17:19par des mouches,
00:17:20c'est prendre le risque
00:17:21d'étendre la maladie.
00:17:23Et donc, effectivement,
00:17:24c'est beaucoup plus traumatisant
00:17:26d'euthanasier les animaux
00:17:27à la ferme
00:17:28que de les envoyer
00:17:29à l'abattoir.
00:17:30Mais rien ne justifie,
00:17:31évidemment,
00:17:31les menaces
00:17:31qu'on reçues.
00:17:33C'est collabo,
00:17:34veto-collabo,
00:17:35on a pu voir
00:17:35les images aujourd'hui.
00:17:37dégradation des cliniques
00:17:38vétérinaires,
00:17:39avec des tags
00:17:40sur les cliniques vétérinaires
00:17:41dans des zones
00:17:42qui ne sont pas concernées
00:17:44par la maladie,
00:17:44qui sont totalement injustifiées.
00:17:47Frédéric Denré,
00:17:48comment vous expliquez
00:17:48ce climat ?
00:17:49Il ne s'agit pas
00:17:50de mettre tout le monde
00:17:50dans le même pot,
00:17:51je le redis avant,
00:17:52évidemment,
00:17:53c'est une évidence.
00:17:55Comment vous expliquez
00:17:55qu'on puisse en arriver
00:17:56à ces extrémités-là,
00:17:57c'est-à-dire pour une question
00:17:59de règles sanitaires
00:18:00qu'on arrive à des menaces
00:18:00de mort à la fin ?
00:18:02Parce que le monde agricole
00:18:02est en train de mourir
00:18:03en France, je pense.
00:18:05Après la désindustrialisation,
00:18:07on assiste à une désagriculturisation,
00:18:09je l'ai mal dit.
00:18:10En France,
00:18:11c'est un monde
00:18:12qui a l'impression
00:18:13de ne pas être considéré
00:18:14du tout par les autorités
00:18:15par la population.
00:18:17Et donc,
00:18:17c'est un monde
00:18:18plein d'émotions à exprimer
00:18:19et l'expression
00:18:21de ces émotions
00:18:22est devenue
00:18:22presque un rituel
00:18:23de fin d'année,
00:18:25c'est-à-dire
00:18:25on a une catharsis
00:18:26qui doit être faite.
00:18:27L'an dernier,
00:18:28ce n'étaient pas les vétos
00:18:29qui étaient touchés
00:18:29et d'ailleurs,
00:18:30je me montre solidaire
00:18:31des vétos pour avoir
00:18:31parmi beaucoup de copains
00:18:33de fac des vétos
00:18:34qui eux-mêmes
00:18:35ont subi ce genre de choses.
00:18:36Donc, c'est les vétos
00:18:38cette année.
00:18:38L'an dernier,
00:18:39c'était les agents
00:18:39de l'Office français
00:18:40de la biodiversité
00:18:41et quand ce n'est pas
00:18:42les agents
00:18:42de l'Office français
00:18:43de la biodiversité,
00:18:44c'est les représentants
00:18:45de les agences de l'eau
00:18:46ou c'est des écolos
00:18:48qualifiés comme tels
00:18:49des ONG.
00:18:49Ce que je veux dire par là,
00:18:50c'est que dermatose ou pas,
00:18:51de toute façon,
00:18:52il faut que les choses
00:18:53s'expriment
00:18:54face à un gouvernement,
00:18:55un État,
00:18:56même plus loin que ça,
00:18:57une société
00:18:58qui montre son indifférence,
00:19:00qui fait semblant
00:19:01de s'intéresser
00:19:01au monde agricole
00:19:02au moment où ça pète
00:19:03et qui ensuite
00:19:04retrouve ses petites habitudes
00:19:05pour ensuite faire semblant
00:19:07à nouveau de s'intéresser
00:19:07lors du salon de l'agriculture.
00:19:08Je termine là-dessus.
00:19:11Là, ça devient quand même
00:19:12un peu inquiétant
00:19:13parce qu'on a un peu
00:19:13la même opposition
00:19:14qu'on a vue lors du Covid
00:19:15avec une bonne vieille opposition
00:19:17assez française
00:19:19qui ne sent pas très bon
00:19:21entre la raison
00:19:21incarnée par mon voisin
00:19:23et l'émotion,
00:19:24comme si les deux
00:19:24ne pouvaient pas être...
00:19:26Je ne vais pas te laisser passer ça.
00:19:28Si, si, attendez,
00:19:29je termine.
00:19:30Je vous laisse répondre
00:19:31tranquillement à ça.
00:19:31Avec parfois,
00:19:33dans certains syndicats,
00:19:34dans certains partis politiques,
00:19:36une remise en cause
00:19:37de la science en tant que telle
00:19:39comme étant en collusion
00:19:40avec le pouvoir
00:19:41et parce qu'elle est
00:19:42en collusion avec le pouvoir,
00:19:44finalement,
00:19:45tout ce que font
00:19:46les vétérinaires,
00:19:46tout ce qui est accepté
00:19:47par l'OMSA,
00:19:48c'est-à-dire l'OMS
00:19:49pour les animaux
00:19:50à l'échelle du monde entier,
00:19:52serait faux.
00:19:53Thomas Ghibert,
00:19:53pourquoi une telle contestation
00:19:55des règles sanitaires
00:19:57qui sont édictées
00:19:57aujourd'hui par les agences ?
00:19:59Déjà, je voulais dire
00:20:01que je regrette, bien sûr,
00:20:02les menaces de mort
00:20:03et qu'elles ne sont
00:20:04clairement pas inacceptables.
00:20:05Elles sont clairement
00:20:06inacceptables, pardon,
00:20:07et on tient à montrer
00:20:08la responsabilité
00:20:09du gouvernement
00:20:10qui a mis cette politique
00:20:11sanitaire
00:20:11sans concertation
00:20:13en réalité.
00:20:15Ça fait des mois,
00:20:16nous,
00:20:17la Confédération Paysanne
00:20:18et la Coordination Rurale,
00:20:19qu'on demande
00:20:20l'extension
00:20:21de la vaccination
00:20:22sur l'ensemble
00:20:23du territoire
00:20:24qui est bien
00:20:24la seule solution
00:20:26scientifique,
00:20:27je le rappelle,
00:20:29alors demandez
00:20:29à votre collègue
00:20:30qui est bien
00:20:30la seule solution
00:20:32scientifique
00:20:32de prévention.
00:20:33Laissez-moi finir.
00:20:36Vous terminez
00:20:36et je donne la parole
00:20:37à votre voisin.
00:20:38Imaginons,
00:20:38on sort du cadre
00:20:39réglementaire,
00:20:41on sort
00:20:41de toutes ces choses-là.
00:20:45Dites-nous,
00:20:45s'il vous plaît,
00:20:46monsieur le vétérinaire,
00:20:47quelle est la meilleure
00:20:48manière
00:20:49de lutter
00:20:50contre une crise
00:20:52sanitaire,
00:20:52une contamination ?
00:20:54Est-ce que
00:20:55la vaccination
00:20:55préventive
00:20:57sur l'ensemble
00:20:57du territoire
00:20:58n'est pas un outil
00:20:59n'est pas un outil
00:21:00qui est clairement
00:21:02important ?
00:21:02Là,
00:21:03on parle de science,
00:21:04on ne parle pas
00:21:04de politique.
00:21:05Je voudrais aussi
00:21:05lui donner la parole.
00:21:06À chaque fois,
00:21:07on nous dit
00:21:07qu'on est des uberlus
00:21:08qui ne parlent pas
00:21:10de science.
00:21:11Il faut que je finisse
00:21:12mon propos
00:21:12avant que vous
00:21:13puissiez parler.
00:21:14À chaque fois,
00:21:15on fait croire
00:21:16qu'on est des uberlus
00:21:17anti-sciences,
00:21:18alors même que
00:21:18nos propos
00:21:19sont complètement
00:21:20scientifiques
00:21:21et prouvés
00:21:22par des protocoles
00:21:23qui ont déjà
00:21:23été mis en place.
00:21:25Je n'insulterai
00:21:26et ne stigmatiserai
00:21:27personne
00:21:28et ne traiterai
00:21:28personne
00:21:28du uberlus.
00:21:30Ça ne fait plaisir
00:21:31à personne
00:21:31d'abattre
00:21:32tout un cheptel.
00:21:33Les vétos,
00:21:33ça ne leur fait pas plaisir
00:21:34et c'est dégueulasse
00:21:34ce qui leur arrive.
00:21:35Et les éleveurs,
00:21:36évidemment,
00:21:36j'ai été éleveur 17 ans,
00:21:37mon grand-père
00:21:38était agriculteur,
00:21:38mon père était agriculteur,
00:21:39j'ai transmis à un jeune
00:21:40et je suis content
00:21:41qu'il s'occupe bien
00:21:41de mes animaux
00:21:42parce que j'ai du mal
00:21:43encore à dire
00:21:44que ce ne sont pas
00:21:44mes animaux
00:21:44même si ça fait
00:21:45deux ans que j'ai arrêté.
00:21:47Voilà,
00:21:47donc je veux dire
00:21:49que c'est un traumatisme
00:21:49à l'abattage total
00:21:50de son cheptel
00:21:51qui est inimaginable.
00:21:52On y passe nos jours,
00:21:52nos nuits,
00:21:53c'est plusieurs générations
00:21:54de travail.
00:21:54Moi, je travaillais,
00:21:55en plus,
00:21:55j'étais sélectionneur
00:21:56donc je vendais
00:21:56des reproducteurs.
00:21:57Donc je peux vous dire
00:21:58qu'à l'abattre
00:21:58tout un cheptel,
00:21:59je ne sais pas
00:21:59si j'aurais eu la moelle
00:22:00des gens des éleveurs
00:22:01de la Savoie
00:22:02et de la Haute-Savoie
00:22:02de redémarrer une exploitation
00:22:03une fois que votre cheptel
00:22:04était abattu.
00:22:05Vous avez raison de préciser ça.
00:22:06Sur la défiance
00:22:07aujourd'hui vis-à-vis des règles.
00:22:08Oui, alors sur la défiance
00:22:08vis-à-vis des règles,
00:22:09il faut quand même
00:22:09apprendre du passé, bordel.
00:22:10Excusez-moi,
00:22:11je suis vulgaire
00:22:11mais il y a un moment
00:22:12ça m'énerve.
00:22:13J'ai vécu la FCO
00:22:14il y a dix ans,
00:22:14la fièvre cataralovine
00:22:15qui avait un impact
00:22:16on va dire
00:22:17sur la mortalité
00:22:18assez limitée
00:22:18sur les bovins,
00:22:19par contre qui est dramatique
00:22:20sur les ovins
00:22:20mais assez limitée
00:22:21sur les bovins.
00:22:21On a choisi
00:22:22la vaccination totale
00:22:23de tout le cheptel
00:22:24par des vétérinaires.
00:22:25Ça a pris déjà
00:22:26quelques mois
00:22:26parce qu'il faut organiser
00:22:28toute une logistique.
00:22:29Résultat,
00:22:30la FCO aujourd'hui
00:22:30elle revient tous les ans
00:22:32avec des variants différents
00:22:33et elle entraîne
00:22:34plus de mortalité
00:22:35qu'on nous avait dit au début
00:22:36parce qu'elle entraîne
00:22:36de l'infécondité,
00:22:38des veaux morts à la naissance,
00:22:39des veaux qui ne se développent
00:22:40jamais et qui meurent
00:22:41donc elle a beaucoup
00:22:41plus de conséquences
00:22:42et ça c'est la vaccination totale.
00:22:45On ne peut pas comparer
00:22:46du tout ces deux maladies
00:22:46qui sont complètement différentes.
00:22:48Ah bah oui,
00:22:48c'est sûr.
00:22:49C'est la cataralovine
00:22:49elle est développée
00:22:50par des insectes.
00:22:51Dans la science,
00:22:51désolé,
00:22:52il y a des règles
00:22:53et on ne compare pas
00:22:53des maladies qui sont différentes.
00:22:54Je suis ni épidémiologiste
00:22:56ni béto.
00:22:57Est-ce qu'il y a
00:22:59aujourd'hui
00:22:59Je n'ai pas beaucoup parlé
00:23:02je pense pas à ça
00:23:03par rapport aux autres.
00:23:04Donc fièvre cataralovine
00:23:05on a traité ça
00:23:06par vaccination systématique
00:23:08et de fait
00:23:09elle est devenue endémique
00:23:09en France
00:23:10alors qu'elle n'existait pas
00:23:11et on fait avec.
00:23:12On fait avec.
00:23:13C'est bien, c'est mal,
00:23:13je ne sais pas
00:23:14mais on fait avec.
00:23:16Fièvre afteuse
00:23:17en début des années 2000
00:23:18on a adopté
00:23:19peu ou prou
00:23:19la même stratégie
00:23:20qu'aujourd'hui
00:23:20c'est-à-dire abattage total
00:23:21limitation des mouvements
00:23:23dans des cercles
00:23:23concentriques autour des foyers
00:23:24et on n'avait pas de vaccin
00:23:25parce que le vaccin fièvre afteuse
00:23:26il n'est pas très efficace
00:23:27il n'est pas très peu efficace
00:23:29ça n'a rien à voir
00:23:30c'est tout
00:23:31on a éradiqué la maladie
00:23:32la fièvre auteuse
00:23:33a été éradiquée
00:23:34la brucellose a été éradiquée
00:23:35comme ça
00:23:35donc voilà
00:23:36ça fait plaisir à personne
00:23:37qui ne sont pas comparables
00:23:38ça s'appelle la science
00:23:39c'est tout
00:23:40est-ce qu'il y a un consensus
00:23:41scientifique
00:23:42elles sont comparables
00:23:42attendez je vais répondre
00:23:44à ma question
00:23:45si vous permettez
00:23:46je vais lui poser la question
00:23:47est-ce qu'il y a un consensus
00:23:48scientifique aujourd'hui
00:23:50pour dire que c'est
00:23:51la seule solution
00:23:51ou est-ce que ce process
00:23:53qui consiste
00:23:54je rappelle tout de même
00:23:55donc à abattre tout troupeau
00:23:56où un cas de dermatose
00:23:57puis à vacciner largement
00:23:59dans un périmètre de 50 kilomètres
00:24:00autour de ce troupeau
00:24:01est-ce qu'on est sûr que ça marche
00:24:03est-ce qu'on est sûr
00:24:04que c'est la seule possibilité
00:24:05alors
00:24:05la seule possibilité
00:24:07je vais vous répondre clairement
00:24:07non
00:24:08et là où je rejoins
00:24:09mon contradicteur en face
00:24:13c'est qu'il existe
00:24:14différentes options
00:24:16en fonction de la situation
00:24:17sanitaire et épidémiologique
00:24:19d'une maladie
00:24:20je rejoins aussi
00:24:21monsieur Moreau
00:24:22sur la FCO
00:24:24ce qui s'est passé
00:24:25c'est que
00:24:26on a arrêté
00:24:27la vaccination
00:24:28à un moment
00:24:30où l'immunité
00:24:31était installée
00:24:32mais probablement
00:24:34en oubliant
00:24:35que potentiellement
00:24:36il pouvait y avoir
00:24:37petit à petit
00:24:39une immunité
00:24:40qui allait disparaître
00:24:41et en tout cas
00:24:42qui allait s'amenuiser
00:24:44et puis du coup
00:24:44on se retrouve
00:24:45avec des résurgences
00:24:47aujourd'hui effectivement
00:24:48monsieur Moreau a raison
00:24:49on est arrivé au stade
00:24:50où on a renoncé
00:24:51à éradiquer
00:24:53la FCO
00:24:53qui n'est pas une maladie
00:24:55de la même catégorie
00:24:56que la DNC
00:24:57et qui n'est donc pas comparable
00:24:58mais il n'empêche que
00:24:59suivant le statut
00:25:01là pour la FCO
00:25:02c'est une maladie endémique
00:25:03là dans le cas de la DNC
00:25:05c'était une maladie
00:25:06qui n'existait pas
00:25:06sur le territoire national
00:25:07qui n'était jamais apparue
00:25:09en France métropolitaine
00:25:10c'est vrai qu'elle était arrivée
00:25:11à la Réunion
00:25:12en 92
00:25:13à une époque
00:25:14où les réglementations européennes
00:25:15n'étaient pas du tout
00:25:16ce qu'elles sont aujourd'hui
00:25:17et les règles
00:25:19les mesures de lutte
00:25:20contre la DNC
00:25:21elles ont été établies
00:25:22dans la loi de santé animale
00:25:24en 2021
00:25:26les règles
00:25:28elles ne sont pas surprenantes
00:25:29c'est-à-dire que
00:25:29quand vous avez une maison
00:25:30qui brûle
00:25:31vous sortez la lance à incendie
00:25:33et vous éteignez la maison
00:25:34s'il y a une maison
00:25:35qui brûle
00:25:36c'est assez facile
00:25:37d'éteindre un incendie
00:25:38par contre
00:25:39quand ça brûle partout
00:25:40la question de savoir
00:25:41si on arrose
00:25:42toutes les maisons
00:25:43de toute la France
00:25:43pour éviter
00:25:44qu'il y ait des incendies
00:25:46qui se déploient
00:25:46ce n'est pas très logique
00:25:48donc effectivement
00:25:49pourquoi ce n'est pas logique ?
00:25:51personne ne l'a jamais fait
00:25:53et alors ?
00:25:54excusez-moi
00:25:55mais moi j'ai du mal
00:25:56à te faire
00:25:56est-ce que je peux finir mon propos
00:25:57parce qu'encore une fois
00:25:58j'aimerais bien finir
00:25:59donc j'allais en plus
00:26:00en venir à quelque chose
00:26:01qui pourrait vous convenir
00:26:03et donc je vous demande
00:26:04de me laisser terminer
00:26:05parce que sinon
00:26:05je ne le ferais pas
00:26:06donc ce que je voulais dire
00:26:08c'est que
00:26:09si effectivement
00:26:10la maladie s'étend
00:26:12et qu'on constate
00:26:14qu'on est en échec
00:26:15sur la stratégie
00:26:16c'est-à-dire qu'on voit
00:26:17la maladie s'installer
00:26:18effectivement
00:26:19pour éviter
00:26:20d'avoir
00:26:21la maladie partout
00:26:22et avoir des mortalités
00:26:23des animaux malades
00:26:25peut-être que la prévention
00:26:26comme on fait pour nous
00:26:28c'est-à-dire
00:26:28quand on a un vaccin
00:26:30et c'est ce que je dis
00:26:31c'est à ce moment-là
00:26:31on accepte que la maladie
00:26:32devienne endémique
00:26:33exactement
00:26:33mais c'est un choix
00:26:35c'est un choix
00:26:35sanitaire et politique
00:26:36et donc c'est effectivement
00:26:38un choix
00:26:38je vous remercie
00:26:39de faire régner l'ordre
00:26:40sur cette famille
00:26:40c'est effectivement
00:26:41un choix stratégique
00:26:43et il y a des impacts
00:26:45mais là pour le coup
00:26:46c'est pas à la profession
00:26:46de vétérinaire
00:26:47de dire si les impacts
00:26:49sont acceptables
00:26:49ou pas acceptables
00:26:50c'est aux filières
00:26:51moi je viens de la Corrèze
00:26:53département voisin
00:26:55de M.Gourault
00:26:56le limousin est bien représenté
00:26:57parce que votre vienne
00:26:57creuse Corrèze
00:26:58voilà
00:26:58et donc
00:26:59ça vous fait au moins
00:26:59un point commun
00:27:00et il se trouve
00:27:01que dans notre territoire
00:27:03la principale production
00:27:06il y a des veaux de lait
00:27:07et puis
00:27:08la principale
00:27:09autre production
00:27:10c'est des broutards
00:27:11à l'export
00:27:11l'interrogation
00:27:14qu'on peut avoir
00:27:15mais c'est pas une interrogation
00:27:16moi j'ai pas d'avis là-dessus
00:27:17l'interrogation
00:27:18qu'on peut avoir
00:27:19c'est sur l'impact
00:27:19sur toutes les filières
00:27:21de ces éleveurs
00:27:22qui potentiellement
00:27:24seraient fortement impactées
00:27:25par une situation
00:27:28où on renoncerait
00:27:29à lutter contre l'ADN
00:27:30et où finalement
00:27:31il pourrait y avoir
00:27:32un impact
00:27:32au moins temporaire
00:27:34sur les exports
00:27:35de ces broutards
00:27:36sachez quand même
00:27:37qu'on pourrait s'imaginer
00:27:39qu'on dise
00:27:40plutôt que de les envoyer
00:27:42à l'export
00:27:42pour les faire engraisser
00:27:43on pourrait les engraisser
00:27:44chez nous
00:27:44il y a eu un projet
00:27:45en Corrèze
00:27:46il y a eu un projet
00:27:47en Corrèze
00:27:47le fameux projet
00:27:48de la ferme des Milvaux
00:27:49qui a vu le jour
00:27:50sauf que c'est une production
00:27:52c'est un produit
00:27:53qu'on ne consomme pas
00:27:54en France
00:27:55donc il y a
00:27:56un impact
00:27:57quand même à mesurer
00:27:58je me retourne à nouveau
00:27:59vers vous
00:28:00Thomas Gilbert
00:28:00qui doit aujourd'hui
00:28:01fixer les normes
00:28:02est-ce que vous dites
00:28:03c'est à nous
00:28:03parce qu'on est sur le terrain
00:28:04ou est-ce que vous dites
00:28:06c'est à ceux
00:28:07sans remettre en cause
00:28:09aucunement vos compétences
00:28:10enfin vraiment
00:28:10j'ai beaucoup de respect
00:28:11pour votre métier
00:28:11vous nous nourrissez
00:28:14mais est-ce que c'est
00:28:14votre job
00:28:15de fixer les règles ?
00:28:17Aujourd'hui
00:28:17il me semble
00:28:19qu'on doit prendre en compte
00:28:20la souffrance
00:28:22des éleveurs
00:28:22et des éleveuses
00:28:23tout le monde est d'accord
00:28:24là-dessus
00:28:24et que la simple
00:28:25plus seule
00:28:26du coup
00:28:28libérale
00:28:30qui est prise en compte
00:28:31par les responsables
00:28:32de la FNSEA
00:28:33parce que monsieur
00:28:33était quand même
00:28:35à l'époque
00:28:36un responsable de la FNSEA
00:28:36qui doit décider
00:28:40est-ce que c'est à vous
00:28:41agriculteur
00:28:42ou est-ce que c'est
00:28:42on oublie les syndicats
00:28:44vraiment je pense que
00:28:45est-ce que c'est à vous
00:28:46de décider
00:28:47ou est-ce que c'est
00:28:48aux agences
00:28:48dont c'est le job
00:28:49ce que je dis donc
00:28:51c'est qu'on ne fait
00:28:52une politique
00:28:53on ne fait pas
00:28:54une politique sanitaire
00:28:55sans concertation
00:28:55avec les éleveurs
00:28:56et les éleveuses
00:28:56et qu'il doit
00:28:57impérativement
00:28:58y avoir un dialogue
00:28:59notamment
00:29:00et surtout
00:29:02de la confiance
00:29:03entre éleveurs
00:29:05vétérinaires
00:29:06services de l'Etat
00:29:07ce qui veut dire
00:29:08que si Annie Genvar
00:29:08annonce dans quelques minutes
00:29:10une concertation
00:29:10pour voir
00:29:11s'il faut aller un peu plus loin
00:29:13dans la vaccination
00:29:13au-delà de ce million
00:29:15de doses prévues
00:29:16il faut comprendre
00:29:17le pourquoi
00:29:17on est arrivé là
00:29:19et ça c'est extrêmement important
00:29:20il n'y a pas eu
00:29:21de concertation suffisante
00:29:23puisqu'il y a eu
00:29:24d'oreilles
00:29:25que pour les responsables
00:29:27de la FNSEA
00:29:28je le répète
00:29:28qui
00:29:29mais écoutez
00:29:30excusez-moi
00:29:31mais est-ce que vous savez
00:29:32ce que c'est que le CNOP
00:29:33savent
00:29:33est-ce que vous savez
00:29:34combien y a-t-il
00:29:35de représentants
00:29:36de la FNSEA
00:29:36combien y a-t-il
00:29:37de représentants
00:29:37de la FNSEA
00:29:38mais c'est pas de la politique
00:29:41c'est les faits
00:29:42non
00:29:43c'est les faits
00:29:43je ne peux dire juste les faits
00:29:45je vous interromps
00:29:46et on va se retrouver
00:29:46dans quelques instants
00:29:47juste pour dire que
00:29:49Thomas Gilbert
00:29:49je vous interromps un instant
00:29:50on va retourner
00:29:51sur le terrain
00:29:51si vous voulez bien
00:29:52vous savez qu'on continue
00:29:53à suivre la mobilisation
00:29:55un peu partout en France
00:29:56avec les équipes de BFM TV
00:29:57sur place
00:29:58c'est Angile Ouatta
00:29:59qui nous attend
00:29:59du côté du département
00:30:01de la Haute-Garonne
00:30:02l'épicentre
00:30:03en quelque sorte
00:30:04de ce mouvement
00:30:05précisément à Villefranche
00:30:06à Villefranche
00:30:08Angie
00:30:08vous êtes sur
00:30:09l'A61
00:30:10l'une des nombreuses
00:30:12autoroutes
00:30:12toujours bloquées
00:30:13exactement
00:30:16Villefranche
00:30:17de l'Oraguet
00:30:18on vient de raviver
00:30:19un peu
00:30:19les flammes
00:30:20d'un feu abondant
00:30:21qui est juste ici
00:30:22c'est assez neuf
00:30:23ce que vous voyez
00:30:24ici sur l'image
00:30:25c'est l'occupation
00:30:26effectivement
00:30:26d'une partie
00:30:27de l'une des voies
00:30:28de l'A61
00:30:29vous voyez
00:30:30on est au moment
00:30:31du ravitaillement
00:30:31on reprend des forces
00:30:33on échange
00:30:34encore ici
00:30:35ce soir
00:30:36la nuit est tombée
00:30:36depuis quelques heures
00:30:38la détermination
00:30:39est encore intense
00:30:40ce que l'on a pu
00:30:41sentir aujourd'hui
00:30:43c'est un triple blocage
00:30:44d'abord
00:30:44pour vous montrer
00:30:45la détermination
00:30:46il y a une voie
00:30:48SNCF
00:30:48qui a été bloquée
00:30:49depuis 7h du matin
00:30:51une route nationale
00:30:51à une centaine de mètres
00:30:53de là où nous nous
00:30:53trouvons désormais
00:30:54et donc maintenant
00:30:55depuis 14h
00:30:56cet après-midi
00:30:57il y a cette parcelle
00:30:58d'autoroute
00:30:59qui est également bloquée
00:31:00les choses se font
00:31:01en bonne intelligence
00:31:02avec la gendarmerie
00:31:03qui est présente
00:31:03sur place
00:31:05ça vous en avez l'habitude
00:31:06on revit
00:31:06d'une certaine manière
00:31:08le parfum
00:31:09du printemps 2024
00:31:10et si je vous dis ça
00:31:11c'est pas anodin
00:31:12c'est parce que
00:31:12je vous entendais parler
00:31:13de la dermatose
00:31:14en plateau
00:31:15c'est évidemment
00:31:15le point initial
00:31:17de ces mobilisations
00:31:18mais ici
00:31:19les gens que vous voyez
00:31:19sur les images
00:31:20de Nils Cambier
00:31:21il y a presque 95%
00:31:23de céréaliers
00:31:2495% de céréaliers
00:31:25qui sont ici
00:31:26qui sont mobilisés
00:31:28et qui nous parlent
00:31:29tous de la même chose
00:31:30du Mercosur
00:31:30qui nous parlent
00:31:31d'une crise profonde
00:31:32qui nous parlent
00:31:33d'un manque de reconnaissance
00:31:34qui nous parlent
00:31:35d'un manque de reconnaissance
00:31:36de la part du gouvernement
00:31:37et qui surtout
00:31:38ne voient pas l'issue
00:31:39se disent
00:31:39tiens
00:31:40Annie Gennevard
00:31:41la ministre de l'agriculture
00:31:42est venue hier
00:31:43elle a parlé
00:31:43de la dermatose
00:31:44elle n'a pas réussi
00:31:45à convaincre
00:31:46les éleveurs
00:31:46sur ce point là
00:31:47et depuis
00:31:48on n'entend par exemple
00:31:49pas parler
00:31:49des autres problèmes
00:31:50et notamment
00:31:51de cette question
00:31:52du Mercosur
00:31:52dans les conversations
00:31:53que j'ai pu avoir
00:31:54aujourd'hui
00:31:54avec les différents
00:31:55céréaliers
00:31:56je peux vous dire
00:31:57que sincèrement
00:31:58le Mercosur
00:31:59est vu comme
00:32:00un point d'ancrage
00:32:01de mobilisation absolu
00:32:03ils ne s'arrêteront pas
00:32:04ils resteront déterminés
00:32:05tout à l'heure
00:32:06pour preuve
00:32:06il y a eu un recensement
00:32:07en début d'après-midi
00:32:08combien d'entre vous
00:32:10il y avait une soixantaine
00:32:11d'agriculteurs
00:32:12à peu près présents
00:32:13sur les lieux
00:32:14combien d'entre vous
00:32:15sont prêts
00:32:16à se mobiliser
00:32:17dans les prochains jours
00:32:18et à passer la nuit
00:32:19ici
00:32:20tout le monde a levé la main
00:32:21en disant
00:32:21oui je suis prêt
00:32:22à le faire
00:32:23c'est une crise profonde
00:32:24et les réponses
00:32:25devront être à la hauteur
00:32:26ça c'est une certitude
00:32:27dans les conversations
00:32:28qu'on a pu avoir
00:32:29avec les agriculteurs
00:32:30aujourd'hui
00:32:30merci à vous
00:32:31Angélouata
00:32:32avec Nils Cambier
00:32:33donc dans le département
00:32:34de la Haute-Garonne
00:32:35Annie Gennevard
00:32:36devrait donc
00:32:37s'exprimer dans les minutes
00:32:38qui viennent
00:32:38c'est la deuxième réunion
00:32:39de crise du jour
00:32:40à Matignon
00:32:41avec à peu près
00:32:42la moitié du gouvernement
00:32:44qui est réuni
00:32:44Jean-Baptiste Moreau
00:32:45qu'est-ce qu'elle peut faire
00:32:46en l'état actuel
00:32:48pour tenter
00:32:49de répondre
00:32:50à la fois aux inquiétudes
00:32:52que vous avez décrites
00:32:52tout à l'heure
00:32:53sur le manque de considération
00:32:54peut-être de la profession
00:32:55et puis sur l'aspect sanitaire
00:32:56non mais c'est l'expression
00:32:57d'un malaise profond
00:32:59qui dure depuis des dizaines d'années
00:33:00et qui m'a poussé moi
00:33:01à m'engager d'abord
00:33:02comme président de coopérative
00:33:03et après comme député
00:33:04derrière Emmanuel Macron
00:33:05donc je ne vais pas nier
00:33:06que ça existe
00:33:08enfin voilà
00:33:09ce malaise il est profond
00:33:10il n'est pas que lié à la DNC
00:33:11il y a aussi la DNC
00:33:12mais il y a le Mercosur
00:33:13il y a un certain nombre
00:33:13de craintes
00:33:14et de peurs
00:33:16et le Mercosur
00:33:16je m'y suis opposé
00:33:17contre l'avis du président
00:33:18de la République en 2019
00:33:19alors que j'étais un de ses députés
00:33:20donc j'étais un des premiers
00:33:21à ouvrir ma gueule
00:33:22contre le président de la République
00:33:23je l'ai échangé
00:33:23avec le Premier ministre
00:33:25et avec le président de la République
00:33:27la nuit dernière
00:33:28il faut là-dessus
00:33:29il y a sans doute
00:33:30eu des ratés de communication
00:33:31il y a sans doute
00:33:31eu des ratés
00:33:32effectivement de concertation
00:33:34au tout départ
00:33:34mais après
00:33:35on doit quand même
00:33:36se référer à l'avis des scientifiques
00:33:38c'est-à-dire des vétérinaires
00:33:39des épidémiologistes
00:33:40pour prendre des décisions
00:33:41que le protocole
00:33:42qui a été proposé
00:33:43dans l'Ariège notamment
00:33:44soit étudié
00:33:45soit étudié
00:33:45pardon
00:33:46est-ce que je peux finir quand même ?
00:33:48que ce protocole soit étudié
00:33:50oui
00:33:50mais après
00:33:52c'est ce que je disais tout à l'heure
00:33:53on est en face de deux choix
00:33:54soit on accepte
00:33:54que la maladie revienne régulièrement
00:33:56et on fait avec
00:33:57et voilà
00:33:58et bon on accepte
00:33:59je ne sais pas
00:34:00entre 2 et 10% de pertes
00:34:01c'est difficile à l'écrité
00:34:04on se laisse terminer les phrases
00:34:05je distribue la parole
00:34:06comme vous m'avez gentiment rappelé
00:34:08tout à l'heure
00:34:08que tout le monde devait s'écouter
00:34:10soit on accepte
00:34:10que la maladie se maintienne
00:34:12et on a 2 à 10% de pertes
00:34:14tous les ans
00:34:14à peu près de cette maladie
00:34:15grosso modo
00:34:16peut-être 5
00:34:16peut-être 2
00:34:17voilà
00:34:17soit on essaye de les réadiquer
00:34:19tant que c'est encore possible
00:34:20et je pense que c'est encore possible
00:34:21et dans ce cas-là
00:34:22il n'y a que le protocole actuel existant
00:34:24qui peut le faire
00:34:24donc voilà
00:34:25c'est un choix
00:34:25et après
00:34:26ça pour le coup
00:34:26c'est un choix politique
00:34:27on est d'accord
00:34:27mais le choix qui a été fait
00:34:29c'est un choix sanitaire au départ
00:34:30c'est-à-dire
00:34:30comment on éradique la maladie
00:34:32et le seul protocole
00:34:32qui est efficace
00:34:33et qui a été utilisé en Italie
00:34:34qui a été utilisé en Espagne
00:34:35c'est celui-là
00:34:36il n'est pas utilisé en Afrique
00:34:38pourquoi il n'est pas utilisé en Afrique
00:34:39parce que
00:34:40il se trouve que la DNC
00:34:41a un réservoir faune sauvage
00:34:42qui est le buffle sauvage
00:34:43et en Afrique
00:34:44il y a des buffles qui se baladent
00:34:45et donc vous ne pouvez pas l'éradiquer
00:34:46de toute façon
00:34:47vous n'y arriverez jamais
00:34:47donc effectivement
00:34:48dans ce cas-là
00:34:48la vaccination est pertinente
00:34:50et ce qu'il faut savoir
00:34:50sur la vaccination
00:34:51une autre chose
00:34:51une dernière chose quand même
00:34:52c'est qu'elle n'est pas efficace
00:34:54sur les veaux naissants
00:34:55et d'ailleurs
00:34:55c'est ce qui explique sans doute
00:34:56une partie de la dissémination
00:34:57parce que sur des veaux de 8 jours
00:34:59c'est des réservoirs à virus
00:35:00c'est-à-dire
00:35:08d'une zone saine
00:35:08qui vont dans une zone
00:35:09d'une zone infectée
00:35:10pardon
00:35:11et qui vont dans une zone saine
00:35:12ils diffusent la maladie
00:35:13et le vaccin
00:35:14ne résoudra pas cette problématique-là
00:35:16Frédéric Dané
00:35:16est-ce que la ministre
00:35:17doit lâcher du lait
00:35:17sur le protocole sanitaire
00:35:18ou vous dites surtout pas
00:35:19malgré ce qui se passe aujourd'hui
00:35:21ces points de blocage ?
00:35:22Politiquement
00:35:23elle devrait le faire
00:35:26mais si elle le fait
00:35:27l'État perd toute crédibilité
00:35:29vis-à-vis
00:35:29on va dire la science
00:35:30vis-à-vis des vétérinières
00:35:31un protocole
00:35:32c'est un protocole
00:35:32il ne doit pas être interprété
00:35:34ni par des agriculteurs
00:35:35ni par l'État
00:35:36ce qui a fonctionné
00:35:38en Espagne
00:35:39ce qui a fonctionné
00:35:39en Italie
00:35:40ce qui fonctionne
00:35:40partout dans le monde
00:35:41ce qui a fonctionné
00:35:42en Savoie
00:35:42et en Haute-Savoie
00:35:43pourquoi tout d'un coup
00:35:44ça ne pourrait pas fonctionner ici
00:35:45et même les Suisses
00:35:46derrière lesquelles
00:35:47certains peut-être
00:35:48vous se retranchent
00:35:49parce que les Suisses
00:35:49vaccinent à outrance
00:35:50ils ont déjà prévenu
00:35:51que dès lors
00:35:52qu'il y aurait un cas
00:35:52chez eux
00:35:53au-delà des frontières françaises
00:35:55ils feraient exactement
00:35:56comme nous
00:35:57ils abattraient
00:35:57donc effectivement
00:35:58si Annie Gennevard
00:35:59dit oui mais non
00:36:00on n'abattra plus
00:36:01effectivement c'est vous
00:36:02qui aurez raison
00:36:03et c'est
00:36:04alors j'emploie un grand mot
00:36:05et c'est la raison
00:36:06qui elle
00:36:08perdra
00:36:08de son importance
00:36:10Thomas Ghibert
00:36:11est-ce que
00:36:11tant qu'il y aura
00:36:12l'abattage des troupeaux
00:36:13vous resterez
00:36:14sur les points de blocage
00:36:15bien sûr
00:36:16c'est ça
00:36:17c'est uniquement ça
00:36:18et non attendez
00:36:19parce que nous
00:36:19c'est pas juste
00:36:20arrêt de l'abattage
00:36:21de l'abattage total
00:36:22que l'on soit clair
00:36:23puisque nous nous appuyons
00:36:25sur des faits scientifiques
00:36:26également
00:36:26et bien
00:36:27c'est une science alternative
00:36:29que vous créez
00:36:29mais c'était comme pour le Covid
00:36:30mais ça va pas
00:36:31mais il faut arrêter un peu
00:36:32pardon c'est vous
00:36:33qui êtes agressif
00:36:34du coup
00:36:35ce que je rappelle
00:36:36c'est que notre
00:36:36protocole alternatif
00:36:38qui est basé
00:36:39sur des faits scientifiques
00:36:39il est repose
00:36:40sur deux choses
00:36:41c'est l'étude de l'EFSA
00:36:42de l'EFSA
00:36:43une étude
00:36:44l'agence européenne
00:36:44qui prouve bien
00:36:46que quand
00:36:47la couverture vaccinale
00:36:49est effective
00:36:49il n'y a pas de différence
00:36:51entre abattage total
00:36:53et abattage ciblé
00:36:54je laisse répondre
00:36:56sur ce point
00:36:56ça c'est un cas
00:36:58c'est bien
00:36:58pour l'acquérir des débats
00:36:59qu'on a besoin
00:37:00de mettre en avant
00:37:01que c'est des faits
00:37:03scientifiques
00:37:03et qu'on a besoin
00:37:05d'arrêter de nous dire
00:37:07que nous ne
00:37:08n'étudions pas
00:37:08je laisse répondre
00:37:09sur ce point
00:37:10David Quinte
00:37:11alors il y a deux choses
00:37:12je voudrais quand même
00:37:13revenir sur
00:37:14la LSA
00:37:15qui est quand même
00:37:17la base du protocole
00:37:18qui a été décidé
00:37:19à l'été dernier
00:37:21cette LSA
00:37:23elle est le fruit
00:37:24de plusieurs années
00:37:25de travail
00:37:25entre des experts
00:37:27européens
00:37:28de différents pays
00:37:29et elle a abouti
00:37:31à la catégorisation
00:37:32de la DNC
00:37:34en catégorie A
00:37:35et les mesures
00:37:36de lutte
00:37:37contre les maladies
00:37:37de catégorie A
00:37:38ont été établies
00:37:40sur la base
00:37:41de consensus
00:37:41scientifique européen
00:37:43ça n'est pas
00:37:44sorti du chapeau
00:37:45du ministère
00:37:46de l'agriculture
00:37:47au mois de juillet
00:37:47il faut quand même
00:37:48le rappeler
00:37:48pour l'avis de l'EFSA
00:37:51de 2018
00:37:53l'agence européenne
00:37:54l'agence européenne
00:37:55monsieur Gibert
00:37:57a partiellement raison
00:37:58il y a
00:37:58cette étude
00:37:59montre
00:38:00sur la base
00:38:01d'une modélisation
00:38:02c'est-à-dire
00:38:03de calcul
00:38:04de modèles mathématiques
00:38:05et donc pas
00:38:06sur des données vérifiées
00:38:08mais sur la base
00:38:09d'un modèle mathématique
00:38:10il montre
00:38:11qu'une fois
00:38:12l'immunité installée
00:38:14sur le troupeau
00:38:15effectivement
00:38:16on pourrait
00:38:17sursoir
00:38:18à l'abattage total
00:38:19et cibler
00:38:20les abattages
00:38:21mais aujourd'hui
00:38:22on n'est pas du tout
00:38:23dans ces conditions
00:38:24d'immunité
00:38:25et donc
00:38:26de toute façon
00:38:27le préalable
00:38:28le préalable
00:38:30à toute
00:38:30mesure
00:38:32qui arrêterait
00:38:34l'abattage total
00:38:35ce serait
00:38:36l'installation
00:38:37d'une immunité
00:38:37et il faudra
00:38:38plusieurs mois
00:38:39et on est d'accord
00:38:40justement
00:38:40parce que le virus
00:38:41se diffuse
00:38:41et en même temps
00:38:42on vaccine
00:38:42si on vaccine
00:38:43un troupeau
00:38:43où le virus
00:38:44est déjà présent
00:38:44c'est comme
00:38:45si on foutait
00:38:45les vaccins
00:38:46et on va s'arrêter
00:38:46pour le moment
00:38:47sur ce thème
00:38:48on y reviendra
00:38:49sans doute
00:38:49dans les minutes
00:38:49qui viennent
00:38:49puisqu'Annie Genevard
00:38:50doit s'exprimer
00:38:51depuis Matignon
00:38:51à l'issue de cette réunion
00:38:52qui dure maintenant
00:38:53depuis un bon moment
00:38:54merci à tous les quatre
00:38:55d'avoir été là
00:38:56ce soir
00:38:57je vais accueillir
00:38:57maintenant
00:38:58Jean-Philippe Tanguy
00:38:59qui est député
00:39:00du Rassemblement National
00:39:01de la Somme
00:39:02on va parler
00:39:03avec lui
00:39:04évidemment
00:39:04de cette crise
00:39:05agricole
00:39:06on va parler peut-être
00:39:07aussi
00:39:07si on n'est pas
00:39:08interrompu
00:39:08par la ministre
00:39:09du vote
00:39:10du budget
00:39:10de la Sécu
00:39:10je pense que
00:39:11vous revenez
00:39:11tout juste
00:39:11de l'Assemblée Nationale
00:39:12bonsoir
00:39:13monsieur Tanguy
00:39:13vous êtes
00:39:14le porte-parole
00:39:15de votre groupe
00:39:16sur les questions
00:39:16du budget
00:39:16c'est vous qui menez
00:39:17la plupart
00:39:18des discussions
00:39:19dans ce marathon
00:39:20budgétaire
00:39:21Annie Gennevard
00:39:22s'exprime
00:39:22priorité au direct
00:39:24on l'écoute
00:39:24sur BFM TV
00:39:25bien
00:39:25mesdames messieurs
00:39:27le gouvernement
00:39:28a décidé
00:39:28d'annoncer
00:39:29l'accélération
00:39:30de la vaccination
00:39:31généralisée
00:39:32des bovins
00:39:32dans le sud-ouest
00:39:34à ma demande
00:39:36le premier ministre
00:39:37a organisé aujourd'hui
00:39:38deux réunions de crise
00:39:39exceptionnelles
00:39:40pour faire face
00:39:41à l'arrivée
00:39:41de la dermatose
00:39:43nodulaire contagieuse
00:39:44dans le sud-ouest
00:39:45c'est la raison
00:39:46pour laquelle
00:39:47nous voulons
00:39:47accélérer
00:39:48la vaccination
00:39:49et renforcer
00:39:52les mesures
00:39:52pour la rendre
00:39:53plus rapidement
00:39:54efficace
00:39:54tout d'abord
00:39:56je voudrais dire
00:39:57que le premier ministre
00:39:58a nommé
00:39:59un préfet
00:39:59coordonnateur
00:40:00qui sera chargé
00:40:02de mettre en oeuvre
00:40:03le déploiement
00:40:05de la vaccination
00:40:06dans chacun
00:40:06des départements
00:40:07à la fois
00:40:09dans les zones
00:40:11réglementées
00:40:11et dans le cordon
00:40:12sanitaire
00:40:13que nous avons
00:40:14élaboré
00:40:15pour empêcher
00:40:15la DNC
00:40:16de se propager
00:40:17sur l'ensemble
00:40:19du territoire
00:40:19national
00:40:20au total
00:40:21la vaccination
00:40:22concernera
00:40:23les départements
00:40:24de l'Ariège
00:40:25de l'eau
00:40:25de la Haute-Garonne
00:40:27des Hautes-Pyrénées
00:40:28des Pyrénées-Orientales
00:40:29et ceux du cordon
00:40:30sanitaire
00:40:31le Gers
00:40:32les Raux
00:40:32les Landes
00:40:33les Pyrénées-Atlantiques
00:40:34et le Tarn
00:40:35cela concerne
00:40:37750 000 bovins
00:40:39et nous nous assurerons
00:40:42d'une vaccination
00:40:42la plus rapide possible
00:40:44je vais vous donner
00:40:44un exemple
00:40:45celui du département
00:40:46de l'Ariège
00:40:47les 1000 exploitations
00:40:49de l'Ariège
00:40:49seront intégralement
00:40:51vaccinées
00:40:52au 31 décembre
00:40:53de cette année
00:40:54cette campagne
00:40:56devra mobiliser
00:40:57de façon
00:40:57tout à fait
00:40:58exceptionnelle
00:40:59outre les vétérinaires
00:41:01des services
00:41:01de l'Etat
00:41:02des volontaires
00:41:03des vétérinaires
00:41:04volontaires
00:41:05libéraux
00:41:06retraités
00:41:07en activité
00:41:08de toute la France
00:41:09des vétérinaires
00:41:11militaires
00:41:12et je donnerai
00:41:12la parole
00:41:13à madame
00:41:13la ministre
00:41:14des armées
00:41:14et également
00:41:15des élèves
00:41:16des écoles
00:41:17vétérinaires
00:41:18les préfets
00:41:19auront la charge
00:41:20de présenter
00:41:21des plans
00:41:21départementaux
00:41:23de vaccination
00:41:24et ils auront
00:41:25également la charge
00:41:26d'assurer
00:41:27le suivi
00:41:28quotidien
00:41:29sur leur territoire
00:41:31en matière
00:41:34de logistique
00:41:36le gouvernement
00:41:37s'engage
00:41:39à faciliter
00:41:40et à accélérer
00:41:41l'accès
00:41:42aux vaccins
00:41:43à date
00:41:44le stock
00:41:45de l'Etat
00:41:45est de 500 000 doses
00:41:47du ministère
00:41:48de l'agriculture
00:41:49et est déjà
00:41:51en cours
00:41:51d'acheminement
00:41:52dans le sud-ouest
00:41:53nous avons d'ailleurs
00:41:53commencé
00:41:54à vacciner
00:41:56moi-même
00:41:56j'étais hier
00:41:57dans le département
00:41:59de la Haute-Garonne
00:42:01et j'ai pu
00:42:01constater
00:42:02la mise en oeuvre
00:42:03de la vaccination
00:42:04une nouvelle commande
00:42:07de vaccins
00:42:08supplémentaires
00:42:09a été réalisée
00:42:09la semaine dernière
00:42:10elle est en cours
00:42:12de conditionnement
00:42:13aux Pays-Bas
00:42:13une première livraison
00:42:15de 400 000 doses
00:42:17sera acheminée
00:42:18et je vais donner
00:42:19la parole
00:42:19à madame
00:42:20la ministre des armées
00:42:21puisque pour ce faire
00:42:22pour accéder
00:42:23très rapidement
00:42:24à cette commande
00:42:25supplémentaire
00:42:26le ministère
00:42:28des armées
00:42:29va nous prêter
00:42:29main forte
00:42:30madame la ministre
00:42:31merci madame la ministre
00:42:32de l'agriculture
00:42:33vous l'avez compris
00:42:33c'est une mobilisation
00:42:34de l'ensemble
00:42:35du gouvernement
00:42:36et bien évidemment
00:42:36le ministère des armées
00:42:38est aux côtés
00:42:38du ministère
00:42:39de l'agriculture
00:42:40deux actions importantes
00:42:41la première
00:42:42nous sommes en capacité
00:42:43d'aller chercher
00:42:44effectivement
00:42:45ces vaccins
00:42:46dans les heures
00:42:46qui viennent
00:42:47pour les acheminer
00:42:48vers le sud-ouest
00:42:49de la France
00:42:50de façon à répondre
00:42:51à l'objectif
00:42:52qui a été fixé
00:42:53donc d'abord
00:42:54la mise à disposition
00:42:55des vaccins
00:42:55et le deuxième élément
00:42:56ce sont les bras
00:42:57pour vacciner
00:42:58c'est la raison
00:42:59pour laquelle
00:42:59nous allons mobiliser
00:43:00le service de santé
00:43:02des armées
00:43:02et particulièrement
00:43:03évidemment
00:43:03les vétérinaires
00:43:05qui viendront
00:43:06prêter main forte
00:43:07aux côtés
00:43:07des différents services
00:43:09du ministère
00:43:10de l'agriculture
00:43:10pour être en capacité
00:43:12de vacciner
00:43:13dans les toutes
00:43:13prochaines heures
00:43:14bien
00:43:18je voudrais évoquer
00:43:19la question
00:43:19des contrôles
00:43:20renforcés
00:43:21pour enrayer
00:43:22la propagation
00:43:22de la maladie
00:43:24les contrôles
00:43:25de police
00:43:25et de gendarmerie
00:43:26vont être
00:43:27considérablement
00:43:28renforcés
00:43:29afin d'éviter
00:43:30que la maladie
00:43:31ne se propage
00:43:31dans des zones
00:43:32qui en sont
00:43:33pour l'instant
00:43:33indemnes
00:43:34nous appelons
00:43:36le gouvernement
00:43:37appel à la responsabilité
00:43:39collective
00:43:39et individuelle
00:43:41pour éviter
00:43:42une catastrophe
00:43:42sanitaire
00:43:43qui pourrait être
00:43:45fatale
00:43:45à l'agriculture
00:43:46et à l'élevage
00:43:47français
00:43:47je rappelle
00:43:48qu'en France
00:43:49la France
00:43:50c'est un très
00:43:50grand pays
00:43:51d'élevage
00:43:51nous sommes
00:43:52fiers
00:43:53de notre élevage
00:43:55français
00:43:5516 millions
00:43:56de têtes
00:43:56de bovins
00:43:57donc il est
00:43:59important
00:44:00qu'on protège
00:44:01les élevages
00:44:03de la zone
00:44:03en question
00:44:04mais aussi
00:44:05l'ensemble
00:44:06des élevages
00:44:07français
00:44:08donc les contraventions
00:44:09encourues
00:44:10pour le transport
00:44:11illégal
00:44:12de bovins
00:44:12sont importantes
00:44:15elles sont
00:44:16de 750 euros
00:44:17d'amende
00:44:18par bovin
00:44:18transporté
00:44:19et les contrevenants
00:44:21sont passibles
00:44:22de poursuites
00:44:23pénales
00:44:24autre point
00:44:27très important
00:44:27parce qu'il nous faut
00:44:28nous placer
00:44:29dans une perspective
00:44:30d'avenir
00:44:31on sortira
00:44:32de cette crise
00:44:33sanitaire
00:44:33un plan
00:44:35de soutien
00:44:35et de reconstitution
00:44:37pour assurer
00:44:38l'avenir
00:44:38de l'élevage
00:44:39du sud-ouest
00:44:39sera mis en place
00:44:41le gouvernement
00:44:42a décidé
00:44:42d'un fonds
00:44:43de soutien
00:44:44de plus de
00:44:4410 millions
00:44:45d'euros
00:44:45qui sera
00:44:46destiné
00:44:47au soutien
00:44:48direct
00:44:48aux petits
00:44:49éleveurs
00:44:50aux petits
00:44:51élevages
00:44:52des zones
00:44:52touchées
00:44:53à la fois
00:44:54des exonérations
00:44:55de charges
00:44:55sociales
00:44:56et fiscales
00:44:57et puis également
00:44:58un soutien
00:44:59financier
00:45:02pour les éleveurs
00:45:03qui seraient
00:45:04les plus en difficulté
00:45:05du fait
00:45:05de l'arrivée
00:45:07de la maladie
00:45:07en complément
00:45:08de ces mesures
00:45:09pour les élevages
00:45:10qui auront été
00:45:11touchés
00:45:12par le virus
00:45:12et qui auront
00:45:14perdu leur cheptel
00:45:15nous avons mis en place
00:45:16bien sûr
00:45:17les indemnisations
00:45:18de pertes
00:45:18de cheptel
00:45:19l'indemnisation
00:45:20des pertes économiques
00:45:22la désinfection
00:45:23des bâtiments
00:45:24d'élevage
00:45:24et également
00:45:25je le précise
00:45:27parce que c'est une mesure
00:45:28qui était très attendue
00:45:29une défiscalisation
00:45:31des indemnités
00:45:32qui auront été
00:45:33versées
00:45:34je voulais
00:45:37également vous dire
00:45:38que cette affaire
00:45:39se joue aussi
00:45:40au niveau
00:45:40européen
00:45:41la France a construit
00:45:42la solidité
00:45:43de son modèle sanitaire
00:45:44depuis 70 ans
00:45:45il est très important
00:45:47que nous conservions
00:45:48une parfaite crédibilité
00:45:49par rapport
00:45:50à nos partenaires
00:45:51vers lesquels
00:45:52nous exportons
00:45:53nos bovins
00:45:53qui sont très appréciés
00:45:55notamment dans deux pays
00:45:56de l'Union Européenne
00:45:56que sont l'Italie
00:45:58et l'Espagne
00:45:59et là
00:45:59nous allons
00:46:00évidemment
00:46:01avec mon collègue
00:46:03Nicolas Faurissier
00:46:04avec Benjamin Haddad
00:46:06le ministre
00:46:06des Affaires Européennes
00:46:09intensifier
00:46:10nos relations diplomatiques
00:46:11à la fois en bilatéral
00:46:13avec nos homologues
00:46:14italiens
00:46:15et espagnols
00:46:16et puis également
00:46:17avec l'Union Européenne
00:46:19pour bien
00:46:20cadrer
00:46:21malgré la situation
00:46:25dans laquelle nous sommes
00:46:25et parce que nous y faisons face
00:46:27avec détermination
00:46:28et ce que je vous ai dit
00:46:30sur le déploiement
00:46:31de la vaccination
00:46:31en tant qu'exemple
00:46:32et bien
00:46:33nous avons à démontrer
00:46:34que nous pouvons
00:46:36continuer
00:46:37d'exporter
00:46:38les animaux
00:46:39de notre pays
00:46:40qui sont évidemment
00:46:41dans des zones
00:46:42indemnes
00:46:43et c'est le travail
00:46:45diplomatique
00:46:45que nous allons
00:46:46d'ores et déjà
00:46:47engager
00:46:48voilà
00:46:49les quelques éléments
00:46:50que je voulais
00:46:51vous délivrer
00:46:51le travail intégral
00:46:52intégral
00:46:52et systématique
00:46:53est toujours la doctrine
00:46:54ce soir
00:46:55lorsqu'il y a
00:46:56un animal repéré
00:46:57avec le virus
00:46:58alors vous le savez
00:46:59les éleveurs
00:47:00d'Occitanie
00:47:02et singulièrement
00:47:04ceux de l'Ariège
00:47:05ont proposé
00:47:07un protocole alternatif
00:47:09bon
00:47:09ils nous l'ont
00:47:11transmis
00:47:12il est à expertise
00:47:14et pour
00:47:15convaincre
00:47:17que le gouvernement
00:47:18est dans une position
00:47:19de dialogue
00:47:21et d'écoute
00:47:21avec ces éleveurs
00:47:22dont il faut bien
00:47:24comprendre
00:47:25à quel point
00:47:26ce qui leur arrive
00:47:28lorsqu'ils perdent
00:47:28leur cheptel
00:47:29est une souffrance
00:47:31immense
00:47:31parce que
00:47:34ce sont plus
00:47:36que des outils
00:47:36qui travaillent
00:47:37ils ont des liens
00:47:38très particuliers
00:47:40avec leur cheptel
00:47:42et la perte
00:47:43d'un cheptel
00:47:44est une douleur
00:47:45et d'ailleurs
00:47:46dans son histoire
00:47:47la France
00:47:48a toujours
00:47:48vaincu
00:47:50les grandes épisodies
00:47:51et nous vaincrons
00:47:52aussi celle-ci
00:47:53donc devant les mois
00:47:54qu'a suscité
00:47:55l'abattage
00:47:59de certains troupeaux
00:48:00les éleveurs
00:48:02notamment de l'Ariège
00:48:03ont proposé
00:48:03ce protocole
00:48:04et pour montrer
00:48:06que nous sommes
00:48:06attentifs
00:48:08à eux
00:48:09et à leurs propositions
00:48:10j'ai décidé
00:48:12la mise en place
00:48:13d'une cellule
00:48:15de dialogue
00:48:16scientifique
00:48:17qui comprendra
00:48:19cinq représentants
00:48:21du monde
00:48:21de l'élevage
00:48:22du sud-ouest
00:48:23des présidents
00:48:24de chambres
00:48:25d'agriculture
00:48:26un représentant
00:48:29du GDS
00:48:32le groupement
00:48:33de défense
00:48:34sanitaire
00:48:35un élu
00:48:36régional
00:48:37et puis
00:48:38du côté
00:48:39des scientifiques
00:48:40le ministère
00:48:42de l'agriculture
00:48:43demandera
00:48:45à des organismes
00:48:47reconnus
00:48:48pour leur expertise
00:48:49en matière
00:48:49de santé
00:48:50animale
00:48:51de dialoguer
00:48:52avec ces éleveurs
00:48:53d'expertiser
00:48:54d'expertiser leurs propositions
00:48:55sachant que notre
00:48:57seule boussole
00:48:57c'est d'avoir
00:48:58un système
00:49:00qui soit
00:49:00robuste
00:49:01en matière de protection
00:49:02contre la maladie
00:49:04est-ce qu'on sait
00:49:05aujourd'hui
00:49:06à quel délai
00:49:07ces 750 000
00:49:08bovins
00:49:09sur ces huit départements
00:49:10d'Occitanie
00:49:10seront vaccinés
00:49:12est-ce que vous avez
00:49:13une date butoir
00:49:14aujourd'hui
00:49:14à nous annoncer
00:49:15une date butoir
00:49:16je vous ai donné
00:49:17l'exemple
00:49:18de l'Ariège
00:49:19avec
00:49:19alors pour les 750 000
00:49:22nous allons
00:49:22vraiment
00:49:23démultiplier
00:49:24les forces
00:49:25et le préfet
00:49:26qui a été chargé
00:49:27par le premier ministre
00:49:28de coordonner
00:49:29l'opération
00:49:30en lien avec
00:49:31les préfets
00:49:31de département
00:49:32et le préfet
00:49:33de la région
00:49:33Occitanie
00:49:34voilà je vous présente
00:49:35notre préfet
00:49:36coordonnateur
00:49:37le monsieur
00:49:37vaccination
00:49:38contre la dermatose
00:49:40donc là
00:49:42voilà
00:49:43d'ici
00:49:44un temps
00:49:46très bref
00:49:47le département
00:49:48de l'Ariège
00:49:49sera vacciné
00:49:50nous nous y sommes
00:49:51engagés
00:49:51parce que l'Ariège
00:49:52évidemment a connu
00:49:53un moment un peu
00:49:54traumatique
00:49:55il y a quelques jours
00:49:56mais il en est de même
00:49:58pour tous les départements
00:49:59du sud-ouest
00:50:00alors vous dire
00:50:01exactement
00:50:02je crains de vous donner
00:50:03une date précise
00:50:04parce que dès lors
00:50:04que je vous donnerai
00:50:05une date très précise
00:50:06mais enfin
00:50:07dans les semaines
00:50:08qui viennent
00:50:09il faut que
00:50:10l'intégralité
00:50:11du cheptel
00:50:12soit vacciné
00:50:13et nous
00:50:14nous y employons
00:50:15merci beaucoup
00:50:16madame la ministre
00:50:17voilà donc pour cette
00:50:19allocution
00:50:19d'Annie Genevard
00:50:21la ministre de l'agriculture
00:50:22qui annonce plusieurs choses
00:50:22ce soir
00:50:23accélération de la vaccination
00:50:24dans le sud-ouest
00:50:26750 000 animaux
00:50:28doivent être vaccinés
00:50:29dans les jours qui viennent
00:50:30notamment avec le renfort
00:50:31vétérinaire de l'armée
00:50:32contrôle renforcé
00:50:33de la police
00:50:34et de la gendarmerie
00:50:35sur les transports
00:50:36d'animaux
00:50:36on sait que c'est comme ça
00:50:37également que le virus circule
00:50:38plan de soutien
00:50:39à la filière
00:50:40qui est aujourd'hui
00:50:40touchée par cette maladie
00:50:42de 10 millions d'euros
00:50:43et puis
00:50:44sur le point
00:50:45qui est sans doute
00:50:45le plus sensible
00:50:46sur le protocole alternatif
00:50:48sur l'abattage
00:50:49systématique
00:50:50des troupeaux
00:50:51et bien ce protocole
00:50:52va être examiné
00:50:53par des représentants
00:50:54des éleveurs
00:50:55des chambres
00:50:56d'agriculture
00:50:57et des scientifiques
00:50:58elle ne revient pas
00:50:59donc aujourd'hui
00:51:00sur la règle de l'abattage
00:51:01systématique
00:51:01des troupeaux
00:51:02qui a mis le feu
00:51:03au poudre
00:51:03mais une sorte
00:51:05de conclave
00:51:06pour réfléchir
00:51:06à cette question
00:51:07Thomas Gibert
00:51:08porte-parole
00:51:09de la confédération
00:51:09paysanne
00:51:10c'était l'une
00:51:11de vos revendications
00:51:12ce protocole alternatif
00:51:14est-ce que vous estimez
00:51:15que vous avez été entendu ?
00:51:16Non malheureusement
00:51:17on est atterré
00:51:18de ces annonces
00:51:20car on voit bien
00:51:21que la ministre
00:51:22ne choisit pas
00:51:23la sortie de crise
00:51:24elle répond
00:51:25à aucune
00:51:26de nos deux
00:51:27revendications principales
00:51:29qui je le rappelle
00:51:29est l'ouverture
00:51:31vaccinale
00:51:31sur l'ensemble
00:51:32du territoire
00:51:33qui permettra
00:51:34du coup
00:51:35la fin
00:51:36de l'abattage total
00:51:37grâce à l'immunité
00:51:38collective
00:51:39et là
00:51:39clairement
00:51:40on ne voit pas
00:51:41d'autre solution
00:51:42que de durcir
00:51:44le mouvement
00:51:44de continuer
00:51:45à appeler
00:51:46les blocages
00:51:46partout en France
00:51:47vous n'irez pas
00:51:48dans ce comité
00:51:48discuter
00:51:49de ce protocole alternatif
00:51:50peut-être qu'on ira
00:51:52à ce comité
00:51:54mais en fait
00:51:54peu importe
00:51:55pour l'instant
00:51:56c'est pas ça
00:51:56qu'on revendique
00:51:57ce qu'on revendique
00:51:58c'est l'élargissement
00:51:58sur le territoire
00:51:59dans son ensemble
00:52:01puisqu'on a besoin
00:52:02d'être sûr
00:52:04que le vigneron russe
00:52:05ne s'étend pas
00:52:06et là
00:52:07pour l'instant
00:52:07ce n'est pas le cas
00:52:09et donc
00:52:09et clairement
00:52:11on se fout
00:52:12on se fout de nous
00:52:13et clairement
00:52:14on va continuer
00:52:15on va continuer
00:52:16à se battre
00:52:16on va continuer
00:52:17ce bras de fer
00:52:17et on lâchera rien
00:52:18même s'il faut continuer
00:52:20à bloquer
00:52:20pendant les fêtes
00:52:21David Quinte
00:52:21votre réaction
00:52:22aux annonces
00:52:22d'Annie Genevard
00:52:23écoutez moi
00:52:24comme je l'ai dit
00:52:25tout à l'heure
00:52:26le préalable
00:52:27à toute discussion
00:52:28sur une éventuelle
00:52:30relâche
00:52:32sur l'abattage total
00:52:33c'était le déploiement
00:52:35d'une immunité
00:52:35sur le vaccinal
00:52:39la stratégie
00:52:42la stratégie
00:52:43avec une bande
00:52:44entre guillemets
00:52:46de tampons
00:52:46entre le cœur
00:52:49des foyers
00:52:49et la zone
00:52:51indemne
00:52:52est un premier pas
00:52:53il me semble
00:52:54et moi je souhaite
00:52:56que cette stratégie
00:52:57elle porte ses fruits
00:52:58on pourra
00:53:00envisager
00:53:02éventuellement
00:53:03une modification
00:53:04de la stratégie
00:53:06dès lors qu'on aura
00:53:07cette immunité vaccinale
00:53:08il me semble
00:53:08que le fait
00:53:09de vacciner rapidement
00:53:10ça va dans ce sens là
00:53:12Merci à tous les deux
00:53:13cette intervention
00:53:14de la ministre
00:53:14a été suivie
00:53:15évidemment par les agriculteurs
00:53:17qui bloquent
00:53:17les routes
00:53:18les autoroutes
00:53:19un peu partout en France
00:53:20c'est le cas
00:53:20du côté de la Nationale 12
00:53:22dans les Yvelines
00:53:23en région parisienne
00:53:24où nous attend
00:53:25Naoufel El-Kawafi
00:53:26intervention suivie
00:53:28à vos côtés
00:53:28je suppose que tout le monde
00:53:29était sur son téléphone
00:53:30autour de vous
00:53:31Absolument
00:53:33d'ailleurs on est en train
00:53:34de parler
00:53:34de cette allocution
00:53:35donc des prises de parole
00:53:37de la ministre
00:53:37de l'agriculture
00:53:38c'est vrai que tout le monde
00:53:39était sur son téléphone
00:53:40pour la suivre
00:53:40beaucoup d'attentes
00:53:42de cette prise de parole
00:53:44de cette deuxième réunion
00:53:46des annonces ont été faites
00:53:47la question maintenant
00:53:48c'est de savoir
00:53:48est-ce que c'est suffisant
00:53:49on va justement poser
00:53:50la question
00:53:51à Mathieu
00:53:52vous êtes éleveur bovin
00:53:55racontez-moi
00:53:55il y a eu des annonces
00:53:56qui ont été faites
00:53:57notamment concernant
00:53:58l'accélération
00:53:58de la vaccination
00:53:59pour les bovins
00:54:01est-ce que vous
00:54:02c'est suffisant
00:54:02ou est-ce qu'il en faut
00:54:03encore un peu plus
00:54:04non bah c'est déjà
00:54:06un bon début
00:54:06c'est déjà un bon début
00:54:08après c'est déjà
00:54:09très bien qu'elle ait
00:54:10pris la parole
00:54:10moi je trouve ça très bien
00:54:12c'est grâce à ça
00:54:12qu'on va résoudre le problème
00:54:13en discutant
00:54:15avec les élus
00:54:16en faisant remonter
00:54:17ce qui se passe
00:54:18sur le terrain
00:54:18ce que les éleveurs
00:54:19vivent dans leur élevage
00:54:21après nous
00:54:21dans l'île de France
00:54:22on n'est pas encore
00:54:23impacté par ça
00:54:23mais je pense que c'est bien
00:54:24déjà de faire une prise de parole
00:54:27je pense que ça aurait été mieux
00:54:27qu'elle le fasse
00:54:28dès le départ
00:54:28il aurait fallu gérer ça
00:54:30dès le départ comme ça
00:54:30de ne pas paniquer
00:54:32de vraiment rencontrer
00:54:35les éleveurs
00:54:36d'aller à la rencontre
00:54:36c'est déjà un début
00:54:37après c'est des promesses
00:54:38et on attend de voir
00:54:39les résultats
00:54:40après on va voir
00:54:41comment ça va se passer
00:54:42à la suite
00:54:42alors justement
00:54:43c'est un début
00:54:43des annonces ont été faites
00:54:44est-ce que ça va réussir
00:54:45à affaiblir
00:54:46calmer la colère
00:54:47des agriculteurs
00:54:48avec cette mobilisation
00:54:49ici par exemple
00:54:50ici on est vraiment loin
00:54:52encore de cette dermatose
00:54:53là franchement
00:54:53ici on n'est pas encore
00:54:54impacté dans l'île de France
00:54:55après là il faut
00:54:56dans les régions
00:54:57vraiment qui sont touchées
00:54:58je pense que
00:54:59c'est déjà le début
00:55:00de quelque chose
00:55:00mais je pense qu'il dit
00:55:02connaissant un peu
00:55:04la chose
00:55:05je pense que
00:55:06c'est pas encore assez
00:55:07pour eux
00:55:07enfin il va falloir régler
00:55:08ces histoires
00:55:09après je suis vraiment
00:55:11un peu déta
00:55:11moi là-bas
00:55:12je connais pas encore trop
00:55:13comment ça se règle
00:55:15là-bas
00:55:15au niveau des syndicats
00:55:17au niveau des élus
00:55:18tout ça
00:55:18je peux pas trop
00:55:19me prononcer là-dessus
00:55:20mais en tout cas
00:55:20c'est déjà bien
00:55:21qu'elle ait pris la parole
00:55:21déjà
00:55:22il aurait fallu le faire
00:55:22dès le départ
00:55:23merci beaucoup
00:55:24un bon début donc
00:55:25mais qui ne réussit pas
00:55:25à affaiblir
00:55:26donc la colère
00:55:27des agriculteurs
00:55:27qui continuent
00:55:28à se mobiliser
00:55:29ici la principale
00:55:30préoccupation
00:55:31c'est l'accord
00:55:31concernant le Mercosur
00:55:33et c'est la raison
00:55:33pour laquelle
00:55:34plusieurs d'entre eux
00:55:35vont se mobiliser
00:55:36une bonne partie
00:55:37de la soirée
00:55:37d'ailleurs
00:55:38certains se rendront
00:55:39à Bruxelles jeudi
00:55:40Naoufel Elkawafi
00:55:42merci à vous
00:55:42de même qu'à Caroline Bertolino
00:55:44qui est avec vous ce soir
00:55:45dans les Yvelines
00:55:46pour BFM TV
00:55:47Jean-Philippe Tanguy
00:55:47vous êtes resté avec nous
00:55:48vous avez suivi
00:55:49l'intervention
00:55:50de la ministre de l'agriculture
00:55:51est-ce qu'elle a raison
00:55:52Annie Gennevard
00:55:53de ne pas lâcher
00:55:54sur la question
00:55:55de l'abattage systématique
00:55:56des troupeaux
00:55:57qui est le point
00:55:58de crispation
00:55:58de cette crise
00:55:59le sujet d'abord
00:56:01excusez-moi
00:56:01c'est les vaccins
00:56:03il se trouve que
00:56:04le député de l'eau
00:56:05de Julien Rancoule
00:56:06pour le Rassemblement National
00:56:06le 28 octobre
00:56:08avait demandé
00:56:08la vaccination
00:56:09de l'eau
00:56:10des Pyrénées-Orientales
00:56:11et de la Riege
00:56:12donc ce gouvernement
00:56:13a toujours une bataille
00:56:14de retard
00:56:14si vous voulez
00:56:15sur ces trois départements
00:56:16nous avons sept députés
00:56:17sur neuf
00:56:18pour le Rassemblement National
00:56:19donc le retour de terrain
00:56:20était très clair
00:56:21nous avions dit
00:56:22qu'il fallait le faire
00:56:23on nous a encore
00:56:24traité avec mépris
00:56:25en expliquant que c'était
00:56:25du populisme
00:56:26de l'alarmisme
00:56:27et si on avait écouté
00:56:28le message
00:56:30des éleveurs
00:56:31d'Occitanie
00:56:31à travers les députés
00:56:32Rassemblement National
00:56:33écoutez je suis désolé
00:56:34on n'en serait
00:56:35objectivement pas là
00:56:35parce qu'on aurait eu
00:56:36le temps de vacciner
00:56:37puisqu'il faut un mois
00:56:38pour que le vaccin
00:56:39soit efficace
00:56:40donc 28 octobre
00:56:4028 novembre
00:56:41on n'aurait pas
00:56:42mais pendant un mois
00:56:43l'épidémie aurait continué
00:56:44partout
00:56:44y compris dans les
00:56:45les 100 foyers
00:56:46où elle a pu être arrêtée
00:56:47jusqu'à présent
00:56:48avec l'abattage
00:56:49mais c'est pas
00:56:50contradictoire
00:56:51monsieur ce que je vous dis
00:56:52là je vous dis
00:56:52on parle de la vaccination
00:56:53l'essentiel des mesures
00:56:54annoncées ce soir
00:56:55par madame Genevar
00:56:56c'était annoncer
00:56:57des vaccinations
00:56:58qui d'ailleurs étaient déjà
00:56:59prévues dans leur nombre
00:57:01et de dire que
00:57:02c'est pas parce qu'il y a
00:57:03la ministre
00:57:03et leur seule nouveauté
00:57:05c'est de sortir
00:57:05la ministre des armées
00:57:06pour nous expliquer
00:57:07que l'armée va prêter
00:57:08moins fort pour faire croire
00:57:09que le gouvernement
00:57:09fait quelque chose
00:57:10de différent
00:57:10il n'y a rien de différent
00:57:11quand l'ANSES
00:57:12qui est quand même
00:57:13une agence un peu sérieuse
00:57:14l'agence de sécurité
00:57:15dit
00:57:16sans l'abattage systématique
00:57:18comme première des conditions
00:57:20y compris avec une vaccination
00:57:21localisée
00:57:22on n'y arrivera pas
00:57:23vous considérez
00:57:24que l'ANSES se plante
00:57:25non mais moi je ne le suis pas
00:57:26et les déclarations
00:57:27du Rassemblement National
00:57:28sur cette question
00:57:28ma première question
00:57:30elle était sur l'abattage
00:57:31systématique
00:57:31oui mais je comprends monsieur
00:57:32mais excusez-moi
00:57:32l'intervention de madame Genevar
00:57:33c'était sur les vaccins
00:57:34et je suis désolé
00:57:36nous avons 7 députés
00:57:37sur le territoire
00:57:37qui font leur travail
00:57:38et je pense que c'est quand même
00:57:39important de signaler
00:57:40à ceux qui nous regardent
00:57:41que le 28 octobre
00:57:42on avait demandé
00:57:43ce que madame Genevar
00:57:44fait le mi-décembre
00:57:46voilà excusez-moi
00:57:47donc c'est trop facile
00:57:48si vous voulez
00:57:48de toujours venir derrière
00:57:49en expliquant
00:57:50qu'on rattrape les erreurs
00:57:51des autres
00:57:51c'était évitable
00:57:53voilà ce qui s'est passé
00:57:54était évitable
00:57:55par une vaccination
00:57:55au moment où on l'a signalé
00:57:57mais ce gouvernement
00:57:57mais la vaccination
00:57:58sans l'abattage des troupes
00:57:59n'aurait pas eu le même effet
00:58:00que ce qui s'est passé
00:58:00je vais répondre à votre question
00:58:01parce que c'est le même problème
00:58:02ce gouvernement
00:58:03n'écoute personne
00:58:05ils n'écoutent pas les paysans
00:58:07ils n'écoutent pas les éleveurs
00:58:08ils n'écoutent pas les députés
00:58:09quelle que soit leur étiquette politique
00:58:10d'ailleurs y compris
00:58:10leurs propres députés
00:58:12mais en particulier
00:58:12le Rassemblement National
00:58:14ils pensent toujours tout savoir
00:58:15nous on ne sait pas tout
00:58:16donc moi je ne sais pas
00:58:17à la place de l'ANSES
00:58:18et donc vous faites confiance
00:58:19à l'ANSES par exemple
00:58:20quand elle dit
00:58:20il faut abattre systématiquement
00:58:21les troupes
00:58:22les deux
00:58:22c'est la position du RN
00:58:23les deux
00:58:24c'est-à-dire qu'il faut
00:58:24une concertation
00:58:25une vraie concertation
00:58:27pour arriver à une position
00:58:28qui réunisse tout le monde
00:58:30les éleveurs font ce métier
00:58:31de manière immémorielle en France
00:58:33ils savent travailler
00:58:33ils savent écouter
00:58:34s'il y a des décisions difficiles
00:58:35c'est important
00:58:37c'est pas les partis politiques
00:58:38qui savent ça monsieur
00:58:39c'est-à-dire la démocratie
00:58:40c'est pas que les partis politiques
00:58:41j'ai entendu des déclarations du RN
00:58:42ces derniers jours
00:58:43dire il ne faut pas abattre
00:58:44systématiquement les troupes
00:58:44non vous n'avez pas entendu ça
00:58:45j'ai mal entendu
00:58:46oui vous avez mal entendu
00:58:46vous soutenez l'abattage des troupeaux
00:58:48on soutient le fait
00:58:50et la vaccination
00:58:50la vaccination
00:58:51mais surtout
00:58:52qu'il faut faire confiance
00:58:54à la concertation
00:58:55et ce qui s'est passé
00:58:56en Ariège
00:58:56la méthode odieuse
00:58:57brutale
00:58:58qui a été utilisée
00:58:59c'est parce que ce gouvernement
00:58:59n'écoute pas
00:59:03confronter les opinions
00:59:04et arriver à des solutions
00:59:05pourquoi est-ce que
00:59:06je suis élu Picard
00:59:08région d'élevage
00:59:09s'il en est
00:59:10le problème de l'élevage
00:59:13aujourd'hui
00:59:13c'est qu'ils sont persuadés
00:59:15et de mon point de vue
00:59:15à juste raison
00:59:16que l'Union Européenne
00:59:17et le gouvernement
00:59:18veut que l'élevage français
00:59:20s'affaiblisse
00:59:21ne soit plus aussi fort
00:59:22demain
00:59:23qu'il était aujourd'hui
00:59:24c'est aussi vrai pour la viande
00:59:25c'est vrai pour le lait
00:59:26c'est vrai pour la volaille
00:59:28qui est quasiment disparue
00:59:29en France
00:59:29les éleveurs
00:59:31on savent
00:59:32que ce gouvernement
00:59:33ne les soutient pas
00:59:34et que l'Union Européenne
00:59:34ne soutient pas
00:59:35l'élevage français
00:59:36donc cette crise
00:59:36elle naît dans
00:59:37l'absence de confiance
00:59:39entre le gouvernement
00:59:40et nos paysans
00:59:41absence de confiance justifiée
00:59:42parce que ce gouvernement
00:59:43promet beaucoup
00:59:44et ne fait rien
00:59:45ou est toujours à la remorque
00:59:46on voit bien
00:59:46même l'indemnisation
00:59:47ce que promet Mme Gennevard
00:59:49c'est des choses
00:59:49qui auraient dû être faites
00:59:50avant
00:59:51tant mieux
00:59:52on voit aussi Jean-Philippe
00:59:52mais voyez bien
00:59:54et le Mercosur c'est pareil
00:59:55on voit bien que la mobilisation
00:59:56on voit bien que la mobilisation
00:59:58sur le terrain
00:59:58c'est pas que
00:59:59laissez-moi quand même
01:00:00poser des questions
01:00:01de temps en temps
01:00:01ce sera peut-être plus simple
01:00:02pour cette question
01:00:03mais je sens que vous alliez
01:00:04partir tout de suite
01:00:04sur le Mercosur
01:00:05Emmanuel Macron dit
01:00:06ces derniers jours
01:00:07le compte n'y est pas
01:00:08on sait que Ursula von der Leyen
01:00:09la présidente de la commission
01:00:10souhaite signer
01:00:12cet accord de libre-échange
01:00:13avec l'Amérique latine
01:00:14que peut faire la France ?
01:00:16la politique de la chaise vide
01:00:17et du porte-monnaie vide
01:00:18c'est-à-dire ?
01:00:19c'est-à-dire que
01:00:20ce que fait le général de Gaulle
01:00:21le compromis de Luxembourg
01:00:22qui est toujours
01:00:23potentiellement en vigueur
01:00:25c'est que quand
01:00:25un intérêt vital
01:00:26d'un pays est concerné
01:00:27on bloque
01:00:27mais si la France
01:00:28ne vient pas à la Réunion
01:00:29l'accord est signé
01:00:31non mais si on ne paye pas
01:00:32il n'y a plus d'Union Européenne
01:00:32donc il faut que la France
01:00:34menace de ne plus
01:00:35financer l'Europe
01:00:36bien sûr
01:00:36si elle n'obtient pas
01:00:38oui vous savez
01:00:39là on va verser
01:00:4030 milliards d'euros
01:00:40on va avoir même pas 15
01:00:41donc ça fait entre 15
01:00:43et 20 milliards d'euros
01:00:44de négociations
01:00:44c'est beaucoup
01:00:45mais est-ce que par exemple
01:00:46vous en avez parlé
01:00:48avec Giorgia Meloni
01:00:49dont le rôle dans cette affaire
01:00:50peut être primordial
01:00:51parce que si elle bascule
01:00:52du côté de la France
01:00:52vous avez raison
01:00:54ça pourrait peut-être
01:00:55créer le début
01:00:56d'une minorité de blocage
01:00:57est-ce que
01:00:57vous avez décroché
01:00:59pour savoir ce qu'en dit
01:01:00votre allié en Europe
01:01:00le Rassemblement National
01:01:02ne prend jamais
01:01:03comment dire
01:01:03par derrière
01:01:04la diplomatie française
01:01:05nous on ne fait pas
01:01:06d'ingérence
01:01:07et on ne fait pas
01:01:07de diplomatie de couloir
01:01:08mais vous pourriez dire
01:01:10lui lancer un appel
01:01:11en disant
01:01:11Giorgia rejoins nous
01:01:12il y a des discussions
01:01:13entre les députés français
01:01:14au Parlement européen
01:01:15et les députés italiens
01:01:16de toute la coalition
01:01:17de la Mélonie sans doute
01:01:18mais il n'y a pas
01:01:19une diplomatie parallèle
01:01:20en France
01:01:20ça ça n'existe pas
01:01:21ça c'est dans les fantasmes
01:01:22du gouvernement
01:01:23Marine Le Pen
01:01:24et Jordan Bardella
01:01:25respectent la diplomatie française
01:01:26et ce n'est pas
01:01:27un parti politique d'opposition
01:01:28de faire des négociations
01:01:29politiques, diplomatiques
01:01:30dans le dos de la France
01:01:30dans ce cas-là
01:01:31c'est la catastrophe
01:01:33le problème
01:01:33excusez-moi
01:01:33je vous rappelle quand même
01:01:34les conditions
01:01:35les relations
01:01:35de Emmanuel Macron
01:01:37avec le gouvernement italien
01:01:38sont exécrables
01:01:39puisque quand vous faites campagne
01:01:40en permanence
01:01:41en diabolisant
01:01:42le gouvernement italien
01:01:43c'est difficile de demander
01:01:44si M. Fauvel
01:01:45c'est pas pour ça
01:01:45qu'elle n'est pas alignée
01:01:46sur la position sur Mercosur
01:01:47c'est pas Emmanuel Macron
01:01:48qui est responsable
01:01:49je le dis avec grand regret
01:01:50mais le fait
01:01:50contrairement à Jacques Chirac
01:01:51qui cultivait des amitiés
01:01:53à travers le monde
01:01:54M. Macron
01:01:54cultive les inimitiés
01:01:56pour pas dire
01:01:56l'adversité
01:01:57à travers le monde
01:01:58et au sein de l'Europe
01:01:58faisant des leçons
01:01:59à tout le monde
01:01:59je pense qu'il n'y a pas
01:02:00beaucoup de gens
01:02:00aujourd'hui malheureusement
01:02:01qui veulent aider
01:02:02Emmanuel Macron
01:02:02je m'en fiche
01:02:03mais le gouvernement français
01:02:04et la France
01:02:04ça me fait de la peine
01:02:05parce qu'un peuple frère
01:02:06comme l'Italie
01:02:07je pense qu'on pourrait
01:02:08compter dessus
01:02:08on va parler des municipales
01:02:10dans un instant
01:02:10un mot simplement
01:02:11sur le budget
01:02:12le budget de la sécu
01:02:13a été définitivement adopté
01:02:14je crois que vous étiez
01:02:14à l'Assemblée nationale
01:02:15cet après-midi
01:02:16aujourd'hui
01:02:17maintenant c'est le budget
01:02:18de l'État
01:02:19qui arrive
01:02:19en un mot simplement
01:02:20est-ce que vous faites partie
01:02:21de ceux qui disent
01:02:22au gouvernement
01:02:22sur le budget de l'État
01:02:23qu'on en finisse
01:02:24ressortez le 49-3
01:02:26et faites adopter
01:02:28ce budget
01:02:29ou est-ce que vous considérez
01:02:30qu'il faut un autre chemin
01:02:32il fait surtout
01:02:32qu'il ne faut mieux pas
01:02:33de budget
01:02:33que ces budgets dégueulasses
01:02:35qui font des impôts
01:02:36et de la dette
01:02:36là je ne sais pas
01:02:37si on se rend compte
01:02:37on a voté
01:02:38enfin ils ont voté
01:02:39nos adversaires ont voté
01:02:4024,5 milliards de déficit
01:02:43de la sécurité sociale
01:02:44alors qu'il n'y a pas
01:02:44de crise économique
01:02:45on n'a jamais vu ça
01:02:45de la 5ème République
01:02:46donc en fait
01:02:48et surtout l'endettement
01:02:49des Français
01:02:50leur place
01:02:50pour rester en place
01:02:52pour ne pas aller
01:02:52à la dissolution
01:02:53et se soumettre
01:02:54au jugement des Français
01:02:55ils achètent
01:02:56c'est littéralement
01:02:57de l'achat de voix
01:02:57ce qui se passe
01:02:58et tout le monde
01:02:58trouve ça formidable
01:02:59j'ai vu par exemple
01:03:00la couverture médiatique
01:03:01sur ce qui s'est passé au Sénat
01:03:03le Sénat
01:03:03qui a aggravé le déficit
01:03:05de 20 milliards d'euros
01:03:06en nous expliquant
01:03:07qu'ils allaient faire le contraire
01:03:08car augmente les impôts
01:03:09par rapport à l'année dernière
01:03:10augmente les dépenses
01:03:11on n'en a pas assez parlé
01:03:12mais non c'est le contraire
01:03:13toute la couverture médiatique
01:03:14c'est formidable
01:03:14le Sénat a trouvé un accord
01:03:15mais un accord
01:03:16à 0,5 points de déficit
01:03:18c'est-à-dire 20 milliards
01:03:19alors qu'on est déjà
01:03:20en crise budgétaire
01:03:21et en fait
01:03:21il y a une espèce
01:03:22d'oligarchie à Paris
01:03:23qui veut absolument
01:03:24que ses budgets passent
01:03:25et se lavent les mains
01:03:26des conséquences
01:03:26moi je n'accepte pas
01:03:27qu'on fasse payer
01:03:28aux Françaises et aux Français
01:03:29la facture
01:03:29de tous ces incapables
01:03:30Jean-Philippe Tanguy
01:03:31on est à 3 mois
01:03:32moins un jour
01:03:33du premier tour
01:03:34si j'ai bien compté
01:03:35des élections municipales
01:03:37Raphaël Grabli
01:03:37nous rejoint
01:03:38parce que vous savez
01:03:39que lors du dernier
01:03:39grand scrutin en France
01:03:40les législatives
01:03:42il y avait eu
01:03:44au RN
01:03:45qui ont ensuite été écartés
01:03:47après des propos
01:03:47qu'on va qualifier
01:03:49de sulfureux
01:03:49Raphaël
01:03:50re-bonsoir
01:03:52re-bienvenue sur ce plateau
01:03:53aujourd'hui encore
01:03:55certains candidats RN
01:03:56posent question
01:03:57oui et notamment
01:03:58une candidate
01:03:58que vous devez connaître
01:03:59Jean-Philippe Tanguy
01:04:00Nathalie Aubert
01:04:01qui est candidate
01:04:02à Colmar
01:04:03Jean-Philippe Tanguy
01:04:03dit non
01:04:04elle était candidate
01:04:05aux législatives
01:04:06en 2024
01:04:07et un an plus tôt
01:04:08sur Facebook
01:04:09elle avait publié
01:04:11une parodie
01:04:11de Tintin au Congo
01:04:12montrant des bateaux
01:04:13de migrants
01:04:14avec le titre
01:04:15qu'on voit s'afficher
01:04:16le Congo
01:04:17chez Tintin
01:04:17alors la publication
01:04:18je le précise
01:04:19avait été supprimée
01:04:21après un article
01:04:21de libération
01:04:22autre candidat
01:04:24au municipal RN
01:04:25Christian Pérez
01:04:26il est candidat
01:04:26à Concarneau
01:04:27il était aussi d'ailleurs
01:04:28candidat en 2024
01:04:30et en 2022
01:04:31il publie un message
01:04:32sur Facebook
01:04:33j'ai cru voir
01:04:34des clandestins
01:04:34repartir chez eux
01:04:35et là
01:04:35c'était la pseudo
01:04:36équipe de France
01:04:38qui partait
01:04:38au Qatar
01:04:39comparé
01:04:41donc là
01:04:41il comparait
01:04:41l'équipe de France
01:04:42de football
01:04:43à des clandestins
01:04:45là encore
01:04:45la publication
01:04:46avait été supprimée
01:04:47je le précise
01:04:48pourquoi les avoir réinvestis
01:04:49monsieur Pérez
01:04:50il n'est pas réinvesti
01:04:51pour le coup
01:04:51je connais cet exemple
01:04:52puisque j'en ai parlé
01:04:52avec la commission
01:04:53c'est celui dont on voit
01:04:54les propos là
01:04:54sur l'équipe de France
01:04:55à l'instant
01:04:55il n'est pas réinvesti
01:04:56Mediapart
01:04:56parce que c'est Mediapart
01:04:57qui a fait
01:04:57ce papier
01:04:58ça c'est d'esté de presse
01:05:00celui-là
01:05:01donc lui n'est plus candidat
01:05:04l'exemple précédent
01:05:05je ne suis pas au courant
01:05:06mais moi je connais
01:05:06je crois le conseiller régional
01:05:08je crois qu'il est
01:05:09conseiller régional
01:05:09je connais
01:05:10c'est son visage
01:05:11qui me l'a rappelé
01:05:12je m'en excuse auprès d'elle
01:05:12de ne pas avoir
01:05:13tilté avec son nom
01:05:14je crois que le dossier
01:05:16avait été
01:05:16du coup l'affiche qu'on voit là
01:05:17on se rassemble
01:05:18rassemblons nous pour Concarneau
01:05:19c'est une ancienne affiche
01:05:20il y a quelques jours
01:05:21c'est intéressant
01:05:22moi on m'a dit
01:05:23qu'on m'a certifié
01:05:24ce réuni
01:05:24qu'il n'était pas investi
01:05:25autre candidat du RN
01:05:27en Corse
01:05:28cette fois à Bastia
01:05:29oui Nicolas Batini
01:05:30un identitaire corse
01:05:31de 32 ans
01:05:32qui a été condamné
01:05:32pour terrorisme
01:05:34à 8 ans de prison
01:05:34en 2016
01:05:35pour un attentat
01:05:36à la voiture bélier
01:05:37le 1er avril 2012
01:05:39contre la sous-préfecture
01:05:40de Corté
01:05:41en Haute-Corse
01:05:42une voiture
01:05:42qui contenait
01:05:43on le précise
01:05:43une bombe
01:05:43qui heureusement
01:05:44n'a pas explosé
01:05:45les sorties de prison
01:05:46en 2019
01:05:47il a rencontré
01:05:48Marine Le Pen
01:05:49en octobre dernier
01:05:49et depuis
01:05:50il a reçu
01:05:51le soutien du RN
01:05:53au municipal également
01:05:54là on parle de quelqu'un
01:05:55condamné pour terrorisme
01:05:56comment vous expliquez ça ?
01:05:58il a reconnu évidemment
01:05:59son erreur
01:06:00et il a payé sa dette
01:06:01à la société
01:06:01il n'est pas condamné à vie
01:06:02il n'y a plus de justice
01:06:03c'est quand même étrange
01:06:04d'ailleurs
01:06:05que ces procès
01:06:06parce que sans cesse
01:06:06pendant très longtemps
01:06:07on a fait le procès
01:06:07au Rassemblement National
01:06:08que même les personnes
01:06:09qui avaient payé
01:06:09leur dette à la société
01:06:11procès infondés
01:06:11il fallait payer de sa vie
01:06:13qui disait
01:06:13quelqu'un qui a un casier
01:06:14ne sera jamais candidat
01:06:15Jordan Bardella
01:06:16là il y en a un casier
01:06:17non mais c'était au cas par cas
01:06:18ben oui
01:06:19et s'il avait été condamné
01:06:20pour du terrorisme
01:06:21islamiste
01:06:22non mais
01:06:24écoutez moi
01:06:24je ne connais pas le dossier
01:06:25donc je ne vais pas refaire
01:06:26le procès de ce monsieur
01:06:27Raphaël l'a rappelé là
01:06:28non mais je ne vais pas refaire
01:06:28le procès de ce monsieur
01:06:29une bombe à l'arrière
01:06:30de la voiture
01:06:31qui n'a pas explosé
01:06:31ce jour-là
01:06:32il a reconnu
01:06:33c'était une bombe de gaz
01:06:34il a reconnu
01:06:34je crois que c'était
01:06:35une bombe de gaz
01:06:36c'est pas une bombe
01:06:37au sens
01:06:38il ne voulait pas
01:06:38si vous voulez
01:06:39atteindre à la vie des gens
01:06:40voilà c'est une
01:06:40moi évidemment
01:06:42je condamne
01:06:43tout mouvement violent
01:06:43tout mouvement
01:06:44de comment dire
01:06:45de terrorisme
01:06:46y compris régionaliste
01:06:47et a payé sa dette
01:06:48à la société
01:06:48voilà je ne peux pas
01:06:49vous dire autre chose
01:06:50je voudrais qu'on dise un mot
01:06:51d'un débat que vous avez relancé
01:06:53vous Jean-Philippe Tanguy
01:06:54je disais tout à l'heure
01:06:54vous êtes spécialiste du budget
01:06:55et pourtant on parle
01:06:56d'un autre sujet
01:06:57que vous avez relancé
01:06:58non c'est pas moi
01:06:58c'est le monde
01:06:59mais soit tout
01:06:59alors le monde a évoqué
01:07:01le fait que vous souhaitiez
01:07:02porter une loi
01:07:03pour ouvrir les maisons closes
01:07:04mais sous forme de coopératrices
01:07:06c'est pas des maisons closes en fait
01:07:07c'est quoi ?
01:07:09ce serait des établissements
01:07:09sécurisés coopératifs
01:07:13les maisons closes
01:07:13d'ailleurs je l'avais dit
01:07:13sur votre plateau
01:07:14la semaine dernière
01:07:15c'était pas un bon système
01:07:18c'était dans la plupart des cas
01:07:20en dehors d'un certain romantisme
01:07:21des établissements épouvantables
01:07:23d'exploitation humaine
01:07:24le but
01:07:25oui parce que le romantisme
01:07:25on l'a pas tout à fait
01:07:26ben si dans certains films
01:07:28ben si il y a une certaine culture
01:07:29il y a une certaine culture
01:07:31romantique un peu parisienne
01:07:33Toulouse-Lautrec
01:07:34où il y avait un peu
01:07:34une mythologie
01:07:35une mythologie de la maison close
01:07:37la réalité était très loin
01:07:38de cette mythologie
01:07:39c'était épouvantable
01:07:40il faut des lieux sécurisés
01:07:41la loi qui démalise les clients
01:07:42qui n'est pas très bien
01:07:42qui date de 2016
01:07:43il faudrait la supprimer
01:07:44vous dépénalisez les clients
01:07:46ils seraient plus punis
01:07:47forcément pour pouvoir
01:07:48aller dans ces maisons close
01:07:48oui parce que c'est pas
01:07:48les clients qui sont punis
01:07:49ce sont les personnes prostituées
01:07:51qui sont de plus en plus cachées
01:07:52de plus en plus
01:07:53comment dire
01:07:54insécurisées
01:07:55qui sont mises en danger
01:07:56le but est de créer
01:07:57des établissements coopératifs
01:07:58que les prostituées
01:07:59dirigeraient elles-mêmes
01:08:00donc il n'y aurait pas
01:08:01de mère mackerel
01:08:02ou de macro
01:08:03mais en légalisant
01:08:04la prostitution
01:08:04les clients seraient plus pu
01:08:05la prostitution aujourd'hui
01:08:06n'est pas illégale
01:08:07c'est la pénalisation des clients
01:08:08ça marche pas
01:08:09moi si ça avait marché
01:08:10je soutiendrais cette loi
01:08:12mais avec un argument comme ça
01:08:13on légalise le cannabis
01:08:13non parce que
01:08:14excusez-moi
01:08:15ça marche pas
01:08:15il y a plus en plus de fumeurs
01:08:16mais non
01:08:17parce que la prostitution
01:08:19si vous voulez
01:08:20ça concerne des personnes
01:08:21qui chaque jour
01:08:22se mettent en insécurité
01:08:24se mettent en danger
01:08:25avec des violences
01:08:26des viols
01:08:26malheureusement parfois
01:08:27des meurtres
01:08:28et sincèrement
01:08:29il y a aussi
01:08:30comment dire
01:08:30une déculpabilisation
01:08:31de la société
01:08:32sur la façon dont se traitaient
01:08:33ces femmes et ces hommes
01:08:34parce que quand il y a des violences
01:08:35contre les personnes prostituées
01:08:36il faut être honnête
01:08:37ça fait pas la une des journaux
01:08:38parce que notre société
01:08:39ne veut pas voir
01:08:40c'est cacher ce sein
01:08:41que je ne saurais voir
01:08:41et cacher cette prostitution
01:08:42que je ne veux pas voir
01:08:43on croit qu'on sait
01:08:44comment dire entre guillemets
01:08:45qu'on a réglé le problème
01:08:46avec la planéisation des clients
01:08:47c'est l'inverse
01:08:48et j'ai vu les tribunes
01:08:49indignées de la gauche
01:08:50qui pensent que ça instrumentalise
01:08:52les femmes
01:08:52mais qu'est-ce qu'ils font
01:08:53aujourd'hui contre ?
01:08:53Rien du tout
01:08:54donc toutes ces belles âmes
01:08:55qui s'indignent
01:08:56du fait qu'on crée
01:08:57des établissements sécurisés
01:08:58en n'ont rien à faire
01:08:59aujourd'hui de la situation
01:09:00des prostituées
01:09:01surtout des femmes évidemment
01:09:02Merci beaucoup
01:09:02Jean-Philippe
01:09:03bien devenue ce soir
01:09:04en 60 minutes
01:09:04dans un instant
01:09:05Maxime Switek
01:09:06pour le 20h BFM TV
01:09:07d'abord un nouveau détour
01:09:08sur le terrain
01:09:09pour voir les réactions
01:09:10des agriculteurs
01:09:11au propos d'Annie Gennevar
01:09:12Célia Vallée
01:09:12sur l'A64
01:09:14l'autoroute bloquée
01:09:15depuis la fin
01:09:15de la semaine dernière
01:09:16quelles sont les réactions
01:09:17autour de vous ?
01:09:20On l'a écoutée
01:09:21cette conférence de presse
01:09:22de la ministre
01:09:23de l'Agriculture
01:09:24avec Joël
01:09:24qui est vice-président
01:09:25des ultras de l'A64
01:09:27Joël une première réaction
01:09:28sur l'abattage
01:09:30qui a été
01:09:30l'abattage complet
01:09:31des cheptels
01:09:31qui a été abordé
01:09:32abordé par la ministre
01:09:33elle souhaite des discussions
01:09:35avec des personnes
01:09:36notamment du Sud-Ouest
01:09:37et des scientifiques
01:09:38du ministère
01:09:38qu'est-ce que ça vous évoque
01:09:39ce genre d'initiative ?
01:09:41C'est très bien
01:09:42mais c'est ce qu'on demande
01:09:43depuis déjà
01:09:44presque une semaine
01:09:45et voilà
01:09:46c'est vraiment trop tard
01:09:47il faut accélérer
01:09:48parce que toutes les personnes
01:09:49qui ont déjà perdu leur bête
01:09:50c'est vraiment inadmissible
01:09:52ça fait une semaine
01:09:53qu'on leur a proposé
01:09:54un protocole
01:09:54et ils commencent à l'étudier
01:09:55voilà
01:09:56c'est surtout le délai
01:09:57il faut être beaucoup plus rapide
01:09:59excusez-moi
01:09:59c'est surtout la rapidité
01:10:01qui est très importante
01:10:02Le temps est compté là
01:10:03pour les bêtes ?
01:10:03Mais bien sûr
01:10:04c'est au jour
01:10:05à la minute
01:10:05enfin voilà
01:10:06c'est une maladie
01:10:07qui se propage énormément
01:10:08sur nos campagnes
01:10:09nous on est leveurs
01:10:10on est très très inquiets
01:10:11ça peut
01:10:12voilà
01:10:13hier c'était un voisin
01:10:14aujourd'hui ça peut être nous
01:10:15enfin on ne sait pas
01:10:16voilà
01:10:16vu qu'on ne sait pas
01:10:17on est très très inquiets
01:10:18Elle va intensifier
01:10:20la ministre
01:10:20les vaccins
01:10:22elle a promis des doses
01:10:23ça vous fait sourire
01:10:24le fait qu'elle ait promis
01:10:25des doses
01:10:25bientôt ?
01:10:27Mais oui
01:10:27les doses
01:10:29elles sont promis
01:10:29depuis vendredi dernier
01:10:30enfin voilà
01:10:31la moitié des vétérinaires
01:10:32des cabinets vétérinaires
01:10:33de par chez nous
01:10:34ils n'ont même pas les doses
01:10:35il n'y a qu'un cabinet
01:10:36qui a réussi à avoir
01:10:37quelques doses
01:10:37voilà
01:10:38ils disent qu'ils sont rapides
01:10:39il n'y a pas de soucis
01:10:39mais sans dose
01:10:41on ne peut rien faire
01:10:41Une réaction également
01:10:42sur le transport des bovins
01:10:44qui va être bien plus contrôlé
01:10:45désormais
01:10:46vous me disiez que ce matin
01:10:47vous avez vu encore des bovins
01:10:48qui étaient transportés
01:10:48on ne sait comment
01:10:49qu'est-ce que ça vous évoque ?
01:10:51Mais bien sûr
01:10:52nous hier soir
01:10:53on a vu des transports de bovins
01:10:55qui vont d'une zone non réglementée
01:10:56à une zone non réglementée
01:10:57à travers ça
01:10:58dans notre zone non réglementée
01:10:59c'est inadmissible
01:11:00la personne peut faire une pause
01:11:01ou un truc comme ça
01:11:02voilà c'est vraiment admissible
01:11:03c'est ça
01:11:04il faut l'arrêter depuis
01:11:05depuis bien longtemps
01:11:06il aurait fallu l'arrêter
01:11:07je pense que le gouvernement
01:11:08n'a pas été très réactif là-dessus
01:11:10Merci beaucoup Joël
01:11:11Voilà l'insatisfaction
01:11:12un peu de manque de concret
01:11:14peut-être dans ces annonces
01:11:15ce soir ici
01:11:16sur le blocage de la 64
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