Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Générique
00:00:00Bonsoir à tous, c'est effectivement l'événement du jour.
00:00:14Vous faites peut-être partie de ces voyageurs, de ces milliers de voyageurs qui sont bloqués,
00:00:20soit à la gare du Nord, soit à la hondre, en raison d'un incident technique sous le tunnel,
00:00:26sous la manche justement, et bien qui a provoqué l'interruption totale du trafic à la veille du réveillon du jour rondelant.
00:00:35Alors ça reprend très progressivement, mais ça reste très compliqué.
00:00:38Je vous propose tout de suite qu'on rejoigne justement nos deux journalistes qui sont présentes sur le terrain.
00:00:44On va commencer par la gare du Nord où on retrouve Clémence Renard.
00:00:48Bonsoir Clémence, comment ça se passe ?
00:00:50Ça redémarre tout doucement, mais j'imagine qu'il y a beaucoup de voyageurs qui sont encore en galère.
00:00:56Complètement, oui. Le trafic a repris il y a environ une heure, mais de façon très très limitée, vous le disiez.
00:01:02Il y a deux trains seulement qui ont pu prendre le départ en direction de Londres depuis 17h45.
00:01:07Le dernier de la soirée partira dans quelques minutes à 19h12.
00:01:12Effectivement, toute la journée, on a vu beaucoup de voyageurs très déçus à la gare du Nord,
00:01:16des voyageurs dont le train a été annulé.
00:01:19Il y a beaucoup de personnes qui sont restées, qui sont encore à la gare du Nord en espérant pouvoir monter dans un train.
00:01:24Les trois seuls trains en circulation sont complets.
00:01:27Donc voilà, beaucoup de déçus.
00:01:28On a discuté par exemple tout à l'heure avec un couple d'Américains qui est en vacances pour les fêtes de fin d'année en Europe.
00:01:34Ils avaient prévu d'aller à Londres aujourd'hui pour passer le nouvel an sur place demain.
00:01:38Ils ont eu plusieurs annulations de trains aujourd'hui après avoir passé plusieurs heures en gare.
00:01:42Et finalement, ils ont dû repartir avec leur valise pour passer une nouvelle nuit à Paris.
00:01:46Ils retenteront leur chance demain.
00:01:48Je vous propose de les écouter au micro de Valentin Révolier.
00:01:51On avait une réservation pour 14 heures qui a été annulée, puis à 16 heures annulée également.
00:01:56Et après un train à 18 heures, mais ça ne va pas fonctionner pour nous.
00:02:00Donc on voyagera demain.
00:02:01Mais la nuit que nous avions réservée à Londres est perdue.
00:02:03Nous devons en réserver une nouvelle à Paris.
00:02:07Il y avait des centaines de personnes qui attendaient debout, dans le froid, en pleine période des fêtes.
00:02:12Et personne pour répondre à nos questions.
00:02:14Honnêtement, je suis vraiment déçue par le service.
00:02:17On perd une journée de vacances et beaucoup d'argent.
00:02:19Et de son côté, Eurostar indique aux personnes concernées que les trains annoncés comme annulés vont rester annulés ce soir.
00:02:27Ils ne vont pas revenir à la circulation.
00:02:29C'est le cas des trains de 20h12 et 21h12 notamment.
00:02:32Donc 19h12, ce sera le dernier train ce soir.
00:02:36Eurostar qui déconseille aux voyageurs concernés de se rendre en gare malgré tout.
00:02:41Il y a plusieurs solutions pour ces personnes.
00:02:44Soit échanger le billet gratuitement en le reportant à une autre date.
00:02:47Soit annuler complètement la réservation en échange d'un bon d'achat.
00:02:51Merci, merci beaucoup Clémence Renard.
00:02:54Alors on va traverser justement la Manche sans encombre.
00:02:58Je l'espère pour notre part.
00:02:59On va retrouver Laura Calmus.
00:03:01Vous êtes à Londres, gare Saint-Pancras.
00:03:03Effectivement, où arrive traditionnellement l'Eurostar.
00:03:06Comment ça se passe ?
00:03:07Est-ce qu'il y a la même galère et les mêmes colères de l'autre côté de la Manche ?
00:03:11Eh bien, tout au long de la journée, on a eu un peu des informations contradictoires.
00:03:16En début d'après-midi, on a pu entendre de la part de certains personnels d'Eurostar
00:03:23que tous les Eurostars allaient être annulés, qu'il n'y aurait aucun Eurostar de Londres qui allait partir.
00:03:30Et puis progressivement, les choses ont changé.
00:03:32Il y a eu cette reprise partielle avec le premier Eurostar qui est parti de Londres pour aller à Paris à 17h31.
00:03:41C'est-à-dire 18h30 française.
00:03:44Là, il y a un Eurostar qui va partir, celui de 19h01, donc 20h01.
00:03:50Et on a pu parler avec certaines personnes qui, justement, allaient aller dans ce Eurostar.
00:03:55Ils se considèrent être très chanceux.
00:03:58Et puis, aujourd'hui, en fait, il y a tout type de personnes.
00:04:01Certains ont pris les devants, ont tout de suite pris un avion qu'ils ont dû payer très cher.
00:04:07Mais pour ne pas rater leur soirée du réveillon à Paris, d'autres ont tout simplement décidé de prendre l'Eurostar
00:04:16ou alors d'attendre ici en gare et de savoir ce qu'il va se passer.
00:04:20Merci beaucoup, Laura Calmus, depuis Londres.
00:04:24Clémence Renard qui était avec Camille Fournier depuis la gare du Nord.
00:04:26On voit que c'est la galère pour un paquet de voyageurs.
00:04:28Je disais que vous en faites peut-être partie si vous nous regardez.
00:04:31Gaëtan Mélin, merci d'être avec nous ce soir.
00:04:33Chef du service économique et social de BFM TV.
00:04:35Avec nous également, Benjamin Martini, youtubeur fondateur du média Ourai.
00:04:40Première question, qu'est-ce qui a causé cette pagaille absolue ?
00:04:44Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:04:45Tout simplement une défaillance électrique qui est survenue dans la matinée,
00:04:49dans le tunnel qui se trouve sous la Manche
00:04:52et qui a tout simplement provoqué l'arrêt du trafic complet
00:04:56et pour les Eurostars et pour les shuttles.
00:04:58Parce qu'il faut bien avoir en tête qu'il y a effectivement les Eurostars
00:05:02qui permettent aux voyageurs de desservir notamment Paris et Londres.
00:05:06Et puis il y a les fameux shuttles où on embarque la voiture
00:05:09et qui partent de Calais pour arriver dans le Kent en Angleterre.
00:05:13Interruption du trafic, on a résout assez rapidement finalement cette défaillance électrique
00:05:20et au final les shuttles ont pu reprendre dès 15h mais sur une seule voie
00:05:26et ça a été beaucoup plus long pour les Eurostars.
00:05:29Pourquoi ? C'est tout simplement très simple parce que remettre en place un plan de transport
00:05:33et bien ça nécessite beaucoup de choses, notamment pouvoir rapatrier le personnel dans les gares,
00:05:40informer les voyageurs et puis surtout se mettre en coordination avec les différents acteurs
00:05:45que sont les réseaux ferrés français mais également les réseaux ferrés britanniques.
00:05:51Et à ce stade, on voit bien que l'impact est très très fort sur les Eurostars
00:05:54parce qu'on a 31 trains qui ont été annulés, ce qui n'est pas rien.
00:05:58Benjamin Martini, est-ce que le réseau est en mauvais état, mal entretenu ?
00:06:03Qu'est-ce qu'on peut en dire ?
00:06:05Non, non, le réseau est en bon état mais je pense que comme dans tout système de transport,
00:06:09il y a des défaillances techniques qui peuvent arriver.
00:06:12Et justement, sur ces lignes à grande vitesse, le réseau est plutôt en très bon état
00:06:16si on le compare par exemple à des lignes classiques qui peuvent être beaucoup plus âgées,
00:06:20notamment en France.
00:06:22Après, je pense que même si cet événement doit être très frustrant pour ceux qui le vivent,
00:06:25il faut quand même prendre du recul et se dire que le train reste très très fiable.
00:06:29C'est plus à l'heure que l'avion par exemple, il y a deux fois moins de retard sur ces liaisons internationales.
00:06:34Pour ceux qui n'ont galéré, peut-être pas eu de train alors qu'ils devaient partir à Londres en revenir.
00:06:37Remboursement j'imagine ?
00:06:38Oui, il y a un remboursement qui est prévu de la part d'Eurostar.
00:06:41Après, la communication a peut-être été un peu tardive,
00:06:43mais en tout cas, généralement, les personnes qui ont des soucis avec le train sont très bien traitées
00:06:49parce qu'il y a des remboursements, parfois il y a des prises en charge d'hôtels, de repas, etc.
00:06:52Là où sur des compagnies low cost aériennes, c'est souvent assez différent.
00:06:57Merci à tous les deux.
00:06:57En tout cas, c'était effectivement cet événement du jour qui se poursuit
00:07:00puisqu'il y a beaucoup de gens qui sont encore en galère
00:07:02et on apprend à l'instant par justement l'exploitant du tunnel sous la Manche
00:07:07qui annonce un retour à la normale, je cite, dans la nuit.
00:07:10Alors bien sûr, il y a des trains qui ont été à nu.
00:07:12Oui, l'objectif étant tout simplement de rétablir les deux voies
00:07:15parce que pourquoi il y a si peu de trains qui circulent ce soir ?
00:07:18C'est parce qu'il n'y a qu'une seule voie qui permet la circulation des trains en alternance de Londres et de Paris.
00:07:24Voilà, donc encore quelques heures de galère
00:07:25mais donc une annonce effectivement ce soir par le gestionnaire
00:07:29qui espère un retour à la normale dans la nuit.
00:07:32Merci à tous les deux.
00:07:33Tout de suite, c'est le débat du jour.
00:07:34Ce soir, on va se demander franchement
00:07:41si vous, nous les Français, ne sommes pas les dindons de la farce du budget
00:07:46ou plutôt de l'absence de budget notamment.
00:07:49Avec nous, Mickaël Zemmour, bonsoir.
00:07:51Merci d'être présent ce soir pour ce débat économique.
00:07:55Vous êtes économiste, membre du Haut Conseil des Finances Publiques.
00:07:57Guillaume Tabard, bonsoir.
00:07:58Bonsoir.
00:07:59Éditorialiste politique au Figaro, Marc Vigneault, bonsoir.
00:08:01Merci d'être présent ici.
00:08:03journaliste économique à l'opinion.
00:08:05Alors on dit, pas de budget, ça va être compliqué.
00:08:08Une loi spéciale, on a entendu beaucoup d'alertes
00:08:10notamment de la part du gouvernement
00:08:12et on apprend ce matin par l'agence française du Trésor
00:08:14qu'on va pouvoir emprunter, comme prévu,
00:08:17310 milliards d'euros en 2027.
00:08:20Mickaël Zemmour, je vois s'ouvrir.
00:08:21Alors 310 milliards d'euros supplémentaires de dettes.
00:08:25Bonne nouvelle parce que ça veut dire
00:08:26qu'il y a des gens qui sont prêts à nous prêter de l'argent
00:08:28ou mauvaise nouvelle parce qu'on continue de s'endetter.
00:08:30D'abord, je ne parle pas au nom du Conseil des finances publiques,
00:08:34je suis obligé de le préciser, je suis économiste,
00:08:36je parle en ce titre-là.
00:08:37Ce n'est pas un événement en fait, c'est un non-événement.
00:08:40On va emprunter 300 milliards,
00:08:42c'est à peu près le même ordre de grandeur que l'an passé.
00:08:44On a un déficit public important.
00:08:46Par contre, la nouvelle, c'est que
00:08:48l'espèce de théâtre et de dramatisation un peu permanent
00:08:51sur la dette publique qui pollue les débats
00:08:53n'a pas lieu d'être.
00:08:54Si vous revenez un peu en arrière dans l'année 2025,
00:08:57vous vous rappelez sans doute de François Bayrou
00:08:58qui avait annoncé un budget très dur, martial.
00:09:01Il fallait absolument réduire le déficit public très vite
00:09:04en diminuant très fortement les dépenses.
00:09:06Sinon, on allait voir ce qu'on allait voir
00:09:07et notamment, on n'arriverait plus à emprunter.
00:09:10Et la séquence qu'on a vécue,
00:09:11c'est un débat budgétaire qui s'enlise,
00:09:13un déficit public qui ne va pas être réduit
00:09:15aussi vite que prévu,
00:09:17et des marchés financiers qui s'en fichent,
00:09:19voire même les taux d'intérêt qui sont faits à la France
00:09:21par rapport aux autres pays européens,
00:09:23ont baissé depuis qu'on sait
00:09:25qu'il y aura une gestion du budget,
00:09:28bon an, mal an,
00:09:29mais qu'on va réduire le déficit moins vite.
00:09:32Et donc, ça, c'est quand même la leçon de la séquence.
00:09:34On a un vrai problème de déficit.
00:09:36Il faut une stratégie économique pour le réduire.
00:09:39Mais cette espèce de menace permanente,
00:09:41c'est ce budget avec une réduction très rapide du déficit,
00:09:44l'austérité noire ou la catastrophe.
00:09:46Encore une fois, on voit que c'est une théâtralisation
00:09:49qui n'a pas lieu d'être.
00:09:50– Guillaume, je vous ai vu avoir l'œil, le sourcil s'agiter.
00:09:54– Oui, parce que la théâtralisation n'a pas lieu d'être.
00:09:55– Je suis assez surpris, pour ne pas dire un peu atterré,
00:09:57parce que vous venez de dire, monsieur,
00:09:58parce que je ne vois pas comment on peut dire à la fois
00:10:00« oui, on a un problème de déficit et donc un problème de dette
00:10:02et qu'il faut la réduire »
00:10:04et que dès qu'il y a un discours qui dit
00:10:06« bon, commençons par chercher quelques moyens
00:10:08de commencer tout doucement à réduire le déficit
00:10:12et de réduire la dette »,
00:10:13on parle tout de suite de discours catastrophistes.
00:10:16Oui, on est, je crois, maintenant à 3 500 milliards de dettes.
00:10:21Et souvenez-vous, à chaque fois qu'on avait franchi
00:10:23des seuils symboliques, 1 000 milliards, 2 000 milliards,
00:10:263 000 milliards, on expliquait qu'on ne pouvait pas
00:10:27continuer éternellement comme ça.
00:10:29et j'allais dire que c'est du bon sens.
00:10:31Alors, je veux dire qu'on explique la dette d'un État,
00:10:33il ne faut surtout pas la comparer à la dette d'une famille,
00:10:36mais je ne vois pas comment une dette qui se creuse sans fin
00:10:39et surtout qui ne se creuse non pas pour investir,
00:10:42parce qu'encore, ce serait de la dette pour s'investir,
00:10:44ce serait une dette saine,
00:10:45c'est-à-dire que tous les grands projets ont été financés
00:10:48par de la dette, ça c'est normal.
00:10:50Mais on voit bien que depuis des années, des décennies même,
00:10:53le creusement de la dette ne sert qu'à rembourser
00:10:58les déficits que l'on creuse chaque année,
00:11:01parce que les déficits, quand on les creuse,
00:11:03il faut emprunter pour commencer,
00:11:06pour rembourser tout ce qu'on doit,
00:11:09et il ne faut quand même pas oublier que le premier poste budgétaire,
00:11:10ce n'est pas la dette, c'est le remboursement
00:11:12des intérêts de la dette.
00:11:14Donc dire que la dette, ce n'est pas grave,
00:11:16si, parce que comme on rembourse des intérêts de la dette,
00:11:19tout ce qui passe en remboursement des intérêts de la dette,
00:11:21c'est de l'argent qui ne passe pas en investissement
00:11:23pour l'école, pour les hôpitaux, pour les armées, etc.
00:11:27Donc il y aura bien un moment où il faudra que les politiques,
00:11:30d'une part, et je me permettrai d'ajouter les économistes,
00:11:33disent, oui, clairement, on ne peut pas indéfiniment,
00:11:37comme ça, laisser filer les déficits, sans bonne raison.
00:11:40– Marc Vigneault, je vous donne la parole dans une seconde juste.
00:11:42Je vais voir, effectivement, Michael Zemmour vouloir répondre à Guillaume Tabard.
00:11:45– Alors, vous m'avez mal compris, je me suis mal exprimé,
00:11:47je ne dis pas qu'il n'y a pas de sujet de réduction des déficits,
00:11:50je pense que le déficit est trop élevé,
00:11:51qu'on a un déficit pour de mauvaises raisons,
00:11:53principalement on a trop baissé les impôts dans la décennie passée,
00:11:56et qu'effectivement, il faut trouver une stratégie
00:11:58et un rythme pour le réduire.
00:11:59Et le débat entre les économistes consiste à se demander
00:12:02à quel rythme il faut réduire le déficit public
00:12:04et par quels moyens, est-ce qu'on coupe les dépenses
00:12:06ou est-ce qu'on augmente les impôts ?
00:12:08Par contre, l'espèce de théâtre en disant
00:12:10c'est immédiatement, c'est demain,
00:12:12sinon les marchés financiers vont nous sanctionner,
00:12:14celui-là, on sait qu'il est faux,
00:12:16et ça permet du coup de se poser les questions
00:12:18de manière plus sereine, en se demandant
00:12:20à quel rythme on réduit le déficit public
00:12:21et avec quels moyens.
00:12:22– Oui, mais juste d'un mot, sauf que la réalité,
00:12:27ce n'est pas le rythme de la réduction des déficits.
00:12:30On ne les réduit pas.
00:12:31Et encore, le budget qui est proposé là
00:12:33ne consiste en rien à réduire le déficit,
00:12:36il consiste au contraire à le creuser un peu plus.
00:12:38– Guillaume, Marc Vigneault,
00:12:39alors de quel côté vous vous mettez ?
00:12:41Guillaume Tabard ou Mécalézmo ?
00:12:42– Plutôt du côté de Guillaume Tabard,
00:12:43je pense que déjà, la réaction des marchés à court terme,
00:12:47oui, très bien, les marchés peuvent être rassurés
00:12:49par la stabilité politique pendant quelques temps,
00:12:51mais ça peut être un effet d'endormissement,
00:12:54un effet morphine.
00:12:55En fait, ce qui est très dangereux,
00:12:57c'est que le taux d'intérêt de la dette française remonte
00:13:00et il va remonter au fur et à mesure
00:13:01que les emprunts qu'on a effectués il y a quelques années
00:13:03avec des taux très bas
00:13:05vont être renouvelés à des taux
00:13:07qui sont plus autour de 3, 3,5%,
00:13:10qui est au-dessus du taux de croissance
00:13:12que la France arrive à dégager.
00:13:15Et dans ces conditions,
00:13:16les économistes sont à peu près d'accord
00:13:17pour dire qu'il faut en gros réduire le déficit à zéro
00:13:22quand vous excluez les intérêts de la dette.
00:13:24Et on est très très très loin de ce niveau
00:13:26et si on n'atteint pas ce niveau
00:13:29qui est de déficit zéro hors intérêt de la dette,
00:13:33la dette continue d'augmenter
00:13:34et au niveau de déficit où on est,
00:13:37elle augmente de plus en plus vite.
00:13:39Là, on est passé de 98% du PIB
00:13:42en 2017, en gros,
00:13:44on est à 117% du PIB
00:13:46et ça va encore augmenter très vite.
00:13:48Et on ne sait pas quand les investisseurs
00:13:50vont un jour se dire
00:13:51mais là, cette dérive n'est plus possible
00:13:54et elle finance en plus des dépenses courantes,
00:13:56comme vous disiez très bien,
00:13:57et non pas des investissements
00:13:58qui permettent d'augmenter la croissance
00:14:00et donc de supporter ces taux d'intérêt élevés.
00:14:02Et donc, c'est pour ça qu'il faut réduire le déficit.
00:14:05Et contrairement, moi, je pense
00:14:06qu'il y a des économistes
00:14:08et notamment le Conseil d'analyse économique
00:14:09qui explique qu'il faut le réduire assez vite
00:14:11parce que plus vous le réduisez vite,
00:14:14plus vous contenez la dynamique de votre dette
00:14:16et donc moins vous payez d'intérêt.
00:14:18Alors que si vous l'étalez dans le temps,
00:14:20ça écrase la croissance économique
00:14:22un peu comme si vous l'aviez fait...
00:14:24Enfin, ça l'écrase beaucoup plus longtemps
00:14:26et en même temps,
00:14:28vous n'avez pas réduit votre dette aussi vite
00:14:30et donc vous perdez un petit peu deux fois.
00:14:32Et donc, c'est pour ça qu'il faut aller assez vite.
00:14:34Alors, évidemment, François Bayrou a dramatisé la situation...
00:14:3740 milliards ou c'est la fin du monde,
00:14:39comme fait n'importe quelle politique
00:14:41pour montrer l'enjeu.
00:14:43Mais en fait, la France n'est jamais capable
00:14:45de réduire sa dette publique,
00:14:46même quand ça va mieux.
00:14:47C'est une des caractéristiques de la France,
00:14:48c'est que même quand l'économie se redresse,
00:14:50on n'est pas capable de revenir à des excédents,
00:14:53par exemple pour la sécurité sociale,
00:14:54on n'est pas capable de revenir à un déficit zéro.
00:14:57Et donc, si là, à 5,5,
00:15:00on n'est pas capable de dire
00:15:01qu'il faut revenir à 4,6% de déficit,
00:15:04ce qui serait déjà un déficit énorme
00:15:06dans la zone euro, c'est quand même un problème.
00:15:08Là, on va, par petits compromis,
00:15:11arriver à 5%.
00:15:12C'est un niveau où la dette publique
00:15:13va continuer à augmenter assez vite.
00:15:16Alors, justement, pour essayer de commencer
00:15:19à réduire ce déficit public,
00:15:20il y avait des mesures qui ont été mises
00:15:21sur la table, notamment pour réduire
00:15:23le coût des arrêts maladie pour les fonctionnaires.
00:15:26Ça avait été ambitieux, si j'ose dire,
00:15:28par Michel Barnier, un peu réduit
00:15:29par François Bayrou.
00:15:31Au final, il y a toujours une différence.
00:15:33C'est un jour de carence pour les fonctionnaires,
00:15:34si je ne dis pas de bêtises,
00:15:35trois jours dans le privé.
00:15:36En revanche, l'indemnisation a été réduite
00:15:37à 90% pour la fonction publique.
00:15:40Or, une note, effectivement,
00:15:42montre aujourd'hui, ces derniers jours,
00:15:45que ça ne rapporte pas autant
00:15:46que ça devait rapporter,
00:15:47parce que, visiblement,
00:15:48une partie des fonctionnaires,
00:15:49et l'étude a été faite notamment
00:15:51sur la fonction publique territoriale,
00:15:53montre qu'il y a des stratégies
00:15:54de contournement, Michael Zemmour.
00:15:56Il y a notamment deux types
00:15:57d'arrêts maladie qui ne sont pas concernés
00:15:59par cette diminution d'indemnisation,
00:16:01qui sont les arrêts de travail,
00:16:03les mites en thérapeutique,
00:16:04qui, eux, ont augmenté.
00:16:06Alors, je vais être un peu caricatural,
00:16:07mais est-ce qu'on peut dire,
00:16:08une nouvelle fois,
00:16:09que les fonctionnaires
00:16:10sont des profiteurs du système ?
00:16:12Non, on ne peut pas.
00:16:14Alors, on va reprendre les choses
00:16:15dans l'ordre.
00:16:17On a des arrêts maladie,
00:16:18dans le public et dans le privé,
00:16:19qui sont à haut niveau,
00:16:21depuis le Covid,
00:16:22et pour une raison inquiétante,
00:16:25plus inquiétante que les dépenses
00:16:26d'arrêt maladie, en réalité,
00:16:27qui est que la santé
00:16:28des salariés se dégrade.
00:16:30Alors, il y a plusieurs facteurs,
00:16:31on ne sait pas exactement
00:16:32toutes les raisons,
00:16:33mais parmi les facteurs,
00:16:34il y a le fait que les salariés
00:16:35vieillissent,
00:16:36à la fois parce qu'il y a
00:16:37un vieillissement de la population
00:16:38et puis ils sont maintenus
00:16:39un peu plus longtemps en emploi
00:16:40du fait des réformes des retraites.
00:16:42Il y a des management
00:16:42un petit peu durs
00:16:43qui augmentent la souffrance
00:16:44au travail.
00:16:45On a un rythme de travail
00:16:46plutôt intense en France.
00:16:47Et donc, globalement,
00:16:48on a beaucoup d'arrêts de travail
00:16:49parce qu'il y a des problèmes
00:16:50de santé.
00:16:51Et c'est d'abord ça
00:16:51qui devrait nous interroger.
00:16:52Si on veut réduire
00:16:53les arrêts maladie,
00:16:54on devrait se poser
00:16:55la question de la santé.
00:16:56Là, visiblement,
00:16:56il y a des stratégies
00:16:57de contournement.
00:16:57Alors, le deuxième point,
00:16:58c'est est-ce que les fonctionnaires
00:16:59sont les profiteurs du système ?
00:17:01J'ai envie de dire non.
00:17:02Et en fait,
00:17:02ils sont moins bien protégés
00:17:04sur la question des arrêts maladie
00:17:05qu'une majorité
00:17:06des salariés du privé.
00:17:08C'est-à-dire que
00:17:08dans le secteur privé,
00:17:09la loi garantit effectivement
00:17:1290% de la rémunération
00:17:14et trois jours de carence.
00:17:15Mais en fait,
00:17:16dans 70% des cas,
00:17:18les salariés sont couverts
00:17:19par une convention collective
00:17:20qui va les protéger davantage.
00:17:22C'est-à-dire que l'employeur
00:17:23ou les employeurs collectivement
00:17:25vont garantir 100%
00:17:26de la rémunération
00:17:27et dès le premier jour de maladie
00:17:29dès qu'on a un peu plus
00:17:30d'un an d'ancienneté.
00:17:31Donc en fait,
00:17:32la réforme qui a été mise en œuvre
00:17:33l'an passé,
00:17:34elle aligne les fonctionnaires
00:17:35sur les salariés du privé
00:17:37les moins bien protégés
00:17:38et elle leur donne des droits
00:17:39qui sont inférieurs
00:17:41à ceux de la plupart
00:17:42des salariés du privé.
00:17:43Ce qui n'est pas une très bonne idée.
00:17:45Dans une profession,
00:17:46la fonction publique,
00:17:46on a de plus en plus
00:17:47de mal à recruter.
00:17:48Alors, la réforme,
00:17:49la réforme n'est pas passée.
00:17:51Il n'y a que les 90%
00:17:54d'indemnisation
00:17:55et vous disiez
00:17:55que c'est le même niveau
00:17:56que dans le privé.
00:17:57Mais Michael Zemmour a raison.
00:17:58C'est-à-dire que dans le privé,
00:18:00effectivement,
00:18:00c'est pris en charge
00:18:01par l'employeur.
00:18:02N'empêche,
00:18:02on ne peut pas ne pas constater
00:18:04qu'il y a une forte augmentation
00:18:05des arrêts maladie
00:18:06ces dernières années
00:18:07et que ce n'est pas
00:18:09entièrement expliqué,
00:18:10même si une bonne partie,
00:18:11par le vieillissement
00:18:12de la population.
00:18:12Des arrêts moins nombreux
00:18:13mais de plus longue durée,
00:18:14visiblement,
00:18:14entre l'IGF dans cette note.
00:18:16Dans ces cas-là,
00:18:17il faut regarder un peu
00:18:18ce que produit l'expertise
00:18:19qui existe en France là-dessus.
00:18:20On regarde le rapport
00:18:21de l'assurance maladie
00:18:23qui essaie de détailler un peu
00:18:25et qui dit
00:18:26qu'on a des arrêts de travail
00:18:28prescrits
00:18:29qui sont parfois trop longs,
00:18:30les premiers arrêts de travail.
00:18:32Parfois, on vous dit
00:18:32qu'on n'allait pas bien au travail,
00:18:34on va vous mettre
00:18:34un arrêt maladie
00:18:35de deux mois
00:18:36et puis vous restez chez vous
00:18:38pendant deux mois.
00:18:38Alors qu'il est prouvé
00:18:40que si on ne vous suit pas
00:18:41pendant deux mois
00:18:42et qu'on vous dit
00:18:42je vous ai mis en arrêt de travail,
00:18:44je vous ai mis sous antidépresseur,
00:18:45vous allez vous enfoncer
00:18:46dans le burn-out
00:18:48et donc vous allez rester
00:18:49en dehors du travail longtemps
00:18:51et ce n'est pas bon
00:18:52après pour votre carrière.
00:18:53L'assurance maladie
00:18:54fait d'autres propositions
00:18:55dans d'autres sens
00:18:56et elle dit par exemple
00:18:57qu'il faudrait que les employeurs
00:18:59peut-être payent
00:19:00un espèce de bonus-malus
00:19:01en fonction des conditions
00:19:02de travail
00:19:03que l'employeur
00:19:04contribue à installer.
00:19:06Donc ça,
00:19:07on pourrait se poser la question
00:19:08mais dire
00:19:09il n'y a aucun problème
00:19:11on ne doit pas traiter la question
00:19:13je pense que c'est un peu
00:19:14c'est un peu
00:19:15aller vite
00:19:16d'autant que dans la fonction
00:19:17publique territoriale
00:19:18quand même
00:19:19on voit
00:19:19qu'il y a quand même
00:19:20plus de jours d'arrêt maladie
00:19:21que dans le privé
00:19:22il y a une partie de ces jours
00:19:24qui est justifiée
00:19:25par la structure
00:19:25de la population
00:19:26dans la fonction publique
00:19:27territoriale
00:19:28qui sont des catégories
00:19:29C
00:19:30des gens qui ont des métiers pénibles
00:19:32qui ont des métiers physiques
00:19:33etc.
00:19:33Mais ça n'explique pas tout
00:19:34et donc quand même
00:19:35on sait très bien
00:19:36que dans la fonction publique
00:19:37territoriale
00:19:38il y a eu des régimes
00:19:39accordés par des maires
00:19:40sur le temps de travail
00:19:42des jours
00:19:43des
00:19:43voilà
00:19:45une tolérance
00:19:46à un peu
00:19:46laisser les choses
00:19:49se faire
00:19:50pour
00:19:51pour acheter un peu
00:19:51la paix sociale
00:19:52et donc dans la fonction
00:19:53publique territoriale
00:19:54il y a quand même
00:19:55une petite marge
00:19:56de manœuvre
00:19:56pour appliquer un régime
00:19:57de temps de travail
00:19:58pour appliquer
00:19:59peut-être un régime
00:20:00un peu plus sévère
00:20:01pour contrôler
00:20:01un peu plus
00:20:02les arrêts de travail
00:20:03et améliorer
00:20:04évidemment
00:20:04les conditions d'emploi
00:20:05c'est de la responsabilité
00:20:06de l'employeur
00:20:07donc je crois qu'il faut
00:20:08traiter les deux faces
00:20:09du problème
00:20:09Guillaume
00:20:10la fonction publique
00:20:11quand on voit ce qui se passe
00:20:12sur les arrêts maladie
00:20:13victime ou profiteur ?
00:20:15Il faut voir
00:20:15d'où vient tout cela
00:20:16ça vient d'une volonté
00:20:18aussi du gouvernement
00:20:19d'essayer de lutter
00:20:21contre la fraude sociale
00:20:22et quand on dit fraude sociale
00:20:24on ne dit pas uniquement
00:20:25la fraude de la part
00:20:26des salariés
00:20:27qui profiteraient du système
00:20:28on dit aussi
00:20:29beaucoup
00:20:29la complaisance
00:20:30de médecins
00:20:31qui de manière assez facile
00:20:32vont accorder
00:20:34soit des arrêts
00:20:35de longue durée
00:20:36comme vous le disiez
00:20:37il faut bien voir
00:20:39que lorsque
00:20:40à chaque fois
00:20:41qu'un gouvernement
00:20:41essaye de se pencher
00:20:43sur la préparation
00:20:44du budget
00:20:45de la sécurité sociale
00:20:45notamment
00:20:46soit on essaye
00:20:48de faire des réformes
00:20:48un peu structurelles
00:20:49on voit très vite
00:20:50ou structurelles
00:20:52ou comptables
00:20:53du style franchise
00:20:54sur les médicaments
00:20:54etc
00:20:55on voit très vite
00:20:56qu'il y a une nocilité
00:20:57de l'opinion
00:20:57à ces mesures
00:20:58donc on dit
00:20:58on remballe tout ça
00:20:59on l'a vu sur les franchises
00:21:00dans le dernier budget
00:21:01de la sécurité sociale
00:21:02et pour ne pas avoir l'air
00:21:03de rien faire
00:21:04les gouvernements successifs
00:21:05disent toujours
00:21:06on va s'attaquer
00:21:07à la fraude
00:21:08fraude sociale
00:21:09parce que
00:21:10personne sur le papier
00:21:11ne dit
00:21:12si si
00:21:12il faut encourager la fraude
00:21:13sauf que la fraude
00:21:14ça veut dire concrètement
00:21:15débusquer
00:21:16tous ces arrêts
00:21:19qui ne sont pas
00:21:20tous pleinement justifiés
00:21:21tous ces contournements
00:21:22dont vous vous évoquez
00:21:23voilà
00:21:23et si dès que même
00:21:25lorsqu'on arrive vraiment
00:21:26à cette poche ultime
00:21:28pour essayer
00:21:28de gérer
00:21:30un peu mieux
00:21:31l'assurance sociale
00:21:32l'assurance maladie
00:21:33on en vient
00:21:34là aussi
00:21:35à nier
00:21:36toute pertinence
00:21:38de ces économies
00:21:39effectivement
00:21:40on risque de ne pas
00:21:40aller très loin
00:21:41je ne crois pas
00:21:42avoir dit ça
00:21:42je dis juste
00:21:43qu'il faut s'attaquer
00:21:43à la question
00:21:45de la santé au travail
00:21:46et encore une fois
00:21:47on a une approche
00:21:47trop budgétaire
00:21:48et on ne se pose pas
00:21:49la question
00:21:50de la santé
00:21:50qui est en train
00:21:50de se dégrader
00:21:51des salariés
00:21:52dans le public
00:21:52mais précisément
00:21:53vous avez parlé
00:21:54de la santé au travail
00:21:55en réponse
00:21:56à la question
00:21:56du contournement
00:21:58des pratiques
00:21:58qu'il y ait
00:21:59une question
00:22:00de la santé au travail
00:22:01qu'il faille traiter
00:22:02oui
00:22:02mais ça n'est pas
00:22:03parce qu'il faut traiter
00:22:04un sujet
00:22:05qu'il ne faut pas traiter
00:22:06un autre sujet
00:22:06qui est celui
00:22:07d'éventuels abus
00:22:08alors quand vous avez
00:22:09un gros bateau
00:22:09qui avance comme ça
00:22:10si la fraude
00:22:11le fait dériver
00:22:12un petit peu
00:22:12la question c'est
00:22:13plutôt pourquoi
00:22:13est-ce qu'il avance
00:22:14principalement comme ça
00:22:15et effectivement
00:22:17la question de la fraude
00:22:18de la régulation
00:22:19du contrôle des prescriptions
00:22:20est importante
00:22:20pour empêcher
00:22:21une dérive supplémentaire
00:22:22mais la première question
00:22:23c'est la question
00:22:24de la dégradation
00:22:25de la santé au travail
00:22:25il y a une question
00:22:26qui se pose
00:22:27c'est combien de jours
00:22:28doit-on ne pas indemniser
00:22:30on peut se poser la question
00:22:31est-ce que ça doit être
00:22:32un jour
00:22:33deux jours
00:22:33trois jours
00:22:34on voit que
00:22:36quand il y a
00:22:36une mauvaise indemnisation
00:22:38au départ
00:22:39ça peut parfois
00:22:39rallonger
00:22:40les arrêts de travail
00:22:41plus long
00:22:41ça en crée davantage
00:22:44mais ça peut aussi
00:22:46réduire les arrêts
00:22:46de travail courts
00:22:47où en gros
00:22:48les gens se disent
00:22:49bon j'ai un peu mal
00:22:49à la gorge
00:22:50par exemple
00:22:50je caricature
00:22:51j'ai un peu mal à la gorge
00:22:52je ne vais pas au travail
00:22:53ou il faut aussi
00:22:54l'assurance maladie
00:22:55le dit dans son rapport
00:22:56par exemple
00:22:57il y a des situations
00:22:58où les gens
00:22:58pourraient très bien
00:22:59travailler de chez eux
00:22:59donc par exemple
00:23:00que les employeurs
00:23:01acceptent
00:23:02que quelqu'un
00:23:03qui a une petite fièvre
00:23:04un petit mal de gorge
00:23:06puisse faire du télétravail
00:23:08pour éviter de contaminer
00:23:09ses collègues
00:23:10mais continuer à travailler
00:23:11et ne soit pas mis
00:23:12quelques jours en arrêt
00:23:13il y a une campagne
00:23:14qui passe à la radio
00:23:14régulièrement en ce moment
00:23:16qui est je crois
00:23:17financée par l'assurance maladie
00:23:18qui dit
00:23:18tiens je vais me mettre
00:23:21en arrêt maladie
00:23:22parce que mon employeur
00:23:23m'embête
00:23:23etc
00:23:24et la personne lui répond
00:23:25mais attends
00:23:26on ne se met pas
00:23:26en arrêt maladie
00:23:27comme ça
00:23:27c'est ton médecin
00:23:28qui décide
00:23:29etc
00:23:29ce qui montre bien
00:23:30qu'il y a peut-être
00:23:30un élément un peu
00:23:32qui s'est installé
00:23:34culturel
00:23:34ces dernières années
00:23:35allez je me mets
00:23:36en arrêt maladie
00:23:36parce que j'en ai marre
00:23:37bon
00:23:37on peut faire ses efforts
00:23:39sans pour autant
00:23:40être répressif
00:23:41et créer des régimes
00:23:43qui ne seraient pas protecteurs
00:23:44auquel débat va se poursuivre
00:23:45puisque le mois de janvier
00:23:45ce sera à nouveau
00:23:46le retour du débat budgétaire
00:23:48merci beaucoup à tous les trois
00:23:49d'avoir été ce soir avec nous
00:23:52l'autre événement du jour
00:23:54c'est un événement international
00:23:55cette déclaration
00:23:57il y a quelques heures
00:23:58du président ukrainien Zelensky
00:24:01qui évoque une discussion
00:24:02avec le président américain Trump
00:24:04sur la présence de troupes américaines
00:24:07vous avez bien entendu
00:24:08la présence de troupes américaines
00:24:10en Ukraine
00:24:10parmi les garanties de sécurité
00:24:12alors est-ce que c'est possible
00:24:13et imaginable
00:24:14on en parle dans un instant
00:24:15avec les meilleurs experts
00:24:16qui viennent de me rejoindre
00:24:18mais tout de suite
00:24:18écoutez le président ukrainien
00:24:21le président des Etats-Unis
00:24:23devrait le confirmer
00:24:24il s'agit des troupes américaines
00:24:25et c'est donc l'Amérique
00:24:27qui prend ce genre de décision
00:24:28bien sûr nous en discutons
00:24:29avec le président Trump
00:24:30et avec les représentants
00:24:31de la coalition des volontaires
00:24:32c'est ce que nous souhaitons
00:24:33cette position ferme
00:24:34a été exprimée
00:24:35dans les garanties de sécurité
00:24:36voilà pour ces propos
00:24:38du président Zelensky
00:24:40avec moi à mes côtés
00:24:41Michel Duclos
00:24:41bonsoir
00:24:42ancien diplomate
00:24:43conseiller spécial géopolitique
00:24:44et diplomatie
00:24:45à l'Institut Montaigne
00:24:47général Partitruc du Trartre
00:24:48bonsoir général
00:24:49bonsoir
00:24:50général de l'armée de l'air
00:24:51ancien leader de la patrouille
00:24:52de France
00:24:53c'est Thierry Arnault
00:24:53éditorialiste politique
00:24:55internationale ABFM
00:24:56merci d'être avec nous
00:24:58Thierry ce soir
00:24:59quand on entend ces mots
00:25:00du président Zelensky
00:25:02qui dit
00:25:02la présence de troupes américaines
00:25:05nous en discutons
00:25:06avec le président Trump
00:25:08ça a de quoi surprendre
00:25:10c'est pas ce à quoi
00:25:11on peut s'attendre
00:25:12est-ce que c'est crédible
00:25:14est-ce que c'est imaginable
00:25:15alors si ça se confirmait
00:25:16ce sera évidemment
00:25:17revirement majeur
00:25:18spectaculaire
00:25:19il l'a dit sur tous les tons
00:25:20et de manière très claire
00:25:21Guillaume
00:25:21le président Trump
00:25:22depuis des mois maintenant
00:25:23il n'était pas question
00:25:25de son point de vue
00:25:25de mettre des bottes
00:25:27sur le sol
00:25:28comme disaient les américains
00:25:29de déployer des soldats américains
00:25:30en Ukraine
00:25:32pour garantir sa sécurité
00:25:33alors il faut dire un mot
00:25:35du contexte
00:25:36le président Zelensky
00:25:37répond à une question
00:25:38qui lui est posée
00:25:39suite à une déclaration
00:25:40du président polonais
00:25:42Donald Tusk
00:25:42qui a pris la parole aujourd'hui
00:25:44et qui a expliqué
00:25:45qu'effectivement
00:25:45parmi les sujets
00:25:46qui avaient été discutés
00:25:47sur les garanties de sécurité
00:25:49offertes par les Etats-Unis
00:25:51à l'Ukraine
00:25:52avait été évoquée
00:25:54l'hypothèse
00:25:55du déploiement de soldats américains
00:25:56sur ce qu'on appelle
00:25:57la ligne de contact
00:25:57c'est-à-dire la ligne de front
00:25:59qui sépare les combattants
00:26:00russes et ukrainiens
00:26:02donc voilà le contexte
00:26:03pour la raison que j'évoquais
00:26:05cette déclaration
00:26:06elle est évidemment
00:26:07à prendre avec
00:26:07la plus grande prudence
00:26:09c'est vraiment très difficile
00:26:11d'imaginer un revirement américain
00:26:12et entendre le président Trump
00:26:14annoncer
00:26:14qu'il est prêt à déployer
00:26:16des soldats américains
00:26:16sur le sol ukrainien
00:26:17il y a d'autres garanties
00:26:18de sécurité
00:26:19qui sont discutées
00:26:20notamment la protection
00:26:21du ciel ukrainien
00:26:22où là on peut
00:26:22plus facilement imaginer
00:26:24une aide américaine
00:26:25des
00:26:26encore une fois
00:26:27comme disait l'américain
00:26:28des bottes sur le sol
00:26:29c'est très difficile
00:26:30à imaginer
00:26:31cette déclaration
00:26:32il faut la mettre
00:26:32dans son contexte
00:26:33et la prendre
00:26:33avec beaucoup de prudence
00:26:34Michel Duclos
00:26:34pourquoi alors le président
00:26:36Zelensky dit qu'il en discute
00:26:37et que ce sera le président Trump
00:26:38de le confirmer
00:26:40le contexte est un peu étrange
00:26:42puisque en même temps
00:26:43tout le monde a surtout en tête
00:26:46la pseudo attaque
00:26:48sur Valdaï
00:26:49qu'est-ce que c'est une manière
00:26:51de faire diversion
00:26:52c'est une hypothèse possible
00:26:54une autre hypothèse
00:26:55qui me paraît
00:26:56peut-être plus vraisemblable
00:26:57c'est que ce qui a été discuté
00:26:59avec
00:26:59monsieur
00:27:01Trump
00:27:02c'est
00:27:04une opération
00:27:06militaire
00:27:07pour surveiller
00:27:09la ligne
00:27:11de contact
00:27:12donc la démilitarisation
00:27:13supposée
00:27:14d'une
00:27:14zone
00:27:16de laquelle
00:27:18se seraient retirées
00:27:19les troupes
00:27:20ukrainiennes
00:27:21et d'ailleurs
00:27:21dans l'esprit
00:27:22des ukrainiens
00:27:23également
00:27:23de manière symétrique
00:27:25des troupes
00:27:26russes
00:27:27et là
00:27:28peut-être que pour obtenir ça
00:27:30les américains
00:27:32ont effectivement
00:27:33fait des propositions
00:27:35de surveillance
00:27:36par leurs propres moyens
00:27:38est-ce que ces propres moyens
00:27:40incluent
00:27:41des soldats
00:27:42en uniforme
00:27:44avec des bottes
00:27:44sur le sol
00:27:46ça paraissait
00:27:48un peu étonnant
00:27:49mais comme
00:27:51c'est pas une administration
00:27:52qui se caractérise
00:27:53par un très haut degré
00:27:54de professionnalisme
00:27:57de compétences
00:27:58peut-être qu'il n'y avait pas
00:27:59autour de la table
00:28:00les experts
00:28:01qui pouvaient mettre en garde
00:28:02le président
00:28:04mais
00:28:04vous voyez
00:28:06tout ce que je viens de vous dire
00:28:07c'est extraordinairement hypothétique
00:28:08en général
00:28:09comment vous décryptez
00:28:10cette déclaration
00:28:11du président
00:28:11Zelensky
00:28:11c'est pas rien de dire
00:28:12qu'est évoqué
00:28:14avec le président
00:28:14Trump
00:28:15la présence
00:28:15de troupes américaines
00:28:16sur le sol ukrainien
00:28:17oui
00:28:17c'est vraiment
00:28:18le scoop
00:28:19le scoop
00:28:20de l'année
00:28:202026
00:28:21ou en tout cas
00:28:22de fin 2025
00:28:23on n'y croit pas beaucoup
00:28:25déjà
00:28:26le président Biden
00:28:27à l'époque
00:28:27a dit
00:28:27l'ordre de question
00:28:28d'un seul GI
00:28:29en Ukraine
00:28:31moi je pense
00:28:32que c'est plutôt
00:28:33en effet
00:28:34comme disait
00:28:35rappelé Michel Duclos
00:28:36l'esprit
00:28:37d'une zone
00:28:37démilitarisée
00:28:38une fois qu'on s'est mis d'accord
00:28:40sur la ligne de front
00:28:41une fois qu'on s'est mis d'accord
00:28:42sur une zone
00:28:43cette fameuse zone
00:28:44en fait
00:28:44dans le Donbass
00:28:45où les troupes
00:28:47ukrainiennes et russes
00:28:48pourraient se retirer
00:28:50de 10 ou 15 kilomètres
00:28:51voire 20 kilomètres
00:28:52le long de cette ligne de front
00:28:54et qu'il faudrait
00:28:55un observatoire
00:28:57en fait
00:28:57de cette ligne de sécurité
00:28:59là on peut imaginer
00:29:01d'ailleurs je crois
00:29:01que ça avait été évoqué
00:29:02que les américains
00:29:03participent
00:29:04à la surveillance
00:29:05de cette zone
00:29:05mais de là
00:29:06à mettre des troupes au sol
00:29:07à mon avis
00:29:08on peut aller très loin
00:29:09on en est loin
00:29:10par contre
00:29:11l'utilisation de drones américains
00:29:13de systèmes d'observation
00:29:14et que les américains
00:29:15se chargent quelque part
00:29:17ça ce serait une chose
00:29:18de très intéressante
00:29:18mais parfois on se dit
00:29:19que tout est possible
00:29:21avec Donald Trump
00:29:22tout est possible
00:29:23on n'est pas à l'abri
00:29:23d'une surprise
00:29:24non on n'est pas à l'abri
00:29:25d'une surprise
00:29:25ce serait une étante surprise
00:29:26mais je ne vois pas bien
00:29:27beaucoup le président Poutine
00:29:29accepter ce genre de choses
00:29:30il y a un point important
00:29:32qui a été abordé aussi
00:29:33aujourd'hui
00:29:33par Emmanuel Macron
00:29:34en tout cas par son entourage
00:29:35c'est cette question
00:29:37vous en parliez
00:29:37il y a un instant
00:29:38de la supposée attaque
00:29:40de Kiev
00:29:41contre la résidence
00:29:43de Vladimir Poutine
00:29:44dans la région
00:29:44de Novgorod
00:29:45et via les services
00:29:46de renseignement français
00:29:47l'Elysée en fin d'après-midi
00:29:49a communiqué
00:29:50clairement
00:29:50Emmanuel Macron
00:29:51se place du côté de Kiev
00:29:53oui alors les russes
00:29:54affirment que
00:29:55entre le 28 et le 29 décembre
00:29:57les ukrainiens
00:29:59ont lancé une attaque
00:30:00massive sur
00:30:01cette résidence
00:30:02qui est en réalité
00:30:02un vaste domaine
00:30:03de plusieurs centaines
00:30:04d'hectares
00:30:04qui est l'une des résidences
00:30:06de Vladimir Poutine
00:30:07dans le but
00:30:08d'éliminer le président russe
00:30:10et toujours selon Moscou
00:30:11ça représente bien sûr
00:30:11une agression majeure
00:30:13une escalade
00:30:14qui impose
00:30:15à Moscou
00:30:16de durcir sa position
00:30:17dans les négociations
00:30:19la France a pris le temps
00:30:21de
00:30:21dit-elle
00:30:22de procéder
00:30:23à un certain nombre
00:30:23de vérifications
00:30:24c'est ce que dit
00:30:25l'entourage du président
00:30:26de la République
00:30:26qui affirme ce soir
00:30:27vous le voyez à l'écran
00:30:28qu'il n'existe
00:30:28aucune preuve solide
00:30:30de cette attaque
00:30:33c'est une information
00:30:35basée sur des renseignements
00:30:37dits ouverts
00:30:38sur une concertation
00:30:39avec les partenaires
00:30:40on a également
00:30:41vu aujourd'hui
00:30:42le très sérieux
00:30:43Institute for the Study of War
00:30:45de Washington
00:30:46publier
00:30:47un compte-rendu
00:30:49qui dit en substance
00:30:51la même chose
00:30:51selon lequel
00:30:52il est inimaginable
00:30:53de penser
00:30:55qu'on puisse procéder
00:30:55à une telle attaque
00:30:56sans qu'il en existe
00:30:57la moindre preuve
00:30:58la moindre trace
00:30:59des images satellites
00:31:00des explosions
00:31:01puisqu'il s'agirait
00:31:03de plus de 90 drones
00:31:04selon les russes
00:31:05lancés sur des centaines
00:31:06de kilomètres
00:31:07donc tout ça
00:31:08se fasse
00:31:09sans avoir été vu
00:31:10par personne
00:31:10c'est de la part
00:31:12de ces sources
00:31:12et c'est ce que dit
00:31:13l'Elysée également
00:31:14ce soir
00:31:14considéré comme étant
00:31:15peu crédible
00:31:16on prend la direction
00:31:17de Moscou
00:31:17on retrouve tout de suite
00:31:18notre correspondant
00:31:19Jean Didier Rovain
00:31:20bonsoir
00:31:21Jean Didier
00:31:22alors comment
00:31:24du côté de Moscou
00:31:26on peut maintenir
00:31:27ces accusations
00:31:27puisqu'on les maintient
00:31:28et on affirme
00:31:29que Moscou
00:31:30va durcir sa position
00:31:31dans les pourparlers
00:31:32concrètement
00:31:33ça va se traduire
00:31:34comment ?
00:31:35comment ça va se traduire
00:31:37dans les faits
00:31:37c'est assez difficile
00:31:38de le dire
00:31:39on peut imaginer
00:31:40simplement
00:31:41que les revendications
00:31:42russes
00:31:43pour un changement
00:31:45une alternance
00:31:45au sommet du pouvoir
00:31:47ukrainien
00:31:48seront de plus en plus
00:31:49intransigeantes
00:31:50et puis les russes
00:31:51n'entendent pas
00:31:51se laisser démontrer
00:31:52par les éléments
00:31:55avancés
00:31:55par les occidentaux
00:31:57ils parlent
00:31:58d'une attaque terroriste
00:31:59et puis
00:32:00le porte-parole du Kremlin
00:32:01Admitry Peskov
00:32:02a expliqué
00:32:03qu'il ne se sentait pas
00:32:05obligé
00:32:05de fournir des preuves
00:32:06ni de donner
00:32:07d'explications publiques
00:32:09sur ce qui s'est passé
00:32:11il a même qualifié
00:32:12de folle
00:32:13l'affirmation
00:32:14sans laquelle
00:32:15cette attaque
00:32:15n'aurait pas eu lieu
00:32:16et puis
00:32:17le Kremlin évoque encore
00:32:18une attaque portée
00:32:20non pas directement
00:32:21contre la Russie
00:32:22mais indirectement
00:32:23contre Donald Trump
00:32:24et les efforts de paix
00:32:25qu'il déploie
00:32:26les efforts qu'il déploie
00:32:27pour parvenir
00:32:27à la paix
00:32:28et puis
00:32:29les conséquences
00:32:31seront
00:32:32comme le disait hier
00:32:33le chef de la diplomatie russe
00:32:35et Lavrov
00:32:35auront des conséquences
00:32:36sur le terrain
00:32:36en disant que
00:32:37cette attaque
00:32:38ne resterait pas
00:32:38sans réponse
00:32:39et on sait également
00:32:41que Moscou
00:32:43poursuivra
00:32:43les pourparlers
00:32:44n'entend pas
00:32:44de se retirer
00:32:45des négociations
00:32:46qui ont lieu actuellement
00:32:46malgré cette attaque
00:32:47mais qu'ils se réserveront
00:32:49le droit
00:32:49de parler uniquement
00:32:50avec les Américains
00:32:51c'est aussi
00:32:52un dédurcissement
00:32:53dans la position russe
00:32:54qu'on peut noter ce soir
00:32:55Merci beaucoup
00:32:56Jean-Dilier Revoin
00:32:57depuis Moscou
00:32:58l'accusation
00:32:59qui a été portée
00:32:59par Moscou
00:33:00sur le fait
00:33:01que Kev viserait
00:33:02directement le président Poutine
00:33:04ça pose une question
00:33:05ça peut-être
00:33:05vous semblez naïf
00:33:06de ma part
00:33:06mais est-ce qu'il y a
00:33:07une forme d'accord
00:33:08tacite
00:33:09dans des cas de conflit
00:33:10comme ça
00:33:10où on ne cible pas
00:33:11les chefs d'État
00:33:12des deux pays
00:33:13parce que ce serait
00:33:13une ligne rouge
00:33:14qui entraînerait
00:33:14encore une escalade
00:33:15supplémentaire
00:33:16ou pas du tout
00:33:17chacun des deux chefs d'État
00:33:18sont des cibles
00:33:19respectives
00:33:20pour les adversaires
00:33:21non
00:33:22je parle du contrôle
00:33:23d'ailleurs
00:33:24de la diplomatie française
00:33:25c'est que
00:33:26historiquement
00:33:27il y a une sorte
00:33:28de consensus
00:33:28international
00:33:30où on respecte
00:33:31quelque part
00:33:32si on peut le dire
00:33:33comme ça
00:33:33on respecte
00:33:34le chef d'État
00:33:34c'est-à-dire
00:33:35qu'on ne va pas faire
00:33:37un ciblage
00:33:38directement
00:33:38même si on pourrait
00:33:39le faire
00:33:40finalement
00:33:40sans trop de difficultés
00:33:43on évite de le faire
00:33:44pour éviter le retour
00:33:45en réprésaille
00:33:46et après
00:33:47on part dans un cycle
00:33:48où personne ne sait
00:33:50même quand on est en guerre
00:33:51même quand on est en guerre
00:33:53aujourd'hui
00:33:53il n'y a pas eu
00:33:55ce genre de choses
00:33:57même pendant la guerre
00:33:58du Jugoslavie
00:33:59même pendant la guerre
00:34:00d'Irak
00:34:01ça ne se faisait pas
00:34:05mais aujourd'hui
00:34:07malheureusement
00:34:08tout est possible
00:34:09donc c'est ça
00:34:10qui est dangereux
00:34:10d'ailleurs
00:34:11dans l'interprétation russe
00:34:13sur une attaque
00:34:14présumée
00:34:14supposée
00:34:16de la résidence
00:34:17de la résidence
00:34:17de la résidence
00:34:17de la résidence
00:34:17de la résidence
00:34:17c'est qu'à un moment
00:34:19Lavrov a dit
00:34:19ça ne va pas rester
00:34:20on ne va pas en rester
00:34:21
00:34:22et il peut y avoir
00:34:23une réplique
00:34:23auquel cas
00:34:24vous imaginez
00:34:24parce que
00:34:25malgré les horreurs
00:34:27qui ont été faites
00:34:28au-dessus
00:34:28de l'Ukraine
00:34:30vous remarquez
00:34:31qu'il n'y a pas eu
00:34:31un bombardement
00:34:32systématique
00:34:33de la ville de Kiev
00:34:34par exemple
00:34:35depuis le début
00:34:35du conflit
00:34:36même s'il y a eu
00:34:37bien sûr
00:34:37malheureusement
00:34:38des tirs
00:34:38mais il n'y a pas eu
00:34:40le ciblage
00:34:40du palais présidentiel
00:34:42ou d'autres sites
00:34:43et s'il y avait
00:34:44une chose comme ça
00:34:45qui se passait
00:34:46évidemment
00:34:46vous imaginez
00:34:47les débordements
00:34:47à la fois
00:34:48on voit quand même
00:34:48qu'au cours des derniers mois
00:34:50je crois qu'il y a
00:34:50trois hauts gradés russes
00:34:51qui ont été cibles
00:34:52d'attentats et d'attaques
00:34:53en Russie
00:34:54tout le monde
00:34:55pointe son regard
00:34:56vers les services
00:34:56secrets ukrainiens
00:34:58Michel Duclou
00:34:59est-ce que depuis
00:35:00le début de la guerre
00:35:00par exemple
00:35:01Volodymyr Zelensky
00:35:02a été l'objet
00:35:02de tentatives
00:35:03d'attentats ?
00:35:05je ne sais pas
00:35:07mais ce qui m'inquiète
00:35:08dans ce qui vient
00:35:09de se passer
00:35:09la bonne nouvelle
00:35:11c'est que ça prouve
00:35:11que les russes
00:35:12sont nerveux
00:35:12quand même
00:35:13qu'ils se rendent compte
00:35:14que les choses
00:35:15commencent à mal tourner
00:35:17la mauvaise nouvelle
00:35:18c'est que
00:35:19évidemment
00:35:19ils confirment
00:35:20qu'ils n'ont absolument
00:35:21pas l'intention
00:35:22de céder quoi que ce soit
00:35:23et puis alors
00:35:24pour en rester
00:35:25sur le plan
00:35:26que vous évoquez
00:35:28ce qui est très inquiétant
00:35:29c'est qu'effectivement
00:35:30dans les guerres classiques
00:35:31on ne cible pas
00:35:33les chefs d'état
00:35:34et de gouvernement
00:35:35en revanche
00:35:36dans les guerres civiles
00:35:37c'est tout à fait classique
00:35:38or pour les russes
00:35:41l'affaire ukrainienne
00:35:42c'est un peu
00:35:43une guerre civile
00:35:43puisqu'ils croient
00:35:44que c'est des frères jumeaux
00:35:45qui sont
00:35:46un peu émancipés
00:35:48à tort
00:35:49et qu'il faut les ramener
00:35:50dans le droit chemin
00:35:51donc les menaces
00:35:53qui viennent d'être
00:35:54proférées
00:35:55contre Zelensky
00:35:57malheureusement
00:35:58ont un peu
00:35:59de crédibilité
00:36:00je le crains
00:36:01Thierry
00:36:02qu'est-ce que
00:36:02vous voyez derrière
00:36:03ces accusations mutuelles
00:36:04et est-ce qu'on peut imaginer
00:36:06que les ukrainiens
00:36:07cherchent à tuer
00:36:08Vladimir Poutine
00:36:09et que les russes
00:36:09cherchent à tuer
00:36:10le président Zelensky
00:36:11c'est beaucoup plus facile
00:36:12d'expliquer
00:36:13pourquoi Vladimir Poutine
00:36:14et les russes
00:36:15auraient intérêt à mentir
00:36:16et à inventer
00:36:17cette attaque
00:36:18à expliquer pourquoi
00:36:19quelle serait la raison
00:36:19pour Volodymyr Zelensky
00:36:21de procéder
00:36:22à cette agression
00:36:23l'intérêt pour les russes
00:36:25de dire qu'ils ont été attaqués
00:36:26c'est d'essayer
00:36:27de polluer
00:36:28et de faire échouer
00:36:29les discussions qui ont cours
00:36:31en ce moment
00:36:31entre les américains
00:36:32et les ukrainiens
00:36:33qui voient les américains
00:36:34bouger un peu
00:36:35et offrir des garanties
00:36:37de sécurité supplémentaires
00:36:38à l'ukraine
00:36:39la Russie continue
00:36:41de vouloir
00:36:41une absolue capitulation
00:36:43de l'ukraine
00:36:44qui ne soit défendue
00:36:45par personne
00:36:46et donc à tout intérêt
00:36:47à inventer ce récit
00:36:48d'une
00:36:49d'une
00:36:49d'une Ukraine
00:36:50agressive
00:36:51et indigne
00:36:52d'être soutenue
00:36:53par les Etats-Unis
00:36:54du côté de
00:36:55Volodymyr Zelensky
00:36:56précisément
00:36:57pour les mêmes raisons
00:36:58on ne voit pas vraiment
00:36:59quel intérêt
00:37:00il aurait à procéder
00:37:01à une opération
00:37:01comme celle-là
00:37:02d'abord parce que
00:37:02ce domaine de Valdaï
00:37:03il faut le dire au passage
00:37:04c'est une véritable forteresse
00:37:06et que
00:37:07évidemment
00:37:08il n'y a aucune chance
00:37:08avec des drones
00:37:09de pouvoir éliminer
00:37:11Vladimir Poutine
00:37:12à l'intérieur
00:37:13de cette résidence
00:37:13si tant est
00:37:14qu'il soit
00:37:15dans cette résidence
00:37:16au moment où
00:37:17la taxe
00:37:17qui n'a pas été
00:37:18confirmée
00:37:19par les russes
00:37:19et au contraire
00:37:20ça risque de braquer
00:37:21les américains
00:37:22vous avez entendu
00:37:23comme moi hier
00:37:23cette première réaction
00:37:24de Donald Trump
00:37:25qui était très claire
00:37:26il s'est dit
00:37:26très en colère
00:37:27et il a considéré
00:37:29que
00:37:30cette attaque
00:37:31si elle était confirmée
00:37:32serait totalement déplacée
00:37:34donc manifestement
00:37:35pas du tout
00:37:36dans l'intérêt
00:37:36d'Ukraine
00:37:36et de Volodymyr Zelensky
00:37:37Merci à tous les trois
00:37:38d'avoir été avec moi ce soir
00:37:40ça nous permet
00:37:40d'écrypter
00:37:41cette actualité ukrainienne
00:37:42qui continue
00:37:43évidemment de se développer
00:37:44et puis le 6 janvier
00:37:45je parle sous votre contrôle
00:37:46Thierry Arnault
00:37:466 janvier à Paris
00:37:47réunion de la coalition
00:37:49des volontaires
00:37:49c'est ce qu'a annoncé
00:37:50le président ukrainien
00:37:51réunion
00:37:52à l'initiative
00:37:53du président français
00:37:54tout de suite
00:37:55c'est le débat du jour
00:37:56Avec moi Guillaume Tabard
00:38:02qui est en train
00:38:03de s'installer
00:38:03éditorialiste politique
00:38:04au Figaro
00:38:05Marie Chantret
00:38:06chef du service politique
00:38:07de BFM TV
00:38:08Ève Svenzel
00:38:10directrice
00:38:10de la rédaction
00:38:11de Marianne
00:38:12on va d'ailleurs voir
00:38:12la une
00:38:13du dernier numéro
00:38:14de Marianne
00:38:15alors vous n'êtes pas
00:38:16très optimiste
00:38:17pourquoi ils vont nous gâcher
00:38:172026
00:38:18on avait pu dire
00:38:19pourquoi est-ce qu'on peut
00:38:20être enthousiaste et optimiste
00:38:21on va parler dans une seconde
00:38:222026
00:38:24qui va être en tout cas
00:38:25une année clé
00:38:26je ne sais pas
00:38:26s'il y a l'un des représentants
00:38:28du rassemblement national
00:38:29à la une
00:38:30notamment
00:38:30pour le rassemblement national
00:38:32parce que
00:38:33très rapidement
00:38:34dans quelques jours
00:38:35Marie
00:38:36il va y avoir
00:38:37l'un des grands rendez-vous
00:38:38pour Marine Le Pen
00:38:40ce ne sera pas
00:38:40un rendez-vous politique
00:38:41ce sera d'abord
00:38:42un rendez-vous judiciaire
00:38:42absolument
00:38:43procès en appel
00:38:44de Marine Le Pen
00:38:45dans l'affaire
00:38:46des assistants parlementaires
00:38:47à partir du 12 janvier
00:38:49un procès qui va s'étaler
00:38:50sur un mois environ
00:38:51dont il faut
00:38:52que le téléspectateur
00:38:54l'ait en tête aussi
00:38:54nous n'aurons pas
00:38:55le jugement
00:38:56immédiatement
00:38:57dans la foulée
00:38:58mais plusieurs mois
00:38:59s'écouleront
00:39:00et vraisemblablement
00:39:01un calendrier judiciaire
00:39:03qui n'est pas
00:39:03complètement fixé
00:39:04peut-être avant l'été
00:39:06au mois de juin
00:39:07ou possibilité aussi
00:39:09après l'été
00:39:09au mois de septembre
00:39:11où les juges
00:39:12rendront leur jugement
00:39:13Que dira Marine Le Pen
00:39:15si elle est condamnée
00:39:16en appel
00:39:16ou si justement
00:39:18elle peut se présenter
00:39:18à quel moment
00:39:19elle décidera
00:39:19d'officialiser sa position ?
00:39:21Au moment du jugement
00:39:22tout simplement
00:39:23savoir si sa peine
00:39:24a une inéligibilité
00:39:26avec exécution provisoire
00:39:27est confirmée
00:39:285 ans d'inéligibilité
00:39:30alors cette peine
00:39:31peut-être réduite
00:39:32si elle est réduite
00:39:34à 2 années
00:39:35par exemple
00:39:35le calendrier
00:39:37judiciaire
00:39:38slash politique
00:39:39pourrait peut-être
00:39:40s'emboîter
00:39:41et dans ces conditions-là
00:39:42même condamnée
00:39:43mais avec une exécution
00:39:45provisoire
00:39:45et bien qui serait réduite
00:39:47dans ces cas-là
00:39:48elle irait
00:39:49elle se présenterait
00:39:50néanmoins
00:39:51elle l'a confiée
00:39:52à certains proches
00:39:54en revanche
00:39:55en revanche
00:39:55et elle semble quand même
00:39:56préparer les esprits
00:39:58et les français
00:39:58ses électeurs
00:39:59ses militants
00:40:00à cela
00:40:00la place est chaude
00:40:02pour Jordan Bardella
00:40:03et on y reviendra sans doute
00:40:04je trouve que ces dernières semaines
00:40:06très personnellement
00:40:07le champ sémantique
00:40:08de Marine Le Pen
00:40:09quant à laisser sa place
00:40:11possiblement à Bardella
00:40:12a clairement évolué
00:40:14avec les semaines
00:40:15et les mois
00:40:16ça veut dire quoi Guillaume
00:40:17d'après ce que dit Marie
00:40:18ça veut dire que Marine Le Pen
00:40:19n'y croit plus
00:40:19je n'irai pas jusque là
00:40:22parce que je pense
00:40:22qu'effectivement
00:40:23les deux options
00:40:24restent ouvertes
00:40:25l'option judiciaire
00:40:25que soulignait Marie
00:40:26à l'instant
00:40:27c'est vrai que
00:40:27si l'inéligité est ramenée
00:40:28à deux ans
00:40:30ça change tout
00:40:31et là
00:40:32c'est en cela que
00:40:33même si on aura
00:40:33la décision
00:40:34et le jugement n'appelle
00:40:36qu'en juin
00:40:37ou en septembre
00:40:38le procès sera quand même
00:40:39très important
00:40:40parce que le premier
00:40:40indicateur
00:40:42c'est la défense
00:40:43de Marine Le Pen
00:40:44si elle a
00:40:46en appel
00:40:47exactement la même défense
00:40:48que lors du procès
00:40:49en première instance
00:40:50à savoir
00:40:51nous n'avons jamais
00:40:52rien fait d'illégal
00:40:53et on nous cherche
00:40:54des pôles à la tête
00:40:55inutilement
00:40:56il y a peu de raisons
00:40:57que les juges
00:40:58modifient leur jugement
00:40:59si elle fait évoluer
00:41:00sa stratégie de défense
00:41:02dans le sens
00:41:02d'une reconnaissance
00:41:04d'erreurs commises
00:41:05etc
00:41:05tout en plaidant
00:41:07la bonne foi
00:41:07de ça
00:41:07mais en tout cas
00:41:08s'il y a une évolution
00:41:09de sa ligne de défense
00:41:10peut-être que les juges
00:41:11pourraient
00:41:11en tenir compte
00:41:13évolution
00:41:14je me permets
00:41:15qui pourrait peut-être
00:41:16se traduire
00:41:17et qui se traduit
00:41:17déjà par un changement
00:41:18d'avocat
00:41:19et ça
00:41:20c'est peut-être
00:41:21la traduction
00:41:21peut-être
00:41:22d'un changement
00:41:22de stratégie
00:41:23ce semaine
00:41:24et donc c'est pour ça
00:41:25que je pense
00:41:25qu'elle n'évacue rien
00:41:26y compris
00:41:27la possibilité
00:41:28pour elle
00:41:28et
00:41:29il faut avouer
00:41:30en termes
00:41:30de feuilleton politique
00:41:32s'il y avait
00:41:32ce nouveau rebondissement
00:41:34parce que là
00:41:34c'est vrai que
00:41:35lorsque Marine Le Pen
00:41:36a été condamnée
00:41:37en première instance
00:41:38il y a eu un choc
00:41:39d'abord pour elle-même
00:41:39elle ne s'y attendait pas
00:41:40de manière aussi forte
00:41:41avec ce scénario Bardella
00:41:44mais sera-t-il
00:41:44à la hauteur
00:41:45et on va peut-être
00:41:46en reparler
00:41:47les mois ont montré
00:41:48qu'au moins dans l'opinion
00:41:49Jordan Bardella
00:41:50tenait la route
00:41:51donc ça pourrait
00:41:52produire un nouveau
00:41:52Bardella-Le Pen
00:41:53est-ce que finalement
00:41:54c'est la même chose
00:41:55pour l'ORN
00:41:56en tant que candidat
00:41:56à l'élection présidentielle ?
00:41:58En tout cas
00:41:59moi j'ai été assez
00:42:02étonnée
00:42:03d'entendre
00:42:03Marine Le Pen
00:42:04faire comme si
00:42:06elle était
00:42:08substituable
00:42:09elle était même
00:42:09remplaçable
00:42:10comme si
00:42:10c'est donc
00:42:11une déclaration
00:42:12qu'elle a
00:42:13une interview
00:42:14qu'elle a donnée
00:42:15à la tribune
00:42:15dimanche
00:42:16où elle la double
00:42:17en quelque sorte
00:42:18en tout cas
00:42:19comme si elle préparait
00:42:20déjà le terrain
00:42:21et anticipait
00:42:22Jordan Bardella
00:42:23peut gagner à ma place
00:42:24voilà
00:42:24exactement
00:42:25et elle dit aussi
00:42:26qu'il en a tout à fait
00:42:28les capacités
00:42:29enfin en tout cas
00:42:30elle semble
00:42:32anticiper
00:42:33une possible
00:42:34condamnation
00:42:35et préparer
00:42:35l'opinion
00:42:36en quelque sorte
00:42:37mais les deux
00:42:38sont aussi forts
00:42:38si j'ose dire
00:42:39vis-à-vis de l'opinion
00:42:40ça ne changera rien
00:42:40ça ne changera rien
00:42:41pour leurs adversaires
00:42:42potentiels
00:42:42Le Pen Bardella
00:42:43les derniers sondages
00:42:45montrent qu'il est même
00:42:45plus haut
00:42:46puisque dans la même
00:42:47tribune
00:42:47il y avait une enquête
00:42:49sur ces personnalités
00:42:51qui ont marqué l'année
00:42:51bon la question
00:42:52n'était pas forcément
00:42:53les personnalités
00:42:55pour lesquelles
00:42:56vous voterez
00:42:56mais qui ont marqué
00:42:57l'année
00:42:57il était bien plus haut
00:42:59qu'elle
00:42:59et puis on a bien vu
00:43:00que dans les sondages
00:43:01de fin novembre
00:43:02au Doxa
00:43:03notamment
00:43:03il était donné
00:43:04gagnant
00:43:05dans tous les cas de figure
00:43:07au deuxième tour
00:43:08donc oui
00:43:10alors est-ce que c'est équivalent
00:43:12pour l'opinion
00:43:14en tout cas
00:43:15ils ont chacun
00:43:16un peu
00:43:16leurs défauts
00:43:17leurs qualités
00:43:18vous parliez de ce classement
00:43:19effectivement
00:43:19on va le voir
00:43:20c'était fait par l'institut
00:43:21IFOP pour TF1
00:43:22Jordan Bardella
00:43:2312ème
00:43:24Marine Le Pen
00:43:25en 23ème position
00:43:26dans le classement
00:43:26des personnalités préférées
00:43:27des français
00:43:28mais surtout
00:43:29ce sont les seules
00:43:30personnalités politiques
00:43:31dans les 50 personnalités
00:43:32préférées des français
00:43:33qu'est-ce que ça dit ?
00:43:35ça dit qu'il y a
00:43:37une adhésion positive
00:43:38à ce que représente
00:43:40le rassemblement national
00:43:40pendant très longtemps
00:43:41le front national
00:43:42puis le rassemblement national
00:43:43avaient obtenu
00:43:46des résultats électoraux
00:43:47forts
00:43:48significatifs
00:43:49mais qui ne se traduisait pas
00:43:51par une adhésion
00:43:52j'allais dire affective
00:43:53aux dirigeants
00:43:54du parti
00:43:55Jean-Marie Le Pen
00:43:56et Marine Le Pen
00:43:57elles-mêmes au début
00:43:58n'avaient pas une cote
00:43:58de sympathie
00:43:59très élevée
00:44:00et là ce qui est nouveau
00:44:01c'est que non seulement
00:44:02leur socle électoral
00:44:04est aussi solide
00:44:05c'est même renforcé
00:44:06au fil des années
00:44:06mais désormais
00:44:07il y a une cote
00:44:08de sympathie
00:44:10qui est inédite
00:44:10et surtout
00:44:11qui est unique
00:44:12dans les vues politiques
00:44:12françaises
00:44:13et d'ailleurs
00:44:14on entend en ce moment
00:44:15tout le débat sur
00:44:16mais Bardella n'est pas
00:44:17à la hauteur
00:44:18il n'est pas bon
00:44:18il n'a pas d'expérience
00:44:19etc
00:44:19un procès
00:44:21qui est formulé
00:44:21de la part
00:44:22de personnalités politiques
00:44:23qui elles sont
00:44:24dans les profondeurs
00:44:26du classement
00:44:26donc ça nous renvoie
00:44:28ou ça les renvoie
00:44:29à cela
00:44:29je pense
00:44:30à une interrogation
00:44:31parce que
00:44:31si les français
00:44:32ont une telle adhésion
00:44:33une fois encore
00:44:34adhésion personnelle
00:44:35adhésion affective
00:44:36à Jordan Bardella
00:44:37et Marine Le Pen
00:44:38à Jordan Bardella
00:44:39supposé son expérience
00:44:40ça veut dire quoi ?
00:44:41ça veut dire que
00:44:42où sont les français
00:44:43qui sont des imbéciles aussi
00:44:44à ce moment là
00:44:45il faut le dire clairement
00:44:46mais en démocratie
00:44:47c'est jamais bien vu
00:44:49de dire que
00:44:50les électeurs ont tort
00:44:51soit ça veut dire
00:44:52que ce sont ceux
00:44:53qu'ils critiquent
00:44:54pour cela
00:44:54qui n'ont peut-être
00:44:56pas compris quelque chose
00:44:57qui sont passés
00:44:58à côté
00:44:58d'une attente
00:44:59qu'aujourd'hui
00:45:00s'exprime dans l'opinion
00:45:01Marine Le Pen
00:45:01effectivement
00:45:02qui semble avoir
00:45:03elle aussi
00:45:03une popularité personnelle
00:45:04Marine Le Pen
00:45:05on l'a appris
00:45:05qu'il sera présent
00:45:06d'ailleurs
00:45:06aux obsèques
00:45:08de Brigitte Bardot
00:45:09à Saint-Tropez
00:45:10le 7 janvier prochain
00:45:117 janvier par ailleurs
00:45:13qui correspond
00:45:14à un an
00:45:14jour pour jour
00:45:15au décès de Jean-Marie Le Pen
00:45:16alors c'est le hasard
00:45:18évidemment
00:45:19total
00:45:19mais en effet
00:45:20elle se rendra bien
00:45:21à Saint-Tropez
00:45:22pour les obsèques
00:45:23de Brigitte Bardot
00:45:24information de
00:45:25Sophie Dupont
00:45:26du service politique
00:45:27de BFM TV
00:45:28après je me permets
00:45:29de rebondir
00:45:29Jean-Dame Bardella
00:45:30là aujourd'hui
00:45:31il est candidat
00:45:32virtuel
00:45:32à la présidentielle
00:45:34faire croire
00:45:36ou en tout cas
00:45:37tenter d'infuser
00:45:38dans l'opinion
00:45:38et leurs électeurs
00:45:39qu'ils sont interchangeables
00:45:40c'est une autre affaire
00:45:42si sa condamnation
00:45:43se confirme
00:45:44Jordan Bardella
00:45:46sera-t-il aussi
00:45:47haut dans les intentions
00:45:48de vote
00:45:49c'est un vrai
00:45:50passage de relais
00:45:52qui devra avoir lieu
00:45:53parce que
00:45:54aujourd'hui
00:45:55ressortiront
00:45:57je pense
00:45:57des archives
00:45:58qui font mal
00:45:59c'était en mai dernier
00:46:00en 2025
00:46:01ce déplacement
00:46:01en Nouvelle-Calédonie
00:46:02cette petite phrase
00:46:03de Marine Le Pen
00:46:04qui dit
00:46:04sur ces dossiers
00:46:06de la Nouvelle-Calédonie
00:46:07pour le coup
00:46:08je ne suis pas sûre
00:46:09qu'ils connaissent
00:46:10très bien ces problématiques
00:46:11c'était la patronne
00:46:12qui parlait
00:46:13et Jordan Bardella
00:46:14faisait et fait
00:46:15toujours campagne
00:46:16pour Matignon
00:46:17parfois il a
00:46:18ces petites phrases
00:46:19où il se place
00:46:20dans le bureau
00:46:22de l'Elysée
00:46:22tous les deux
00:46:23voudraient justement
00:46:23accéder au bureau
00:46:24de l'Elysée
00:46:24il y en a un
00:46:24qui est toujours bien assis
00:46:25c'était Emmanuel Macron
00:46:26demain soir
00:46:27ce sera ses avant-derniers
00:46:28voeux
00:46:29selon les infos
00:46:30du service politique
00:46:30de BFM
00:46:31qu'est-ce qu'il va dire
00:46:32sur quoi il se penche ?
00:46:33Alors ça sera
00:46:34une dizaine de minutes
00:46:35c'est traditionnel
00:46:36enregistré vraisemblablement
00:46:37après un retour
00:46:38à Brégançon
00:46:39où il a préparé ses voeux
00:46:40des voeux pour dire
00:46:42sur fond évidemment
00:46:43de grandes menaces russes
00:46:45et de guerres en Ukraine
00:46:46que ce n'est pas la fin
00:46:48tout de suite
00:46:49pas du tout
00:46:50de rétrospectif pour lui
00:46:52il voudra faire passer
00:46:53ce message
00:46:54que l'année 2026
00:46:55ne sera pas une année
00:46:56pour rien
00:46:56il y aura des choses
00:46:58au programme
00:46:58notamment sur
00:47:00vous savez
00:47:00cette loi
00:47:01sur les réseaux sociaux
00:47:02et le contrôle
00:47:03des réseaux sociaux
00:47:04il y aura des choses
00:47:05cette année aussi
00:47:05sur la mise en place
00:47:06de ce service national
00:47:08annoncé en grande pompe
00:47:09et puis
00:47:10la présidentielle
00:47:11c'est dans un an et demi
00:47:13c'est dans un an et demi
00:47:14et il ne s'agit pas
00:47:15de penser à cela
00:47:16trop vite
00:47:17c'est en tout cas
00:47:18ce que tentera
00:47:19de faire un sujet
00:47:19le président de la République
00:47:21même si tout le monde
00:47:21pense à cela en ce moment
00:47:22très rapidement
00:47:23c'est quoi l'enjeu
00:47:23demain soir
00:47:24pour Emmanuel Macron
00:47:25en 2024
00:47:26il avait promis
00:47:27pour 2025
00:47:28une année
00:47:28je crois
00:47:29d'action
00:47:29une année utile
00:47:30avec des référendums
00:47:32voilà
00:47:32et on n'en a eu aucun
00:47:33est-ce que cette année
00:47:34on ira jusque là
00:47:35je pense que
00:47:36l'année va être dominée
00:47:37quand même
00:47:37par la question
00:47:38internationale
00:47:39et que au moins
00:47:40c'est un domaine
00:47:41dans lequel
00:47:41il a des choses à dire
00:47:43notamment l'Europe
00:47:45vous avez parlé
00:47:45la loi contre les ingérences
00:47:46étrangères
00:47:47mais son discours
00:47:48qui est celui de dire
00:47:49il faut que l'Europe
00:47:50se prenne en main
00:47:51c'est un moment
00:47:52de vérité
00:47:53pour l'Europe
00:47:54je pense que
00:47:55ce discours là
00:47:55peut avoir
00:47:56effectivement
00:47:57un impact
00:47:58et c'est un terrain
00:48:00sur lequel
00:48:00il est plutôt à l'aise
00:48:02voilà
00:48:02merci beaucoup
00:48:03des vœux
00:48:03vous pourrez bien sûr
00:48:04suivre en direct
00:48:06demain soir
00:48:06sur BFM TV
00:48:08tout de suite
00:48:08c'est l'invité du jour
00:48:10L'invité du jour
00:48:16c'est la ministre déléguée
00:48:16auprès du ministre
00:48:17de l'Intérieur
00:48:18Marie-Pier Védraine
00:48:19bonsoir
00:48:19merci d'être avec nous
00:48:21ce soir sur BFM TV
00:48:22à mes côtés
00:48:23Marie Chantret
00:48:24est restée là
00:48:25chef du service politique
00:48:25de BFM TV
00:48:26Maxime Clia-Hérouza
00:48:28journaliste police
00:48:29justice
00:48:29du service justice
00:48:32effectivement
00:48:32de BFM TV
00:48:33avec vous
00:48:34on a plusieurs dossiers
00:48:36plusieurs sujets
00:48:36à aborder
00:48:37mais le premier d'entre eux
00:48:38effectivement
00:48:38on parlait des vœux
00:48:39du président de la République
00:48:40demain soir
00:48:41il y a aussi des milliers
00:48:42de français
00:48:43qui vont se rendre
00:48:44peut-être dans la rue
00:48:45sur les Champs-Elysées
00:48:45ou ailleurs partout en France
00:48:46pour fêter la fin
00:48:48de l'année 2025
00:48:49le début de l'année 2026
00:48:51malheureusement
00:48:52c'est souvent aussi synonyme
00:48:53de débordement
00:48:54très concrètement
00:48:55quel dispositif
00:48:57le ministère de l'Intérieur
00:48:58a-t-il déployé
00:48:58en matière de force
00:48:59de l'ordre demain
00:48:59vous avez raison d'abord
00:49:00de souligner
00:49:01que ce doit être
00:49:02un moment festif
00:49:03et que justement
00:49:04c'est l'objectif
00:49:05du ministère de l'Intérieur
00:49:06le ministre Nunez
00:49:07l'a rappelé ce matin
00:49:08notre objectif
00:49:09avec 90 000
00:49:11policiers et gendarmes
00:49:12qui sont déployés
00:49:12dans toute la France
00:49:13et 10 000
00:49:14dans Paris
00:49:15la Petite Couronne
00:49:15c'est justement
00:49:16de préserver
00:49:17ce moment de festivité
00:49:18faire en sorte
00:49:19que tous les français
00:49:20et les françaises
00:49:21qui veulent aller
00:49:21dans l'espace public
00:49:22le ministère
00:49:24ne dit à personne
00:49:25par contre
00:49:25de ne pas aller
00:49:26dans le ministère
00:49:26dans l'espace public
00:49:27c'est véritablement
00:49:28l'objectif
00:49:29de faire en sorte
00:49:30que ça reste
00:49:30un moment festif
00:49:31donc l'enjeu
00:49:32c'est de prévenir
00:49:33est-ce que vous êtes inquiète ?
00:49:34il n'y a pas de raison
00:49:35d'être plus inquiète
00:49:36que d'habitude
00:49:37l'objectif
00:49:38c'est justement
00:49:38bien de prévenir
00:49:39et en fait
00:49:40quand on ne veut pas
00:49:40être inquiet
00:49:41justement
00:49:41on analyse
00:49:42toutes les failles
00:49:44qui pourraient avoir lieu
00:49:45tout aussi
00:49:46l'utilisation
00:49:47je pense qu'on peut parler
00:49:48aussi des morsiers
00:49:49par exemple
00:49:50je pense que tout le monde
00:49:50l'a en tête
00:49:51d'instruments
00:49:52qui pourraient être détournés
00:49:53de leur usage
00:49:54pour être utilisés
00:49:55notamment contre les forces
00:49:56de l'ordre
00:49:56donc moi j'ai confiance
00:49:58justement
00:49:58dans les forces de l'ordre
00:49:59dans les forces de sécurité
00:50:00on a bien vu
00:50:01que dans très nombreuses années
00:50:02je repense
00:50:03tout à l'heure
00:50:04dans votre plateau
00:50:04on évoquait notamment
00:50:05les Jeux Olympiques
00:50:06on a bien vu
00:50:07que dans certains
00:50:07grands événements
00:50:08on sait être à la hauteur
00:50:09et je suis convaincue
00:50:10il y a quand même
00:50:11des menaces
00:50:11qui sont mises en avant
00:50:12notamment dans une note
00:50:13que vous avez pu consulter
00:50:14Maxime
00:50:14oui absolument
00:50:15que le service
00:50:16Polyjustice a pu consulter
00:50:18une note qui provient
00:50:19de la DESPAP
00:50:20donc la direction
00:50:21de la sécurité publique
00:50:24de l'agglomération parisienne
00:50:25selon cette note
00:50:26deux niveaux de menaces
00:50:28ont principalement
00:50:29été identifiés
00:50:30en ce qui concerne
00:50:31la plaque parisienne
00:50:32d'une part
00:50:33la menace terroriste
00:50:35toujours très présente
00:50:36notamment avec des actions
00:50:38un petit peu disperses
00:50:39au vu des tensions
00:50:40internationales
00:50:41qui pèsent
00:50:42le deuxième risque
00:50:43également
00:50:44ce sont les phénomènes
00:50:45de bande
00:50:46les exactions
00:50:47effets
00:50:48de violences urbaines
00:50:50le préfet de police
00:50:52monsieur Fort
00:50:53qui a également demandé
00:50:54à ce que des patrouilles
00:50:56soient renforcées
00:50:56une présence visible
00:50:58des forces de l'ordre
00:50:59dans la rue
00:51:00ces menaces
00:51:01on le disait
00:51:01elles concernent
00:51:02la plaque parisienne
00:51:03Paris et la petite couronne
00:51:04est-ce que ce sont
00:51:05des menaces
00:51:05que vous avez également
00:51:06peut-être identifiées
00:51:08ailleurs dans le reste
00:51:09du territoire national
00:51:09sur le premier point
00:51:11sur la menace terroriste
00:51:12on le sait
00:51:13c'est une menace
00:51:13qui reste malheureusement
00:51:15élevée
00:51:15qui reste permanente
00:51:17donc oui
00:51:17on le sait bien
00:51:18vous avez rappelé
00:51:19la situation internationale
00:51:21qui reste critique
00:51:22donc il faut
00:51:23spécifiquement
00:51:24un jour
00:51:24de 31 décembre
00:51:26être vigilant
00:51:27donc c'est le cas
00:51:28c'est justement
00:51:28la mobilisation
00:51:29qui est faite
00:51:30par les services
00:51:30de renseignement
00:51:31ou par la DGSI
00:51:32là encore
00:51:33dans un objectif
00:51:33de prévenir
00:51:34et de détecter
00:51:35moi j'ai aussi
00:51:36là encore
00:51:37toute confiance
00:51:38dans nos forces
00:51:39de renseignement
00:51:40pour prévenir
00:51:41justement cette menace
00:51:42qui je le dis
00:51:43reste élevée
00:51:43et permanente
00:51:44sur justement
00:51:45plutôt entre guillemets
00:51:47les violences urbaines
00:51:48là aussi
00:51:48il s'agissait de prévenir
00:51:50donc on le sait
00:51:51c'est quelque chose
00:51:53que l'objectif est de l'éviter
00:51:55l'objectif est vraiment
00:51:56de l'encadrer aussi
00:51:57moi j'invite
00:51:58notamment
00:51:59il y a quelques jours
00:52:00j'étais à Mulhouse
00:52:00dans un déplacement
00:52:01justement pour étudier
00:52:02avec les forces de sécurité
00:52:03quels étaient les dispositifs
00:52:05qui étaient mis en place
00:52:05on avait notamment
00:52:07une association de jeunes
00:52:08dans un quartier difficile
00:52:10à Mulhouse
00:52:10qui sensibilisait
00:52:11d'autres jeunes
00:52:12sur la dangerosité
00:52:13pour eux-mêmes
00:52:14il y a des menaces d'attentat
00:52:15demain soir ?
00:52:16je vous l'ai dit
00:52:17malheureusement
00:52:18la menace terroriste
00:52:19ça reste une menace
00:52:20permanente et élevée
00:52:21mais une question naïve
00:52:22vous en tant que ministre
00:52:24délégué à l'intérieur
00:52:25vous êtes déployé
00:52:27avec le ministre de l'intérieur
00:52:28également
00:52:29tous les porte-parole
00:52:29de la police nationale
00:52:30à une famille
00:52:31demain
00:52:32qui souhaite se déplacer
00:52:33qui souhaite aller
00:52:34sur les Champs-Elysées
00:52:34vous leur dites quoi ?
00:52:35est-ce que vous leur conseillez
00:52:36d'y aller ?
00:52:37ça reste un moment de fête
00:52:38on s'interroge aussi
00:52:39c'est un peu la ligne de crête
00:52:40entre une communication
00:52:41que vous faites
00:52:42transparente
00:52:43et en même temps
00:52:44de fait
00:52:44l'effet aussi
00:52:45c'est un peu d'inquiétude
00:52:46forcément
00:52:47je conçois
00:52:49et c'est normal
00:52:50de rester inquiet
00:52:51on l'a dit
00:52:52face à une menace
00:52:52qui malheureusement
00:52:53reste permanente et élevée
00:52:54avec un engagement
00:52:55très fort
00:52:56de nos forces de renseignement
00:52:57justement pour détecter
00:52:59et déjouer
00:52:59on le sait aussi
00:53:00sur la menace terroriste
00:53:01elle n'est plus telle
00:53:02qu'on l'a connue
00:53:03il y a une dizaine d'années
00:53:04c'est maintenant
00:53:05un phénomène
00:53:05encore plus difficile
00:53:06avec des projections différentes
00:53:08avec des phénomènes
00:53:09de violence minoritaire
00:53:10donc c'est quelque chose
00:53:12justement que nos forces
00:53:12de sécurité
00:53:13et de renseignement
00:53:14aussi connaissent
00:53:14donc vous le dites aussi
00:53:16c'est un moment
00:53:17qui se veut festif
00:53:18donc l'objectif
00:53:18c'est pas de dire
00:53:19aux français et aux françaises
00:53:20restez chez vous
00:53:21c'est par contre
00:53:22de dire
00:53:22allez-y
00:53:23mais soyez prudents
00:53:24soyez vigilants
00:53:25également
00:53:26on a appris ce matin
00:53:27que l'homme soupçonné
00:53:28d'avoir agressé
00:53:28trois femmes
00:53:29au couton dans le métro
00:53:30parisien vendredi dernier
00:53:31présenté comme un ressortissant
00:53:33d'origine malienne
00:53:34qui avait fait l'objet
00:53:35d'une QTF
00:53:36était en réalité
00:53:36français
00:53:38comment est-ce qu'on a pu
00:53:40louper ça ?
00:53:41oui vous avez raison
00:53:42de dire que
00:53:43et le ministre
00:53:44nous n'aise
00:53:45à employer ce terme
00:53:46un dysfonctionnement
00:53:47un loupé
00:53:47un dysfonctionnement
00:53:49un loupé
00:53:49écoutez
00:53:50on va revenir
00:53:52sur le contexte
00:53:53effectivement
00:53:53samedi
00:53:54dysfonctionnement
00:53:55c'est de la langue de bois
00:53:56non non non
00:53:57c'est un véritable dysfonctionnement
00:53:59c'est-à-dire que
00:53:59samedi nous faisons face
00:54:00à trois agressions
00:54:01et d'abord
00:54:02je tiens à apporter
00:54:02mon soutien
00:54:03à ces trois victimes
00:54:04nous avons après
00:54:06les forces de l'ordre
00:54:06qui justement
00:54:07sont très réactifs
00:54:08et qui appréhendent
00:54:09le suspect
00:54:10le suspect jusqu'alors
00:54:11effectivement
00:54:12il était connu seulement
00:54:13de nos services
00:54:14en tant que malien
00:54:15néo-mali
00:54:15mais c'est au moment
00:54:17de la perquisition
00:54:17alors qu'avant
00:54:18jamais il n'a été fait état
00:54:20par lui-même
00:54:21qu'il avait
00:54:22et qu'il disposait
00:54:23de la nationalité française
00:54:24donc c'est la perquisition
00:54:26qui fait découvrir
00:54:27un passage en centre de rétention
00:54:29malgré un passage en centre de rétention
00:54:32il y a une OQTF
00:54:33qui était prise
00:54:34parce qu'on le pensait
00:54:36seulement malien
00:54:36c'est vrai que vous avez raison
00:54:38de dire qu'il y a
00:54:38ce qui nous regarde
00:54:39même nous on tombe
00:54:40de notre chaise
00:54:40vous vous dites
00:54:41je l'entends
00:54:42et je vous le redis
00:54:43et je partage le mot
00:54:44dans le constat
00:54:45par le ministre Nunes
00:54:46de dysfonctionnement
00:54:47c'est-à-dire que
00:54:48oui il est français
00:54:49il est de filiation
00:54:50par son papa
00:54:51justement française
00:54:53comment ils ont pu penser
00:54:54qu'il n'était pas français ?
00:54:55écoutez
00:54:55justement nous
00:54:57l'objectif maintenant
00:54:57c'est d'analyser
00:54:58pourquoi justement
00:54:59le fichier
00:55:00avec toutes les personnes
00:55:02qui disposent
00:55:04d'une carte nationale d'identité
00:55:05ou d'un passeport
00:55:06est-ce qu'il a été vérifié ?
00:55:07comment il a été vérifié ?
00:55:09bon ça n'a pas pu
00:55:10justement être fait
00:55:11donc oui il faut faire
00:55:12la lumière maintenant
00:55:13je rajoute quand même
00:55:15que ce suspect
00:55:16était connu des services
00:55:18il était déjà passé
00:55:20en audience
00:55:22présentation devant
00:55:23un juge des libertés
00:55:24de la détention
00:55:25là il a fait cette agression
00:55:27il a été interpellé
00:55:27ensuite par les forces
00:55:29de l'ordre
00:55:29à aucun moment
00:55:30de son parcours
00:55:32il n'a été relevé
00:55:33qu'il avait été naturalisé
00:55:35effectivement
00:55:35à aucun moment
00:55:36il ne fait
00:55:37à aucun moment
00:55:38effectivement
00:55:38un parcours de délinquant
00:55:40soyons clairs
00:55:41et à aucun moment
00:55:42il ne fait état
00:55:43de la nationalité française
00:55:44donc oui c'est pour ça
00:55:45qu'on peut parler
00:55:45légitimement
00:55:46de dysfonctionnement
00:55:47on aurait dû vérifier
00:55:49et on aurait dû
00:55:50par ces vérifications
00:55:51voir qu'il était français
00:55:53et disposer d'un passeport
00:55:53madame la ministre
00:55:53je vais faire un peu cash
00:55:54il y en a certains
00:55:54qui disent
00:55:55en gros
00:55:56c'est un délit de faciès
00:55:57certains ont considéré
00:55:58qu'il ne faisait pas français
00:55:59si j'ose dire
00:56:00c'est le cas
00:56:00écoutez
00:56:01l'objectif pour nous
00:56:02moi quand lundi matin
00:56:04je suis intervenue
00:56:05chez vos confrères
00:56:05on était en phase
00:56:06de vérification
00:56:07justement si oui ou non
00:56:08suite à la perquisition
00:56:09cette pièce d'identité
00:56:11qu'on a trouvé
00:56:11était justement
00:56:12tangible
00:56:14vrai etc
00:56:15maintenant
00:56:16on le sait
00:56:16c'est vrai
00:56:17il est français
00:56:18donc maintenant
00:56:19à nous
00:56:20de faire effectivement
00:56:20la lumière
00:56:21est-ce que oui ou non
00:56:22il y a eu un contrôle
00:56:23de la perquisition
00:56:23écoutez
00:56:24l'objectif
00:56:26ça sera d'échanger
00:56:27aussi avec ceux
00:56:28qui ont mené
00:56:29les différents points
00:56:29au niveau
00:56:30des différents timings
00:56:32mais je le redis
00:56:33et je partage
00:56:34les mots
00:56:35du ministre
00:56:36lunaise
00:56:36il y a clairement
00:56:37un dysfonctionnement
00:56:38donc à nous
00:56:38de justement
00:56:39voir comment
00:56:40est né
00:56:41ce dysfonctionnement
00:56:42la cour des comptes
00:56:43relevait dans un rapport
00:56:45daté de janvier 2024
00:56:47l'interconnexion défaillante
00:56:50entre tous les services
00:56:51notamment
00:56:52pour les personnes
00:56:53en situation irrégulière
00:56:55estimant
00:56:56je cite
00:56:57que les systèmes
00:56:58d'information
00:56:58éclatés
00:56:59et faiblement
00:57:01interconnectés
00:57:02à cause de cela
00:57:04l'administration
00:57:05ne dispose pas
00:57:05d'une vision complète
00:57:06du parcours de chacun
00:57:07on parle d'un rapport
00:57:08qui date de janvier 2024
00:57:10nous sommes bientôt
00:57:11en janvier 2026
00:57:13deux ans plus tard
00:57:14rien n'a changé
00:57:15je pense qu'effectivement
00:57:17nous avons un sujet
00:57:18vis-à-vis de l'interopérabilité
00:57:20et de l'interconnexion
00:57:21entre les différents fichiers
00:57:22que peuvent avoir
00:57:22les différentes administrations
00:57:24que ce soit
00:57:25justement
00:57:25sur le volet
00:57:26territorial
00:57:27sur le volet national
00:57:28et qu'il faut absolument
00:57:30avancer sur ce point
00:57:31parce qu'effectivement
00:57:32comme on le voit
00:57:32en cas d'espèce
00:57:33et dans le cas présent
00:57:34ça conduit quand même
00:57:36effectivement
00:57:37à des dysfonctionnements
00:57:38et à des suspicions
00:57:39qui peuvent être portées
00:57:40vis-à-vis de notre institution
00:57:41et ça
00:57:42c'est pas normal
00:57:43il y a une consigne
00:57:44aussi que vous avez donnée
00:57:45ces derniers jours
00:57:45on le disait
00:57:46dans la lutte
00:57:47contre de nouvelles formes
00:57:48de stupéfie
00:57:49entre guillemets
00:57:49c'est ainsi
00:57:49que c'est considéré
00:57:50par deux ministres
00:57:51la lutte
00:57:51contre le protoxyde d'azote
00:57:52est-ce que justement
00:57:53on parlait du 31
00:57:53est-ce que vous avez donné
00:57:54des consignes pour demain soir
00:57:55est-ce que les forces de l'ordre
00:57:56sont incitées à interpeller
00:57:57des gens qui seraient
00:57:58avec du protoxyde d'azote
00:57:59Jusqu'à présent
00:58:00effectivement
00:58:01la difficulté
00:58:02vis-à-vis du protoxyde d'azote
00:58:03c'est que je pense
00:58:04d'une part
00:58:04on n'a pas mesuré
00:58:05à quel point
00:58:05c'était un fléau
00:58:06et la dangerosité
00:58:07de son détournement
00:58:08de consommation
00:58:08C'est une grande pour vous ?
00:58:09Oui, pour moi
00:58:10oui, clairement
00:58:10on doit changer
00:58:11la qualification
00:58:12vis-à-vis du protoxyde d'azote
00:58:13Avec une amende
00:58:14à 38 euros
00:58:15je crois
00:58:16est-ce que c'est suffisant ?
00:58:18Est-ce que c'est assez dissuasif ?
00:58:19Pour le moment
00:58:19la législation
00:58:20n'est clairement pas suffisante
00:58:21Vous savez qu'à l'Assemblée nationale
00:58:23il faut aller plus loin
00:58:23Oui, pour moi
00:58:24clairement
00:58:24il faut aller plus loin
00:58:25Il y a deux propositions de loi
00:58:26qui ont été adoptées
00:58:27au Sénat
00:58:28et à l'Assemblée nationale
00:58:29Moi je pense
00:58:30qu'il faut repartir
00:58:31de la proposition de loi
00:58:31du Sénat
00:58:32qui est à mon sens
00:58:33justement peut-être
00:58:35plus réaliste
00:58:35parce qu'il ne faut pas
00:58:36être dans le symbole
00:58:37et dire qu'on va interdire
00:58:38on voit bien
00:58:38sur d'autres enjeux
00:58:40les difficultés
00:58:41que nous pouvons avoir
00:58:42donc il faut changer
00:58:43la qualification
00:58:44il faut permettre
00:58:45à nos forces de sécurité
00:58:46de travailler
00:58:46sur le transport
00:58:48sur justement
00:58:49la consommation
00:58:49sur le détournement
00:58:50qui en est fait
00:58:51et de donner
00:58:52tous les leviers
00:58:53parce que
00:58:53je le redis
00:58:54c'est un véritable fléau
00:58:56Inhaler du protoxyde d'azote
00:58:57c'est aussi dangereux
00:58:57que fumée du cannabis ?
00:59:00Je pense que
00:59:00effectivement
00:59:02inhaler le protoxyde d'azote
00:59:03jusqu'à présent
00:59:04je pense que
00:59:05peut-être la différence
00:59:06c'est que ce n'est pas
00:59:07analysé
00:59:08et perçu
00:59:09dans l'opinion publique
00:59:10jusqu'à présent
00:59:11comme un facteur
00:59:11aussi dangereux
00:59:12et un facteur
00:59:13qui peut conduire à la mort
00:59:14je crois que
00:59:15jusqu'à présent
00:59:16notre problématique
00:59:17a été de présenter
00:59:18toujours le protoxyde d'azote
00:59:19comme un gaz hilarant
00:59:20et donc non
00:59:21progressivement
00:59:22par malheureusement
00:59:23des drames
00:59:24qui se sont produits
00:59:25je pense
00:59:26notamment
00:59:26évidemment
00:59:27au décès de Matisse
00:59:28ou à d'autres jeunes
00:59:30on se rend compte
00:59:31de la dangerosité
00:59:32du protoxyde d'azote
00:59:33Un arrêté préfectoral
00:59:34a été pris
00:59:34à Paris
00:59:35pour interdire
00:59:36l'usage
00:59:38la détention
00:59:38le transport
00:59:39de protoxyde d'azote
00:59:39c'est le cas
00:59:40dans plusieurs départements
00:59:41le Rhône
00:59:42les Bouches du Rhône
00:59:43pour ne citer que
00:59:43concrètement
00:59:45c'est-à-dire
00:59:45pour les préfectures
00:59:46qui n'ont pas pris
00:59:47d'arrêté
00:59:47n'importe qui
00:59:48peut consommer
00:59:49il y a de très
00:59:51très brièvement
00:59:52de très nombreux
00:59:53arrêtés municipaux
00:59:54et préfectoraux
00:59:55ont été pris
00:59:55la difficulté
00:59:56effectivement
00:59:57c'est que ça ne couvre pas
00:59:58finalement
00:59:58l'entièreté du territoire
00:59:59et que jusqu'à présent
01:00:00c'est la vente
01:00:02auprès des mineurs
01:00:02qui est sanctionnée
01:00:03donc d'où la nécessité
01:00:05de véritablement
01:00:06comprendre le projet
01:00:06Merci beaucoup
01:00:07d'avoir été notre invité
01:00:08ce soir dans un instant
01:00:09le 20h BFM
01:00:10avec vous Maxime
01:00:11quel est le menu ?
01:00:12D'abord
01:00:13la grosse galère
01:00:13de cette fin d'année
01:00:1431 trains annulés
01:00:1531 Eurostar annulés
01:00:17entre Londres
01:00:18et le continent européen
01:00:19ça veut dire
01:00:19des milliers
01:00:20des dizaines
01:00:20de milliers de voyageurs
01:00:21en rade
01:00:22toute la journée
01:00:23on va en parler
01:00:24ce soir
01:00:24on viendra aussi
01:00:25sur notre page spéciale
01:00:2620h Tentre
01:00:26on va aussi parler
01:00:27du réveillon
01:00:28nos bons plans
01:00:29et nos conseils
01:00:30bons plans pour un réveillon
01:00:30pas cher
01:00:31et conseils pour éviter
01:00:32vous savez
01:00:32indigestion
01:00:33gueule de bois
01:00:34ce genre de choses
01:00:34et puis à 21h tout à l'heure
01:00:36c'est l'événement de la soirée
01:00:37sur BFM TV
01:00:37notre documentaire
01:00:39sur Daniel Balavoine
01:00:40on va commémorer
01:00:41les 40 ans de sa mort
01:00:42dans quelques jours
01:00:42Vous restez sur BFM
01:00:43dans un instant
01:00:44vous avez entendu
01:00:44Maxime Suitec
01:00:45qui va peut-être vous donner
01:00:45ses recettes aussi
01:00:46pour faire un bon plat
01:00:47de la soirée
01:00:47Mais bien sûr
01:00:47évidemment
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations